Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]

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Ansgar
Guerrier(ère)


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MessageSujet: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Mer 2 Nov - 15:13

Il déambulait dans les rues de la capitale pour la première fois de sa vie, tirant sa monture par la bride derrière lui. En fait, Ansgar n’avait jamais osé se rapprocher autant de la grande cité par le passé, tout d’abord parce qu’il n’en avait pas l’intérêt, mais également par crainte d’être reconnu. Toutefois, cette fois, c’était différent. Ça faisait plusieurs mois qu’il était revenu des Terres du Nord et les événements s’étaient déroulés à une vitesse folle. Maintenant qu’une accalmie était survenue, il avait pris le temps de planifier son voyage. Adelyn lui manquait cruellement et il se languissait de la revoir. En fait, elle hantait toutes ses pensées. Ses frères et sœurs l’avaient remarqué et c’est sous les encouragements (étonnants) de Randie et de Bryaan qu’il élabora un plan pour retrouver sa belle. C’est sûr que sa stature impressionnante le démarquait de la majorité de la populace, mais Saros était la preuve vivante que certains sudistes pouvaient également surclasser physiquement la moyenne des gens.

Ainsi, il avait prévu son itinéraire et avait rempli un paquetage léger qu’il allait traîner avec lui tout au long de son séjour. Ce dernier était principalement composé d’eau, de nourriture, de pierres à feu et de quelques équipements de survie. Il était parti tôt le matin, laissant Hélicie aux bons soins de sa fratrie. Le percheron d’obsidienne qui lui servait de monture filait vers le sud à travers la pénombre de l’aube. Il avait calculé environ quatre jours de voyage intensif et son approximation fut plutôt juste. C’est au troisième jour de migration vers la capitale qu’il réalisa que sa tenue actuelle trahissait franchement ses origines nordiques. S’il venait à se présenter dans les rues de la ville vêtu de la sorte, il était assuré qu’on reconnaîtrait ses origines et qu’on le prendrait en chasse. Ainsi, il partit en quête d’une tenue plus appropriée, chose qu’il débusqua auprès d’un bucheron qu’il croisa sur sa route. Le gaillard était grand et solide. À vue de nez, ses vêtements lui feraient très certainement. Ce fut un jeu d’enfants de le prendre par surprise et de l’assommer pour ensuite le laisser moisir, au milieu de la forêt, vêtu d’un simple caleçon. Le reste du voyage se passa comme un charme et le norrois n’eut aucun mal à mettre les pieds à l’intérieur de l’agglomération urbaine.

Son regard acier scruta les établissements devant lui et il songea, bien malgré lui, qu’il aurait néanmoins un peu de mal à se repérer à travers toutes ces rues et parmi toute cette population grouillante. À son plus grand bonheur, le chef des Guerriers du Kodiak repéra ce qui semblait être une écurie. Il s’avança d’un pas décidé et confia son impressionnante monture au palefrenier en échange de quelques pièces d’or. Une fois délesté de son destrier, il pouvait se promener parmi la population environnante sans trop attirer l’attention. Ses vêtements rustiques de fourrure et de cuir avaient été troqués par un pantalon épais de tissu couleur terre, une tunique vert forêt à manches longues surmontée d’un manteau doublé en laine de mouton couleur chocolat gardé ouvert (il fallait dire que le froid de l’air ambiant ne l’atteignait guère) et de bottes de cuir s’arrêtant à la mi mollet. Finalement, une cape de la même couleur que sa chemise recouvrait ses épaules, le capuchon masquant également sa tête. Ses longs cheveux marron étaient attachés derrière sa tête par une lanière de cuir, mais quelques mèches rebelles s’échappaient de sa coiffure improvisée. Une épée également volée battait sa hanche droite et le tout lui donnait des airs du parfait petit sudiste.

À la grande surprise d’Ansgar, une fête semblait se préparer. Des étalages de nourriture se remplissaient à gauche et à droite et des lanternes blanches étaient en train de se faire accrocher sur de longues cordes qui traversaient les rues de part en part. Des chants joyeux se faisaient entendre et trois femmes vêtues chaudement semblaient brasser une énorme marmite de soupe. La clarté du jour diminuait tranquillement alors que l’excitation globale montait en flèche. De gros flocons de neige tombaient du ciel et des enfants couraient tout autour, la bouche ouverte et la langue sortie. Arrivait-il au bon moment? Les bribes de conversation qu’il perçut semblaient prétendre qu’il s’agissait des festivités de la nouvelle année. Ah? Les norrois ne possédant pas les mêmes traditions ne festoyaient pas ce jour en particulier. Il en était tout autrement du solstice d’hiver, par contre.

De grands feux à ciel ouvert s’allumèrent un peu partout dans les rues et le norrois continua de déambuler parmi la foule, s’abreuvant d’un seul regard de toutes ces coutumes qui s’étalaient devant lui. Il passa devant l’employé d’une taverne (le Gnome Enflammé, de ce qu’il comprit) qui lui offrit une pinte de bière, mais refusa non sans un sourire poli. En fait, il avait une tout autre idée en tête. Trouver Adelyn était de loin sa priorité. Le guerrier contourna un étalage de pains tout droit sortis du four et s’arrêta soudainement pour laisser passer des enfants qui jouaient à chats. Il contourna ensuite une calèche tirée par des chevaux et sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Elle était là, au bout de l’allée! Il pourrait la reconnaître entre mille.

La fée était toujours aussi élégante et ses joues légères teintées de rose à cause du froid la rendaient encore plus belle. Ses longs cheveux blonds coulaient sur ses épaules comme une rivière d’or fondu et son rire si enchanteur montait à ses oreilles. Comme il avait rêvé d’entendre sa voix! Une nuée de papillons lui vrilla l’estomac et il fit un pas vers l’avant dans le but d’aller à sa rencontre… quand il remarqua enfin un détail qui brisa net sa joie de vivre : c’était qui ce mec à son bras?! Un grand gaillard aux cheveux châtains mi-longs. Gueule de tombeur, tenue élégante de femmelette et élocution parfaite qui manquait cruellement de virilité. Non, mais il rêvait où il draguait Adelyn? SA Adelyn! Une irritation profonde naquit à travers ses tripes et sans attendre, le grand guerrier se plaqua contre un mur pour éviter d’être vu. L’homme flattait l’égo de la chevalière et la couvrait de compliments tous plus futiles les uns que les autres. C’était évident, qu’il voulait porter sa main à sa culotte dès que le moment serait opportun! Du moins, aux yeux d’Ansgar qui était clairement jaloux. Il devait se contrôler, prendre une grande inspiration, sinon il bondirait de sa cachette et irait directement casser le nez de ce gaillard feluette!

Le duo s’éloignait tranquillement, parlant de tout et de rien. Ansgar se fit un PLAISIR de les suivre à distance, épiant leurs moindres faits et gestes. Ce n’était pas la première fois qu’ils prenaient des gens en filature, il savait donc s’y prendre, et ce, malgré son impressionnant gabarit. Les deux jeunes gens passèrent près d’un étang gelé et l’homme sembla raconter une blague particulièrement amusante, puisque la fée éclata d’un rire franc. Elle eut même l’AUDACE de posa sa main sur l’épaule de son partenaire qui lui décrocha un sourire enjôleur. Le bougre alla même… jusqu’à se pencher pour l’embrasser!! Le norrois avait envie de manger le mur juste derrière lui. Bon, après, la fée sembla un peu confuse, signe qu’elle ne s’attendait peut-être pas à ce geste si entreprenant de la part de son interlocuteur. Malgré tout, le Grand Ours ne put s’empêcher de frapper le mur de pierres derrière lui. Toutefois, le bruit sourd de son poing sur la surface dure sembla attirer l’attention des tourtereaux, mais le grand gaillard fut assez rapide pour se plaquer contre le bâtiment, se soustrayant à leur vue. Et merde… il devait trouver un truc pour détourner l’attention!! Notant un chat qui dormait tranquillement à ses côtés, il glissa son pied sous lui et le propulsa au loin, le forçant à pousser un cri strident et à détaler comme si le diable était à ses trousses.

Ansgar profita de ce moment de distraction pour s’éloigner et ainsi éviter d’être vu. Il alla se poster derrière un amoncellement de caissons un peu plus loin. Certes, la vue était franchement moins belle d’ici, mais au moins, il avait toujours un œil sur la femme de sa vie.
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Adelyn
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Dim 20 Nov - 19:35

Pour la première fois depuis longtemps, Adelyn se sentait nerveuse. Elle fixait son reflet dans le miroir en se demandant si elle faisait le bon choix. Cela faisait si longtemps… Elle ne savait plus comment s’y prendre ou si elle en avait réellement envie. Elle se mordit la lèvre inférieure, tout en penchant la tête sur le côté. Elle avait une main sur la hanche et l’autre pendait mollement le long de son corps. Devait-elle en ravaler sa fierté et en parler à quelqu’un? Elle secoua frénétiquement la tête; ce n’était pas son genre d’hésiter autant. Elle était habituellement sûre d’elle…

… Mais ce corset couleur peau recouvert d’une dentelle noire finement travaillée était-il de trop pour un premier rancart? Il couvrait tout ce qu’il devait, car il remontait jusqu’au cou de la fée, sans mentionner qu’elle portait un veston de cuir doublé de laine de mouton pour cacher ses bras. Sa pâle chevelure blonde descendait en cascade, continuant l’effet de fort contraste pour lequel elle avait opté. Ses pantalons reprenaient d’ailleurs la couleur de sa tignasse. Le tout était complété par de hautes bottes noires, qui montaient jusqu’à mi-cuisse.

N’empêche que ce genre de look était plutôt risqué et qu’une robe plus traditionnelle aurait peut-être été mieux pour fêter le Nouvel An… D’un autre côté, la chevalière ressentait le besoin de se faire désirer. Il y avait presqu’un an qu’elle n’avait pas fait d’effort important afin de faire tourner les têtes. Ce soir était différent… Yahto lui avait arrangé une sortie avec un de ses amis gardes, un certain Jace. Le mec était supposément sympa, brillant sur le champ de bataille et pas un connard de première, ce qui était toujours un plus. La coche, cependant, était qu’il ne risquait pas de se sauver dans un autre royaume et d’abandonner la fée comme si elle était une vieille chaussette.

Penser à son meilleur ami permit à la guerrière de retrouver de son aplomb habituel. Elle avait promis de faire des efforts pour rencontrer quelqu’un en l’échange de nouvelles sur la vie amoureuse du lycan. Ce dernier n’avait pas été sans remarquer qu’elle n’avait parlé de personne depuis un bon moment, ce pourquoi il avait décidé d’imiter sa compagne et l’encourager à aller de l’avant. S’il savait que c’était parce qu’elle était encore en peine de son dernier rejet… Il lui aurait sans doute remis en pleine tronche qu’elle était mal placée pour le conseiller sur sa situation avec la princesse Aemi. Ah, mais ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal, à ce qu’on dit.

La rencontre fut étrangement plaisante… principalement parce que le Jace en question n’était pas trop dur sur les yeux. À vrai dire, en plus de son physique de guerrier, il avait une charmante tignasse blonde mi-longue. Ses traits étaient typiquement elfiques, ce qui n’était pas sans plaire à sa compagne pour la soirée. Il était également habillé avec classe; il gagnait des points bonis pour son bon sens de la mode. Il devait être très populaire auprès de la gente féminine. Lyn n’avait aucun doute à ce sujet. D’ailleurs, il fut suffisamment galant pour lui offrir son bras avant de l’entraîner du château jusqu’au cœur de la ville, où se déroulaient les festivités.

- C’est magnifique, n’est-ce pas? fit la chevalière, à la vue de toutes ces lanternes qui étaient accrochées aux bâtiments. Et que dire de l’odeur de la nourriture?

Il y avait réellement de quoi s’extasier. C’était l’un des meilleurs moments de l’année pour visiter la capitale, et ce, malgré le froid. Cependant, qu’était le froid quand on avait un charmant compagnon pour la soirée? Celui-ci ne manqua pas de faire savoir à la fée qu’il la trouvait bien plus exquise que toutes les merveilles étalées devant eux ce soir. Alors là, il savait comment la flatter dans le bon sens du poil. La jeune femme n’était pas indifférente aux compliments, les ayant toujours appréciés, surtout quand elle était en accord avec eux. Il était vrai qu’elle était sublime ce soir; elle le savait. Elle répondit donc à la flatterie avec un rire cristallin : comme ça lui faisait un bien fou de se laisser aller ce soir! Elle avait ce sentiment qu’elle devrait sincèrement remercier Yahto de lui avoir fait connaître une si délicieuse créature.


- Quelle activité vous plairait davantage, ma charmante dame? demanda le garde.

- Hmm… Laissez-moi y réfléchir un instant, pendant que nous marchons, voulez-vous?

En réalité, Adelyn n’était pas pressée d’aller nulle part. Elle avait enfin l’impression de faire ses premiers pas de guérison amoureuse. Son compagnon n’était certes pas son guerrier norrois, mais il la traitait bien. Il était clairement intéressé, sans toutefois dépasser des bornes qu’il ne devrait pas. Il ne la poussait pas à aller très loin et semblait s’intéresser quand même à leur petite conversation. C’était facile de lui parler de sa nourriture de festival préférée, car il ne manquait pas d’anecdotes de jeunesse en lien avec des réprimandes essuyées par son frère aîné et lui par leur mère après avoir mangé une tarte réservée à des invités. Jamais ne parlaient-ils de guerre ou de combats, se concentrant plutôt sur des sujets légers, ce qui était un changement bienvenu pour la chevalière. Elle aimait savoir qu’elle pouvait décrocher de sa vie quotidienne avec cet homme.

Le duo arriva éventuellement aux abords d’un étang, ce qui rappela de doux souvenirs à l’ancienne noble. Celle-ci avait appris à patiner sur l’étang du domaine familial en compagnie de son père. Il s’agissait d’une de ses activités favorites quand elle avait pu retourner à la maison durant sa formation. Son compagnon, cependant, avait une toute autre histoire à raconter. Il lui parla de la fois où il avait décidé de faire un concours de chasse avec son frère… de chasse à la poule. Ils avaient ouvert les portes du poulailler du fermier voisin et avaient laissé toutes les volailles sortir. Ils les avaient pourchassés, ce qui n’était pas chose facile, surtout pas lorsqu’ils arrivèrent sur un lac gelé. Ils glissaient d’un côté et de l’autre puis, il ne savait comment, il avait trouvé le moyen de tomber et se casser le nez. Ce fut alors vaincus que les frères étaient retournés bredouille à la maison et avaient été obligés d’admettre leur méfait à leurs parents… qui n’avaient aucunement hâte d’apprendre la nouvelle à leur voisin. Ils ne manquèrent pas à punir les frères, surtout Jace, qui était celui à avoir eu la brillante idée de la chasse.

La jeune femme pouffa de rire à l’épisode du lac gelé, car elle pouvait facilement imaginer la scène. Il faut dire que son interlocuteur avait un talent indéniable pour conter des histoires. Bref, Lyn riait tellement qu’elle dut prendre appui sur le bras du garde, car elle était pliée en deux. Elle se redressa éventuellement pour sécher une larme au coin de l’œil, seulement pour se faire surprendre avec un baiser. Elle écarquilla les yeux, déconcertée. Certes, elle passait un bon moment… mais elle n’avait pas vu venir ce baiser. Du moins, pas aussi tôt dans la soirée. Elle fit mine de sourire timidement, question de masquer son malaise. En fait, son dérangement naissait plutôt du fait qu’elle n’avait pas haït la sensation. Il y avait définitivement quelque chose qui se passait entre les deux jeunes gens.

