Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Je vous déclare Mari et Femme [Libre]

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Douhbée
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MessageSujet: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Mar 18 Oct - 20:20

Tous les préparatifs s’étaient enchaînés à une vitesse fulgurante, les deux Chevaliers devant bientôt partir en mission chacun de leur côté, il était hors de question qu’ils quittent le château sans s’être d’abord uni, même si cela devait se faire dans un champs de chardons! Ce qui est époustouflant, d’avoir une meilleure amie princesse (et demoiselle d’honneur par-dessus le marché) c’est le nombre incroyable de ressources mises à sa dispositions pour son mariage. Alors que Douhbée s’était résignée à organiser une célébration éclair dans une intimité relative, croyant recevoir seulement de l'aide de sa propre écuyère et celle de Vigie, à savoir sa soeur Miya, elle s’était finalement retrouvée entourée d’une équipe de servantes, bricolant ici des décorations, là-bas rédigeant des invitations. Oh, et ça, c’était sans compter la… non les couturières qui s’acharnèrent à lui préparer une robe parfaite.

-Simple! Non simple j’ai dis, Aemi, dis leur que je veux ça simple, je t’en pris! soupira-t-elle en remarquant que les ouvrières s’attardaient dans les moindre détails à broder des fleurs de lys serties de petites perles sur sa robe blanche. Certes, on lui avait à peu près obéi, pour être simple, elle l’était, pas de dentelles, pas de flaflas, pas cent cinquante épaisseurs de voiles et soies diverses. Mais elle était magnifique de son buste en forme de cœur jusqu’à la jupe, décemment traînante.

Bref, en deux temps trois mouvements, les fleurs étaient arrivés (des lys, of course), tous les proches des amoureux étaient prêts pour la cérémonie et… oh, tout le reste aussi. Évidement, on ne pouvait pas faire ça petit, c’était deux Chevaliers qui se mariaient, non? Des héros, d’ailleurs, avec l’étonnante mission qu’ils avaient accomplis, avoir avertis le Royaume du danger sudiste, protégé la princesse héritière Céleste et… Douhbée avala de travers en remarquant tout le monde qui la regardaient, elle. C’était supposé être petit et simple. Pourtant, on l’avait savamment coiffée, remontant ses vagues blondes en de délicates tresses terminant en chignon, percé de véritables lys. La jeune femme n’avait pas réussi à se plaindre assez fort pour les trop nombreux cadeaux, si bien qu’une chaîne d’or blanc sertie d’un diamant en forme de fleur habillait sa clavicule, autrement laissée nue par la coupe de sa robe. Les deux écuyères avaient également été magnifiquement vêtue, et la pardusse se demandait même quand les couturières avaient eu le temps de les habiller également? Les deux futures jeunes femmes étaient belles à craquer, se coiffant mutuellement pour accélérer les préparatifs, et la nouvelle Chevalier les embrassa chacune leur tour avant que toutes se dirigent vers la grande salle, où les attendaient... beaucoup trop de monde!

Petit et simple? Trop tard, il fallait avancer, n’était-ce pas la marche nuptiale qu’elle entendait? Loin… très loin, comme si elle résonnait depuis Shola. D’ailleurs, il lui semblait subitement même ne plus l’entendre du tout, bien qu’elle marchait, accompagnée d’Aemi, sa témoin et demoiselle d'honneur, d'Ailis, tout en suivant Miya qui pavait sa route de fleurs blanches. Lorsqu’elle avait croisé le regard doré de Soren et avait vu son sourire, elle avait cessé de remarquer ce qui se passait autour d’elle, combien de regards la fixait, si elle marchait sur le rythme de la musique. Elle lui sourit en retour, incertaine qu’il pouvait le déceler sous son voile, et ne songea plus qu’à le rejoindre en cet instant. Peut-être n’était-ce pas un petit mariage sans importance, finalement, mais la pardusse avait l’étrange impression d’être seule avec lui.

Tendant la main vers Soren pour s’aider à monter sur l’estrade, Douhbée se rendit compte seulement lorsqu’elle l’eut quitté à quel point elle serrait fortement les doigts de la princesse. Le silence avait réellement pris place dans le grand hall, et la pardusse était en train, stupidement, de tout oublier ce qu’elle devait faire. Était-ce maintenant qu’elle devait dire oui? C’était le moment du baiser? Qui échangeait les bagues en premier? Ohhh… mais le célébrant n’avait même pas encore parlé! La nouvelle Chevalier échangea un regard avec son fiancé, serrant ses doigts dans sa main moite, elle glissa l’autre nerveusement sur son ventre, sans même sans rendre compte, dans un geste qui pouvait paraître simplement pour étouffer les papillons de l’amour qui bourdonnaient dans son estomac. Hors, s’il y avait bien eu un souffle de mouvement à l’intérieur, ce n’était pas la nervosité…

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Vigie
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Jeu 20 Oct - 9:48

Il se regardait dans la glace, le cœur battant la chamade. La tenue qu’il portait était d’une somptuosité inhabituelle pour l’éclaireur de l’ordre. Un pantalon noir ceignait ses jambes et une chemise de la même couleur recouvrait le haut de son corps. Un plastron en argent poli serti de pierres rouges protégeait son torse et des brassards d’obsidiennes piquées de filagrammes argentés recouvraient ses avant-bras. Ses ailes d’un blanc neige étaient repliées sous une longue cape rouge qui encadrait parfaitement ses épaules. Ses cheveux perlés avaient été soigneusement coiffés par une servante et, comme dernière touche, une épée décorative sertie de rubis battait sa hanche, histoire de bien compléter le tableau. Son regard doré scrutait le miroir devant lui et il avait du mal à se reconnaître. Tout ça était trop solennel par rapport à leurs désirs initiaux. Envolé le petit mariage sobre et intime!

