Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]

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Zackeriel
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MessageSujet: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Mer 26 Oct - 10:14

Il revenait tranquillement vers Magnolia, toujours bredouille. C’était sa quatrième sortie dans le but de retrouver son compagnon disparu. Saros manquait à l’appel depuis trop longtemps déjà et toute l’équipe de la jardinerie se faisait un sang d’encre pour lui. Agrias était terriblement affectée depuis sa disparition et Capucine était constamment préoccupée. D’autant plus qu’elle avait l’impression d’être inutile puisque son abdomen avait pris énormément d’ampleur ces derniers mois alors que ses symptômes, eux, étaient toujours terriblement présents. Pour sa part, il en avait eu marre de tourner en rond à attendre. Le colosse lui manquait et était probablement l’être qui s’approchait le plus du statut de « meilleur ami » pour le semi-elfe. Et voilà qu’il ratissait tout Shola pour essayer de retrouver la trace de ce grand crétin qui avait osé disparaître sans laisser de traces! Zack se trouvait encore à plusieurs heures à cheval de la jardinerie et songeait à une façon d’annoncer la nouvelle de son échec à Capucine et Agrias. Elles seraient dévastées de savoir qu’il revenait encore seul.

Que s’était-il passé? Pourtant, Saros sortait régulièrement seul. Son périple avait été estimé à deux semaines (et encore, c’était généreux) et pourtant, il avait largement dépassé cette date butoir. Ce n’était pas son genre de manquer à sa parole et de ne donner aucun signe de vie. Il s’était probablement produit un truc. Il avait du mal à imaginer le garde du corps de Capucine vaincu par des brigands; il était beaucoup trop fort et farouche au combat pour ça. Et pourtant, était-ce si impossible? Sinon, Zack savait d’expérience que les pardusses étaient souvent recherchés en tant qu’esclaves pour leur agilité, leur finesse et la subtilité de leurs mouvements… Saros, esclave? C’était absurde… et pourtant pas impossible non plus. Surtout que, dans son cas, il était fort comme un bœuf et serait le candidat parfait pour les travaux forcés. Cette pensée lui fit monter la bile à la bouche. Il se ramollissait visiblement, avec le temps.

La neige craquait sous les sabots de son étalon alezan et une brise froide lui fouetta le visage. Le printemps était arrivé depuis un petit moment, et pourtant, une nouvelle bordée de neige était tombée et la température avait chuté, donnant l’impression d’un retour imminent de l’hiver. C’était le principal souci avec ce changement de saison : le printemps n’était en rien stable et les Enkievs subissaient les affres de son humeur bipolaire. Zack resserra l’encolure en laine de mouton de son manteau à l’aide sa main gantée et rabattit sur sa tête le capuchon de sa cape épaisse couleur forêt. Une buée typique des journées froides fusait de sa bouche et son regard de bronze se perdit sur la vallée enneigée qui s’étendait devant lui. Son cheval s’avança sur le chemin qui s’étalait devant lui, commençant l’ascension d’une colline rocailleuse.

Une fois en haut, le semi-elfe s’émerveillant de la vue prenante qui s’étalait devant lui. Les contrées de Shola étaient réellement superbes, même prises sous cet épais manteau blanc. Son destrier piaffa soudainement, attirant son attention. Des craquements de neige, sur sa gauche. D’instinct, le semi-elfe tourna la tête et vit des silhouettes dans le sous-bois. Les grondements sourds qui montaient à ses oreilles lui confirmèrent sa crainte : des loups. Ils devaient se trouver sur leur territoire de chasse… Flanquant une claque sur le flanc de sa monture, le guerrier lui somma ensuite de détaler à la course. Si tôt faits, les canidés s’élancèrent à sa suite en glapissant et grognant furieusement. Et merde! Il devait les distancer! Les pas lourds de l’équidé martelaient le sol dans une cadence surprenante et le cavalier se pencha vers l’avant, tendu comme un arc. Il talonnait son destrier afin de semer ces prédateurs affamés.

Le cheval entama un tournant serré afin de s’élancer vers la gauche, mais ses sabots martelèrent une plaque de glace qui lui fit perdre pied. La bête chuta vers le sol dans un hennissement de terreur, emmenant son maître avec elle. Dans un réflexe rapide, l’homme blond tendit la main et s’agrippa à une racine afin de stopper sa progression alors que son destrier, lui, eu moins de chance. Le pauvre animal chuta en bas de la colline, roulant dans un tourbillon de neige. Et merde! Zack adorait cet étalon! Une pointe de soulagement se fit néanmoins sentir lorsqu’il le vit, tout en bas, se relever sans trop de peine puis détaler vers la vallée, complètement terrorisé. La neige avait amorti sa chute… mais l’ancien brigand se retrouvait maintenant seul, sans monture. Les grognements des loups se rapprochaient! Il n’avait pas une minute à perdre! Le semi-elfe se redressa sur ses pieds et détala non sans glisser pendant un instant sur cette foutue glace. Il devait trouver un endroit où se mettre à l’abri! La meute approchait à une vitesse surprenante et il n’eut d’autres choix que de grimper à un chêne afin de se mettre hors de portée. Les loups encerclèrent rapidement la base de l’arbre et grondaient en montrant les crocs. Certains bondirent en espérant l’atteindre, mais le jeune homme était trop haut pour eux.

Bon, il devait réfléchir. Dans l’immédiat, il était en sécurité, mais ça ne durerait pas des lustres! Et puis, il faisait foutrement froid, alors il ne pouvait pas rester en altitude indéfiniment! Si ses proximités pouvaient se régénérer d’engelures potentielles, il doutait que son don ne puisse l’empêcher de tomber en hypothermie. Notant une branche cassée qui pendouillait non loin de lui, le guerrier eut une idée. Il s’avança avec précaution sur son perchoir improvisé et tendit la main pour se saisir du bout de bois sec. Il tira un bon coup pour l’arracher de son socle végétal puis revint s’installer en position assise, faisant fi des grondements furieux tout en bas. Il glissa ensuite une main dans la poche de son manteau et sortit une petite boîte d’allumettes. Il savait d’emblée que les animaux craignaient le feu et c’était pour lui la meilleure porte de sortie, sachant pertinemment qu’il devait bouger pour ne pas geler. Il gratta donc l’extrémité du minuscule bâton de bois sur le tronc du chêne et alluma la branche sèche afin qu’elle soit en proie aux flammes. Il lança ensuite l’allumette plus loin dans la neige et attendit une ouverture avant de se jeter au sol. Les loups eurent tôt fait de l’encercler et il brandit la branche enflammée autour de lui pour les faire reculer. Son autre main s’était emparée de son épée, prêt à pourfendre la première créature qui s’approcherait de lui.

L’un des canidés fit mine de vouloir bondir et Zackeriel poussa un cri destiné à l’impressionner, brandissant le feu devant l’animal. Sa lame était levée, pointant la bête et menaçant celle-ci. Un bruit sur sa droite se fit entendre. Par réflexe, il tourna le regard et un loup y vit une ouverture à exploiter. Le guerrier fut toutefois plus rapide qu’attendu. Il se jeta sur le côté et roula dans la neige afin d’éviter une morsure imminente. Il se remit rapidement sur les pieds et avança en grondant vers les bêtes en effectuant de grands arcs de cercle avec la branche enflammée, laissant une traînée lumineuse sur son passage. Les loups s’écartèrent sans toutefois détaler.

- Qui est là!? Tonna-t-il à l’intention de l’être qui s’approchait derrière lui.

