Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 
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 [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]

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Dylan
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MessageSujet: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Mar 27 Déc - 17:16




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




Le froid du château lui faisait étrangement du bien, contrastant avec le feu qui bouillait en lui. Faith avait passé quelque temps éprouvant, d’abord avec la transformation de sa chère Khanrell puis avec les morts de ses deux sœurs. La première lui avait laissé un goût amer de trahison dans la gorge puisque son épouse avait cru bon de lui faire la surprise de sa toute nouvelle immortalité. Problème, l’ancien Prince d’Alombria vouait une haine farouche aux créatures de la nuit teintée d’un dégout profond. Pour lui elles étaient des abominations, une hérésie pure et simple.  La foi était au tout fond des choses une proclamation fidèle à la vie et les vampires représentaient tout le contraire. Ainsi, pour le jeune mage, la chose qu’était devenue son aimée était l’exact opposé de tout ce en quoi il croyait et se vouait. Le cœur de Faith, en parfaite symbiose à celui de Dylan saignait. Son amour brûlant tourbillonnait de rage, car dans ses tripes et son âme, il avait la certitude que son épouse était morte.

Oh bien sûr, elle continuait de se mouvoir, d’être aussi délicieuse à regarder et brûlante de passion… mais elle n’était plus qu’un cadavre animé. La Foi en la vie ne pouvait exister dans l’absence de mort. L’équilibre de chose était brisé et il ne pouvait le concevoir. Aussi, alors qu’il assistait aux obsèques de ses sœurs, il pleurait aussi Khanrell… qui était pourtant à deux pas de lui.

Et ses sœurs ! Comme il aurait aimé pouvoir leur parler une dernière fois. Pouvoir demander pardon, pour toutes ces fois où il avait été un tel enfoiré avec Prudence. Pour toutes les blessures tant physiques que morales qu’il avait infligées à sa sœur. Ce n’était pas qu’il ne l’aimait pas, au fond, il avait bien un amour fraternel pour Reyth, mais ils avaient été si incompatibles… Comme il s’en voulait, elle qui n’avait pourtant toujours eu que sa protection à cœur.  Il avait été un sale gosse, un enfant méchant et un adulte agressif et il regrettait de toute son âme. Reyth, avait fait ce qu’il lui rabâchait depuis des années. De laisser tomber le côté trop prudent des choses… et elle était morte. En héro, pour sauver leur petite nièce… alors même, que Marian mourrait.

Ah Marian. Comme il avait pu lui en vouloir ! L’ainée si parfaite, si merveilleuse, qui ne le comprenait pas. Il s’était senti floué par cette sœur qui lui refusait vengeance. Il c’était senti mis de côté, alors qu’elle passait par-dessus son avis s’en en faire de cas… Mais n’était-elle pas qu’une jeune femme essayant de diriger du mieux qu’elle pouvait ? Elle avait fait des erreurs, mais elle avait toujours eu la douceur d’une deuxième mère. Et maintenant, l’Espoir, c’était éteinte, se figeant dans la froideur de la mort. Et lui, il ne pouvait revenir en arrière. Il ne pouvait plus lui demander pardon pour sa trahison, il ne pouvait plus l’implorer et lui montrer que malgré tout, il l’aimait.

L’adolescent frustré avait fui le château bâti par son père pour retrouver celui de ses ancêtres. Il y avait retrouvé un meilleur ami foudroyant, une épouse bouillante et une famille grouillante… mais il avait perdu. Perdu la chaleur de sa fratrie. Et maintenant, cette même fratrie était à jamais brisée.  Il devait essayer de réparer ce qui lui restait. Il le devait. Sa pauvre Aemi, son adorable petite sœur était devenue que l’ombre d’elle-même, froide et distante avec tous. Fragile, comme si la moindre secousse pourrait la briser irrémédiablement. Caius semblait désemparé, enseveli sous des tonnes de doute et de peur. Il n’avait qu’à peine croisé Colombe. Et par-dessus tout, il y avait la moitié de son âme, son ancre, sa jumelle. Supportant avec ardeur les vagues, une après l’autre. Le côté fort de leur duo… qui pourtant menaçait de s’effondrer à son tour.

Dylan avait besoin de se ressourcer. Il avait besoin, de passer du temps avec ce qui restait de sa fratrie. Pour faire le deuil de ses sœurs, pour réparer les liens brisés… et pour s’éloigner de Khanrell. Il l’aimait, ça ne faisait aucun doute. Mais comment, pouvait-il passer par-dessus les crocs, les envies de sang et la mort qui coulait à présent dans les veines de son adorée ? Comment vivre à nouveau comme mari et femme, alors qu’il réprimait à grand-peine les nausées qui le prenaient à l’idée de l’embrasser ? Alors qu’il était traversé par des frissons d’horreur, lorsqu’il pensait à Khanrell se nourrissant ?

Faith était désemparé, alors qu’il se réveillait parfois la nuit avec la sombre idée de planter un pieu dans l’amour de sa vie. L’amour qu’il portait pour sa colérique épouse se battait en permanence contre son dégoût des vampires… et ça l’épuisait. C’est pour ça qu’il avait pris sa décision.

Aujourd’hui, la délégation de Shola quittait les terres d’Alombria. Khanrell suivrait en soirée. Mais aujourd’hui, Dylan Faith et Aegon ne rentreraient pas à Shola. Ils allaient rester ici, sur les terres Alombrienne pour quelque temps.  Il avait mal à cette idée, mais c’était le mieux pour le moment. Peut-être, le temps pourrait lui permettre d’accepter la nouvelle condition de sa femme ? Au moins, en étant loin d’elle, il ne risquait pas de commettre l’irréparable.  Et Caius lui avait demandé de l’aide. Leurs sœurs avaient été assassinées, il y avait anguille sous roche et une sombre conspiration parmi le peuple. Son frère ainé n’avait pas sa paranoïa pour déceler les traitres infiltrés, il avait besoin du talent de Faith.

C’est donc ainsi que le magicien se retrouvait devant sa sublime épouse tremblante de colère. Elle ne semblait pas du tout d’accord avec son projet de rester. Qu’à cela ne tienne ! Le Prince n’était pas connu pour son calme et sa facilité à obéir. Aussi, sa propre colère enflait dangereusement, laissant des flammes brulantes derrière ses pupilles dilatées.

« Quand bien même que tu ne serais pas d’accord Khanrell ! Je reste ici, un point et c’est tout. Je suis encore maître de mes choix à ce qu’il me semble ! Mon frère a besoin de moi ET j’ai besoin d’être loin pour accepter ta… condition. »

Le mot honni fut tu. Mais le dégoût transperçait facilement les paroles de l’homme… Parandar seul savait que ça n’allait surement pas plaire à la flamboyante magicienne de Shola !  

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Khanrell
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Lun 2 Jan - 19:52

Certes, Khanrell ne s’était pas particulièrement attendu à ce que Dylan accueille sa nouvelle immortalité avec enthousiasme, vu son dégoût pour tout ce qui avait trait à la mort. Mais elle s’était bien dit qu’elle arriverait à lui faire entendre raison, car elle était bien vivante, en fait, non? Elle respirait, marchait, mangeait (enfin buvait) et baisait encore, toujours aussi capable d’avoir un orgasme, de jouir de la souffrance, de s’enrouler dans la sensualité de ses bras. Qu’il lui refusait. Croyant au début qu’il ne faisait qu’un caprice, la Magicienne avait cru bon de laisser la poussière retomber, et ne lui avait pas demandé de faire la route vers Alombria de nuit avec elle. C’était plutôt Theodore qui l’avait accompagnée, aidée et appuyée, en ce cas!

Toutefois, fort lui fut d’admettre que, malgré ses arguments, Dylan était toujours aussi bouché! Comme si cela faisait une différence… Ne voyait-il pas que, outre ses yeux un peu plus vif et sa peau légèrement plus pâle, elle était la même? Qu’est-ce qui le dégoûtait donc de ses dents acérées, seulement plus violentes lors d’un baiser fougueux? Il n’allait pas dire que ça ne lui plaisait pas, sal menteur! Plus ça faisait mal, mieux c’était, non? Lentement, la colère avait gagné Khanrell, à mesure qu’elle comprenait que son mari refusait de se faire une raison. Aussi, lorsqu’il lui annonça sa décision de ne pas retourner à Shola, «pour quelques temps», Wrath ne pu contenir l’explosion, et la conversation s’enflamma (aussi bien verbalement que magiquement) assez rapidement. Parce qu’elle n’était pas sotte, elle avait bien compris que cet imbécile, si fermé d’esprit et froussard, avait décidé de l’abandonner. Il ne reviendrait pas, et la Magicienne était bien décidée à le traîner avec lui, de force ou pas. Il avait besoin d’être avec elle pour comprendre, pour qu’elle lui montre qu’il n’avait rien à craindre, mais la fuir ainsi ne ferait qu’empirer sa frousse!

-Comment veux-tu ne serait-ce qu’accepter ma nouvelle immortalité si tu ne me laisses pas la chance de te montrer que je n’ai pas changé! Tu me fuis depuis des semaines, trop borné pour m’écouter, me regarder correctement, espèce de sal mauviette froussard! Si tu crois que je vais te laisser m’abandonner comme ça, tu rêve. Tu crois que je n’ai pas saisis ce que tu faisais? «Mon frère a besoin de moi» bouhouhou! geignit-elle exagérément en mimant d’essuyer des larmes sur ses yeux, comme un bambin à qui on aurait volé sa sucette. Et quand on s’est marié? Tu n’as eu aucun scrupules à partir quand ils avaient besoin de toi, il y a de cela à peine 4 ans! Par amour. Alors pour l’amour que tu as pour moi, cesse de me mentir. Tu rentres à Shola, pour l’amour que j’ai pour toi, je te jure que je te t’abandonnerai pas ici, moi, je vais finir par te prouver que tu as tord, que ça te plaise ou non! continua-t-elle sans avoir baissé le ton, hurlant par moment. Tu dis que tu es encore maître de tes choix. Mais en m’épousant, tu as accepté d’être avec moi, pour le meilleur ou pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Eh bien, je ne suis pas morte, et je vais te le prouver, conclut-elle moins fort, mais pas moins sèchement.