Un bruit sourd plus loin la fit sourciller. Elle plaça une main sur son cœur en soupirant quand elle vit que ce n’était qu’un chat qui s’était énervé. Jace ne manqua pas de la taquiner, mais eut la brillante idée de ne pas revenir immédiatement sur l’embrassade qu’ils venaient de partager. Il décida plutôt de la prendre par la taille et la guider un peu plus loin. Adelyn, quant à elle, se blottit légèrement contre lui afin de profiter de la chaleur qu’il dégageait. De toute façon, ce n’était pas désagréable comme sensation.

Ils marchèrent ainsi un moment, profitant de la compagnie de l’autre. Ce ne fut que lorsqu’ils s’arrêtèrent pour laisser passer d’autre villageois qu’un reflet dans la vitre du Gnome Enflammé attira l’attention de la fée. Cette dernière crut y voir Ansgar, ce qui la poussa à se retourner vivement. Elle chercha le guerrier du Kodiak du regard, son cœur battant soudainement si fort qu’elle le sentait dans ses tempes. Cependant, elle dut venir à la conclusion qu’elle l’avait imaginé. Le grand gaillard n’était pas là; il ne pouvait pas être là.


- Que se passe-t-il?

- Oh! Ce n’est rien du tout… Je croyais avoir aperçu un connard que je ne voulais pas revoir. fit-elle sans plus de cérémonie.

Le garde lui proposa d’aller régler le compte à cet idiot, si jamais il devait réellement se présenter. La jeune femme lui sourit et lui dit qu’elle le croyait sur parole, puis qu’elle n’hésiterait pas à faire appel à lui si tel était le cas. Cependant, elle ne voulut admettre qu’elle était troublée d’avoir eu cette vision d’Ansgar. Était-ce parce qu’elle n’était pas prête à le laisser partir comme elle le croyait? Il avait, après tout, encore tant d’emprise sur son cœur… Elle ne pouvait pas passer à autre chose, surtout pas si elle continuait de le voir là où il n’était pas. Il l’avait trop fait souffrir, après lui avoir apporté tant de joie, pour qu’elle l’oublie en un claquement de doigt. C’était également sans mentionner le fait qu’il avait été un amant incroyable, qui la faisait se sentir comme si elle était la chose la plus précieuse de l’univers. Elle se sentait vraiment comme le plus beau joyau en sa présence…

… Sauf qu’il était parti. Il avait fait le choix de la laisser derrière et il n’était jamais revenu pour elle.

Le cœur lourd, la fée appuya sa tête contre son partenaire du moment. Jace sembla d’ailleurs ravi de ce rapprochement, car il resserra légèrement son étreinte autour de sa taille. Ils marchèrent ainsi jusqu’à la place centrale, car des feux de lumière magique étaient en préparation par un groupe de magiciens. Étonnamment, le garde avait respecté le soudain silence de sa compagne. Celle-ci se surprit à se dire qu’il méritait qu’elle lui donne une chance, sans quoi elle risquait de ne jamais tourner la page de son viril Norrois. Lorsque le spectacle lumineux débuta enfin, Adelyn se risqua à passer les bras autour de la taille de Jace. Elle avait besoin d’être réconfortée… là, maintenant… Il lui fallait une présence forte et l’elfe correspondait presque en tous points à ce qu’elle recherchait présentement. Ils levèrent la tête en unisson, avec les autres spectateurs, puis admirèrent les feux lumineux avec le même émerveillement que les enfants près d’eux…

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Ansgar
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Lun 21 Nov - 13:45

Il osait glisser un bras autour de sa taille! Oh le salopard. Il agissait comme s’il la possédait. Sérieusement?! Adelyn ne lui appartenait pas, alors il DEVAIT retirer cette étreinte un peu trop intime immédiatement! En fait, il ne savait pas ce qu’il l’énervait le plus : les agissements de l’homme ou le fait que la fée se lovait contre lui. En fait, c’était plus la deuxième option. Ansgar avait le cœur serré et il ressentait une légère sensation de trahison malgré lui en voyant cette scène. Certes, lui et la chevalière s’étaient laissés en de mauvais termes, il pouvait concevoir qu’elle lui en tienne rigueur et qu’elle veuille refaire sa vie… Mais tout ça ne se déroulait pas comme il l’aurait voulu. Il s’était tellement langui de la revoir et la vision qui s’étalait devant lui avait le même effet qu’une douche froide. Sa conscience lui dictait de reprendre le contrôle de lui-même et de tout tenter pour ramener sa compagne à ses côtés. Il ne pouvait pas simplement baisser les bras comme ça! Pas après qu’ils aient vécu autant de choses ensemble… non? Elle avait été celle qui lui avait fait découvrir l’amour, celle qui lui donnait réellement la sensation d’être vivant. Adelyn l’avait aimé pour ce qu’il était et, avec elle, il pouvait réellement être lui-même. Tout n’était pas toujours combats et prises de becs! Avec la fée, la vie était facile et coulait naturellement. Bien sûr, ils avaient leurs différents, comme tout le monde, mais une fois la frustration descendue, il était aisé de discuter avec la chevalière. Sans compter qu’elle était une amante extraordinaire… une contorsionniste en plus! Non… non, il ne pouvait définitivement pas rester là à ne rien faire. Baisser les bras n’était pas digne de lui et cela ne rendait pas justice à son amoureuse qui méritait qu’on se batte pour elle.

Un nouvel élan déterminé prit le guerrier d’assaut et Ansgar se redressa pendant que le couple s’éloignait. Sans attendre, il courut jusqu’au mur du bâtiment opposé et vint jeter un coup d’œil au petit parc près de l’étang. Ils s’éloignaient, tels deux amoureux, et le grand norrois eut beaucoup de mal à faire taire la jalousie brûlante qui lui saisissait les entrailles. Il décida donc de les suivre, à distance, pour voir où ils se dirigeaient. Il ne savait pas encore comment il allait procéder pour la suite des choses; en fait, pour une des rares fois de sa vie, il n’avait aucun plan en tête et sentait que ses actes étaient tout sauf rationnels. Il essayait de réfléchir, d’élaborer une stratégie, mais son raisonnement était flou et complètement brouillé par sa jalousie profonde. Dans le pire des cas, il pourrait simplement tuer le bougre qui se promenait au bras de la fée… Hein? Non, mais il était complètement idiot ou quoi?! S’il agissait de la sorte, il se retrouverait avec toute la garde sur le dos et Adelyn le détesterait définitivement. Non, il lui fallait un autre plan, vite! Attendez… C’était lui où le salopard glissait tranquillement sa main vers les fesses de sa petite amie?! Nan, il devait halluciner… Vraiment? Pourtant, lui il aurait osé, alors pourquoi est-ce que la femmelette s’en empêcherait… Bon sang, il allait lui trancher la main avec son épée à ce gros con!

C’était avec des pensées saccadées et complètement confuses que le chef des Guerriers du Kodiak tourna le coin de d’un bâtiment pour suivre le couple qui se baladait dans une ambiance hautement romantique. Dès qu’il s’engagea dans la petite rue qui s’étalait devant lui, Ansgar remarqua – par on ne sait quel miracle – que son reflet brillait dans la vitre de l’établissement en face de lui et, visiblement, l’image fut captée par Adelyn qui sembla sursauter sous l’effet de surprise. Sans plus attendre, il revint sur ses pas et se plaqua contre le mur de la maison qui trônait sur le coin de la rue perpendiculaire à celle-ci, histoire de se soustraire à la vue de la chevalière. D’où il était, le Grand Ours Kodiak pouvait très bien entendre la conversation qui se déroulait entre les deux jeunes gens qu’il épiait. À entendre l’interrogation du couillon, le norrois comprit que l’Alombrienne l’avait effectivement repéré, l’espace d’un instant. Bon sang! Il était si nerveux! Comme si, soudainement, il craignait qu’il y ait des conséquences considérables au fait que la fée soit au courant de sa présence dans la capitale. D’ailleurs, les paroles qu’elle prononça d’un ton quasi acerbe lui pincèrent davantage le cœur. Un connard? Sérieusement? C’est l’opinion qu’elle avait de lui? Était-ce une erreur de sa part d’être venu la voir ici même dans la capitale? Si elle le détestait, peut-être était-il préférable qu’il reste loin… Malgré tout, il ne put s’empêcher de serrer les poings en entendant les propos de l’inconnu qui accompagnait la fée : lui régler son compte?! Vraiment? C’était beau de posséder une volonté de fer comme la sienne, mais encore fallait-il être dans la possibilité de pouvoir mettre ses menaces à exécution. Ansgar n’avait pas peur de lui, il en avait abattu de plus gros et de plus coriaces! Ce serait un jeu d’enfants!

Malgré tout, c’est avec la mort dans l’âme que le grand norrois continua sa filature, observant la femme se sa vie se faire étreindre par un homme qui ne la méritait pas. Le duo s’arrêta finalement sur la place centrale et des jeux de lumières magiques envahirent le ciel pour le plus grand plaisir de la populace. Ansgar devait admettre la vue était magnifique… mais en constatant qu’Adelyn rendait l’étreinte de l’elfe en glissant à son tour un bras autour de sa taille, l’humeur de l’héritier du clan Drakkhen fut finalement complètement ruinée. Elle voulait passer à autre chose. Il devait se rendre à l’évidence. Ça faisait plus d’un an qu’il était absent de sa vie, alors pouvait-il réellement lui en vouloir pour ça? Il était idiot de croire qu’ils pourraient simplement reprendre leur vie là où ils l’avaient laissée après autant de temps à être en froid. Et puis, ils étaient si différents au fond… Un futur ensemble était presque impossible à envisager. Cet elfe avait l’avantage d’être Alombrien et de pouvoir la côtoyer sur une base régulière sans soulever la grogne de la populace. Il devait se résigner. Après tout… aimer, c’était accepter de laisser partir l’autre également, non? Elle méritait d’être en paix une bonne fois pour toute. Instinctivement, le guerrier plaqua une main sur sa poitrine comme pour tenter de faire taire son cœur douloureux. Rabattant son capuchon sur sa tête, il se détourna puis s’engouffra à nouveau dans rue enneigée la plus près, décidé de revenir vers l’écurie pour récupérer sa monture.

Il fit quelques pas entre les deux bâtiments quand soudain, il buta sur un gamin d’à peine 12 ans qui chuta au sol sous l’impact. Ansgar voulut l’aider à se relever quand il remarqua que l’adolescent avait sa bourse en main! Petit voleur! Fronçant les sourcils, le guerrier l’agrippa par le col de son manteau avant qu’il n’ait le temps de fuir, puis lui arracha son dû de ses petites mains un peu trop lestes. Il ouvrit la bouche pour le sermonner, mais ce qu’il vit le prit au dépourvu. Le petit voleur lui souriait à pleines dents… avant de se mettre à crier de toutes ses forces qu’on l’agressait et qu’on venait de lui voler sa bourse dûment acquise. Sale petit enfoiré!! Évidemment, l’éclat de voix factice attira rapidement l’attention des gens autour et du coin de l’œil, le grand norrois vit du mouvement du côté de la place centrale. « Fuck! » Jura-t-il tout bas pour lui-même entre ses dents serrées en comprenant rapidement qu’Adelyn et son petit copain allaient rappliquer à la vitesse de la lumière. Après tout, la jeune femme représentait l’autorité, non? Sans plus attendre, le norrois détala dans la rue, remerciant intérieurement l’Esprit du Grand Ours Kodiak de lui avoir permis de troquer ses fringues pour quelque chose de plus standard dans ce coin de pays. Autrement, la chasse au « barbare du nord » aurait été grande ouverte! Dès qu’il put, Ansgar bifurqua vers la gauche, sachant pertinemment qu’il avait sa belle à ses trousses. Il espérait pouvoir la semer en zigzaguant dans des rues choisies au hasard… mais une réalisation soudaine le prit d’assaut : ils étaient en plein hiver, donc ses bottes laissaient immanquablement des traces de pas dans la neige au sol. Voilà qui facilitait drôlement la tâche de la chevalière!

Merde, merde, merde! Quelles autres options s’offraient à lui? Se transformer en ours? Tout le monde savait que les ours kodiaks se baladaient régulièrement dans les agglomérations urbaines! Bravo pour la subtilité! Comme il aurait aimé, en ce moment précis, être béni par le même totem que Thorvald! Ça lui aurait franchement simplifié les choses! Tournant à nouveau vers la droite, Ansgar tomba nez à nez avec l’auberge du Gnomme Enflammé. Encore?! Comment s’était-il retrouvé ici, pour l’amour du ciel?! Y voyant soudainement un signe envoyé par son esprit totem, le guerrier décida de s’y engouffrer sans cérémonie. Il lança une brève excuse à la volée au tavernier alors qu’il mettait de la neige fondante partout sur le plancher, puis se précipita vers l’escalier qui montait à l’étage supérieure. La voix puissante de sa petite amie lança un bref
« Arrêtez-vous immédiatement!! » alors qu’il atteignait l’étage du haut et il l’ignora superbement. Bien, elle ne l’avait pas reconnu, c’était déjà ça. L’aîné de la fratrie Drakkhen s’élança dans le couloir qui s’étalait devant lui puis tourna dans une chambre vide au hasard. Il se rua vers la fenêtre et l’ouvrit sans ménagement. Instinctivement, il jeta un regard en bas et fut satisfait de voir qu’il y avait un gros amoncellement de neige juste sous lui. Ça ferait l’affaire! N’était-il pas naturellement plus résistant que la moyenne des humanoïdes? Son hésitation fut de très courte durée, car il entendit Adelyn s’engouffrer dans le couloir. Elle serait sur lui d’une seconde à l’autre! Sans plus attendre, Ansgar se jeta par la fenêtre et atterrit lourdement dans le tas de neige tout en bas.

Il se releva non sans grimacer un peu de douleur et voulut se remettre à courir quand une poigne solide le prit par surprise et le plaqua contre le mur de l’auberge. L’héritier du clan Drakkhen toussota sous l’impact… et vit qu’il s’agissait du couillon! Ce dernier était donc déterminé à mourir ce soir?

- Don’t you dare touch me, you fucking bastard, siffla-t-il instinctivement tout bas d’un air menaçant. I swear I’m gonna rip your throat with my bare hands if you…

Oh et puis merde, parler ne servait à rien. De toute façon, il n’y pigeait que dalle et il n’avait pas envie de se répéter dans la langue enkiev. Dans un mouvement vif, le guerrier frappa le creux du coude de son adversaire pour le forcer à plier, puis lui saisit le poignet. Dans un mouvement fluide, il pivota sur lui-même et changea de place avec l’elfe pour le plaquer face contre mur tout en tenant son bras très droit et tendu dans son dos.

- Il ne suffirait que d’une très brève pression pour que je vous disloque l’épaule, fit-il à l’intention de la femmelette. Foutez-moi la paix ou je vous jure que je ne ferai pas preuve de clémence la prochaine fois.