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Dernière édition par Zackeriel le Lun 23 Jan - 22:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Lun 31 Oct - 10:34

Cela faisait trois semaines... Saros n'avait pas vu le temps passé. Sur sa monture, en direction de Magnolia, il repensait à son aventure en ayant du mal à y croire. La curiosité l'avait attiré dans un camp de ce qui s’appelait des norrois, et il avait été hypnotisé par le regard de la femme qui l'y avait amené. Ils avaient rapidement fait connaissance, échangeant à travers un interprète, qu'il découvrit plus tard être un esclave avec une meilleure situation que d'autres. Il découvrit, d'ailleurs, qu'il était aussi traité comme un esclave, mais de luxe. On l'appelait souvent « slave » ce qui signifiait esclave. Ça avait été tout un choc lorsqu'il l'avait appris. En interrogeant Randie sur le sujet, elle s'était contentée d'hausser les épaules et de lui dire qu'aux yeux des autres, il lui appartenait, mais qu'elle n'avait nulle intention de lui mettre des chaînes.

Mais lorsqu'il avait parlé de partir... elle avait très mal réagit. Le pardusse s'inquiétait pour ses amis, mais elle avait insisté; il ne pouvait pas partir sans lui briser le coeur et cela le taraudait. Alors il resta. Mais plus les jours passaient, plus il pensait à Capucine qui avait du mal avec sa grossesse. À Agrias qui explorait de plus en plus les environs dans son adolescence toute fraîche. Et à Zackeriel qui devait s'occuper de sa femme en plus de gérer les tâches de l'homme-lion... son côté obsessif le rongeait de l'intérieur. Il devait partir! Mais les nuits étaient chaudes auprès de la tigresse qu'il aimait profondément. Cela s'était passé si vite... ils avaient eu des nuits de passion dont il se souviendrait toute sa vie.

Partagé entre ses sentiments pour Randie et pour Magnolia, il s'éteignait lentement comme une chandelle, jusqu'au jour où le regard triste de la norroise, après une chaude étreinte, l'avait guidé jusqu'à sa monture, et lui avait soufflé qu'elle ne l'oublierait jamais. Il l'avait serrer si fort qu'il l'avait entendu gémir, il avait légèrement relâché sans pour autant la laisser aller. Cette séparation fut l'une des choses les plus douloureuses qu'il eut à faire dans sa vie, mais il se sentait détruit de l'intérieur de ne pas avoir ses protégées à l'oeil. Son obsession avait été plus forte... N'empêche que tout le long du trajet de retour, il n'avait cessé de penser à elle. Avait-il bien fait de partir? La reverrait-il un jour?

Le guerrier fut interrompu dans sa réflexion par... un cheval qui dévalait une colline devant lui. Tout à ses pensées, il n'avait pas entendu le bruit de course plus haut qui était pourtant fort évident. Il partait vers le sud. Saros reste bouche-bée. Puis les bruits de prédateurs plus haut le ramenèrent sur terre. S'il le cheval était en fuite, et sellé, il y avait assurément un cavalier en détresse là-haut... Il laissa sa brave monture où il était et entreprit d'escalader rapidement le monticule de terre et de neige devant lui jusqu'à atteindre le sommet. Il lui fut aisé de repéré l'attroupement à l'aide des halètements et du cri qui résonna. Accélérant le pas, le pardusse vit soudain une silhouette qui tentait de repousser une meute de loup. La saison avait du être rude pour qu'ils s'attaquent à un homme sur sa monture! Et maintenant que la monture n'était plus là...

La voix qui demanda à savoir qui était là, il la reconnaîtrait entre mille. Zackeriel! Que faisait-il ici à se battre avec des loups alors que sa femme devait se mourir d'angoisse dans sa grossesse! Avançant, les loups repérèrent sa présence et certains se tournèrent vers lui. Prenant une grande inspiration, l'homme-lion poussa un puissant rugissement digne de la bête qu'il représentait. Il dégaina son épée et accéléra encore le pas. Les bêtes reculèrent, intimidées par le feu et le nouvel adversaire qui semblait colossal. Un loup le chargea et il lui trancha la tête d'un coup sec après l'avoir jeté au sol d'un mouvement sec. Les loups glapirent et s'enfuirent. Le laissant seul avec son ami qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs semaines.

« Zackerriel! » fit Saros, ravi de le retrouvé. Tout sourire, il avança vers lui, mais s'immobilisa en voyant l'expression courroucé du jeune homme. Qu'y avait-il? Il ne comprenait pas... « J'ai vu ton élalon s'enfuirr plus loin. Je suis sûrr que Muirre pourrra nous amener à lui sans prroblème. » ajouta-t-il, pensant qu'il s'inquiétait pour sa monture. Mais cela ne semblait pas être le cas. Alors il se tut, baissant les bras sans comprendre ce qu'il se passait.
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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Jeu 3 Nov - 11:28

La mâchoire serrée et le regard sévère, Zack continuait de brandir sa torche pour éloigner les bêtes, son poing étant toujours serré sur le manche de son épée. Si sa situation n’augurait rien de bon, il était hors de question qu’il se laisse abattre sans opposer une farouche résistance. Il n’avait pas survécu jusqu’ici pour se faire massacrer par de simples bêtes, pas vrai? Son regard airain scrutait les canidés qui commençaient à l’entourer et il pivota sur lui-même avec rapidité. Après un instant, certains prédateurs se retournèrent, ayant également flairé la présence de l’inconnu et le semi-elfe espéra qu’il ne s’agissait pas d’un ennemi! C’est qu’il en avait déjà plein les bras, actuellement!

Un puissant rugissement fusa dans l’air et, immédiatement, le semi-elfe reconnut là le signe précurseur de la présence de son compagnon qu’il cherchait depuis belles lurettes maintenant. L’homme lion jaillit du boisé et chargea les bêtes, son énorme épée trônant dans sa main. Les loups sursautèrent et semblèrent réévaluer la situation. L’un d’entre eux – plus téméraire que les autres – chargea le nouveau venu qui le renversa avec une facilité effarante et lui trancha net la tête. Le reste de la meute déguerpit sans demander son reste, préférant partir en quête de proies moins dangereuses.

Zack se détendit enfin. Il tenait sa torche improvisée bien en vue et plongea son regard vers le nouveau venu, éclipsant les dernières miettes de doute quant à son identité. Le grand crétin semblait ravi de le voir et prononça son nom en roulant ses « r » comme il avait l’habitude de le faire. Toutefois, le semi-elfe se contentait d’afficher un air semi-blasé, semi-courroucé. La confusion se glissa aisément sur les traits du colosse qui déclara avoir vu l’étalon de son compagnon et qu’il pourrait le lui ramener sans problème grâce à son propre percheron. Le guerrier gardait le silence, déchiré entre l’envie de l’invectiver et le bonheur de l’avoir retrouvé.

- Tu n’es qu’un crétin.

Il avait prononcé ses paroles d’un ton neutre. Visiblement, l’homme lion fut pris au dépourvu et un immense malaise pouvait maintenant se lire sur ses traits. Le semi-elfe rangea sa lame et se pinça l’arête du nez entre ses sourcils, signe de son irritation bien présente. Saros bredouilla quelques paroles, visiblement confus quant à la situation actuelle et l’ancien brigand éclata.

- As-tu la moindre idée de combien de temps j’ai mis à te chercher?!! Tonna-t-il. J’ai ratissé une bonne partie du pays simplement dans le but de te retrouver! Tu étais où, merde!! Disparu! Agrias est complètement déprimée par ton départ et Capucine est morte d’inquiétude! Il frappa avec force l’épaule gauche du pardusse de son poing. Et moi? Je croyais que tu étais prisonnier quelque part ou pire encore, qu’on t’avait tué! Bon sang! Je croyais devoir annoncer une mauvaise nouvelle à mon retour en Magnolia…

Il prit une grande inspiration, les yeux fermés, tendant de retrouver son calme. Il pouvait sentir l’expression piteuse du grand gaillard, mais il était encore trop fâché pour être attendrit. Rouvrant à nouveau ses yeux couleur bronze, il scruta son compagnon qui, au moins, ne semblait pas blessé de sa mystérieuse disparition.

