Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]

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Zackeriel
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MessageSujet: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Mer 2 Nov - 16:32

Le printemps tant attendu était enfin arrivé. La neige fondait rapidement par endroits et d’ici quelques semaines, elle ne serait que souvenir du passé. L’odeur de terre mouillée envahissait l’air et contribuait à la frénésie des belles journées. Qui disait belles températures disait automatiquement commandes exubérantes pour l’industrie de Capucine. À cette période de l’année, elle était en pleine confection et création d’aménagements floraux pour ses nombreux clients. Évidemment, vu la grossesse bien entamée de la magicienne, les affaires roulaient aux ralentis contrairement aux années précédentes et cela la rongeait plus que tout. Zack avait beau tenter de la réconforter et lui faire comprendre que lui, Saros et Agrias faisaient l’impossible pour augmenter le rendement, mais un problème subsistait malgré leurs nombreux efforts : la création était entièrement attribuée à la magicienne. Ainsi, pour cette année, plusieurs ententes furent brisées vu la condition de la jeune femme et son moral en prenait un coup.

C’est dans cette optique que les amoureux se virent poussé à voyager vers l’ouest, en direction de du très bucolique village de Cyracuse. Zack avait eu beau protester pour faire entendre raison à la magicienne, rien n’y fit : dans ce bourg magnifique se trouvait un seigneur qui avait été son tout premier client. L’homme lui avait toujours été fidèle et la jeune femme refusait catégoriquement de lui faire faux bond cette année et de risquer de perdre sa loyauté. Ainsi, elle était entrée en contact avec ce dernier pour prendre rendez-vous et le seigneur Henley lui avait gentiment proposé de lui prêter sa résidence secondaire qui était située en plein cœur du village. L’homme était d’une compréhension sans limites et adorait la magicienne. Ainsi, il lui évitait de devoir traîner dans une auberge et lui assurait un confort des plus total qui serait bien accueilli dans cette période avancée de sa grossesse.

Le voyage fut tout de même pénible. Le semi-elfe avait attelé deux de leurs chevaux à une carriole qu’ils s’étaient procurée quelques mois plus tôt et avait lui-même conduit l’embarcation. En fait, Saros et Agrias se devaient de rester derrière afin de veiller au domaine et de s’assurer de la fluidité de la prise des commandes. Et puis… il était hors de question que Capucine s’assoit à l’avant sur le siège du cocher. Bien que les faiblesses de la damoiselle s’étaient un peu atténuées, les nausées, elles n’étaient pas disparues. Certes, elle arrivait plus facilement à garder ses repas, mais le déambulement du carrosse lui était particulièrement pénible. Le semi-elfe s’était maudit plus d’une fois de ne pas avoir insisté davantage et ce, malgré le fait que Capu s’entêtait à dire qu’elle allait bien.

Après trois jours, ils arrivèrent enfin à Cyracuse, en fin de journée. Le seigneur Henley les accueillit à bras ouverts avec un sourire bienveillant qui semblait réconforter Capucine. Ce signe de sympathie de sa part venait confirmer à la jeune femme que son plus vieux client comptait lui rester fidèle. Ils leur firent visiter le petit village, puis les aida à s’installer dans la coquette chaumière de ville. Bien que petite, la maisonnée était chaleureuse. Elle était bâtie sur deux étages, celui du haut étant composé des chambres alors que le rez-de-chaussée comptait un salon, une cuisine, une salle d’eau et un boudoir. Une petite cour s’étalait à l’arrière, le tout étant clôturé par une jolie barrière de bois. Finalement, un petit cabanon dans la cour servait à entreposer l’équipement.

Zack aida sa fiancée à s’installer dans le fauteuil du salon, puis mit des bûches dans le foyer avant d’allumer le tout. Le seigneur était parti et ils étaient que tous les deux maintenant. Le semi-elfe se releva, prit une couverture et couvrit la magicienne qui semblait avoir froid.

- Ça va mieux? Lui demanda-t-il en posant un baiser sur son front. Le sourire qu’elle lui offrit parla de lui-même. Bon, je suis affamé et il est tard pour faire de la nourriture. Tu permets que j’aille chercher quelque chose à manger à l’auberge du coin?

Après que sa charmante petite amie ait répondu par l’affirmative, Zack posa un baiser tendre sur ses lèvres, puis se releva. Il se dirigea vers la patère et enfila son manteau doublé de laine d’alpaga. Il glissa ses pieds dans ses bottes. « Une soupe bien chaude avec un peu de fromage et un quignon de pain, c’est ça? » Demanda-t-il à la volée. Il esquissa un sourire à sa réponse. Il la connaissait si bien. Il sortit finalement de la maisonnette et marcha dans sur le pavé du village, les mains dans les poches. L’air était tout de même froid, mais il sentait que bientôt, la chaleur referait surface. La nuit était tombée, d’ailleurs. Une fois qu’il eu atteint l’auberge du Sanglier Joyeux, il se dirigea vers le comptoir et commanda le repas de Capucine ainsi qu’un bouilli de viande de bœuf. Il attendit quelques minutes, appréciant l’apparence et l’ambiance des lieux, puis ressortit avec son paquetage. Il contourna l’établissement et décida de piquer dans une ruelle, pensant qu’il s’agissait d’un raccourci.

Du mouvement devant lui. Rapide. Agile. Surprenant. Les sourcils froncés, le semi-elfe sentit son cœur accélérer. La même chose se produisit derrière lui. D’instinct, il se plaqua contre le mur et s’agenouilla derrière quelques barils. Des rires cyniques et des exclamations de joie malsaines. Beaucoup trop de mouvements pour ne pas sentir la panique le gagner. On ne le traquait pas. Non. En fait, il avait l’impression que personne ne savait qu’il était là. Au bout de l’allée, il vit trois hommes aux teints blafards parler entre eux. Ils semblaient se donner des indications. Le brigand avait un mauvais pressentiment. Des cris retentirent plus loin et on traînait un homme un peu trop ivrogne qui chancela. Sans aucune manière ni aucune retenue, les trois hommes se jetèrent sur lui, mordant sa chair par endroits avec une voracité effroyable. L’ivrogne couina et tomba rapidement dans les vapes alors qu’ils se faisaient vider de son sang.

Zack plaqua une main sur sa bouche. Des… des vampires? Ses oreilles elfiques perçurent bien d’autres discussions plus loin. Ils étaient… franchement… terriblement… nombreux. Ils étaient venus pour prendre d’assaut le village! Dans quel guêpier s’étaient-ils fourrés?! Une femme, plus petite, éclata d’un rire un peu dingue. Elle lança le signal à ses comparses et jeta une lampe à huile sur la porte en bois d’une résidence. L’objet se fracassa et le feu se propagea. Le chaos commençait. Les cris des résidents se firent entendre et dès qu’ils eurent mis le nez dehors, ils se firent assaillir par les vampires qui s’empressèrent de les massacrer avec une joie non dissimulée. « Que la chasse commence!! » Cria la femme.

Il devait foutre le camp!! Puis il blêmit encore plus. Oh bon sang… Capucine!! Zack attendit que voie soit libre pour se lever et s’avancer dans la ruelle. Une fois sur le coin, il jeta un regard pour s’assurer que personne ne se trouvait là… Mais fut rapidement surpris par la vampire folle qui cria d’hystérie en le voyant. D’instinct, il agrippa son paquetage et lui lança en plein visage, profitant de la confusion du moment pour détaler. Il n’était pas libre de choisir son refuge, il y avait trop de chaos! Il opta pour la première maisonnette qu’il vit. La porte était verrouillée. Il n’avait pas le temps de crocheter la serrure!! D’un coup de pied, il força la paroi de bois et se glissa dans la demeure, refermant derrière lui. Il s’accroupit dans le salon, juste sous la fenêtre afin de garder un œil sur les environs. L’angoisse était palpable.

Il devait rejoindre Capu, et vite!!

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Thème

Run away with me
Lost souls in revelry
Running wild and running free
Two kids, you and me

Living like we're renegades


[#2e2118]


Dernière édition par Zackeriel le Mar 31 Jan - 21:55, édité 1 fois
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Capucine
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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Sam 19 Nov - 13:37

Le printemps était habituellement la saison favorite de la magicienne, car il s’agissait de la période où elle était le plus active… Du moins, ça, c’était quand elle n’était pas de la grosseur d’une baleine. Elle n’avait pu répondre à la demande cette année et avait été obligée de faire des choix difficiles quant aux contrats qu’elle acceptait. Elle ne pouvait simplement pas se permettre de se démener autant qu’elle ne le faisait auparavant. Sa santé et, par conséquent, celle du bébé passaient avant tout le reste. Ce fut une constatation bien difficile à avaler pour la semi-insecte. Elle avait donc développé une sorte d’obsession avec les comptes et les listes de commandes. Si elle n’était pas en train de surveiller l’ouvrage accompli par ses compagnons ou en train de bosser elle-même, on pouvait la voir survoler un tas de statistiques. La jeune femme était ainsi : rien n’échappait son contrôle, pas en ce qui touchait son entreprise, toujours.

Malheureusement, Capucine n’aimait pas ce qu’elle voyait. Les profits étaient loin d’égaler ceux des années précédentes. Ce n’était rien de dramatique, car elle était loin d’être sur le bord d’un gouffre financier, mais elle le prenait personnellement. Elle n’était pas de ces femmes enceintes qui ne s’arrêtaient face à rien… Sa grossesse n’avait rien de facile. Les étourdissements s’étaient estompés après un temps, mais les nausées étaient devenues ses compagnes constantes. C’était ça qui rendait son travail parfois impossible et la magicienne craignait de ne pas pouvoir offrir un beau début de vie à son enfant qui ne tarderait pas à naître. Une partie d’elle refusait catégoriquement que sa progéniture vive dans la moindre misère comme elle l’avait fait.

Il va sans dire que les accrochages entre elle et son fiancé se faisaient de plus en plus nombreux, car la demoiselle au teint mauve parme était têtue : elle ne ralentissait pas ses activités suffisamment au goût de sa tendre moitié. Elle se levait encore avant lui et devait presque se faire traîner de force pour revenir le soir… si elle n’était pas déjà à la maison à vomir tout le contenu de son estomac. Le voyage qu’ils entreprenaient actuellement avait lui-même causé son lot de friction, mais Cap n’avait pas reculé d’un poil : elle s’occuperait des jardins du seigneur Henly à Cyracuse, avec ou sans Zackeriel.

Par chance, le semi-elfe finit par accepter – bien malgré lui – d’accompagner sa douce. Cette dernière en fut bien heureuse, car elle passa tout le trajet avec un sceau sur les genoux pour recueillir tout ce qui ne restait pas sans son estomac. Il faut admettre que le ballotement de la carriole la rendait malade comme un chien. Cependant, elle était bien trop fière pour admettre que partir en voyage était une mauvaise idée et qu’elle aurait préféré se laisser flotter dans le bain pour ne plus avoir à porter le lourd poids de leur enfant pendant quelques minutes. Mais bon, il était trop tard pour faire marche arrière.

Trois jours furent nécessaires pour faire le trajet de Magnolia au domaine du seigneur Henley, que la magicienne fut ravie de revoir. Elle le serra tant bien que mal dans ses bras et le remercia de lui être fidèle à chaque année. Elle s’excusa également des limitations imposées par sa grossesse, ce que le seigneur balaya du revers de la main. Il était simplement heureux que la jardinière se déplace pour lui dans son état. C’était indéniablement un homme bon.

