Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 J'ai jamais... [Ailis]

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Ishobel
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MessageSujet: J'ai jamais... [Ailis]   Dim 29 Jan - 21:12

(Sauf une fois au chalet)

Qu’est-ce que ça fait, deux adolescentes un peu folles qui ont une soirée de libre, bien rare dans leur état d’écuyer? En profiter, évidemment, mais plus comme elles le faisaient, gamine. Autrefois, le plus drôle c’était encore de faire des coups pendables aux domestiques. Cette fois-ci, elles jouaient plus gros. Le plan des deux écuyères de l’Ordre était risqué, mais promettait d’être beaucoup plus amusant que leur habitude. Dommage que Miya, en mission, et Athelstan, malade, ne pouvaient être de leur compagnie, car la soirée s’annonçait très amusante. Ils allaient se reprendre, la prochaine fois qu’Ailis utiliserait son pouvoir de passe-muraille pour piquer de l’alcool dans le sceller royal! Disons, peut-être le jour de leur adoubement, pourquoi pas?

Ishobel avait presque le menton aux genoux alors qu’elle fixait tout ce que le château possédait en alcool. Bien sur, les adolescentes y avaient eu le droit de goûter à quelques reprises, un petit verre de vin ici, une bière par là, lors des grands festins ou comme remontants en mission… Mais, en bonnes écuyers, elles n’avaient jamais vraiment dépassé cette limite, et n’avait donc aucune idée de leur résistance à l’alcool, ou de ce que pouvait contenir comme puissance les bouteilles qui s’étalaient devant leurs yeux. Tant pis, alors que la lycane s’emparait d’une flasque au liquide ambrée qu’elle ne connaissait pas, Ailis agrippait quelque chose d’autre, prenait sa main, et les deux adolescentes s’éclipsèrent, ni vues ni connues, par le mur de pierre. La porte était gardée, alors elles traversèrent par derrière pour se retrouver en plein dans la salle à manger, vide à cette heure. Elles le savaient tout simplement parce que c’était par là qu’elles étaient arrivées aussi!

-Ok, ma chambre c’est trop risqué, on a beau être en congés, je ne connais pas les plans de mon maître pour ce soir, et j’ai pas envie qu’elle débarque en débandade! Et vu ce que tu m’as dis sur Athelstan tout à leur, j’ai peur que votre chambre soit classée «contaminée». Sauf qu’il fait un froid de canard, je me gèle, y aura pas un endroit où on pourrait allumer un foyer sans être repérées, hum? marmonna l’écuyère en jetant un coup d’œil discret vers le couloir.

La voie était libre. Ishobel frissonna, un courant d’air hivernal s’était engouffré dans le château. Elle rêvait de s’enrouler sous sa couette auprès d’un bon feu. Faisant un détour par l’aile de Chevalerie, bien prudentes, les adolescentes piquèrent le couvre-lit de la lycane, y cachèrent subtilement les bouteilles et s’éclipsèrent pour se hasarder dans les couloirs du château. Elles n’avaient pas d’idées précises en tête, et utilisaient donc la capacité «passe-muraille» d’Ailis pour explorer les différentes pièces du château, à la recherche d’une chambre abandonnée où il resterait encore un foyer fonctionnel, mais qui ne soit pas habité. Avec un petit «hourra!» assez silencieux, les deux adolescentes trouvèrent enfin leur cachette, ignorant les lois de «mais cette porte est verrouillée» grâce à la magie et gloussèrent en s’effondrant sur le grand lit qui trônait au milieu de la pièce. À qui avait appartenu cette chambre? Difficile à dire, elle était plutôt richement décorée, mais pas au point d’appartenir à la Royauté. Enfin, à en croire la couche de poussière que les jeunes filles soulevèrent en se balancant sur le lit, il y avait un oment que son propriétaire ne l’habitait plus.

-Brrr, quelle ambiance mortelle, en plus il fait encore plus froid ici qu’ailleurs dans le château, frissonna Ishobel en se précipitant vers le foyer. Il manque de chaleur humaine, n’est-ce pas qu’on va régler ce problème, Ailis?

Bien sûr, l’alcool aurait tôt fait de les réchauffer, mais un bon feu ne ferrait pas de tord. Heureusement, il restait encore quelques buches dans la réserve et des silex. En bonne experte, Ishobel n’eut aucun mal à enflammer le foyer, même si le bois semblait s’être légèrement humidifié, depuis le temps qu’il dormait là, porte close. La lycane sortit les deux bouteilles d’alcool, les posa près du feu et s’agenouilla elle-même devant celui-ci, faisant signe à Ailis de la rejoindre en dessus de la couverture.