- Ne me refait plus jamais ça, Saros, déclara-t-il d’un ton plus calme. Tu m’as flanqué une de ses frousses.

Son compagnon semblait comprendre à quel point le semi-elfe s’était inquiété pour lui. Ce fut plus fort que lui, Zack fit une accolade au guerrier, parce que somme toute, il était vraiment heureux de le retrouver. Heureux et soulagé, surtout. Évidemment, l’étreinte du grand lion était beaucoup plus démonstrative que la sienne et que fils du duc de Shola ne put s’empêcher de grimacer. Encore une fois, il eut cette nette impression que ses os avaient craqué un à un. Mais bon, pouvait-il vraiment changer le colosse? L’homme blond se recula enfin, puis flanqua une claque amicale dans le dos de son compagnon. Il était grand temps qu’ils reviennent, il commençait à être frigorifié. Malheureusement pour lui, ils étaient encore assez loin de la jardinerie et le soleil commençait à se coucher à l’horizon, plongeant la vallée dans une obscurité graduelle.

- Tu dis que tu as vu Figaro plus loin? Demanda-t-il à son compagnon, faisant allusion à son étalon. Allons le récupérer, j’en ai besoin et puis, Capu m’en voudrait si je le laissais aller. Après tout, la bête était brave, fidèle et fonceuse. L’un des seuls mâles que possédait la jardinerie, d’ailleurs, outre la monture de Saros.

Le duo regagnèrent le chemin de neige battu et entreprirent de descendre la colline, prenant bien garde de ne pas glisser au passage. La neige craquait sous leurs pas et avec le coucher du soleil, la température baissa encore d’un cran. Heureusement, le tapis blanc rendait leur balade un peu difficile, ce qui les empêchait de geler vu les efforts qu’ils déployaient pour progresser.

- Alors, honnêtement, tu étais où? Demanda-t-il au pardusse. Ton voyage n’aurait jamais dû durer aussi longtemps et pourtant, tu n’es pas du genre à t’éterniser. Forcément, il s’est passé un truc.

La torche brandie, le guerrier illuminait leur passage puisque la luminosité ambiante diminuait à chaque minute. Heureusement, la neige rendait la vision beaucoup plus accessible.

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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Sam 5 Nov - 21:14

Ce n'était pas la première fois qu'on le traitait de crétin. Mais venant d'un ami, Saros avait un peu de mal à digérer. Il était fort conscient de ses capacités mentales limitées, et fort probablement que tous le savaient, mais de là à l'insulter, directement... Il sentit un froid se répandre dans son corps et son coeur se serrer. Il se rappelait, tout jeune chaton, le jour où on avait réalisé son handicap. Lui, l'héritier du clan. Celui qui avait une malformation physique. Plus grand, plus fort. Comme si son corps n'avait développer que la force brute et avait omis de pousser son cerveau à évoluer. Les premiers temps, l'insulte le choquait, le blessait. Il s'y était fait, avec le temps.

Mais là, comme un choc, il revivait cette douleur, toute aussi vive, comme si rien ne s'était écoulé entre temps. Un crétin, un idiot, un imbécile, un sot, un être stupide, un sans cervelle... il les avait tous entendu. Au moins, le ton de son ami n'était pas hargneux, mais en fait, c'était peut-être ce qui le blessait le plus. Cette indifférence... C'était tout aussi glacial que la glace qui les entourait. Puis il éclata, ce qui soulagea le pardusse tout autant que cela agrandit son malaise. Il recula d'un pas sous l'avalanche de reproches. Le coup de lui procura pas réellement de douleur, il se contenta de regarder là où l'impact avait eu lieu avant de poser un regard douloureux sur son ami. Oui, oui il avait été prisonnier quelque part... bien qu'il se soit laissé prendre, n'avait-il pas été un esclave?

De toute façon, c'était son coeur et son âme qui avait été volé, et qu'il ne retrouverait peut-être jamais. L'homme-lion détourna son regard douloureux plus loin. Lui aussi, il s'était senti déchiré, inquiet par cette absence qui se prolongeait, incapable de vivre dans l'incertitude de ce qui se passait à Magnolia. Mais encore là, il ignorait si le plus douloureux avait été qu'on lui interdise de partir, et de ne pas pouvoir revenir... ou si c'était le moment où il avait dit au revoir à Randie, sans certitude la revoir un jour. C'était comme un trou béant dans sa poitrine qui réclamait de la chaleur. Et maintenant, il se sentait encore plus coupable que lorsqu'il avait réalisé qu'il ne pouvait pas revenir, par sa propre faute. Car s'il l'avait vraiment voulu, il aurait pu s'enfuir. C'était risqué, mais faisable.

Demeurant silencieux, Saros ne répondit pas. Il craignait que sa propre voix ne se brise, s'il parlait maintenant. Le regard baissé, les traits affaissés, il écoutait toute l'inquiétude du semi-elfe qui se déversait sur lui. Ne plus jamais le refaire... il retint un frisson. Il ne regrettait pas, absolument pas. Mais il savait que s'il y retournait, il ne pourrait peut-être pas revenir. Il s'était avéré un élément de choix, très fort, très manuel. Il avait beaucoup aidé à la construction du camp et quelques réparations sommaires, sans parler des voyages lourds qu'il avait fait avec les caissons. Il n'avait pas envie de connaître les chaînes, et encore moins le regard désolé de la belle tigresse. Cesserait-il un jour de penser à elle? Il l'ignorait.

L'étreinte de Zackeriel le prit au dépourvu, et il la partagea en serrant les dents sous la douleur qu'il ressentait. Ce fut la plainte de son ami qui le fit réalisé qu'il serrait un peu trop fort. Mais en ce moment, il avait grand besoin d'affection, car il se sentait vidé. Il avait un grand besoin de chaleur, mais il sentait que personne ne pourrait réellement combler son besoin, outre elle. « Oui, il trrottait au loin. » répondit-il, la voix douce, voir fatiguée. Il hocha la tête et entreprit de retourner sur la pente douce qu'il avait emprunté pour retourner vers sa propre monture.

Frissonnant légèrement, Saros se demanda si c'était sa peine ou la température. Mais un regard aux alentours lui indiquait que la deuxième option y était certainement pour beaucoup. Après les questions de son ami, il demeura encore un instant silencieux, plissant les yeux et passant devant lui pour éviter de se blesser les rétines par la lumière éclatante qui se reflétait sur la neige. Il voyait fort bien dans le noir, la clarté, sans le flambeau, était parfaite pour lui. Le silence s'éternisa. Bientôt, on entendit le percheron hennir à leur approche, sans doute soulagé d'avoir de la compagnie. « C'est... parrticuliers. » répondit-il finalement.

Accélérant le pas, il atteignit la bête plusieurs pas d'avance sur le blondinet et flatta doucement son encolure. « Techniquement, j'étais... esclave. » Laissa-t-il tombé. Il soupira en grimpant sur sa monture et en invitant Zackeriel a monté derrière lui en lui tendant la main. « Mais la perrsonne qui s'occupait de moi me trraitait bien. » ajouta-t-il pour ne pas l'inquiéter, n'étant pas prêt de dévoiler son aventure tout de suite. Il mis la bête au pas et se dirigea vers l'endroit où Figaro avait dû se réfugier. « J'ai rrencontrré une trribu norrdique, des sauvages du norrd comme dirraient les gens des rroyaumes d'ici. » Étant lui-même un sauvage du sud. Il prenait des pauses entre ses paroles, d'une voix incertaine. Il était évident que l'expérience l'avait marqué pour la vie.