La magicienne s’avança, essayant de combler la distance que Dylan mettait délibérément entre eux, pour l’embrasser, pour lui montrer qu’elle était toujours aussi chaude, aussi enflammée et vivante. D’ailleurs, des flammes crépitaient sur sa peau. Elle n’avait pas vraiment changé, en réalité! Ce n’était pas comme si quoi que ce soit pouvait changer Khanrell Wrath de Shola!
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Dylan
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Dim 15 Jan - 21:43




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




Nul n’aurait pu en douter, ce qui dans le fond ne fut jamais une douce discussion dérapa rapidement en un tumulte de cris. L’engueulade montait dans les décibels et le feu passionné de la fureur crépitait sur les deux peaux. Elle ne voulait pas voir son point de vue, il ne voulait pas comprendre sa situation. Deux idées, deux certitudes et surtout, deux caractères de chien enragé. Aucun ne reculerait. Ils le savaient parfaitement… mais ils vont s’entêter quand même.

L’ouragan qui gonflait dans le ventre de Faith explosa. La grossière imitation de Khanrell jeta le feu aux poudres et enflamma littéralement le mage. Alors qu’il subissait l’accusation comme une claque en pleine gueule, les mains du plus jeune fils de Vertuas crachaient des flammes avides de chairs. Comment pouvait-elle osez dire une chose pareille ! Deux de ses sœurs étaient mortes !  Ce n’était plus uniquement que des divergences d’opinions là ! Quand il était parti quatre ans plus tôt, par amour effectivement, sa fratrie n’avait pas réellement besoin de lui. Oh bien sûr, sa défection avec foutu un grand coup, mais Alombria pouvait tenir avec un Prince en moins. Il n’était même pas l’héritier en plus.

« Comment oses-tu ! Tu ne peux quand même pas être nombriliste à ce point !  J’ai peut-être tout quitté il y a quatre ans, mais c’est AUJOURD’HUI qu’ils ont besoin de moi !  Non, mais réveille Wrath ! Mes deux sœurs sont MORTES. Assassinée. Et ma nièce a bien failli y passer ! Je veux bien croire qu’Alombria est le dernier de tes soucis, mais c’est quand même MA famille ! Et la tienne ! » Gronda le mage enflammer, l’indignation vibrant dans ses paroles. En plus, et bien, il y avait un petit soupçon de honte dans son cœur. Il était parti, sans un regard comme un connard quatre ans plus tôt… et il regrettait. Non pas de s’être marié à Khanrell, ni même les quatre années passées à ses côtés, puisqu’il l’aimait réellement. Ni Aegon, qui était sa petite flamme… Mais il regrettait les circonstances de son départ. Et c’est cette honte, qui le poussait à crier encore plus fort. Surtout en voyant le regard déterminer qu’elle affichait.  Surtout après des paroles pareilles ! Elle voulait le lui prouver ? Mais comment pouvait-elle !

« Mais tu ES morte Khanrell. Tu es bel et bien morte. Tu es là, qui s’agite devant mes yeux, mais tu es morte et c’est d’autant plus cruel. Te regarder, me brise le cœur à chaque seconde qui passe ! Entendre ta voix, me lacère l’âme puisqu’elle me rappelle que je ne pourrais jamais faire le deuil de ma femme. J’ai épousé une femme merveilleuse, bouillante d’énergie, brûlante de vie… et ce que j’ai sous les yeux est un monstre animé qui emprunte les traits flamboyants de mon amour, l’âme gelée pour l’éternité ! Un monstre assoiffé, qui peut d’un coup de dent sous une impulsion tuer l’entièreté de notre famille. » Le désespoir résonnait dans chacun des mots qu’il prononçait. Celui d’un homme ayant perdu l’unique amour de sa vie.

Mais ses paroles ne semblaient pas arrêter son épouse. Elle était aussi bornée que lui et elle avait décidé qu’elle devait lui montrer son point de vue de manière pratique.  Elle combla la distance et l’embrassa comme seule Khanrell faisait. Surpris, Faith laissa sa garde tomber. Un instant, il retrouvait le gout enivrant des lèvres de sa magicienne. La chaleur brulante de la femme qu’il aimait. Il se laissa couler dans le baiser, refermant brutalement ses bras couverts de flamme autour de la taille féminine… heureusement couverte de tissus ignifuges. Théodore avait insisté à un moment, ça coutait trop cher en vêtement sinon.  Il s’abandonna, tout en répondant avec une ardeur démesurée. Elle lui avait manqué.

On aurait pu penser que tout était enfin réglé… mais un des crocs de la sulfureuse mage de Shola accrocha la lèvre inférieure de la Foi. Comme un électrochoc, la situation lui revient en tête. Glacé par la réalisation de son acte, il repoussa rapidement la vampire avec un air oscillant entre le perdu et le dégout sur le visage.

« N-Non. Tu es morte. Tu es morte Khanrell. Morte, morte morte ! » Comme un espèce de mantra qu’il récitait pour s’autoconvaincre. Comment pouvait-il aimer l’embrasser alors qu’elle était un cadavre ? C’était mal non ? La nécrophilie était un vice absolument atroce. Il devait s’éloigner. Il le devait, jusqu’à ce que tout amour pour elle soit disparu. Ensuite, il pourrait  couper le lien qui les unissait.  Le lien, qu’il ne parvenait toujours pas à briser.  Se recampant sur ses positions, il se tint droit devant le corps de sa femme. « Je vais rester ici. Aussi longtemps que nécessaire. Deux membres de ma famille ont été assassinés et Caius soupçonne un coup à l’interne du pays. Il a besoin de mon talent de d’interrogateur . Il n’y a aucune piste solide et le travail est conséquent. Donc, peu importe ce que tu veux ou pas, je reste ici. De toute façon, tu as bien l’éternité devant toi pour att…. »

Faith ne put jamais terminer sa phrase assassine pleine de sarcasme. Une brûlure, bien différente du feu explosa dans sa poitrine. Une brûlure, malheureusement familière. Celle qui le réveillait encore en sursaut, même après six années. Celle d’un poignard lui transperçant le corps. Un hoquet et il cracha une coulée de sang épais sur son menton. Cette fois, l’assassin était doué. Il n’avait pas raté le cœur. La douleur était forte, mais elle semblait déjà disparaitre en même temps que le monde. Dans un élan de puissance, il s’enflamma brusquement dans le but d’emporter avec lui dans la mort celui qu’il doutait être le tueur de ses sœurs. Le cri et l’odeur l’informèrent qu’il avait atteint son but. Son assaillant ne s’en sortirait pas.

Les flammes s’éteignirent, alors qu’il n’avait plus assez d’énergie pour faire de la  magie. Il réalisa qu’il venait de tomber au sol, la dague toujours plantée dans le cœur. À peine quelques secondes s’étaient écoulées. Mais il savait qu’il était trop tard pour quérir un quelconque guérisseur. Il allait mourir, là, sur le sol du château qu’il avait détesté pendant des années. Du coin de l’œil, il voyait l’air horrifier de Caius, Theodore et Aegon, qui avaient été interpelés par le raffut que faisait l’engueulade des deux mages. Puis tout ce qu’il put voir, tant les champs de vision noircissaient, était le regard de Wrath. Et il fut heureux de pouvoir la contempler une dernière fois.

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Khanrell
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Lun 16 Jan - 21:20

Ce qui arrive, lorsqu’on est en colère (oh, ça Khanrell est fichtrement bien placée pour le savoir, 364 jours par année) c’est qu’on a tendance à dire des choses qu’on ne pense pas. Ou à exagérer… Ou, au pire… à dire des choses qu’on pense, exactement comme elles sont, mais qu’on aurait dû garder pour soi! Et c’est ce qui dérape en dispute, normalement, de celles qu’on ne peut pas rattraper facilement d’un «Je ne le pensais pas», alors que notre regard, luisant de hargne, avoue le contraire.

Voilà où ils en étaient, l’un à accuser l’autre, et vice versa, incapables de prendre le blâme chacun de leur bord. Dylan était à la traiter de nombriliste, affirmant que cette fois-ci, c’était vrai que sa famille avait besoin de lui. Khanrell rigola, sarcastique. Ça, au moins, c’était la vérité… Elle était nombriliste ET sa famille avait besoin de lui… mais pas comme il l’entendait.

-Mais c’est moi ta famille maintenant, Dylan! Et ton fils, tu l’as oublié lui? On a beaucoup plus besoin de toi que n’importe qui d’autre! Alors oui, peut-être que je suis nombriliste, mais en me suivant, il y a quatre ans, tu as accepté de faire passer ton épouse et ton enfant avant tout le reste. Y compris, et surtout, ton ancienne famille, gronda-t-elle, à mis chemin entre le rire sarcastique et le hurlement rageur. Je suis toujours aussi bouillante d’énergie, brûlante de vie, il suffit que tu accepte de le voir, plutôt de t’enfoncer dans tes peurs de gamins, Dylan! Je ne suis pas morte, bon sang! Et ne t’avère plus jamais de me traiter de monstre!

Lorsque la magicienne se jeta sur son époux pour l’embrasser, pour prouver son point, pour lui rappeler comme il se languissait d’elle et inversement, elle cru avoir réussi. L’espace d’un instant, Dylan répondit à son baiser avec sa fougue habituelle, partagea la chaleur de son corps crépitant de rage à celui, enflammé mais de l’intérieur, de Khanrell. C’est ce baiser désespéré qui arracha le cœur de la vampire, car bien qu’elle savait combien ses étreintes lui avaient manquées, elle n’avait jamais pris la mesure de l’absence de son mari depuis sa transformation. Trop préoccupée, peut-être, à combler la soif de sang, pour considérer la faim d’amour. Toute à la passion débordante qui émanait d’eux, Wrath s’apprêtait à ramener son époux vers l’appartement qu’on lui avait prêté, lorsque, dans sa fougue habituelle de masochisme, la jeune femme oublia de prendre gare à ses crocs en voulant mordiller sensuellement les lèvres de son bien-aimé. Faith tiqua aussitôt, et la magie, bien trop éphémère, fut brisée alors qu’il se détachait d’elle en bredouillant de dégoût. Bon sang, cette fougue pleine de colère aurait pourtant donné une partie de jambes en l’air aussi fiévreuse que douloureuse, pourquoi ne pouvait-il pas se laisser aller dans la violence comme il aimait normalement le faire? Pourquoi fallait-il qu’il cherche à tout gâcher!

