Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]

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MessageSujet: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Ven 14 Oct - 16:34

Il était allongé sur sa paillasse, les bras derrière la tête et regardait le plafond. Le soleil s’était levé depuis quelques minutes, masqué par d’épais nuages orageux, et les autres esclaves autour de lui se préparaient à commencer leur journée. La chambre commune était grande et enfermait au moins une dizaine d’asservis. Par le passé, jamais Ili’Invyx n’aurait pensé – ne serait-ce qu’un instant – qu’il serait réduit à dormir dans cet endroit infâme aux effluves d’humidité et de moisi. Il lui semblait bien loin le temps où on le surnommait « Général Theryokel » et où il avait droit à de magnifiques quartiers bien situés. Même les dortoirs des gardes avaient meilleure mine. Au moins, pendant la nuit, on leur autorisait à retirer leurs chaînes… De toute façon, par où auraient-ils pu se sauver? D’énormes barreaux de fer forgé bloquaient les fenêtres en quadrillé solidement soudé et des soldats gardaient la seule porte de sortie jour et nuit. Heureusement, on avait eu la « délicatesse » de barricader la fenêtre qui surplombait son lit, histoire de lui éviter une mort certaine advenant qu’un rayon de soleil ne pénètre dans la pièce pour arriver à sa rencontre. De plus, on avait accédé à sa requête lorsqu’il demanda à ce qu’on lui donne des couvertures très épaisses et opaques pour les mêmes raisons. C’était d’ailleurs les seules « fleurs » qu’on lui avait faites puisque bon, il n’était pas dans les bonnes grâces de ses maîtres, visiblement.

Il fixait donc le plafond, détaillant les poutres de bois grossiers dont était constituée la charpente de la pièce. Des toiles d’araignée trônaient dans les coins par centaines, signe que le ménage n’avait pas été fait depuis longtemps. La grande porte de bois s’ouvrit à la volée et trois soldats reptiliens entrèrent dans la pièce en traînant une quantité surprenante de chaînes. Une liste à la main, le chef du trio énonça les noms des esclaves sélectionnés ainsi que les tâches qui leurs seraient attribuées. Ensuite, leur petit déjeuner leur serait servi et ils se mettraient tous au boulot. Se redressant sur les coudes, Ili fut surpris de constater que son nom n’avait pas été prononcé, cette fois. Tiens? On lui accordait un moment de répit? Voilà qui était nouveau. Et puis, pour ce qui était de son repas… il l’avait déjà eu cette nuit lorsqu’on le convoqua dans les geôles pour affaiblir quelques prisonniers récalcitrants. Oh certes, il était autorisé à boire leur sang, mais le prélèvement était limité, histoire de ne tuer personne… du moins, tant qu’ils étaient utiles. Il s’abreuvait une à deux fois par jour, selon les disponibilités des soldats qui l’escortaient à chaque fois. Souvent la nuit puisque c’était plus tranquille… l’avantage de ne pas dormir aux mêmes heures que tout le monde. Il avait dormi deux ou trois heures en fin de journée la veille puis fait une courte sieste juste avant l’aube et c’était suffisant. Ça lui permettait d’accomplir certaines tâches nocturnes avant même que ses maîtres ne soient levés.

Une servante passa devant chaque esclave – hormis l’elfe noir – afin de distribuer une infâme bouillie de semoule de blé et tous mangèrent en silence sous le regard inquisiteur des soldats. Une fois la tâche terminée, les reptiliens enchaînèrent sept des dix esclaves présents et les escortèrent à l’extérieur de la pièce. Eh bien, eh bien. Qu’allait-il bien pouvoir faire de son temps libre maintenant? Il était si habitué d’être occupé que ce soudain manque d’intérêt pour sa personne le prenait au dépourvu. L’esclave couleur charbon s’étira langoureusement et s’apprêta à se lever quand soudain, l’un des soldats apparus de nouveau dans l’embrasure de la porte.


- Démon, lève-toi. Finalement, du travail t’attend. Dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire.

Et voilà… c’était trop beau pour être vrai. Néanmoins, Ili’Invyx esquissa un sourire en coin. C’était marrant de voir à quel point une bonne partie de la garde continuait de l’appeler par son surnom. Comme si, au final, ils craignaient tout de même son courroux. Ça faisait presque chaud au cœur. Une fois debout, l’elfe prit une lanière de cuir sur le petit tabouret rudimentaire qui lui servait de table de chevet et attacha sa longue chevelure immaculée derrière sa tête en queue de cheval. Sa tenue témoignait bien de son statut médiocre : il n’était vêtu que d’un simple pantalon en lin brun foncé et d’un chemisier lâche en tissu grossier de couleur mauve très foncé, tirant presque sur le gris [voir l’avatar, bref… s’plus simple]. Il marcha pieds nus en direction du reptilien et leva ses bras devant lui. Le guerrier royal lui enserra les poignets de lourds bracelets métalliques et fit de même avec ses chevilles. Le tout était relié par des chaînes massives qui tintaient à chacun de ses mouvements. L’elfe noir marcha donc à la suite des autres asservis, mais contrairement à eux, gardait la tête haute. Certes, on lui donnait des tâches ingrates et il ne possédait plus aucune liberté, mais personne ne pourrait lui enlever sa fierté. Jamais.

Pour sa dignité, par contre, c’était une tout autre histoire.

- Alors, quelle fabuleuse tâche me réservez-vous aujourd’hui, messieurs? Demanda-t-il avec un sourire en coin.

Évidemment, l’ignorance fut la seule considération qu’il reçut de leur part. Il savait bien qu’ils ne diraient rien. C’était à peine s’ils jetaient des regards à la masse de vermines qu’étaient les esclaves d’Irianeth. Rapidement, d’autres gardes vinrent quérir les enchaînés qui leur étaient attribués et le groupe s’amenuisa au fil des minutes. Alors, alors… qu’est-ce que ça allait être aujourd’hui? Nettoyer le plancher de l’armurerie? Vider les pots de chambre (erk…)? Cirer les bottes des soldats? Après quelques minutes, il ne restait plus que lui et il commença sincèrement à se demander ce qu’on lui voulait. Il continua donc de déambuler avec les reptiliens quand ils bifurquèrent enfin vers les cuisines. Ah? Il allait donc s’affairer à faire les repas? Éplucher des patates peut-être? Meh… manipuler de la nourriture lui donnait la nausée depuis sa transformation. Il entra donc dans l’immense pièce et, déjà à cette heure si matinale, les fourneaux fonctionnaient à plein régime. Le cuisiner – un homme grassouillet et trapu – s’approcha de lui.