Une petite tournée du village et de la maisonnée où le couple résiderait pour les jours à venir s’imposa. Capucine put se détendre en constatant qu’elle se sentirait comme chez elle dans cette maison secondaire du seigneur Henley. Elle le remercia du fond du cœur avant qu’il ne les quitte pour retourner chez lui, à sa propre famille.

La jeune femme sourit à son compagnon, qui venait de l’embrasser sur le front. « Le fauteuil est infiniment mieux que le carosse. » lui répondit-elle, soulagée de ne plus être brassée d’un côté et de l’autre. Maintenant que Zackeriel en parlait, elle aussi avait un creux. « C’est une excellente idée, mon amour. » Elle leva ses jambes, après un doux baiser partagé avec son amoureux, afin de les déposer sur un ottoman. Ça, c’était la coche. Ça aiderait probablement à faire désenfler ses pauvres pieds, qui étaient à l’étroit dans ses chaussures. « Tu me connais trop bien! Mais s’il-te-plaît, aide-moi à enlever ces souliers avant de partir, veux-tu? » Voilà une preuve d’amour inconditionnel de la part de son bien-aimé, qui acquiesçait à la plupart des demandes de la femme insecte. Elle faisait bien de le marier.

Capucine profita de sa solitude nouvelle pour fermer les yeux. Une sieste ne lui ferait pas de tort, pas après trois jours sur la route. De toute façon, son partenaire la réveillerait quand il reviendrait avec sa soupe. Oh, elle en bavait presque déjà… Sauf que ce petit plaisir ne dura pas longtemps. Un cri la fit sortir de sa rêverie gloutonne et elle se raidit sur son siège. Elle avait un mauvais pressentiment… qui se confirma avec la venue de cris supplémentaires. Les mains sur le bord du fauteuil, la jardinière tendit l’oreille. Il y avait tout un vacarme dehors et le village entier semblait pris de panique. Elle-même sentait l’angoisse monter en elle comme une flèche. Elle voulut se lever d’un trait, mais dut se raviser quand elle échoua lamentablement. Elle grogna, se tourna un peu sur le côté, poussa ses bras et vint éventuellement à bout de se remettre sur pieds. Et ce fut juste à temps, d’ailleurs!

Des voix plus calmes que les autres se faisaient entendre tout près, voire que c’était presque menaçant. Déglutissant, la magicienne sembla comprendre qu’un homme avait décidé de cibler la maisonnée où elle était. Elle se dépêcha donc aux escaliers, qui avait un garde-robe caché en-dessous. Elle s’y glissa tant bien que mal et parvint à refermer la porte juste à temps… car elle entendit des bruits de pas et ce n’était pas ceux de son amoureux.

**[Zackeriel] Zack, où es-tu? Quelqu’un entre par infraction dans la maison et fouille partout… et j’entends crier à l’extérieur. Par tous les dieux, j’espère que tu vas bien.**

Elle n’avait pas voulu l’alarmer mais, en même temps, ce qui se passait était trop dramatique pour qu’elle ne se fasse pas un sang de cochon. Il devait savoir que la mère de son futur enfant était en danger, car elle n’était pas dans le meilleur des états pour se défendre. D’un autre côté, elle espérait qu’il n’avait pas été attaqué par peu importe qui avait décidé de prendre d’assaut Cyracuse. Bref, tout ce qu’elle pouvait faire était de retenir son souffle pendant qu’on fouillait son logement, en espérant qu’on ne remarque pas le garde-robe.

Elle crut bien y arriver et être sur le point de retrouver un semblant de sécurité… quand elle eut sa première contraction. Instinctivement, elle geignit face à la douleur, qui était plus forte que ce qu’elle avait l’habitude de ressentir. Il va de soi qu’on l’entendit et Capucine se recula autant que possible dans la paroi du garde-robe en percevant le bruit de pas qui se rapprochaient. Elle ne put retenir un cri de surprise quand la porte s’ouvrit à la volée et qu’un vampire l’accueillit avec les dents sorties. Elle voulut le repousser de ses pieds, mais il l’agrippa par le bras avant qu’elle ne puisse l’atteindre. Elle tituba et se fit traîner de force à l’extérieur.


- Regarde ça, Clara! J’ai des points de plus si elle est mauve? Elle est enceinte, en plus! demanda le vampire à une femme plus loin.

Ça y était, la jardinière était tombée en mode panique. Il n’était pas question qu’elle meurt vidée au bout de son sang… surtout pas quand elle était sur le point de mettre au monde un enfant. Ce dernier méritait la chance de vivre, non pas celle de se faire dévorer avant même de naître! C’est pourquoi elle se démena comme un diable dans de l’eau bénite dès le moment où le vampire la plaqua; une rage et une violence se mit à émaner de son profond intérieur. Capucine planta ses griffes de la main droite directement dans les yeux de son assaillant, qui hurla de douleur et jura de le lui faire payer en tuant sa progéniture avant de l’achever. Ce fut des paroles qu’il regretta, car la future mère franchit une barrière qu’elle s’était jurée ne jamais traverser : elle usa de sa magie pour faire évaporer toute l’eau contenue dans le corps du vampire. Ce dernier prit un moment avant de comprendre que quelque chose ne tournait pas rond avec lui et qu’il perdait de la flexibilité dans la peau. Éventuellement, il se remit à crier de douleur, ce qui n’empêchât pas la semi-insecte de le frapper au visage jusqu’à ce qu’il cesse de bouger.

Par la suite, la jardinière se fit violemment tirer vers l’arrière par une femme… sans doute cette Clara, qui avait été interpellée une minute plus tôt. Celle-ci avait toute une série de noms très affectueux, comme : « espèce de salope, sale garce, vermine » et ainsi de suite pour la magicienne. Capucine n’entendait toutefois pas se laisser maltraiter : elle allait survivre à cette nuit d’enfer. Elle le devait à son enfant. Elle puisa à nouveau dans la colère aveugle qui l’animait, car son adversaire avait encore une fois décidé de viser son ventre bien rond. Cette fois, cependant, elle bondit sur son ennemie et enfonça ses griffes directement dans sa gorge. Elle lui arracha la trachée sans plus de cérémonie et jeta la chose plus loin. Essoufflée, elle éloigna des mèches folles du revers de la main, étendant plein de sang sur son front par la même occasion.

C’est alors qu’elle l’entendit : son nom, murmuré, plus loin vers la droite. Zackeriel se trouvait là, caché derrière le cabanon de la maisonnée. Il venait probablement tout juste d’arriver, mais le regard qu’il lança à sa fiancée brisa le cœur de cette dernière. Elle y voyait de l’horreur… et ce fut à cet instant qu’elle revint à elle-même. « Mais qu’est-ce que je viens de faire? » souffla-t-elle, elle-même dégoûtée par ses actions. Elle se mit à trembler comme une feuille. Elle ne put cependant pas s’apitoyer sur son sort, car une paire de mains la prenait par l’épaule. Le semi-elfe était à ses côtés et lui ordonnait de le suivre. Ils devaient se trouver un endroit pour se cacher. « Par là. » fit-elle, pointant du menton un groupe d’arbustes. Le couple s’y dirigea et Capucine fit appel à ses pouvoirs pour resserrer le feuillage autour d’eux. Ils devaient formuler un plan s’ils désiraient s’en sortir vivants.

La magicienne détesta laisser son amoureux se placer devant elle, de façon à la protéger si jamais on devait venir à les découvrir. Il n’était pas un bouclier humain, mais il pensait comme elle : leur enfant d’abord… et, malheureusement, cela impliquait qu’elle devait passer en premier à tout prix. Elle s’en voulait… mais les choses étaient ainsi et une partie d’elle était prête à n’importe quoi pour assurer la survie de sa progéniture, elle l’avait bien constaté un peu plus tôt.

Tout à coup, elle se rappela le seigneur Henley. Elle avisa télépathiquement Zackeriel qu’elle allait communiquer avec leur hôte au sujet de la situation dans le village. Peut-être parviendrait-elle à lui sauver la vie, sans compter que sa demeure était l’une des plus sécuritaires des environs. Capucine proposa d’ailleurs à son compagnon d’essayer de s’y rendre, s’ils n’étaient pas en mesure de s’éloigner davantage du village et des vampires. C’était la seule idée qu’elle avait en tête présentement.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Mer 30 Nov - 11:59

Il était accroupi et tendait l’oreille. Son cœur se débattait en fou alors que la situation empirait, tout autour. Il DEVAIT rejoindre Capu! Dans son état, elle aurait bien du mal à se défendre et la simple idée de la perdre le rendait malade. Il était hors de question qu’il assiste, impuissant, au trépas de la femme qu’il aimait et de sa progéniture à venir. Pas cette fois. Pas encore. Une brève image de Saoirse lui hanta l’esprit et il la chassa rapidement. Oui, il avait fait son deuil, mais il doutait qu’il puisse arriver à s’en sortir si la même situation se répétait avec Capucine. Un message télépathique lui vrilla l’esprit. La magicienne déclarait qu’on était entré par infraction dans la demeure où elle se trouvait et l’angoisse serra davantage les tripes du guerrier elfique. Bon sang!! Dans toute sa frustration, il frappa le mur derrière lui de son poing, ignorant la peau qui s’était fendue sous l’impact avant de guérir grâce à son don. Il ne pouvait pas rester là! Doucement, le semi-elfe se redressa pour jeter un regard par la fenêtre. Les vampires étaient partout! Au loin, une femme se fit tirer hors de sa chaumière par les cheveux avant qu’une enfant au teint blafard se jette sur elle pour lui mordre la jugulaire avec férocité. Un sentiment de dégoût prit naissance au creux du ventre de l’homme. Y avait-il la moindre issu pour ces pauvres citoyens?

Il n’avait pas le temps de se morfondre, il devait partir! Zack tourna les talons et traversa la chaumière, penché vers l’avant, pour se rendre jusqu’à la porte de derrière. Alors qu’il posait sa main sur la poignée de la porte, il entendit les rires déments d’un vampire à l’entrée de devant. Un bruit de fracas se fit entendre et le crépitement typique des flammes se fit entendre. Le bougre avait mis feu à la résidence! Sans attendre, l’ancien sous-chef des Lames Pourpres ouvrit la porte et s’engagea dans la cour arrière de la résidence. Il zigzagua entre les arbres, ses bottes s’enfonçant dans le sol détrempé par la neige fondue et laissant des traces évidentes de son passage. Le semi-elfe enjamba une clôture et contourna une maisonnette… avant de se faire happer de plein fouet contre le mur de cette dernière. Une morte vivante le regardait de ses yeux délavés et esquissa un rictus mauvais, démontrant ses crocs acérés. Elle agrippa le col de sa tunique et la tira avec violence, déchirant une partie du tissu au passage, afin d’exhiber la gorge de Zack. Par réflexe, ce dernier porta sa main gantée sur la mâchoire de son assaillante et banda ses muscles pour tenir sa bouche vorace à distance de sa chaire. En réponse à cet outrage, la vampire lui griffa le visage, ce qui soutira une grimace de douleur à la victime récalcitrante. Évidemment, l’auto-guérison typique du fils du duc de Shola se mit en branle, soignant instantanément les blessures sanguinolentes.