« Au début, je crroyais qu'ils étaient simplement venu cherrcher de la nourrriturre et qu'ils étaient passifs... mais j'ai rréalisé que les enkievs prrésents étaient esclaves, et forrcés de se soumettrre... Les esclaves apparrtiennent à tout le monde, sauf si on est rréclamé et que la demande est apprrouvée... » Et comme Randie était la fille du chef, personne n'avait protesté à sa demande. « J'ai mis un temps, à rréaliser que je n'avais pas le drroit de parrtirr... » Il soupira. Oui, il était un crétin. Mais il ne pouvait malheureusement pas contrôler cela. « J'aurrais pu tenter de fuirr plus tôt, mais cela aurrait été au pérril de ma vie, et forrt probablement de beaucoup d'autrres. » Il ne précisa pas s'il parlait d'esclave ou de norrois. Il appréciait, malgré tout, ce peuple qui voulait seulement survivre, mais qui avait une langue et des coutumes fort différentes.

Un hennissement lointain leur apprit que l'étalon du jeune blond avait senti la présence d'un congénère. Muire lui répondit puis renâcla un peu. Ils n'eurent pas à courir pour que le cheval vienne rejoindre son ami. C'était connu, les chevaux étaient des animaux grégaires et ne supportaient pas la solitude. Surtout pas lorsqu'il faisait sombre et qu'ils étaient apeurés! Zackeriel sauta en bas de sa monture et entreprit de calmer son étalon qui fumait tellement il avait eu peur, et chaud. Il faudra le couvrir pour qu'il ne souffre pas du froid. « Nous pouvons galoper toute la nuit, ou établirr un campement. » Il était à l'aise de guider l'expédition dans la noirceur, sa monture lui faisait confiance, mais il en allait sans doute tout autrement pour son ami, dont la vision baissait avec la luminosité.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Mer 9 Nov - 15:52

Il marchait lentement aux côtés de Saros en direction d’où avait détalé Figaro. Les traces de pas de la bête dans la neige étaient visibles et rendaient sa poursuite plutôt facile. Le grand félin prit les devants et le semi-elfe le suivit en silence. Les hennissements d’une monture parvinrent à leurs oreilles et bientôt, Zack vit son compagnon colossal accélérer le pas pour prendre de l’avance. Ce dernier arriva à la hauteur de son percheron et le rassura aussitôt en caressant son encolure. La bête était magnifique et son pelage foncé brillait sous la lumière des flammes. Les paroles qu’il prononça firent raidir le guerrier elfique qui n’en croyait pas ses oreilles. « Esclave? Sérieusement? » Il avait du mal à imaginer le colossal félin avec des chaînes aux mains et aux pieds… Voyant que ce dernier avait grimpé sur sa monture et tendait la main en sa direction, Zack enfonça sa torche dans la neige (sachant que Saros allait guider la monture et n’avait pas besoin de flamme pour éclairer son chemin) et agrippa l’avant-bras de son ami. Dans un mouvement fluide, il se hissa sur le percheron.

Saros précisa que son geôlier le traitait bien, ce qui ne rassura pas davantage le guerrier. Il fallait dire que, pour lui, la liberté était le plus précieux des cadeaux. L’idée de se faire asservir était probablement l’un de ses plus grands cauchemars et se connaissant, il ne ferait pas long feu en temps qu’esclave, vu son tempérament récalcitrant. Alors à ses yeux, accepter un état d’asservissement était insensé. Néanmoins, il garda le silence, laissant Saros s’exprimer sans l’interrompre. Des sauvages du nord? Bien qu’il ne les ait jamais rencontrés, il avait entendu parler de ces barbares et fut surpris de constater que son compagnon s’était fait prendre par eux. L’homme-lion parla de ce peuple auquel il avait été obligé de s’attacher pendant quelque temps et – puisque Zack était dans son dos – ne put voir la grimace que le semi-elfe esquissait. L’esclavage était une chose terrible qui, selon ses connaissances, se déroulait surtout dans le désert. De savoir que tout ça était possible dans les royaumes septentrionaux ne le réjouissait pas. En fait, il avait lui-même déjà fait le trafic d’humains dans ses jours sombres, et, si à l’époque il n’y voyait aucun inconvénient, aujourd’hui, il avait une opinion tout autre. Le semi-elfe blond garda le silence jusqu’à ce qu’ils entendent un hennissement lointain. Le percheron répondit à l’appel de son congénère effrayé et ce fut un jeu d’enfant de pouvoir récupérer l’étalon alezan.

Zack se jeta au sol et accourut vers Figaro pour le calmer. De la vapeur se dégageait du cheval qui avait terriblement chaud après cette course effrénée et le fiancé de Capucine hocha de la tête aux propos du grand félin. Le choix était simple : continuer de nuit ou monter un campement. S’ils décidaient de s’arrêter, ils allaient devoir trouver un endroit adéquat où camper et le matériel nécessaire pour faire un feu. D’un autre côté, s’ils se mettaient en route et ne frappaient aucune embûche, ils pourraient arriver en Magnolia avant le lever du soleil. Saros pourrait mener la marche sans problème. Et puis… Figaro ne gèlerait pas tant qu’il continuait de bouger. Sans plus attendre, Zack caressa la tête de son étalon, puis grimpa en selle.

- Rentrons, Saros. Agrias et Capucine sont mortes d’inquiétude alors, le plus vite nous serons de retour, le mieux ce sera.

Le grand guerrier lion prit donc la tête de l’expédition et Zack se contenta de guider Figaro à sa suite. Levant une main gantée, le jeune homme de 29 ans rabattit son capuchon sur sa tête tout en réfléchissant aux propos qu’avait prononcés son compagnon un peu plus tôt.

- Je suis navré que tu aies été esclave tout ce temps, dit-il enfin en scrutant la pénombre de ses yeux couleur bronze. Si j’avais cherché au bon endroit, j’aurais peut-être pu te libérer plus rapidement. Mais tu dis que tes geôliers te traitaient bien? Visiblement, ils n’ont pas la même définition d’esclave que nos cousins du sud. Mais mine de rien, tu m’en vois ravi. Ça m’aurait pesé de savoir que tu étais torturé tout ce temps.

Quelque chose chez son compagnon était différent. Comme s’il ne lui disait pas tout, comme si quelque chose l’avait changé. Son regard était plus vague, signe que son esprit était ailleurs. Et il ne parlait pas du fait que Saros était un peu simplet… Il avait plutôt l’air… tourmenté? C’était peut-être la fatigue aussi… Mais pourtant, Saros avait toujours été ce genre de grand gaillard à rire plus fort que les autres et à être parfois un peu trop enthousiaste. Ses démonstrations d’affection exagérées – où il foutait généralement de grandes claques dans le dos de Zack au point de lui couper le souffle – en étaient la preuve, d’ailleurs. Définitivement, il était changé.

- Saros? Demanda-t-il après un moment de silence alors qu’ils parcouraient les chemins de terre gelée. Est-ce que ça va? Tu es différent. Tu m’en veux pour tout à l’heure? Ne fais pas cette tête, c’est sorti tout seul… Je suis navré, tu sais. J’ai seulement eu la frousse de ma vie et ça me fait dire des bêtises… Le simple coup d’œil que lui envoyant le titanesque pardusse lui fit comprendre que c’était probablement le cadet de ses soucis. C’est pas ça? Mais qu’est-ce qu’il y a alors? Tu sais que me mentir ne servirait à rien; j’ai du flair pour détecter les bobards.

Une bourrasque de vent se leva soudainement, s’engouffrant dans le manteau du guerrier qui se mit à grelotter malgré lui. De sa main gantée, il resserra sa cape et s’assura que ses vêtements étaient bien ajustés. L’air était glacial ce soir et son inactivité n’aidait en rien sa cause. Il devait simplement endurer tout ça le temps qu’ils arrivent à Magnolia. Entre temps, il pouvait se changer les idées en cuisinant son compagnon de voyage.

