Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 La vérité [Faryë]

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Phoebe
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MessageSujet: La vérité [Faryë]   Mar 24 Jan - 9:51

-Phoebe! s’exclama une petite voix excitée lorsqu’il ouvrit la porte déjà entrebâillée du bureau de Faryë

-Hey, tu ne devrais pas être déjà en train de te préparer pour la rentrée, toi? Allez, tu vas être en retard, Lee! Pour ta première journée, ce serait le comble! s’exclama-t-il d’un ton taquin en la poussant doucement vers la porte, après lui avoir difficilement décroché ses petits bras d’autour de sa taille. Et va rendre ta mère fière, j’compte sur toi! l’encouragea-t-il alors que la nouvelle élève embrassait rapidement la Chef de l’Ordre avant de s’enfuir vers la classe de Jézabel.

Le Chevalier soupira en la regardant disparaître au bout du couloir, s’étonnant que le temps ait passé si rapidement. C’était déjà le moment, hein? Il referma la porte derrière lui lorsqu’elle fut hors de vue, après s’être assuré que personne d’autre n’était dans le couloir. Dans le cas contraire, il aurait clamé haut et forts ses «sincères salutations à sa chef et comme quoi il venait déposer son rapport». Inutile, ils étaient seuls. Un instant, il hésita aussi à tirer le loquet ( Wink ) mais s’abstint… il s’assurerait de surveiller le couloir de son œil magique de temps à autre.

-Elle va très bien s’en sortir, ne t’en fait pas, assure-t-il en retenant Faryë par les épaules, l’empêchant de venir le saluer d’un baiser. J’aimerais mieux que tu t’assois, j’ai quelque chose à te dire, avant…

La relation, émotionnelle, entre Phoebe et Faryë avait évoluée, avec le temps… mais pas physiquement. En cachette, dans des élans de tendresse et de passion, ils avaient trouvé le moyen de se retrouver pour s’embrasser, entre la guerre qui se préparait et les aléas normaux de la vie, l’éducation de Leelah, la surveillance de Krovos… C’était un peu grâce à cet horaire chargé que le reptilien avait trouvé son salut, reportant toujours à plus tard la tâche ingrate d’avouer la vérité à son âme-sœur, et parce qu’il se disait que, de toute façon, elle n’était pas prête à aller plus loin.

Ce qui était complètement égoïste et stupide. Il savait qu’elle l’aimait, et savait qu’elle savait qu’il l’aimait. Et qu’un jour où l’autre, elle le découvrirait. Quel genre de salaud était-il pour la laisser développer des sentiments pour lui alors qu’il n’était même pas un homme pour la combler ? Il y avait réfléchit, et s’en voulait terriblement. Même s’il avait peur qu’elle ne veuille plus le voir après ce qu’il allait lui dire, Phoebe ne pouvait tout simplement plus continuer de le cacher. Ça ne se cache juste pas, et il avait déjà trop reporté ce jour fatidique. Certes, il pouvait toujours être surpris par sa réaction, peut-être que, comme Méira, Faryë ne serait pas dégoûtée… mais il préférait ne pas se faire d’illusions qui pourraient lui briser le cœur.

-Y a quelque chose que je ne t’ai jamais dit, et j’en ai terriblement honte, soupira-t-il en s’asseyant face à elle, sans être capable de la regarder, tournant plutôt le visage vers la porte, ne gardant que son œil rouge ouvert pour surveiller la circulation dans celui-ci. Un secret que peu de gens, à part Krovos, ne sait. La raison pourquoi je t’ai dit, il y a si longtemps, que j’avais peur d’être incapable de te rendre heureuse, et qui me fait angoisser un peu plus chaque jour qui passe que tu le découvres. Parce que tu n’auras pas le choix de le découvrir d’une manière ou d’une autre, et j’avais peur de perdre tout intérêt à tes yeux, à ce moment-là. Je sais, c’était complètement égoïste, et Faryë, je suis navré, dégoûté de moi-même de… t’avoir laissé m’aimer malgré tout. Surtout après ce que tu as vécu.

Parce qu’elle avait vraiment besoin de ça, sa Chef, que deux personnes la trahissent. Car aux yeux de Phoebe, c’était bel et bien une trahison. Quelle différence y avait-il, au final, entre Chade qui lui avait fait croire être son âme-sœur pour profiter de son corps… et lui, qui lui avait fait croire être un homme pour gagner son cœur? Le Chevalier cessa enfin de surveiller le couloir, osa regarder Faryë, et fut déchiré de ce qu’il lisait dans son regard. Il lui brisait déjà le cœur, et n’avait même pas commencé. Était-ce de la déception, ou de l’inquiétude qu’il voyant dans ces beaux yeux qui illuminaient sa vie? L’un comme l’autre n’envisageait rien de bon.

-Ça fait trois ans que je me justifie à repousser ce moment en me convainquant que c’est juste pour trouver une meilleure façon de te le dire, alors que ce n’était que de la lâcheté. La vérité, c’est que je n’ai jamais trouvé de façon de le dire, même moi je ne comprends pas tout à fait.