Il était seul dans le petit salon du hall des chevaliers. Il tentait de faire le point et de calmer son cœur qui se débattait en fou. Bon sang qu’il était nerveux! Et s’il faisait une bourde? S’il se mettait à bégayer en connard devant tout le monde? Et si Douh changeait d’avis à la dernière minute? Les alliances… ou étaient les alliances?! Ah oui, c’était Lyslo qui les avait… Il devait se calmer! Vigie ferma les yeux un instant, puis prit une grande inspiration, tentant de calmer le sang qui battait dans ses veines à une vitesse folle. Un bruit de porte se fit entendre derrière lui. Ouvrant les paupières, le chevalier immaculé vit les jumeaux dans l’embrasure de la porte, un immense sourire aux lèvres. Son regard s’arrêta un instant sur le reflet de Lys et il esquissa finalement un sourire en coin. « C’est l’heure, pas vrai? » demanda-t-il.

Soren pivota sur lui-même pour faire face à ses deux frères d’armes et il comprit qu’il avait misé juste. Il s’avança donc vers eux et Lys prit un instant pour replacer sa cape correctement sur ses épaules, histoire que tout soit parfait. Il reçut ensuite une grande claque amicale dans le dos de la part de Los et le trio s’avança dans le couloir. « Merci d’avoir accepté d’être mon témoin, Lyslo. » Fit-il à son ancien maître et ami. « Tu n’as aucune idée de ce que ça vaut à mes yeux. » Puisque personne n’avait réussi à rejoindre la famille de Vigie, il était à parier que ceux-ci ne seraient pas présents à cette cérémonie importante. Ainsi, Lyslo et Losly étaient ce qui se rapprochait le plus de ce qu’étaient des frères pour lui. Les six années passées en compagnie d’Hylias pendant sa formation les avait terriblement rapprochés, ce qui faisait de lui le meilleur choix pour être témoin et garçon d’honneur.

Alors qu’ils déambulèrent dans les couloirs en direction de la chapelle du palais, Soren constata que les serviteurs qu’ils croisaient se tassaient sur leur passage et le saluait un sourire aux lèvres. Visiblement, tout le monde était ravi d’assister à des festivités. Finalement, le trio de chevaliers arriva à la hauteur des portes de la chapelle et le pheryxian nota la présence d’Adelyn qui était vêtue d’une robe somptueuse, ses longs cheveux blonds coiffés en natte habilement exécutée qui reposant sur son épaule droite. Elle le salua avec un sourire radieux et Vigie alla à sa rencontre. Comme elle faisait partie du groupe qui était venu à sa rescousse en Irianeth, ils s’étaient beaucoup rapprochés tous les deux pendant la dernière année. Une fois à sa hauteur, il lui fit une accolade amicale. « Merci d’être venue ». Son regard se posa sur l’assemblée qui applaudissait à sa vue et il sentit une boule d’émotions dans sa gorge. Il fit le tour des gens, faisant la bise à la princesse Nata, serrant l’avant-bras de son chef – Colombe – et saluant ses comparses de l’ordre. Il fit une accolade amicale à Isil, son ancienne partenaire écuyère, puis remarqua que Miya et Ailis manquaient à l’appel. Elles étaient probablement aux côtés de Douhbée. Son regard croisa également celui de Lächeln et, bien qu’il ne portait pas ce dernier dans son cœur, il hocha de la tête en sa direction en guise de respect et de remerciement.

Une main se posa sur son épaule. Tournant la tête, Vigie croisa le regard de Lyslo qui lui rappela qu’il était temps de se mettre en position. Le cœur battant, le pheryxian monta sur l’estrade en compagnie de son garçon d’honneur et adressa un sourire au prince Caius Justice d’Alombria qui avait gentiment accepté d’être leur célébrant. Vigie le remercia et la musique nuptiale envahit l’air ambiant. Après quelques secondes, c’est là qu’elle apparut enfin : sa magnifique Douhbée. Son regard ne pouvait se détacher d’elle et il oublia momentanément la foule qui s’était attroupée pour acclamer sa venue. Même si son visage était voilé, il était persuadé qu’elle le fixait également. Elle était… sublime. Une robe blanche simple, mais tellement de bon goût l’habillait à merveille, le tout étant surmonté de fleurs de lys blanches et de perles. Elle avait pensé aux lys… Vigie en était ému. Une fois à sa hauteur, il tendit la main et l’aida à monter sur l’estrade juste en face de lui. Du coin de l’œil, il nota les deux écuyères qui les regardaient d’un air radieux et remarqua à quel point Miya faisait une bonne bouquetière en protégeant les pétales de ses bras, comme s’ils étaient précieux.

- Tu es magnifique, Douhbée, souffla-t-il à sa future épouse, voyant finalement ses traits à travers son voile diaphane. Il frottait ses doigts doucement et attendit que le prince Caius entame son discours pendant que tout le monde s’installait sur les bancs.

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Caius
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Sam 29 Oct - 21:27

Un mariage ! N’est-ce pas une célébration magnifique ? Pour ceux qui y assissent, ça oui. Pour ceux qui sont les principaux acteurs, c’est d’un stress sans non !  Caius en savait quelque chose. Il avait demandé la main de sa ravissante Aïcha après toutes ses années en sa compagnie et elle lui avait fait l’honneur d’accepter la où tant avant avaient échoués. Il roulait son alliance avec son pouce avec fierté. Mais honnêtement, avait-on pensé un instant qu’une autre personne pouvait être au bord de crouler sous le stress pendant un mariage ? Non. On ne pensait jamais à celui qui officie le mariage et Caius trouvait la charge presque aussi lourde que de juger des criminels. Pas le droit à l’erreur, pas de lever d’assemblée pour réfléchir, pas de retour en arrière.

Il arriva sur l’estrade en premier avec les invités qui rentrait déjà dans la chapelle du château. Plus il regardait son texte question de ne pas manquer son coup, plus il voyait la salle se remplir de membres royaux donc son frère Dylan, de chevaliers de l’ordre, autres membres de familles et amis. Le stress montait sous son armure dorée d’apparat recouverte d’une toge pourpre avec les armoiries royales d’Alombria.  