-Peuh, le lit est trop sal, et puis on a ma couverture, ça fera l’affaire. Bon, alors tu avais un plan, outre boire? On pourrait se raconter nos dernières missions, ça fera passer le temps… ou jouer à un jeu? Ohhh vérité ou conséquence, comme quand on était gamins! Mais, si tu as trop la trouille de dire la vérité, en plus de devoir te taper la conséquence, eh bien tu bois un coup! Et si tu échoue la conséquence, même chose, une gorgée! gloussa-t-elle en inventant à mesure les nouvelles règles de son jeu. Et on pourrait jumeler ça avec «J’ai jamais»… Si je réponds à une question, et que ta réponse est la même… on boit toutes les deux?

Ishobel sortit timidement ses mains à peine réchauffée de sous la couette pour agripper la bouteille ambrée qu’elle avait choisit, et la débouchonna facilement à l’aide du couteau dans sa botte. Le parfum puissant de la boisson la déstabilisa, alors même si elle n’y connaissait rien du tout, elle sut qu’elle était tombée sur quelque chose de fort… En tout cas, ça ne ressemblait à rien, à l’odeur, à quelque chose qu’elle avait déjà goûté!

-Ok, je commence. As-tu déjà… eu carrément la honte en mission avec ton maître?
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Ailis
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MessageSujet: Re: J'ai jamais... [Ailis]   Lun 13 Fév - 17:24

(Le chalet, sa compte pas !)

Des adolescentes qui s’ennuient entre deux missions… c’est dangereux ! Parce que ça invente un million de possibilités pour semer le trouble. Prenons par exemple les deux écuyères Alombrienne qui couraient de pièce en pièce en passant au travers des murs. Mais pourquoi donc courir au travers des murs ? Simple… le meilleur moyen de passer une porte verrouillée, c’était de la traverser ! Et comme elle se cherchait un endroit pour descendre joyeusement les bouteilles qu’elles avaient chipées dans le cellier royal… C’est qu’il ne fallait pas faire ça n’importe où non plus ! Des plans pour se faire prendre. La chambre de la blonde n’était pas une bonne idée, son Maître pouvant revenir à tout moment et celle de la rousse étaient hors d’atteinte pour cause de maladie. Ailis avait lâchement abandonné Athelstan et ses copies, alors que l’odeur épouvantable se répandait un peu partout.

Son âme sœur avait attrapé un majestueux virus intestinal et le pauvre pot de chambre ne suffisait qu’à moitié. Hors de question qu’elle reste pour voir l’hécatombe… Si vraiment il avait besoin d’aide, les clones étaient là… et il pouvait télépathiquement demander assistance. Lyslo s’arrangera avec le désastre odorant quand il rentrera, soit aux petites heures matinales. Oui bon, elle plaignait son ami et en même temps, valait mieux qu’elle ne reste pas. C’était un peu humiliant pour le garçon là !

C’est pourquoi elle coursait dans les couloirs, les mains d’Ishobel fermement tenu par la sienne. Depuis quelques minutes, elles cherchaient l’endroit parfait. Finalement, une ancienne chambre leur ouvrit les bras. Située entre les quartiers militaires et les quartiers nobles. Il n’y avait pas grand voyagement dans cette section et la chambre étant supposée être verrouillées… elles seraient tranquilles.  Visiblement, l’endroit était abandonné depuis un long moment. Ça sentait même un peu le renfermer… Bah. C’était moins pire que bien des choses ! La poussière voltait, faisant éternuer la rouquine. « Pouah. Ça fait au moins 15 000 ans que personne n’est venu ici ! » affirma-t-elle tout en fronçant le nez.