Phoebe soupira, leva les yeux vers le plafond une seconde, mais s’obligea à les rebaisser vers son âme-sœur. Il serait ingrat de ne pas, au moins, la regarder, même si voir sa réaction risquait de lui arracher le cœur. Sa belle Faryë, l’âme ravagée qu’il avait patiemment essayé d’apaiser pendant tant d’années, à force de tendresse, de baisers, de promesses… qu’il craignait encore impossibles à tenir. Avec l’appui de Krovos, bien sûr, mais aussi avec la menace de celui-ci, de plus en plus oppressante à mesure que ses sentiments pour la demie-elfe grandissaient. Son jumeau savait qu’il n’avait rien dit encore, et le pressait de se dépêcher avant qu’il ne puisse plus faire marche arrière. Il était hors de question que la Chef de l’Ordre le découvre de la même façon que Méira : en la plaçant devant le fait accompli. Krovos l’aurait tué s’il avait fait ça!

Krovos, hein… leur frère à tous les deux…

-La vérité… souffla-t-il d’une voix complètement tordue par l’appréhension, c’est que Krovos n’a pas de frère. Il n’en a jamais eu. Du moins, en théorie, oui, mais pas en pratique… Il n’a que deux sœurs, l’une étant toi… et l’autre… ben c’est moi.
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Faryë
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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Jeu 2 Fév - 10:05

Trois années. C’était le nombre d’années depuis qu’elle était libre. Trois années de bonheur tranquille. Oh, il avait eu des hauts et des bas. Et du travail. Beaucoup de travail. La guerre était à leur porte. Non pas que ça est vraiment changer en six ans, mais ce n’était plus Alombria qui menaçait. Un nouvel ennemi plus terrible que jamais avançait dans le sud. Faryë travaillait dur pour faire de l’Ordre de Shola un groupe fort et puissant. Elle supervisait les entrainements des nouveaux écuyers, organisait des missions encore et encore avec ses chevaliers pour tenter de stopper l’avancer de la machine de guerre Irianienne.  Soutenir ses Chevaliers, apaiser les craintes, développer de nouvelle stratégie, conseil de guerre royal, entrainer son propre écuyer… tout cela, lui prenait énormément de temps.

Pourtant elle était heureuse. Parce qu’entre tout ça, elle pouvait voir grandir le trésor de sa vie. Sa fille s’embellissait année après année. La petite était peut-être la fille de Chade, mais elle n’avait rien de lui. Quelques traits par-ci par-là, mais elle n’avait pas sa psyché. C’était une enfant douce et rieuse. Aimée et aimante. Comme Faryë aurait été, si sa propre mère ne l’avait pas abandonnée. La Chef de l’Ordre la regardait grandir avec un sentiment de fierté et de réussite. Son beau trésor, de déjà six ans, faisait sa rentrée dans l’Ordre aujourd’hui. Comme le temps avait passé vite ! L’enfant était nerveuse… mais surexcitée. Exactement comme sa mère ! Faryë ne tenait plus en place, même si sa froideur habituelle le cachait plutôt bien. Et si, les autres enfants la rejetaient ? Et si, elle n’aimait pas ça finalement ? Et si… et si… et si… Dans le fond, la mère s’inquiétait probablement pour  rien.

La guerrière, était une femme solide et un peu robotique selon les dire de ses Chevaliers. Pourtant elle essayait d’être plus ouverte. Il fallait dire qu’elle avait souvent été blessée et n’avait aucune idée de comment être normal. Mais elle avait de l’aide. Beaucoup d’aide. Depuis trois ans, Phoebe veillait au grain. Il avait été là, dans ses moments de doute. Dans ses moments d’allégresse aussi. La rendant toujours plus normale à chaque jour que son cœur s’ouvrait. Bien des Chevalier remarquaient que leur Chef semblait s’épanouir avec le temps. Mais, ils mettaient tout ça, sur le compte de la mort de Chade. Ainsi que de son travail de Chef. Ils étaient tous si loin de la vérité. Si elle allait si bien, si elle devenait aussi amicale, c’était en grande partie dû à sa fille oui, mais surtout pour son âme sœur.

Quand on parle du loup ! Le reptilien passa la porte et réceptionna l’enfant qui s’était détaché de sa mère pour se jeter dans les jambes géantes. La petite aimait réellement le grand Chevalier. Faryë savait, grâce à son empathie, qu’elle le considérait un peu comme un mélange d’oncle et de père. Il était après tout, ce qui se rapprochait le plus d’un père. Le sien ne l’avait jamais connu et n’avait jamais eu connaissance de son existence. L’enfant partie vers son avenir et la mère se sentit bien vide. Son bébé n’était plus, elle s’envolait doucement vers la sortie du nid.

Profitant d’être seul, avec Phoebe, elle s’avança pour l’embrasser comme ils avaient pris l’habitude entre deux missions. En trois ans, ils avaient évolué. Ils étaient passés du statut d’amis à celui d’âme sœur. Oh, ils n’avaient pas de relation charnelle à proprement parler, se contentant de baiser plus ou moins fougueux. Elle n’était pas prête. Pas après la trahison de Chade et Elassaria, pour passer à plus. Du moins, jusqu’à récemment.