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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Jeu 24 Nov - 18:10

Saros attendit patiemment que son ami se décide. Il était excessivement calme, pour quelqu'un qui avait vécu une expérience qui aurait du être traumatisante. Le moment où il avait réalisé sa situation avait été particuliers, mais Randie avait su le convaincre de rester et de ne pas faire de vague... est-ce qu'Agrias et Capucine allaient lui en vouloir? Il n'était pas du genre à garder le silence ou des secrets, mais il se voyait mal leur dire qu'il avait choisit de se faire... capturer? C'était si complexe. Il n'y comprenait pas grand chose, il avait suivi son instinct, comme toujours, avec son peu de jugeote, et s'était retrouvé dans une situation particulière. Mais il était revenu, pour elles. N'était-ce pas le principal? Même si elle aurait voulut, la tigresse n'aurait pas pu le garder plus longtemps, il se grugeait de l'intérieur d'être auprès de ses protégées. Mais maintenant, loin de la jeune femme, de sa chaleur, et avec cette douloureuse séparation, il avait du mal à balancer ses sentiments.

La voix de son ami lui parvint de loin et il mit un instant à capter le sens de ses mots. Se sentant soudainement coupable, il hocha la tête sans un mot et incita sa monture à avancer. Peu de temps après, Zackeriel parla à nouveau, derrière. Le pardusse haussa les épaules. Il avait vécut pire dans sa longue vie. Mais ce qui est certain, c'est que Zack aurait plutôt été capturé, ou exécuté. Valait mieux qu'il ne l'ait pas trouvé... « Hum. Non, pas la même définition. » Répondit-il platement, ses pensées tournées vers des souvenirs encore frais. Le silence s'éternisa. L'homme-lion concentrait ses efforts pour se repérer vers le domaine si bien connu, alors que ses pensées l'attiraient vers une rouquine au regard pétillant qui lui balançait de la neige en riant. Y avait-il des gens qui aimaient plus la neige que ceux-là?

À nouveau, la voix du blondinet perça la nuit. Tournant légèrement la tête sur le côté, il lui signifia ainsi qu'il avait son attention, ils étaient assez prêts pour que Zack perçoivent le mouvement dans la noirceur. Sa question le déstabilisa. Avait-il l'air mal? Différent? Jetant un oeil au jeune homme, il ne sut que répondre. Son insulte l'avait certes blessé, mais ce n'était que pur vérité, il n'y pouvait rien. Ramenant son regard triste devant lui, il observait l'étendue blanche et poudreuse, ne sachant que répondre. Il n'avait pas l'intention de lui mentir, mais c'était encore si frais, que l'idée d'en parler lui était douloureuse. Le vent le fit légèrement frissonné, et il leva les yeux vers le ciel qui s'était couvert de nuage et qui ne présentait ni lune, ni étoiles. Il demeura silencieux un moment, cherchant ses mots dans le brouillard de son esprit, partagé entre sa presse de retrouver ses protégées, et sa mélancolie de la séparation. Comment trois petites semaines pouvaient s'avérées aussi... vivantes. Intenses. Mémorables...

Soupirant, le pardusse se passa une main dans la crinière. Trois semaines à s'inquiéter pour Agrias et Capucine, et maintenant qu'il allait enfin les retrouver, son esprit voulait repartir là-bas et blottir une chaleur bien connue contre son torse. Et la blancheur de cette fichue neige ne l'aidait pas à se changer les idées. Il devait penser à Magnolia. Aux filles. Au domaine et ses nombreuses plantes... « Le lys blanc... » murmura-t-il, associant automatiquement son esprit la fleur à laquelle il avait pensé, à la jeune fille qu'il avait connu. Il soupira à nouveau. « J'ai hâte de rrentrrer. » fit-il à voix haute, ce qui n'était pas faux. Mais comme son ami semblait décider à meubler le silence et à obtenir une réponse, il ajouta : « Il y a des choses surr lesquelles perrsonne n'a de contrrôle... et si j'avais su que tout cela se terrminerrait de cette façon... » Aurait-il voulu ne jamais l'avoir vécu? Non, bien sûr que non, il chérirait ces souvenirs toute sa vie. Mais il avait rencontré plusieurs femmes, et c'était bien la seule qui le poursuivait partout où il allait.

« ... sans doute que j'aurrais fait les choses différremment. » termina-t-il. Oui, il aurait prévenu de son départ prolongé, pour ne pas les inquiéter. Il aurait dit où le joindre, en cas de problème. Et il aurait vécu pleinement ces moments qu'il avait gâché par ses manies obsessives qui lui détruisait la santé. Comme il s'en voulait d'avoir été aussi désagréable avec elle. D'avoir toujours l'esprit ailleurs, alors qu'elle essayait de le ramener à elle dans un sourire. Il soupira, encore. « Je sais pas... Zackerriel. Je sais pas. Je comprrends pas. » fit-il tristement de sa voix grave. « Je veux plus que tout retourrner à Magnolia et rrevoirr les filles pourr ne pas les rreperrdrre de vue. Mais... » son regard balayait la neige étincelante devant lui. « ...mais j'ai l'imprression d'avoirr oublié quelque chose là-bas. »

Ouais, c'était sans doute la meilleure façon de décrire son malaise. Et ce quelque chose... était-ce son coeur? Ou elle? Aurait-il aimé l'avoir près de lui à Magnolia? Jamais elle n'aurait accepté. Cette vie paisible dans les fleurs et les beaux paysages, ce n'était pas pour cette fière guerrière. Pourtant, actuellement, il ne se voyait pas quitter le domaine. Il ne pensait pas y passer sa vie, mais pour l'instant c'était sa maison et il la chérissait, ainsi que ceux qui l'habitaient et, bien que Zack ne constitue pas une source d'obsession, il l'appréciait aussi grandement. Il était sans doute ce qui se rapprochait le plus d'un meilleur ami, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Lun 5 Déc - 11:12

Il fit accélérer le pas de Figaro afin qu’il puisse se retrouver à la hauteur du pardusse. Il semblait si triste… ce qui n’était pas dans ses habitudes. Visiblement, il n’en avait rien à faire de la brève insulte qu’il lui avait balancé un peu plus tôt et les propos qu’il laissa échapper – chargés de regrets – laissaient entrevoir quelque chose de plus grand. Certes, il était de retour, mais ça semblait être fait… à contrecœur. Le semi-elfe plissa des yeux. Quelque chose le retenait là-bas, occupait ses pensées. Certes, il était revenu, mais ça semblait un peu forcé, son truc. Qu’est-ce qui s’était bien passé là-bas? Il avait prétendu, un peu plus tôt, avoir été pris en esclave, mais ne pas avoir été maltraité… Zack connaissait suffisamment son compagnon pour savoir que personne n’aurait pu le retenir contre son gré… D’autant plus qu’il avait beaucoup de mal à s’éloigner d’Agrias trop longtemps. Donc, s’il était resté là-bas aussi longtemps, c’est qu’il l’avait bien voulu… Il aurait fait les choses différemment? Il avait l’impression d’avoir oublié quelque chose? Et bah ça alors! Il y avait une fille là-dessous, c’était sûr!

Les traits du semi-elfe se muèrent soudainement, passant de la suspicion à la compassion. Il venait de comprendre. De toute façon, Saros n’aurait pas pu faire taire ce sujet plus longtemps, l’ancien brigand l’aurait deviné tôt ou tard. En fait, c’était même surprenant qu’il ne l’ait pas fait avant : il était plutôt du genre très observateur et perspicace d’habitude. Il se ramollissait.