Sa compère parti allumer le foyer, avec les buches un peu humides… bon, ce n’était pas un palace, mais c’était parfait quand même. Pendant ce temps, Ailis rôdait dans la pièce, rongée par la curiosité. Ainsi, selon ce qui était gravé dans un paquet de trucs, armes, armures… la pièce appartenait à une certaine Saéline. Bah. Elle ne connaissait personne de ce nom. Surement une personne sans importance morte depuis la construction du château ! Oubliant vite la propriétaire des lieux elle se rapprocha d’Isho et déposa la bouteille qu’elle transportait elle aussi. « De l’alcool, un feu et nous deux… on devrait réussir à se réchauffer rapidement ! … Sinon on aura qu’à bouger ! »

Mettant l’action aux paroles, elle se mit à bouger de manière absolument ridicule… et tout ce qu’on pouvait retenir de ça, c’était ses fesses qui rebondissaient encore et encore pratiquement indécente. Et son sourire débile puisqu’elle savait très bien qu’elle avait l’air idiote.  Tiens, pourquoi ne pas se jeter au sol et faire des roulades et des simagrées de mollet  pour terminer tout ça de manière encore pire ? Se laissant tomber sur la couverture au sol, avec un éclat de rire, elle s’installa près d’Isho. Cette danse… était une chose qu’elle avait vue dans une tribu du désert… ça l’avait bien marqué ! Enfin bref, elles avaient une soirée à organiser ! L’écuyère de Lyslo n’avait rien de prévu, mais la lycan elle, elle semblait avoir trouvé ! Et en plus ça semblait vraiment super génial !

Hochant la tête avec vigueur, elle approuva les règles. « Parfait. Alors comme tu as eu l’idée, commence ! » La soirée s’annonçait intéressante. Vraiment dommage que Miya et Athel ne soient pas là !

Avait-elle déjà eu la honte totale avec son Maître ? Ah oui. Souvent. Mais ce qui remportait la palme était sans aucun doute sa toute première mission ! Avec un sourire elle commença à raconter. « Eh bien… Lors de ma première mission, j’ai mère nature qui a décidé de faire coucou pour la première fois… Et donc, Douhbée a été un peu prise de court ! Après le combat et que je me sois fait charriée à fond par mes frères ainés –deux idiots notables- ont est rentrée à l’Auberge… et là… j’ai eu LA conversation. J’ai cru mourir de honte ! Elle était là, à me poser des questions sur Athelstan et à me parler de petites fleurs et de sexe masculin… avec plein de détails ! C’est quand elle a commencé à parler que les garçons grossissaient pour entrer dans notre… enfin tu vois que je me suis mise à prier Parandar pour mourir tout de suite ! »

Aujourd’hui, le souvenir la faisait rire… mais à l’époque, elle avait été particulièrement traumatisée par ne serait-ce que l’idée de la sexualité. « Enfin bref, as-tu déjà… embrassée quelqu’un ? Et pas juste un bisou sur la joue là ! » En posant la question, Ailis se souvenait de sa propre expérience, qui remontait à trois ans… Elle était tellement jeune, qu’elle n’avait pas encore compris à quel point ça pouvait être intéressant ! Peut-être devrait-elle demander à Athel s’il était en mode pour recommencer !
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Ishobel
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MessageSujet: Re: J'ai jamais... [Ailis]   Mer 15 Fév - 19:35

Oh, alors ça, bouger, c’était fichtrement une bonne idée! Quoi que, allumer un feu comme venait de le faire Ishobel était une technique tout aussi efficace, on ne pouvait nier l’utilité de… l’exercice. La demi-lycane rigola devant les pitreries de son amie, lui claqua une de ses fesses agitées lorsqu’elle passa trop près d’elle, et siffla pour l’encourager dans sa folie. Et elles n’avaient même pas bu encore! Décidément, l’adolescence, c’est pas facile tous les jours (mais c’est super marrant!), mais ça a l’avantage de transformer le corps de façon vraiment sexy! C’était la première fois que l’écuyère remarquait à quel point sa collègue était canon, avaient-elles donc changé autant depuis leur dernière rencontre ?

Ailis embarqua rapidement dans son jeu, avouant avoir eu la honte à plusieurs reprises, mais pire encore lors de sa première mission, lorsqu’elle avait eu ses règles pour la première fois et avait eu la grosse conversation avec son maître. Ishobel en fut étonnée, puisqu’elle l’avait eu bien avant la première manifestation de mère nature, Adelyn avait voulu la préparer. D’ailleurs, Miya lui avait confirmé que Douhbée lui en avait aussi parlé avant de «devenir femme» à elle aussi. Probable que, ayant été prise au dépourvu une fois, la pardusse s’était empressée de régler le truc avec sa petite sœur.