Depuis quelque temps, elle ressentait souvent le désir  grandir dans son ventre. Elle avait envie de partager plus avec lui. Elle l’aimait, il l’aimait. Pourquoi, ne pas passer à l’autre étape. Devenir plus que deux ados qui se cache pour s’embrasser. Son âme sœur approchait la quarantaine, il n’était plus un enfant depuis longtemps. Et puis, avec leur travail et la guerre, la vie était si courte.  Il fallait en profiter avant qu’il ne soit trop tard.    

Pourtant, au lieu de l’accueillir entre ses bras réconfortants comme à l’habitude, il la repoussa doucement. L’elfe fronça les sourcils d’interrogation. Avait-elle fait quelque chose qui lui avait déplu ?  Il se mit à parler, et parler… et elle, la peur grimpait dans ses entrailles ! Il ne voulait plus d’elle. Était-ce parce qu’elle avait trop attendu ? Ou bien, ne l’avait-il jamais aimée ? Ça devait être ça ! Il lui disait qu’il avait passé trois ans à repousser ce moment. Le moment de lui dire qu’ils n’étaient pas faits pour être un couple.  Il s’était adonné à des baisers parce qu’elle le voulait probablement.

Elle sentait son cœur se briser au fur et à mesure qu’il parlait. Son bel amour ne l’aimait pas. Pire il se sentait dégouté de l’avoir laissé l’aimer ! Les traits de la chef de Chevalier se peignaient de peine et une boule énorme se glissait dans sa gorge. Elle essayait de lui parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche… elle n’arrivait même pas à l’ouvrir ! Et lui, il la regardait, droit dans les yeux. Elle avait peur que son pouvoir lui fasse faire n’importe quoi… mais elle ne pouvait se détacher de son regard si attrayant.

La vérité. On y était. Il allait enfin lâcher le morceau. Faryë se préparait, à voir son cœur voler en éclat. Mais alors qu’elle s’attendait à se faire rejeter de manière fulgurante, ce ne fut pas du tout la situation. Il lui annonçait que Krovos avait deux sœurs. Hein. Quoi ? Que venait faire Kro là-dedans ? Et … hein ? L’elfe cligna des yeux. Lentement. Pheobe était la sœur de Krovos. Ok… OH ! La… la sœur ? bégaya-t-elle sous le choc. Les yeux ouverts comme des secoupes, elle fixait son âme sœur. La sœur… répéta-t-elle. Mais comment n’avait-elle jamais remarqué ? Il…euh elle ? M’enfin ! Phoebe avait tellement l’air masculin ! Et n’employait que des termes masculins pour se définir… se considérant visiblement comme un homme. Sauf… qu’il manquait une partie. Oh. C’était donc pour ça toute l’hésitation. Ce n’était pas qu’il ne l’aimait pas… c’était qu’il ne pensait pas pouvoir l’aimer. Tu… tu m’aimes ? Tu… tu ne vas pas… arrêter ? demanda-t-elle, les yeux rivés à ceux du Chevalier. L’espoir vibrant dans sa voix.

Elle avait eu si peur de voir son cœur brisé qu’elle était soulagée malgré l’énormité de la chose… ou plutôt son absence ! Je veux dire… ça ne change rien non ? Oui bon. Elle n’avait aucune connaissance sur comment c’était supposer se faire dans ce cas là… mais ils pourraient trouver non ?  Elle était nerveuse, en terrain inconnu. Mal à l’aise et effrayée de le voir partir tout d’un coup hors de sa vie. Pas après les trois dernières années. Pas après tout le chemin qu’ils avaient accompli. Elle l’aimait bien trop, homme ou femme, pour s’en passer. Elle était surtout sous le choc de la nouvelle.

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Phoebe
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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Ven 3 Fév - 21:29

Phoebe savait qu’il la faisait souffrir et lui briserait certainement le cœur, mais ce n’était rien à comparé à ce qu’il ressentait. Non seulement croyait-il qu’il allait perdre la seule personne qu’il eut jamais vraiment aimé, mais en plus le poids de la culpabilité l’écrasait douloureusement. Il était un lâche, aurait du en parler bien avant, avant que leur relation ne se renforce, et ne l’avait jamais fait. Faryë avait eut un mari, un homme, apprendre que celui qu’elle avait véritablement comme âme-sœur et «fréquentait» timidement depuis toutes ces années n’en était pas un lui semblerait certainement comme une trahison, et ce serait mérité. Le reptilien n’allait même pas se débattre si elle se fâchait contre lui, ne se justifierait pas, il avait même presque envie qu’elle le frappe, pour alléger un peu sa conscience. Qu’elle obtienne vengeance là où elle n’avait pas pu le faire contre le premier traître lui ayant brisé le cœur.

L’attente lui paraissait interminable, alors que Faryë semblait essayer d’assimiler ce qu’il venait de dire. Si longue que Phoebe commença à se dire qu’il aurait dû être plus direct, que sa façon, détournée par la honte, de dire la vérité l’avait rendue trop floue. Puis, la compréhension se lit sans les yeux de la demie-elfe alors qu’elle répétait, bégaya de surprise. Une fois que le choc allait passer, elle allait certainement se fâch… ou pas. C’était au tour de Phoebe d’afficher un air indescriptible, haussant les sourcils d’étonnement, lançant un regard interrogateur, mais incapable de s’empêcher de sourire. Évidemment qu’il l’aimait, qu’il n’arrêterait jamais… n’était-ce pas elle qui devait cesser de l’aimer après sa révélation?