- Ili’Invyx! C’est donc toi qui seras à mon service? Eh bien, c’est simple : tu vois l’énorme panier de victuailles juste là? Tu dois l’emmener au salon des concubines. C’est leur déjeuner. Un harem doit bien se nourrir pour combler leur roi, non? Et il se mit à pouffer d’un rire gras. Cet infâme personnage le répugnait, définitivement. Combien de litres de sang y avaient-ils dans son corps volumineux? Probablement assez pour le faire tenir plusieurs jours… Alors, tu le prends, et tu l’apportes là-bas dès maintenant. Et vous, surveillez le, on ne sait jamais! Nous ne voudrions pas que le harem se fasse empoisonner, non?

- Bien sûr, parce qu’à me voir la tronche, on sait immédiatement que je traîne des flasques de poison dans mes poches alors que je suis surveillé à chaque instant de ma vie, rétorqua-t-il d’un ton ironique, ce qui lui valut une solide baffe derrière la tête de la part d’un des soldats. Il devait donc rester poli.

Sans un mot de plus, il s’empara du panier en osier de taille considérable et le souleva. Sa pesanteur surprenante le fit sourciller. Tant de nourriture pour une poignée de femmes? La royauté n’y allait pas de main morte avec les épouses du roi! Le soldat reptilien passa devant et traîna la chaîne d’Ili à sa suite. Ils marchèrent pendant un moment puis gravirent un escalier en pierres sculptées jusqu’à l’étage supérieur. Ils arrêtèrent leur marche devant une immense porte de bois massif orné de filagrammes dorés. Le reptilien salua ses compatriotes soldats qui montaient la garde et entra dans la pièce somptueuse. De nombreux divans dorés se trouvaient ici et là surmontés d’une tonne de coussins moelleux fabriqués dans de la soie. Un foyer trônait tout au fond et d’immenses baies vitrées donnaient sur une vue surprenante de la capitale. Tout au fond, près de l’une des fenêtres, se trouvait une silhouette svelte dont le profil du visage était caché par une longue tignasse blanche aux reflets nacrés. La personne semblait lire un bouquin inconnu et ne porta que très peu d’attention aux nouveaux venus. Et déclara – sans un regard – que le panier de victuailles pouvait être posé sur la table basse.

Ce qui perturba le plus I’elfe noir fut de ne pouvoir identifier dès le départ le genre de son interlocuteur. Certes, la chevelure et la silhouette pouvaient, d’office, laisser croire à une femme, mais à bien regarder, sa tenue ne laissait en rien transparaître de hanche protubérante ou de poitrine bien dessinée. De plus, sa voix était à la fois plutôt grave pour une femme, mais drôlement claire et mélodieuse pour celle d’un homme.


- Nous sommes navrés de vous déranger, Lady Myetanuh, fit le reptile. Nous aurions peut-être dû cogner. Nous vous laissons en paix de ce pas.

Levant son regard d’améthyste sur le reptilien, Ili semblait l’interroger des yeux. Était-il réellement sûr qu’il s’agissait d’une femme? À en voir la lueur qui trônait au fond de ses pupilles, il en conclut que non. Myetanuh. Voilà un non qui lui disait vaguement quelque chose. Probablement source de ragots et de rumeurs. Après tout, les gens parlaient sans arrêt dans la basse classe de la société.

- Qu’est-ce que tu regardes, Démon? Dépose ça et cesse de faire perdre son temps à la favorite du roi!

Le soldat le poussa avec force en direction de la table et l’ancien général gronda tout en maugréant des jurons. Il déposa le panier à l’endroit indiqué quand soudain, Myetanuh s’activa, en se levant avec une grâce surprenante… qui fut rapidement éclipsée par un boitement bien présent [Je crois avoir lu qu’ille avait une jambe plus longue que l’autre? XD]. Sa chevelure dévoila… un être d’une laideur épouvantable!! Non seulement ses yeux étaient croches, mais sa peau croûtée laissait transparaître une panoplie de pustules immondes. Ili dut se faire violence pour ne pas grimacer. À en juger par ses cornes, il devait bien y avoir de l’incube/succube quelque part dans cette… chose. Plus il le regardait, moins il était sûr que Myetanuh était une femme… sans pour autant être un homme. C’était ça le favori du roi? Si au début l’elfe noir saluait la façon dont Jayson s’était débarrassé de son père, il venait maintenant de perdre le peu de crédibilité qui lui restait à ses yeux en choisissant pour favori ce répugnant jouet sexuel interactif digne des plus grandes immondices marécageuses de ce monde. La chose lui demanda son nom et Ili hésita à répondre. Ce qui lui valut une nouvelle baffe derrière le crâne.

- Ili’Invyx Theryokel, fit-il finalement en jetant un regard courroucé en direction de son geôlier. Je croyais connaître tout le monde au château, or il me semble que c’est la première fois que nous nous rencontrons… seigneur Myetanuh?

Il testait en usant du premier titre de noblesse qui lui était venu en tête. Définitivement, ils ne s’étaient jamais vus par le passé, car il serait impossible que l’ancien général oublie une telle tronche à l’avenir.
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Sam 22 Oct - 11:48

Quand on a la permission de mettre son nez (crochu) dans n’importe quelle section de la bibliothèque du Château, c’est ça que ça donne! Alors que toutes les autres ladys se seraient fait jeter dehors en osant s’aventurer dans la très minuscule et dépouillée section interdite (à savoir les romans érotiques qui ne devaient normalement que servir aux messieurs disposant d’une permission spéciale du Roi), Myetanuh s’était plutôt fait superbement ignorer. Était-ce parce que le bibliothécaire trouvait sa laideur trop repoussante pour l’approcher, même avec une perche de douze pieds, ou bien parce qu’en tant que «monstre» officielle du harem et «favorite» de sa majesté, on devait lui attribuer tous les privilège sans tiquer?

C’est donc en excellente compagnie littéraire que Myetanuh se désennuyait dans son immense appartement personnel, faute d’être capable de sortir du château sans se faire égorger par ses ennemis. Disons que beaucoup de gens contestaient ses actions, et surtout son nouveau titre, allez savoir pourquoi! Sans la protection de Jayson, l’hermaphrodite ne serait plus de ce monde pour dévorer de si délicieux mots. Bon, ce n’était pas comme si ça pouvait remplacer la masculinité du Roi, mais en l’absence de celui-ci, ça comblait un petit trou, comme une collation entre deux repas. Juste pas le bon trou, of course.