-Comment ça la honte? Ne me dis pas que ça t’a gêné, le sexe! Bon sang, rien qu’à en entendre parler mon maître, ça me rend plutôt curieuse. J’ai tellement hâte d’essayé, ça l’air trop… hum… plaisant… Disons qu’Adelyn a rendu ça plutôt amusant comme conversation, elle n’avait pas l’air du tout mal à l’aise, mais je sais que Miya m’a dit que ça troublait Douhbée. D’ailleurs, c’est moi qui ait appris bon nombre de détail à notre sœur d’arme, son aînée étant… probablement trop timide pour le faire? Zut Ailis, tu aurais du me le dire, je t’aurais expliqué moi j’ai eu… une formation de long en large! gloussa-t-elle, pas du tout intimidée à l’idée de partager ses connaissances.

Enfin, Ailis lui demanda si elle avait déjà embrassé quelqu’un. N’ayant aucune honte à avouer que non, Ishobel ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma brusquement. Non! Vraiment? Sa bouche s’ouvrit à nouveau, dans une expression de surprise, alors que ses yeux ses plissaient d’amusement. Complice, la demi-lycane donna une bourrade à sa collègue, croyant avoir compris où elle voulait en venir. Ne venait-elle pas juste de dire que Douhbée s’était particulièrement intéressée à Athelstan lors de leur conversation sur la sexualité?

-Bon sang Ailis… tu as embrassé Athelstan? déduisit-elle rapidement, et à voir la réaction de son amie, elle avait visé juste. OH JE SUIS TELLEMENT JALOUSE! C’est trop injuste! Pourquoi ça n’arrive qu’aux autres et pas à moi hein, de trouver l’amour? Y a Miya qui en pince pour un beau gosse, et toi qui a déjà un petit copain, à quand mon tour? Non, je n’ai jamais embrassé personne, veinarde.

Bon, elle n’avait pas échoué son défi, et n’avait définitivement pas la même réponse qu’Ailis, donc techniquement, elles ne devaient pas boire ni l’une ni l’autre! Aucune beuverie en deux questions, c’était trop nul, alors Ishobel ouvrit quand même la bouteille, prit une rasade, fit la grimace en réalisant à quel point son alcool inconnu était fort, et toussota puisque sa gorge était en feu.

-Mais qu’est-ce que c’est que ça, t’a déjà bu ce truc? Ça arrache! Mais c’est bon comme pas possible, goûte. Il est trop facile notre jeu, on est trop honnêtes et pas assez timides, alors pourquoi ne pas juste jouer à… vérité et conséquence? Dis la vérité, bois, ou plutôt buvons si on a la même réponse, et conséquence peu importe ce qui arrive. Alors… vous l’avez fait? demanda-t-elle sur un ton aguicheur, se mordant les lèvres de façon coquine, complètement allumée d’entendre parler de ce genre d’histoire, ses hormones d’adolescente déjà en ébullition au quotidien se mettaient à crépiter juste à l’idée du sexe. La conversation, le feu et l’alcool lui donnant déjà chaud, la demi-lycane secoua ses épaules pour laisser tomber la couette sur ses cuisses, découvrant ses épaules et pour se rafraîchir, puis tassa ses cheveux sur le côté pour libérer sa nuque.
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Ailis
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MessageSujet: Re: J'ai jamais... [Ailis]   Mer 15 Fév - 21:51

Assise sous la couverture, Ailis sentait encore la main d’Ishobel sur sa fesse. La claque n’avait pas fait mal du tout, à peine pincer un peu, mais sa terminaison nerveuse semblait avoir retenu à jamais la forme. Comme si une empreinte avait été faite. Ça, où c’était les hormones en ébullition de l’adolescence. Vraiment, quelle période étrange que c’était… et tellement délicieuse ! Le moindre contact faisait naître dans son ventre des brûlures qui ne demandait qu’à être éteint… ou enflammé !

Juste le mot, sexe, lui donnait des frissons agréables. Elle avait de plus en plus souvent envie de savoir. D’expérimenter. Douhbée avait été tellement floue… la conversation terriblement gênante ! Elle voulait voir par elle-même maintenant. Ailis avouait avoir quelques fois observé des jeunes gens s’adonner à des caresses volées entre deux couloirs… et ce qu’elle avait vu, l’avait laissé avec une curiosité encore plus poussée… et une étrange pulsion dans son bas ventre. Elle avait compris, qu’ils s’agissaient là des signes que son premier maître avait parlé. Ceux qui disaient que son corps était prêt.