-En as-tu jamais douté? l’interrogea-t-il, la voix faible par l’angoisse, alors que se lisait pourtant clairement dans les yeux de sa bien aimée le soulagement.

Faryë semblait penser que ça n’allait rien changer, ce qui laissa Phoebe encore plus perplexe… Après tout, peut-être qu’elle n’avait jamais eu l’intention de… d’aller plus loin dans leur relation, de le laisser sur la glace, seulement un… ami de consolation, qui la soutenait dans les moments difficiles mais n’entrait pas dans son intimité. En cette situation, en effet, ça n’aurait rien changer, mais le reptilien devait bien avouer qu’il avait su être si patient envers la «guérison» de sa Chef seulement parce qu’il rêvait un jour que leur relation puisse fonctionner et prendre avancer. Si elle n’avait aucune intention de l’aimer comme il désirait être aimé, à quoi cela rimait-il.

-Mais évidemment que ça changes tout, Faryë. Je t’aime, pour de vrai. Je serais prêt à t’attendre un siècle s’il le fallait, en sachant que tu pourras un jour être prête à m’aimer aussi. Mais avant moi, tu as aimé un homme, et tu m’as laissé entrer dans ta vie, et celle de ta fille, car tu croyais que j’en étais un. Mais je ne pourrai jamais être un mari, ou un père, ou même un amoureux. Et surtout pas un amant. Et je suis pourtant incapable d’imaginer ma vie se poursuivre sans toi. J’voudrais t’aimer pour de vrai, officiellement, publiquement, mais surtout… intimement. Sauf que pour ça… ça change tout, Faryë.

Bon, voilà, il l’avait dit. Ce n’était pas si compliqué non? En fait, si, ça l’était. Son âme-sœur s’était fait trahir par la seule personne qu’elle avait eut dans son lit, et Phoebe avait donc toujours évité le sujet, attendant qu’elle l’aborde elle-même. Espérant qu’elle l’aborde elle-même, mais ne l’avait pas fait. Ce qui était compréhensible, évidemment, mais plutôt difficile à vivre. Le Chevalier soupira, prenant sa tête à deux mains, incapable de regarder son âme-sœur de peur d’y lire le dégoût dans ses yeux. Pourquoi avait-il parlé de ça, tout de suite?

-Faryë j’ai eu tellement peur que tu me déteste… lâcha-t-il, voulant non seulement se vider complètement le cœur, mais aussi lui offrir une autre porte de sortie si elle n’avait pas envie de suivre la précédente…
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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Ven 3 Fév - 23:44

Après autant de stress, la sensation de soulagement qui l’envahit lui paraissait assez forte pour lui donner l’impression de flotter.  C’est que le poids qui s’enfonçait dans son cœur s’était subitement retiré. Phoebe l’aimait et ne comptait pas l’abandonner. Honnêtement, Faryë doutait d’être capable de surmonter un nouvel abandon. Et certainement pas d’une personne aussi chère à son cœur que Phoebe.

La voix affaiblie par l’angoisse lui fit fondre le cœur. Bien que la situation soit terriblement tendue, la chef de l’Ordre ne pouvait s’empêcher de trouver les mots particulièrement touchants… et son âme sœur attendrissante. Jamais… souffla-t-elle en réponse. Parce que c’était bien là l’entière vérité. Jamais, au cours de ses trois années elle n’avait douté des intentions du Chevalier. Sauf à l’instant, alors qu’il l’avait terrorisée avec ses hésitations à demi-mot.

Elle avait toujours cru voir la même émotion dévorante dans les yeux du reptile que dans les siens. Ils n’étaient peut-être pas officiellement un couple, ils ne s’étaient peut-être jamais touchés intimement, mais ils étaient animés par le même espoir, la même flamme. Faryë avait toujours eu l’intention d’arriver à surmonter ses épreuves et enfin pouvoir se donner entièrement à celui qu’elle considérait déjà comme son compagnon de vie. Elle espérait avec une puissante envie, le jour où enfin, ils allaient pouvoir passer à la prochaine étape. Étape, que Phoebe avait évitée avec agilité depuis quelque temps… et maintenant elle comprenait bien pourquoi.

Pourquoi avoir eu peur de lui avouer ? Il est vrai que ce n’était pas un problème courant, mais n’avait-il pas confiance en elle ? Ne lui avait-elle pas montré au fil des ans à quel point elle tenait à sa présence dans sa vie ? La déclaration vibrante du guerrier avait un arrière-goût triste. Comme s’il était véritablement résigné. N’avait-il donc pas compris ? Pour elle, il n’y avait aucune différence. La situation la mettait un peu mal à l’aise, mais c’était surtout, car elle n’aimait pas être prise aux dépourvues.

