Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]

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MessageSujet: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Lun 19 Sep - 14:52

L’enfant de six ans était assise dans les jardins du château, cueillant des fleurs pour ses parents. Le jardinier serait sans doute furieux d’apprendre qu’elle pigeait dans ses plates-bandes, mais il n’était nulle part en vue pour la chasser de là. Et puis, de toute façon, elle était si adorable qu’il était toujours difficile de se mettre en colère contre elle. Eowyn n’était pas sans user de ce fait à son avantage de temps à autres… Quoique bon, en réalité, elle ne voyait pas le mal de prendre quelques fleurs quand il y en avait des centaines tout autour. Personne ne le remarquerait, pas vrai?

Elle continua donc son petit manège en chantonnant. Cela faisait un moment que sa nourrice n’avait fait un commentaire, mais elle s’en souciait peu. La dernière fois qu’elle l’avait entendue, elle avait parlé d’aller chercher une cruche d’eau pour hydrater la princesse. La fillette releva la tête à cette pensée. Combien de temps est-ce que ça faisait que la nourrice était partie quérir à boire? Elle allait se retourner quand, tout à coup, tout devint noir et elle sentit un coup violent être porté à son cou. Elle perdit connaissance instantanément.

Quand Tiffany se réveilla, elle était en plein en train de se faire jeter par terre. Du moins, c’est ce qu’elle en déduit par les mouvements brusques, la nausée qui la prit d’assaut et son roulement sur ce qui devait être de la terre ou du sable. Elle voulut essayer de se relever, mais on avait ligoté ses mains dans son dos. La panique monta en flèche quand elle constata qu’elle n’y voyait toujours rien, car quelqu’un lui avait mis un sac de toile sur la tête. Mais que se passait-il?

- Maman? Papa? demanda-t-elle d’une voix chevrotante, ce qui n’eut pour résultat que de se mériter une claque derrière la tête.

Elle se mit à sangloter, aussi silencieusement que possible, pour éviter de ramener l’attention sur elle. La pauvre aurait voulu écouter ce qui se disait autour d’elle, mais elle était bien trop énervée pour se concentrer. Ainsi, elle ne nota seulement que deux hommes discutaient à proximité… avant qu’un ne quitte à cheval.

Elle sursauta quand on lui retira soudainement le sac qu’elle avait sur la tête. Elle baissa instinctivement la tête, les yeux fermés bien fort, craignant recevoir un autre coup. Il faut admettre qu’elle avait aussi un peu de misère avec la lumière du soleil couchant, elle qui était dans le noir depuis elle ne savait quand. En fait, elle n’avait pas la moindre idée de comment elle s’était rendue… à l’orée d’une forêt, en bordure d’une ville ou d’un village. Elle ne reconnaissait pas le coin… mais savait que ce n’était pas le genre d’endroit qu’une dame voudrait côtoyer après le coucher du soleil.

Un rapide coup d’œil en direction de son captif la poussa à avaler difficilement sa salive. Elle ne pouvait discerner qu’une figure masquée, au regard dénué d’émotion. Ce n’était rien pour la mettre à l’aise.

- J-Je n’ai rien fait de mal… Je le jure!

Elle ne savait pas si elle aidait son cas ou non, mais elle devait essayer de faire quelque chose. Cependant, elle résista à l’envie d’étaler son titre et son ascendance noble. Elle avait le mauvais pressentiment que si on ne le savait pas déjà, elle ne serait qu’encore plus dans le pétrin si ça devait se faire découvrir. Et puis, peut-être la laisserait-on partir si on pensait qu’elle n’était qu’une gamine sans…

L’espoir se dissipa aussi vite qu’il était apparu : elle était vêtue d’une riche tenue, que sa mère avait fait produire chez la meilleure couturière de la capitale. L’état de sa peau de lait, ses cheveux qui était jadis bien peignés et ses dents toutes blanches trahissaient l’aisance de sa famille. D’autant plus qu’on l’avait saisie dans les jardins royaux, on devait donc se douter de qui elle était… Qu’avait-elle pu faire pour attirer la colère de ces gens? Elle n’était qu’une enfant de six ans…

… À moins qu’on n’en veuille à sa famille? Oh, non, ce serait si terrible si tel était le cas! Elle s’en voudrait tant de faire vivre un tel calvaire à ses proches… bien que c’était hors de son contrôle.