-Ne me prend pas pour une idiote! gronda-t-elle, tournant le dos à Dylan pour ne pas le regarder alors qu’il lui expliquait pourquoi il devait rester, l’interrompant sans remarquer qu’il s’était tût tout seul. Tu ne restes pas pour te venger, mais pour me fuir, comme le sal froussard que tu es hurla-t-elle si bien et si fort que tout le château fut alerté, mais surtout, qu’elle manqua le hoquet surpris et douloureux de son mari. Tu compte m’abandonner, juste comme tu as abandonné ta famille, tu crois que je ne m’en rends pas compte? Mais je ne te laisserai jamais, jamais faire, Dylan, tu m’entends? J’ai peut-être l’éternité devant moi, mais pas toi, alors je ne te laisserai pas me faire attendre un jour de plus! hurla-t-elle encore plus fort, sa voix se mêlant au cri de douleur de l’assassin qui brûlait du feu mortel du magicien.

Khanrell sursauta et se retourna brusquement, remarquant, bien que trop tard, que Dylan avait probablement raté sa tirade. Un poignard lui transperçait encore le cœur, alors que le tueur continuait de se consumer, au sol, où le rejoignit bientôt, pantelant, l’époux de la Colère. La jeune femme hurla, hurla plus qu’elle n’avait jamais hurlé. Non de rage (quoi qu’un peu) mais de panique, de douleur, d’impuissance. Impuissance? Elle? Khanrell Wrath «la Colère» de Shola, impuissante? Jamais de la vie.

-DYLAN! pleura-t-elle en se précipitant sur son époux, s’agenouilla à ses côtés, sa tête contre ses cuisses. Dylan tu n’as pas le droit de faire ça, jamais! Je te l’interdis, je ne peux pas vivre sans toi imbécile! GUÉRISSEUR!

Le dernier mot, elle l’avait utilisé en employant son pouvoir d’ondes sonores afin que son cri résonne dans tout le château, mais c’était bien peu nécessaire. Leur querelle avait déjà attiré des curieux, dont une bonne partie de la famille… et leur fils. Theodore était là, Caius aussi, plein d’autres visages, accablés, effrayés… mais Khanrell s’en fichait. C’est le «non» découragé du guérisseur venu la rejoindre qui l’enflamma.

-J’ai dis que tu allais le guérir, alors tu vas le faire espèce de femmelette incompétente! RÉPARES SON CŒUR IMMÉDIATEMENT! lui hurla-t-elle en coupant cours aux protestations du jeune homme, lui assurant que ce serait inutile.

Elle refusait tout simplement d’accepter que son époux puisse être mort. Elle n’était pas impuissante. L’imbécile allait réparer son cœur, puis Theodore allait lui envoyer une décharge pour le réanimer, et enfin, par l’amour, Khanrell le remettrait sur pied. Mais lorsqu’elle exigea cela de son frère, il fallu lui faire comprendre qu’il n’y avait rien à faire. Elle ne comprit pas tout, mais des mots comme «trop de sang» parvinrent à ses oreilles. Wrath était complètement absorbée par le corps sans vie de Faith, à la plaie refermée, mais toujours aussi catastrophique.

-Jusqu’à ce que la mort nous sépare, hein? marmonna-t-elle, si bas dans la cohue qu’elle était certaine de n’avoir été entendu par personne. La bonne blague. Tu n’es pas en train de me faire ce coup là, hein? Dylan… On a un fils, il a besoin de toi. Moi aussi j’ai besoin de toi…

Khanrell se secoua, chassa les curieux d’un regard ampli de haine et ordonna qu’on emmène son fils à l’écart. Il était plutôt rare de l’entendre parler ainsi. Son fils. Mais elle devait se faire rassurante, ne serait-ce que pour que le garçon cesse de résister. Lorsque le nombre de spectateur (et d’yeux chastes) eut considérablement diminué, la vampire se ragenouilla au chevet de Dylan. Depuis combien de temps était-il dans cet état? La malédiction pouvait ramener les morts, mais à quel point? Oh… elle savait ce qu’elle avait à faire… mais ignorait si elle en était capable.

-Je suis désolée Dylan, je n’ai pas le choix… tu comprends hein?

Sanglotante, la jeune femme porta ses mains poisseuses du sang de Dylan à ses lèvres pour en lécher le plus possible. Première étape. Puis, elle s’entailla son poignet, qui se mis à pulser du sang, même en l’absence de battement de cœur. Elle colla la plaie aux lèvres de son mari, essayant de le forcer à avaler. Mais une bouche sans vie pouvait-elle boire?

-Mais allez idiot! Réveille! Avale! C’est la seule solution! se remit-elle à rager, plus pour se donner contenance que par réel accès de colère.

Voyant qu’elle n’arrivait à rien, Khanrell se résolu à la seule solution qui lui semblait moindrement logique : le bouche à bouche pouvait redonner le souffle, alors elle suça elle-même son propre sang, garda la gorgée dans sa bouche, et la cracha entre les lèvres, encore ouvertes de stupeur, de Dylan. Massant son larynx de ses mains ensanglantées, elle força le liquide vital à descendre dans son système, et recommença autant de fois qu’elle le crut nécessaire, sous les regards stupéfiés, dégoûtes et paniqués des quelques témoins restants qui n’osaient pour autant pas l’arrêter.

Lorsqu’elle se sentit trop faible pour poursuivre, son corps s’alourdissant dangereusement sur celui de Dylan, Khanrell se traîna dans la marre de sang laissée par son mari pour aller se nourrir du cadavre qui traînait toujours à leurs côtés. Bien que grandement carbonisé, son hémoglobine n’avait pas entièrement séché, et il en resta un peu pour lui donner des forces. Assez pour recommencer son bouche à bouche sanglant avec l’amour de sa vie. Lorsqu’elle sut qu’elle avait donné tout ce qu’elle pouvait, la vampire laissa sa tête tomber contre le torse inanimé de sa flamboyante moitié.

-Je suis désolée, Dylan, murmura-t-elle, un sourire soulagé aux lèvres, alors que sa dernière constatation, avant de sombrer dans l’inconscience, fut un souffle, très faible certes, mais un souffle quand même, qui effleura la peau de son visage. Et c’est couverte de sang, blottie contre son mari au milieu du hall du Château d’Alombria que Khanrell sombra.

***

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, il sembla à Khanrell que chaque parcelle de son corps la faisait souffrir. Elle croyait pourtant que son état vampirique la rendait plus résistante! Elle avait sacrément morflé alors pour être aussi…

La Magicienne se leva en sursaut, s’asseyant radicalement dans son lit pour chercher frénétiquement son mari des yeux. Elle n’était pas dans sa chambre, mais à l’infirmerie, et prenait place dans un lit simple. Un rideau tiré lui cachait l’occupant du lit voisin. Avec beaucoup d’effort, elle arriva à se tirer de ses draps ensanglantés (personne n’avait eut le courage, apparemment, de la nettoyer) et se traîna lamentablement vers le rideau pour l’arracher. Et elle se mit à rire. Très fort. Un peu hystérique, en perdant la force de se tenir sur ses jambes, elle se retrouva à genoux au sol.

On ne mettait pas les cadavres à l’infirmerie… mais à la morgue. Hors, c’était Dylan qui reposait, certainement toujours dans un état critique, mais bien vivant, dans ce fichu lit près du sien. Autre moment d’hilarité, lorsque Khanrell reluqua, au dessus de sa tête, la théière qui prônait fièrement sur la table de chevet du blessé. À quoi avaient-ils pensé? Outre le sang, seul l’alcool pouvait être consommé par un vampire…

Honteuse de sa faiblesse et des efforts épouvantables qu’elle du mettre pour se relever, Khanrell était bien trop orgueilleuse pour appeler à l’aide. Aussi, il lui fallu plusieurs minutes pour se glisser dans le lit trop étroit qui accueillait son mari. Elle était à moitié à cheval sur lui pour y entrer à deux, et sa tête était appuyée contre son épaule. Son cœur, silencieux, évidemment, mais son souffle, quoi que fatigué, bien régulier. La Magicienne sourit, et se mit à pleurer. Elle n’avait pas voulu en arriver là… Sa propre transformation avait été choisie, réfléchit et mûrie… Mais elle ne pouvait imaginer les dégâts que ce vampirisme forcé allait imposer à Dylan.

-Me pardonneras-tu jamais, mon amour? sanglota-t-elle contre son épaule. J’ai tant besoin de toi pour survivre. On n’est pas morts, ni l’un ni l’autre. Alors, «jusqu’à ce que la mort nous sépare»… Ce n’est pas encore fait… Encore faut-il que tu me pardonnes.

-Milady Khanrell! Vous ne devriez pas être hors du lit, ni déranger le repos de Sir Dylan, je vous en pris, vous avez besoin de soins tout les…

-Ta gueule… marmonna Khanrell en interrompant l’infirmier. Et apportes-moi du Gin. Oh, et le cadavre d’un animal pas encore saigné.

Bon, le mieux, pour la réhabilitation de Dylan, aurait été un humain. Mais en dehors de Shola, il était difficile pour Khanrell de réquisitionner des prisonniers… Ces cousins alombriens n’allaient pas être aussi compréhensifs que ses frères! Le guérisseur bégaya un instant quelques protestations inutiles, croisa le regard assassin de Wrath, et s'exécuta, non sans ronchonner contre ses méthodes peu orthodoxe. Lorsqu'il lui ramena l'alcool, la jeune femme se redressa sur le lit et en versa une bonne rasade dans la théière, but une pleine tasse de thé chaud (dans les deux sens du terme) avant d'en verser une à son époux, qu'elle fit miroiter sous son nez, espérant, le ranimer par l'odeur. Le poulet (non mais, qu'est-ce qu'il espérait qu'ils aillent chier avec un simple poulet?) reposait tranquillement sur la chaise des visiteurs. Plus tard...