Que Phoebe soit un homme ou une femme, ne semblait pas l’émouvoir plus que ça. Qu’ils ne puissent pas être amants de la manière conventionnelle n’avait aucune importance. Ils trouveraient bien une manière ! Qu’il ne puisse concevoir un enfant n’était pas non plus un obstacle. Faryë n’avait pas de bon souvenir de sa grossesse ni de son accouchement… et il pouvait toujours être le père de Leelah. Il l’était déjà, en quelque sorte. Elle ne voyait en fait, aucun problème à la situation. Là où il y avait des problèmes, il y avait toujours des solutions ! et ce n’était certainement pas aujourd’hui, après tous les efforts qu’ils avaient faits et les embûches traverser qu’elle allait abandonner ! Jamais. Faryë était peut-être bien des choses, mais elle n’était ni une lâche ni une lâcheuse !  

Ce qui lui fit probablement le plus mal, c’était la certitude que Phoebe avait. Celle où il pensait qu’elle allait le détester. Comment pouvions-nous détester la personne qui nous avait relevés du sol, porté à bout de bras alors qu’on avait plus la force d’avancer. L’être, qui par sa simple présence, lui avait donné l’espoir d’un avenir plus clair ? Jamais, elle ne pourrait le détester. Certainement pas pour une raison aussi stupide

Les oreilles pointues de la demi-elfe se plaquèrent sur son crâne, vers l’arrière. Ses yeux se plissèrent et son nez se retroussa. Tous les signes, d’une colère fulgurante. Il était si rare qu’elle se mette vraiment en colère. Ça lui était arrivé peut-être trois fois dans sa vie, d’entrée dans un tel état de rage. La fureur était partout sur son visage si doux d’ordinaire. Faryë se leva de son siège et fit face à Phoebe. Les mains à plat sur le bureau, penché un peu vers l’avant et son interlocuteur.


Écoute-moi bien, Phoebe de Shola ! siffla-t-elle entre ses dents serrées. Comment oses-tu, ne serait-ce que pensé que ce qu’il y a ou n’y a pas dans ton foutu pantalon est un quelconque rapport dans mes sentiments pour toi ! Ce n’est pas le corps grand comme une satanée tour de guet que j’aime ! C’est l’être et l’âme qu’il contient ! . Bien sûr, que tu pourrais être un mari, selon les registres de Shola, tu n’es pas mariée à ce que je sache ! Tu pourrais très bien être le père de l’enfant que tu viens d’envoyer en classe ! Depuis quand, les amants sont arrêtés par des détails ? Quand on veut, on peut ! ET je ne vois pas en quoi tu ne pourrais pas être amoureux ou un homme ! Tu l’es déjà ! asséna-t-elle, de sa voix sifflante, vibrante et remplie d’indignation. C'était probablement la plus longue tirade de sa vie d'ailleurs.

À bout de souffle suite à sa tirade, elle le regarda avec une tendresse tout de même présente sur son visage, ce qui adoucissait la colère encore trop présente. Et je t’interdis de penser une seule seconde que je pourrais te détester. Parce qu’il n’en est rien. Je t’aime Phoebe. Et tout ça n’a absolument aucune importance comparer à ce que mon cœur ressent. Il était celui avait lequel, elle voulait vieillir. Peu importe le genre qu’il était. Pour elle, il était un homme. SON homme.

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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Lun 6 Fév - 21:17

Phoebe s’était à peu près tout imaginer les scénarios les plus catastrophiques, à commencer par le dégoût, la haine, la tristesse…. Mais surtout pas la simple compréhension… le «on va trouver une solution» qui brillait dans les yeux de Faryë, pourtant silencieuse, le rasséréna. Elle l’aimait, et son secret n’y changerait rien, il le savait maintenant et regrettait de s’être tu et d’avoir douté. D’ailleurs, à l’émission de son doute, la Chef de l’Ordre changea drastiquement d’attitude. Le transgenre ne l’avait jamais vue fâchée, et croyait que Krovos exagérait en disant que sa rage pouvait être pire que la sienne, mais il comprit bientôt que, s’il devait faire le moindre mal à son âme-sœur, ce n’était pas de la main de son jumeau qu’il pâtirait! L’elfe, survolté, se leva brusquement, penchée sur son bureau, pour lui remettre les pendules à l’heure. S’il n’avait pas eu son instable frère dans sa vie depuis les couches, il aurait eu la tremblote, mais il resta plutôt figé… Parce qu’il la trouvait encore belle!

Rien que de l’entendre lui dire qu’elle l’aimait aurait suffit, mais son discours, le plus long qu’il l’eut jamais entendu prononcer, le fit vibrer dans chaque parcelle de son corps, peu importe qu’il fut dit d’une voix aussi indignée. Savoir qu’elle pouvait envisager un futur avec lui, malgré son anomalie, c’était exactement ce qui lui fallait pour rester en vie, et si Phoebe ne lui répondit pas tout de suite, c’était parce qu’il avait le cœur serré d’émotion et la gorge tout autant nouée. Il n’avait jamais même osé rêver à un tel bonheur, se contentant du hasard qui avait bien voulu, une seule fois, mettre une maîtresse sur son chemin qui acceptait sa différence. Hors, cette femme forte serait bien plus que cela. L’était déjà, pour être honnête. Il pouvait être son mari, son amoureux, et son homme, et si elle avait encore évité le mot «amant», le reptilien savait que ce n’était qu’une question de temps.