Il prit place. Soren arriva le premier comme le veut la coutume avec son témoin. Il était d’une classe exemplaire ! Caius accepta les remercîments de Vigie pour célébrer. Par Parandar, ils en avaient traversés des épreuves difficiles. Cela allait être le tour de Justice bientôt. Il prendrait le départ vers le Sud à la rencontre du nouvel ennemi laissant à regret son épouse et ses futures enfants loin de lui. La guerre était loin d’être fini et partir les traquer dans le désert.

La musique commença. Splendide et magnifique ! Que dire de plus à l’arrivée de la mariée ? Il invita tous et chacun à s’asseoir avant de commencer. ‘’Bonjour à tous. C’.est avec beaucoup de fierté qu'aujourd’hui que nous allons unir le destin de deux chevaliers pour le meilleur et pour le pire par les liens du mariage.  ‘’ Il regarda son texte et hésita un instant. Caius n’était plus trop sûr du coup  de son ‘’sermon’’. Il le prit et le mit de côté. Il ne fallait pas les faire paniquer non plus. C’était le plus beau jour de leur vie ! Alors, il fit un grand sourire à la future mariée et à son futur époux pour leur montrer qu’il avait la situation parfaitement en main !

‘’ Je crois que nous les connaissons tous n’est-ce pas ? Nul besoin de faire de grandes présentations.’’ Il fit une pause.’’ On m’avait dit : Ce sera un petit mariage tout simple !  ’’ dit-il avec un petit rire regardant les invités présents. ‘’Et je dois dire qu’ils avaient raison ! Je vous vois chacun d’entre vous et tout ce que je vois, ce sont les membres de leur famille. ’’ Il fit un petit sourire en coin jetant un regard à Vigie et Douhbée avant de regarder les invités. ‘’Non non non, rassurez-vous je n’ai pas tout bu le vin de la chapelle avant ! Chacun d’entre vous a votre façon faite parti de leur famille.'' Une émotion et une intensité gagna sa voix. '' Vous les avez accompagnée dans leur joies, leur bonheurs, leurs accomplissements personnelles et chevaleresque ainsi qu’en ce moment, dans le plus bel instant de leur vie ! Mais surtout ! Vous avez été là dans les épreuves difficiles de leur vie. Dans leurs échecs, leurs doutes et leurs faiblesses.  C’est là que l’on reconnait que vous faite parti de leur famille, par l’amour que vous leur portés. Eux aussi ont étés portés par l’amour l’un envers l’autre. Ce sentiment puissant qui les amena à repousser leurs propres limites dans ces jours sombres pour que l’aube d’une vie pleine de promesses et d’espoir s’ouvre pour nos amoureux. Prenons exemple,  je vous dis ! Une nouvelle ère vient de commencer aujourd’hui ! Soyons uni plus que jamais ! Alors commençons simplement… n’est-ce pas ? ’’

Il invita toute la salle à se lever. ‘’Si quelqu’un dans cette salle s’oppose à cet union, qu’il ou elle le dise maintenant !’’ dit-il scrutant la salle. Personne ? Hum ? L’elfe chevalier juste à côté de son frère ? Ah non, elle croque une pomme et avait l’air bonne à part ça ! Cela lui donnait un peu faim d’ailleurs. Allons, finissons la cérémonie, le banquet est proche ! Dylan ? Range ton envie de bruler le mobilier ! ‘’Non personne ? PARFAIT !’’

Justice tout sourire invita les deux à se faire face et se prendre par la main pour réciter leurs vœux. Il invita par la suite  le témoin à apporter les alliances pour procéder à l’échange mutuel. ‘’Soren… Douhbée... Par les pouvoirs royaux qui me sont conférés, Je vous déclare à cet instant mari et femme. ’’ Il regarda Vigie avec le sourire. ‘’C’est le temps-là, tu peux l’embrasser maintenant. ’’
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Mar 1 Nov - 13:32

Un tintamarre aurait pu traverser la cérémonie que Douhbée ne s’en serait probablement même pas rendu compte. En fait, tout ce qui se passait à l’extérieur du très limité périmètre entourant Soren lui semblait inexistant, et même la voix de Caius, scandant «par les liens sacrés du mariage», lui semblait lointaine. Seule la main du phéryxian, caressant doucement la sienne, semblait réellement ancrée dans la réalité, de sortes que la pardusse ne remarqua rien du temps d’hésitation du célébrant. Le sourire amusé qu’elle afficha soudainement pouvait donc tout autant être rattaché au commentaire de Caius sur la supposée «simplicité» de leurs noces que sur le contact visuel des deux amoureux, sûr et fixe malgré le voile qui obstruait à chacun la vision des yeux dorés de leur vis-à-vis. La jeune femme rompit le contact en entendant Justice parler de famille, tournant la tête vers les invités. Ils avaient parlé d’une union simple, oui, devant la famille seulement. Mais c’était bel et bien leur famille.

L’Ordre était constitué de frères et sœurs d’armes. Les membres de la Royauté, tous à leur façon, représentaient la raison d’être de cet Ordre, et même si chacun d’entre eux n’avaient pas spécialement accompagné l’un ou l’autre des époux dans leur vie, ils l’avaient tous fait indirectement. Le Château en entier était leur famille, du Roi interim jusqu’au boulanger. Au fil du discours de Caius, Douhbée chercha à croiser les yeux de tous ceux à qui elle avait l’impression que ce message s’adressait. Regina et Miya, sa vraie famille, pour ses joies et ses bonheurs, mais pour toute sa vie aussi. Colombe Courage et Aemi Tempérence, dans les peurs et dans les épreuves difficiles, Lachëln dans le plus grand des doutes. Ironiquement, son regard survola rapidement Isil, pour les faiblesses, mais elle s’assura de n’en rien laisser paraître, faisant comme si elle ne l’avait pas remarquée. Sa faiblesse? Plus pour bien longtemps, c’était elle que Vigie allait épouser.