En entendant des bruits de pas dans le couloir, Myetanuh se couvrit d’un manteau long pour masquer sa nudité (peu de vêtements arrivaient à lui être confortable, considérant son anatomie particulière), mais ne leva pas pour autant les yeux de son bouquin, sachant que personne ne lui ferait la conversation de toute façon, ce devait simplement être son repas qui arrivait. Justement, quand on parle de boucher un trou. La porte s’ouvrit sans cogner, surprenant l’épouse du Roi en pleine lecture, heureusement pas dans une fâcheuse position, ce qui aurait pu être le cas, considérant le contenu dudit bouquin. Le garde s’excusa de déranger, réalisant qu’il aurait dû frapper, et l’hermaphrodite haussa banalement des épaules en abandonnant sa lecture à regret, s’assurant de bien garder sa page pour y revenir plus tard, avant de la poser sur le tabouret.

-Laissez simplement ça sur la table, répondit l’étrange personnage de sa voix troublante car sans genre, en attachant son manteau brièvement.

Myetanuh se retourna finalement vers les deux hommes, dont un esclave, visiblement, lorsque le soldat invectivait «Démon», probablement un surnom, de se grouiller. L’hermaphrodite soupira, trouvant qu’il y avait une grande lacune dans la gestion du personnel, lorsqu’on attitrait un soldat à la surveillance du travail d’un esclave. Pendant ce temps, c’était un soldat qu’on payait pour rien faire, sauf martyriser quelqu’un déjà bien mal traité. Réalisant tout de même que la nourriture n’était pas de trop en ce moment, la favorite vint fouiner dans le panier bien trop remplis (c’est qu’on lui donnait du choix, puis on jetait les restes aux serviteurs, s’ils étaient gentils, et sinon… aux chiens) sous le regard ahuri du Démon. Un mince sourire, qui ne l’avantageait vraiment pas, naquit sur le visage horrible du Crapaud, comme toujours lorsqu’un nouveau visage rencontrait le sien… Pour accentuer le malaise, ille décida de lui parler, vérifiant s’il avait perdu sa langue à la découverte de sa laideur.

-T’aurais pas un vrai nom? Me semble que Démon m’irait mieux à moi qu’à toi, non? rigola Myetanuh, qui s’était vu affubler bien des pseudonymes peu avantageux et honorables, mais jamais le délicieux surnom de «démon», ce qui, en effet, aurait pu convenir à sa face de batracien.

L’esclava hésita à répondre, faisant croire à Myetanuh qu’il avait bien avaler sa langue dans la stupeur, et le garde lui ficha une claque derrière la tête, le brutalisant pour ne pas avoir obéi à un noble. Ou une noble? Même le soldat semblait hésiter sur l’appellation à lui donner, bien que lui ayant offert du «Lady» un peu plus tôt. Le crapaud se mit à rire franchement, lorsque Ili’Invyx commit la bévue de l’appeler Seigneur, et cette rigolade lui sauva fort probablement de se prendre une autre claque. C’était toujours quelque chsoe qui l’amusait, de voir les gens hésiter sur son sexe.

-Juste Myetanuh., corrigea le crapaud, autant pour l’esclave que pour le garde, qui n’avait franchement pas mieux fait. Et je n’ai en effet rejoint le harem de Notre Roi que depuis peu. Pourquoi est-ce qu’on t’appelle le Démon? Je ne suis pas très au courant des histoires de la place, tu vois, je n’ai jamais vécu au Château auparavant et mon manoir était trop loin pour que les rumeurs circulent jusque chez nous. De toute façon, ce n’est pas comme si je m’y étais jamais intéressé, j’avais mieux à faire… toussota Myetanuh en pensant aux honneurs qu’ille avait été bien trop occupé à briser. Fiche le camp, toi, j’aimerais bien parler à cet homme. Obéis, c’est la favorite du Roi qui l’ordonne, non? Jayson ne sera pas content si je lui dis que tu n’accèdes pas à mes faveurs.

Décidément, Myetanuh s’amusait beaucoup trop de la situation. Son Mari étant absent et sa propre personne «privée de sortie» comme une adolescente récalcitrante, il fallait trouver de quoi se divertir, et tout d’un coup, le roman qui trônait sur son tabouret lui semblait moins intéressant que l’esclave. S’il n’y avait pas eu cette lumière d’âme-sœur et sa particularité physique pour s’attirer les faveurs du Roi, avec tous les crimes qui pesaient sur les épaules du Crapaud, sa place aurait probablement été celle d’esclave également, puisque c’était en fuyant des soldats royaux que l’hermaphrodite était tombé, heureusement, sur Jayson… Au fond, ce Démon n’était pas bien différent que l’épouse du Roi… Juste plus beau.

-Qu’est-ce que t’as fait pour te ramasser aux chaînes, dis-moi? Allez, pas de timidité, j’adore ce genre d’histoires, et puis y a pas grands choses qui me choquent, tu vois…
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Lun 24 Oct - 15:43

Le démon jeta un regard incertain à son interlocuteur… interlocutrice? Le garde derrière lui passa près de le frapper à nouveau pour avoir appelé la créature « seigneur », mais l’hilarité de cette dernière lui épargna la baffe qui lui était destinée. Ainsi, la favorite du roi préférait qu’on l’appelle seulement par son prénom? Il en prendrait bonne note et ça éviterait toutes formes d’ambiguïtés et d’écarts linguistiques. Le fait qu’ille n’ait jamais entendu parler de lui et de l’origine de son surnom était bon signe : au moins, il pouvait se fier à sa parfaite neutralité. Ce qui était plus étonnant, c’était de constater que le roi et sa famille n’ait jamais fait mention de ses antécédents à leur nouvelle « recrue ». Bah, il était loin de s’en plaindre. Ouvrant la bouche pour répondre à sa question initiale, l’elfe noir se fit interrompre par la favorite qui congédia le soldat avec véhémence. Malgré l’étrangeté de la situation, il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin en voyant le guerrier royal obéir non sans une once de mépris pour l’esclave dans les yeux.

L’immonde créature ramena son attention sur lui, lui demandant la raison de son asservissement. Ili’Invyx n’avait pas particulièrement envie de mettre la seule personne neutre de ce palais au parfum de ses méfaits. Ainsi, il se retrouverait avec le nouveau joujou sexuel de Jayson à dos… En même temps… un de plus ou un de moins, ça ne ferait pas beaucoup de différence dans sa vie.