-Je n'aurais jamais fait ça si j'avais eu le choix, tu le sais hein? Mais je t'aime Dylan... Vivre sans toi... autant mourir tout de suite.
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Dylan
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Mar 17 Jan - 17:04




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




Dylan et Faith, pour la première fois, réuni tout au fond de leur conscience ont vu avec une peur grandissante, la compréhension ce dessiner sur les traits d’habitude si froid de la femme qu’ils aimaient. Ils ont entendu le cri. Puis les cris, le brouhaha de la panique. Ils entendaient les hurlements d’Aegon, la consternation des gens. Ils pouvaient sentir la rage de Theodore, Caius. Le cœur qui se brise de Renata. Et la panique de Khanrell. Et ils ne pouvaient rien faire. Parce qu’ils glissaient encore et encore plus loin. Et plus ils glissaient, plus ils se resserraient un sur l’autre. Parce que pour la première fois depuis six ans, ils ressentaient exactement la même chose. De la panique, du regret, de la combativité et une rage née de l’injustice. Pourquoi mourir maintenant ? Pourquoi comme ça ? Alors que Wrath marmonnait tout bas qu’elle et leur fils avaient besoin… ils fusionnèrent et tout devient noir pour de bon.

Contrairement à ce qu’il aurait cru, ce ne fut pas la fin de tout. Il avait l’impression d’avoir passé dans le moulin à viande, d’avoir été tordu dans tous les sens. Il ne sentait plus la chaleur habituelle de sa magie dans ses veines. Il ne sentait plus rien à bien y penser. Était-il mort ?  Qu’est-ce qui se passait ! La panique montait dans ses entrailles… sans qu’il, ne les sentent. Oh ! Comme c’était étrange. Il n’aimait vraiment pas ça.  Il se souvenait de l’engueulade et de ce qui avait suivi. Il s’en voulait terriblement… les dernières paroles échangées avec son épouse auront été des mots de haine et de dégout. Il l’avait bien entendu dans son hurlement, Khanrell était toujours là. Mais lui n’était plus. Il le comprenait maintenant, il était bel et bien mort non ? La compréhension et l’horreur de la situation devaient se peindre sur son visage, alors qu’il réaliserait qu’il allait rester là, seul, pour toujours.

« Non »

La voix le fit sursauter… et il se retourna pour voir une personne qu’il n’aurait jamais penser revoir un jour.  L’endroit qui les entourait était plus clair, une sorte de pièce un peu surréaliste. Et là devant lui, celui qui avait parlé de sa voix solide et autoritaire. Son père. « Père ? » Non quoi !

« Non, tu n’es pas encore mort. Mais ça ne saurait tarder. Tu es ici en attendant, avant de passer à après. »

Comme toujours, son père était du genre concis et droit au but. Dylan avait toujours eu des problèmes avec lui, il l’avait haï autant qu’il l’avait aimé. Il était celui qui était parti de Shola. Celui qui l’avait arraché de la porte. Celui qui le rabrouait toujours pour ses émotions enflammées. Dylan Faith avait toujours été beaucoup plus le fils de sa mère que de son père. Il ne lui ressemblait même pas physiquement ! Mais c’était son père, et sa mort lui avait brisé le cœur.  Et maintenant c’était lui, le père qui laissait son fils derrière. Ça n’aurait pas dû se passer comme ça ! Il n’aurait pas dû… « Non… je ne peux pas mourir ! Je dois y retourner, je ne veux pas partir… » L’esprit combatif n’était pas encore mort. Mais avant qu’il ne soit pu continuer le rire de son père l’arrêta. « Toujours la même chose avec toi hein ! Tu es peut-être devenu un homme Dylan, mais tu te répètes… » Faith s’insurgea… avant de baisser la tête. Il avait dit presque mot pour mot ce qu’il avait crié encore et encore enfant.  Puis ce qu’il avait dit à Khanrell. L’histoire de sa vie… toujours vouloir être ailleurs et ne pas pouvoir. Est-ce que ça allait aussi être l’histoire de sa mort ? Probablement.

«Quoiqu’il en soit, tu n’as pas le choix. C’est comme ça.» Les mots de son père, comme au fer rouge lui brulèrent la gorge. C’était les mêmes à chaque fois. Il devait bien en conclure que cette fois, il ne pourrait pas vraiment faire autrement. Il espérait juste que sa famille allait être en sécurité. Renata. La moitié de son âme allait être anéantie. Caius, Theo. Son bébé, Aegon. Et… « Khanrell… » souffla-t-il désolé juste avant que son père le coupe. « Oui, Khanrell ! Parlons-en, de ton épouse ! » La voix avait l’exacte tonalité de celle qui le grondait quand il avait fait une bêtise plus grosse que lui. « Quel était donc ce comportement parfaitement indigne ? Répudier ta femme en plein hall ! Ce n’est pas comme ça que je t’ai élevé. Franchement, pour des peurs irrationnelles d’enfant en plus ! Des peurs qui ont été mises dans ta tête par une guerrière idiote et une cuisinière à moitié sénile ! » Plus la voix tonnait, plus Dylan avait l’impression d’être écrasé par la honte. Il avait encore déçu son père. Il avait blessé Khanrell, il le savait. Et il était mort, il ne pouvait pas réparer. « Père… je.. » souffla-t-il avant d’être à nouveau coupé comme lorsqu’il était enfant.  « Ah non ! Je n’en ai pas fini avec toi jeune homme ! Les dernières années ont vraiment été du gros n’importe quoi ! Tu pensais quoi, à aller courir la gueuse aux frontières ? Tu as bien failli être le déclencheur d’une guerre. Et t’enfuir comme un voleur dans la nuit ? Tu as brisé le cœur de ta famille ! Au moins, as-tu fait une bonne chose en épousant Wrath. Et voit comme tu la traitée ! »

Comme l’enfant qu’il avait été, il baissa la tête devant les mots durs de son père. Dur, mais véridique. Il avait été un adolescent épouvantable. Et un adulte pas vraiment mieux. À moitié fou, violent, dangereux. Oh. Il ne regrettait pas vraiment son côté psychotique et sadique, c’était en lui depuis toujours… mais l’instabilité par contre. Mais c’était terminer maintenant. Il ne pouvait rien faire. Mais si son père savait tout ça… était-ce parce qu’il avait pu suivre leurs vies ? Peut-être pourra-t-il faire de même, et veiller sur sa famille. Alors qu’il allait demander, il ressentit comme une secousse dans ses entrailles. Première sensation physique depuis qu’il était là. Ça tirait, tournait. Il avait l’impression d’être gavé, d’être sur le point de vomir. Il leva les yeux, paniqué vers son paternel et vit sur le visage de ce dernier une intense satisfaction. Et un sourire doux, qu’il n’avait plus vu lui être adressé qu’en de très rare occasion après le départ de Shola et le début de sa rébellion. « Il se pourrait bien, que toi sois chanceux. Il semble que tu es droit à une deuxième chance… ne la gâche pas. Mon fils. »

Mon fils. Les derniers mots de son père lui ramener la chaleur dans son cœur… ou bien venait-elle d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, le monde se brouilla à nouveau.   « Ce n’était pas prudent de baisser sa garde dans un Hall bourré d’assassin Dylan… » Reyth ! Il n’était plus en mesure de parler, tout se brouillait de plus en plus vite. Mais il la vit clairement. Sa sœur. Et Marian. Il y avait aussi sa douce mère et même ce frustré de Renosan. Sa famille. Puis ce fut à nouveau le noir.

****  

On dit qu’au moment de mourir, on voit notre vie défiler sous nos yeux. Eh bien, pour Faith c’est au moment de son retour si on peut dire cela ainsi. Alors qu’il sortait peu à peu des limbes embrouillés de sa conscience, une multitude d’éclats de vie passèrent sous ses yeux, pêle-mêle.

Il se revoyait racontant sa journée, coucher dans le lit de son frère, blotti contre son ainé. Un moment de tendresse comme il en a eu des centaines au cours de son adolescence. Ça lui rappelait le sentiment de protection, celui qui lui jurait que rien ne pourrait lui arriver de grave tant que Caius veillait.

Puis, il revoyait les cheveux bleus de sa toute nouvelle petite sœur. La bouffée d’amour qu’il avait ressenti pour cette enfant partageant le même sang que lui. Tempérance, malgré les années, avait toujours été le petit joyau de son cœur.  Il pouvait encore sentir dans son dos la douce chaleur de son corps endormie, alors qu’adolescente elle venait se glisser dans son lit pour dormir en paix le matin. Qui oserait passer le mur de feu après tout ?    

Il voyait Khanrell, enfant, le terrifiant littéralement. Cette grande fille au caractère bien trempée qui passait ses journées avec Colombe. Il voyait Khanrell, entièrement nue, grondant de colère passionnée sous ses coups de reins. Wrath, bouillante dans une étreinte volée aux détours d’un couloir. Sa femme si parfaite,  se plaindre avec colère de son ventre grossissant. L’amour de sa vie, dans un matin crapuleux à deux. Tous ses moments, Khanrell encore et encore.

***

Épuisé, il ouvrit un œil. La pièce était plongée dans un noir d’encre, mais il voyait très bien. Il n’avait pas la force d’appeler. Il ne comprenait que très peu ce qui se passait. Il se souvenait être mort. Il croyait avoir parlé à son père. Que ce passait-il ? Derrière un rideau, des voix s’élevaient. On se disputait.