Il pouvait très bien être le père de Leelah… En fait, il l’était, pour ainsi dire, déjà. La petite s’était méprise en l’appelant une fois ainsi, et Phoebe en avait été si chamboulé qu’il n’avait pas eu la force de la corriger. Toutefois, la gamine s’était mise à rire aux éclats, réalisant sa bévue, et s’était corrigé toute seule en gloussant. Mais les mots venaient du cœur, et ils avaient touchés le sien. Le reptilien se leva alors que Faryë terminait sa tirade, toujours penchée sur son bureau, de façon à ce qu’il n’ait qu’à lever la main pour lui effleurer le menton de ce touché qu’il avait toujours cru magique. Hors, la magicienne enseignante lui avait assuré qu’il n’en était rien : il apaisait Krovos seulement grâce à leur puissant lien fraternel, à moins que ce fut son simple calme naturel qui écrasait la rage de son jumeau. Rien de magique. Hors, à voir comment sa Chef s’attendrissait déjà, il optait pour la seconde option, à moins que le lien d’âme-sœur était aussi puissant que celui de jumeaux?

-Je sais, je suis désolé, d’avoir été un froussard, d’avoir douté d’elle, d’être un lâche, un crétin… pas besoin de spécifier, elle comprenait.

La main qui tenait le menton de Faryë tira sur celui-ci pour l’attirer vers lui dans un baiser, alors que l’autre disparaissait dans sa chevelure blonde, caressant une oreille pointue au passage. Prudent avec ses griffes potentiellement dangereuses, Phoebe avait pourtant du mal à freiner la passion qui bouillait en lui, ses doigts se tendant sur sa peau chaude qu’il voulait caresser en craignant de l’écorcher, descendant doucement sur sa gorge qu’il sentait palpiter d’émotion. Scotché à ses lèvres délicieuses, le Chevalier ne laissa pas sa Chef lui échapper, prolongeant leur baiser plus que ne le permettait la bienséance, se délectant du goût de sa langue contre la sienne. Cette fougue qui frôlait la déchéance lui semblait complètement ridicule alors que seuls leurs lèvres et mains se touchaient, et le corps de l’elfe lui semblant écœurement trop loin.

Le reptilien l’agrippa par la taille pour la soulever, aisément grâce à leurs écart de forces, pour l’agenouiller sur son bureau, balançant divers objets et parchemins sur le sol, et la blottir contre lui, sans jamais lâcher sa bouche. L’une des mains de Phoebe resta blottie dans le bas du dos de Faryë, la retenant contre lui, alors que l’autre retournait se réchauffer dans ses cheveux, s’acharnant plus que nécessaire à effleurer son oreille, sans que jamais leurs langues ne cessent de valser, leurs lèvres de se chercher et se savourer, éveillant chez le Chevalier plus de désir qu’il n’en avait jamais ressentit pour son âme-sœur

-Tu étais sérieuse? souffla-t-il en abandonnant à regret son baiser, plaçant une main entre eux pour se retenir d’y retourner. Quand tu disais que je pourrais être ton mari? Tu crois vraiment que… tu serais capable de te remarier?

Pourquoi accordait-il autant d’importance, tout d’un coup, à ce détail? Pour se donner quelque chose sur quoi s’accrocher pour ne pas perdre complètement le contrôle? La fougue de leur baiser l’avait mis à quelques millimètres d’être incapable de se retenir. Et encore, même ainsi séparés, Phoebe crut qu’il allait encore défaillir s’il devait continuer de fixer ses yeux bleus si tendres.
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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Mer 15 Fév - 22:47

Elle avait eu si peur. Peur qu’il ne la quitte, qu’il l’abandonne comme l’autre l’avait fait. Mais Phoebe n’était pas Chade. Il était l’homme de sa vie, son âme sœur. Et il l’aimait. Pour vrai. Il ne se servait pas d’elle pour assouvir ses bas instincts. Il tenait à elle et il était prêt à construire une véritable relation avec elle. La peur disparue… et la colère avec. Comment pouvait-elle rester en colère, alors qu’il la regardait comme ça ? Alors que tout son être appelait Phoebe avec ardeur ? Tout ce qu’elle voulait, c’était ses grands bras fort autour d’elle et sa bouche sur la sienne. Elle voulait l’avoir, pour elle, entièrement. Elle le voulait plus fort qu’elle n’avait jamais voulu personne !

Elle ne le voulait pas uniquement dans une pulsion sexuelle, elle le voulait à chaque moment de sa vie. Le matin au réveil, le soir en se couchant. Pendant les nuits d’hivers ou les journées d’été. Elle le voulait à ses côtés dans les réunions désagréables et dans les festins. Elle voulait être Faryë de Shola, l’épouse du chevalier Phoebe. Elle voulait qu’il soit Phoebe de Shola, l’époux de Faryë. Qu’il soit en réalité une femme ne changeait rien. Même dans les papiers de l’Ordre il était un homme. Ou, s’il ne l’était pas encore, il était certain que d’ici la fin de la journée le ‘détail’ serait réglé. Rien de plus simple, pour la chef de l’Ordre. Et après, qui oserait allez vérifier ?