- On me surnomme « Démon » à cause de ma réputation et de la couleur de ma peau, se contenta-t-il de dire pour répondre à la première question. Il faut croire qu’être différent ne nous apporte pas d’emblée la sympathie des gens. Mais vous devez surement connaître ça, n’est-ce pas? Arrogant? Peut-être. Mais surtout terriblement franc. À quoi bon feindre les choses? Myetanuh devait très certainement être au courant de sa situation et faire semblant de ne rien voir ne serait qu’une insulte de plus dissimulée en mensonge grotesque. De plus, mon état actuel n’aide pas les choses… Si vous ne le saviez pas, disons simplement que je suis l’hôte d’une immortelle malédiction.

Les mains dans le dos, il contourna le divan à sa gauche et commença à observer la pièce autour de lui, sans rien toucher. Cette concubine avait énormément de goût pour la décoration, il devait l’admettre. Dommage que sa laideur soit en fait un pied de nez à la somptuosité de son mobilier.

- En ce qui concerne la raison de mon statut actuelle… disons simplement qu’on m’accuse d’avoir commis un attentat contre la couronne, fit-il en ramena son regard violacé lumineux sur la « chose » cornue qui faisait office de maître des lieux. Je ne démens pas ces accusations. Si je n’avais pas été trahi, je serais celui qui siègerait sur le trône et non pas votre amant actuel. J’étais le général de Sa Majesté Velistan O’Hell. Or, l’incompétence crasse de cet homme doublé de son manque de jugement m’a poussé à vouloir faire quelques rectifications pour le bien de notre nation. Mais ça ne s’est pas déroulé comme prévu. Le karma y paraît. Oh et puis, c’était nettement plus hilarant pour notre roi de me voir aux fers plutôt que mort sur le bucher.

Puis, il croisa ses bras sur sa poitrine en observant l’air indéchiffrable de la favorite du roi qui l’observait… ou pas? C’était dur à déterminer avec cet œil croche qui regardait on ne sait quoi! Comment les dieux avaient-ils pu être aussi peu généreux avec Myetanuh? M’enfin, il se garda bien de montrer tout signe de dédain. Il ne tenait pas particulièrement à récurer son pot de chambre avec une brosse à dents à cause de son arrogance. Tournant le regard vers l’endroit où était assise la favorite quelques minutes plus tôt, il remarqua l’ouvrage à la couverture de cuir qui y était posé. Sur la reliure, on pouvait y lire en lettres dorées : « Le cul à ses raisons que l’abstinence ne connaît point ». Mais… c’était quoi ce livre?! À entendre le gloussement qui s’élevait derrière lui, l’elfe noir comprit rapidement que le crapaud avait saisi qu’il avait lu le titre de son bouquin. Un air interloqué au visage, le vampire tourna la tête vers la maîtresse des lieux et nota un regard de nouveau indescriptible sur son visage (maudit œil qui louche!!). Il se racla la gorge, déterminé à ne pas faire de commentaires. Une pensée traversa son esprit. Si Myetanuh était assis à cet endroit en train de lire un roman grivois… certaines idées devaient lui passer par la tête en ce moment même, non?. Oh… Il n’aimait pas ça. Néanmoins, son orgueil était tel qu’il décida de ne pas montrer le stress qui naissait en lui.

- Vous dites donc que vous êtes nouvellement arrivés au palais, continua-t-il en changeant de sujet et marchant lentement vers le centre de la pièce, son regard en coin notant la présence de la porte finement sculptée qui trônait sur le mur du fond. Il devait s’y approcher tranquillement. Sortir, c’était la clé. Ça explique pourquoi je ne vous ai jamais croisé par le passé, Myetanuh. Je me demande comment a réagi la reine Georgina en apprenant que Son Altesse Jayson s’était dégoté une nouvelle favorite. Vous a-t-elle fait des misères? Un milieu aussi… rempli d’hormones féminines peut être enclin à attiser les jalousies.

Il écouta la réponse de la créature d’une oreille attentive alors qu’il continuait de marcher. Plus sa proximité s’approchait de celle de la favorite, plus il sentait l’inquiétude le gagner. Il espérait honnêtement que sa nature surnaturelle déplairait au seigneur… dame… peu importe ce que c’était. Il passa près de la concubine et s’approcha lentement de la porte.

- Et bien, vous me voyez enchanté de vous avoir rencontré, Myetanuh, et j’espère que votre repas vous plaira. Pour ma part, du travail m’attend, je m’en excuse.

Il s’inclina respectueusement devant le crapaud et tourna les talons pour marcher calmement jusqu’à la sortie. Un raclement de gorge attira son attention derrière lui et il comprit que la favorite n’était pas de cet avis. Il s’arrêta donc soudainement, comme si on lui en avait donné l’ordre… après tout, c’était presque ça. Un frisson lui parcourut l’échine. Étrange, inhabituel. Le genre de choses qui ne se produisaient que rarement. Un chatouillement le saisit aux tripes. Non… c’était exactement ce qu’il croyait. Myetanuh avait effectivement de l’incube / succube en lui et ce genre de tensions qu’il ressentait était typique des pulsions physiques qu’il avait déjà eu par le passé. La favorite voulait le charmer. Un mélange de désir et d’horreur l’envahissait à petites doses. Il devait résister. Il voulut continuer son chemin, mais elle lui ordonna plus clairement de rester. Elle voulait jouer, visiblement, sinon elle y aurait mis toute la gomme dès le départ.

Merde! Garder la tête froide et se contrôler, c’était sa priorité!
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Sam 29 Oct - 21:23

La plupart des gens auraient paniqué, voire se seraient enfui, à l’idée d’être pris seuls avec Myetanuh, mais Ili’Invyx devait en ce moment être en train de peser le pour et le contre de sa situation. Préférait-il la compagnie désagréable de l’«épouse du roi» ou celle du garde? Les deux devaient s’équivaloir, en tout les cas, l’esclave décida de ne pas fuir la queue entre les jambes, peut-être simplement pour l’orgueil… Ou parce qu’il craignait de se faire tabasser s’il n’était pas poli avec la «dame»… ou le «seigneur»… Le Démon expliqua qu’il avait été surnommé ainsi par sa couleur de peau en plus de sa réputation, ce qui fit tiquer légèrement le Crapaud, mais cela était difficile à percevoir même pour l’œil le plus aguerri parce que… ses yeux louchaient déjà tout seul. Quelle genre de réputation? Il avait fait bien des troubles depuis qu’il était esclave où était-ce justement cette réputation scandaleuse qui lui avait fait valoir d’être pire qu’un serviteur? C’est que le Laideron aimait bien les scandales!