Le brigand gronda de frustration et porta une main à ses hanches pour dégainer son épée. Il enfonça sa lame directement dans l’abdomen de son ennemie, ce qui lui soutira un cri de stupeur. Zack profita de l’effet de surprise pour la renverser au sol avant de venir appuyer son genou contre sa poitrine prise de soubresauts. Dans un mouvement sec, il retira son épée du ventre de la vampire, puis, dans un coup puissant, lui trancha net la tête. Le crâne pâle roula plus loin, laissant le guerrier pantelant, l’espace d’un instant. Il était couvert de sang, mais il n’en avait rien à foutre! Il se releva, puis se remit en route en direction de la maisonnette où se trouvait Capucine. Il espérait honnêtement qu’il n’arriverait pas trop tard! Il se surprit même à prier les dieux d’épargner sa future femme. Le guerrier louvoya entre les maisons, puis à travers les rues, se planquant dès qu’un mouvement suspect se faisait sentir. Ce n’est qu’après d’interminables minutes qu’il arriva enfin en vue de la résidence qu’il désirait tant rejoindre. Il grimpa avec agilité le mur de briques qui entourait le jardin puis se jeta de l’autre côté avant de courir jusqu’à un cabanon. Des bruits de combat se faisaient entendre et Zack s’apprêta à se jeter dans la mêlée quand un gargouillement immonde résonna. Il sortit de sa cachette… et se figea. Capucine se tenait au milieu de la place, ses traits délicats étant déformés par la haine, et jeta au loin une masse ensanglantée qu’il peut identifier comme étant la trachée de son ennemie. Elle était couverte d’hémoglobine et, si ça n’avait été de sa couleur caractéristique et de son ventre gonflé par la vie, le jeune homme aurait eu du mal à la reconnaître. Il souffla son nom, sans trop s’en rendre compte, et son regard horrifié croisa les iris sombres de sa bien-aimée qui revenait tranquillement à elle.

Elle sembla réaliser le terrible acte qu’elle venait de commettre et chancela en tremblant comme une feuille. Malgré tout, ils n’avaient pas le temps de s’apitoyer sur l’horreur du geste qu’elle avait commis et Zack se jeta sur elle, la saisissant par les épaules pour lui faire reprendre contenance.

- Ne restons pas ici, trancha-t-il dans un souffle. Viens!

Il se saisit de sa main et l’attira à sa suite. Alors qu’il s’élançait à travers le jardin, Capucine lui indiqua un groupe de bosquets et Zack s’y dirigea sans la moindre hésitation. Il aida Capucine à s’installer en position assise au sol, puis vint se poster près d’elle, la protégeant de son corps. Après tout, sa survie (et celle de leur enfant) était la priorité du guerrier. Le feuillage se resserra autour d’eux, ce qui les aiderait à se camoufler à la vue des prédateurs environnants. Le semi-elfe tourna la tête en direction de sa bien-aimée alors qu’elle lui révéla son intention de contacter Sir Henley. Elle avait raison, le mieux était de le prévenir et sa demeure était de loin l’endroit le plus sécuritaire pour sa dulcinée. Il attendit qu’elle s’exécute, puis ne put s’empêcher de laisser sa main se glisser sur son abdomen bien rond. Un petit soubresaut lui fit comprendre que son enfant à venir allait bien, comme si ce dernier s’était fait un point d’honneur à rassurer son géniteur. Son regard de bronze croisa les iris d’obsidienne de son amoureuse et il s’approcha pour lui voler un baiser rempli de soulagement.

- J’ai eu si peur, souffla-t-il à tout bas à son intention. Je ne sais pas ce que j’aurais si tu avais perdu la vie… La simple idée de te perdre me plonge dans un gouffre sans fin. Je ne pourrais pas le tolérer. Il releva sa main et la glissa sur sa mâchoire couleur parme dans un mouvement remplit de tendresse. Alors, écoute-moi, Capucine. Notre priorité, c’est que tu atteignes la résidence de Sir Henley. Il faut que tu sois en sécurité pour le bien-être de notre enfant. Si quelque chose devait m’arriver… Non, regarde-moi Capu. Il fit une pression avec sa main, l’incitant à relever son visage. Si quelque chose devait m’arriver, je ne veux pas que tu t’attardes. J’ai déjà survécu à bien des périls et je n’ai pas l’intention de succomber à de vulgaires vampires. Mais si le pire devait me guetter, alors je veux que tu continues sans te retourner. Promets-le-moi. Elle protesta vivement. Il s’attendait à ce genre de réaction, d’où la raison pour laquelle il se répéta de nouveau. Promets-le-moi, maintenant.

Elle dut obtempérer, à contrecœur. Bon, après, il était probable qu’elle refuse de tenir sa promesse, mais au moins, elle avait fait l’effort d’accéder à sa requête. Zack lui vola un nouveau baiser, puis réalisa que les environs s’étaient calmés.

- Tu sais où se trouve sa résidence, n’est-ce pas? Demanda-t-il. En la voyant acquiescer, il poussa un soupir de soulagement pour ensuite lui voler un autre baiser. La voie est libre, c’est le temps de bouger.

Le semi-elfe se leva, puis, en suivant les indications de la magicienne, prit les devants. Son attention était tellement tournée vers la présence de potentiels ennemis qu’il ne remarqua pas la grimace de douleur que tentait de camoufler la jardinière. Il n’avait aucune idée que son petit avait choisi ce moment non désirable pour faire ressentir les affres de sa venue à sa mère. Évidemment, les chances qu’elle accouche en pleine rue étaient minces, puisque malgré tout, les poupons possédaient un instinct de survie basé sur les émotions de leurs génitrices… mais il était à parier qu’il reviendrait à la charge avec force dès que Capucine se calmerait un tant soit peu. Zack s’approcha de la porte en fer forgé qui donnait accès à la rue, puis tendit l’oreille. Rien. Il poussa celle-ci et grimaça alors qu’un grincement strident se fit entendre. Il figea sur place, puis, en voyant que rien ne se produisait, fit signe à sa bien-aimée de le suivre.

Le couple s’engagea entre deux maisons, puis contourna un autre établissement. Le semi-elfe s’arrêta net, faisant signe à la magicienne de faire de même. Au loin, un groupe de cinq vampires dansaient en se barbouillant du sang d’un homme obèse qui gisait au sol. Ils devaient reculer avant de se faire voir! Des ricanements se firent entendre, plus loin derrière, dans une rue adjacente à la leur. Merde!! D’autres approchaient. Ils étaient coincés! Notant un amoncellement de barils, le guerrier attira Capucine jusque-là et lui fit signe de s’asseoir. Il bougea plusieurs tonneaux avec force de sorte qu’elle était maintenant cachée de la vue des passants. Il porta un doigt à ses lèvres pour lui faire signe de garder un mutisme le plus total, et ce, malgré les protestations silencieuses de la jardinière qui lui sommait – maintenant mentalement – de rester avec elle. Il devait faire diversion s’il voulait qu’elle soit en sécurité! Il s’éloigna des barils puis jeta un regard frénétique autour de lui. Il devait les éloigner de là… Il prit une grande inspiration pour se calmer, puis porta une main à ses lèvres. Il poussa un sifflement strident et tous les vampires environnants se retournèrent vers lui.

Un sourire arrogant trônait maintenant sur ses lèvres et il leva son épée pour s’entailler le bras sous leurs yeux. Son sang coula le long de son avant-bras et bien que son pouvoir s’occupa de guérir le tout instinctivement, le liquide vermeil éveilla l’appétit de ces monstres. « Alors, vous avez faim? Venez me chercher, bande d’enfoirés! » Zack détala sans demander son reste, ignorant les injures que pouvait lui faire parvenir mentalement sa future épouse qui n’approuvait pas son plan. Il bifurqua vers la droite, enfonçant une porte au passage et s’engouffra dans une maison voisine, bientôt suivit par près d’une dizaine de vampires. Il traversa le salon au pas de course, puis tourna dans le couloir de gauche. L’un des morts vivants, plus vif que les autres, l’atteignit rapidement, mais ne put faire grand-chose, car le semi-elfe lui enfonça sa lame à travers la gorge. L’homme blond le repoussa ensuite d’un coup de pied, puis s’élança vers l’escalier qui montait à l’étage. Une fois en haut, il s’engouffra dans la chambre des maîtres et nota de grandes portes vitrées qui donnaient sur un balcon. À droite de cette sortie improvisée se trouvait une table surmontée d’une lampe à l’huile allumée. Il agrippa la lanterne, puis la fracassa au sol derrière lui histoire d’embraser la pièce et bloquant l’accès à ses poursuivants. Il ouvrit ensuite les grandes portes et s’engagea sur le balcon. Une corde remplie de vêtements humides reliait cette maison-ci à celle de l’autre côté de la rue. C’était de loin la meilleure issue qu’il aurait pu trouver!

Il enjamba la rambarde, puis s’agrippa au câble tendu, son corps se balançant dans le vide. Il n’eut pas vraiment le temps de progresser davantage que son support précaire se rompit sous son poids, le faisant chuter sur le pavé de la rue, en dessous de lui. L’impact fut rude, mais il eut la chance de ne rien avoir de cassé. Zack grogna de douleur et se remit sur pieds non sans tituber un peu. Il claudiqua un instant (en attendant que son don ne se charge de réparer ses tendons meurtris par la force de l’impact) et voulut atteindre la maison voisine quand une poigne solide l’agrippa au niveau de l’épaule. On le retourna avec force et on le plaqua contre la pierre froide de l’établissement derrière lui. La vampire cinglée qui avait voulu s’en prendre à lui, un peu plus tôt, avait fini par le retrouver! Avant même qu’il ne puisse réagir, elle enfonça ses crocs dans la chair tendre de sa gorge, lui soutirant un cri de douleur. Il tenta de la repousser, sans grand succès. C’est qu’elle était forte, la putain! Son visage crispé de souffrance, le brigand sentait son sang couler sur sa peau alors qu’une bonne partie était aspirée par la morte vivante sous l’effet de succion.

Des mouvements sur la gauche, quelqu’un venait…

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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Ven 16 Déc - 18:07

La magicienne espérait que son partenaire accepterait son plan de partir en quête de refuge chez le seigneur Henley… ou qu’il ait ne serait-ce que l’ombre d’un plan. Car une chose était certaine : ils ne pouvaient se permettre de rester ici trop longtemps. Les arbustes ne suffiraient pas à les cacher des vampires pour une longue période de temps. On trouverait la masse feuillue suspecte tôt ou tard et le couple serait vulnérable une fois découvert. Par chance, Zackeriel acquiesça à l’idée de sa bien-aimée, tout en lui caressant le ventre. Celle-ci lui sourit et accepta volontiers le baiser rapide de sa tendre moitié.

- N’en parlons pas, je t’en prie… murmura-t-elle à l’intention de son compagnon, tout en fermant les yeux sous sa caresse. Elle-même préférait ne pas penser à ce que serait la vie sans lui. Elle ne voulait pas élever son enfant seule, ni même devoir retourner à cette vie où son lit était vide à tous les matins. Il avait comblé un trou que lui seul le pouvait, personne d’autre n’y arriverait jamais aussi bien. Ne parle pas comme ça... fit-elle plus durement, n’aimant soudainement pas où allait le discours du semi-elfe. Elle voulut détourner le regard, mais il lui somma de ramener son attention sur lui. Elle serra la mâchoire afin de ne pas protester trop vivement. Ça ne serait pas d’avance de se faire repérer parce qu’elle s’était énervée. Il n’en est pas question! siffla-t-elle. S’il croyait qu’elle était capable de l’abandonner, il se mettait le doigt dans l’œil. Il avait le culot d’insister, en plus! Elle était outrée… jusqu’à ce qu’elle sente à nouveau du mouvement dans son ventre et se rappelle pourquoi il était si important pour l’ex-contrebandier qu’elle survive à cette soirée infernale. Ce fut donc bien malgré elle qu’elle acquiesça. Je te le promets.