Douhbée rapporta son attention du Soren. Que leur amour avait traversé des jours sombres, ça oui, ça n’avait pas toujours été facile. Les peurs de la pardusse et les épreuves de la Chevalerie avaient tantôt essayé de les séparer, puis le destin avait essayé de s’en mêler aussi, mais au final, ils étaient encore là, tous les deux. Tous les trois. Une souffle chatouilla son estomac et la fit sourire au moment où Caius parlait d’une nouvelle ère. Celle-ci commencerait avec leur fille.

Non, en fait, ça commençait avec elle. C’était son tour? Caius attendait que les époux échangent leurs vœux, et alors qu’elle aurait dû avoir l’estomac complètement retourné et paniquer à l’idée de parler devant tout ce monde… Il semblait qu’elle avait déjà oublié leur présence, ne pensant plus qu’à celle dans son ventre. C’était peut-être elle, aussi, qui lui donnait son audace. Sa voix était certes affaiblie pas l’émotion, mais pas par la nervosité. D’ailleurs… n’étaient-ils pas à nouveau tous seuls? Il semblait à nouveau à Douhbée que rien d’autre n’existait que lui.

-Moi, Douhbée, je te prends Soren pour époux, d’aujourd’hui jusqu’à notre dernier jour. Je te jure de toujours t’aimer et te soutenir, au travers des grandes victoires comme des difficultés que la vie nous réserve, car c’est toujours ensemble qu’on est les plus forts. Ma confiance, ma loyauté et ma fidélité sont tiens tant que le soleil se lèvera à l’est pour se coucher à l’ouest, et mon oreille attentive sera toujours prête à entendre ce que tu as à me dire, et même ce que tu ne parviendras pas à dire. Je me donne entièrement à toi en toute quiétude, car je sais que tu seras le plus attentionné des maris, compréhensif et patient, juste comme j’en ai besoin. Et tu feras aussi le plus merveilleux des pères pour ta fille, j’en suis convaincue, pour les mêmes raisons, souffla-t-elle en libérant une de ses mains de l'étreinte de Vigie pour la poser sur son ventre, où s'animait un petit être désireux d'être connu.

Ce qui était important à se rappeler, à cet instant précis… c’était que Douhbée avait oublié qu’il y avait des gens. Ce n’était pas supposé être correct, d’être enceinte avant le mariage? Onw… Oups. Peut-être allait-elle rougir lorsqu’elle se rendrait compte de sa bévue, mais pour l’instant, toute son attention était sur son époux. Elle eut quand même l’éclair d’une petite pensée pour Miya, si fière de protéger le nom du Clan des Lynx, qui lui rabattait déjà les oreilles avec leur futur descendance des années plus tôt.

***[Miya]Y a une nouvelle membre du Clan des lynx qui nous rejoindra bientôt, ma sœur.***

Il ne restait plus qu’à Soren de parler, s’il réussissait à rassembler ses idées après cette annonce plutôt… imprévue. Puis, les bagues, et enfin, elle pourrait l’embrasser, ce que ça la démangeait depuis qu’elle l’avait vu, dans son fier costume! C’était à savoir si elle arriverait jamais à se détacher de ses lèvres lorsqu’elle y aurait finalement accès.

[Je vais pas prendre en compte la fin du RP de Caius pour que tu puisses y aller avec ta réaction haha, alors hésite pas à faire bouger Douhbée après.]

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Vigie
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Ven 4 Nov - 13:33

Un sourire flottait sur ses lèvres alors qu’il ne pouvait détacher son regard de sa bien-aimée, qui elle, prenait enfin conscience de tous les gens qui étaient venus soutenir leur alliance. Elle était si… belle. Il en avait presque le souffle coupé. Du coin de l’œil, il regarda son écuyère aux côtés d’Ailis qui observait la scène, tout sourire! En fait, il eut même l’impression qu’elle allait pleurer. Tiens, tiens? Une once de sensibilité pour la petite pardusse? Il ne manquerait pas de la taquiner sur le sujet. Comme s’il sortait également sa tête de son nuage, il remarqua enfin que la princesse Temperance était debout juste derrière Douhbée, faisant office de damoiselle d’honneur et de témoin pour la chevalière nouvellement adoubée. Vigie la connaissait très peu, mais l’aimait déjà. Elle lui esquissa un sourire puis le discours du prince Caius fut entamé.

Soren tourna la tête vers celui-ci et écouta attentivement les paroles que Justice avait spécialement préparées pour l’occasion. Il ne put s’empêcher de glousser à la mention du vin de chapelle. Il avait raison. Ils faisaient tous – à leur façon – partie de leur famille et le pheryxian était totalement honoré de les voir ainsi présents. Les paroles du prince furent vraiment touchantes et le chevalier esquissa un sourire ému par ces propos élogieux. Le sermon qu’il récita était d’une justesse incroyable et il espérait honnêtement qu’il saurait inspirer les autres personnes présentes dans la salle. Une nouvelle ère, hein? Il l’espérait. Une époque plus belle, plus sereine, et beaucoup moins empreinte de guerres et de batailles. Enfin, c’était un beau rêve tout ça. Caius invita les gens à se lever, puis posa la question fatidique. Devant le silence de l’assemblée, il invita les époux à échanger leurs vœux, commençant par Douhbée.