Myetanuh sourit de ses dents croches, amusé par l’arrogance (ou la folie) d’Ili’invyx. Ça pour connaître l’antipathie des gens à l’égard des «différences», le crapaud était bien placé pour savoir de quoi il était question! Heureusement qu’ille n’était pas quelqu’un de rancunier, ça l’amusait plutôt que quelqu’un ait l’audace de dire ce qu’il pensait de l’hermaphrodite, ce n’était même plus une insulte à ses yeux, juste la vérité. À quoi bon s’en offusquer, autant pourtant sa laideur avec fierté, on ne peut pas se moquer de quelque chose qui est accepté, non? «Portes ton handicape avec assurance, c’est le meilleur moyen qu’on ne puisse s’en servir comme arme contre toi.»

Le vampire avait commencé à arpenter la pièce, observant la décoration d’un œil curieux, peut-être simplement pour masquer son malaise en la présence de Myetanuh, il finit tout de même pour lui raconter qu’il avait essayé d’attenter à la couronne du père de Jayson, et qu’il n’avait échoué que par trahison, frôlant la chance d’être sur le trône à la place de son époux. Le crapaud était impressionné, admirant l’ambition des gens, et non du tout fâché. Après tout, ce n’était pas comme s’ille était du genre rancunier, et comme si celui qui posait son postérieur sur le trône changeait quoi que ce soit à sa vie. Certes, son amour pour Jayson était indéniable, mais le son destin était d’être lié à lui, ça se serait fait de toute façon, non?

- Exactement comme je pensais. J’aurais aussi sûrement fini sur le bucher sans le cadeau que ma offert le destin, tu n’es pas bien différent de moi, enfin… je ne parle pas du physique. Il fallait dire que cette peau noire avait quelque chose d’exotique, sensuel, et on pouvait difficilement qualifier Myetanuh ainsi. L’ambition n’est certainement pas quelque chose que je condamne, car j’aurais facilement pu être à ta place pour la mienne, bien que mes péchés n’ont rien à voir avec les tiens, s’amusa le Crapaud, souffrant plutôt du péché de la luxure que celui de l’envie.

Alors, une plutôt joli créature avait eut le malheur d’entrer dans ses appartements alors que Myetanuh était en pleine lecture, et avait eut l’audace de lui parler. Il ne restait qu’à espérer que, ne voyant pas l’esclave ressortir… le garde s’en aille, désireux d’éviter de savoir ce qui se passait. Ili’Invyx en était encore à balayer les appartements des yeux lorsque le Crapaud le vit distinctement lire le titre dudit roman, et lu avec évidence la surprise sur le visage d’ébène, ce qui fit rigoler l’hybride. Déjà, «l’épouse du roi» laissa échapper quelques hormones typiques à sa race, à petites doses pour commencer afin que l’effet soit graduel, et non instantané, ce qui lui servait souvent pour faire croire aux gens que le désir venait d’eux-mêmes. Plutôt efficace en général. Le vampire se racla maladroitement la gorge pour changer de sujet, mais le mal était fait.

-La reine Georgina s’en fiche bien, c’était un mariage d’intérêts politiques et elle n’a jamais été la favorite de Jayson, expliqua vaguement Myetanuh en se mettant délibérément dans le chemin d’Ili’Invyx, qui tentait de s’approcher de la porte, le forçant à passer si près du Crapaud qu’il était obligé de ressentir l’effet de ses hormones. Les hormones… L’Hermaphrodite rigola. Comme c’était approprié. Disons que je n’ai pas de problèmes avec aucunes des épouses, soit parce qu’elles ont trop peur de moi pour m’approcher ou… parce que… les hormones, tu vois? insinua t’ille en se demandant s’ils avaient commencé à faire effet, justement.

C’est à ce moment-ci que le Démon tenta de quitter les appartements de Myetanuh, à son plus grand déplaisir. L’hermaphrodite toussota, laissa échapper une plus grande quantité d’hormones de séduction, et l’homme noir s’arrêta, soit parce qu’il avait commencé à sentir ceux-ci, ou bien parce qu’il avait comprit que le toussotement valait autant d’ordres que de véritables propos. Lorsqu’il frissonna drôlement, le Crapaud sut que la magie commençait à opérer, et envoya une troisième vague de ses hormones, avec patience.

-Je ne t’ai pas autorisé à partir, précisa Myetanuh alors qu’Ili’Invyx tentait un autre pas vers la porte. Ta présence me plait, c’est ennuyant les journées en l’absence du Roi, vois-tu? Ça fait du bien, vraiment, d’être en compagnie de quelqu’un qui peut me comprendre, juste un petit peu. Détesté de tous, criminel, renégat. Tu n’aurais pas deviné qu’il y avait une telle perle dans le harem de sa Majesté, n’est-ce pas?

D’un pas lent et légèrement claudiquant, Myetanuh diminua la distance entre sa personne et le Démon, alors qu’une quatrième vague de magie lui était envoyé en pleine gueule. Ça devait commencer à le titiller au bon endroit, là, non? Derrière Ili’Invyx, le laideron était maintenant assez proche pour passer ses doigts tordus dans ses cheveux blancs, semblables aux siens, se fichant bien de l’indécence de ce geste.

-Par contre, tant qu’à parler de jalousie, je crains que Jayson le soit un peu s’il apprenait ta présence ici, n’est-ce pas? Alors on va garder cela discret, si tu le veux bien. Je ne saurais dire si le garde est encore de l’autre côté de la porte, alors pas un son.
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Mer 2 Nov - 12:50

Le Démon ferma les yeux et poussa un long soupir. Son corps entier réagissait aux vagues d’hormones que lui envoyait le crapaud. Il le savait, il le sentait. Il avait chaud, terriblement chaud. Sans compter qu’il sentait très bien la tension significative de son bas-ventre qui réagissait avec un peu trop de facilité à son goût. Des images mentales indécentes envahissaient son esprit et il s’efforça de les chasser. La voix asexuée de Myetanuh résonna à nouveau dans l’air déclarant qu’ille ne lui donnait aucunement l’autorisation de partir. Selon la créature, sa présence était agréable, d’autant plus qu’ille s’ennuyait à mourir. Criminel, renégat? Sérieusement? Interloqué, l’elfe noir releva la tête et rouvrit ses yeux violets. Le roi avait-il réellement prit un truand sous son aile? Ou encore, il n’avait pas fait ses devoirs et prenait vraiment n’importe qui dans sa couche.