La rouquine eu une petite moue, à l’idée que sa copine blonde en sache tellement à propos de  cet univers qui lui semblait si délicieux ! « Ce n’est pas tant le sexe qui m’a mis la honte… mais plus la situation en entier. Et Douhbée semblait tellement mal à l’aise ! » Dans le fond, maintenant qu’elle y repensait, la discussion n’avait rien eu d’extraordinaire… mais avec les émotions de la journée c’était devenu une épreuve. Ailis haussa les épaules en signe d’impuissance.

Finalement, son amie répondit à la question. Elle n’avait jamais embrassé personne… c’était dommage ! Quoi qu’en même temps, elle n’ait fait que frôler les lèvres d’Athel quand ils avaient douze ans ! Elle n’était même pas sûre que ça compte ! « Ce n’est pas mon petit copain… » soufflait-elle alors qu’Isho buvait une grande gorgée de la bouteille sans prendre en compte les règlements –idiot puisqu’ils les empêchaient plus de boire qu’autre chose !- du jeu.  La lycane s’étouffa, mais affirma que c’était bon… ok. Curieuse comme 20, Ailis lui chipa la bouteille et prit à son tour une grande rasade tout en acquiesçant au nouveau principe de jeu…  

La brulure intense dans sa gorge la fit tousser, mais c’est qu’elle avait raison la blonde ! C’était bon ce truc ! « Wouah ! J’avais entendu dire que le Prince s’envoyait le meilleur alcool du pays eh bah dit donc, ça arrache ! » Comme pour être certaine du goût, ou pour bien l’imbriquer dans ses papilles, Ailis reprit une gorgée. Cette fois, elle s’attendait à la brulure et ne toussa pas. Elle avait l’impression que c’était encore plus fort que la première fois, le goût lui roulait sur la langue. « Hmm ! Prends encore, c’est meilleur la deuxième fois ! » L’écuyère posa la bouteille devant Ishobel qui se découvrait un peu sous son regard plus qu’attentif. Depuis quand, son amie était devenue aussi sexy ? Quoiqu’à bien y pensée, au regard de ce qu’Athelstan était maintenant versus avant… ouais. Ils avaient tous bien grandi ! La chaleur qui s’agitait dans son ventre se grossit encore un peu plus. Surtout, que la conversation devenait terriblement intéressante ! « Alors premièrement, non. On l’à pas fait… on s’est même juste embrassé une seule fois quand on avait 12 ans ! Je ne suis même pas sûr que ça compte… » Elle secoua la tête un peu déçue. « Mais je peux te dire une chose… il vibrait ! Je me demande, s’il vibre encore… voir même pendant ? … Ça doit être intéressant non ?... » Juste y penser et elle avait envie. Et chaud. À moins que ça soit l’alcool ?      

Se souvenant d’un détail capital, la rousse s’exclama avec un sourire de requin. « Tu n’as jamais embrassé… c’est un affront qui doit être réglé… Je suis volontaire. Après, rien ne t’empêche de me faire part de tes connaissances ! Je suis même très intéressée… » Et comment ! Tout ce qui avait très à la sexualité l’intriguait au plus haut point ! Sur ce, allant quand même assez lentement pour lui laisser la possibilité de foutre le camp si elle n’était pas d’accord, Ailis se pencha sur Ishobel et glissant une main sur la nuque découverte et l’autre autour de la taille, elle l’attira à elle. Puis, avec toute l’excitation et la nervosité adolescente, embrassa la jeune femme. Ailis n’était pas des plus habile ou experte. Mais elle y mettait du cœur ! Sans compter que la chaleur dans son ventre se rependit comme une trainée de poudre lorsque la lycane répondit à son baiser !
 
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Ishobel
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MessageSujet: Re: J'ai jamais... [Ailis]   Sam 18 Fév - 11:30

Mais alors, pourquoi s’étaient-ils embrassés s’il n’était pas son petit copain? N’était-on pas supposés embrasser seulement notre amoureux ou amoureuse? Ishobel haussa les épaules ignorant le commentaire d’Ailis, car pour elle ça ne changeait pas grand-chose dans sa tête, et elle était quand même sacrément jalouse! La lycane repris la bouteille des mains de son amie pour s’enfiler une deuxième gorgée, qui coula plus doucement dans sa gorge, la réchauffant profondément, jusque dans le creux de ses entrailles, la faisant frissonner de plaisir. Ah, maintenant, c’était encore mieux. Lorsque sa coéquipière affirma ne l’avoir jamais fait, la blondinette leva la bouteille en l’air et se prit une troisième gorgée, parce que c’est les règles dans «j’ai jamais». Redonnant la bouteille à la rouquine ( qui devait boire à nouveau selon les nouvelles règles ) l’écuyère l’écouta lui raconter comment leur baiser avait été, expliquer la vibration qui fit froncer les sourcils de son amie. Tiens, Adelyn ne lui avait pas parlé de vibration, était-ce seulement les incubes?