Instinctivement, il leva sa tête encapuchonnée et son regard couleur acier croisa les iris d’un vert tendre d’Adelyn qui était toujours à l’étage, penchée sur la fenêtre. Ce simple contact visuel le chavira et il put jurer que c’était la même chose pour elle. Elle lui faisait toujours autant d’effet au point où il sentait ses jambes se ramollir. Non… non il devait se ressaisir et partir. Il relâcha sa poigne sur l’elfe, puis se détourna en réajustant son capuchon. Il marcha pendant quelques instants quand la voix de sa compagne le héla pour attirer son attention. Ans s’arrêta net, toujours dos à elle, puis ferma les yeux. Il poussa un soupir et se retourna lentement alors qu’elle descendait dans la rue à son tour.

- Salut Adelyn, fit-il en tentant de masquer son trouble. C’est tout un hasard qu’on puisse se croiser ici.

Absolument pas! Il n’y avait foutrement aucun hasard et il ne savait même pas pourquoi il avait dit ça! Il fallait croire qu’il perdait réellement ses moyens!
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Adelyn
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Dim 4 Déc - 16:08

Un rouge plus profond que le rubis, le bleu profond d’un saphir, le riche vert d’un émeraude, un jaune plus brillant qu’un topaz impérial et des filaments aussi scintillants que des diamants… Les lumières magiques dansaient dans le ciel dans une explosion de couleurs royales, pour ensuite recréer des scènes connues de l’histoire Alombrienne. La foule était captivée par le spectacle et Adelyn était particulièrement charmée par les illusions créées. Elle souriait malgré elle, ce qui lui était peu arrivé au courant de la dernière année…

… Dommage que ce moment de bien-être n’eut pas duré plus longtemps. Malheureusement, le devoir appelait : un enfant criait à l’aide. Immédiatement, la chevalière et son compagnon se retournèrent, sur le qui-vive, à la recherche de l’agresseur du gamin. Il ne fallut que quelques secondes avant qu’elle n’aperçoive une silhouette douteuse qui décampait à grande course. Elle ne perdit pas une seconde à se lancer à ses trousses, faisant un clin d’œil au petit qui lui pointait dans quelle direction son assaillant avait pris la fuite. Jace la talonnait, prêt à l’assister au besoin dans cette poursuite. La fée trouva plutôt amusant d’avoir un partenaire pour l’aider à faire la chasse aux voleurs. Ça faisait changement! D’autant plus que ce n’était pas deux ou trois tournants à la va-vite qui allaient la faire perdre la trace de l’homme malintentionné.

Un rapide échange visuel entre elle et l’elfe est tout ce qui fut nécessaire pour qu’ils se mettent d’accord sur un plan de capture. Ce fut donc sans aucune hésitation qu’elle s’enfonça dans l’auberge du Gnome Enflammé, tonnant un : « Arrêtez-vous immédiatement! » à la figure suspecte, qui montait à l’étage. Elle grimpa les escaliers comme s’il n’y avait pas de lendemain, et ce, malgré ses petites jambes. Elle s’aida de ses ailes pour monter un peu plus vite. Le bruit d’une fenêtre s’ouvrant, en plus de la brise fraîche de l’extérieur, indiqua à Adelyn à quel endroit le malotru s’était dirigé.

Malheureusement, elle arriva trop tard : celui qu’elle poursuivait avait disparu. Elle grogna sur le seuil de la chambre inoccupée, mais refusa de se laisser abattre. Elle ne laisserait pas filer un voleur d’enfants, il n’en était pas question! Elle se rua à la fenêtre et jeta un regard en bas… puis figea net. C’était impossible… Il ne pouvait pas être là, pas lui. De toutes les personnes, il ne pouvait pas être celui à avoir pris la bourse d’un gamin… Et elle ne pouvait pas ne pas l’avoir reconnu tandis qu’elle courait derrière lui. Cependant, à sentir son cœur tomber dans sa poitrine, elle sut qu’il s’agissait bel et bien du chef des Guerriers du Kodiak.

How bout now?
How bout never?
Maybe you could be a star
Maybe I couldn't do better
Maybe we, we took it too far

I'm not saying no one's happy
But I'm not gonna lie
The way you smile when everyone's laughing gets me every time

Between your lips and fading lights
We're gonna get no sleep tonight
And I love the way you twist the knife
We're gonna get no sleep tonight


The Knife – Hedley

La chevalière ne vit pas le temps filer avant que son ancient amoureux ne soit prêt à quitter la scène, ce qui la ramena soudainement dans le moment présent. « Ansgar Drakkhen! Don’t you DARE go anywhere! » cria-t-elle, utilisant la langue norroise qu’elle avait apprise en présence de l’homme nordique. Elle sauta de la fenêtre, sous le regard ahuri de Jace, qui semblait avoir oublié momentanément qu’elle avait des ailes pour adoucir sa chute. Elle ne le remercia que brièvement de l’avoir « attrapée », car son attention était complètement ailleurs. Elle s’avança lentement en direction du Norrois… puis le gifla de toutes ses forces.

- Un hasard!? Tu devras trouver une meilleure excuse que ça, mon homme! Que fais-tu ici dans la capitale, de tous les endroits? You better not tell me your men are on the move or I’ll… débuta-t-elle, jusqu’à ce qu’elle entende Jace s’interroger sur le fait qu’elle parlait la langue de ces barbares. Elle se retourna sèchement en sa direction. Ce ne sont pas des bar… Elle inspira profondément par le nez; ça ne valait pas la peine de s’énerver pour ça. D’autant plus qu’elle avait toujours un reste de soirée romantique à passer avec l’elfe… bien qu’elle n’en avait plus du tout envie. Il faut savoir communiquer avec tous les peuples, Jace. se contenta-t-elle avant de ramener son attention à Ansgar… qui lui fixait la poitrine. Elle allait le frapper à nouveau quand elle suivit son regard brièvement et se rendit compte que ce n’était pas tant son décolleté qui le laissait pantois, mais plutôt les deux oursons qui pendaient toujours à son cou. I-I’m not giving it back! se défendit la fée, agrippant son collier, avant même de comprendre ce qu’elle faisait.

Elle recula d’un pas en voyant son interlocuteur s’avancer vers elle. À vrai dire, elle ne savait plus comment agir avec lui. Elle ne pouvait nier avoir encore des sentiments pour lui, ni même qu’une partie d’elle était soulagée de ne pas l’avoir halluciné un peu plus tôt… mais elle avait été trop blessée pour faire comme si de rien était.


- Adelyn, arrêtons-le. dit calmement l’elfe qui, visiblement, était le seul à garder la tête froide entre les trois.

- Quoi? fit la fée, déboussolée.

De toute évidence, le Grand ours kodiak avait compris les propos du garde et n’avait aucunement envie de finir sa soirée dans un cachot… car il profita d’une parade de danseurs et de musiciens pour prendre la fuite à nouveau. Cela fit jurer la chevalière, qui maudit son prétendant d’avoir forcé la débandade de celui à qui elle voulait tant parler depuis un an… Toutefois, elle n’avait pas de temps à perdre. Elle s’élança et bouscula tous ceux qui se trouvaient dans son chemin. Dès qu’elle eut un visuel sur Ansgar, elle lui envoya un message télépathique lui sommant de tourner vers la gauche. **[Ansgar] Trust me.** lui dit-elle pour qu’il comprenne qu’elle voulait discuter avec lui… sans Jace, malheureusement pour ce dernier qui avait davantage de difficulté à suivre que la première fois. Adelyn indiqua quelques tournants au Norrois, de façon à ce qu’ils se faufilent dans des rues hautement fréquentées -question qu’on perde leur trace -, avant de finalement disparaître dans une ruelle plus discrète. La fée avait même volé avant de s’engouffrer dans ladite allée pour qu’on ne se doute pas qu’elle était passée par là.

Méfiante, elle s’approcha de son ancien amoureux et planta son regard bleuté directement dans le sien.

- Franchement, dis-moi pourquoi tu es ici, Ansgar. Je te connais assez bien pour savoir que tu ne volerais pas un gamin. C’est trop bas pour toi…

Le Norrois n’eut pas l’intention de lui rendre la vie simple non plus, car il rappliqua en demandant pourquoi elle portait toujours le collier représentant ses enfants. La jeune femme mordit sa lèvre inférieure… Il n’y avait pas de réponse facile à donner.

- Je ne sais pas, d’accord? Parce que nous avons encore des trucs à régler, toi et moi? Par quel culot as-tu ramené ton derrière jusqu’ici? Vous ne vous enfoncez jamais aussi loin des terres…


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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Jeu 8 Déc - 16:16

Son regard couleur acier était porté directement sur Adelyn qui marchait en sa direction d’un air furieux. Dès qu’elle arriva à sa hauteur, quelle ne fut pas sa surprise (not) de la voir s’élancer pour ensuite le gifler avec toute la force de sa frustration. Le guerrier nordique tourna la tête sous l’impact, mais se garda bien de laisser échapper toute réplique. En fait, il se contenta de ramener ses iris métalliques sur son ancienne petite amie, un soupçon de tristesse trônant au fond de ses yeux. La fée était réellement furieuse, mais pouvait-il réellement lui en vouloir pour ça? Un air surpris se peignit sur son visage alors qu’elle sembla insinuer qu’il était venu envahir la capitale, mais la chevalière fut rapidement interrompue par la femmelette qui semblait ne pas vouloir se mêler de ses affaires. Comment ça, des barbares?! Pour qui il se prenait, l’avorton?! Ans n’eut pas le temps de répliquer que Lyn se chargea de le faire pour lui, prenant un ton hautement plus sec que ce à quoi s’était attendu Drakkhen. La jeune femme continua de taper la discussion avec son compagnon elfique quand le Norrois laissa glisser son regard sur sa poitrine.

Si les formes de son ex lui étaient effectivement fort attrayantes, c’était davantage le collier qu’elle portait au cou qui attira son attention. Qu’est-ce que… elle revêtait toujours le pendentif d’oursons? Le grand gaillard était déchiré entre l’envie d’être attendri par cette attention et la frustration grandissante de la voir se balader avec ce signe ultime de son amour alors qu’elle fréquentait clairement un autre homme. Adelyn remarqua rapidement le regard de son ancien amant et leva le bras dans le but de le frapper à nouveau, quand elle réalisa enfin quelle était réellement l’origine de sa convoitise. La voir refermer sa main brusquement sur le pendentif et prendre un ton défensif acheva de faire naître un lot d’irritation au creux du ventre du Grand Ours Kodiak. Non, mais pour qui se prenait-elle tout à coup?! Non seulement avait-elle agi comme s’il n’avait jamais existé en flirtant ouvertement avec une lopette, mais en plus, elle gardait jalousement un présent qu’IL lui avait offert et qui représentait SES enfants.

- Are you kidding me? Déclara-t-il tout bas d’un air courroucé en marchant vers la chevalière au même rythme où elle reculait. You know what this necklace means to me and you clearly don’t care. Give it back, ‘cause you don’t seem to need it anymore.

Un pincement se fit ressentir dans la poitrine d’Ansgar alors qu’il avait prononcé ces paroles sous l’effet de la frustration. Sérieusement? Est-ce que leur histoire ne voulait réellement plus rien dire pour elle? Cette simple éventualité était si douloureuse… Il l’aimait encore… beaucoup trop fort, même. Mais il ne pouvait pas la forcer à partager ses sentiments. Il voulait qu’Adelyn soit sa compagne de vie… Elle était d’ailleurs l’une des principales raisons de son retour… Et la raison même pour laquelle il planifiait de tuer sa tendre épouse. Ouvrant la bouche pour s’expliquer davantage, le Norrois fut coupé par la pédale qui demanda à sa compagne de procéder à son arrestation. Pardon? Il était hors de question qu’on l’emmène dans une geôle et il n’y avait qu’un crétin pour croire qu’il se laisserait faire d’une quelconque façon. Visiblement, cette requête surprit également la fée qui lui jeta un regard interloqué. Les traits de l’héritier des Drakkhen se durcirent soudainement pendant que l’elfe tentait de convaincre la chevalière. Une parade se fit entendre. Cette dernière s’approchait drôlement d’eux et attira automatiquement l’attention des deux Alombriens. C’était le temps ou jamais!

Ansgar profita de la diversion pour tourner les talons et détaler dans les rues de la capitale. Il n’avait maintenant qu’une idée en tête : retourner à l’écurie, récupérer sa monture et foutre le camp! Il n’avait plus rien à faire ici, de toute façon. Sur sa route, il bouscula nombre de passants qui voulaient profiter des festivités, puis tourna sur la droite entre une boulangerie et la boutique d’un couturier. La voix d’Adelyn résonna dans son esprit, lui sommant de tourner à gauche et de lui faire confiance. Drakkhen fut tenté d’ignorer ses propos, vu son orgueil blessé, mais – sans trop savoir pourquoi – obtempéra malgré tout. Il suivit donc ses indications, traversant des rues hautement fréquentées et se glissant parmi les kiosques marchands. Il contourna finalement un bordel, puis s’enfonça dans une petite ruelle discrète, derrière celui-ci. Était-ce véritablement l’endroit qu’elle avait ciblé pour qu’ils puissent discuter? Il se doutait bien que, vu la proximité avec l’établissement peu recommandable, la plupart des citoyens devaient se tenir loin de ces rues sans grande luminosité.

Les secondes s’écoulèrent et Adelyn le rejoignit rapidement, glissant dans l’air grâce à ses délicates ailes cristallines qui reflétaient la maigre lumière de la lune en un caléidoscope de couleurs. Elle se posa ensuite au sol avant de planter son regard azur dans les yeux métalliques du guerrier. La chevalière désirait savoir le but de sa visite. Elle transpirait la méfiance à son égard, ce qui contribua à renfrogner davantage l’héritier du clan Drakkhen. « Pourquoi portes-tu toujours mon pendentif?! Tu SAIS ce qu’il représente pour moi, et pourtant, tu n’hésites pas à l’exhiber comme un trophée qui, somme toute, n’a peut-être pas de réelle valeur à tes yeux. » Lança-t-il d’un ton accusateur, déviant sa question pour en balancer une autre. Adelyn fit preuve d’un self-control assez remarquable, puisqu’elle évita de plonger dans ce chemin de provocation dans lequel le Grand Ours semblait vouloir s’engager. Elle se contenta de répondre le plus honnêtement possible, prétextant qu’ils avaient encore des trucs à régler, tous les deux. Elle reformula sa question de nouveau, tentant de s’enquérir de la véritable raison de sa venue dans la capitale alombrienne. Ansgar se pinça l’arête du nez puis fit quelques pas, cherchant visiblement une façon de tempérer ses émotions.

- Je ne suis pas venu pour ça et puis, je n’ai pas essayé de voler un môme, c’est le contraire qui s’est produit! Il a tenté de me voler mon fric., maugréa-t-il en portant ses mains sur ses hanches et en leva le visage vers le ciel. Tu peux te détendre, je suis seul. Non, mais pour qui tu me prends, bon sang? Tu crois que j’irais m’attaquer à votre capitale directement? On est peut-être barbare, mais on n’est pas complètement stupide, non plus. Ne me prends pas pour un crétin!

Son ton vindicatif était dû à la profonde jalousie qu’il ressentait à l’égard de l’elfe qui avait embrassé Adelyn un peu plus tôt. Mais comment pouvait-elle le savoir? Ainsi, il ne fut pas surpris de la voir s’empourprer de colère, étant visiblement chamboulée elle aussi par cette réunion… des plus maladroites. De nombreuses injures lui furent balancées en pleine poire en guise de réponse et il dût admettre… que c’était mérité quand même un peu. Bon, bon, bon… Ils devaient se calmer, autrement, ils n’arriveraient à rien. Lui le premier! Le Norrois s’éloigna de l’Alombrienne quelques instants en prenant de nombreuses respirations, puis regarda l’établissement enneigé devant lui, les mains toujours sur les hanches. Il cherchait une façon de formuler ses propos de façon acceptable. Il se retourna ensuite pour lui faire face et glissa une main dans ses longs cheveux marron pour replacer les quelques mèches rebelles qui tombaient sur son visage.