- Magnolia est… spécial, commença-t-il d’un ton calme en détournant son regard de bronze sur la route. Tu sais… ma vie de vagabondage me manque par moment. Vivre sur les routes a quelque chose d’excitant et la liberté la plus totale a toujours été la chose à laquelle j’aspirais le plus. Mais depuis que j’ai mis les pieds en Magnolia… je n’arrive plus à partir l’âme tranquille. Autrement, elle me manque trop et j’ai l’impression d’avoir perdu une partie de moi-même. Elle est la principale raison pour laquelle je reste, tu sais. Les femmes ont cette emprise sur nous qui fait en sorte que nous pensons sans arrêt à elles quand nous sommes loin…

Le silence retomba. Le seul bruit qui perdurait et le sifflement du vent qui soufflait avec force, berçant les deux cavaliers de son froid glacial. Zackeriel frissonna. Peut-être devaient-ils songer à monter un campement pour la nuit et, ainsi, se réchauffer? Mais l’idée de laisser sa future épouse seule dans le doute dans leur demeure lui donnait la motivation nécessaire pour continuer… du moins, il l’espérait. Ses bras chauds et rassurants étaient de loin ce à quoi il aspirait le plus en ce moment.

- Comment elle s’appelle, Saros? Demanda-t-il doucement en tournant ses yeux airains vers le pardusse qui lui jeta un regard surpris. Non, pas Capucine! Je connais son nom, à elle, répondit-il avec un sourire en coin. Je parle de celle qui hante tes pensées. Tu es resté là-bas un bon moment et ce n’était pas contre ton gré. Je ne peux que présumer qu’il y a une femme d’impliquée. Comment s’appelle-t-elle? Je t’assure que cette conversation restera entre nous, les filles n’en sauront rien.

Le duo continua de progresser et le jeune homme blond écouta attentivement les propos de son compagnon. Ainsi, il avait vu juste : Saros était amoureux. Cette femme devait être vraiment spéciale pour susciter un tel intérêt de la part du colossal félin! Après tout, il avait préféré passer plus de temps avec elle plutôt que de rejoindre rapidement Magnolia. Oh Zack ne lui en voulait guère; il aurait probablement fait pareil, pour être honnête. Après tout, n’était-il pas resté à Magnolia même si ça allait à l’encontre de sa liberté qu’il chérissait tant? Les femmes… elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient d’eux.

Alors qu’ils contournaient un bosquet d’arbres, les deux cavaliers s’arrêtèrent soudainement. La plaine devant eux était d’un blanc immaculé et comme il neigeait à n’en plus finir, ils n’arrivaient plus à percevoir la route qu’ils tentaient de suivre tant bien que mal. La neige était égale partout… En plus qu’ils avaient du mal à y voir vu la noirceur… Par où aller? Tournant son regard brun vers la droite, Zack remarqua, plus loin, une petite chaumière avec quelques établissements autour. Il n’y avait aucune fumée jaillissant de la cheminée ni aucune lumière aux fenêtres. Malgré tout, il y avait peut-être quelqu’un? Pointant l’endroit, il attira l’attention de Saros.

- Regarde là. Je crois que ce serait plus judicieux de s’y arrêter le temps que la température se calme. Ou, au moins, pour la nuit. J’aurais aimé revenir plus rapidement à Magnolia, mais si on se perd, on ne sera pas plus avancé. Et puis, les chevaux ont l’air fatigué…

Après un consensus entre les deux hommes, les montures se dirigèrent enfin vers le refuge improvisé. Après quelques minutes de marche continue, Zack arrêta enfin Figaro. Il se jeta au sol, puis s’approcha de la porte de la chaumière déserte. Il frappa à quelques reprises et constata qu’il n’y avait aucune réponse. Le semi-elfe haussa les épaules puis s’approcha d’une fenêtre afin de jeter un regard à l’intérieur. L’endroit semblait réellement désert : tous les meubles étaient recouverts de poussière et, visiblement, il n’y avait pas eu traces de vie depuis un petit moment.

- C’est vide, dit-il. Arrêtons-nous ici.

Il revint ensuite vers son destrier, le prit par les brides et l’attira à sa suite en contournant la maisonnette. Il s’approcha d’un immeuble à l’arrière et remarqua qu’il s’agissait d’une toute petite écurie. Visiblement, les gens habitant ici n’étaient pas fortunés… Saros ouvrit la porte de l’établissement et ils y jetèrent un coup d’œil. Rien. Ils installèrent donc les chevaux pour la nuit, afin qu’ils soient protégés du vent et de la neige. Le semi-elfe s’engagea à nouveau à l’extérieur sous la neige qui lui fouettait le visage, puis contourna les établissements à la recherche de bois. L’épais tapis blanc rendait sa progression un peu plus difficile, mais il n’en fit pas de cas. Puis soudainement, son pied buta sur quelque chose au sol. Il farfouilla la neige de ses mains gantées et se figea.

- Saros, vient voir.

Une fois le pardusse à ses côtés, il indiqua l’endroit de sa trouvaille : quatre pierres tombales. Le semi-elfe s’accroupit, puis fit glisser ses doigts gantés sur les dates inscrites, juste en dessous des noms gravés.

- On ne risque pas de se faire déranger ce soir. Et nous n’utiliserons rien appartenant à quelqu’un. Visiblement, la femme et les enfants n’ont pas eu de chance, souffla-t-il. Le mari doit avoir déserté les lieux après une telle tragédie.

Cette découverte contribua à assombrir leur mine pendant quelques instants. Après quelques instants d’immobilité, Zack se détourna, demanda à son comparse félin de trouver du bois pendant qu’il tentait de crocheter la serrure de la chaumière. Le semi-elfe contourna donc la petite maison et s’approcha de la porte d’entrée. Il observa la serrure un instant, puis fouilla dans sa besace pour trouver le rouleau de tissu tant convoité. Il l’ouvrit, sortit quelques petits outils en métal et s’affaira à déverrouiller la porte sans devoir briser le loquet. Au bout de quelques instants, un déclic familier se fit entendre et il rangea le tout. Le semi-elfe s’engagea dans la petite maison froide, secouant ses vêtements à l’entrée pour éviter de mettre de la neige partout. Il fut rapidement rejoint par Saros qui entra à son tour, les bras chargés.

- Alors, toi et la jeune femme que tu as rencontrée, c’est du sérieux? Demanda-t-il pour détourner les idées de son compagnon de la macabre découverte qu’ils avaient faite. Tu sais… si tu veux continuer de la voir, je ne crois pas qu’il y a de problème. Enfin, je dis ça, mais il s’agit de mon opinion. Après, faut voir avec Capucine. Tant que tu es présent pendant la haute saison, je ne vois pas ce qui t’empêcherait d’aller passer du temps avec elle quand les commandes sont moins importantes. C’est sûr que ton absence se ferait ressentir, mais je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas trouver un terrain d’entente. Le jeune homme blond s’approcha de lui et posa une main compatissante sur son épaule. Je ne vois pas comment je pourrais faire pour vivre sans voir Capu. Alors je crois qu’il serait important que tu puisses vivre ce que tu as à vivre avec elle.

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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Mer 21 Déc - 16:05

Saros hocha la tête. Il comprenait parfaitement ce sentiment. Lui aussi la vie sur la route lui manquait parfois. Il avait vécu près de soixante-dix ans comme ça, après tout! Et puis, ce que Zack mentionna ensuite, ça aussi, il le percevait. Les femmes avaient un drôle de pouvoir d'être ainsi capable de capturer l'âme d'un homme et de la garder près d'elles. Il demeura silencieux, tournant les paroles de son ami dans sa tête. Peut-être devait-il reprendre la route? Peut-être avait-il besoin de se détacher de tout ça, d'Agrias et de Capucine, pour surmonter ses instincts protecteurs et vivre à nouveau normalement? Après tout, maintenant, Zackeriel était là pour les protéger. C'était à y songer...