« Mort ! Tu aurais préféré le voir mort ? » « Ce n’est pas ce que je dis ! Mais c’est mieux que… que ça ! » « Eh bien, ÇA comme tu dis, ça ne serait jamais arrivé sans VOTRE stupide guerre ! »  « NOTRE stupide guerre ?? C’est VOUS qui l’avez déclenché ! Elle est où la Justice ? » « T’es juste un enfoiré Theodore Greed !  Et tu le sais ! Au moins Dylan est en vie ! » « TAISEZ-VOUS ! Ça suffit tous les deux.» « Hm. Je… Je vais devoir vous demander de sortir. Tous. Lady Khanrell et Sir Dylan ont besoin de repos. Oui, même vous, Lady Renata… »

Un peu de brouhaha, de frustration… puis le silence encore. Il referma les yeux et se rendormit. Trop épuisé et donc incapable de faire savoir qu’il était à nouveau parmi eux. Une étrange soif lui brulait la gorge, mais le sommeil était trop lourd pour qu’il y porte attention.

***

Les rêves continuaient à tourner. Rêves ? Non. Toujours des souvenirs. Tous les merveilleux moments passés avec Nata. Les découvertes, les conneries. Liés dans la naissance, deux moitiés d’un tout. Rires, pleures, colères… peu importe tant qu’on est à deux !  Il la voyait, immobile dans sa chambre tantôt lisant, tantôt tricotant. Parfois le fixant avec colère, d’autre avec accablement. Renata attendait qu’il parle à nouveau. Qu’il revienne de sa folie. C’était après Chade. Lui, il ne faisait que bruler par l’intérieur des mois durant. Et elle, fidèle au poste, ne l’abandonnait pas. C’était ce qui avait fait tenir Dylan, tout au fond de son esprit. Renata n’abandonnait pas, Dylan non plus.

Il revoyait les enfants qu’avaient été Mikhaël et Théodore. Si différent des hommes qu’ils étaient devenus… et tellement semblable en même temps. Il revoyait l’adolescent arrogant qu’était le présent Roi de Shola, veillant sur eux de loin. Il revoyait Marian, si vieille par rapport à eux, presque une mère pour les trois plus jeunes de la famille. Marian, qu’il avait tellement déçue dans les derniers temps. Il se voyait, en plein « combat » magique avec Theodore, du haut de ses 6 ans alors que Reyth hurlait qu’il n’était pas prudent. Ils avaient été heureux. Tous ensembles.

Et Khanrell. À nouveau Khanrell. Dans le fond, sa vie revenait toujours à ça pas vraiment douce et merveilleuse épouse.  Épouse qui avait fait le choix d’être un vampire pour ne pas risquer un Aegon 2 entre autres. Pour lui, son fils, n’était pas vraiment une erreur. Oh bien sûr au début il n’était pas tellement heureux de la chose, mais aujourd’hui… il ne l’échangerait contre rien au monde. Faith visionnait les souvenirs de sa vie d’homme marié avec une chaleur tendre. Il était heureux.

***

Il se réveilla à nouveau, mais garda les yeux fermés. Il était beaucoup plus conscient cette fois. Il se souvenait de ses rêves,  Khanrell… Il ne l’échangerait pour rien non plus. Il ne pouvait vivre sans elle… il l’aimait bien trop. C’était comme s’il avait son nom de graver dans le cœur. Mais elle était devenue une vampire. Il… Qu’avait dit son père déjà ? Que c’était stupide. Son père ! S’il avait vu son père, il devait être… ? Oui. Il se rappelait maintenant. La dispute, l’assassin. Sa mort. Avait-il vraiment parlé avec son père ou délirait-il ? Il était bien vivant pourtant, il était sûr d’être mort. Comment ?

La gorge lui gratta un peu plus fort et il comprit. Vampire. Il était devenu à son tour un monstre. Une créature de la nuit. Wrath l’avait transformé. Il se souvenait de son hurlement. Dès ses mots, chuchoter contre lui alors qu’il partait. Il comprenait. Lui non plus, il ne pouvait continuer sans elle. Il en était incapable. Pourrait-il lui pardonner ce qu’elle avait fait de lui ? Il ne savait pas. Il était encore tellement épuisé. Il se rendormit encore une fois sans qu’il s’en rende compte.

***

Lorsqu’il reprit conscience pour la troisième fois, il se sentait beaucoup plus apte. Dylan comprit que cette fois, il avait été réveillé. Par un corps se glissant contre lui. Il n’avait pas encore le courage de montrer qu’il était là, aussi préféra-t-il feindre le sommeil. La vampire sanglotait contre son épaule. Essayait de le convaincre, alors qu’elle ignorait qu’il était bien réveillé. Pendant un instant il aurait pu penser qu’elle avait été échangée, mais son ton lorsqu’elle s’adressa à l’infirmier le rassura.  Sa Khanrell était toujours bien là. Comme son père le lui avait dit dans la mort ? Dans ses rêves ? Qui sait. Elle était là. Il était là. À quoi bon. Il n’appréciait pas du tout ce qu’il était devenu. Il se dégoutait même. Mais il n’avait pas le choix. C’était pour lui le seul moyen de pouvoir être encore auprès de sa famille, de voir Aegon grandir. De s’engueuler et se réconcilier à nouveau avec son épouse.

Elle bougeait, versait du thé. Il sentait l’odeur de l’alcool. Juste sous son nez. Il aurait pu en rire, si la situation n’était pas aussi dramatique ! Il se contenta uniquement de souffle, sans ouvrir les yeux. « Je t’aime aussi… » Il aurait aimé dire plus. Lui dire tout ce qu’elle représentait à ses yeux. Lui dire qu’il voulait essayer. Qu’il ne pouvait envisager un endroit sans elle. Mais sa voix était beaucoup trop enrouillée et faiblarde.  Plus tard…

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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Mar 17 Jan - 20:26

Il n’ouvrit même pas les yeux, ni n’agita une narine pour souligner qu’il sentait l’odeur du thé au gin (ou du gin au thé?), pas plus qu’il n’approcha ses lèvres de sa tasse. Khanrell esquissa un geste pour reposer la tasse sur le comptoir, mais s’arrêta à mi chemin, lorsque la voix, rauque car assoiffée, de Dylan lui répondit qu’il l’aimait. La magicienne fut prise d’un si grand frisson de soulagement qu’elle en échappa sa tasse, sa main encore trop faible pour tenir ce poids du bout de ses doigts tremblants. Malgré la porcelaine qui éclatait contre le sol de marbre froid, la jeune femme sourit, en silence. Il ne pouvait pas l’avoir entendu, et il n’avait toujours pas ouvert les yeux, mais elel se doutait qu’au fond de lui, il avait su sentir son sourire, car il sourit avec elle. Très légèrement, quand même, fatigué, mais le tressaillement de sa lèvre ne pouvait lui mentir. L’infirmier, inquiet, glissa sa tête dans l’entrebâillement, sans oser dire un mot, voulant savoir certainement ce qui avait brisé.

-Il va nous en falloir d’autre, lui ordonna Khanrell, moins sèchement mais pas plus amicalement, non pas en désignant la tasse brisée (elle en avait encore une seconde) mais en lançant un coup de tête à l’animal au cou fraîchement cassé.

C’était de ça que Dylan avait vraiment besoin. Le soir de sa propre transformation, Khanrell avait perdu le compte des prisonniers qu’elle avait vidé de leur sang. Ça avait été… un bain à la hauteur des pires scènes d’horreur. Oh, et une partie de jambes en l’air assez survoltée… La Magicienne tenta, bien difficilement, d’étouffer un rire à cette pensée. Si seulement son époux pouvait être… aussi survolté, lorsqu’il allait avoir bu à sa soif… Ses bras lui avaient terriblement manqués, sa passion brûlante et sauvage, la seule qui égalisait la sienne. Le seul qui avait jamais compris ses désirs, ses pulsions et réussi à la faire frémir non seulement physiquement, mais jusque dans l’âme également.

-Tu m’as manqué… souffla-t-elle, caressant tendrement sa joue du bout des doigts. Ouvres les yeux. J’ai besoin de te regarder.

Était-ce douloureux, ou bien était-il fatigué? Ou borné? Ils venaient quand même juste de se disputer (enfin, juste étant relatif, Khanrell n’avait aucune idée du temps qu’elle avait passé inconsciente) il pouvait toujours lui en vouloir! Toujours est-il qu’il fallu un moment avec que Dylan ne réagisse, mais son regard, vivant, quoi que plus vif encore de ses éclats d’or qu’auparavant, la rassura. Mais si elle y lisait la vie, elle y lisait aussi la soif, et avec une sourire triste, elle se pencha pour l’embrasser, d’abord sur les lèvres, doucement comme elle si elle craignait de le briser, puis, fougueusement comme elle seule savait le faire, éveillant des sensations qu’elle craignait avoir perdu, ramenant leur flamme matrimoniale habituelle, s’agenouillant par-dessus lui, faisant grincer le lit sous eux. Et enfin, un dernier baiser, délicat, sur chacune de ses paupières, pour l’obliger à les garder bien closes. La suite des choses n’allait pas être jolie-jolie, surtout pour quelqu’un aussi dégoûté par les vampires que lui.

-Tu n’as pas à regarder, si tune veux pas, je m’occupe de tout. Fait moi confiance.

Bon, un de ces jours, il allait bien falloir que Dylan apprenne à s’abreuver tout seul, et pour cela il devait accepter sa condition. Chaque chose en son temps, une étape à la fois. Récupérer d’abord, réfléchir ensuite. Et en attendant, ça ne dérangeait pas trop la vampire de jouer l’infirmière attentive… Khanrell attrapa la seconde tasse, vide, et s’approcha de la bête qu’on lui avait apportée. Ayant été tuée le cou cassé, elle n’avait pas perdu une goutte de sang, mais il fallait se dépêcher avant que celui-ci ne se gâte. Heureusement, comme on n’avait pas pris la peine de dévêtir la Magicienne en l’emmenant à l’infirmerie, cela voulait aussi dire qu’elle n’était pas désarmée. Hors, toute femme digne de ce nom traînait toujours une dague sous ses jupes. Elle entailla l’animal et porta la tasse sur le bord de la plaie pour en préserver chaque goutte… qui coulaient déjà trop lentement, il n’y avait pas de temps à perdre.