- Le but de ma présence n’a rien d’offensif, reprit-t-il d’un ton plus bas, plus calme. Ça fait un moment maintenant que je suis revenu en Alombria et les choses se sont déroulées à une vitesse folle. J’ai enfin pu me libérer pour venir jusqu’ici dans l’unique but de… Il marqua une pause. Comment prendrait-elle sa révélation? N’avait-elle pas tourné la page en fréquentant la femmelette? Si tel était le cas… Les chances que son cœur soit déjà prit étaient plutôt élevées et il aurait l’air d’un parfait idiot incapable de passer à autre chose. Dans le but de discuter d’une potentielle alliance entre nos deux nations…

Pourquoi avait-il dit ça?!? C’était totalement faux! Tant que son père était sur le trône, il y avait peu de chances que ce projet puisse voir le jour. Il était borné comme dix! Non, mais quel crétin il était!! C’était si dur de faire part de ce qu’il ressentait?! Son père lui avait toujours dit que ses sentiments le rendaient faible et voilà qu’il prenait tout ça au pied de la lettre. Adelyn sembla surprise devant une telle révélation et avec raison. Ansgar se racla la gorge, puis se glissa une main sur la nuque. Comment allait-il rattraper ce coup de merde?!

- C’est à l’état de discussion encore, hein… Ça pourrait être profitable pour nos deux peuples. Vous êtes en conflit avec l’autre royaume, pas vrai? Et bien, il semblerait que j’ai eu quelques démêlés avec des gens de cette nation, ajouta-t-il en ayant une pensée pour Alecto qui vivait en Shola… et qui ne représentait pas le royaume, en fait. Nous pourrions vous offrir nos forces armées en échange de vivres et de ressources… Les pillages cesseraient – du moins, sur votre territoire – et nous pourrions protéger vos frontières… Enfin, je dis ça, je ne dis rien.

Comment allait-il faire avaler ça à son père, maintenant? Ou même à sa fratrie, tiens! Peut-être que le Grand Esprit de l’Ours l’avait doté d’un sens de l’honneur aiguisé et d’un leadership naturel, mais il ne lui avait pas offert une cervelle plus développée que celle d’un faisan… Il se maudissait intérieurement, d’autant plus qu’il voyait bien que l’idée ne semblait pas déplaire à la chevalière. Il fit quelques pas, puis se retourna soudainement pour faire face à la fée.

- Alors heu…tu en penses quoi? Tu vois bien que ma présence n’est pas toujours synonyme de mauvaise nouvelle… Je te cherchais justement pour t’en parler avant tout. Après tout, tu es de loin la seule personne dans ce pays qui n’essaie pas de m’arracher la tête dès qu’elle me voit. Bon, tu préfères nettement gifler en premier lieu, mais c’est une salutation comme une autre, continua-t-il avec un léger sourire en coin.

Bon sang qu’elle était belle. Pendant un bref instant, il oublia la femmelette qui lui servait de prétendant et se perdit simplement dans l’azur de ses iris pétillants. Elle possédait cette façon si naturelle de le bouleverser jusqu’au plus profond de son être! Une myriade de papillons lui vrilla l’estomac à nouveau, comme à leurs débuts. Après quelques instants à s’observer mutuellement, Ans se racla la gorge, ressentant le malaise qui s’installait chez la fée. Son regard avait peut-être été trop intense… Il était comme ça, lorsqu’il ressentait de la convoitise. Il détourna donc les yeux.

- Alors… heu… Ça fait combien de temps que tu fréquentes la lopette? Erh… Comment il s’appelle déjà? Jace? Mais c’est quoi ce nom… maugréa-t-il en croisant les bras sur sa poitrine et en ramenant son attention vers la chevalière. Je veux bien qu’il soit d’autant plus agréable de fréquenter quelqu’un pendant un soir de festivité, mais franchement, je ne vois pas ce que tu lui trouves. Il est tout rachitique… Même pas un poil au menton. Tu es sûr qu’il est sorti des couches? D’ailleurs… j’ignorais que vous fêtiez quelque chose… Le Nouvel An, à ce que j’ai entendu. Malgré tout, je dois admettre que ça m’a l’air chouette, tout ça…
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Adelyn
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Lun 19 Déc - 18:10

Ce n’était pas évident de conserver un calme imperturbable lorsqu’on se faisait provoquer verbalement. Cependant, par un quelconque miracle, Adelyn y parvenait. Elle ne relevait pas l’agressivité de son ancien amant, jugeant qu’elle s’était suffisamment emportée pour la soirée. Elle savait que ça ne serait pas d’avance si elle se laissait aller à la colère; elle n’aurait pas les réponses qu’elle désirait avoir de cette façon. Mieux valait garder une attitude détendue. « Pourquoi es-tu ici, Ansgar? » se contenta-t-elle de dire, en voyant le principal concerné essayer de se défaire de son énervement. Elle ne put s’empêcher de sourire malgré elle en l’entendant pester contre ce jeune garçon qui l’avait mis dans tout un trouble en criant au vol.

Il n’était cependant pas question de laisser le Grand Ours Kodiak la voir s’amuser de sa gueule, ce pourquoi la fée croisa les bras et leva le menton. Elle faisait son possible afin de paraître détachée même si, en réalité, elle sentait son estomac être chaviré par les émotions. Malheureusement, le fier guerrier mésinterpréta le non-verbal de son interlocutrice et il monta sur ses grands chevaux. Il se lança sur un discours comme quoi il n’était pas assez stupide pour décider de s’en prendre à la capitale alombrienne seule et ainsi de suite. Ce fut un peu trop pour la chevalière, qui n’avait pas dit un mot insinuant qu’elle considérait le peuple Norrois comme étant des barbares. Elle avait depuis longtemps appris que ce n’était pas le cas et qu’ils n’avaient que des mœurs différentes.

- Tu sais quoi, je ne suis pas si certaine que ça que tu n’es pas un crétin! Regarde-toi aller un peu. Tu parles comme un rustre! Tu te crois vraiment si important que je te croirais capable de prendre notre capitale à toi seul? C’est beau de rêver! Tu n’es même pas capable de reconnaître comment ton comportement est louche. C’est ça, tourne-moi le dos, c’est tellement mieux… termina-t-elle sur un ton sarcastique.

Elle passa les mains sur son visage dans le but de retrouver un peu de contenance. Elle ne pouvait continuer de balancer de tels commentaires à son ancien amant si elle ne voulait pas que personne ne les surprenne… D’autant plus qu’elle risquait plus de faire fuir Ansgar si elle ne changeait pas de ton. Il n’était déjà plus capable de lui faire face. De moins, pas avant qu’il n’ait pris un moment pour se calmer.

Ce fut une Adelyn qui le détaillait de la tête au pied qu’il vit lorsqu’il se retourna vers elle. La fée cherchait tout signe physique qui pouvait trahir de l’anxiété, de la colère ou un quelconque indicateur que son interlocuteur cherchait à acheter du temps. Après tout, elle ne pouvait pas encore rayer totalement la théorie qu’il n’était qu’une distraction pendant que ses forces étaient occupées ailleurs… Sauf qu’elle fut tentée de croire l’homme sur parole lorsqu’il affirma ne pas être là avec de sombres plans. Elle ne l’avait peut-être pas vu depuis un moment, mais elle croyait le connaître suffisamment pour savoir s’il lui mentait. Elle décida donc de lui donner le bénéfice du doute.

Malgré elle, elle eut un pincement au cœur en apprenant que cela faisait un moment qu’il était de retour sur le territoire et qu’il n’avait jamais osé lui donner le moindre signe de sa présence. Cela ne faisait que renforcer l’idée qu’elle entretenait comme quoi il était passé à autre chose. Elle était pendue aux lèvres de son ancien amant lorsqu’il laissa en suspend sa phrase. « Dans l’unique but de… quoi? » murmura-t-elle bien malgré elle. Son cœur s’était mis à battre à une vitesse folle, alors qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer plein de scénarios. Le principal étant qu’il était sur le point de lui avouer qu’il croyait également qu’ils avaient des choses à régler ensemble… Qu’ils s’étaient quittés sur de très mauvais termes et qu’ils devraient tenter de réparer les pots brisés.

Elle n’eut toutefois pas la suite qu’elle croyait avoir, loin de là. En fait, l’héritier du clan Drakkhen n’aurait pu la surprendre davantage qu’en affirmant vouloir former une alliance avec Alombria. Jamais la chevalière ne s’était attendue à entendre ces mots sortir de sa bouche, pas avec ce qu’elle avait pu apprendre sur les Norrois. Elle avait toujours cru que le peuple nordique n’avait aucun intérêt envers une entente avec un des deux royaumes. Elle les avait toujours cru indépendants, axés uniquement envers l’acquisition de plus de richesse.

- Tu es sérieux? demanda-t-elle, incrédule. Elle chercha un signe d’approbation dans le regard d’acier de son compagnon, à la fois enchantée et déçue par cette révélation. Après tout, elle avait espéré qu’elle y était un peu pour son retour dans le sud… Cependant, elle n’était pas pour se plaindre d’une alliance entre leurs nations, car ce serait un avantage indéniable sur Shola… voire même Irianeth, si les choses se rendaient jusque là. Ce serait merveilleux, Ansgar… Sincèrement. Tu me rendrais certainement la vie plus facile! fit-elle pour détendre un peu l’atmosphère, car mine de rien, elle était nerveuse face à cette nouvelle qui serait tout un choc pour ses supérieurs. Autrement, elle fut plutôt surprise que son ancien amant ait pensé discuter avec elle de ce projet avant d’aller de l’avant. Elle devait admettre que c’était plutôt brillant de sa part et elle était touchée qu’il lui fasse assez confiance pour lui en parler ouvertement. Je ne peux te garantir quelle sera la réaction de l’Ordre ou de la royauté, mais je ferai mon possible pour que tu aies au moins une chance de leur expliquer ton point de vue. Elle marqua ensuite une courte pause… Pour ce qui est de la gifle, je crois qu’elle était largement méritée.

Heureusement, le Norrois ne semblait pas lui tenir rigueur pour son incartade tout à l’heure. Il paraissait même prendre la chose avec une pointe d’humour, ce qui rassurait la fée… … … jusqu’à ce qu’elle se demande pourquoi il la regardait comme il le faisait présentement. S’il n’avait pas mentionné que l’unique but de sa visite était de discuter d’une alliance, elle se serait peut-être fait des idées… sauf que désormais, elle ne savait plus quoi en penser. Elle soupira intérieurement de soulagement lorsqu’il regarda enfin ailleurs. Cela lui évitait d’avoir à trouver un moyen de briser le silence.

Elle ne s’était néanmoins pas attendu à ce que la conversation prenne un tournant en direction de sa fréquentation actuelle. Tiens donc, le Grand Ours Kodiak ne semblait pas approuver de Jace. Adelyn fronçât des sourcils. Elle se demandait bien ce que ça pouvait faire à son ancien amant qu’elle passe une soirée avec… À moins que… Était-il jaloux? Non, à voir comment il s’était emporté pour le collier plus tôt, l’héritier du clan Drakkhen avait définitivement tourné la page. Sans doute désapprouvait-il du choix de la fée parce qu’il croyait l’elfe inférieur, tout simplement.

- Dans un premier temps, ce n’est pas une lopette. C’est un garde, donc qui comprend ma mission de protéger le royaume. Pour ce qui est de rachitique… on peut difficilement comparer un elfe à un Norrois. Jace a tout de même un certain… charme. Visiblement, son interlocuteur n’était pas convaincu de ses raisons, ce qui renfrogna la chevalière. Il ne lui était pas arrivé souvent de se faire juger sur ses relations amoureuses… Voire que s’il y avait quelque chose, Ansgar avait été de loin son amourette la plus douteuse! La jeune femme s’éclaircit la gorge avant de reprendre la parole, cherchant à ne pas se laisser emporter par la pointe de colère qu’elle ressentait à se faire critiquer. Ce sont effectivement de magnifiques festivités, lorsqu’on ne se fait pas accuser de voler des enfants. Trop tôt? Peut-être… D’ailleurs, je devrais regagner la compagnie de ma lopette… Elle trouvait difficile de mettre fin à cette discussion avec son compagnon. Il lui semblait qu’il y avait tant de choses à lui dire; or, le moment était peut-être mal choisi. Elle jeta un coup d’œil rapide en direction de la rue la plus près. Comment pourrai-je te contacter, concernant cette alliance que tu proposes à mon royaume?

Cette fois, le regard qu’Adelyn lança à son ancien amant avait une pointe de tristesse à l’intérieur. Elle avait l’impression que c’était plus qu’un simple au revoir qu’elle lui faisait et, à quelque part, ça la déchirait. Elle prit la réponse du Norrois en hochant de la tête, les lèvres pincées, puis prit congé de lui. Elle ne fit toutefois que quelques pas avant de s’arrêter, la main sur son pendentif. Elle le tritura un instant, se retourna et retourna auprès d’Ansgar à la course. Elle se jeta directement dans ses bras et le serra aussi fort qu’elle en était capable. Elle parvint, par elle ne sait quel miracle, à retenir ses larmes. Elle recula ensuite d’un pas et leva la tête pour aller chercher ce regard d’acier qu’elle avait tant aimé. Prenant une grande inspiration, elle passa le collier par-dessus sa tête et alla le placer dans la main de son propriétaire original.

- Je… Je t’en veux encore d’être parti, tu sais, mais… je n’ai jamais été capable de cesser de le porter. Tu as tort de croire que ça ne vaut rien à mes yeux… Elle était décidée à lui faire part du fond de sa pensée avant de le quitter pour de bon. Ce collier représente toutes ces fois où nous nous sommes vus, tout ce que j’ai pu ressentir à ton égard, tous les espoirs que j’ai entretenu… en vain, il faut croire. Mais je présume que tu as raison sur une chose : ce n’est pas correct pour moi de le garder en ma possession. Alors, il est de nouveau à…


- Adelyn? Qu’est-ce qui… Que se passe-t-il? Tu connais cette ordure!? Et pourquoi t’es-tu jetée dans ses bras?

C’était Jace; il avait retrouvé l’ancien couple et il se posait visiblement des questions sur la proximité entre la chevalière et ce qu’il considérait être un criminel. La belle blonde se retourna vivement en sa direction, se maudissant de ne pas l’avoir senti venir. Voilà qui la mettait dans une situation embarrassante… Il en avait vu plus que ce qu’elle aurait voulu. Maintenant, elle devait gérer non seulement ses propres émotions blessées, mais celles de son rendez-vous pour la soirée.

- Ce n’est pas une ordure, Jace, il s’agissait d’un malentendu. Le gamin avait crié au loup lorsqu’il s’est fait prendre à essayer de voler la bourse d’Ansgar… Ansgar étant une connaissance à moi.


- Vous semblez bien vous connaître, en tout cas. fit le garde d’un ton sec.

Ça n’augurait rien de bon pour le reste de la soirée en sa compagnie. Voyant qu’Ansgar n’entendait pas qu’on parle de lui à la troisième personne tandis qu’il était présent, la fée s’empressa de mettre la main sur son bras et de lui intimer de garder le silence.