Entre deux baisers, Capucine confirma à son fiancé qu’elle savait où était localisée la demeure du seigneur Henley. Elle hocha ensuite de la tête pour lui signifier qu’elle était prête à se lancer dans leur périlleuse quête d’un lieu sûr. Elle fit signe à son amoureux de la direction dans laquelle se diriger et s’engagea derrière lui. Puis, la jeune femme fut prise d’une nouvelle contraction, ce qui crispa également les muscles de son visage. Elle jeta un rapide coup d’œil en direction de son bien-aimé dans l’espoir qu’il n’ait pas remarqué la douleur momentanée dans laquelle elle se trouvait. La grimace de la magicienne ne s’estompa pas immédiatement puisque le bruit de la porte en fer forgé était loin d’être plaisant à ses oreilles… Sans compter que cela lui fit craindre de se faire prendre par l’ennemi.

Elle s’était figée sur place, craignant le pire, mais comprit qu’il était sécuritaire de se remettre en route au signe de Zackeriel. Ils n’eurent cependant pas de répit bien longtemps, car le rire d’un groupe de vampires leur parvint à peine un peu plus loin… et c’était sans compter le groupe qui se trouvait devant eux. La jardinière n’avait pas besoin de plus d’information pour savoir que la situation n’était pas à leur avantage. Elle eut le cœur serré et son cerveau se mit à fonctionner à une vitesse folle. Il leur fallait un moyen de dépasser tous ces ennemis s’ils voulaient se rendre à destination. La semi-insecte avisa les barils et se dit qu’elle pourrait peut-être voir si son don de contrôler l’eau pouvait lui être utile; or, son compagnon semblait déjà savoir quoi faire. Lui faisant aveuglément confiance, elle prit place derrière lesdits barils. Elle fronçât toutefois les sourcils en constatant qu’il ne venait pas s’installer près d’elle en attendant que les vampires passent à un autre endroit. C’est alors qu’elle comprit ce qu’il s’apprêtait à faire… et elle ne pouvait pas accepter ça.

**[Zackeriel] Je t’en supplie, mon amour… ne me quitte pas. Ne me laisse pas toute seule ici pendant que tu pars ailleurs.**

Malheureusement, ses supplications ne parvinrent pas à faire changer d’idée le bel homme avec qui elle partageait sa vie. Elle ne put qu’écarquiller les yeux, avant de les fermer, quand elle entendit celui qui faisait battre son cœur attirer l’attention sur lui. Elle ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir de mettre sa vie en péril tandis qu’elle ne pouvait faire autrement que compter le temps qui passait.

**[Zackeriel] Espèce de casse-cou! C’est un plan merdique! Je te jure que si tu survis à cette folie, je vais t’en faire voir de toutes les couleurs! C’est moi qui vais t’étriper à la fin de la journée! Comment peux-tu… Zackeriel!**

Capucine était plus qu’exaspérée par le comportement de son amoureux… mais elle était surtout inquiète pour lui. D’où elle se trouvait, elle était dans l’impossibilité de garder un œil sur lui, devant se cacher dès qu’elle le vit amener la lame à son bras, et ne pouvait que se fier à ce qu’elle entendait. Cela ne put la rassurer bien longtemps puisque l’ex-contrebandier cherchait évidemment à éloigner la menace de sa future femme et progéniture. La pauvre magicienne était rongée d’inquiétude au fil des minutes qui lui paraissaient être une éternité. Elle savait que bon nombre de vampires avaient suivi son bien-aimé, mais se retrouvait désormais dans l’ignorance. D’autant plus qu’elle n’osait pas sortir immédiatement de sa cachette, car il n’était pas impossible que certains ennemis soient restés derrière.

Vint soudainement des cris annonçant qu’il y avait un feu, en plus d’un vacarme incroyable environ une rue plus loin. Ce fut plus que ce que la jeune femme pouvait prendre sans rien faire; elle n’était tout de même pas pour se laisser brûler vive pendant que sa tendre moitié se faisait poursuivre. Elle se releva donc de peine et misère, n’ayant pas grand-chose dans les environs pour s’appuyer convenablement. Elle jeta un regard circulaire, mais ne vit rien de suspect… quand elle entendit un vampire crier à ses comparses qu’«il» était rendu au sol. Elle sut d’instinct que la créature de la nuit faisait référence à l’ex-contrebandier.

Sans réfléchir un instant, elle se lança dans la direction d’où provenait tout le bruit… mais revint à ses sens à temps pour se cacher derrière le mur de la maison désormais en proie aux flammes. C’est alors qu’elle le vit : Zackeriel, plaqué contre un mur, en train de se vider de son sang. Elle voulut crier, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Elle se sentait comme si son univers venait de cesser de tourner et que le temps avançait désormais au ralenti. Elle fit quelques pas vers l’avant… puis figea en se rappelant la promesse qu’elle avait faite au semi-elfe. Ça la déchirait de ne pas se ruer à ses côtés, mais s’il était pour périr… elle s’en voudrait éternellement de ne pas avoir respecté sa dernière volonté.

Tout à coup, un groupe d’hommes sortit d’une autre ruelle de l’autre côté, un peu plus vers la droite – la gauche de Zackeriel - et l’un d’entre eux planta une dague directement dans la nuque de la vampire. Il s’en suivit un combat plutôt sanglant entre les hommes et les créatures de la nuit. Tous crocs dehors, les vampires cherchaient à s’en prendre à ce qu’ils voyaient comme étant un buffet ambulant. Les hommes n’étaient toutefois pas sans défense : ils étaient venus armés d’arbalètes, de lances et d’épées. À les voir, Capucine comprit qu’il devait s’agir de la milice de l’endroit. Nonobstant de cela, elle profita de la cohue pour accourir aux côtés de son fiancé, qui avait glissé au sol.

- Zackeriel… Zackeriel, resaisis-toi! souffla-t-elle, n’osant parler trop fort, et le secoua légèrement.

Elle était terrorisée à l’idée que la vampire soit parvenue à tuer son amoureux avant que le don d’auto-guérison de ce dernier n’ait eu le temps de faire effet. Elle soupira et louangea Parandar en voyant la lumière de guérison faire son apparition.

Ce fut une erreur pour elle de parler, même en faveur des dieux, car elle se sentit tirée violemment vers l’arrière par les cheveux. Elle cria sous l’effet de la surprise et de la douleur. Elle vit qu’un vampire avait décidé qu’elle serait son prochain encas et il semblait d’autant plus excité puisqu’elle était enceinte. La jardinière sentit la colère monter à nouveau en elle, cette rage qu’elle ne contrôlait point… mais n’eut pas à agir, car le même homme barbu ayant sauvé son petit ami venait de lui sauver la mise en tranchant la tête du suceur de sang.

- Merci. parvint-elle à articuler.

L’inconnu lui tendit la main pour l’aider à se relever et la poussa derrière lui, afin de les protéger, Zackeriel et elle. La magicienne fit son possible pour aider son fiancé à se remettre sur pied et se glissa sous son bras pour lui offrir un peu de support. Elle esquiva de justesse un corps de vampire qui tombait au sol après avoir été transpercé par une flèche au cou. Ce n’était pas évident de faire des mouvements plus vifs quand on avait le poids d’un autre sur soi, en plus d’un ventre gonflé à bloc.

Au bout de plusieurs minutes, le combat prit fin. L’homme barbu vint à la rencontre du couple et affirma s’appeler Hidolas. Il ne s’attarda cependant pas davantage sur les présentations, car le temps pressait ce soir. Son groupe d’hommes était peut-être parvenu à vaincre les vampires qui les avaient pris d’assaut, mais il était impossible de savoir combien d’autre pouvaient se trouver dans les environs, ni quand ils viendraient venger leurs comparses décédés. D’ailleurs, certains avaient trouvé le moyen de s’échapper; il n’était donc pas saugrenu de croire qu’ils étaient partis chercher du renfort. En somme, il fallait continuer à avancer et éviter de rester en place trop longtemps.

- Mais mon fiancé… Nous ne pouvons aller bien loin. Capucine n’eut pas à en dire plus que, déjà, Hidolas lui proposait son aide. Je vous en serais éternellement reconnaissante… Nous cherchons à nous rendre à la demeure du seigneur Henley.

Hidolas hocha de la tête; il connaissait bien le seigneur et comprenait pourquoi la jardinière cherchait à s’y rendre. Il ne pouvait toutefois pas lui garantir que l’endroit avait été épargné par les vampires, surtout pas à l’heure qu’il était rendu… mais c’était un plan tout aussi bon qu’un autre. Il se tourna alors vers ses hommes et demanda à deux d’entre eux, Walder et Bertel, de les accompagner. Le reste devait retourner à leur « base », peu importe où cela pouvait bien être, afin de se regrouper et continuer de purger le village de ces créatures suceuses de sang! Hidolas fut également clair sur un point : il amènerait le couple jusqu’en bordure du domaine du seigneur Henley, mais pas plus loin… car lui et ses compagnons devaient revenir afin de s’assurer de la sécurité de leur propre famille et autres habitants.

Hidolas et Bertel enlevèrent Zackeriel des épaules de sa belle, désirant la préserver le plus possible de faire des efforts physiques. Ils se mirent ensuite en route, déambulant dans des chemins que la magicienne ne connaissait pas… et ce, malgré qu’elle n’en était pas à sa première visite. Ils prirent également des raccourcis au travers de certaines maisons, ce qui avait le don de toujours angoisser la semi-insecte. Elle n’aimait pas prendre le risque de pénétrer dans un endroit sans savoir ce qui se trouvait à l’intérieur… mais le pire n’arriva point.


- Nous approchons de la limite de Cyracuse… fit Hidolas.

Ils s’étaient arrêtés dans l’entrée d’une boulangerie et Walder jetait un coup d’œil à l’extérieur afin de savoir si la voie était libre. À ce moment, Capucine gémit et se plia en deux devant le regard ébahi de ses compagnons. La surprise se mua rapidement en horreur, car tous craignaient que le bébé ait choisi ce moment pour faire son entrée dans le monde.

- Ne… Ne vous en faites pas… Je… Je n’ai pas encore perdu mes eaux. Maintenant n’est pas le moment de l’a… Aaah... De l’accouchement.

Peu rassuré, le trio d’hommes regardait tour à tour la future mère et son fiancé. Ils semblaient se dire que ce couple était franchement mal chanceux de se retrouver en visite dans leur bucolique village à un tel moment de la grossesse et qu’ils tombent sur la soirée la plus infernale que les résidents aient connu depuis longtemps.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Mer 4 Jan - 15:57

Il avait envie de crier. La douleur l’aveuglait et il tentait de reprendre son air, mais son souffle était coupé par la pression cinglante des crocs sur sa gorge. Du mouvement se fit sentir sur la droite. Il jeta un regard du coin de l’œil. Il la vit : le teint livide et le regard affolé. Elle était déchirée entre l’envie de venir à son secours et tenir la promesse qu’il lui avait imposée. Il aurait tant voulu lui dire de partir, de sauver sa peau, de ne surtout pas regarder. Mais il était dans l’impossibilité de le faire. Il se contenta de lui lancer un regard implorant, priant les dieux pour ne pas qu’elle interprète le tout comme un appel à l’aide. Son attention fut portée à nouveau vers sa gauche, quelqu’un venait.