- Qu’allez-vous… faire de moi, monsieur? demanda-t-elle, peut-être un peu trop poliment pour la situation dans laquelle elle se trouvait… Mais qui était une lady un jour, était une lady toujours.
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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Lun 19 Sep - 17:58

Fraghstoam fulminait. On lui avait donner rendez-vous dans cet endroit pourri. Quelqu'un était venu lui porter un papier. Il n'avait pas l'habitude qu'on le convoque de la sorte. Ce n'était sûrement pas un guet-apens, mais il fallait être prudent tout de même. Mais là, il attendait depuis un moment. Il décida d'entrer dans le bâtiment, faute de voir un signe de vie ou quelque entrer. Il avança, surveillant l'entourage, et cogna. On lui ouvrit la porte sur un homme au teint blafard et à la mine de truand. « On vous attendait. » Il haussa les épaules et passa devant l'inconnu. Il n'était pas quelqu'un qu'on invoquait comme ça pour le fun et qui accourait.

Cette pièce contenait un foyer, une table et quelques chaises, et deux sofas en mauvais état. Il y avait deux autres portes entrouvertes, il devinait deux chambre. Il fronça les sourcils et se tourna vers les trois hommes. « Qu'est-ce que je fais ici? » On lui répondait que le patron allait bientôt revenir avec le paquet. Sa mission était de protéger le paquet. Il secoua la tête. Ce n'était pas dans ses services. « Faudra trouver quelqu'un d'autre, je ne fais pas dans le genre chien de garde. » Il tourna les talons et on lui barra la route. Il inspira profondément. « Je vous le déconseille. » L'homme parut hésité, mais ajouta, plus doucement, voulant visiblement le convaincre, que la prime serait considérable vu que c'était un cas particuliers. Étant un mercenaire, l'appât du gain était tout de même attrayant.

« Bon. Où est le paquet? » On lui dit qu'il n'était pas encore là. Il fronça les sourcils. « Je n'ai pas de temps à perdre avec des sottises... surtout que vous êtes déjà en nombre pour vous en occuper. » Ils secouèrent la tête. Apparemment qu'eux s'occupait de surveiller la maison, qui était une diversion, et lui le paquet. N'importe quoi. Il soupira et haussa les épaules. Dès qu'il aurait sa prime, il s'en irait. On le guida vers une trappe dans le sol, qui menait sur un sous-sol bas sur terre. Il hésita. Il allait vraiment entrer là-dedans? On descendit les escaliers devant lui, il suivit. Après avoir fait le tour, ils remontèrent, à une autre extrémité. Un passage secret. C'est là que le paquet allait être déposé.

On lui montra la porte, l'ouvrit, et lui dit de monter. L'Empoisonneur masqué hésita à nouveau. L'homme haussa les épaules et s'en alla. Il resta un moment devant la porte, puis finit par monter. Il retourna finalement à l'extérieur, et s'installa sur une bûche en regardant son inventaire pour passer le temps. Une heure plus tard, quelqu'un arriva avec... le paquet? Fragh fronça les sourcils. « Je ne fais pas dans l'enlèvement. » L'autre haussa les épaules.
« Tu l'empêches de partir, c'est tout. T'auras l'argent dans deux jours, si tu réussis. » Il voulut protester, mais l'autre jeta l'enfant au sol qui appela ses parents. Il lui donna une claque derrière la tête, et lui jeta une bourse, ajoutant qu'il aurait plus au bout de quelques jours. Il haussa les épaules. Soit. L'autre parti à cheval.

Il soupira. Il n'avait qu'à remplir sa part du contrat, c'est tout. C'était ridicule de retenir un des plus grands mercenaires du pays pour jouer le gardien d'enfant. Il ne savait même pas qui il devait empêcher de l'atteindre! Tant pis, personne ne l'atteindrait. Ça réglerait le problème. Le maître des potions regarda froidement la chose à ses pieds. Bon. Ils allaient apparemment camper dans cet endroit pour un moment. Ils étaient entourés de rochers sur trois côtés à quelques mètres de distance, avec une petite grotte derrière. Il y avait de quoi faire un feu. Le seul accès était vers le sud, et était facile à surveiller. Ça et la trappe recouverte de feuilles sur le bord de l'entrée de la grotte, bien dissimulée.