- Tu n’as rien à craindre, Jace, je t’assure. Je lui retournais quelque chose qui lui appartenait puisque nous sommes tombés sur lui ce soir. Il n’est ici que pour profiter du festival, comme nous deux. Il ne connait pas la capitale et…


- Et tu veux qu’il se joigne à nous, peut-être?

- Non, je… Attends, si je te demandais de montrer à un ami ce que nous faisons au Nouvel An, tu me le refuserais? Voilà qui allumait une chandelle pour la chevalière. Elle comprenait que leur rencontre avec le Norrois s’était faite dans de mauvaises circonstances, mais elle tombait quand même sur la défensive à voir la réaction négative de Jace.

- Je suis désolé, Adelyn… mais je ne veux pas de troisième roue. Si tu insistes pour lui montrer les festivités, ce sera sans moi. Ce fut quand même un plaisir… tu me recontacteras si jamais tu passes à autre chose.

Avec si peu, l’elfe tourna les talons et abandonna la jeune femme avec le Norrois. Elle fulminait et ça se voyait dans son visage. Elle ne s’était pas fait larguer souvent dans sa vie, surtout pas pour des pacotilles de ce genre. Ansgar, au moins, avait l’excuse d’avoir des enfants qui l’attendait aux Terres Gelées. La fée croisa les bras et tourna la tête en direction du Norrois, étant au bord des larmes. « Tu es heureux? Je ne verra plus la lopette. » Ce n’était aucunement de sa faute, mais le commentaire était sorti tout seul.

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Ansgar
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Ven 13 Jan - 11:38

Les bras croisés sur la poitrine, Ansgar fixait le beau visage harmonieux d’Adelyn. Comme à chaque fois qu’il posait son regard sur elle, il se sentait obnubilé par sa beauté. Mais cette fois… c’était… plus que ça. Il avait l’impression qu’elle avait encore embellie. Ou bien c’était le fait qu’il s’était ennuyé d’elle? Néanmoins, il masqua son trouble, trop orgueilleux pour avoir l’air faible devant celle qui l’avait visiblement remplacé. Les paroles qu’elle prononça finalement en faveur du crétin vinrent le courroucer plus qu’il n’aurait bien voulu l’admettre. Lui, avoir du charme?! Bin voyons! Un chariot de foin en avait plus! Elle était tombée bien bas depuis leur séparation…

Vraiment? N’était-ce pas plutôt une jalousie fulgurante qu’il ressentait? Parce que, somme toute, le mec avait quand même de la gueule. Toutefois, il aurait préféré qu’on lui couse les lèvres plutôt que d’admettre cette simple constatation! Non mais! Il avait un honneur à défendre! Devant son air peu convaincu (qu’il s’affairait à montrer du mieux qu’il pouvait), la jeune femme sembla se renfrogner à son tour, l’espace d’un bref instant. Un léger silence plana, jusqu’au moment où la fée décida de le briser en se raclant la gorge. Tiens, tentait-elle de reprendre contenance? C’était quoi? C’était l’idée de perdre son beau Jace qui la mettait dans cet état? Elle changea alors immédiatement de sujet, soulignant la magnificence évidente des festivités… puis ponctua le tout d’une pique. À ces propos. Ansgar ne releva pas et se contenta d’hausser un sourcil. Elle se croyait drôle soudainement? Bon… en fait, la réplique était bien lancée, mais il était un peu trop irrité par sa propre jalousie pour éclater de rire, ce qu’il aurait fait en temps normal. Ce pincement s’accentua encore plus lorsqu’elle prétendit devoir le rejoindre.

Au fond de lui, une voix lui criait de l’arrêter. Elle n’avait pas à le retrouver! Ils pourraient visiter le tout ensemble, non? N’était-il pas revenu juste pour elle? Enfin… Déjà, il fallait qu’elle sache qu’il avait fait tout ce chemin juste pour la voir. Après tout, ne lui avait-il pas balancé une excuse complètement bidon en plein visage? Il se contenta de la fixer de ses yeux gris profond, comme un idiot alors que, pour sa part, elle détournait le regard vers la rue adjacente. Elle reprit finalement la parole, lui demandant de quelle façon elle pourrait le contacter pour organiser l’alliance qu’il voulait créer. Lentement, il leva une main et tapota sa propre tempe. Il savait que la jeune femme pouvait parler par télépathie, elle l’avait déjà fait à plusieurs reprises à son égard.

- Contacte-moi par la pensée et je trouverai une façon de te répondre. Que ce soit par mes propres moyens ou par le biais d’un intermédiaire qui pourra te faire signe de la même façon.

La chevalière ramena son magnifique regard aux couleurs changeantes en sa direction et le norrois crut y percevoir, l’espace d’un instant, une pointe de tristesse. Ce simple contact visuel lui cause un léger pincement. Était-ce tout? Ils allaient se quitter comme ça? Il avait… il avait envie de prendre son beau visage entre ses mains et embrasser ces lèvres qui lui avaient tant manquées… Mais il n’en fit rien. Probablement pour se protéger lui-même d’un refus qui serait franchement douloureux. Notant bien sa réponse, la fée hocha de la tête en sa direction, puis s’éloigna sous le regard maintenant douloureux du guerrier qui se contenta d’enfoncer ses mains dans ses poches. Il voulut se détourner pour s’éloigner quand il nota un mouvement de recul de sa part. Elle revint aux pas de course en sa direction et, pendant un bref instant, il eut le maigre espoir qu’elle lui demande de rester. Toutefois, à sa grande surprise, Adelyn se jeta dans ses bras et entoura sa taille de ses bras graciles. Le chef des Guerriers du Kodiak ne se fit pas prier pour la serrer contre lui avec toute l’affection dont il était capable. Lyn se recula ensuite, puis retira son collier pour venir le déposer dans sa main, visiblement un peu à contrecœur.

Il l’écouta jusqu’au bout, sans émettre le moindre commentaire pour la stopper dans son élan. Elle lui en voulait, il le savait. Au moment où elle parla de tous les souvenirs qui étaient enfermés dans ce simple pendentif de bois, le Grand Ours sentit son cœur se tordre. Elle… elle croyait que ça n’avait aucune importance pour lui? Elle parlait d’espoirs vains… Mais… mais il n’avait pas voulu ça! Il n’avait jamais voulu ruiner leur relation, bien au contraire! Le seul hic, c’était qu’il avait une autre vie au nord – dont elle connaissait les détails d’ailleurs – qu’il ne pouvait pas abandonner les siens complètement non plus. Il referma ses doigts sur les oursons de bois, puis se décida à la couper pour éviter de laisser planer un doute non nécessaire, quand soudain, la femmelette refit son apparition, les interrompant. Le norrois soupira, puis enfila son collier.

Ans se renfrognant, toisant le nouveau venu de son regard acier. Il s’adressa directement à la chevalière qui fit volteface, visiblement surprise. Elle s’éloigna du guerrier norrois puis s’avança un peu vers l’elfe, justifiant les actes d’Ansgar. Ce dernier croisa les bras sur sa poitrine, puis haussant un sourcil au commentaire de Jace.

- Non, mais je suis là hein. Pas la peine de faire comme si je n’existais pas, maugréa-t-il en direction du soldat. Ce dernier le toisa. I like that look on your face. You want a piece of me, pussy? Come oooon! It’ll be fun to smash that little face of yours! Ajouta-t-il avec un sourire presque carnassier.

Cette remarque provocatrice ne sembla pas amuser Adelyn qui s’empressa de poser une main sur son bras pour le faire taire. La fée continua sa justification et se fit rapidement interrompre par Jace qui craignait l’éventualité qu’il ne se joigne à eux. Évidemment, la jeune femme voulut démentir… Mais le questionna quand même quant à la possibilité que le grand norrois puisse leur tenir compagnie. Ah? Voilà qui était un soudain retournement de situation! L’elfe déclina l’offre et décida plutôt de quitter les lieux, abandonnant Adelyn avec beaucoup d’amertume. Oh… bon… sang… C’était si INTÉRESSANT comme situation maintenant! Ans ne put s’empêcher d’esquisser un sourire amusé. En fait, il jubilait intérieurement! Évidemment, Lyn tourna un regard furibond en sa direction et déclara qu’elle ne verrait plus la lopette d’un ton totalement acerbe. Évidemment, le sourire du guerrier accentua sa frustration et elle se détourna rapidement, décidée à le planter là à son tour. Le grand ours ne put s’empêcher de glousser et lui attrapa rapidement le poignet. La fée se retourna et il put voir les larmes qui embuaient ses jolis yeux maintenant émeraude. Il la connaissait vraiment bien : il savait qu’elle n’était pas attristée, juste blessée dans son orgueil de s’être faite abandonnée par sa conquête. Toutefois, son air était courroucé, voir même menaçant en sa direction. Elle fulminait.

- Holà, doucement tigresse, fit-il en la relâchant et en levant les mains en guise de paix. Son sourire en coin ne l’avait pas quitté, c’était plus fort que lui. Tu sais quoi? Si tu as envie de profiter des festivités… Eh bien, je ne dirais pas non pour avoir une guide. Viens là. Il reprit son poignet, plus doucement cette fois, et l’approcha de lui. Il glissa son pouce délicatement sur le coin de son œil pour lui retirer une larme, puis son sourire se fit plus tendre, moins narquois. Tu sais quoi? En plus de manquer cruellement de virilité, ce mec est un sombre idiot. Voyons! Qui OSE planter là la grande Adelyn? Celle-là même qui fait tourner les têtes et qui arrive à tenir tête à un groupe de norrois à elle seule? S’il arrive à capituler aussi rapidement, c’est qu’il ne réalise pas à qui il a affaire. Il va le regretter amèrement d’ici la fin de la soirée, je t’assure. Il l’attira dans ses bras et lui fit une accolade qui se voulait amicale… mais tout de même teintée d’un peu de tendresse. Il y eu un petit moment de silence. Il préfère peut-être les bites? Lâcha-t-il tout à coup avant d’esquisser un sourire amusé en entendant la fée se mettre à glousser contre lui. Remarque… ça vous fait ça en commun… Cette fois, ce fut un coup de poing dans l’estomac qu’il reçut et il toussota un peu, visiblement amusé malgré tout par sa propre remarque. Cette fois, il l’avait cherché.

Ouais, il était idiot, ses sœurs le lui disaient souvent.

La chevalière se recula et il crut percevoir un bref éclat amusé qui fut rapidement chassé, probablement pour retrouver contenance.

- Mais je suis sérieux Adelyn. Je ne suis pas obligé de repartir tout de suite… De toute façon, la route a été assez longue comme ça. Mais si tu désires que je te laisse tranquille, alors je vais m’éclipser.

Il espérait TELLEMENT qu’elle accepte sa proposition! Il n’avait pas envie de partir. Pas maintenant qu’il l’avait revu ET qu’elle était seule. Elle sembla le détailler un instant, réfléchissant visiblement à la question. Finalement, elle lui fit signe de la suivre et il jubila. Dès qu’elle lui tourna le dos, Ans leva un bras en l’air en guise de victoire et redressa le visage vers le ciel, remerciant mentalement l’Esprit Ours de lui accorder une seconde chance. Il se dépêcha ensuite d’accélérer le pas pour se retrouver à ses côtés et ils s’aventurèrent dans la rue adjacente qui menait à la place publique, au cœur des festivités. Ils passèrent près d’un marchand de pâtisseries, puis à côté d’une famille qui traînait leurs enfants dans des traîneaux, derrière eux. Ce n’était pas l’ambiance qui manquait et encore moins les surprises pour épater la galerie! Ansgar se fit d’ailleurs surprendre par un mec à côté de lui qui porta un bâton enflammé sa bouche avant de cracher un liquide quelconque sur ce dernier (de l’huile). Il sursauta alors que le jet de flamme s’étala à une hauteur surprenante juste à côté de lui. Ça… ça c’était impressionnant. Une idée qu’il ne manquerait pas de garder pour le futur.

Un coup de coude se fit sentir sur ses côtes et le norrois tourna la tête vers la jeune femme qui l’accompagnait. Visiblement, Adelyn était hilare devant son sursaut. Bah oui, ça lui arrivait quand même d’être pris au dépourvu!

- Oh, ça va, hein! Répliqua-t-il en notant son amusement. J’ai soif, pas toi? Il tentait de changer de sujet, c’était évident comme le nez au milieu du visage. Tournant son regard acier sur les environs, il nota au loin un marchand qui tendait des gobelets fumants à des passants. C’est quoi ça? Demanda-t-il en ignorant les répliques amusées que lui lançait son ex. Du cidre chaud? Attends, je reviens.

Une autre pique fusa dans sa direction. Adelyn était en feu ce soir! Il lui jeta un bref regard par-dessus son épaule, puis fit un signe de main pour lui faire comprendre qu’il ne l’écoutait plus. Il s’approcha du marchand et lui demanda deux gobelets. L’odeur douce et acidulée du liquide alcoolisé et chaud monta à ses narines. Il agrippa sa bourse de cuir et sortit les piécettes nécessaires qu’il tendit au propriétaire du kiosque. Il agrippa son dû puis se retourna pour aller vers Adelyn. Le grand guerrier l’observa de loin et se figea sur place. Elle était… si belle. Debout, sous les gros flocons de neige qui tombaient paresseusement du ciel, les joues rosies par le froid et les bras croisés sur sa poitrine. Elle avait froid? Ses longs cheveux blonds donnaient l’impression de briller de mille feux autour de sa tête, probablement à cause du reflet des flammes des brasiers environnants. Il en avait le souffle coupé. Sa béatitude ne dura qu’une fraction de seconde avant qu’il ne se ressaisisse et ne se remette en route. Une fois à la hauteur de la jeune femme, il lui tendit un gobelet, puis prit une gorgée du liquide chaud tout en la fixant. Il remarqua bien la façon dont elle tenait le contenant de ses deux mains, probablement dans le but de se réchauffer.

- Tiens moi ça, Fit-il en lui tendant son propre verre. Il porta les mains à l’attache de sa lourde cape couleur marron et la défit. Il entoura les épaules de son ex et vint la fixer en place, sachant que ça l’aiderait à se réchauffer. Je n’en ai pas besoin, Lyn. Là d’où je viens, c’est glacé presque à l’année. Des plaines blanches à perte de vue, des forêts de conifères enneigés, des monts immenses qui touchent presque le ciel… Rien à voir avec ici. J’ai l’habitude. Pour être honnête, le froid et la glace ne m’atteignent absolument pas. Oh nous avons bel et bien un « été », mais il ne dure pas longtemps et ça ressemble davantage à votre printemps, je dirais.

Il récupéra son gobelet, puis ils s’approchèrent d’un brasier et s’installèrent sur un banc, quelques instants.

- Mon père était malade. Commença-t-il en fixant les flammes. Plutôt gravement. On a eu peur, moi et Randie, qu’il n’y reste. Randie, c’est l’une de mes sœurs. Tu connais déjà Idris, mais celle-là tu ne l’as pas rencontrée. J’ai un frère guérisseur que j’adore, Bryaan. Mais il devait rester au sud, au campement, pour soigner les blessés. Pour faire court, mon père a fini par s’en remettre grâce aux oracles et aux bons soins de ma sœur. J’ai dû régler ses affaires pendant sa convalescence. Mon père, Valkyon, c’est le chef suprême de notre clan. Je suis son fils aîné et son héritier. Tu… tu imagines ce que ça implique? Une étincelle se fit au fond du regard de la magnifique blonde. Elle comprenait. Si Valkyon décédait, Ansgar serait appelé à prendre sa place. Lyn… Je… je suis désolé de la façon dont ça s’est terminé entre nous. Parce qu’il croyait sincèrement que c’était terminé, malgré le fait qu’il se languissait d’elle. Je… heu… I’ve been an asshole to you. I should’nt have screamed at you like I did that day. I was so stressed and anxious about my father condition… I lost control over myself. I’m truly sorry.