Il s’excusait, mais elle ne voulait rien entendre. Pour elle, il n’avait aucunement besoin d’excuse… tout ce qu’elle voulait c’était des actions ! Et pour en avoir, elle en eut ! Son beau reptile posa enfin ses délicieuses lèvres contre les siennes. Un baiser qui bien que doux au début devint de plus en plus urgent. Un frisson incroyable la transperça bord en bord, alors qu’il accrochait une de ses oreilles. C’était son point faible, la chose qui la rendait absolument incontrôlable. Une des premières choses qu’il lui avait montrées. Mais aujourd’hui, celui qui touchait cette zone d’elle le faisait avec une véritable passion derrière !

La chef de l’Ordre sentait son entre jambe s’humidifier alors que Phoebe laissait trainer ses mains griffues contre sa peau. Elle avait tellement envie… tellement… Le reptile donnait l’impression d’être à des kilomètres alors que la peau de Faryë devenait de plus en plus brûlante. Mais, qu’il la touche par Parandar !  Elle allait s’auto enflammée sur le bureau à ce rythme. Comme s’il lisait ses pensées, il l’attrapa soudainement par les hanches pour l’installer sur le bureau. Collée contre son corps. Oh, par tous les dieux de l’univers. Oui. C’était si bon. Et pourtant, ils n’étaient même pas encore nus ! Qu’est-ce que ça serait… Le Chevalier lui frôla encore l’oreille et Faryë disparues sous une vague de plaisir. Elle gémit contre les lèvres de son amour, tremblantes.

Tellement excitée, qu’elle pourrait jouir directement sans même qu’il la touche réellement ! Le pantalon qu’elle portait lui semblait chaud et humide tellement elle avait envie. Inconsciemment, elle se frottait doucement contre le corps solide.  C’était probablement le baiser le plus délicieux que la terre est portée. Au bout d’un moment, leurs lèvres se séparèrent, mais elle refusa de s’éloigner plus que quelques centimètres. La main entre eux lui semblait pire qu’une frontière gardée ! L’elfe avait l’impression d’être complètement en fusion et ne demandait qu’à recommencer… Pourtant, les paroles de son âme sœur la firent sourire doucement, tendrement. Phoebe était terriblement craquant, adorable. Elle était amoureuse, aucun ne doute là-dessus.    

-Bien sûr que je suis sérieuse… Phoebe, je t’aime. Je t’aime tellement que je pourrais mourir ici et maintenant si tu ne fais rien ! Et VRAIMENT, je veux t’épouser. Pas juste pourrais. Je peux même t’épouser cette après-midi même s’il le faut. Je n’aurais certainement pas besoin d’y réfléchir six mois… cette dernière affirmation, était une pique pour feu Chade. Elle avait mis six mois à accepter sa demande en mariage bancale. N’était-ce pas là un signe qu’elle aurait dû s’abstenir ? Avec Phoebe, elle était sûre de son choix. Entièrement sûre. Mais ça, c’est pour après… montre-moi que t’es un homme, mon amour… Elle allait défaillir, s’il la laissait dans cet état ! Elle avait besoin de ça. Peu importe comment ils allaient s’y prendre.

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Phoebe
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MessageSujet: Re: La vérité [Faryë]   Jeu 16 Fév - 20:07

Chaque gémissement de sa compares faisait vibrer l’âme de Phoebe, éveillant un désir profondément négligé au cours des dernières années, un désir inassouvi à cause de sa peur à lui et de son cœur brisé à elle. Quoi qu’il était peut-être un peu égoïste de penser qu’elle y était pour quelque chose, car à la façon dont elle se blottissait contre lui, mouvant sensuellement son bassin, cherchant sa langue dans la fougue de leur baiser… le reptilien dut avouer que c’était peut-être lui, finalement, qui avait repoussé ce moment, par couardise. Depuis combien de temps se languissait-elle de lui et qu’il la repoussait sans s’en rendre compte, voulant seulement «éviter de lui faire du mal» et croyant stupidement l’aider en refusant de la précipiter? Le voilà encore qui se défilait, ne serait-ce pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas, que c’était bel et bien ce qu’elle voulait… Mais c’était rien que de la lâcheté, parce que tout le corps de Faryë parlait pour elle, il n’aurait pas dû avoir besoin d’entendre ces mots. Et ça lui fit un bien fou, de l’entendre répéter, autant que faire se peut, qu’elle l’aimait et l’épouserait le jour même si c’était ce qui fallait.

-Je savais, répliqua-t-il avec un air goguenard, la narguant alors qu’il n’en était rien. Je voulais juste te l’entendre dire. Ici et maintenant, hein?

Bon, cette dernière affirmation de sa part ne concernait ni le mariage, ni sa demande de lui montrer «qu’il était un homme», mais Phoebe décida de l’interpréter ainsi. De toute façon, elle ne protesta pas lorsqu’il commença à détacher la cuirasse de la Chef de l’Ordre, ses lèvres à nouveau scotché aux siennes, voulant sentir la chaleur qu’elle dégageait au travers de sa tunique et dont l’armure le privait. Un bruit de pas dans le couloir le fit toutefois sursauter et sa main resta figée en plein travail. Rapidement, le reptilien regarda derrière eux, vers le mur, et ferma son œil bleu pour voir ce qui se passait dans le couloir. Les membres de l’Ordre toujours dans leurs quartiers commençaient à sortir de leurs chambres, et une personne se dirigeait vers le bureau de Faryë. Ne voulant ni lâcher son âme-sœur, ni être surpris dans une position délicate et gênante, le Chevalier souleva la jeune femme par les fesses et la porta jusqu’à la porte, qu’il bloqua en l’adossant dessus silencieusement, lui intimant de rester discrète en plaquant ses lèvres contre les siennes à nouveau.