Il retira le sac sur la tête de la fillette et l'observa pensivement. Elle semblait craindre un coup, pourtant elle n'avait pas l'air d'avoir été battu. Tournée vers l'entrée, elle lui jeta finalement un regard. Il ignorait si elle avait quelque chose ou non. À voir ce qu'elle portait, elle était assurément riche. Pour certaines personnes, cela seul était un péché. On ne lui avait pas dit de la tuer, seulement, au contraire, de la surveiller, donc de la garder en vie. Est-ce que quelqu'un allait essayer de la tuer? Il en doutait, ça ressemblait plus à une demande de rançon. Pour un érudit, l'ignorance l'irritait.

La gamine lui demanda ce qu'il allait faire d'elle. Il pencha la tête légèrement de côté. Elle ne semblait pas être un paquet de nerfs, ni agressive, ni hyperactive. Une jeune demoiselle qui s'inquiétait de son sort. Eh ben. Voilà qui ne suscitait rien chez lui, mais qui était préférable à de l'irritation. Il se serait fait un plaisir de la tranquilliser sinon... en espérant que ses poisons ne la tuerait pas. Il n'aurait pas de paie, et aurait subit tout cela pour rien. « Vous resterez en vie, si c'est ce qui vous inquiète, jeune demoiselle. » répondit-il de sa voix douce et chaude, sa voix naturelle. Il s'installa à nouveau sur sa bûche de fortune et l'observa.

Les imbéciles n'allaient lui donner aucune information. Peut-être pourrait-il en tirer de cet enfant? « Qui êtes-vous? » demanda-t-il. « Vos parents vont sûrement vous chercher, comment cela se fait-il que vous n'avez pas eu la sécurité suffisante pour empêcher un enlèvement? » Était-elle une petite rebelle? Une futée? Allait-il devoir la surveiller constamment? Elle avait déjà les poignets ligotés dans le dos. Devait-il l'empêcher de courir? Ligoté ses jambe? « Je ne vous veux aucun mal. Je ne sais même pas qui vous êtes, vous voyez? » Il utilisait le vouvoiement auquel elle était assurément habituée afin de la mettre en confiance. Ce serait moins difficile. Il n'avait pas l'habitude des contrats vivants, du moins, des contrats qu'il n'avait pas besoin de... travailler, avec sa spécialité.
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Rubis
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Jeu 22 Sep - 16:39

Une autre gamine disparue. Encore une autre pauvre enfant aux prises avec des salopards de première qui n’avaient pas suffisamment de couilles pour s’en prendre à quelqu’un de leur taille. Ça lui puait au nez. Seul contraste avec les cas pour lesquels elle travaillait d’ordinaire : la gamine était de sang bleu. Normalement, les truands s’en prenaient aux mômes de la populace, ayant généralement trop peur des répercussions que prendrait un attentat à un membre de la famille royale. Rubis se faisait un point d’honneur à préserver les faibles et les opprimés, et ce, peu importe la beauté de leur tenue ou le chatoiement des accessoires qu’ils arboraient. Selon les dires des soldats qui cherchaient activement la disparue, la petite princesse se serait fait kidnapper en plein jour, il n’y avait de cela que quelques heures, à même les jardins royaux… nouvelle preuve de l’incompétence crasse de la garde royale. Afin de s’assurer l’aide du public, la famille royale avait prétendu donner une somme faramineuse (plus précisément, le poids de la personne en or) à quiconque ramenait la gamine saine et sauve. Rubis n’en avait rien à faire des écus, étant elle-même dotée d’une richesse familiale non négligeable. Toutefois, elle doutait que quiconque puisse faire ce travail mieux qu’elle. Enfin, ce serait le cas, si un certain duo reptilien ne se mettait pas à nouveau sur son chemin pour lui compliquer la tâche. Bref…