Il se passa une main dans ses cheveux marron. Il avait préféré parler dans sa langue natale, ayant tout de même plus de facilité à s’exprimer grâce à celle-ci.
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Adelyn
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Dim 15 Jan - 16:57

Les talents d’actrice d’Adelyn étaient clairement perdus face au chef des guerriers du Kodiak, qui ne se laissait aucunement berné par les fausses larmes qui étaient au coin des yeux émeraudes de son ancienne flamme. Il semblait avoir deviné qu’elle était plus agacée par le revirement de situation qu’elle n’en était attristée. La chevalière n’abandonna toutefois pas son rôle et décida de tourner les talons. Elle refusait de perdre son temps avec son ex, qui se moquait clairement du fait qu’elle venait de se faire larguer. La colère de la fée ne fut que décuplée à se faire arrêter par une poigne de fer sur son poignet mais, surtout, par le gloussement qui l’accompagnait. Si elle avait pu tuer du regard, Ansgar y serait passé sans l’ombre d’un doute. Il était mieux d’avoir une excellente raison de l’avoir retenue, ça, c’était certain!

La jeune femme à la chevelure de blé croisa les bras sur sa poitrine et dévisagea le Norrois du mieux qu’elle le put du haut de sa petite stature. Elle regarda l’homme lui reprendre le poignet, de façon moins offensante cette fois, puis serra la mâchoire. Elle respirait du nez afin de calmer la colère qui avait monter en flèche en elle. Elle avait franchement envie d’envoyer paître son interlocuteur, mais se ravisa. Ça ne servirait à rien et elle ne devait pas oublier l’alliance qu’il avait proposée un peu plus tôt. Il était préférable qu’elle demeure en bons termes avec lui le temps que les détails soient discutés et que ladite alliance soit créée… Mais de là à se coltiner son ancien amant toute la soirée, elle n’en était pas certaine.

Elle retint son souffle lorsqu’elle se rendit compte que son camarade séchait ses larmes de son pouce. Elle déglutit et espéra qu’il n’en remarque rien. C’était exactement le genre de chose qui lui brisait le cœur et la ramenait au moment de leur rupture, plus précisément à la douleur émotionnelle qu’elle n’avait toujours pas surmontée à ce jour. D’ailleurs, elle ne fut pas réconfortée par les propos du grand gaillard. Elle appréciait l’effort, certes, mais il oubliait un petit détail : il l’avait abandonnée pour retourner aux Terres gelées. C’est pourquoi elle répondit avec un : « Toi. » amer et sans se cacher de son commentaire. Ce dernier sembla passer dix pieds au-dessus de la tête du Norrois, qui continua de parler et finit par prendre la fée dans ses bras.

La chevalière fut étrangement docile et se laissa faire. Elle n’y pouvait rien : elle s’était ennuyée d’Ansgar et de ses puissants bras, de son odeur, voire même de sa respiration. Toute cette accolade lui était familière et lui rappelait de bons souvenirs, et ce, malgré qu’elle ne le dirait pas à voix haute. Elle ne donnerait pas cette satisfaction au guerrier. Cependant, il fut plus fort qu’elle de rire en s’enfouissant la tête contre le torse de son compagnon quand il insinua que Jace était peut-être un homosexuel. La pensée était plutôt comique, même s’il s’agirait d’une perte pour la gente féminine si ça devait s’avérer être vrai. Ce fut toutefois un coup de poing en plein ventre qui attendait le Norrois lorsqu’il affirma que le soldat avait cette préférence en commun avec la jeune femme. Il aurait pu se retenir, quand même.

Adelyn brisa leur étreinte en faisait un pas vers l’arrière, puis elle s’empressa de reprendre son sérieux. Elle ne voulait surtout pas encourager son ex-petit ami dans ses conneries. Il se débrouillait déjà très bien tout seul. L’héritier des Drakkhen profita de ce moment de silence afin de justifier sa présence prolongée, prétextant qu’il avait suffisamment voyagé et pouvait se permettre de passer la nuit à la capitale. La chevalière prodige haussa des sourcils : elle devait peser le pour et le contre de cette proposition. Elle ne pourrait faire son deuil de sa rencontre avec Ansgar et risquait de se blesser davantage à le côtoyer toute la soirée. D’un autre côté, il était prêt à la laisser seule si tel était son désir. Cela témoignait d’un respect envers elle qui était apprécié. Lui montrer les festivités permettrait de discuter davantage de l’alliance proposée, ainsi que de lui faire découvrir un peu plus la culture alombrienne. Et, plus important que tout, elle avait envie de le voir un peu plus… C’était probablement une mauvaise idée, mais le sourire qu’il lui lançait avait le don de la faire fondre.

Après une longue minute, elle lui fit signe de la tête de le suivre. « Ne t’avise pas à faire de connerie, hein. La prochaine fois que tu te fais accuser de voler un gamin, je te jette dans un cachot… que tu sois innocent ou non. » avertit-elle son compagnon, qu’elle devança. Elle le ramena vers l’allée principale du quartier, qui grouillait de vie à cette heure. Elle le guida jusqu’à la place centrale qui, elle devait admettre, avait le don de l’émerveiller même elle – qui maîtrisait pourtant les illusions. Elle adorait voir la foule de gens, les cracheurs de flammes, les artistes marchant sur des échafauds, les danseurs, les magiciens qui faisaient des spectacles lumineux et plus encore.

Ce fut, malgré tout, les cracheurs de flammes qui impressionnèrent le plus Ansgar. Le pauvre n’en avait jamais vu dans sa vie et ça se voyait dans son visage… mais surtout dans sa façon de bondir sur place. La jeune femme au regard émeraude pouffa de rire et donna un coup de coude dans les côtes du grand gaillard afin d’attirer son attention.

- Ne me dit pas que le Grand Ours Kodiak a peur d’un cracheur de flammes! » lança-t-elle, portant un main à sa bouche tout en continuant de rire. Veux-tu que je lui demande de se tenir loin? se moqua-t-elle encore. C’est du cidre chaud que vend l’homme… Mais, tu sais, je peux te protéger du méchant monsieur, mon chou. renchérit-elle, ignorant superbement tous les commentaires concernant le vendeur de boisson qui intéressait le Norrois. Celui-ci préféra s’éloigner pour aller se procurer du liquide chaud, ce qui permit à la fée de calmer son fou rire.

La guerrière essuya les larmes du coin de ses yeux et se dit que, finalement, ce n’était pas une si mauvaise idée d’avoir le barbare pour lui tenir compagnie. Il lui avait involontairement remonté le moral avec cette histoire de sursaut face au cracheur de flammes. Elle soupira une dernière fois, ayant enfin retrouvé un semblant de calme. Elle se frotta ensuite les bras. Son veston doublé de laine de mouton l’avait jusqu’alors gardée au chaud, mais elle commençait à ressentir le froid. Il fallait admettre qu’elle ne bougeait pas beaucoup depuis sa poursuite d’Ansgar un peu plus tôt. De plus, de la neige s’était mise à tomber. Elle leva donc la tête pour admirer les flocons un instant et croisa les bras afin de conserver sa chaleur autant que possible.

Ce fut avec un soulagement non dissimulé qu’elle accepta le gobelet de cidre chaud que lui tendit son compagnon. Elle le remercia sincèrement et réchauffa ses mains contre le contenant. Elle attendit quelques secondes avant de prendre une gorgée, qui lui fit le plus grand bien. « Hmm? » fit-elle en accommodant le Grand Ours Kodiak, qui lui demandait de prendre son verre un instant. Elle le fixa un instant, les sourcils froncés. Elle se demandait ce qu’il cherchait à faire, mais comprit rapidement à le voir détacher sa cape. « Mais non, Ansgar, garde-la pour toi. » lui dit-elle. Elle ne voulait quand même pas qu’il attrape froid parce qu’elle commençait à trouver la température frisquette. Elle ne put toutefois pas l’empêcher de mettre la cape de couleur marron sur ses frêles épaules puisque ses deux mains étaient occupées à tenir les gobelets. Elle lui jeta un regard voulant dire qu’il en faisait un peu trop, et ce, même s’il disait que le froid ne l’atteignait pas. « Même à cela… » fut tout ce qu’elle trouva à dire. Elle était quand même émue par la galanterie de son ex-amoureux, qui reprit son breuvage de sa main.

Elle le suivit par la suite jusqu’à un banc tout près d’un brasier, sans vouloir admettre qu’elle était plutôt heureuse de cette idée. Elle croisa ses jambes et prit une autre gorgée de sa boisson. Elle tourna inconsciemment la tête et fixa le torse de son compagnon, plus particulièrement son collier. Elle sursauta quand le Norrois pris la parole et mentionna son père malade. Elle observa ses yeux gris acier et y nota une certaine mélancolie. Elle savait qu’il avait dû quitter pour retourner auprès des siens, mais elle ne s’était pas douté que c’était parce que son géniteur frôlait la mort. Elle se mordit l’intérieur des joues et laissa son compagnon continuer son récit. Il parla de sa sœur du nom de Randie, ainsi que d’Idris. Adelyn fut tentée de dire qu’elle avait croisé la cadette des Drakkhen au château, mais crut préférable de ne pas interrompre le guerrier. Il s’ouvrait enfin à elle et elle ne voulait pas qu’il se referme comme une huître parce qu’elle avait fait un commentaire au mauvais moment.

Elle l’écouta donc parler de son frère Bryaan, qui possédait le pouvoir de guérison à ce qu’elle crut comprendre. Elle pencha un peu la tête sur le côté pour mieux voir le visage de celui qu’elle avait aimé, tandis qu’il parlait de la convalescence de son père et du rôle qu’il jouait au sein de son clan. Elle comprit alors qu’Ansgar n’était pas simplement le chef des Guerriers du kodiak, mais de tout son clan, en quelque sorte. Si son père venait à périr, c’est lui qui serait à la tête d’un important regroupement de Norrois.

Par contre, c’est lorsqu’il fut mention de leur rupture que la fée sentit de vraies larmes menacer de faire surface. Son ancienne flamme lui servait enfin les excuses qu’elle avait voulu entendre depuis si longtemps. En même temps, elle ressentait une pointe de remords. Elle n’avait pas eu un comportement exemplaire non plus. Elle ne pouvait donc laisser son camarade porter tout le blâme concernant la façon dont les choses s’étaient terminées entre eux.

La fée détourna le regard et porta la main à son cou… chercha un instant… et se rappela qu’elle ne portait plus le collier d’Ansgar et ne pouvait donc triturer les oursons afin de faire passer son angoisse. Elle jeta un rapide coup d’œil en direction du combattant, qui avait clairement vu le mouvement qu’elle avait fait. Elle détourna donc le regard et se racla la gorge. « I’m sorry too… » avoua-t-elle. Elle sourit amèrement et serra la main libre de son compagnon de la sienne. Elle caressa sa main de son pouce et prit une autre gorgée de cidre chaud. « Je n’aurais jamais dû te demander de me faire passer en premier. Tu as une femme, des enfants… un clan, même. Je n’avais aucun droit de te retenir ici quand le Nord t’appelait. C’était égoïste de ma part. »

Le silence tomba entre les deux jeunes gens, qui s’obstinaient les deux à fixer le brasier devant eux plutôt que de croiser le regard de l’autre. Adelyn, pour sa part, craignait de voir dans les yeux du guerrier une reconnaissance signifiant qu’il était heureux de pouvoir enfin passer à une autre étape de sa vie… Car elle se rendait compte qu’elle n’était pas rendue là, mais pas du tout. Elle avait beaucoup plus de chemin à faire pour passer à autre chose qu’elle ne l’avait cru.

Inconsciemment, elle pencha sa tête sur le côté et l’appuya sur l’épaule de l’héritier des Drakkhen. Elle se demanda comment elle avait fait pour tomber si bas… Elle était tombée follement amoureuse d’un homme marié, l’avait poussé à commettre l’adultère à plusieurs, plusieurs reprises… puis elle lui en avait voulu lorsqu’il prenait des responsabilités qu’elle aurait admiré si elles avaient été prises par n’importe qui d’autre. Elle avait nourri inutilement une rancune et… c’est alors qu’elle se rendit compte de la position dans laquelle elle était, soit : main dans la main avec lui, la tête sur son épaule, comme s’ils formaient toujours un couple follement amoureux l’un de l’autre. Quand elle releva enfin la tête, elle vit que son compagnon était en train de la regarder aussi. Elle secoua la tête et se releva pour reprendre contenance. Elle devait mettre un peu de distance entre eux si elle voulait calmer ses hormones.

Ce fut au même moment qu’un groupe d’enfants à la course passèrent derrière elle et, dans sa tentative de les éviter, elle s’empêtra dans la cape d’Ansgar qui était, de toute évidence, beaucoup trop grande pour elle. Elle tituba un peu avant de finalement tomber directement sur les cuisses de son compagnon, son gobelet renversé sur le sol. Le Norrois et elle se regardèrent droit dans les yeux pendant une bonne minute. Leurs deux visages étaient si près qu’elle put sentir son souffle chaud contre ses lèvres. Elle approcha son visage du sien, jusqu’à ce qu’elle frôle ses lèvres et se relève subitement.

- Je ne peux pas faire ça! » s’écria-t-elle.

Dans un mouvement sec, elle détacha la cape de son ancien petit ami et la lui lança dessus. Elle se mit alors à marcher à vive allure dans la foule, en direction du château, sans prendre la peine de se retourner. Elle s’excusa vivement auprès de tous ceux qu’elle bouscula, mais ne s’arrêta pas avant de se rendre aux portes de l’enceinte du château. Par ce temps, des larmes coulaient librement sur ses joues et elle était à bout de souffle. Elle se laissa tomber à genou et prit son visage entre ses mains. Elle se mit à sangloter comme elle ne se l’était pas encore permis depuis sa rupture. Elle manquait d’air tellement elle pleurait de tout son saoul. Heureusement encore qu’il n’y avait personne pour la voir… Du moins, le crut-elle jusqu’à ce qu’elle sente un poids se faire déposer sur ses épaules. Elle sursauta, mais n’eut pas le temps de relever la tête avant qu’elle ne sente quelqu’un la prendre dans ses bras. Cependant, elle pouvait reconnaître cet inconnu par sa simple odeur : c’était nul autre qu’Ansgar lui-même. Ainsi, il l’avait suivie jusqu’ici…

- Je ne suis pas capable, Ansgar… Je ne suis pas capable de t’oublier. J’ai essayé, je te jure… mais je n’y arrive pas. Je ne voulais pas que tu partes parce que… je t’aime. Je ne devrais pas… Je sais que tu as une vie là-bas, mais… I can’t help myself. Elle changea de langue afin de s’assurer que le Grand Ours Kodiak puisse comprendre toute l’ampleur de ce qu’elle lui révélait. I can’t be happy without you and it kills me… But I can’t do this again, love. I can’t have my heart broken once more. I can’t see you leave and know that you’re on your way to a life I can never be a part of. I don’t want to be a homewrecker either… I don’t want to be the one to destroy everything you’ve worked so hard to get. I…

Elle ne savait plus quoi ajouter pour faire comprendre son point de vue. Elle ne pouvait faire autrement que de se retourner pour faire face à son ancien petit-ami. Puis, sur un coup de tête, elle l’embrassa comme si c’était la dernière chose qu’elle ferait de sa vie. Elle se blottit contre lui autant qu’elle le put, enserra sa taille de ses bras, puis laissa sa langue valser avec la sienne. Elle en oubliait presque de respirer tant elle ne cherchait qu’à s’abreuver de lui une dernière fois. Elle voulait sentir son corps contre le sien, ses mains dans ses cheveux, son parfum musqué… Si c’était pour être sa dernière chance de l’embrasser, elle comptait bien y mettre tout ce qu’elle avait.