Tout se passa si vite! Un gargouillis immonde retentit et le guerrier elfique ressentit enfin les crocs de son adversaire se relâcher. Il put prendre une grande lampée d’air malgré la souffrance et se sentit glisser vers le sol. Des cris l’entouraient et des bruits métalliques lui firent comprendre que des hommes armés étaient venus à leur rescousse. Il était déboussolé et avait du mal à faire le point sur sa situation. Il préféra fermer les yeux un instant, espérant ainsi que ses étourdissements s’estomperaient alors que son autoguérison s’occupait déjà de soigner la plaie béante de sa gorge. Ce n’est qu’à ce moment qu’il réalisa enfin qu’on le secouait par les épaules. Le jeune homme blond ouvrit les yeux et remarqua enfin la présence de Capucine. Que faisait-elle là? Elle aurait dû partir! Ce n’était pas sécuritaire pour elle… Il n’aurait jamais pu voir plus juste, car au même moment, la jeune femme se fit tirer avec force vers l’arrière, un vampire l’ayant saisi par les cheveux. Non!! Il devait se ressaisir, se lever, se battre!! Pas Capucine! Tout, mais pas ça! Il ne supporterait pas de perdre à nouveau la femme qu’il aime…

Heureusement, les dieux entendirent le fil de ses pensées, car un homme barbu arriva par derrière et trancha net la tête de l’impudent qui avait osé considérer la magicienne comme étant un encas potentiel. Néanmoins, il ne se sentait pas rassuré… pas tant que sa fiancée ne serait pas en sécurité. La jeune femme remercia son sauveur et revint vers son amoureux, laissant la garnison de soldats s’occuper de les protéger. Dès qu’elle fut à sa hauteur, le guerrier n’y tint plus. Il agrippa le visage de sa bien-aimée entre ses mains tremblantes et l’approcha du sien, posant un baiser avide de sa présence et chargé de soulagement sur ses lèvres. Capucine rompit le contact, puis glissa ses bras autour de son corps pour l’aider à se lever. Zackeriel réussit à s’exécuter malgré ses jambes molles, puis opta pour une position debout, s’appuyant sur sa compagne bien malgré lui.

Un autre vampire fut abattu et la magicienne mauve parme eut un réflexe surprenant en évitant le corps refroidissant du mort vivant qui s’affala au sol. Le semi-elfe se sentait comme un fardeau et avait honte de devoir faire subir à sa femme enceinte le poids de son propre corps. Elle en avait déjà plein les bras avec sa propre survie et sa grossesse… elle n’avait pas besoin de devoir le traîner en prime! La mâchoire serrée, l’ancien brigand se maudit intérieurement. Le combat prit rapidement fin et le chef de la garnison s’avança vers eux, se présentant sous le nom d’Hidolas. Zack et Capu déclinèrent également leurs identités et le soldat serra la main du semi-elfe. Ce petit moment de quiétude s’interrompit rapidement : le temps pressait. Ils devaient se rendre dans un refuge sécuritaire jusqu’au petit matin. Toutefois, un pépin survenait : la magicienne ne pouvait très certainement pas le supporter sur une trop grande distance! Ce serait beaucoup trop lui demander vu son état de grossesse avancée… Heureusement, Hidolas se porta garant pour servir de béquille au semi-elfe, le temps qu’il refasse le plein d’énergie. Il fallait dire que la quantité de sang perdu l’affaiblissait considérablement…

Zack tenta de suivre la conversation qui se déroulait entre les soldats et sa petite amie avec un peu de difficulté. Toutefois, il comprit l’essentiel : Hidolas allait les accompagner avec deux de ses hommes jusqu’en bordure du domaine de Sir Henley, puis les laisserait seuls pour pouvoir retrouver leurs proches. Voilà qui les aiderait amplement! Ils pourraient s’en sortir, par la suite… du moins, il l’espérait. Hidolas et l’un de ses hommes s’approchèrent de lui, et prirent le relais afin de délester Capucine de son poids. Il leur en était d’ailleurs terriblement reconnaissant, sachant que sa petite amie se fatiguerait rapidement, vu sa condition… Le quatuor déambulant dans les rues de Cyracuse, zigzaguant à travers les rues et prenant divers raccourcis à travers les domaines privés des citoyens. Le semi-elfe se concentrait sur la marche, préférant garder tout son focus sur ses efforts que sur les potentiels dangers qui les guettaient. Ainsi, il s’arrangeait pour ne pas trop mettre de poids sur ses compagnons et pour retrouver ses esprits. Au bout d’un moment, Hidolas annonça leur approche des terres de Sir Henley quand l’un de ses compagnons s’approcha d’une boulangerie pour y jeter un coup d’œil. Allaient-ils passer à travers l’établissement pour raccourcir la distance à parcourir? Visiblement, c’était leur intention…

… Jusqu’à ce que Capucine pousse une plainte de douleur. Interloqués, les trois hommes se tournèrent vers elle alors qu’elle se saisissait l’abdomen à deux mains, pliée en deux de douleur. Non… non ce n’était pas le moment! La magicienne tenta de les rassurer, sans grand succès. Les deux soldats leur jetèrent des regards évocateurs alors que Zack ne pouvait détacher ses yeux de sa douce moitié. Était-ce réellement le moment? Malgré son teint livide, l’homme blond rassembla ses forces et se détacha de ses compagnons avant de s’approcher de la future femme. Il lui prit une main et la sentir serrer très fort alors qu’une contraction se fit sentir. Oh… bon… sang… Des bruits d’eau se déversant au sol se firent entendre et lentement, le futur papa baissa les yeux. Alors là, il n’y avait plus aucun doute : le petit arrivait!

Le fils du duc de Shola serra sa future femme dans ses bras un instant, puis s’approcha de la porte de la boulangerie non sans tituber. Il posa sa main sur la poignée de la porte et constata qu’elle était verrouillée. Sans plus attendre, il glissa une main dans sa besace et sortit un rouleau de cuir. Il était maintenant animé par l’adrénaline et par le puissant besoin d’assister la mère de son futur enfant. Il déroula le petit paquetage et laissa exhiber quelques petits outils d’acier inconnus de sa tendre moitié.

- Veillez sur elle et assurez-vous que personne n’approche, fit-il d’une voix rauque alors qu’il s’agenouillait au sol.

Défoncer la porte était de loin la pire idée puisque le fracas attirerait l’attention… sans compter qu’ils ne pourraient plus verrouiller derrière eux par la suite. Prenant deux de ses outils en main, le semi-elfe s’affaira à crocher la serrure. Il était probable que la magicienne ne connaissait pas ses talents de voleur, puisqu’il n’en était pas particulièrement fier. Toutefois, les circonstances appelaient à ce genre de choses, en ce moment… Après quelques temps à travailler le loquet, un déclic se fit enfin entendre. Zack rangea ses effets sous les regards méfiants des soldats, puis ouvrit la porte. Ceux-ci devaient avoir une bonne idée de ses antécédents maintenant, mais il n’en avait rien à foutre : la magicienne était sa priorité. L’ex sous-chef des Lames Pourpres entra dans la boulangerie, suivit de près par les soldats qui conduisaient la jeune femme à leur suite, puis s’élança vers l’arrière boutique. Hidolas referma derrière eux et verrouilla la porte d’entrée.

Zack repéra un coin de repos destiné aux employés et eut le soulagement de voir qu’un divan s’y trouvait. Sans plus attendre, les hommes présents guidèrent la magicienne jusque là et le futur papa l’aida à s’étendre. Il serra ensuite sa main dans la sienne, voyant les jointures de cette dernière blanchirent sous l’effort. Au moins, entre les contractions, elle semblait avoir des moments de répits…

- Ça va aller, Capu, souffla-t-il du bout des lèvres, trahissant par le fait-même son inquiétude. Tout va bien se passer… Puis, il tourna la tête vers Hidolas. Il nous faudrait une sage-femme… Je sais que les temps sont périlleux et que c’est beaucoup demander, mais… pensez-vous pouvoir en quérir une? Je… Nous vous en serions éternellement reconnaissants et… et vous savez ce que c’est un accouchement, non? Si les choses tournaient mal…

Pendant un bref instant, Hidolas jeta un regard incrédule à l’homme de 29 ans, ayant du mal à croire que ce dernier lui demandait de quérir quelqu’un alors que les vampires faisaient rage à l’extérieur…Puis son expression se muta. Le chef de garnison avait lui-même des enfants et semblait comprendre toute l’urgence de la situation. Mais c’était terriblement dangereux… à supposer que les sages-femmes qu’il connaissait aient survécues à la catastrophe…

- Ma fiancée assiste régulièrement Adriana, la sage-femme qui sert notre famille depuis des lustres, déclara soudainement Walder. Je sais où elle est, je peux aller la quérir. Elle n’est pas sage-femme à proprement dit, mais elle sait quoi faire…

Zack lui jeta un regard remplit d’espoir et après un moment de silence, Hidolas donna enfin l’autorisation à son homme d’aller quérir sa douce moitié. Évidemment, Bartel irait avec lui, puisqu’il était hors de question que Walder y aille seul. Les deux hommes quittèrent rapidement, laissant leur chef avec les deux tourtereaux. Capucine se raidit à nouveau et poussa une plainte de douleur, ce qui ramena l’attention du brigand en sa direction. Une fine couche de sueur perlait sur son front et le semi-elfe se mordit la lèvre inférieure. Il prit un mouchoir en tissu qui trônait dans sa poche et épongea le visage de sa bien-aimée. « Qui aurait cru que notre enfant choisirait ce moment pour venir au monde… » Souffla-t-il à cette dernière. « Il a le sens du timing en tout cas! Il va falloir qu’on lui en glisse un mot dès qu’on en aura l’occasion. » Un léger sourire en coin trônait sur les lèvres de la belle femme lavande. Il put lire dans son regard le mot « crétin », terme dont elle l’affublait lorsqu’il disait une idiotie. « Tu sais, à voir la douleur qui t’accable, je crois que notre garçon sera fort et vigoureux! Voir même un peu tête brûlée comme son père. Quoi? Ne me dit pas que tu crois encore que c’est une fille! » Il tentait de la distraire un peu de ses contractions en discutant avec elle. Un raclement de gorge se fit entendre derrière lui et les amoureux se retournèrent dans un même mouvement. Hidolas fit signe à la magicienne de se lever.

- Ma femme et moi avons trois enfants, commença-t-il d’un ton calme. À chaque accouchement, elle disait que se lever debout et marcher lui faisait un bien fou. Vous pouvez aussi vous appuyer sur le dossier d’une chaise pendant une contraction. Le cas échéant, Zackeriel, je vous suggère de lui masser le creux des reins. En fait, la position couchée est de loin la pire, puisque ça met de la pression sur les hanches et sur le petit…


Zack ramena son regard de bronze vers sa fiancée puis l’aida à se lever, décidé à mettre à profit les judicieux conseils du chef de la garnison qui, visiblement, savait de quoi il parlait. Il aida sa compagne à faire quelques pas, puis vint appuyer au creux de ses reins alors qu’une nouvelle contraction la prenait d’assaut. Si cela n’atténuait en rien la douleur causée par le futur enfantement, au moins, ça semblait la soulager un tant soit peu.