Vigie planta son regard dans les iris dorés de sa future épouse et s’abreuva de ses paroles. Les yeux de Soren s’embrumèrent de larmes sous l’émotion du moment et il dût même regarder le sol un instant pour reprendre contenance. Bon sang qu’il l’aimait. Il releva la tête et se concentra sur les propos de Douhbée, quand son sourire se mua en expression de surprise. Que… quoi?! Elle guida sa main jusqu’à son ventre et Soren comprit immédiatement. La vision… Déjà? « Tu es sérieuse? » Souffla-t-il, incrédule. Il ne pouvait détacher son regard de la pardusse et il sentait, non loin d’eux, Miya qui trépignait sur place, visiblement surexcitée par l’annonce. Elle fut rapidement imitée par Ailis et des expressions de joie se firent entendre, bientôt appuyées par des applaudissements. Il ne savait pas quoi dire! Il avait envie de lui sauter dans les bras, mais il devait se rappeler qu’il était devant tout le monde… en pleine cérémonie!

C’était à son tour? Comment allait-il pouvoir dire quelque chose de potable après ça?

- Je… je ne sais plus quoi dire, souffla-t-il en gloussant, les yeux toujours remplis de larmes qui refusaient tout de même de couler. Surtout pas après une telle annonce. Il jeta un coup d’œil à Lys qui lui fit signe d’enchaîner, non sans esquisser un sourire. Bon heu, je me lance. Moi, Soren, je te prends Douhbée pour épouse, aujourd’hui et jusqu’à notre dernier souffle. Je te promets fidélité et je jure de t’aimer et de te protéger jusqu’à la fin de mes jours et bien au-delà. Je promets devant tous d’être celui sur qui tu pourras t’appuyer et qui t’offriras réconfort dans les moments difficiles à venir, comme tous ceux que nous avons vécus jusqu’à présent. Je jure de t’aimer comme un fou et de te compléter dans les durs moments comme dans les meilleurs. Je jure de toujours faire preuve d’honnêteté, de franchise et d’avoir une confiance infinie en toi. Je me donne entièrement à toi avec le plus immense des bonheurs, car je sais que personne dans ce bas monde ne peut m’aimer et m’épauler avec autant de force que toi. Je suis convaincu que tu feras la meilleure des épouses et n’ai aucun doute quant au bonheur que tu m’apporteras en mettant au monde notre premier enfant, fruit de notre amour. Je suis impatient d’entamer cette nouvelle vie avec toi, car il n’y a rien qui ne me rende plus heureux que de t’imaginer à mes côtés, jusqu’à la fin des temps. Je t’aime Douhbée.

Lyslo s’avança avec les alliances et les remit aux époux qui effectuèrent l’échange. La déclaration fut enfin faite et Vigie regardait Douhbée avec la poitrine immensément gonflée de fierté. La voix amusée de Caius retentit, tirant le chevalier immaculé de sa rêverie. « Oh, oui! Pardon! » S’exclama-t-il avant de s’avancer doucement vers sa femme pour déposer un baiser amoureux sur ses lèvres. Les cris de joie retentirent et Soren ne put s’empêcher de la serrer si fort contre lui et de la balancer vers l’arrière en gloussant légèrement. « Tu es sérieuse? » Chuchota-t-il pour elle. « Tu portes vraiment notre fille? Oh bon sang que je t’aime! ».

Il la redressa et les serviteurs vinrent annoncer que la salle de réception était prête et invitèrent tout le monde à aller festoyer. Les témoins signèrent le registre malgré l’excitation palpable des invités qui désiraient fêter comme jamais. Miya ouvrit le chemin en jetant les pétales partout à grandes poignées avec beaucoup trop d’entrain, puis les époux la suivirent. Par la suite, ce fut au tour d’Ailis qui soulevait la traîne de la mariée, puis Lyslo ainsi qu’Aemi et tous les autres. Ils arrivèrent enfin en vue de la somptueuse salle de réception où trônait un buffet surprenant tout au fond. Toute l’équipe de la cuisine s’était donné à fond pour l’événement et Vigie eut la poitrine gonflée de bonheur. Il se pencha pour embrasser Douhbée et l’attira à sa suite jusqu’à la table d’honneur où siègeraient les époux, ainsi que les sœurs de la mariée et les deux témoins. Que la fête commence!

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Douhbée
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Dim 6 Nov - 21:15

Il fallu les chuchotements des gens et leurs applaudissements pour que Douhbée se rappelle finalement qu’elle venait d’annoncer sa grossesse non seulement à son époux et sa petite sœur… mais à… au moins la moitié des habitants du Château. La jeune femme se maudit intérieurement, rougissant sans oser regarder l’expression des invités, ayant peur de ce qu’elle allait y lire. De toute façon, la surprise de Soren était bien plus agréable à regarder. Elle eut quand même la chance d’entendre quelques propos, de son oreille fine de féline, qui n’étaient pas terriblement négatifs comme elle l’avait craint. En fait, il semblait que personne ne les jugeait pour ce qui aurait du être considéré comme… un accident de parcours. Au contraire, comme l’avait dit Caius, c’était le début d’une nouvelle ère, et on ne pouvait que se réjouir. Bon, ce n’était pas comme si la relation des deux Chevaliers hors mariage était totalement secrète non plus…

Vigie avoua, le regard humide, ne plus savoir quoi dire après cette déclaration, ce qui fit rire Douhbée, dont les yeux dorés étaient identiques aux siens également. Elle retenait se secret depuis à peine une semaine, et pourtant, il lui avait tant pesé de le lui dire, partager ce bonheur immense avec lui. Ils le méritaient bien, tous les deux, et elle avait la nette impression que, cette fois-ci, rien ne viendrait ternir leur joie. C’était peut-être juste ça qu’il leur fallait pour oublier leur douloureux passé, les souvenirs atroces de la dernière année (et bien avant, pour la jeune femme). Une âme pure qui grandirait entre eux deux, prenant toute leur énergie mais surtout leurs pensées. C’était peut-être juste ça qui guérirait Soren, après tout. Elle l’avait vu dans sa vision, non? Libre de ses souffrances… C’était une nouvelle ère, Caius l’avait dit, mais il ignorait à quel point!