Elle avait traqué les principaux suspects sur des kilomètres, suivant les empreintes de leurs chevaux et se fiant aux rares témoins qui les avaient vus passer. Si tout d’abord elle avait entamé sa procession à cheval, elle laissa rapidement aller le destrier, de peur que ce dernier n’attire trop l’attention. Puisqu’elle effectua le reste du trajet à pieds, elle ne put arriver en vue de la chaumière isolée qu’une fois la nuit tombée. De toute façon, le couvert nocturne était de loin son meilleur allié dans des situations similaires. Ça faisait combien de temps maintenant que la petite Tiffany avait été enlevée? Facilement 6 heures… Ça devait faire un moment qu’elle était ici, du moins, si ses sources étaient bonnes! Si elle avait eu le malheur de se planter, elle pourrait dire au revoir à la pauvre enfant qui aurait tôt fait de disparaître de la circulation. Plus elle agirait vite, plus elle avait de chances de la ramener au bercail. D’un œil critique, la justicière observa le bâtiment qui était dans un piètre état. Elle pourrait parier qu’une odeur de moisi devait trôner à l’intérieur. Plusieurs hommes étaient debout à l’extérieur, armés jusqu’aux dents. Des torches avaient été plantées ici et là dans le but évident de créer un périmètre de sécurité. Ces truands avaient une sale gueule, le genre de mecs qui traînaient dans les quartiers paumés et qui s’en prenaient aux damoiselles simplement dans le but d’avoir un peu de chair fraîche. Le genre d’individus que Rubis avaient affronté à maintes reprises. Les porcs comme eux ne l’effrayaient guère.

Depuis sa cachette improvisée dans un immense sapin, la semi-succube voyait absolument tout. Elle jura intérieurement lorsqu’elle vit d’autres hommes sortir de la chaumière par la porte de derrière. Ils semblaient discuter d’un sujet qu’elle ne pouvait percevoir d’où elle était. Merde, ils étaient beaucoup plus nombreux qu’elle croyait initialement. Son visage effectua une moue sous son masque d’obsidienne. Elle devait trouver un plan, une stratégie pour essayer de repérer l’enfant. Son regard émeraude se glissa sur le paysage qui s’étalait devant ses yeux et repéra, plus loin, un chariot rempli de foin, probablement destiné aux chevaux qui paîtraient à l’écart. Le véhicule de bois reposait en retrait de la maison et était plutôt éloigné des arbres. Cette zone dégagée lui soutira une idée. Elle devait faire diversion… Quelque chose de suffisamment gros pour attirer l’attention générale des troupes présentes. Un sourire mesquin s’esquissa sur ses lèvres fines.

Sans plus attendre, elle se jeta en bas de son perchoir et usa de sa télékinésie pour atterrir doucement au sol. Elle s’élança à travers les arbres et les fourrées et contourna la zone déforestée de la maison et des environs. Elle profita du voile sombre que lui offrait la végétation, empêchant la lune de divulguer sa présence aux gens autour. Lady Rosenbaum n’était plus très loin de la résidence maintenant et attendit le moment propice pour exécuter son plan. Les minutes passèrent lentement, trop lentement à son goût. Elle devait être patiente, c’était la clé. Un nouveau venu arriva à la hauteur des autres mercenaires, attirant l’attention de ces derniers. Dans un geste vif, la justicière usa de sa télékinésie pour arracher une torche du sol et la faire virevolter directement sur le chariot de foin sec. L’effet fut immédiat : les flammes se répandirent dans les fourrages destinés aux chevaux comme une traînée de poudre. Instantanément, les hommes se mirent à crier afin d’alerter tous les résidents du brasier qui prenait de l’ampleur à chaque instant. Tous se ruèrent vers l’arrière de la maison dans le but évident de contrôler la catastrophe qui se déroulait sous leurs yeux. Un véritable jeu d’enfants!

Rubis sortit de sa cachette et couru jusqu’à la résidence. Elle se plaqua contre le mur de pierres et s’approcha de la première fenêtre à sa portée. Elle y jeta un premier coup d’œil et vit des hommes se lever de deux sofas vieillots et suivre un individu à l’apparence un peu plus soignée vers la porte de derrière. Le caïd de la bande, surement. Dès que ce dernier fut à l’extérieur avec ses hommes de main, Rubis l’entendit crier :
« Non, mais c’est quoi ce foutu merdier?!! Vous n’êtes qu’une bande de larves incompétentes!! » C’était le moment où jamais. La justicière ouvrit les carreaux de la fenêtre et se glissa à l’intérieur. Elle devait faire vite! Elle courut vers la première pièce tout au fond et l’ouvrit à la volée. Vide. Et merde. Elle se retourna et ouvrit la deuxième porte… vide aussi!! Zut, zut, zut! Rubis ouvrit chaque garde-robe, vérifia sous chaque lit et ouvrit chaque meuble suffisamment grand pour contenir une enfant. Rien, de rien! La maison était un foutoir pas possible… Elle devait se rendre à l’évidence, Tiffany n’était pas ici. À cette pensée, son cœur se serra. C’était-elle réellement fourvoyée? Elle devait avoir raté un truc, ce n’était pas possible!! D’où elle était, elle entendit la porte arrière s’ouvrir à la volée ponctuée de jurons tous plus colorés les uns que les autres. Le temps n’était plus à la fouille, elle devait sortir et vite! Elle ouvrit la fenêtre de la chambre et se glissa à l’extérieur, refermant derrière elle. Elle maudissait intérieurement les témoins qu’elle avait interrogés et jurait contre son manque de discernement dans cette affaire. Elle qui avait un talent inné pour repérer les mensonges s’était fait avoir sur toute la ligne! Et c’était la petite Tiffany qui allait en payer le prix…