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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Mar 17 Jan - 11:48

Il se passa une main dans ses longs cheveux marron. Il… Il avait l’impression d’avoir du mal à s’exprimer. Si elle pouvait savoir à quel point elle lui manquait… Mais c’était comme si les mots restaient coincés dans le fond de sa gorge. Il tourna son regard gris acier vers elle et remarqua le mouvement léger qu’elle effectua naturellement vers sa poitrine. Elle cherchait le pendentif. Sans trop réfléchir, il l’imita, posa sans grande main sur les oursons de bois qui ornaient à nouveau son cou. La chevalière détourna le regard et déclara être désolée, également. Ans sentit soudainement son cœur se serrer, tristesse qu’il réprima au plus profond de lui-même. Pourquoi avait-il cette nette impression qu’ils ne pourraient plus se côtoyer, vu la fin de leur histoire? C’était comme si… comme s’il lui était impossible d’entretenir une simple relation d’amitié avec Adelyn. Il l’avait trop dans la peau pour ça. Il écouta ses paroles sans ne rien dire. Si elle savait à quel point sa femme était le cadet de ses soucis… Mais il ne pouvait pas prétendre que ça en était de même pour ses enfants et sa famille. Il baissa le regard sur le brasier qui crépitait et un silence plana entre eux deux. Il cherchait quoi dire. Il cherchait une issue à leur situation qui lui semblait vouée à l’échec.

C’est alors qu’Adelyn pencha la tête vers lui et l’apposa sur son épaule. Attendri malgré lui parce geste tout simple, le grand guerrier tendit la main et glissa ses doigts à travers ceux de la chevalière. Cette proximité lui avait tellement manquée… et c’est ce qui rendait la chose encore plus douloureuse. Combien de fois s’étaient-ils retrouvés pour batifoler? Non… s’aimer. La souffrance causée par le manque allait bien au-delà du simple aspect physique. Il s’ennuyait de son sourire, de son rire, de sa voix, de ses regards qui le traitaient bien souvent silencieusement « d’idiot », de son intelligence, de sa beauté, de sa compréhension, de sa chaleur naturelle… Lorsqu’il était loin, il ne faisait que penser à elle. Il… il l’aimait. Encore et toujours.

Adelyn releva la tête et Ansgar tourna instinctivement la sienne vers elle. Il l’observait, jonglant dans sa tête avec ses propres pensées contradictoires. C’est alors qu’elle se releva soudainement, comme frappée par une illumination soudaine. Le grand norrois lui jeta un regard surpris, la bouche ouverte, ce qui devait très certainement lui donner l’air d’une carpe. Des enfants arrivèrent aux pas de course, puis bousculèrent la fée qui s’empêtra dans la cape de son ancien amant. Tentant de se rattraper, elle tituba, puis s’affala sur les cuisses du Grand Ours. Drakkhen baissa sa tête, puis nota mentalement la proximité nouvelle de leurs visages. Il ne pensait plus à rien d’autre qu’elle. Lyn amenuisa la distance entre eux deux et leurs lèvres se frôlèrent. D’instinct, le chef des Guerriers du Kodiak ferma les yeux, déterminé à aller jusqu’au bout, quand soudain, sa compagne se recula brusquement. Quoi?! Ne peut pas faire… ça? Il ouvrit ses paupières brusquement, complètement incrédule devant ce changement de situation, puis il reçut sa cape en plein visage. Il agrippa le morceau de vêtement pour le dégager de lui, puis eut un pincement en voyant sa belle s’éloigner d’un pas déterminé. Il replaça lentement le tissu sur ses épaules… puis il décida qu’il en avait marre de ce petit jeu.

Il n’avait pas fait tout ce chemin pour rien! Il était venu pour elle, alors il allait arrêter de jouer les crétins et lui faire face une bonne fois pour toute! Le grand gaillard se leva, puis s’élança à la suite de sa bien-aimée, optant pour un pas de course afin de faire diminuer la distance entre eux. Il la voyait au loin, marchant si vite qu’il avait l’impression qu’elle courait. Ans se fraya un chemin parmi les villageois, puis suivit la trace de sa belle jusqu’à ce qui semblait être une immense forteresse de pierres. Wow, c’était quoi cet endroit? Ça n’avait rien à voir avec les fortifications qu’on pouvait trouver dans le Terres Gelées! Néanmoins, le norrois ne s’attarda pas davantage sur cette nouvelle fascination qu’il s’était découvert et ramena son attention sur la chevalière qui était maintenant agenouillée au sol, pleurant tout son saoul. Cette simple vision creva le cœur du guerrier nordique. Elle était si secouée par ses sanglots qu’il pouvait l’entendre hoqueter d’où il était. Lentement, il s’approcha d’elle, puis s’agenouilla à son tour au sol. Il posa ensuite ses mains sur ses épaules tremblantes et l’incita à se retourner. Dès qu’elle pivota sur elle-même, Drakkhen l’attira à lui et la serra dans ses bras.

Il l’écouta alors qu’elle couina quelques paroles empreintes de détresse entre deux sanglots. Si seulement elle savait… Il se sentait aussi désemparé qu’elle et trouvait lui aussi que leur situation était terriblement souffrante. Afin de s’assurer qu’il comprenne bien l’étendue de ses propos, Lyn s’exprima dans la langue nordique. Ans comprenait ce qu’elle voulait dire : elle se languissait aussi de lui, mais ne pouvait continuer avec l’idée qu’il la quitte à nouveau. Que… que pouvait-il y faire? Il était confus. Il ne pouvait pas renier tous les siens! Il n’avait pas non plus la force de faire comme si rien ne s’était passé avec la chevalière. La fée se tut soudainement… puis l’enlaça avant de l’embrasser farouchement. Si ce geste soudain le prit un peu par surprise, Drakkhen ne se fit pas prier pour répondre. Il sera son ex contre lui, faisant valser sa langue contre la sienne avec passion, comme s’il avait besoin de ce contact pour vivre. Il glissa une main sur sa nuque, caressant sa peau douce du bout des doigts. Il sentait son corps frêle se presser contre lui et un désir soudain s’éveilla en lui. Bon… ce n’était pas vraiment le moment! Surtout là, maintenant, dans un banc de neige, exposé à la vue de tous… Mais il n’y pouvait rien! Son corps se languissait de sa belle.

Sa main droite caressa la taille fine de la fée à travers ses vêtements et leur baiser gagna en langueur. Puis, au bout d’un moment, Ans rompit le contact, appuyant son front contre le sien, le souffle court. Il resta un instant comme ça, les yeux fermés et se délectant de leur nouvelle proximité. Il posa sa main gauche sur sa joue et essuya de son pouce les larmes qui léchaient sa peau rosie par le froid.

- Je t’aime Adelyn, souffla-t-il enfin. J’ai fait tout ce chemin parce que je n’en pouvais plus de ton absence. Je suis revenu depuis quelques mois, mais il n’y a pas un moment où j’ai cessé de penser à toi. Puis, il ouvrit les yeux, constatant qu’elle l’observait également de ses yeux émeraude baignés de larmes. Ils sont au courant. Mon frère et mes sœurs. Je leur ai tout dis. Thorvald, mon bras-droit, me supporte également dans ma décision de venir ici. C’est d’ailleurs lui qui me couvre en ce moment. Je… mon père ne le sait pas encore. Il ne l’acceptera jamais, il faut que je sois honnête. Mais il ne sera pas là éternellement. Sa santé reste précaire. Adelyn… J’ai… j’ai l’intention de mettre fin à mon mariage. Cette révélation sembla faire l’effet d’une bombe. Bon après… il n’allait pas dire à son amante qu’il comptait assassiner sa très chère épouse. Qu’allait-elle penser de lui?! Lyn… je t’en prie… Accepte de venir avec moi au campement. Quelques temps, du moins. Je veux te présenter officiellement. Et… et il y a ma fille qui est venue avec moi. Je ne veux pas lui mentir éternellement. Toutefois, j’aimerais qu’elle te rencontre, qu’elle voit à quel point tu es merveilleuse.

Il caressa sa longue chevelure blonde, puis son dos.

- Je sais que tu souffres de mon absence, et crois-moi, l’inverse est bel et bien réel. Lorsque je parlais d’alliance, je dois admettre que j’ai simplement improvisé pour ne pas avoir l’air du mec accroc à toi. J’ai mon orgueil, tu sais. Il crut percevoir un léger sourire sur ses lèvres. Elle devait le traiter d’idiot mentalement et, étrangement, ça lui faisait vraiment plaisir. Mais maintenant que j'y pense, ce serait une excellente idée. Je ne dis pas que ce sera réalisable dans les prochains jours, mais lorsque je serai chef de clan, je m’assurerai de conclure un traité de paix. Et… et votre nation aura bien besoin d’une représentante pour honorer notre nouvelle alliance, non?

À ces mots, il tritura machinalement l’attache du manteau de sa belle chevalière, un sourire légèrement teinté de malice aux lèvres. Venait-il de trouver une excellente raison pour qu’Adelyn puisse venir le voir et vice-versa? Probablement! Et puis, il fallait être honnête : il n’avait absolument pas l’intention de poser son cul toute la journée sur le siège de son père alors que ses hommes s’acharnaient à survivre dans les terres sudistes. Il voulait mettre la main à la pâte, pas gouverner de loin! Il se trouverait bien un intérim pendant ses absences…

Ansgar embrassa la joue de sa bien-aimée, puis laissa ses lèvres glisser sur la ligne de sa mâchoire vers son oreille… avant de descendre le long de son cou. Il sentait sa peau frissonner à son contact et il esquissa un sourire contre son épiderme délicat.

- Alors, tu en penses quoi? Susurra-t-il contre elle. Je sais que tes devoirs de chevalier passeront avant tout le reste. J’en suis conscient. Comme mes obligations primeront… Je suis prêt à faire preuve d’une grande patience. Et puis, nos retrouvailles n’en seront que plus… exquises.

Il continua d’embrassa la peau de sa gorge, descendant vers l’encolure de son manteau. Il détacha le bouton du haut et tira légèrement sur le tissu pour dégager sa clavicule qu’il s’empressa d’embrasser également. Il sentait le souffle d’Adelyn s’accélérer, ce qui lui soutira une satisfaction incroyable. Elle le désirait toujours, c’était un très bon point pour lui. Puis, elle le repoussa doucement, une étincelle brillant dans ses magnifiques yeux. Elle était si belle… Ansgar la regarda intensément, une once de prédation dans ses iris couleur acier. Une tonne de pensées lubriques traversaient son esprit et s’il se serait écouté, il l’aurait mangé toute crue, là, tout de suite. Un peu à contrecœur, il vit sa belle se relever pour s’éloigner de lui, et il décida de se remettre sur ses pieds aussi. Elle n’avait pas répondu à son interrogation et il commença à s’inquiéter de ce que serait sa décision finale. Ans enfourna ses mains dans ses poches pendant que sa belle refermait le bouton du haut de son manteau.

Qu’avait-elle en tête?
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Dim 29 Jan - 14:56

Le temps cessa de filer pour les deux amoureux qui, malgré leur séparation, renouaient avec leurs sentiments. Ils s’abandonnèrent aux passions réprimées depuis trop longtemps déjà. Il n’y avait plus qu’eux deux qui comptait. La fée était excessivement consciente de la main de son partenaire sur sa taille. Elle brûlait d’envie de la sentir directement sur sa peau, comme ce fut le cas si souvent par le passé. Les larmes continuèrent de couler sur ses joues, mais pour une raison différente maintenant. Elle ne pouvait se sentir autrement que soulagée de retrouver l’homme qui lui avait tant manqué. Elle était également soulagée qu’il ne l’ait pas oubliée après tout le temps qu’ils avaient passé loin l’un de l’autre.

Si ce n’avait été que de la chevalière, ce fougueux baiser n’aurait jamais pris fin. Le Norrois opta plutôt pour l’option contraire et prit un peu de recul. Les deux jeunes gens demeurèrent silencieux un instant et en profitèrent pour reprendre leur souffle. Adelyn pencha la tête au contact du pouce de son compagnon sur sa joue. Elle lui sourit, appréciant cette marque de tendresse. Elle détailla les traits du visage du guerrier nordique. Elle aimait son visage angulaire, ses yeux gris perçants surmontés d’épais sourcils, sa barbe naissante, sa bouche si invitante…

La jeune femme passa une main dans la chevelure marronne du Grand Ours Kodiak, alors que celui-ci lui professait son amour. Ainsi, ce n’était pas la fin de leur histoire… surtout pas à entendre la suite du discours du fier héritier Drakkhen. La fée ne pouvait croire ce qu’elle entendait : Ansgar avait enfin avoué son existence à sa fratrie. Les larmes montèrent d’autant plus à ses yeux en apprenant cela. Certes, le fait que le géniteur du guerrier ne soit pas au courant était un bémol dans toute cette histoire, mais elle pouvait vivre avec cela. La chevalière appréciait la sincérité de l’élu de son cœur. Il était mieux de ne pas se faire des idées quant aux conditions dans lesquelles évoluera leur relation.

Le plus ahurissant fut toutefois la dernière révélation du Norrois. La nouvelle fit perdre toute contenance à la chevalière, qui ne savait plus comment calmer son cœur affolé. Il battait à tout rompre à l’intérieur de sa poitrine. Elle en avait même les mains qui tremblaient. Ansgar Drakkhen, le Grand Ours Kodiak, comptait briser le lien sacré du mariage afin d’être auprès d’elle?

- Est-ce… même possible? demanda-t-elle, incrédule. Elle n’avait jamais été témoin d’un couple se séparant après avoir uni leurs vies devant les dieux. À vrai dire, elle ne savait même pas quel était l’avis de Parandar et du panthéon sur le divorce… C’est alors qu’elle se dit que les Norrois avaient clairement des mœurs différentes des Alombriens. C’était peut-être une bonne chose, en bout de ligne.

Le visage de la demoiselle à la chevelure de blé s’assombrit un instant en réfléchissant à la demande de son beau. Elle baissa la tête. L’idée de rencontrer officiellement la famille d’Ansgar, surtout sa fille, la rendait nerveuse. Elle savait qu’il s’agissait là d’une étape nécessaire si elle désirait réellement faire partie de la vie de son bien-aimé… or, c’était plus facile à dire qu’à faire. Elle savait d’avance qu’elle ne serait pas la bienvenue au sein du clan et qu’elle devrait faire ses preuves. D’un autre côté, elle ne s’imaginait pas prendre congé auprès de son apprentie pour une durée aussi longue… Ce qui voulait dire qu’elle n’avait d’autre choix que de parler d’Ishobel à son compagnon.