Déjà, ce bonheur perpétuel que leur promettait l’enfant à naître semblait faire effet dans le cœur et l’âme de Soren, lorsqu’il énonça ses vœux d’uns voix où l’émotion était évidence. Crispée, les mains de Douhbée dans les siennes se convulsèrent à de nombreuses reprises, signe de sa très difficile retenue à l’embrasser immédiatement, portée qu’elle était par sa démonstration d’amour. Certains moments la virent sourire, d’autres rougir, et elle cru être incapable de s’empêcher de pleurer à un autre, ce qui n’arriva heureusement par car il conclut sur un simple «Je t’aime». En fait, c’était ce qui était le plus important à retenir de tout cela, non? La pardusse avait les mains moites et tremblantes lorsque vint le temps d’échanger les bagues, si bien qu’elle se demanda si elle arriverait à viser correctement l’annulaire, mais aucune hésitation embarrassante ne lui arriva finalement, et après un petit moment d’absence de Vigie, trop bousculé par ses émotions, le phéryxian lui dégagea finalement le visage pour l’embrasser, dévoilant toute la rougeur de ses joues «tomates» à ceux qui ne l’avaient pas encore remarqué. Décidée qu’il ne la lâche pas de si tôt, la jeune femme glissa ses doigts dans les cheveux immaculés de son époux, cherchant à prolonger le baiser qui marquait le début… de la nouvelle ère.

Bientôt, le teint de Douhbée passa de tomate à pourpre, le sang lui montant d’avantage au visage lorsque Soren la fit basculer adns un baiser étonnement langoureux, attirant l’amusement et les applaudissements des invités, mais surtout la surprise de la Pardusse. Avant de la relever, le phéryxian profita de la confusion pour lui demander, dans un chuchotement à son oreille, si elle était sérieuse.

-Crois-tu vraiment que j’aurais dit ça devant tout le monde, si ce n’était pas le cas? lui répliqua-t-elle sur le même ton, amusée.

C’est bras dessus bras dessous qu’ils suivirent Miya vers la salle à manger, Ailis, Lyslo et Aemi sur les talons, où les attendaient un buffet digne des plus grandes célébrations. Depuis quand est-ce que les Chevaliers avaient le droit à des festins de Rois? Une nouvelle ère, hein? La fin de Marian en avait attristé plus d’un, Douhbée la première, blessée de n’avoir pu sauver la Reine, bien qu’elle eut sauvée la fille. Mais il était temps de passer à autre chose, mettre la peine de côté pour penser à l’avenir d’Alombria. Et ça commençait avec des réjouissances, le temps de deuil étant terminé.

Douhbée se laissa presque tomber sur sa chaise, réalisant enfin que son corps était animé de soubresauts d’excitation, que son cœur palpitait furieusement et qu’elle avait perdu le contrôle de ses mains. D’ailleurs, son estomac était tellement noué qu’elle se demandait bien comment elle arriverait à ingurgiter la moindre bouchée de ce qu’on venait de lui servir. Heureusement, son teint avait commencé à reprendre son bronze habituel, sinon on aurait pu commencer à craindre pour sa santé!

-Je crois que je ne le réalise pas encore, moi non plus… soupira-t-elle, bien que ce n’était pas clair si elle parlait du mariage, de l’enfant ou du festin. Caius n’avait pas tord, Soren. Le début d’une nouvelle ère, je ne t’ai jamais vu aussi heureux depuis ton retour. Ou en général, tout simplement. Et moi aussi, je n’ai jamais été aussi heureuse. À nous deux, et à Alombria, c’est le début de quelque chose de plus doux. souffla-t-elle en levant sa flute de champagne vers son mari, bientôt imitée par bon nombres des convives, bien que nul autre que Vigie ne pouvait avoir entendu ce qu’elle venait de dire. À l’amour et au bonheur, en attendant que la guerre et le malheur frappe à nouveau à leurs portes…

Parce qu’il ne fallait pas se leurrer, tout de même. Cette paix n’était que temporaire, et Douhbée était bien placée pour le savoir. Vigie aussi, n’était-ce pas lui qui avait rapporté la nouvelle d’une invasion imminente? La jeune femme caressa à nouveau son ventre encore plat, se demandant tristement si son enfant verrait un jour la paix sur Enkidiev. Et se résolu à manger du bout des lèvres, remarquant qu’elle était la seule à ne pas avoir commencé.
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Vigie
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Ven 18 Nov - 16:29

Il marchait en direction de la table d’honneur, sa femme à son bras. Cette simple appellation le faisait sourire, puisqu’il réalisait encore à peine que leur union s’était enfin concrétisée. Vigie contourna la table vers l’arrière puis tira le siège de son épouse qui prit place. Le chevalier eut du mal cacher son amusement alors que la pardusse s’affalait sur la chaise qu’il poussait délicatement derrière elle. Il vint ensuite prendre place à ses côtés pendant que les autres convives du cortège nuptial venaient les rejoindre à la grande tablée. Vigie se pencha vers Douhbée avec un sourire aux lèvres.

- Je n’arrive pas à croire tout ce qui nous arrive présentement, fit-il en camouflant mal son excitation. Une flûte de champagne fut déposée devant lui et il y glissa les doigts avec sourire en coin. Une ère nouvelle? J’en suis persuadé. Et tu sais… je ne crois pas avoir déjà été aussi heureux, sérieusement. Si seulement ma mère avait pu être là… Et toute sa famille en fait. Maintenant qu’il le réalisait, il remarqua que son père et ses frères manquaient à l’appel. Peut-être avaient-ils eu des empêchements? Dans tous les cas, il ne laisserait pas cette absence tarir son humeur, même si un léger pincement au cœur se fit sentir.

Douhbée leva sa flûte de champagne et fut rapidement imitée par tout le monde, y compris son nouvel époux. Ils trinquèrent à l’amour, au bonheur, à la paix et à l’espoir d’un monde meilleur. Les deux amoureux tintèrent leurs flûtes ensemble puis tous purent goûter au sublime champagne qu’on leur avait servi. Les serviteurs commencèrent à faire leur travail en remplissant les assiettes de tous les convives tout en commençant par la table d’honneur. Le service se fit plutôt rapidement et Vigie profita d’un petit moment pour se pencher sur Lyslo qui était assis à sa droite.