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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Ven 6 Jan - 15:55

La magicienne avait fait son possible pour rassurer des compagnons masculins qu’elle n’était pas sur le point de mettre au monde un enfant; or, ses tentatives ne furent aucunement fructueuses. Zackeriel, qui était pourtant encore en train de récupérer de la vicieuse attaque dont il avait été victime, vint à sa rencontre afin de prendre la main de sa future femme dans la sienne. La semi-insecte voulut lui servir un sourire rassurant, mais le remercia plutôt de son support en écrabouillant sa main dès qu’une nouvelle contraction se fit sentir. Celle-ci dura une minute entière, mais ne fut pas ce qu’il y a de plus inquiétant. Non, ce fut la perte des eaux qui perturba Capucine plus que tout. Elle pouvait sentir des larmes couler sur ses joues et la panique la gagner, alors que ses vêtements absorbaient le liquide amniotique.

Sa respiration se faisant de plus en plus saccadée, la jeune femme bougea à peine durant l’étreinte de son fiancé. Trop de choses se bousculaient dans sa tête : une horde de vampires patrouillait Cyracuse, de quelle couleur allait être ce bébé, où allait-elle le mettre au monde, parviendrait-elle seulement à accoucher sans crier à s’époumoner? Au contact de la main de Walder sur son bras, la jardinière revint dans le moment présent. Elle le remercia du support qu’il lui offrait, puis constata que son fiancé était en train de crocheter la serrure. Elle ne fut pas réellement surprise de voir à quel point il était efficace à la tâche, considérant qu’il lui avait avoué avoir été l’ancien sous-chef des Lames Pourpres.

Elle accepta ensuite l’aide supplémentaire de Bertel, qui aidait son frère d’armes à l’amener à l’intérieur. Hidolas, en bon leader, fut le dernier à entrer dans le bâtiment. Tous les trois la guidèrent vers la salle de repos, mais ce fut Zackeriel qui fut celui à l’asseoir sur le divan. Ce ne fut pas aussi confortable que la semi-insecte ne l’avait espéré, car elle fut à nouveau ébranlée par une contraction d’une quarantaine de secondes. Les moments où elle pouvait respirer librement se faisaient de plus en plus rares, ce pourquoi elle tentait d’en profiter un maximum pour fermer les yeux entre chaque contraction.

Par la suite, tous les occupants de cette boulangerie tournèrent leur regard vers l’ex-contrebandier, qui demandait une sage-femme. « Zackeriel, mon amour… Je ne crois pas… » « …que ce soit une bonne idée de leur demander une telle faveur. » termina-t-elle mentalement, pour elle-même. Il était déjà incroyablement dangereux pour ces trois hommes de les avoir accompagnés aussi loin dans le village, leur demander de quérir de l’aide pour l’accouchement… ce serait presque abuser. Cependant, Hidolas était un homme de famille et il ne pouvait rester là sans rien faire.

Ce fut alors que Walder s’interposa avec une solution : sa fiancée. Cette dernière était le bras-droit d’une sage-femme et s’il pouvait aller la chercher, c’était possible qu’elle accepte de risquer les vampires afin de venir aider le couple. Le regard de la magicienne, quant à lui, passait d’un homme à l’autre. Elle n’arrivait pas à croire que ces braves gens risquaient tout pour elle et son enfant… car Hidolas donna son accord pour que Walder, en compagnie de Bertel, aille chercher sa fiancée.

Il vint par la suite une nouvelle contraction, plus douloureuse et longue que les précédentes. Elle ne put s’empêcher de gémir de douleur. Elle soupira au contact frais du mouchoir en tissu de Zackeriel sur son front, ça lui faisait du bien. Elle pouvait ainsi se concentrer sur la façon d’essayer de trouver une position plus confortable. Elle esquissa un sourire en coin à entendre son fiancé parler de la morale qu’ils devraient faire à leur progéniture sur la question du timing. Elle avait tant envie de le traiter d’andouille, comme s’ils allaient se rappeler un tel détail. Le semi-elfe enchaina en clamant haut et fort qu’elle était sur le point d’enfanter un petit garçon, ce à quoi elle haussa les sourcils. Si elle n’avait pas eu aussi mal, sans doute aurait-elle pouffé de rire devant le côté absurde de la situation.

Heureusement, Hidolas choisit ce moment pour interrompre l’ex-contrebandier dans ses lubies. Père de trois enfants, il avait de nombreux conseils pour le couple. La magicienne fut la première à accepter de les suivre, car elle devait admettre avoir été légèrement inconfortable couchée de la sorte. Ce fut donc au bras de son bien-aimé qu’elle se mit à arpenter la pièce de long en large, lui jetant un regard reconnaissant pour le massage au creux des reins pendant une contraction. « Merci, à vous deux… » parvint-elle à articuler.

Le temps fila sans que la jardinière ne soit au courant exactement de combien de minutes, voire heures, passaient. Elle continuait de marcher, car c’était de loin la chose la plus efficace pour l’aider. Il y eut un moment où elle s’immobilisa, car on essayait la porte. Immédiatement, ses deux garde-du-corps prirent une position défensive et Zackeriel la plaça derrière lui. On entendit éventuellement une voix dire que ce n’était plus le moment de perdre son temps à essayer de défaire la serrure, car le soleil était sur le point de se lever. Plusieurs ensembles de pas s’éloignant se firent alors entendre et ce n’est qu’au bout d’une dizaine de minutes que le trio recommença à respirer normalement… Du moins, jusqu’à ce qu’un vacarme ne se fasse entendre à l’extérieur. Il y avait un combat qui rageait à l’extérieur et Capucine pouvait voir à quel point il démangeait à Hidolas d’intervenir. Il n’en eut toutefois pas l’opportunité, car on entendit ensuite cogner à la porte.


- Hidolas, c’est nous. Nous avons Quinn avec nous. chuchota Walder.

Le chef de la bande ne perdit pas un instant à aller déverrouiller la porte pour laisser entrer ses comparses, ainsi que la Quinn en question. Celle-ci était une jeune femme un peu rondelette, à la chevelure brune bouclée et aux yeux verts. Elle avait un charme particulier, aux yeux de la magicienne au teint lavande. La pauvre femme enceinte, cependant, eut un haut-le-cœur au moment où elle sentit l’odeur de sang sur les deux hommes. Ceux-ci avaient tué les vampires qui s’étaient essayés sur la porte tout à l’heure, mais l’odeur fut un peu trop pour Capucine. Elle vida le peu de contenu qu’il restait dans son estomac dans la première poubelle qu’elle vit, s’excusant pour le piètre spectacle par le fait-même. Heureusement, personne ne lui tint rigueur pour cela.

Il fallut encore une heure d’attente pénible avant d’entrer dans la phase de l’accouchement en tant que tel. Tout ce temps, Capucine n’avait pipé mot. Elle s’était renfermée dans sa bulle et ne répondait que brièvement si on lui adressait la parole. Son attention était presque entièrement sur le processus d’enfantement à venir et toutes les craintes qui lui revenaient. Elle fut néanmoins soulagée de constater que le soleil se levait, donc elle pourrait crier autant qu’elle le voudrait puisque les vampires ne sortaient pas de jour. Cela leur donnait un avantage indéniable pour l’instant.

Capucine débuta l’accouchement accroupie, ce qui l’étonna lorsqu’elle reçu la suggestion de la part de Quinn. La semi-insecte serra ensuite des dents et poussa aussi longtemps qu’elle le put. Au bout de quelques poussées, elle n’en pouvait plus d’être dans cette position et demanda alors à Zackeriel de l’aider à trouver une façon plus confortable de mettre au monde leur enfant. Elle termina couchée sur le côté à pousser pendant près de quatre heures. Ce fut de loin les heures les plus pénibles de son existence, mais elle n’en avait cure. Une fois le bébé sorti, elle ne put s’empêcher de lever les yeux sur son fiancé et de lui demander : « Quelle couleur? » Elle ne fut pas certaine qu’il l’ait entendu, car son regard de bronze était entièrement fixé sur la nouvelle vie qui venait de faire son entrée dans le monde.

Quinn annonça que c’était un garçon, mais elle manquait d’entrain après toute ce labeur. C’est pourquoi Capucine opta pour une position sur le dos, et ce, malgré qu’elle devait encore pousser pour faire sortir le placenta. Quelque chose ne tournait pas rond, elle pouvait le sentir… Ce fut à ce moment qu’elle sentit la lourdeur du silence dans la pièce… le silence. « Le bébé… Le bébé, pourquoi ne pleure-t-il pas? Zackeriel… Zack, fait quelque chose! » urgea-t-elle, mettant involontairement de la pression sur les épaules du nouveau papa pour qu’il parvienne à faire respirer leur enfant. Les secondes suivantes parurent péniblement longue pour la magicienne, qui paniquait visiblement à regarder le dos de son amoureux, qui donnait des tapes dans le dos de leur progéniture. Ne pas voir cette dernière affolait encore plus la jardinière, qui retenait son souffle. Ce fut au bout d’une trentaine de secondes qu’un pleur se fit finalement entendre et que Capucine se mit à pleurer de tout son saoul.

Le placenta fut expulsé en cinq minutes, ce qui passa en un clin d’œil pour la nouvelle maman, qui n’attendait que d’avoir fini avec cette besogne pour prendre son fils. Lorsque vint enfin le moment, elle tendit les bras en direction de son fiancé… qui se retourna avec un enfant mauve dans les bras. Le cœur de la semi-insecte se serra… pas de crainte, mais de fierté. Cet enfant était le sien, le centre de son univers et il lui ressemblait. Il était encore un peu trop tôt pour dire à qui le petit ressemblait, mais la couleur de sa peau ne laissait planer aucun doute sur qui était sa mère.

Le père déposa sa progéniture sur le ventre de sa future femme, qui serra le poupon dans ses bras. Elle embrassa le nouveau-né sur le front et sourit, malgré la sueur qui perlait sur son front. Ce petit être était la plus belle chose qu’elle ait jamais vu de toute sa vie. Elle croyait avoir connu l’amour, mais… ce qu’elle ressentait maintenant, ça, c’était de l’amour comme il était impossible de décrire.

- Bienvenue, mon cœur. fit-elle, prenant la main de Zackeriel dans la sienne. Elle leva ses yeux d’obsidienne sur lui, croisant son regard aussi fier que le sien. Tu avais raison, c’est un garçon.
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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Mer 18 Jan - 10:19

Son cœur se débattait en fou. Il faisait de son mieux pour masquer son inquiétude puisque, visiblement, Capucine n’avait absolument pas besoin de ça en ce moment. Il pesait dans le creux de ses reins, massant avec ses pouces l’endroit tendu par l’enfantement. Il pesait fort. Par moment, la magicienne grimaçait, mais il avait appris auprès de la sage-femme qui l’avait hébergé dans le désert (des années plus tôt), qu’il fallait parfois faire des points de pression pour faire oublier au corps – momentanément – la douleur causée par la venue du bébé. Une peu comme si on changeait le mal de place, quoi! Entre deux contractions, Zack soufflait des mots d’amour à l’oreille de sa belle afin de l’encourager dans son travail. Lorsqu’elle les remercia tous les deux (lui et Hidolas), le semi-elfe ne put s’empêcher de venir embrasser sa tempe trempée de sueur. En fait… il était terrorisé. Et si ça tournait mal? Et si les vampires venaient à entendre ses cris et choisissaient ce moment exact pour attaquer? Si l’adrénaline du moment lui faisait oublier sa faiblesse physique momentanée, le guerrier doutait de ses capacités actuelles s’il devait affronter de nouveau ces créatures assoiffées de sang.