« Hein? » fit le pardusse en jetant un regard surpris à son ami. Cette perspicacité... lisait-il dans les pensées? Comment pouvait-il avoir compris? C'était le genre de trucs qui étaient complètement hors de la portée de l'homme-lion. Il soupira profondément. Après un court silence, il laissa échapper son nom, dans un souffle, dans un murmure. « Rrandie. » Il soupira, puis reprit plus haut. « Elle s'appelle Rrandie. Elle est... » Il soupira à nouveau et son regard parcourut la neige autour. « Comment as-tu pu deviner, suis-je si trransparrent? » Hummm. La perspicacité oui, mais à ce point... sans doute était-il le seul à avoir du mal à voir à travers les mots.

Tournant au coin des bois, ils durent s'arrêter, tous deux atterés par la vue qui s'offrait à eux. La route n'était plus visible. Le blanc couvrait toute la zone. Les chevaux auraient du mal à avancer là-dedans. Et puis, il avait beau connaître cette route par coeur et tout cela, il neigeait tant et tellement qu'avancer devenait de plus en plus difficile. Il pourrait bien se perdre malgré lui sous la mauvaise visibilité que tout cela lui offrait. Le colosse hocha la tête. « Oui, allons-y. » Après quelques minutes, il mirent enfin pied à terre. Tenant les chevaux, il attendit que Zack confirme qu'ils pouvaient y aller. Lui rendant la bride de sa monture, ils contournèrent le bâtiment pour trouver ce qui semblait être une toute petite écurie. Cela suffirait pour protéger les montures. Il était dommage par contre de ne pas y trouver de nourriture, mais c'était mieux que de les laisser sous la tempête.

L'appel de son ami, alors que le pardusse farfouillait pour trouver une vieille pile de bois ou quoique ce soit d'utile, le fit aussitôt se diriger vers lui. La tristesse voila son visage déjà affligé. Quel destin... Après quelques instants, et sous les recommandations de Zackeriel, il repartir à la recherche de bois. Sous toute cette neige, ce n'était pas évident... mais après un moment, il trouva une pile de bois tous bien entassés et gelés ensemble. Il cogna le tout, conscient qu'il devait faire vite, car il commençait à moins sentir le bout de ses doigts. Ramenant finalement une quantité impressionnante de bois, il cogna à la porte du bout de sa botte pour que Zack lui ouvre la porte et qu'il entre dans un courant glacial.

Il semblait décider à parler de Randie! Saros soupira et haussa les épaules. La suite des paroles assombrit davantage l'air de l'homme-lion qui se contenta de secouer les bûches pour faire tomber la neige et entreprit de les sécher le plus possible avant de s'approcher de l'âtre. Il ne comprenait pas. Il ne pouvait pas aller vers Randie. Il ne pouvait pas vivre en tant qu'esclave, et elle ne pouvait pas se lier ouvertement avec un homme du sud, comme elle disait. Elle n'avait pas dit directement que c'était impossible, mais il voyait comme elle devenait distante en public, puis chaude en privé. Il n'était pas si dupe. Cette relation était secrète, et devait le rester. Jamais il ne pourrait s'unir à elle. Tout cela était d'un ridicule.

Soudain, il réalisa qu'il avait mis beaucoup trop de bois dans le petit foyer et en retira en soupirant. Il posa le reste à côté et entreprit d'allumer un feu. Mais ses grosses mains étaient gelées et il avait du mal. Le blondinet vint l'aider et il lui laissa sa place en soupirant, à nouveau. Que de soupirs en une soirée... Comme il le relançait, il haussa les épaules. « Ce n'est pas si simple. » Il frotta ses mains l'une contre l'autre et souffla dessus pour les réchauffer. « Ce n'est pas Capucine, elle ne vient pas d'ici. Ces gens... ces gens ne sont pas nos amis, Zackerriel. Cette union n'est pas possible. » Il se détourna et observa la tempête par la fenêtre. Il sourit. « Elle a un tempérrament aussi flamboyant que ses cheveux. Tout autant qu'elle peut êtrre douce comme la soie. Elle a le pouvoirr de se trransforrmer... en une crréature immaculée comme la neige qui parrcourrt la rrégion. »

Se tournant vers le feu qui commençait timidement à crépiter, il tendit ses mains, tout comme son compagnon, pour les réchauffer un peu. Il était tenter d'entrer les bêtes dans la maison, mais il était pas mal certain que sa monture ne passerait jamais le cadre de porte. Lui-même avait dû se courber. « Sans doute que je la reverrrai. Un jourr... » Il haussa les épaules et considéra les flammes qui léchaient timidement le bois. « Elle me l'a dit. Que nous nous reverrrions. » Il tourna ses paumes vers lui pour présenter le dos de ses mains à la chaleur. « Mais j'ai moi-même des choses à rrégler avant. Et les choses ne peuvent pas êtrre parreilles. Je ne suis pas un... esclave. » ajouta-t-il. Puis il garda le silence.

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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Mer 11 Jan - 11:56

Un vent glacial s’était rapidement engouffré dans la maisonnette, refroidissant rapidement l’air ambiant. Dès que son compagnon félin s’était tassé de l’entrée, Zack en avait profité pour refermer rapidement la porte derrière lui. Bon après, il pourrait pousser la quantité surprenante de neige près de l’entrée, histoire d’éviter qu’il n’y ait de l’eau partout. Saros s’affairait à sécher les bûches qu’il avait emmenées et le semi-elfe s’empressa de lui donner un coup de main. Le colosse velu était aux prises avec ses pensées. Il ne répondait pas immédiatement à ses questions et l’ancien brigand décida de ne pas en rajouter. Si son compagnon n’avait pas envie de parler, il ne pouvait tout de même pas le forcer.

Chiffon en main, le blondinet épongea une autre bûche quand il remarqua que Saros continuait de remplir le foyer… S’il continuait comme ça, il n’y aurait plus la moindre place pour une flammèche. « Saros… » Commença-t-il. Il n’eut toutefois pas à en dire davantage, car l’interpellé réalisa soudainement ce qu’il était en train de faire. Non sans un soupir, il entreprit de vider un peu le foyer pour ensuite allumer un feu. Voyant visiblement que son compagnon avait du mal avec les pierres à feu, Zack décida d’intervenir. Il lui fit signe de se tasser, puis frappa les pierres ensemble, des étincelles jaillissant immédiatement sur les bûches. La voix de Saros retentit derrière lui, terriblement las.

Le jeune homme blond imita le colosse, tendant les mains vers les flammes. Il devait admettre que de voir son ami aussi dépité l’affectait tout de même un peu. Ainsi, sa belle faisait partie d’un peuple venu d’ailleurs? Ils étaient… des ennemis de la nation? Des Alombriens? Non… Non ce devait être autre chose, ce n’était très certainement pas aussi simple. Son regard airain était perdu dans les flammes du foyer alors qu’il écoutait attentivement la description que lui faisait son compagnon. Il devait admettre que cette Randie semblait le genre de femme à faire rêver. En fait, il ferait probablement une description aussi romanesque de Capucine si un inconnu lui demandait de la décrire. C’était, en quelque sorte, ça l’amour.

Saros déclara qu’il allait la revoir un jour, du moins, elle en avait formulé le souhait. Voilà qui était positif, non? Ce n’était pas comme s’il avait essuyé un rejet… Quoique… au moins, les rejets, ça permettait de pouvoir passer à autre chose… Le pardusse déclara qu’il avait des choses à régler avant de revoir sa belle et cette phrase attira l’attention de Zack. De quoi parlait-il? Il tourna la tête vers lui et constata que son visage était fermé. Il était retombé dans son mutisme… Devait-il le presser un peu plus? Il avait ce sentiment qu’il ne verrait plus beaucoup son ami dans le futur, comme s’il était appelé à disparaître. Le semi-elfe était orgueilleux et refuserait de montrer qu’il était atteint par cette pensée, toutefois, au fond de lui, il ressentit un pincement au creux de sa poitrine. Il n’avait pas beaucoup d’amis sur qui compter, Saros faisant partie des rares privilégiés. L’idée de le perdre… lui faisait mal tout de même.