- Merci d’avoir accepté d’être mon garçon d’honneur et témoin, Lys, dit-il un sourire aux lèvres. Ta présence m’a permis de garder les pieds sur terre et de ne pas paniquer! Il gloussa ensuite. Oh, Los y était pour beaucoup aussi! Je suis sûr qu’il se serait fait un plaisir de me secouer comme un prunier si je m’étais laissé emporter par l’angoisse!

Il trinqua avec son compagnon d’armes, puis entama son repas. C’était franchement succulent! La pièce bœuf était terriblement tendre, sans parler de la déclinaison de champignons et des légumes grillés à souhait. Du coin de l’œil, il remarqua que Douhbée picorait dans son assiette. Elle semblait aux prises dans ses pensées alors que sa main fébrile caressait son abdomen. Doucement, Vigie glissa ses doigts sur son bras afin d’attirer son attention, puis esquissa un sourire.

- Tu n’aimes pas la nourriture? Demanda-t-il en la voyant farfouiller dans son assiette. Voyant qu’il se trompait, il se mit à glousser en terminant sa coupe de champagne d’un trait, son verre étant ensuite changé pour du vin. Tu penses à notre enfant, hein? Tu as pensé à des noms? Après tout, nous savons déjà qu’il s’agit d’une fille!

Prenant sa coupe de vin, Soren porta son verre à ses lèvres. Il ne savait pas si c’était le stress de la journée où l’émotion du moment, mais le liquide alcoolisé rentrait beaucoup trop bien. Il devait faire attention : ce n’était pas le moment de perdre la tête! En même temps… n’était-ce pas une journée de festivité? Ouvrant la bouche, il voulut proposer des choix de prénoms quand un tintement strident se fit entendre. Tournant son regard d’or fondu sur la foule, il repéra très rapidement Losly frappait doucement son verre de sa cuillère, un sourire hilare aux lèvres. Il fut rapidement imité par l’assemblée, les bruits clairs étant rapidement accompagnés d’exclamations d’encouragement Le chevalier immaculé éclata de rire, puis se releva en tendant la main à son épouse pour qu’elle en fasse de même. Dire que, quelques années plus tôt, le semi-incube s’amusait à le mettre dans des situations embarrassantes en lien avec Douhbée simplement pour le plaisir de le torturer! Comme le voulait la tradition, il enlaça son amoureuse et la balança vers l’arrière avant de capturer sa bouche avec ses lèvres amoureuses sous les cris de joie des convives.

Le couple reprit place sur leurs sièges alors que tous recommençaient à manger.

- J’aime les noms doux. Floraux même. Tu en penses quoi? Jacinthe? Pétunia? Camélia? Capucine? Azalée? Marguerite? Non attends, j’ai mieux! Églantine! En voyant la grimace que venait d’esquisser la chevalière, Vigie éclata de rire. Églantine, quel nom ridicule! Rose?

Oh, il tenait peut-être quelque chose, puisqu’il avait vu une étincelle au fond du regard doré la maman de sa future fille. Il voulut renchérir sur le sujet quand l’un des convives réclama à voix haute un discours de la part des fêtés. Dans toute sa grandeur d’âme, Vigie laissa la parole à sa femme, portant son verre de vin rouge à ses lèvres.

Spoiler:
 
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Nata
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Mar 6 Déc - 20:36

Nata réalisa que Douhbée ne voulait pas faire de discours et profita de son hésitation pour se lever et faire sa petite annonce. Pour être honnête, c’était la seule raison de sa présence au mariage car ces derniers la déprimaient désormais. Cependant, elle s’était attachée à Douhbée et avait tété émue par l’amour du couple qui avait dût supporter tant d’épreuves. Et maintenant, ils allaient former une famille… La première histoire digne d’un conte de fée d’Alombria !

« Si vous me permettez, j’aurais un cadeau pour les mariés ! » Lâchant le bras de Dylan, elle se leva et s’approcha de la table où les deux chevaliers étaient installés. Elle leur montra une clé et se tourna pour la montrer aux invités aussi.  « C’est la clé d’une des fermes que je possède, juste un peu en retrait de la vile : C’est un cadeau pour vous et votre fille. Un cadeau de moi, mais aussi de la couronne d’Alombria pour vos sacrifices et vos loyaux services.  Je vous souhaite tout le bonheur du monde et j’espère que cette maison deviendra votre foyer et que vous y élèverez tous vos futurs enfants. »

Une servante apparut pour leur donner un parchemin passant la propriété de la ferme de la Princesse H. Renata aux Chevaliers Vigie et Douhbée. Le tout s’était rapidement, l’avantage d’avoir un frère juge, vous dirait la guérisseuse. Elle retourna s'assoeir pendant que les invités tapaient à nouveau sur leur verre pour demander que les mariés s'embrassent. Après tout, ils étaient tous là pour célébrer leur amour.

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Douhbée
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MessageSujet: Re: Je vous déclare Mari et Femme [Libre]   Ven 16 Déc - 17:17

Douhbée profita de l’instant d’accalmie pendant lequel on lui servait son repas et où son mari discutait avec Lyslo pour fermer les yeux et essayer de se calmer. Les hormones et les nerfs se combinaient pour la faire chavirer, entre le bonheur et l’angoisse. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser au monde terrible et en guerre dans lequel son enfant allait naître, bien qu’entourée de parents merveilleusement amoureux. La paix, si précaire, lui semblait de plus en plus anodine devant le danger qui les attendait, et même l’effluve savoureux du repas qu’on posa devant elle n’arrivait pas à chasser ses sombres pensées. Caius avait parlé d’une nouvelle ère, et la pardusse aurait aimé que ce soit le cas, que cette journée parfaite soit le début d’une belle vie confortable, mais il ne fallait pas se leurrer.