Le temps fila sans que les amoureux ne s’en rendent réellement compte. Tout ce qui importait, pour le moment, était la venue de ce petit bout de garçon à venir. Les heures, les minutes… plus rien de cela ne comptait. En fait, Zack avait perdu toute notion du temps, à l’instar de sa bien-aimée. Ce n’est qu’au moment où il entendit la porte verrouillée se secouer qu’il reprit brusquement contact avec la réalité. Hidolas fit volte-face et dégaina son épée en s’approchant de la porte alors que le semi-elfe blond, tendu comme un arc, vint se placer devant la future maman. Le soldat de Cyracuse apposa un doigt sur sa bouche, intimant le silence à ses deux compagnons. À l’extérieur, on pouvait entendre des éclats de voix maugréant contre la porte verrouillée. Bien vite, les créatures à l’extérieur conclurent qu’il valait mieux abandonner, l’aube s’approchant à une vitesse fulgurante. Rapidement, ils s’éloignèrent de la boulangerie… puis des bruits de combat se firent entendre. Hidolas avait la mâchoire serrée et se faisait visiblement violence pour ne pas intervenir. Au bout d’un moment, le calme retomba, puis quelqu’un toqua. La voix de Walder se fit entendre, déclarant qu’il était revenu avec sa fiancée.

Sans plus attendre, Hidolas ouvrit la porte, fit rentrer ses hommes en compagnie de la jeune femme, puis verrouilla à nouveau. Cette dernière s’appelait Quinn et respirait la chaleur humaine et la bonté. Elle était de petite taille, rondelette, et de longs cheveux bruns bouclés entouraient son visage au teint légèrement rosé. De magnifiques yeux verts respirant la compassion se posèrent sur Zack alors qu’elle lui tendait la main. Elle était belle, il devait franchement l’admettre. Il ne se fit pas prier pour lui rendre son geste, puis se tassa pour la laisser faire son travail, alors que Capu alla vider le contenu de son estomac dans une poubelle. Le semi-elfe voulut revenir auprès de sa belle, mais Quinn lui fit signe de plutôt changer de pièce. Il fallait croire qu’elle avait remarqué son teint blafard. « Ne vous inquiétez pas, Zackeriel, je m’occupe d’elle. Allez plutôt nous chercher de l’eau, je vous prie. » Il hocha de la tête, puis alla dans la cuisine de la boulangerie avec les trois autres hommes. Il trouva un immense baril rempli d’eau claire, puis agrippa une bassine qu’il submergea. Ses mains tremblaient et il dût prendre un moment pour reprendre le contrôle de lui-même. Une main apaisante se posa sur son épaule et l’ancien brigand tourna la tête pour croiser le regard de Hidolas. Sans même avoir à parler, il avait saisi toute la compassion de ce geste. Il était passé par là à plusieurs reprises, après tout. Se ressaisissant, le futur papa s’affaira à remplir la bassine, puis revint auprès de la damoiselle qui leur servait de sage-femme.

Les minutes se défilèrent et le petit groupe fut soulagé de voir le soleil se poindre à l’horizon. C’est d’ailleurs à ce moment précis que le processus d’enfantement débuta réellement. Quinn demanda à Capucine de s’accroupir au sol afin de faciliter la naissance de son petit. À sa demande, Zack revint à ses côtés, tenant la main de sa belle avec force et se foutant royalement du fait que ses griffes s’enfonçaient très profondément dans sa peau. La magicienne était complètement dans sa bulle, ignorant un peu toutes les paroles que lui envoyait Quinn. Le semi-elfe, pour sa part, n’osa piper mots, trop nerveux pour trouver quoi dire de toute façon. Après plusieurs poussées, la semi-insecte demanda à changer de position et son amoureux l’aida à s’allonger sur le côté. Il eut l’impression que cette étape cruciale dura une éternité. Voir sa compagne empreinte d’une souffrance qu’il ne pouvait même imaginer le tuait à petit feu. Il se sentait totalement impuissant! Il ne pouvait rien faire pour l’aider et s’il avait pu, il aurait volontiers pris sa douleur simplement pour lui permettre d’être enfin en paix. Malheureusement, la nature voulait que ce soit ainsi…

Finalement, après un long moment, le poupon fut expulsé, emportant avec lui un flot de sang… franchement impressionnant (plus qu’il ne l’aurait cru en fait). Le regard airain de Zack était porté entièrement sur le petit corps encore bleuté et souillé de sa progéniture. Plus rien ne comptait autour, ni même Capu. Un sentiment indescriptible naquit au fond de lui tout à coup. Une vague d’émotions intenses sur laquelle il n’avait aucun contrôle. Lui qui était un homme orgueilleux, endurcit par une vie de combats perpétuels et de vices même insoupçonnés par sa compagne, se retrouvait totalement démuni devant la frimousse d’un minuscule poupon. Ce fut plus fort que lui : son regard s’embruma de larmes. Il n’entendit même pas la question posée par sa fiancée. Quinn annonça qu’il s’agissait d’un garçon et le semi-elfe se contenta de hocher de la tête, ayant déjà remarqué de toute façon, l’organe masculin minuscule sur son bas-ventre. Il le savait… Il l’avait toujours su… La jeune femme aux boucles brunes profita de ce moment de béatitude pour couper le cordon ombilical. La voix de Capucine résonna à nouveau, paniquée, et ce n’est qu’à ce moment que le guerrier put enfin se ressaisir.

Quoi? Le bébé? Quoi le bébé? AH! Il ne pleurait pas!!

La magicienne paniquait et avec raison! Devant la mine désemparée du nouveau papa, Hidolas intervint à nouveau, lui montrant ce qu’il devait faire. Sans plus attendre, Zack retourna son fils sur le ventre et tapota son dos. Le temps s’écoula trop lentement à son goût. Au bout de quelques secondes, le poupon cracha les sécrétions qui s’étaient accumulées dans ses minuscules voies respiratoires, puis se mit à hurler, au grand soulagement de tout le monde. Derrière lui, Zack put entendre sa belle éclater en sanglots, ce qui était normal, somme toute, vu toutes les épreuves qu’elle avait traversées. Quinn lui tendit une petite débarbouillette qu’elle avait humectée préalablement et demanda au nouveau papa de nettoyer le petit sommairement. Après tout, la couche un peu blanchâtre qui recouvrait sa peau était une protection naturelle du poupon, il ne fallait donc pas l’enlever entièrement. Le semi-elfe hocha de la tête et s’affaira à la tâche, doucement, s’émerveillant de la peau violacée naturelle de son bambin qui se tortillait avec vigueur. La fiancée de Walder en profita pour faire expulser le placenta, puis fit signe à son amoureux d’aller quérir des couvertures pour la maman et pour le poupon. Le soldat de Cyracuse ne se fit pas prier et hocha de la tête avant de s’éclipser. Une fois la dernière besogne de Capucine effectuée, l’ancien brigand put l’entendre réclamer son fils derrière lui. Il ne se fit pas prier et vint déposer la petite chose sur la nouvelle maman qui pleura en le serrant contre elle. Dès qu’il fut en contact avec sa mère, le petit être cessa de pleurer et se blottit contre elle. Levant un regard attendri et follement amoureux sur sa compagne, l’ancien brigand se figea un instant. Qu’est-ce que… La fatigue devait le frapper plus fort qu’il ne le croyait, ou encore était-ce sa perte de sang précédent… Il avait l’impression de voir une sorte de halo de lumière voguant autour de sa tête. Rien de bien agressant ou de dérangeant. C’était doux, agréable… presque envoûtant. La magicienne l’observa également et il se demanda si elle voyait la même chose que lui… Ou alors elle devait croire qu’il avait perdu la carte, un moment… Reprenant se esprit, il apposa un baiser sur sa tête.

- Je sais, répondit Zack, la voix enrouée par l’émotion. Il plongea son regard embrumé de larmes dans celui de sa future femme. J’ai toujours raison, tu le sais bien.

Capu se contenta de rire de sa plaisanterie. Ce fut ce à ce moment précis que le petit décida de se tortiller pour se hisser (en vain, quand même…) vers la poitrine de la magicienne. Quinn s’approcha de la nouvelle maman et l’aida à défaire le haut de sa tenue. Il fallait donner sa première tétée au petit et assez rapidement quand même. C’était crucial pour sa bonne santé. Zack se recula, laissant les femmes entre elles alors que Quinn montrait à la semi-insecte comment donner le sein. D’ailleurs, le semi-elfe fut surpris d’apprendre que la tétée n’était pas innée ni chez la mère, ni chez le petit. Ça pouvait prendre plusieurs minutes, voir même heures (dans le pire des cas) avant que les deux êtres ne puissent travailler de pair. Walder revint avec une couverture et la déposa sur Capucine et le petit afin de les aider à conserver leur chaleur.

La voix d’Hidolas se fit entendre, attirant l’attention du nouveau papa. Ce dernier alla le rejoindre et le soldat de Cyracuse lui flanqua une grande claque amicale dans le dos, le félicitant au passage. Les hommes discutèrent un instant et le semi-elfe nota mentalement toutes les recommandations qu’on lui donnait. Au bout d’un moment, le fils du duc de Shola entendit la voix de sa belle l’appeler, depuis la pièce où elle se trouvait. Il décida alors de se soustraire aux soldats, puis de revenir auprès d’elle. Quinn demanda aux autres hommes de ramener de quoi nourrir la maman qui allait découvrir TRÈS rapidement qu’elle était littéralement affamée (la fatigue et la quantité d’énergie obligent).

- Je vois qu’il boit bien, fit Zackeriel en regardant son petit boire goulûment au sein de la maman. Il a vite compris comment ça fonctionne! Il a déjà des prédispositions. Le digne fils de son père. Un sourire amusé trônait sur ses lèvres et il reçut une petite claque à cause de sa remarque. Je t’aime Capu. Maintenant plus que jamais.

Il se pencha et embrassa tendrement les lèvres de la semi-insecte, caressa la ligne de sa mâchoire du bout des doigts. Au bout d’un moment, les soldats revinrent avec des paniers remplis de viennoiseries, de pains et autres gourmandises du genre. Ils étaient dans une boulangerie… alors ce genre de choses étaient l’unique nourriture disponible sous la main. Une fois que le petit rejeta le sein, Quinn le prit et lui faire son rot alors que Zack aidait la nouvelle maman à se redresser. Il lui tendit un verre d’eau pour lui permettre de s’hydrater, puis vit à quel point elle dévorait le panier de victuailles du regard. Il tendit la main, agrippa l’objet de son désir et le rapprocha à proximité afin qu’elle puisse se servir à volonté.

- Zackeriel? Fit la voix claire de Quinn derrière lui. Le petit est frigorifié. Je vous suggère de le prendre pendant que Capucine se sustente.

Surpris et un peu maladroit, le semi-elfe hocha de la tête et tendit les bras vers le petit être qui tremblait de froid.

- Collez-le contre votre peau. Ça lui permettra de se réchauffer plus vite.