-Il va falloir que tu bois ça… susurra-t-elle à son époux, portant la tasse, presque aussi chaude que celle de thé giné, au bord de ses lèvres, glissant également un bras derrière le dos de Dylan pour l’aider à se lever, ne serait que de quelques pouces. Ce n’est pas aussi terrible que ça en à l’air, je t’assure. Il semblerait que notre sens du goût soi… altéré, par notre condition. Il y en a même que je préfère au vin, t’imagine? voulut-elle plaisanter, sans grandes convictions.

Toutes les hémoglobines ne goûtaient pas la même chose, et celle de la poule n’était définitivement pas la préférée de Khanrell, mais elle ferait l’affaire. En fait, pour être bien honnête, elle n’avait jamais goûté meilleur nectar que celui d’humanoïdes, mais elle craignait encore de l’avouer à son époux. En tous les cas, la transformation de Dylan était supposée l’immuniser contre le dégoût du sang, ou au moins l’empêcher de le vomir, puisque c’était la seule chose que son système allait accepter d’ingérer. Enfin, outre l’alcool, bien sur!

-Y a pas… vraiment d’autres options… précisa-t-elle, craignant les protestations de son mari. C’est ça que tu as besoin pour survivre, maintenant. Et je ne peux pas vivre tant que tu n’es pas sur pieds. Alors, pour tout l’amour que j’ai pour toi, tu vas boire, de gré ou de force, sinon c’est moi que ça va tuer, Dylan… soupira-t-elle.

Elle n’avait aucun souvenir d’avoir rêvé pendant son inconscience, pourtant, elle s’était réveillée avec de puissantes traces d’émotions, comme on se réveille paniqué après un cauchemar trop réel. Mais il n’y avait pas eu d’images, juste des sensations. De l’amour profond, abandonné comme seul elle peut en ressentir avec Dylan. Mais surtout de la détresse, une panique viscérale qui broyait ses entrailles à l’idée d’avoir peut-être échoué à sauver son époux. Lorsqu’elle l’avait vu, le cœur transpercé d’une lame, elle avait voulu mourir. Lorsqu’elle s’était réveillée, se craignant seule, et veuve, elle avait voulu mourir. Et elle mourrait s’il refusait de survivre, d’accepter leur nouvelle situation, de l’aimer envers et contre tout. Jusqu’à ce que la mort les sépare.
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Jeu 19 Jan - 21:06




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




Dylan était bel et bien revenu d’entre les morts. Et conscient. Il ne savait juste pas encore comment gérer la nouvelle. Il avait bien compris que désormais le monde diurne et les balades sous le soleil étaient proscrits. Il était devenu ce qu’il détestait tellement. Et pourtant… pourtant, il ne se sentait pas tellement différent. Le feu bouillait toujours autant dans son ventre, ses envies étaient toujours aussi décalées. La seule différence était cette soif désagréable qui lui torturait la gorge. Son esprit était bel et bien le même. En mieux en fait. Faith et lui n’étaient plus deux entités distinctes, mais un tout. Enfin réunis. Il était comme… réparer. Toujours aussi sadique, toujours aussi déviant, insatiable et parano… mais uni, plus stable… plus performant.

Peut-être Khanrell avait-elle eu raison finalement. Ils n’avaient pas changé. Ou juste un peu. Quoi qu’il en soit, il n’était pas encore totalement prêt à accepter… mais il sentait qu’il allait pouvoir le faire. Un jour. Pour l’instant, il devait ouvrit les yeux et voir le monde avec sa nouvelle condition. De plus, son épouse le lui demandait. Et d’une voix presque suppliante. Elle avait besoin de le voir… soit. Il avait aussi besoin de la regarder. Ils étaient passés tellement proche de la catastrophe. Tellement proche de se perdre à jamais. Et leurs derniers mots échangés auraient été que des insultes !

Les paupières du mage finirent par s’ouvrirent. Alors même qu’ils étaient au beau milieu de la nuit et qu’il faisait un noir d’encre dans l’infirmerie, Faith pouvait parfaitement voir. Il voyait les yeux bleus de Wrath bries de leur lueur surnaturelle… probablement exactement comme les siens. Lui qui avait déjà les yeux presque d’or liquide, il devait a présent ressembler à ce que Théo cachait presque dans ses caleçons ! Il devrait peut-être faire attention à son cousin… d’un coup qu’il voudrait les lui arracher… Revenant à l’instant présent, il observa l’amour de sa vie. Elle était encore couverte de sang… même si ce dernier avait séché. Personne dans ce foutu château n’avait eu l’amabilité de la changer. Parandar… de vrai trouillard. Par contre, l’odeur de l’hémoglobine était toujours là. Agressant son nez terriblement fin, attisant sa soif.

Il n’eut besoin de rien dire. Elle comprenait. Elle savait. Il avait faim et ce n’était certainement pas pour manger un des gâteaux de Renata ! Elle se pencha pour l’embrasser et il n’essaya pas de se dérober. Après ce qui venait de se passer, il allait avoir besoin d’elle. Il avait besoin de sa femme et puis… elle lui avait tellement manqué. Il agrippa ses hanches au-dessus de lui et rendis au centuple le baiser. Fougueux comme les tout premiers. Et puis, dans un sens c’était un peu le cas. Le tout premier de sa nouvelle existence. Mais bon. Toute bonne chose à bien une fin et là, il devenait urgent d’étancher le problème liquide. Surtout qu’une migraine commençait à lui broyer les tempes… Il aurait cru qu’être vampire lui empêcherait au moins de souffrir les maux courants !  

Incapable de lui répondre tant la douleur était forte, il lui fit un petit signe de tête. Après tout, rendu où il était, ne pas lui faire confiance serait tellement ridicule ! Et Dylan n’était pas un lâche. Il allait assumer et regarder. Même si voir le sang couler dans la tasse l’écœurait autant que ça le faisait saliver. C’était… dégoutant et déroutant. Il allait devoir travailler là-dessus. Il se releva avec l’aide de Khanrell et soupira doucement en voyant la tasse arriver. Il avait autant envie de vomir que de se jeter dessus ! Elle avait beau plaisanter sur les différents goûts et le vin, il n’en restait pas moins que c’était du sang. Déjà qu’il n’avait jamais aimé le boudin !

Il avait une petite moue, adorable la plupart du temps, sur les lèvres alors qu’elle le poussait à boire en lui disant que faire le contraire la tuerait elle… Et comme il était absolument incapable de penser à la voir mourir par sa faute, il prit la tasse maudite. Et l’instinct prit le dessus. Il l’engloutit rapidement, ce qui fit disparaitre le matériel de forgerons ayant élu domicile dans son crâne. Maintenant qu’il était rassasié, il était beaucoup plus en forme. Enfin. Rassasier était un grand mot… ce n’était pas un simple poulet qui allait l’étancher. Et en plus… le goût était atroce.

« Erf. Je n’ai jamais aimé le poulet… ce n’est pas maintenant que ça va commencer ! » siffla-t-il, avec une grimace en reposant la tasse. Preuve qu’il avait quand même retrouvé ses forces, sitôt le trait d’humour lancer, il attrapa Khanrell par la taille et la tira vers lui. Une autre faim c’était réveillé, et elle se faisait pressante. Assis au bord du lit, sa femme debout entre les jambes, il parcourut son corps avec son nez. « Mon épouse… tu es couverte de sang. Au cas où tu n’aurais pas encore remarqué… » Et il fit ce qu’il n’aurait jamais imaginer faire. Lentement, il commença à la lécher. Nettoyant le sang qui avait séché… le sien. Il la léchait, la mordillait… et tout en le nettoyant, il effeuillait les vêtements.  

Chaque fois qu’elle essayait de se faire plus active, il l’en empêchait. Contrairement à d’habitude où leurs ébats était aussi violant que passionné, comme un combat, cette fois, il ne laissait pas Khan prendre le dessus. Et il gardait le rythme volontairement lent et doux. Un sourire sadique aux lèvres, il finit par la basculer dans le lit avant de se débarrasser de sa tenue d’infirmerie.

Le maitre de lieu revient avec un autre foutu poulet… et les yeux dorés flashèrent de flammes. « Disparait ! Et ne reviens que si tu es sonné ! » Le pauvre homme bredouilla avant de fuir rapidement. Visiblement son patient allait bien. Très bien même au vu de sa masculinité triomphante qui pointait vers la lune.

Faith se tourna vers son épouse et grimpa sur le lit. Au-dessus d’elle. « Maintenant, mon épouse, tu va payé pour m’avoir transformer. Oh oui, très chère. Tu vas être puni… » murmura-t-il a son oreille, de sa voix la plus suave possible. Il lui croqua même le lobe d’oreille. Puis il releva la tête et tout en se glissant lentement, très très lentement en elle il ajouta : « Mais je sais que ma perverse de femme aime les punitions. Alors la tienne sera différente. Je vais te faire l’amour, Wrath. Lentement. Terriblement lentement. Avec délicatesse. Pour toi, pas de sexe sauvage ce soir… » Et il avait un air fou, sadique, tout en prononçant ses paroles. Il se mouvait, aussi lentement que possible… tout en lui maintenant avec une force considérable les poignets bien menotter  a ses mains, lui faisant probablement très mal. Elle aurait des marques à coup sûr… Fallait pas charrier, il avait quand même besoin d’un minimum ! « Enfin… peut-être si tu es très sage… souffla-t-il avant de lui glisser les crocs dans le cou.

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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Ven 20 Jan - 22:01

Pour quelqu’un qui avait frôlé la mort et était assoiffé de sang, Dylan ne manquait pourtant pas de fougue. La façon dont il répondit au baiser de Khanrell le lui prouva, si cela était encore nécessaire, et c’était tout ce dont elle avait besoin pour que son cœur éteint se remettre à battre (bon, au sens figuré hein). Elle avait pensé mourir en même temps que lui, puis ne s’était pas tout à fait remis à exister jusqu’à ce que la certitude s’encre en elle qu’il l’aimait toujours et n’était pas fâché contre elle. Enfin, ce n’était pas comme s’il allait sauter de joie d’être devenu vampire, mais il ne la repoussait pas, et ne semblait pas parti pour lui reprocher sa condition. Et ça lui suffisait!