Adelyn ne releva son visage qu’après la caresse du Norrois dans son ses cheveux et son dos. Elle eut envie de rire lorsque le brigand admit avoir menti au sujet de l’alliance. Elle aurait dû se douter que c’était trop sorti de nulle part pour être vrai. Quel abruti, ce gros nounours! N’empêche… l’idée lui avait réellement plu. Si Alombria pouvait avoir les Norrois de leur côté, ce serait un avantage indéniable sur leurs voisins. Sans mentionner qu’il serait plus facile pour la chevalière de fréquenter son compagnon, que ce soit de façon amicale ou amoureuse. C’est pourquoi la fée fut soulagée de constater qu’Ansgar considérait quand même le projet. C’était définitivement quelque chose sur quoi ils pouvaient travailler ensemble et qui apportera beaucoup à leurs peuples respectifs.

Elle était sur le point d’ajouter son grain de sel dans la conversation lorsque le chef des guerriers du kodiak mentionna le besoin d’une diplomate pour cette future alliance. Tiens, tiens, à savoir pourquoi, la jeune femme ne croyait pas qu’il la considérait pour le rôle dans la simple optique qu’elle avait dans doute une meilleure connaissance des Norrois que n’importe qui d’autre dans la capitale. La façon dont le guerrier la regardait laissait sous-entendre qu’il avait d’autres idées derrière la tête… probablement les mêmes qu’elle entretenait de son côté. Il faut admettre que le baiser langoureux qu’ils avaient échangé avait tôt fait d’aviver leur désir, qui n’était jamais bien loin de la surface.

Elle soupira d’aise lorsqu’elle se fit embrasser sur la joue, puis se mordit la lèvre inférieure sous la pluie de baisers qu’elle recevait. Bon sang, ce qu’Ansgar lui avait manqué! Il savait exactement comment lui faire perdre les moyens. Les ailes de la fée frémirent, tout comme sa peau eut la chair de poule. Les murmures de son homme éveillèrent une chaleur dans son bas-ventre, notamment à cause du souffle caressant sa peau sensible.

Son esprit vagabondait… à sa clavicule, notamment. Elle ne savait même pas comment le Grand Ours Kodiak en était arrivé à avoir accès à cette partie de son anatomie, tant elle ne portait plus attention à rien sauf au contact de sa bouche contre sa peau. Elle rêvait à l’une de ces merveilleuses retrouvailles auxquelles le grand gaillard faisait référence. Elle dut se faire violence pour ne pas pousser le Norrois sur son dos et l’enjamber. Ce n’était pas l’endroit pour ce faire, ce pourquoi la chevalière se redressa. Elle s’éclaircit la gorge avant d’éloigner son prétendant de ses mains. Ce ne fut pas sans profiter de la dureté de son torse qu’elle mit un peu de distance entre eux, d’ailleurs. Elle soutint également son regard pendant un moment, se plaisant à y lire toute l’attirance qu’il ressentait pour elle.

Sans piper mot, elle se releva et fit quelques pas, de façon à se retrouver dos à son compagnon. Elle prit de grandes inspirations dans le bus de retrouver un semblant de calme. Autant elle adorait se retrouver dans les bras de son ex-amant, autant elle savait qu’elle lui devait d’abord des réponses. Il était primordial qu’elle soit aussi honnête avec lui qu’il ne l’avait été avec elle. Elle referma alors son manteau, ayant un frisson à cause de la brise fraîche, puis se retourna pour faire face à son compagnon.

- Je dois t’avouer quelque chose, Ansgar… Elle vit alors une ombre d’inquiétude se peindre sur le visage de celui qu’elle aimait tant, ce qui la fit sourire tendrement. Elle imaginait bien toutes les idées qui pouvait lui traverser l’esprit. Le pauvre s’en faisait pour rien. Tu peux te détendre, ce n’est rien d’horrible. Je ne peux te donner de réponse immédiatement, autant que je le voudrais. Je… Je ne suis pas seule. La confusion devint évidente chez son interlocuteur. J’ai une écuyère à ma charge. confia-t-elle enfin pour mettre fin au suspense. Je ne peux considérer une visite à ton campement sans qu’elle ne m’accompagne, tu comprends? Et pour cela, je dois en discuter avec elle d’abord. Il est important pour moi qu’elle soit à l’aise de se retrouver au sein d’un regroupement de Norrois… et d’être éloignée de moi quelques… heures… à la fois… Tu sais, pour que nous puissions… Enfin, sache que je ne dis pas non.

Elle s’avança puis prit les mains de son ancien amant dans les siennes. Elle se leva sur la pointe des pieds et l’embrassa chastement sur la joue. Elle l’entraina ensuite dans le chemin par lequel ils étaient arrivés. Elle lui caressait le dos de la main de son pouce tandis qu’ils marchaient vers la place centrale et elle en profita pour lui expliquer qu’elle ne pouvait peut-être pas le ramener à sa chambre par respect pour son apprentie… mais rien ne les empêchaient de profiter du reste des festivités ensemble.

De la musique réjouissante se fit entendre au loin et, immédiatement, la fée entraîna le Norrois avec elle jusqu’au centre de la foule qui se trémoussait au rythme de la percussion de tambours. On jouait également de la flute et du violon, le tout dans une harmonie cadencée. Sans perdre un instant de plus, Adelyn enseigna les pas de base de la danse à son camarade, qui apprit rapidement. Ensemble, ils tournoyèrent allègrement sans se soucier de la nuit qui avançait. Ils riaient par pur plaisir de se laisser emporter par la musique. C’était sans doute la toute première fois qu’ils pouvaient profiter d’un tel moment euphorique en public et, pour la chevalière du moins, c’était un moment qu’elle n’oublierait jamais. Son esprit gravait dans sa mémoire l’expression de pur bonheur d’Ansgar, la façon dont il la faisait tourner sur elle-même ou qu’il la soulevait dans ses bras pour la déposer plus loin. Elle se délectait de se faire pencher par l’arrière, riant sans se cacher, ainsi que de pouvoir passer ses bras autour du cou de celui qui faisait battre son cœur.

Au bout de nombreuses minutes, peut-être même une heure – c’était difficile à dire –, la jeune femme sauta dans les bras de son partenaire de danse. Il y eut une pause dans la musique, durant laquelle Lyn se pencha pour embrasser les sourcils de l’héritier des Drakkhen. Elle embrassa ensuite ses paupières, le bout de son nez et, enfin, sa délicieuse bouche. « Te souviens-tu de ceci? » murmura-t-elle, faisant référence à la façon dont elle lui avait appris quelques mots de la langue commune en déposant ainsi des baisers sur son visage… tout juste avant qu’ils ne fassent l’amour la première fois. Au sourire qu’affichait le Norrois, c’était plus qu’évident qu’il n’avait pas oublié l’épisode près de la chute d’eau. Dans un mouvement affectueux, la fée replaça les cheveux marrons de son camarade derrière son oreille. Elle caressa également sa joue de l’envers de sa main. « Que dirais-tu de te trouver un logis pour la nuit? » demanda-t-elle mielleusement par la suite. À savoir pourquoi, elle ne reçut aucune opposition.

Ce ne fut toutefois pas aussi simple de trouver une auberge où le couple, à nouveau réuni, pourrait passer la nuit. En ce soir de Nouvel An, la plupart des endroits étaient bondés de gens et toutes les chambres étaient déjà prises. Adelyn sentait la frustration monter en elle à chaque refus qu’ils essuyaient et en vint même à se demander s’ils finiraient par trouver une chambre. Ce ne fut qu’au quatrième endroit qu’ils eurent enfin un peu de chance. Il va sans dire que les deux tourtereaux ne demandèrent pas leur reste et montèrent rapidement à leur chambre à l’étage.

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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Jeu 9 Fév - 16:23

Son regard était soucieux alors qu’il craignait un refus de la part de sa douce. Il savait bien que son idée frôlait la folie… Et qu’il y avait des chances que ça ne fonctionne pas, mais il avait réellement envie d’essayer. Après, il suffisait de voir si Adelyn était prêt à s’embarquer dans ce défi de taille, avec l’autorisation de son roi, évidemment… Sa belle s’éloigna, dos à lui, puis resserra les pans de son manteau, probablement pour éviter de prendre froid. Elle se retourna par la suite pour lui faire face et le norrois l’observa, déterminé à la laisser parler. Le début de ses propos l’inquiéta immédiatement et la chevalière esquissa un sourire, comprenant visiblement qu’il se faisait plusieurs scénarios qui n’avaient pas lieu d’être. Elle ne se fit pas prier pour essayer de le rassurer, puis prétendit ne plus être seule. Quoi? De quoi parlait-elle? Oh! Elle avait une écuyère… une apprentie, il supposait. Elle n’était donc plus libre d’agir comme bon lui semblait et de quitter la capitale sur une période de temps prolongé n’était pas tellement envisageable. Il le comprenait totalement. Adelyn devait mettre son apprentie au parfum et préférait jouer franc jeu avec elle, ce qui était louable en soit. Heureusement, elle ne refusait pas son offre, seulement, elle devait prendre la peine de préparer le terrain pour son écuyère. Ce qui était normal en soit. Pour toute réponse, Ansgar hocha de la tête, signe qu’il comprenait les enjeux actuels.

Doucement, la fée s’approcha de lui, puis prit ses mains dans les siennes avant de venir apposer un baiser chaste sur sa joue barbue. La chevalière entraîna le guerrier sur le chemin par lequel ils étaient arrivés, puis ils marchèrent, main dans la main, en direction de la place publique. Tournant la tête vers sa bien-aimée, Ansgar esquissa un sourire alors qu’elle lui expliquait qu’il lui était impossible de le ramener à sa chambre, y voyant là une marque d’irrespect pour son apprentie. Oh elle n’avait pas tort sur ce sujet. Ce qui l’amusait, c’était qu’elle songeait à le traîner dans un endroit plus intime afin de… fêter leurs retrouvailles? Visiblement, elle se languissait de lui autant qu’il pouvait être affamé d’elle. Néanmoins, la belle blonde sembla préférer profiter des festivités et l’entraîna à sa suite au beau milieu d’une danse rythmée cadencée par des violons et la mélodie claire d’une flûte. Elle prit la peine de lui enseigner les pas de base et, s’il eut du mal au départ à retenir la petite chorégraphie qu’elle tentait de lui inculquer, il n’eut pas trop de mal à la maîtriser par la suite.

Ils s’en donnèrent à cœur joie, partageant ensemble ce moment de pur bonheur et d’euphorie. Ils en avaient eu trop par le passé, s’étant généralement contentés de se côtoyer dans l’intimité pour éviter les regards chargés de jugement des gens autour d’eux. Or, en ce moment même, ils n’étaient qu’Ansgar et Adelyn, deux amoureux qui profitaient de la vie au même rythme que la foule populaire. Le grand guerrier fit tournoyer sa belle, puis passa une main dans son dos pour la pencher vers l’arrière tout en la retenant. Elle riait aux éclats. Elle était rayonnante et si belle… Comme elle lui avait manqué! La nuit passait très vite et les deux amants n’avaient même pas remarqué le temps qui filait à vive allure. Dans un mouvement rapide du bras, le grand ours attira la petite fée à lui et cette dernière profita de la propulsion pour se jeter dans ses bras. Il l’attrapa au vol, la serrant contre lui alors que la musique venait de cesser. Sa dulcinée profita de leur proximité nouvelle pour embrasser ses sourcils, puis ses paupières, puis son nez et finalement, ses lèvres gourmandes. Oh il ne se fit pas prier pour répondre à son baiser, bien au contraire!

- Je m’en rappelle comme si c’était hier, fit-il tout bas, juste pour elle en collant son front contre le sien.

Visiblement, elle semblait ravie de voir qu’il avait bonne mémoire. Dans un mouvement doux et affectueux, elle replaça quelques mèches rebelles derrière les oreilles du norrois, puis lui fit une proposition qui laissait clairement entendre toute l’indécence des projets qui y étaient rattachés. Comme s’il allait refuser de passer la nuit avec elle! Pour toute réponse, Ans se contenta d’esquisser un sourire complice. Il posa sa tendre moitié au sol, puis partit avec elle en quête d’une chambre qu’ils pourraient partager. Malheureusement, ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’était que la plupart des auberges avaient bookés toutes leurs réservations en vue des festivités! Malgré tout, le chef des Guerriers du Kodiak avait bon espoir de trouver un endroit qui leur permettrait d’avoir un toit sur la tête pour le restant de la nuit. Adelyn semblait manquer de patience, ce qui lui confirma les doutes qui planaient dans son esprit : elle avait du mal à attendre plus longtemps leurs retrouvailles ce qui était un bon point pour lui! À cette pensée, Ans ne put s’empêcher de glousser. Ce n’est qu’à la quatrième auberge que les tourtereaux eurent enfin ce qu’ils voulaient. Il paya les frais reliés à la location, puis s’empara de la clé qui leur donnerait accès à leur chambre tant attendue. Les deux amoureux s’élancèrent vers l’escalier, quand Ans s’arrêta soudainement, histoire de prendre sa belle dans ses bras. Cette dernière éclata de rire alors qu’il la portait jusqu’à l’étage supérieur, tout sourire.

Sans plus attendre, le norrois ouvrit la porte de leur chambre, puis entra dans la pièce en refermant la paroi de bois derrière lui d’un simple mouvement de pied. Il marcha vers le lit… mais fut rapidement interrompu par la chevalière qui lui demanda de faire demi-tour. Il s’exécuta, puis esquissa un nouveau sourire alors qu’il la voyait mettre le loquet afin d’éviter qu’ils ne soient dérangés. La suite des événements fut passionnée! Adelyn lui arracha presque la cape des épaules et la fit valser dans un coin de la pièce alors qu’il s’empressait à l’aider à retirer ses bottes. Le manteau et la tunique d’Ansgar n’eurent aucune chance et il va s’en dire que le haut d’Adelyn fut également mis à rude épreuve. Les amants roulèrent sur les couvertures du lit en se déshabillant mutuellement et, d’une main experte, le grand gaillard défit les lacets du corset de sa belle.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: The only one [PV ADELYN][TERMINÉ]   Hier à 19:23

Spoiler:
 

La jeune femme posa un regard attendri à son petit ami… jusqu’à ce qu’elle trouve qu’il prenait du temps à la libérer de ses liens. Il était là, tout bêtement couché sur le dos, à se passer une main dans les cheveux. Il semblait si satisfait qu’il n’y avait plus rien d’autre qui comptait du monde. « Hé, ho, mon amour… Tu me détaches? » demanda-t-elle, agitant les poignets pour lui faire comprendre ce qu’elle voulait. De toute évidence, le Grand Ours Kodiak la fit languir un peu plus. Il comptait bien profiter de la situation jusqu’au bout. « Ansgar… » insista-t-elle, prenant un air faussement courroucé. Lorsqu’il la débarrassa de la corde et de sa ceinture, et qu’il eut fini de se nettoyer, elle se jeta dans ses bras si fortement qu’il retomba sur le dos. Elle le couvrit d’une pluie de baisers, puis se lova contre lui. Elle le laissa remonter les couvertures par-dessus eux. « Je t’aime. » susurra-telle, fermant les yeux pour la nuit. Elle était si confortable entourée de ses bras musclés. Décidément, la nouvelle année commençait de la façon la plus merveilleuse qui soit.

[Fin du rp]

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