Le visiteur tenta d’ouvrir la porte, mais abandonna en sentant une résistance, croyant probablement qu’elle était verrouillée. Phoebe, ne réussissant pas à étouffer son amusement, du rompre à nouveau leur baiser pour rire, descendant dans le cou de Faryë pour lui embrasser doucement la peau, bien qu’elle devait surtout sentir la respiration saccadée de son rire silencieux. Glissant ses lèvres sur la peau délicate du cou tendu de sa Chef, le Chevalier en profita pour regarder au travers le mur, un seul œil ouvert.

-Attends, chuchota-t-il alors qu’une autre personne traversait le couloir, sans s’intéresser au bureau de Faryë. Ici je peux te montrer que je t’aime, mais pas que je suis un homme, alors attend un peu.

Faryë toujours plaquée contre la porte, ne tenant en équilibre que grâce au poids de Phoebe contre elle, le reptilien calme leur impatience en suivant les mouvements langoureux du bassin de l’elfe avec des caresses tendres sur ses hanches et ses cuisses, mais refusant de l’embrasser pour continuer de surveiller les allées et venues du couloir.

-Attends encore… susurra-t-il, se demandant combien de temps il serai capable d’attendre lui-même… Attends encore… un petit instant… prépares-toi à t’accrocher à moi, on va devoir faire vite.

Ce qui est génial, de voir au travers de la matière, c’était que non seulement il pouvait voir tout se qui se passait dans le couloir où ils se trouvaient, mais aussi ceux perpendiculaires, en traversant également les murs qui auraient du lui cacher les gens arrivant dans les autres couloirs. Lorsqu’il fut certain que le couloir serait libre assez longtemps pour ce qu’il avait à faire, Phoebe rouvrit son œil bleu, agrippa fermement les fesses de Faryë (c’est nécessaire, faudrait pas qu’elle tombe) d’une main alors qu’il ouvrait la porte de l’autre, la traînant/portant dans le couloir. Première porte, la chambre de la Chef. Pas question, les chevaliers n’auraient aucun scrupule à déranger l’elfe en cas de pépin, et même s’ils n’iraient pas jusqu’à ouvrir la porte… c’était de quoi gâcher l’ambiance. Il avança donc jusqu’à la deuxième… troisième… quatrième… par chance, depuis que la jeune femme avait pris la place de sa prédécesseur, elle avait déplacé son bureau a seulement sept portes de l’appartement de Phoebe et Krovos. Coïncidence? Certainement pas! Le reptilien ouvrit sa porte d’un coup d’épaule, l’ayant heureusement laissée déverrouillée, il la referma de la même façon qu’il avait bloqué celle du bureau, en la plaquant dessus. Inutile de verrouiller (deux en deux) parce que les gens avaient pris l’habitude de ne jamais déranger Krovos, ni même frapper un tant soit peu, et même s’il était parti, l’habitude était restée et Phoebe avait bien heureusement la paix.

-Tu vois, j’aime faire les choses correctement, chuchota-t-il en l’embrassant doucement, résistant à l’envie de tout simplement lui arracher ses vêtements et faire à nouveau valser leur langue, il avait besoin de sa concentration.

De toute façon, pour être un homme, Phoebe avait besoin d’être dans sa chambre. Comme les gens ayant perdu une jambe utilisent une béquille… lui aussi dispose de sa… béquille. C’était l’étonnante Méira qui lui avait fait découvrir ce surprenant… moyen de substitution.

-Alors, à défaut «d’ici» ton bureau, ce sera «ici» ma chambre, mais vraiment maintenant, je prends Parandar pour témoin. Le Chevalier leva les yeux au plafond, ferma encore une fois son œil bleu, regardant au travers le toit pour apercevoir le ciel. Oh, mais c’est qu’il nous regarde, ce pervers! Tant mieux. Faryë de Shola, acceptes-tu de prendre ce froussard de reptilien anormal, répondant au nom de Phoebe de Shola, ici présent, pour époux, de l’aimer, le chérir et vivre avec lui jusqu’au bout du chemin? D'être à ses côtés en toute circonstance, de partager tes ombres et tes lumières et de lui donner le meilleur de toi-même, pour le meilleur et pour le pire? chuchota-t-il directement dans son oreille sensible, profitant de la caresser du bout des lèvres dans le seul mouvement de ses paroles. Ses mains, avides de chaires et en manque depuis trop longtemps de caresses, avaient terminé de détacher la cuirasse de Faryë sans qu’il n’en soit même conscient, jusqu’à ce qu’il l’entende tomber au sol, laissant le buste de l’elfe uniquement couvert d’une tunique, au travers de laquelle chaque courbe se ressentait délicieusement dans le creux de la main qui les parcouraient…
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