Têtu et fier, Dylan refusa de fermer les yeux devant la tasse de sang, affrontant son futur sans jouer les aveugles. De toute façon, dans l’éternité qu’il lui restait à vivre, il aurait bien fallu un jour faire face à la situation. Mieux valait prendre les choses en mains immédiatement que de dépendre de Khanrell pour le nourrir. Quand même, Wrath ne se plaignait pas de jouer l’infirmière, mais avec son travail, n’aurait pas pu le faire éternellement. Autant s’y faire tout de suite. Malgré son dégoût évident, la vampire était capable de voir la soif et l’envie dans les yeux de son époux. Le vampirisme faisait son effet, altérant graduellement le sens du goût. Alors, contre toute attente, il prit une position assise de lui-même et lui enleva la tasse des mains pour boire seul. La grimace qu’il fit alors aurait fait rire la Magicienne si la situation n’avait pas été aussi angoissante. Toutefois, qu’il eut retrouvé son humour la fit soupirer à nouveau. Il commençait à redevenir lui-même.

-Tu as besoin de boire plus, mon amour, ça ne suffira pas. Notre infirmier est parti t’en chercher d’autre, lui chuchota-t-elle en guise de protestation (bien faible et inutile), alors qu’il semblait déjà se désintéresser de la tasser pour l’attirer vers lui, reniflant l’odeur du sang sur sa peau. Ah vraiment? le nargua-t-elle avec ironie. Je n’avais pas remarqué, tu vois, ce que tu es perspicace! Franchement, je ne suis même plus certaine à qui il appartient, toi ou bien cet assassin sans nom. Ouaip, tu l’as tellement carbonisé, cet idiot, que non seulement on n’arrivera jamais à l’identifier, mais en plus, il avait un affreux goût de boudin périmé, lui raconta-t-elle sur le ton de l’anecdote, sa voix se brisant toutefois à quelques reprises lorsque la langue chaude de Dylan entama sa course sur sa peau, refaisant vivre une passion qu’elle avait cru perdue. Ce qu’il lui avait manqué…

C’est en essayant de répondre à la fougueuse folie sexuelle de Dylan que Khanrell constata à quel point elle non plus n’était pas tout à fait en forme. Elle aurait dû être capable de prendre les devants sur son mari écrasé par sa transformation, et pourtant, il l’empêchait de presser leur étreinte, la déshabillant avec une lenteur calculée qui la rendait impatiente. Oh. Et il le savait, ce salaud… Ce sourire, alors qu’il l’empêchait de se laisser aller dans la folie violente, ne lui répondant que de doux baisers, l’enrageait autant que l’excitait. Il l’a fit alors basculer, nue, sur son lit, avec une vigueur qu’elle ne s’attendait pas vraiment de lui en si peu de temps, et la rejoignit bientôt dans sa nudité en retirant l’horriblement moche tunique de nuit de l’infirmerie. Tiens, lui, on avait pas eu peur de lui faire sa toilette… Ce que les gens pouvaient être sots!

-Et la prochaine fois, essaie d’apporter un cochon! gronda Khanrell juste avant que l’infirmier ne disparaisse de l’infirmerie, ayant été sommairement congédié par Dylan, qui ne voulait pas de son fichu poulet, visiblement. T’as toujours aimé le bacon… gloussa-t-elle juste comme elle constatait que leur voyeur s’éclipsait, ayant constaté que son patient avait retrouvé sa… vigueur. C’était peu dire.

Rien dans les menaces de Dylan n’aurait pu faire peur à Khanrell, et il le savait très bien. Au contraire, ça la faisait sourire. Qu’il la torture, elle n’en avait rien à foutre, même qu’elle l’espérait. Elle voulait retrouver cette folie qu’ils partageaient si bien pour la souffrance avant sa transformation. Aussi, qu’il ait envie de se «venger» ne prouvait que cette rassurante hypothèse qu’il… avait envie de lui pardonner. Toutefois, son époux savait que s’il voulait la punir correctement, la violence ne porterait pas fruit, alors, tout en la prenant avec douceur, il lui assura qu’il lui ferait l’amour si lentement et tendrement, comme jamais, la privant de la sauvagerie habituelle. La jeune femme gronda, impatiente, se débattit un instant pour lui octroyer la violence qui déclencherait obligatoirement sa propre folie, mais le nouveau vampire semblait bien décidé à la retenir, meurtrissant ses poignets au dessus de sa tête pour l’empêcher de frapper, griffer, ou même l’attaquer de sa magie.

-C’est cruel Dylan! voulut-elle se fâcher, le fusillant du regard, mais son regard s’adoucit, à sa grande honte, alors que les mouvement exagérément doux de son époux la faisait vibrer de l’intérieur.Bon sang (lol), arrête, c’est trop… troppp…

La magicienne n’arriva jamais à finir sa phrase, étouffée dans un gémissement d’extase, alors que Dylan lui éveillait doucement un désir pulsant de frapper qu’elle ne pouvait combler complètement, la laissant en équilibre sur la frontière du plaisir et de la jouissance pure, car elle n’était jamais entièrement satisfaire sans violence, mais ne pouvait nier être comblée par la tendresse de l’amour qu’il lui donnait.

-C’est ce que tu veux, hein, salaud? Que je te supplie, que je te hurle de me faire mal… chuchota-t-elle, la voix coupée par le désir qui ne faisait que nager à la surface, sans exploser dans tout son être. T’es pire qu’un sadique, Dylan Faith. T’es mon sadique gémit-elle en crispant ses cuisses autour du bassin de son mari, essayant de le forcer à accélérer, frapper plus fort, mais n’arriva qu’à lui donner envie encore de ralentir, se sourire sadique toujours peint sur ses lèvres.

Lorsque les dents pointues de Dylan glissèrent dans son cou, la chatouillant et la griffant trop délicatement, le corps entier de Khanrell vibra d’un frissonnement, puis se tendit sous lui, se mouvant comme elle le pouvait pour se frotter à lui, se blottir contre lui, à défaut de pouvoir le toucher de ses mains. Chacun des mouvements sensuels de son mari l’électrisait, lui apportant son lot d’extase sans pour autant l’emmener au septième ciel où elle désirait se rendre. Plus que gémissements de désir et grognement d’espoirs, Wrath savait qu’elle risquait d’un moment à l’autre de basculer du côté «pas sage» de la force s’il continuait de la torturer ainsi. N’ayant jamais été patiente dans la vie de tous les jours, elle tolérait difficilement qu’on ne la comble pas comme elle l’entendait (un certain criminel en avait fait les frais) et elle ne savait pas combien de temps elle supporterait encore ce rythme lent dans son bassin, qui ne faisait qu’attiser un désir inatteignable.

-Mord-moi… chuchota-t-elle en se rappelant que Dylan n’avait pas bu assez de sang à son goût. Tu as besoin de plus d’énergie, tu en demandes trop à ton corps pour ce que tu viens de vivre. Bois le miens, une poulette vaut toujours mieux qu’un poulet, non? voulut-elle blaguer, sans réussir à obtenir un ton sarcastique, puisqu’elle ne pu étouffement le jouissement qu’il s’échappa malgré elle. Bois le mien, j’ai assez d’énergie pour supporter ça, maintenant. Et comme ça… tu t’assures que je reste sage.

C’était probablement la seule façon efficace pour empêcher qu’elle ne renverse la vapeur dans un accès de colère : lui enlever ses forces pour le faire. Car, dans le creux de son ventre, entre la douce sensualité de Dylan et son mouvement lancinant, brûlait le feu de sa fureur qui risquait d’exploser à tout moment.
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Dim 22 Jan - 15:57




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




Dylan n’avait jamais été quelqu’un qui se plaignait facilement de la nourriture…  il avait tendance à manger ce qu’il y avait dans son assiette sans faire de remous. Bien sûr comme tout le monde, il avait ses préférences et les choses qu’il rechignait intérieurement à manger. Tel que les choux, le poulet et les asperges. Pourquoi diable fallait-il que la première chose qu’il dû engloutir une fois devenu vampire était un foutu poulet ? Même le sang de cette bestiole était dégueulasse. Il espérait vraiment que Khanrell disait vrai et que le sang pouvait être bon… parce qu’il allait être malheureux pour l’éternité si toute l’hémoglobine goûtait cette horreur !  

Il pouvait bien allez au diable l’infirmier s’il lui ramenait un poulet… Et puis, le sang sur Khanrell était définitivement meilleur. Même sécher. Même en se doutant que c’était le sien… il avait comme un pressentiment, une certitude. Il était en train de lécher et savourer son propre sang… Bordel. C’était troublant. Il allait avoir du mal avec cette condition si elle lui faisait faire ce genre de truc ! Qui pourrait être alléché par son propre sang ? Un vampire on dirait bien.   Il décida de juste laisser tomber. Il verrait plus tard pour tout ça. Là maintenant, il avait envie de sa femme. Il avait besoin de sa femme. Et rien de mieux que sa petite séance de torture pour se venger. Il savait bien qu’elle allait détester l’idée même d’être traitée avec douceur dans un lit. Honnêtement, il n’aimait pas vraiment non plus, mais juste la voir se plaindre, geindre et ne pas atteindre ce qu’elle désespérait d’avoir le satisfaisait un peu. Et puis, c’était une forme de douleur qu’il lui infligeait… elle le voyait juste pas. Et ÇA, il adorait. Oh oui… il adorait.

Hm... c'est un bon endroit pour commencer:
 

Essoufflé, épuisé, il resta un moment en place, savourant juste la proximité. Peu importe ce que les gens pourraient dire, lui et Khanrell… étaient faits pour être ensemble. C’était un accord parfait… et c’est pour ça qu’il l’aimait autant. « Je ne sais pas encore si je te pardonne. Ou si j'accepte tout ça... mais je ne peux pas vivre sans toi. Et ça, c'est une certitude.» Souffla-t-il tout contre elle. Dans le fond, il savait déjà, qu'il allait tout lui pardonner. Il voulait juste la faire languir un peu... et elle le savait probablement. Ils s'aimaient... a quoi bon le reste.