Un peu dans la lune, Douhbée agitait la nourriture, pourtant appétissante, dans son assiette, partagée entre l’idée de combler ses papilles gustatives et son estomac noué par la nervosité qui ne s’était pas encore relâché depuis son annonce… un peu particulière. Soren ne manqua pas de le remarquer, la sortant de sa rêverie, s’inquiétant qu’elle ne trouvait pas la nourriture à son goût. La jeune femme sourit en hochant négativement la tête, et se força à engouffrer un légume dans sa bouche, qui passa difficilement dans sa gorge serrée. Effectivement, elle était en train de penser à leur fille, mais pas à son futur nom! La pardusse s’accrocha rapidement à cette perche, lui permettant de revenir à l’instant présent, en se demandant, effectivement, comment ils pouvaient bien appeler leur enfant à naître! C’est qu’elle ne s’était pas entendue utiliser un prénom quelconque pendant sa vision.

Le tintement d’une cuillère contre une coupe obligea Douhbée à abandonner sa réflexion, alors que le sous-chef des Chevaliers lançait ce qui devint un tintamarre en l’espoir d’un baiser des époux. La pardusse s’empourpra sous les regards qui s’étaient encore tournés vers elle, mais tandis la main à Soren, bonne joueuse, et ne le regretta point, savourant, avec un plaisir qui lui remit l’estomac à l’endroit, ce baiser fougueusement inattendu. Le spectacle plaisait certainement aux invités, mais jamais autant qu’à la mariée! Elle avait encore chaud en se rassoyant, mais souriait avec plus de naturel, et la seconde bouchée de nourriture ne se coinça pas dans sa gorge.

Comme elle n’avait jamais pris le temps de penser aux noms qu’elle voudrait donner à ses enfants, Douhbée n’avait aucune idée en tête, ayant toute sa vie crut qu’elle ne procréerait pas. Aussi, n’importe laquelle des idées de Soren, sauf «Églantine» qui la fit grimacer, lui aurait plu, ce n’était pas comme si elle était particulièrement difficile! Et puis, n’était-ce pas un plutôt bonne idée, un nom de fleur? Un joli clin d’œil que cela ferait à la tante de cette enfant… Oh, Miya adorait les fleurs, elle adorerait donc sa nièce, non?

-Rose… ça me plait celui-là, plus que les autres, s’empressa de préciser Douhbée, bien que c’était certainement inutile, puisque son regard avait parlé pour elle lorsqu’elle avait entendu la proposition. Primrose, peut-être, tu aimerais ça?

La jeune femme n’eut pas le temps d’entendre la réponse de Soren sur sa proposition, alors que les convives se faisaient à nouveau bruyant, voulant que les mariés leurs fassent un discours. Les yeux écarquillés, n’ayant rien préparé du tout à dire (outre ses vœux, bien sûr, mais elle n’allait pas répéter, si?) Douhbée dévisagea son époux, qui semblait se débarasser de la tâche en portant son verre à ses lèvres. Oh, le traître! Il savait comme elle détestait être le centre de l’attention en plus! Enfin bon, ce n’était pas comme s’il était le plus grand orateur de l’Ordre lui non plus… Se mordant les lèvres, la pardusse jeta un air exaspéré aux convives, se demandant ce qu’elle pourrait bien leur dire outre un banal « merci d’être tous là, je vous aime et bon appétit!» et c’est à cet instant qu’elle croisa le regard de sa nouvelle amie, Nata. C’était elle qui lui avait appris sa grossesse, avec à peu près autant de délicatesse que Douhbée elle-même avait fait preuve envers son mari.

La Chevalier soupira de soulagement en voyant une lueur amusée dans le regard de Nata, alors qu’elle se levait pour voler le spectacle. Tant mieux! Douhbée aurait donné n’importe quoi pour ne pas avoir à faire un fichu discours! La Magicienne enseignante déclara avoir un cadeau pour eux, emballant les convives qui en oublièrent bientôt leur première demande. En acceptant la clé, de belle fabrication, la pardusse se demanda ce qu’elle pouvait bien ouvrir. Peut-être un beau coffre de bois pour ranger leurs effets? Ou une boîte à bijoux? Après tout, elle en avait désormais deux, il lui faudrait les ranger quelque part!

Douhbée écarquilla alors à nouveau les yeux, hébétée, lorsque Nata leur appris, tout bonnement comme on parle de la météo (à son habitude), qu’il s’agissait d’une ferme lui appartenant, et qu’elle le leur donnait pour qu’ils puissent élever leur famille. Bouche bée, la pardusse voulut protester, ne comprenant pas comment on pouvait simplement leur donner une maison comme cadeau de noces, mais Nata ne lui en donna pas la chance. Le parchemin leur passait déjà sous le nez, la propriété était à eux, et ils n’avaient rien à y redire!

-Je ne sais pas quoi dire… bredouilla Douhbée, réellement troublée par tant de générosité, alors que Charity retournait s’asseoir. Nous t’enterons d’honorer cette maison avec beaucoup d’amour, je le promets, affirma-t-elle, ce qui motiva les invités à leur demander un nouveau baiser, à grands renforts de couverts, ce qu’ils firent sans rechigner, car un tel bonheur ne pouvait que s’exprimer ainsi, n’est-ce pas?

Le reste du souper se déroula dans les rires, la détente, les discours de quelques proches, et de nombreux baisers. Douhbée s’étonna elle-même de vider son assiette, un coup son estomac redevenu normal, l’enfant en elle réclamait sa part également, alors son appétit était plutôt prononcé. Lorsque tous eurent terminé de manger, les mariés se levèrent pour se diriger vers la piste de danse et ouvrir le bal. Peu importait les yeux posés sur elle, rien n’empêcherait la pardusse de désirer ces bras chauds et réconfortants, dans lesquels elle se blottit en soupirant. Et ce bonheur ne faisait que commencer!
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