- Parfois, il faut prendre un grand pas de recul pour pouvoir mettre de l’ordre dans notre tête et régler les choses avec nous-mêmes , dit-il malgré tout en ramenant son attention vers les flammes.

Zackeriel se releva, puis s’éloigna du félin. Il fit glisser son regard de bronze sur les environs, puis repéra une bouilloire en fonte. Il l’agrippa, ouvrit la porte menant à l’extérieur, puis la remplit à craquer avec de la neige. Il revint ensuite vers le foyer et suspendit le contenant au-dessus des flammes. Le guerrier plongea ensuite sa main dans sa besace et sortit un mélange de thé concocté par Capucine : le genre de boisson réconfortante que sa future aimait lui préparer par temps froid. Il nota ensuite deux écuelles en terre cuite sur le comptoir et alla les quérir. Ça ferait amplement l’affaire. Il revint vers son compagnon et s’installa au sol avant de sortir quelques morceaux de viande séchée. Il en tendit au grand pardusse qui accepta l’offrande d’un air absent. Zack mâchouilla son encas en observant son copain, cherchant à le déchiffrer un peu plus.

- J’aimerais pouvoir t’aider d’une quelconque façon, fit-il en notant l’expression de surprise de Saros. Je n’aime pas te voir dans cet état, je l’admets. Si je pouvais t’aider à aller mieux, je le ferais n’importe quand. Le blondinet esquissa un sourire en coin en constatant que son compagnon semblait à la fois étonné et tout de même un peu touché par sa proposition. Bon, il n’y avait probablement rien à faire pour améliorer la situation de Saros. Seul le temps pouvait faire son œuvre. Mais… la sollicitude des pairs était généralement appréciée dans ce genre de situation. Pourquoi? S’étonna Zack, surprit de la question du colosse. Parce que je me rappellerai toujours cette journée où on m’avait laissé pour mort et où je me suis réveillé, pâle comme un cadavre, devant vos tronches à toi et Agrias. Tu sais que j’avais eu un peu la frousse, la première fois que je t’ai vu? Ne le dis à personne, de toute façon, je vais nier avoir dit ça. Il esquissa un sourire en coin, mâchant son morceau de viande séchée. J’étais certain que tu me ferais la peau. Déjà que je me souvenais plus de rien, je ne voyais pas comment j’aurais pu te tenir tête, cette journée-là. Puis… tu as ouvert la bouche et j’ai compris qu’il n’y avait pas vraiment de quoi avoir peur. Bon… s’il avait saisi rapidement que le grand félin n’était pas la lumière [i]la plus brillante qui existait[/b], il avait aussi été vite frappé par son côté jovial… Littéralement, vu la claque monumentale qu’il avait récolté en plein dos cette journée-là. Tu n’avais soudainement plus l’air d’un colosse prêt à me faire la peau. En fait, tu avais l’air un peu brut, mais j’ai vite compris qu’un type comme toi – s’occupant si bien d’une gamine comme Agrias – se devait forcément d’être bien. Tu m’as sauvé la mise plus d’une fois à ce moment-là, tu t’en rappelles? D’abord les brigands, puis la cabane, puis la nourriture… Finalement, tu m’as servi de guide à travers la forêt. Je n’aurais jamais pu y arriver sans vous deux. D’ailleurs, tu n’as aucune idée à quel point j’ai été heureux de te revoir lorsque je t’ai vu arriver à Magnolia. On s’est perdu de vue un bon moment, mais je n’ai jamais pu vous oublier, toi et Agrias. Tu sais Saros… Tu es probablement le seul véritable ami que je possède. Alors ouais, si je peux faire un truc pour toi, pour t’aider… alors je ne me ferai jamais prier. Tu pourras compter sur moi.

Puis, il agrippa un tisonnier et touilla les bûches qui s’enflammaient un peu plus.

- Bon sang, je me ramollis! On dirait presque je deviens émotif!

Il se leva d’un bond et agrippa le manche de la bouilloire qui sillait à présent. Prenant le métal à main nue, il poussa un gémissement de douleur et la déposa au sol rapidement. Lorsqu’il retira sa paume, une brûlure avait déjà marquée sa peau, chose à laquelle son autoguérison se chargea de régler le problème.

- Et faudrait vraiment que je pense à arrêter de faire ça. Capu me ferait de gros yeux si elle me voyait.

Il échangea un regard avec son compagnon, puis esquissa un sourire amusé.

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MessageSujet: Re: Where were you, idiot?!! [PV Saros][TERMINÉ]   Lun 23 Jan - 17:55

Un grand pas de recul... oui sans doute. C'était ce qu'il se devait de faire pour avancer dans la vie, et cesser de s'accrocher à tout ce qui passait près de lui. Pour une fois dans sa vie, la première sans doute, il voulait penser à l'avenir, et arrêter de se contenter d'un présent embrumé. Il ne fit pas attention aux mouvements de son ami, cherchant dans son esprit, ce à quoi il aspirait dans l'avenir. La réflexion n'était pas son plus grand atout, et cela lui demandait beaucoup de concentration. Où se voyait-il? Où voulait-il se voir? Encore à errer chez Capucine? Était-ce à cela qu'il était destiné? Il devait avoué qu'il s'était toujours vu sur les routes, à protéger la veuve et l'orphelin. Il s'était laissé aller dans la douceur de Magnolia, mais ce n'était pas ça, sa vie.

Du coin de l'oeil, et du nez surtout!, il vit la nourriture que lui tendait son compagnon et s'en saisit, encore pensif, essayant d'envisager les conséquences d'un départ. Le commentaire de Zack le prit par surprise. L'aider? Comment le pourrait-il? Un sourire léger releva les coins de la bouche du colosse. Le pouvait-il seulement? Lui-même ignorait vraiment ce qu'il désirait. Un « Pourquoi? » franchit ses lèvres plus vite que n'eut le temps de se former la question dans son esprit. Pourquoi l'aider alors qu'il avait tant à faire avec Capucine et l'enfant à naître? La réponse le toucha. Lui aussi, il se souvenait. En fait, Saros n'était pas doué pour l'oubli. Sa mémoire intense lui valait beaucoup de souvenirs poignants, heureux ou malheureux.

Le félin sourit sous le dernier commentaire du demi-elfe. Se ramollir? C'était plutôt être fort que d'être conscient de ses sentiments, non? Il eut un sourire amusé en échangea un regard avec celui-ci alors qu'il mentionnait comment sa belle n'aimerait pas le voir se malmener comme il le faisait. Soupirant, le pardusse avala sa dernière bouchée et observa les gestes de son ami qui servait du thé. « Tu sais, je ne sais pas vrraiment ce que je veux. Mais je sais que je dois bouger. Je crrois que... je crrois que dès la naissance de ton enfant, je reprrendrrai la rroute. » Il pencha la tête sur le côté et sourit doucement. « Mais je passerrai de temps à autrres pour donner un coup de main et prrendrre de vos nouvelles! » Il haussa les épaules en soupirant. « J'ai besoin de prrendrre de la distance, je crrois. »

Ceci dit, il échangea vaguement sur ses projets, n'en ayant pas vraiment outre celui de travailler sur certains problèmes personnels, et ils se couchèrent, tous deux la tête pleine de pensées différentes. Le lendemain matin, ils rejoignirent Magnolia ensemble, où Saros fut chaudement, et sévèrement, accueilli. Il passa sous silence ses projets du moment, demandant à Zackeriel de ne pas en parler avant le moment venu. Capucine avait déjà suffisamment de mal avec sa grossesse sans en plus avoir à gérer l'imminent départ d'un ami. Il voulait les préparer à l'éventualité en douceur.


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