La mort dans l’âme, elle détala en direction de la forêt, complètement de l’autre côté de la résidence. Elle s’enfonça entre les arbres quand un cri la fit sursauter. On la hélait! Elle jeta un coup d’œil derrière elle et vit deux hommes s’élancer en sa direction. Putain de merde!! Sans plus attendre, elle se mit à courir entre les arbres, zigzaguant parmi les conifères et les arbustes. Sa course dura quelques minutes avant qu’elle ne s’arrête net devant ce qui semblait être… une colline rocailleuse entourée d’énormes rochers. Ça, elle ne l’avait pas vu venir; elle qui croyait pouvoir simplement se cacher au creux d’un arbre pour laisser les hommes la perdre de vue. Leurs cris se rapprochaient et sans attendre, elle se mit à escalader la rocaille impressionnante. Ses poursuivants débouchèrent au même endroit qu’elle alors qu’elle avait déjà gravi quelques mètres. L’un d’entre eux éleva son arc et décocha une flèche en sa direction, chose qu’Elly put éviter avec aisance. La flèche heurta la pierre et virevolta en tournoyant un peu plus loin. Rubis répliqua en balançant un poignard dans leur direction et fit mouche dans le bras de l’archer qui cria de stupeur. Elle tendit ensuite la main en direction d’un rocher de la grosseur d’une tête humaine, usa de son don pour le soulever et frappa l’autre homme (de revers) de plein fouet. Ce dernier fut propulsé sur le côté et tituba en jurant en direction d’un amoncellement d’immenses rochers (l’entrée de la grotte, du coup). Lorsqu’il retrouva son équilibre, il planta son regard directement devant lui, ne s’occupant plus de Rubis.

- Restez pas là à ne rien faire, donnez-nous un coup de main, merde! Cria-t-il à un tiers parti inconnu de la justicière.

La réponse ne se fit jamais entendre. Seul un gargouillis immonde jaillit de la bouche qui recracha un filet de sang avant de s’écrouler au sol. Mais merde!! C’était quoi ça?! Le deuxième mercenaire au bras blessé s’élança en direction de son partenaire et poussa des cris indignés avant que le silence ne tombe à nouveau… lourd… intense. Le cœur battant la chamade, Rubis effectua une poussée de télékinésie en dessous d’elle et se propulsa dans un bond vertigineux pour atterrir directement dans un énorme érable champêtre situé à l’écart de la colline rocailleuse. Elle se rattrapa de justesse, puis se hissa sur une branche d’où elle pouvait observer la scène qui se déroulait près de l’important amoncellement de rochers. Quelque chose ou quelqu’un tirait les corps gisants des poursuivants de Rubis.

Elle se doutait bien que l’être ou la créature n’était pas une alli
ée. Alors à quel ennemi avait-elle à faire?
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Jeu 29 Sep - 14:50

La fillette aux yeux marrons était plus que nerveuse, se retrouvant face à un inconnu au visage masqué. Elle ne pouvait même pas jouer avec l’ourlet de ses manches, car ses mains étaient liées dans son dos. Sa seule option pour évacuer son anxiété était donc de mordiller la peau de ses lèvres. Elle déglutit péniblement quand l’homme mystérieux lui affirma qu’elle resterait en vie. La mort n’étant pas immédiate ne fut pas d’un grand soulagement pour la jeune noble, car cela ne signifiait que quelque chose d’horrible allait se produire plus tard et qu’elle ne pouvait rien faire que d’anticiper la suite des événements.