Un pas lent et irrégulier se fit entendre derrière lui et les frissons du vampire s’accentuèrent. Ille se rapprochait, ce qui était mauvais en soit. La chaleur monta encore d’un cran et Ili grogna sous l’effet de la quatrième vague qui le prenait d’assaut. Sa volonté commençait à fondre comme neige au soleil et ça commençait à l’angoisser. Il était hors de question qu’il flanche devant une telle créature! Et pourtant… Les doigts fins et rachitiques de son interlocuteur glissèrent dans sa chevelure blanche, effleurant la peau couleur charbon de son cou. Ce simple contact jeta un nouvel élan de désir sur l’esclave qui grogna de nouveau. Ses jambes étaient molles et il se retrouva à genoux au sol, prenant également appui sur ses mains. Son souffle était saccadé et son cœur battait à plein régime. Il devait se ressaisir et vite!

La main de Myetanuh glissa sur son épaule et tira sa chemise lâche afin de la faire glisser sur son corps. Le parcours de cette dernière se termina à sa taille, exhibant la musculature de l’elfe. Ili ferma les paupières très fort, puisque son corps se faisait couvrir de caresses indécentes.

- Et que se passerait-il si notre bon roi venait à apprendre cette histoire? Demanda-t-il les dents serrés et le corps tremblant. N’avez-vous pas peur de recevoir ses foudres?

Visiblement, Myetanuh n’en avait cure. Le crapaud émit un commentaire relativement à la fraîcheur naturelle de la peau du vampire et cette simple réplique fit naître une idée dans l’esprit de l’elfe noir. N’y avait-il pas une expression à ce sujet? « Refroidir les ardeurs. »? Un sourire en coin naquit sur ses lèvres alors qu’il sentait les mains de la favorite du roi se glisser sur son ventre musclé. Sans plus attendre, l’esclave frappa le sol de la tranche de son poing et une myriade arabesques de givre se dessina au sol recouvrant rapidement chaque surface de la pièce, hormis les deux individus qui s’y trouvaient. La couche glacée était très fine et ne servait pas à blesser ni même figer ce qui entourait le vampire. En fait, le but de cette utilisation de son don était simplement de faire baisser la température ambiante au point où une légère buée émergeait de leurs respirations. Au simple contact physique, le givre présent fondait.

Ili se redressa sur ses genoux et prit une grande inspiration, appréciant la nouvelle température qui lui faisait un bien fou! Malgré le fait que son bas-ventre était toujours tendu, il se sentait reprendre le contrôle de ses moyens. C’était peut-être dû au fait que la concubine du roi était prise au dépourvu et avait arrêté, l’espace de quelques minutes, l’utilisation de son terrible talent? Le Démon se releva tranquillement et se retourna pour faire face à l’ignoble créature, les bras croisés sur sa poitrine et un sourire aux lèvres.

- Pardonnez-moi, Myetanuh, je croyais que la température ambiante était beaucoup trop élevée et que vous seriez plus confortable de cette façon. Ne croyez-vous pas que j’ai raison?

Il ne pouvait dire si l’hôte de l’endroit était ravi ou pas. En fait, ses yeux croches et son sourire tordu rendait l’interprétation de son humeur plutôt difficile. S’il n’avait pas l’autorisation de la concubine de pouvoir quitter les lieux, il allait alors tenter de tourner le tout à son avantage et en savoir plus sur l’hybride incube/succube.

- Ainsi, vous disiez être l’hôte de plusieurs crimes. Voilà qui est intéressant. Les mains dans le dos, il recommença à marcher dans la pièce, passant près des divans luxueux recouvert d’une fine couche de givre. La question est : pourquoi notre roi protège-t-il un hors-la-loi comme vous? Il entendit la maîtresse des lieux glousser dans son dos et comprit rapidement. Non… laissez tomber, ne répondez pas à cette question.

Lentement, il s’installa sur le fauteuil et croisa les jambes dans un mouvement détendu. Il ramena son attention sur l’hybride avec un air énigmatique.

- Vous dites vous sentir seul. Je suppose que c’est parce que vous êtes en interdiction de sortie, continua-t-il, tentant de deviner un peu plus à quel personnage il avait affaire. Notre roi aurait-il peur des répercussions que pourrait avoir votre liberté sur la population de son royaume? Vous avez raison, nous sommes plutôt semblable sur ce point, bien que mes crimes sont probablement de nature différente des vôtres. Après tout, chacun son vice.

Puis, il poussa un soupir et détourna le regard. Quelque chose lui disait que la concubine n’était pas prête de le laisser filer. Il espérait pouvoir gagner suffisamment de temps pour qu’un soldat ou n’importe quel employé du palais fasse irruption, brisant l’ambiance que Myetanuh semblait vouloir instaurer.

- Vous savez que, vu votre titre, vous pourriez avoir la compagnie de n’importe qui au palais? Or, pourquoi vous entêtez à vous encombrer de ma présence? Qu’attendez-vous réellement de moi? Enfin, hormis mes faveurs. Vous pourriez avoir n’importe quel soldat, n’importe quel seccyeth avec votre talent. En fait, la puissance de celui-ci me laisse croire que vous l’avez utilisé plus souvent qu’à votre tour. Est-ce que je me trompe? Si ça se trouve, c’est peut-être ça, la nature de vos crimes.
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Ven 11 Nov - 19:16

-Moi, recevoir ses foudres? À la bonne heure, ce serait me faire une fleur! Toi, par contre, je m’inquiéterais peut-être à ta place, s’il venait à savoir, ça oui, laissa entendre Myetanuh d’un haussement d’épaules.

En effet, ce n’était pas comme si le Roi ignorait les penchants sexuels de Myetanuh, et il aurait été impossible de restreindre son épouse dans ses activités, ce serait à la fois inutile et stupide. De toute façon, ce n’était pas comme si Jayson se limitait uniquement à une seule personne, n’est-ce pas? La jalousie n’avait pas vraiment sa place dans la royauté, mais il était à parier que sa Majesté n’apprécierait pas qu’un esclave au passé de terroriste se soit farci l’une de ses épouses. Enfin, que pourrait-il lui infliger de plus comme punition? Il était déjà réduit à rien, hein?