-Moi je dis que ça compte, affirma Ishobel, s’empourprant alors violement (soit sou l’effet de l’alcool ou de la luxure) lorsqu’Ailis demanda si Athelstan vibrait aussi… pendant. Oh ça m’a belle, y a qu’un seul moyen de le vérifier hein, et j’pense que tu es la mieux placée pour l’essayer! gloussa l’adolescente en sentant une vague de chaleur lui monter aux joues, mais aussi envahir son bas ventre, rien qu’à la pensée de ce que ça pouvait donner comme résultat.

Vraiment, Ailis avait trop besoin d’être rappelée à l’ordre, négligeant sans cesse les règles de leur jeu, elle s’exclama qu’elle pouvait bien régler cet affront contre la nature adolescente du fait qu’Ishobel n’ait jamais embrassé personne. Évidemment, ce n’était pas la demi-lycane qui allait s’en plaindre, parce que les effets de la boisson faisaient déjà leur œuvre, son amie était déjà de base magnifique, elle la trouvait désormais totalement séduisante. Alcool ou hormones, allez savoir? Aussi, la blonde ne se défila pas lorsque la rousse s’approcha d’elle, comblant même la distance qui les séparait. C’était un peu maladroit, mais terriblement excitant pour les adolescentes qu’elles étaient, et l’écuyère se surpris à des réflexes inattendus, comme glisser ses mains dans le cou et la nuque de son amie, caressant un peu la racine de ses cheveux.

-Tu oublies les règles du jeu, Ailis… chuchota doucement Ishobel, comme si s’aurait été un affront de parler fort. J’avais encore le droit à une conséquence, maintenant que tu as répondu à ma question. Embrasse-moi… encore, rigola-t-elle en se libérant totalement de la couette (n’ayant plus du tout besoin de se réchauffer, même le feu dans l’âtre lui semblait superflu) afin de rapprocher son corps de celui de son amie lorsque ses lèvres rencontrèrent à nouveau les siennes, dans un baiser beaucoup plus long et plus adroit que le premier, empreint d’un désir qui la fit frissonner malgré sa chaleur corporelle.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent à nouveau, Ishobel refusait de briser la proximité entre elles, restant toujours accrochée à la nuque d’Ailis, ses cuisses touchant les siennes, à genoux l’une en face de l’autre. Son visage à quelques centimètre de celui de son amie, la demie-lycane souris et se mordit les lèvres. Ainsi donc, elle voulait les mêmes détails que Miya? Elle allait être servie.

-Alors c’est ça, ta question, Ailis? Moi j’ai pas l’intention d’arrêter le jeu, hein. Alors, Qu’est-ce que mon maître m’a raconté, on va dire que c’était ta question. Déjà, pour commencer, il y a les préliminaires, qui aident à te préparer pour l’acte, quoi que j’ai du mal à en voir l’utilité maintenant quand je sais déjà à quel point juste embrasser est… excitant, murmura-t-elle à quelques millimètres des lèvres de son amie, frôlant sa bouche à quelques reprises en parlant. Ce sont principalement des caresses ou des baisers, sur certaines parties très sensibles de notre corps… comme le cou, chuchota-t-elle en glissant ses doits moites de la nuque vers la clavicule de la rousse, ou les seins… ses mains s’attardèrent plus longtemps sur le corps de l’écuyère en cet instant, au dessus de sa tunique bien qu’elle sentait tout de même les courbes et la chaleur au travers le vêtement. Voire même le ventre, les fesses, les cuisses et… ton petit «jardin secret», susurra-t-elle alors que ses mains avaient suivi le parcours dicté par ses mots, sauf pour le dernier, s’arrêtant timidement à l’intérieur des cuisses d’Ailis, avant de les retirer rapidement pour reprendre la bouteille et boire. Boire comme de l’eau pour étancher sa soif, en oubliant la teneur puissante en alcool de ce délicieux nectar. Si je te dis tout, tout de suite, il ne te restera plus de questions pour plus tard. Alors, ma conséquence?
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