Tiffany baissa ensuite les yeux; elle n’osait pas regarder ceux de son geôlier. Il était bien trop intimidant pour une lady comme elle. Elle serra les poings sous l’avalanche de questions, mais elle hésitait à répondre. Cela devait être un piège : pourquoi l’enlever pour ensuite la questionner sur son identité? Elle ne crut pas l’inconnu qui promettait de ne pas lui faire de mal puisqu’il ne savait pas qui elle était. Il devait se jouer d’elle, sans doute. Les vilains dans les histoires s’amusaient souvent à torturer leurs captifs avant de passer à l’action, elle l’avait vu des centaines de fois dans les livres… (Heureusement que maman Sheireen ne voyait pas toujours ce que son enfant lisait, car elle n’approuverait peut-être pas toujours.)

- Je croyais que vous m’aviez saisie parce que vous saviez qui j’étais… fit-elle en guise de réponse.

Elle préférait ne pas lui donner trop de détails sur sa personne, ce qui lui permettait de réfléchir à une fausse identité qu’elle pourrait lui donner… Le seul hic étant qu’elle n’était pas très bonne pour mentir. Elle devrait trouver le moyen d’être crédible le moment venu, si elle voulait avoir une chance de survivre…

Son pauvre petit cœur battait si intensément dans sa poitrine : elle n’avait jamais eu aussi peur qu’en ce moment… Du moins, le crut-elle jusqu’à ce qu’un autre homme arrive en hurlant au geôlier masqué d’aller l’aider. Il y avait eu tant de gros mots dans son discours que Tiffany ne put s’empêcher de rougir. Si ses parents savaient ce qui se disait autour d’elle, ils seraient franchement outrés!

D’un autre côté, la curiosité était en train de reprendre le dessus. Elle osa donc lever les yeux… seulement pour les fermer abruptement à la vue d’un poignard dans la gorge du dernier arrivé. Là, elle était terrifiée. Son gardien avait peut-être essayé de faire son sympathique avec elle, mais elle ne le croirait jamais après ce qu’elle venait de voir. Elle ne doutait même pas qu’elle ferait des cauchemars de cette vision pendant très longtemps. Puis un troisième truand fit son apparition, mais il subit un sort similaire à son prédécesseur. Cela en fut trop pour la princesse, qui laissa échapper un cri de surprise… et d’horreur. Elle poussa avec ses jambes pour reculer aussi rapidement que ses membres le lui permettaient, jusqu’à ce qu’elle percute la paroi de la grotte dans laquelle elle se trouvait. La pauvre tremblait de la tête aux pieds, voire qu’elle avait un peu la nausée face à tout ce sang qui coulait sur le sol à l’entrée de la grotte.

- Je vous en supplie, je n’ai rien fait de mal… J-Je cueillais des fleurs dans le jardin pour mes parents…

La fillette sanglotait et reniflait, croyant dur comme fer que son enlèvement était une punition pour avoir pillé dans les plates-bandes royales. Elle eut envie de crier que ses parents donneraient n’importe quel montant pour la récupérer, mais ne put se résoudre à le faire. Ce serait lâche de sa part. Elle était une fière descendante de la lignée Monik, une princesse parmi les nobles… Elle devait être courageuse. Elle entretenait aussi un faible espoir que l’homme masqué ne connaissait réellement pas ses parents et, ainsi, ne pourrait pas leur faire du tort.

- Non! Pas près de moi! cria-t-elle à la vue des cadavres que l’inconnu traînait vers le fond de la grotte.

Elle fut prise d’un vent de panique et, sur un coup de tête, se mit à courir si vite que ses pieds allaient frapper son petit popotin princier. N’eut-elle fait que quelques pas à l’extérieur de la grotte que son geôlier la rattrapait. Elle ne se débattit pas quand il la lança par-dessus son épaule pour la ramener à l’intérieur; ça n’aiderait pas sa cause. « Ne me mettez pas à côté des… des… monsieurs… s’il-vous-plaît… » pleurnicha-t-elle. Elle continua de verser ses larmes en silence, tandis que l’inconnu attachait ses pieds ensemble. Il voulait sans doute éviter un autre épisode comme elle venait de lui faire vivre.
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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Mer 5 Oct - 11:27

La petite resta évasive, Fragh se redressa et sourit sous son masque. « Vous êtes une petite fille intelligente... c'est bien. » Ça lui confirmait toutefois qu'elle était de grande lignée, et non pas bourgeoise. Peut-être même de la royauté, il y avait plusieurs rejetons qui avaient poussés dans les dernières années. Il le saurait en temps et lieux! Pour l'instant, il devait simplement s'assurer que personne ne l'atteigne. Des bruits attirèrent son attention et il se redressa, aux aguets. Il saisit son arc, encocha une flèche et s'accroupit, tenant l'arme à hauteur des genoux.