Le crapaud s’était rapproché de sa victime, intensifiant la puissance de son pouvoir seulement en diminuant la distance qui les séparait. Ili’Invyx tentait visiblement de résister à son pouvoir, ce qui n’était pas impossible, mais bien difficile. Il transpirait, et pourtant, lorsque Myetanuh glissa sa main dans le cou de sa victime, il y sentit on y sentait des sueurs froides. L’esclave ne tarda d’ailleurs pas à tomber, trop tremblant pour se tenir debout, ce qui amusa l’hybride. Voilà qui lui facilitait la tâche, il était déjà à genoux!

-Tu as l’air frigorifié Ili, à moins que ce soit ton état de «mort-vivant» qui rend ta peau si fraîche. Ne t’en fait pas, j’ai beaucoup de chaleur à partager… susurra la créature en explorant la musculature de l’esclave sous sa tunique.

Tout à coup, le visage de l’esclave sembla illuminé d’une idée, ce que Myetanuh n’apprécia pas vraiment, et compris que c’était à son désavantage lorsque l’individu usa de magie à son tour, recouvrant presque toutes les surfaces de l’appartement du crapaud d’une très fine particule de glace. Cela semblait anodin, mais en voyant la fine brume qui sorti de son nez croche lors de sa respiration, le laideron sut qu’il s’agissait là d’une tentative pour… «refroidir ses ardeurs». Hors, si l’épouse du roi ne se laissait pas défaire si facilement, cette soudaine fraîcheur semblait avoir affectée efficacement le vampire, qui se releva rayonnant de plaisir. Son but était de se détacher de l’emprise hormonale, et c’était plutôt réussi, car c’était avec beaucoup plus d’assurance que l’elfe noir se releva pour se retourner vers la créature, sourire aux lèvres, en sous-entendant qu’il trouvait qu’il faisait trop chaud.

-Non, je ne le crois pas, répondit Myetanuh plutôt sèchement à sa question, sans réellement prendre la peine d’élaborer. Ce n’était pas nécessaire.

Comme s’il ne s’était rien passé de particulier, Ili’Invyx se remit à marcher dans les appartements de l’épouse de Jayson, un peu plus détendu, s’intéressant soudainement à ses crimes, comme pour dévier la conversation. Myetanuh se contenta d’un sourire sadique, ne voyant pas pourquoi diable l’esclave méritait la réponse à ses questions, plutôt concentré à rétablir la connexion hormonale brisée par la magie… frigorifiée du vampire. La glace étant bien plus captivante, tout d’un coup, que son interlocuteur, le Crapaud passait son doigt sur les objets glacés, faisant fondre la fine couche de glace de la simple chaleur de sa peau. *Oui, quelques minutes suffiront à ce que tout cela disparaisse, il suffit de remonter la chaleur ambiante, et ça, c’est plutôt facile…* s’amusa la créature en balayant d’une main le frima qui couvrait une superbe sculpture d’hibou, ressortant de ses pensées par la seconde question de l’esclave, qui l’amusa.

Myetanuh imita son… invité en prenant place sur l’un de ses fauteuils, autant pour paraître moins… croche… que pour donner l’impression que ses plans étaient annulés, alors qu’ils n’étaient que mis de côté. La patience était une vertu, disait-on. En ne se donnant pas l’air de vouloir imposer sa présence, peut-être le vampire baisserait-il sa garde.

-Notre Roi sait surtout que je ne suis pas la personne la plus… appréciée sur l’Île et que pour… ma sécurité, il vaut mieux que je sois sous garde. Pour la sécurité des autres, en fait. Mais effectivement, je ne suis pas coupable d’attentat contre la couronne, seulement d’amour de la chaire, précisa Myetanuh dans un sourire sans équivoque et surtout sans gêne.

L’esclave faisait à nouveau allusion à ses crimes, mais s’interrogeant plutôt sur la raison pour laquelle Myetanuh avait jeté son dévolu sur lui plutôt que n’importe qui d’autre, puisque son rang lui permettrait d’avoir qui lui tentait. En fait, c’était plutôt faut, épouse de roi ou non, le Crapaud n’avait pourtant pas la liberté d’obliger les gens à venir dans son lit, et les gens n’aimaient ni ne désiraient davantage sa présence. Devant encore utiliser ses pouvoirs pour obtenir satisfaction, on ne pouvait pas dire que sa situation c’était grandement améliorée, outre que son corps décharné reposait dans un lit de plume, la nuit, plutôt que dans les auberges où le noble avait pris l’habitude de s’installer depuis le début de ses aventures au travers de l’île.

-Avec mon titre, tu devrais être ravi, justement, que je m’encombre de ta présence, n’est-ce pas? Pour un esclave, tu m’es bien peu reconnaissant. Suis-je vraiment plus désagréable que ces gardes qui te battent et te traitent comme un chien? Au moins, moi, je te considère comme… un homme ricana Myetanuh en haussant les épaules. Et pour répondre à ta question, je m’intéresse à tout ce qui est beau et avance en bas de quinze kilomètres à l’heure, que je sois l’épouse du Roi n’y changera rien, je suis éternellement en attente de satisfaction. Gardes, seccyeths, esclaves, le sexe reste le sexe, non?

Le Crapaud n’avait pas délibérément évité de répondre à la question sur la nature de ses crimes, puisqu’en réalité, ça lui semblait bien inutile. Disons que ces propos étaient on ne peut plus clair à ce sujet! Comment pourrait-on en douter, de toute façon, vu la facilité et la rapidité à laquelle Myetanuh avait déjà recommencé, à petite dose, à envoyer des vapeurs hormonales à sa cible. La fraîcheur ne suffirait pas éternellement à «refroidir» ses ardeurs, une certaine partie de son anatomie tendait déjà vers un désir inavouable.

-C’est vrai, quand même, que j’aime bien utiliser ce pouvoir. Tu peux deviner qu’avec… une apparence particulière comme la mienne… je n’étais pas tellement populaire, même si je suis l’enfant d’un Duc. Eh bien disons que, maintenant, il y en a beaucoup qui se mordent les doigts de s’être moqué. Le destin m’a fait une fleur, ce serait stupide que je ne la hume pas, n’est-ce pas? Ne me dis pas que tu refuserais de profiter d’un pouvoir permettant de faire apparaître autant d’Or que tu en veux! Eh bien, chacun ses intérêts.