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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Lun 23 Jan - 18:14

[Les spoilers sont pour les amateurs bon…]

Qui souffrait le plus de cette condition, au juste? Khanrell voyait bien que même son bourreau avait du mal à se retenir de céder à leurs pulsions habituelles, et était presque prête à parier qu’il abandonnerait le premier. C’était à se demander, parfois, qui était le plus sadique des deux ! Elle savait bien que, habitué comme il était désormais à toujours obtenir satisfaction dans la pure violence, il aurait autant de mal qu’elle à se finir en douceur. C’était les dangers de leurs petits jeux, la jeune femme n’arrivait jamais à se faire autant plaisir avec d’autres personnes que son mari, le seul qui la suivait dans sa folie, jusqu’au bout! C’était pour ça qu’elle l’avait marié… La fidélité n’était pas leur fort, mais la force des choses l’avait rendue… enfin presque rendue fidèle. Les autres étaient des jouets, souvent plus pour s’assurer qu’elle était toujours attirante que par réel envie. Dylan, lui, elle le voulait vraiment.

Est-ce que c’était un défi? Khanrell n’avais jamais essayé ça, alors si leur plan était d’alerter tout le Château d’Alombria, elle voulait bien essayer, qu’est-ce que se serait amusant, une fois remise sur pied, de croiser leurs regards totalement gênés sur son passage! Par contre, jusqu’aux oreilles de son bien aimé Roi, à Shola? Ça lui semblait un peu excessif, quoi que ça ne coûte rien d’essayer! Avec son pouvoir de manipulation d’ondes sonores, dont elle abusait à excès pour se faire craindre de ses employés, Wrath était capable d’être entendue partout dans son propre château. Ça, c’était facile. Porter sa voix jusqu’à l’autre côté de la rivière?

-Le pire c’est que tu sais que je serais assez folle pour le faire si j’en avais encore l’énergie… soupira-t-elle, ou plutôt gémit-elle… à moins que ce ne fut un jouissement ? Avait-elle seulement parler vraiment ?

Dommage, elle avait essayé, mais n’arrivait même pas à atteindre l’état de concentration nécessaire pour utiliser la magie, rien qu’un peu. Était-ce sa dure nuit ou son dur mari? Pantelante de désir inassouvie, fébrile en l’attente de violence, Wrath n’avait même plus la force de se défendre, d’essayer de renverser la vapeur, de combattre la lente douceur de Dylan pour lui imposer un rythme fétiche. Et cette faiblesse l’enrageait plus encore que la tactique de son époux pour lui faire perdre la tête. Ce salaud avait gagné!

-SADIQUE! hurla-t-elle autant qu’elle put, d’une voix rendu rauque par les halètements épuisants, étouffée par sa faiblesse. Tu es à moi, fait-moi jouir fait-moi MAL espèce d’ENFOIRÉ ! Obéi à ta FEMME! «Ou tu périras dans les flammes», disait l’adage. Fort peu approprié. Son époux était insensible à son feu.

Elle aurait pu hurler son plaisir lorsque Dylan la prit enfin convenablement, avec fureur, si ce n’avait pas été de ses crocs enfoncés dans sa chaire au même moment qui lui coupèrent le souffle, tant la douleur était fulgurante, la brûlure étourdissante. Si intense qu’il lui fallu un délai avant de réaliser qu’elle avait une main de libre, laquelle elle usa bientôt pour griffer la peau pâle de son vampire, déchirant la peau aussi sûrement que ses crocs, à défaut de pouvoir le brûler par le froid. Le martellement puissant de son mari en elle venait déjà lui faire perdre la tête et toute notion de pudeur (si tant est qu’elle en eut déjà eu la moindre). Ses cordes vocales se remirent à vibrer de plus belle, puissamment comme elle seule savait le faire, et ce n’était même pas grâce à la magie. La magie provenait de la chaleur dans on bas ventre, pulsant, se mouvant en elle jusqu’à atteindre l’exctase. La magie provenait de cette main terrible qui lui martyrisait un sein, si fort que tout son corps s’en tendit sous lui, son bassin se soulevant imperceptiblement pour mieux l’accueillir. La magie provenait aussi de la plaie brûlante laissée par les crocs de Dylan, qu’il lécha pour refermer, sans plus de soin. De son propre sang coulant sur ses lèvres lorsqu’il vint l’embrasser, et dont elle se délecta en enfonçant sa langue dans la bouche de son époux, à la recherche d’une autre goutte de ce précieux nectar qu’était son sang.

Même lorsqu’ils eurent joui à deux, éveillé probablement tout le château, même alors qu’ils étaient tous les deux pantelants d’épuisement, Khanrell aurait souhaité que jamais ça ne s’arrête. De vivre éternellement dans ces bras passionnés, dans l’ivresse du sexe et le goût de la chaire… si bien qu’elle prolongea leur étreinte, interdisant son mari de se séparer d’elle en l’entourant autant de ses bras que de ses jambes, comme un mignon petit koala (sanguinolent). La Magicienne conseillère étouffa maladroitement un rire, faisant vibrer la tête de Dylan, blotti contre sa poitrine haletante.

-Alors, aussi bien dire que tu m’as pardonné déjà… souffla-t-elle à demi-voix, autant d’épuisement qu’attendrie. Parce que tu ne peux pas vivre avec moi sans m’aimer, je le refuse. Je te veux entier ou alors je ne veux pas vivre. On va apprendre ensemble, on va s’acclimater. Je suis là mon amour, susurra-t-elle en caressant doucement ses cheveux d’une main, l’autre se tendant vers le rideau qui camouflait la fenêtre pour le tirer. Automatiquement, elle gronda et s’empressa de le fermer, les yeux brûlants de la lumières du jour. Ce soir, quand il sera couché. Ou alors demain, si tu continue de gaspiller si utilement le peu de force que je t’oblige à prendre… On rentrera à la maison, réapprendre à vivre ensemble.

Oups, venait-elle de revenir sur un sujet sensible? Non… Enfin, il venait de lui dire qu’il ne la laisserait plus… le cas était donc réglé, si?
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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Mar 24 Jan - 8:54




Jusqu’à ce que la mort vous sépare…

Dylan & Khanrell




[Ok ok. Pas de spwel ! ]

Il aurait dû s’en douter que de s’imposer un rythme aussi lent, aussi doux, allait le mettre aussi en souffrance. Mais dans le fond… n’aimait-il pas souffrir autant que faire souffrir ? C’était bien là, la raison de son mariage avec une femme telle que Khanrell ! Personne n’avait compris leur union à l’époque. Et pourtant, ils étaient probablement le couple le mieux assorti de tout Enkidiev. Ils s’étaient trouvés, dans cette tente. Enfin, une femme qui comprenait son besoin de faire mal, de torturer. Son désir de voir la douleur se refléter dans les yeux de ses amants. Et surtout, son besoin d’avoir mal. De se sentir vivant par la douleur.  

Elle n’était pas sa seule amante, mais elle était la seule qui revenait toujours. La seule qui le faisait sentir complet et comblé. C’était pour cela, que ses coucheries avaient quand même beaucoup diminué avec le temps. Pourquoi s’entêter à aller voir là où il ne trouverait pas ce qu’il cherche ? Le sexe n’avait toujours été qu’un moyen de s’assouvir… parfois même un outil. Mais le sexe avec Khanrell, c’était l’apothéose de son désir et il en savourait chaque moment.

Elle n’avait pas l’énergie pour prévenir Pride de leurs réunions ? Qu’à cela ne tienne ! « Aucun problème mon amour… on testera une autre fois, la portée de ta voix… » soupira-t-il à son tour, perdu dans les méandres du plaisir et du besoin. Après tout, ils avaient l’éternité maintenant non ? La nouvelle condition le faisait toujours un arrière-goût amer, mais il allait s’y faire. Il n’avait pas le choix. Finalement, elle hurla. Et il en fut parfaitement aise puisque ça voulait dire qu’il avait gagné. Il l’avait assez torturée… et lui aussi par la même occasion. Un éclat victorieux dans ses prunelles dorées et un sourire machiavélique aux lèvres, il obéit.

Ce n’est que lorsqu’il souffla, contre la poitrine de son épouse qui refusait de le laisser partir, qu’il réalisa son état de fatigue. Il revenait tout juste de la mort. Ne c’était qu’à peine nourri… il était complètement épuisé. Il se laissa tomber sur le côté, l’entrainant avec lui, puisque Wrath faisait office de koala. Il se contenta de la caresser paresseusement alors qu’il glissait lentement vers le sommeil… ou plutôt une forme légère de coma rendu là !

Il n’eut la force que de gémir en grognant lorsqu’elle ouvrit le rideau et qu’une cascade de lumière matinale lui tomba dessus, ça faisait mal… et il se sentait encore plus fatigué maintenant. Par chance, ça ne dura que quelque seconde alors qu’il se faisait sermonner. Était-ce de sa faute, s’il ne pouvait s’empêcher ? Et puis, il préférait être épuisé, mais comblé qu’en pleine forme, mais en manque de son corps !  

Par contre, les paroles de sa délicieuse –dans tous les sens du terme- épouse vinrent réveiller le conflit premier. Avec un énorme, soupire, il sera sa femme fort contre lui avec ses dernières forces. À lui faire mal. Pour asseoir son autorité sur la question. « Dors Khanrell. Tu m’apprendras tout ce que tu veux, ce soir. Mais je ne rentre pas tout de suite. Je DOIS trouver les amis de ce salaud. Ensuite, tu m’auras pour l’éternité. C’est une promesse. » Et il comptait bien s’y tenir. Il traquerait ce groupuscule jusqu’au dernier. Et ensuite, seulement ensuite, il pourra profiter de son épouse jusqu’à ce que la mort… les sépare vraiment.

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MessageSujet: Re: [Terminer] Jusqu'à ce que la mort vous sépares... [Sexy-Khanou]   Mar 24 Jan - 9:04

[RP terminé ♥]
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