La petite regardait vers l'entrée de la clairière, ce qui l'empêcha de paniquer à la vue de l'arme. Dès qu'un homme se pointa, qu'il ne reconnaissait pas, en baragouinant des mots vide de sens pour le mercenaire, il tendit la corda et relâcha. Le trait passa à travers la gorge et l'homme s'écroula dans un gargouillis de sang et de bave avant de perdre la vie, probablement noyé dans son sang. Un autre homme apparut, lui reprochant de tirer sur ses alliés. « Je n'ai pas d'alliés, personne n'approchera cette gamine. » Et il encocha rapidement un deuxième trait. L'homme n'eut que le temps d'écarquillé les yeux avant que l'habile archer ne lui transperce l'abdomen.

S'ils étaient vraiment de ceux qui devaient lui ramener de l'argent, ils étaient bien arrogant de se pointer les mains vides. Il jeta un oeil circulaire, ainsi qu'au-dessus, pour saisir où était la troisième personne - ils ne réclamaient certainement pas de l'aide pour chasser le cerf - qu'il ne vit pas. Haussant les épaules, il jeta un bref regard à la jeune fille qui s'était reculée jusqu'au fond de la grotte et alla fouiller les hommes en lui lançant : « Ce que vous avez fait, ou n'avez pas fait, m'importe peu. ». Bon. Pas un rond. Cela confirmait son hypothèse, peu importe qui ils étaient, ils n'étaient pas là pour le payer, et comme on s'était bien abstenu de lui donner les détails, ils s'abstiendraient d'hésiter.

Ne voulant pas appeler non plus de prédateurs ou d'autres potentiels assaillants, il prit les hommes par le collet et les traina derrière lui jusqu'au fond de la grotte, non loin de la demoiselle. Elle protesta vivement. Il relâcha les deux cadavres bien au fond et se retourna. Il dut réagir vivement, car la jeune captive se poussait! Il bondit et l'attrapa par le collet. « Pas si vite! » et il la jeta sur son épaule avant de la ramener au fond de la grotte. Il soupira en regardant sa bouille apeurée. « Je vous ai dit que je ne vous voulais aucun mal, mais vous me forcez la main, je vais devoir vous attacher. » fit-il en ligotant les chevilles de la gamine.

Il jeta un regard vers les hommes. Du pied, il les poussa pour qu'ils lui fassent dos. « Vous n'aurez qu'à vous dire qu'ils dorment. » Sur ce il retourna vers l'entrée de la grotte et observa les environs en plissant les yeux, cherchant à voir ce qu'il aurait pu manquer. Il haussa les épaules. Peut-être la personne n'avait pas l'intention de se frotter à lui, ce qui était mieux. Il retourna vers la petite, à l'intérieur de la grotte, et s'adossa à la paroi rocheuse, face à elle, mais plus près de la sortie. « Je ne vous veux réellement aucun mal. Tout ce que j'ai à faire, c'est empêcher les gens de vous approcher. » Il pointa les deux hommes au sol. « C'est eux, qui vous voulaient du mal. »

Il plissa les yeux pour regarder sa frimousse humide. « Sinon ce serait déjà fait, et facilement. » Son but n'était pas tant de la rassurer, mais tout de même un peu. Oh, il n'avait pas pitié, et certainement pas attendri. Mais ses pleurs étaient un peu facile à repérer. « Si vous vous calmez, il n'y en aura pas d'autres qui arriveront. » Il se releva et retourna vers l'entrée. Un mouvement attira son oeil avisé. Une silhouette noire encapuchonnée... avaient-ils engager un assassin? Ce style lui ressemblait drôlement, mais il ne l'avait vu que rapidement. Il reprit son arc et encocha une flèche, prêt à réagir. « Qui va là? » lança-t-il vers l'extérieur. L'entrée de la grotte faisait trois hommes de large, et allait en élargissant vers l'intérieur. Ainsi, il s'appuyait contre la paroi pour voir dehors, tout en pouvant se reculer et éviter un potentiel projectile.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]   Sam 15 Oct - 10:20

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Un, deux, trois... Je ne suis plus là! [Fraghstoam et Rubis]
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