[J’ai pu vraiment d’idées où enligner ce rp ^^’]
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MessageSujet: Re: The king's favorite... are you kidding me?! [PV Myetanuh]   Mar 22 Nov - 14:59

Il était installé sur le divan luxueux, scrutant son interlocuteur (interlocutrice?) de son regard violacé. Il tentait d’essayer de bien comprendre le drôle de personnage qui avait suscité la fascination du monarque. Pourquoi avoir jeté son dévolu sur Myetanuh? Certes, le vampire ne tenait pas le roi en haute estime (au même titre qu’il considérait tous les membres de la famille royale, en fait), mais il estimait ce dernier un peu plus intelligent que ça… et surtout, il croyait qu’il avait plus de goût en matière de partenaires. Avait-il visé juste quant à la favorite du roi? Elle parlait de crimes commis… étaient-ils réellement de nature sexuelle? Proxénétisme, peut-être? Viols perpétuels?

Oh bon sang, voilà qu’il ressentait à nouveau les affres des phéromones qui voguaient jusqu’à lui. Un chatouillement ponctué d’un tiraillement typique se faisait à nouveau ressentir tout au fond de son abdomen, signe que le désir le gagnait de nouveau. Myetanuh était définitivement quelqu’un de tenace! Bientôt, le givre n’aurait plus d’incidence sur le contrôle de ses pulsions et c’était ce qui était le plus effrayant. En fait, c’était totalement frustrant comme situation : il savait pertinemment qu’il pourrait massacrer cette créature immonde en un claquement de doigts, puisque cette dernière ne semblait pas – vu sa frêle stature androgyne – du type à combattre. Il était un ancien général, hautement entraîné au combat, et un vampire de surcroît! Sans compter qu’il avait un talent pour la glace totalement maîtrisé… Ce serait si facile de se débarrasser de cet horrible crapaud, mais le cas échéant, il se retrouvait encore plus embourbé dans son merdier qu’il ne l’était déjà. Comme quoi le pouvoir n’était pas toujours distribué à qui le méritait vraiment…

Prenant une grande inspiration, l’elfe noir poussa un grognement à la fois de désir et d’irritation. Ce talent que possédait la favorite était une véritable nuisance; il s’immisçait partout il pouvait, rendant même flou le courant d’une pensée pourtant bien défini.

- Être reconnaissant? Répondit-il en sourcillant. Certes, je vous remercie de me voir comme un homme et non comme un objet que l’on peut repousser du pied, mais votre reconnaissance ne me convient guère. Votre intérêt me flatte, Myetanuh, mentit-il, mais le courroux du roi me pose problème. J’en paie déjà les frais au quotidien; ces chaînes qui me retiennent en sont la preuve absolue. Alors, imaginez ce qu’il peut me réserver si j’acceptais d’être la source d’intérêt de sa favorite?

Le vampire commençait à avoir chaud en fait. Son cœur pompait son sang à une vitesse incroyable et tout ça commençait lui faire perdre la tête. Il avait envie de mordre quelque chose, là maintenant. Il fallait dire que, pour les vampires, les pulsions sexuelles étaient régulièrement accompagnées du désir puissant de vouloir mordre leur partenaire. Or, il doutait que ce genre de chose ne plaise à la noble personne qui se trouvait devant lui. Certes, une simple morsure n’était pas suffisante pour transformer un être vivant en immortel, mais quand même… ce n’était généralement pas sans douleur. Visiblement, la succube/incube qui vivait dans ces quartiers sembla remarquer la tension qui pulsait chez l’elfe noir, car ille esquissa un sourire amusé devant la tentative de retenue de l’esclave qui se raclait la gorge pour retrouver contenance.

Le crapaud continua de converser comme si de rien n'était et Ili se pencha vers l’avant, allant appuyer ses coudes sur ses genoux dans une pose un peu soucieuse. Du coin de l’œil, l’ancien général Theryokel vit l’immondice se relever puis se diriger vers lui dans un mouvement qui se voulait suave… si seulement ce n’était pas de cette claudication grotesque. Myetanuh s’installa à ses côtés et Ili se raidit instinctivement. La main vagabonde de la favorite se glissa sur sa cuisse, puis se concentra à l’intérieur de celle-ci, remontant tranquillement vers l’aine. L’elfe noir n’arrivait pas à focaliser sur les paroles prononcées par son interlocuteur tant les vagues de phéromones étaient intenses. Toute son attention était tournée vers cet acte indécent et il ne put s’empêcher de gémir alors que les doigts gourmands effleuraient la zone sensible tout de même protégée par le pantalon de l’esclave. C’était comme un choc électrique : plus le contact était prolongé, plus l’envie était présente. Étrangement, il avait également beaucoup trop conscience du sang qui pulsait dans les veines de la créature, comme si le vampire pouvait percevoir le flot couleur vermeil aussi facilement que le bruit d’une rivière qui s’écoulait tout près. Il avait cette sensation de sentir chaque battement du cœur du crapaud et il ne savait pas si c’était à cause d’une soif soudaine ou à cause de son excitation beaucoup trop intense. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il avait de plus en plus de mal à se contrôler.

Rapidement, Ili attrapa la main vagabonde et l’éloigna de son pantalon. Il poussa ensuite le crapaud afin de le forcer à se coucher sur le dos sur le divan, puis vint prendre place au-dessus de lui, à quatre pattes. Faisant fi de sa laideur extrême, l’elfe noir ouvrit la gueule, mais arrêta son instinct de prédation au bon moment, réalisant soudainement ce qu’il s’apprêtait à faire. Il resta là, un instant, pantelant, son désir ne s’amenuisant en rien malgré tout.

- C’est… c’est une mauvaise idée, réussit-il à articuler d’une voix rauque tout en combattant violemment les vagues de phéromones qui lui faisaient perdre la tête. Il se recula et se releva en tremblant. Vous jouez à un jeu dangereux, Myetanuh. Pour moi, comme pour vous. Je ne pourrai me contenir plus longtemps, alors pour l’amour du ciel, cessez.

Son petit discours sembla amuser la créature qui, visiblement, n’était pas effrayée le moins du monde. Avant qu’ille ne puisse se lever, des coups furent portés à la porte. Il s’agissait du soldat qui sembla avoir perçu quelques brides des propos énoncés par l’elfe noir qui, somme toute, avait parlé plus fort que désiré. Le garde était inquiet et sans plus attendre, le reptile ouvrit la porte. Sans même attendre l’autorisation de Myetanuh, le vampire tourna les talons et marcha en direction de son geôlier.

- Ma besogne est terminée, puis-je retourner à mes quartiers? Demanda-t-il d’un air plus troublé qu’il ne l’aurait voulu.

Le soldat jeta un coup d’œil en direction de la favorite, puis attendit son autorisation avant d’empoigner les chaînes de l’esclave et de l’éloigner des quartiers du harem.


[FIN DU RP POUR ILI’INVIX]
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