Sous l’œil attendri de sa future épouse, le guerrier défit l’encolure de sa tunique pour exhiber son poitrail, puis colla le petit garçon violacé contre lui avant de refermer le tissu par-dessus lui. Il serra la main de sa bien-aimée et se leva ensuite, nota le divan non loin. Il se dirigea vers celui-ci (qui était de toute façon tout près de Capucine) et s’y allongea en caressant le dos du bébé qui grelotait déjà un peu moins. Une fois bien installé, il caressa la tête dégarnie de son fils, puis se surprit à apprécier son odeur. Il observa ses traits potelés et son petit nez retroussé. Il vint d’ailleurs y déposer un bref baiser et à ce contact, le poupon bâilla. Zack entendait les femmes discuter à côté de lui, Quinn donnant le maximum d’informations possible à la magicienne. C’était peut-être le voyagement la veille… ou encore la nuit blanche… ou encore les combats effrénés… ou encore la perte importante de son sang un peu plus tôt... ou simplement le fait qu’il était bien, mais Zack bâilla à son tour. Il resserra son étreinte sur son fils… Son regard scruta sa belle qui était maintenant dos à lui. Cette étrange lumière était toujours présente. Allez savoir pourquoi, il trouvait ça rassurant. Et si c’était un signe des dieux? Ne disait-on pas que cette luminescence était typique aux âmes-sœurs? Il n’avait jamais cru à ces foutaises. Pas un seul instant. Il avait même déjà utilisé cette connerie comme tactique de drague pour attirer des filles trop crédules dans son lit. Mais dans ce cas-ci, c’était différent. Si différent. Son poitrail se gonfla d’amour et il soupira…

… Puis sombra dans un sommeil tout de même léger sans vraiment s’en rendre compte.

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MessageSujet: Re: Run! And don't turn your back! [PV CAPUCINE][TERMINÉ]   Mar 31 Jan - 20:47

Il semblait à la magicienne que le moment était figé dans le temps. Il n’y avait qu’elle, son futur époux et leur progéniture dans son monde. Elle prenait tranquillement conscience qu’ils formaient désormais une famille, tous les trois. Elle avait enfin l’impression que tout tombait en place dans sa vie. Elle n’avait plus ce sentiment de vide, ni même de regret. La simple vue de son fiancé, ému par la naissance de leur fils, lui faisait monter les larmes aux yeux. Ce même larmoiement devait être la raison pour laquelle elle avait impression que l’ancien brigand était entouré d’un halo. L’eau avait tendance à déformer les rayons de lumière… et elle n’était pas dans un angle habituel pour l’admirer dans toute sa splendeur.

Capucine ne poussa pas sa réflexion plus loin, étant trop fatiguée pour ce faire, et se contenta plutôt de rire de la remarque typique de son amoureux. Évidemment qu’il allait prétendre ne jamais avoir tort. Il y avait longtemps que la semi-insecte avait appris à vivre avec l’humour de son homme. Elle était venue à trouver que ça faisait partie de son charme, même.

C’est alors qu’elle fut déconcentrée par du mouvement sur son ventre. Elle baissa les yeux pour voir son fils s’agiter. Que pouvait-il bien essayer de faire? Elle se redressa doucement, de façon à ne pas faire tomber le petit, puis leva un regard interrogateur en direction de Quinn. Heureusement, celle-ci n’était pas loin et savait exactement ce dont l’enfant avait besoin. En temps normal, la jardinière aurait ressenti un certain malaise à dénuder sa poitrine devant plusieurs hommes… mais la situation était telle qu’elle n’y accorda aucune importance. Elle était trop absorbée par la leçon que lui donnait la fiancée de Walder. Ce fut tout un casse-tête pour la femme mauve de placer confortablement le poupon afin qu’ils soient tous deux confortables, en plus de tenir son sein de manière à inciter sa progéniture à boire.

La nouvelle maman remercia distraitement le soldat de Cyracuse pour la couverture, mais ne détourna jamais le regard de son fils. Elle le voyait ouvrir la bouche en quête de son mamelon et se rappela qu’elle devait faire preuve de patience. Il apprenait tout autant qu’elle. Elle murmura donc des encouragements au poupon, qui se mit enfin à boire. Elle hoqueta de surprise face à la vivacité de la succion de son petit, ce qui eut pour effet de faire rire Quinn. En même temps, elle était si fière de donner le sein qu’elle interpela Zackeriel. Son regard brillait d’émerveillement face à son corps qui s’était adapté pour nourrir sa progéniture.

- Mon amour, regarde! fit-elle à l’intention du semi-elfe. Elle frappa ce dernier sur le bras quand elle comprit son sous-entendu. Comment pouvait-il penser à ça en ce moment, tandis qu’elle était ébahie par le miracle de la vie? Je t’aime aussi… malgré tes conneries. répondit-elle, acceptant volontiers d’embrasser le père de son enfant.

Elle voulut tendre le cou afin d’avoir un deuxième baiser; or, une odeur alléchante parvint à ses narines et elle tourna la tête en direction de celle-là. Elle déglutit à la vue des viennoiseries. Si seulement elle pouvait… Non, elle devait penser à son fils d’abord. Le petit tétait moins vigoureusement, ce qui signifiait qu’il commençait à être repu. Elle l’observa tendrement jusqu’à ce qu’il cesse de se sustenter. Par la suite, elle accepta volontiers que Quinn prenne l’enfant afin de lui faire faire son rot.

Capucine essuya sommairement son sein, avant de refermer le haut de sa robe, puis remercia le semi-elfe de son coup de main. Elle but distraitement l’eau qu’il lui donna, mais ses yeux ne voyaient que cette brioche aux pralines qui la séduisait de loin. Elle rêvât ensuite du croissant au beurre reluisant à la lueur du petit matin. Elle se lécha les lèvres lorsque le plateau de nourriture vola « magiquement » jusqu’à elle – son cerveau n’enregistrant pas le bras de son petit ami qui lui amenait ce qu’elle voulait de façon plutôt évidente.

Elle ne se fit pas prier pour dévorer tout ce qui lui tombait sous la main : c’était qu’elle avait plutôt faim! Elle ne s’était jamais rendue compte d’à quel point elle était affamée avant maintenant. Elle s’empiffrait à une vitesse ahurissante et passa près de s’étouffer à quelques reprises. Hidolas dut lui rappeler de prendre son temps, qu’il connaissait le propriétaire et qu’il était certain qu’il ne leur en voudrait pas d’avoir pris de la nourriture. Encore une chance, par contre, que le fidèle partenaire de vie de la nouvelle maman lui ait donné quelque chose à boire auparavant.

Parlant de douce moitié, la jardinière releva la tête et chercha l’élu de son coeur du regard, se léchant les doigts en même temps. Elle sentit son cœur fondre en l’apercevant qui enveloppait leur enfant de sa tunique. Elle rendit le serrement de main de son fiancé et se fit violence pour ne pas fondre en larmes devant la beauté de la scène. Il faut dire qu’elle était plutôt émotive après la soirée qu’elle venait de vivre, en plus de l’accouchement qui l’avait vidée de toute son énergie.

Sa compagne sembla le remarquer, car elle déposa une main sur son épaule, ramenant l’attention de Capucine sur elle. Les deux femmes se mirent alors à discuter des soins que nécessiterait le bébé. Elles abordèrent tous les sujets imaginables : de la fréquence de l’allaitement et du sommeil, des petits boutons qui disparaitraient avec le temps, comment bien gérer la température de bébé, comment changer les couches et ainsi de suite. La nouvelle maman écouta attentivement la mise en garde contre la panique des premiers jours. Elle comprit qu’elle allait devoir apprendre à se donner une chance d’apprendre à s’occuper de son enfant et ne pas trop s’en faire avec les erreurs. Il fallait également s’attendre à quelques accrochages entre les parents, car ça ne serait pas toujours facile de s’entendre sur la façon d’éduquer le poupon.

Ce dernier point paraissait presque inconcevable aux yeux de la semi-insecte. Elle était tant en amour avec Zackeriel, qu’elle ne se voyait pas se disputer avec lui. Elle espérait pouvoir prouver au monde entier qu’ils seraient l’exception qui confirme la règle, mais elle accepta que la réalité soit peut-être telle que la décrivait Quinn.

C’est alors que la femme au teint lavande aperçut tout le sang qu’elle avait laissé au sol lors de son accouchement. Elle se décida à le nettoyer et alla même quérir de l’eau pour nettoyer le tout. Naturellement, Hidolas et ses compagnons refusèrent de la laisser faire. Peu importe les protestations de la magicienne, on refusa à ce qu’elle lève ne serait-ce qu’un petit doigt pour faire du ménage. Exaspérée, elle se résout à aller rejoindre son fiancé sur le divan. Elle jeta un regard attendri à sa famille endormie et replaça une mèche blonde derrière l’oreille du semi-elfe, puis caressa la tête de sa progéniture. On proposa à Capucine de faire une sieste aux côtés des siens, mais elle refusa. Aussi exténuée qu’elle était, elle se sentait incapable de fermer l’œil tant qu’elle ne serait pas dans un lieu entièrement sécuritaire. Elle préférait étendre la couverture qu’on lui avait offerte sur son bien-aimé et leur fils, afin qu’ils dorment mieux.

Le temps fila et, au bout de deux heures, le poupon recommença à s’agiter. La mère en profita pour le reprendre. Elle se leva avec lui et lui donna le sein, toujours selon les bons conseils de Quinn. Dès que la tétée fut terminée, le groupe décida qu’il était temps de se remettre en mouvement. On réveilla donc l’ex-contrebandier, qui fut d’abord confus puisqu’il ne s’était pas aperçut qu’il s’était endormi.

- C’est le temps de partir, mon amour… l’encouragea la jardinière.

Par précaution, Hidolas, ses hommes et Quinn accompagnèrent les nouveaux parents jusqu’à la limite du domaine du seigneur Henley, tel que promis. Il n’y eut aucune mauvaise surprise puisque le jour s’était levé et les villageois recommençaient à arpenter les rues afin de constater les dommages fait à leurs domiciles. Les au revoir entre le groupe d’Hidolas et la nouvelle famille furent chaleureux et on échangea des promesses de visite. La magicienne se sentit réellement triste de perdre la compagnie de ces valeureux personnages. Elle serra chacun d’eux dans ses bras. Zackeriel prit ensuite les devants et surveillait attentivement les alentours. Après l’attaque de vampires, on n’était jamais trop prudent.

Les serviteurs du seigneur Henley semblèrent être du même avis car, dès que la petite famille mit les pieds dans les jardins devant la demeure principale, on les interpella. D’instinct, Capucine serra son poupon contre elle et se plaça derrière son amoureux. Après tout, on pointait une arbalète en leur direction… L’instinct protecteur des parents avait donc naturellement refait surface. Ce ne fut qu’après avoir vu la couleur de la peau de la nouvelle maman qu’on comprit enfin à qui on avait affaire et qu’on invita le trio à venir rejoindre le maître des lieux.

C’est qu’ils en auraient des choses à raconter!

Tout juste avant d’entrer, Capucine attrapa le poignet de son bien-aimé afin de le pousser à s’arrêter. Elle se blottit contre lui, leur poupon entre eux d’eux, puis murmura à son oreille : « Tu brilles, mon amour. » À voir son expression, elle sut immédiatement que le semi-elfe voyait également la lumière autour d’elle. « Je t’aime. » ajouta-t-elle, avant d’embrasser sa douce moitié et de le suivre à l’intérieur de l’immense maison.



[Fin du rp pour Capucine]
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