Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Les anges [Vigie]

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Douhbée
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MessageSujet: Les anges [Vigie]   Jeu 2 Fév - 17:49

Douhbée avait rassemblé ses élèves en rond sur les tapis de la classe et c’était la cohue depuis plusieurs minutes. Une cohue somme toute silencieuse, puisqu’ils s’exerçaient à communiquer par télépathie entre eux. Les élèves devaient non seulement être entendus par leurs camarades, mais ceux-ci devaient aussi deviner qui s’était adressé à lui. À quelques reprises amusantes, la pardusse entendit l’un des enfants s’exprimer à voix haute, si concentré qu’il ne se rendit compte que lorsque les autres s’éclaffèrent autour de lui. Elle reçu également quelques messages qui ne lui étaient pourtant pas destinés. Lorsqu’il lui sembla que le jeu durait depuis assez longtemps et semblait se dérouler plus ou moins dans l’ordre, la jeune femme l’interrompit.

-Très bien mes chéris, on va essayer quelque chose d’autre. Replacez-vous correctement en cercle, voilà! On va jouer au jeu du messager. Je vais envoyer un message télépathique à Primrose, qui l’enverra à Jayden, qui l’enverra au suivant, etc. Toujours l’ami à votre droite directe. Je veux savoir en tout temps où vous en être, alors regardez-vous dans les yeux pour que je puisse vérifier où on avance dans le cercle. De toute façon, vous regarder aidera à vous assurer que le transfert se fait à la bonne personne et ne s’égare pas dans la tête de quelqu’un avec qui vous avez communiqué un peu plus tôt! C’est compris? Je commence…

Douhbée échangea un regard avec sa fille, blottie contre elle à sa droite, et lu rapidement la lueur amusée dans ses yeux lorsqu’elle lui débita son message. ***[Primrose] Les rêves d’un chat sont peuplés de souris. *** Joueuse, l’enfant se tourna vers son voisin pour commencer la chaîne télépathique. C’était une bonne façon de tester la réception et l’émission de chacun, car si le message se déformait, c’était que la chaîne s’était brisée quelque part.

-Si j’entends votre voix, vous avez perdu! dit-elle en sachant que c’était exactement ce qui fallait pour les déconcentrer, mais le jeu n’était pas amusant si elle ne leur mettait pas un peu de bâtons dans les roues.

Toutefois, si une voix se fit bien entendre immédiatement dans sa tête, ce n’était pas celle d’un seul de ses élèves. La tonalité de Soren fit fondre son cœur et trembler ses mains. Elle ne savait plus quand elle devait espérer son retour de mission, puisqu’ils s’étaient entendus tacitement à ce qu’il ne divulgue plus la date de son retour à la capitale : s’il devait n’avoir qu’une demi-journée de retard, Douhbée s’imaginait toujours les pires scénarios. La pardusse préférait donc le savoir que lorsqu’il était en sécurité derrière les murs de la forteresse, et ça lui empêchait de trop y penser et être distraite en cours. Ainsi, Vigie l’informait se diriger vers les bains pour se décrasser et lui proposait de la rejoindre pour dîner. Elle ne lui répondit pas, interrompue par un autre message.

***Les pets de caca sont pleins de pipi?*** demanda une voix hésitante, dans sa tête, provenant de sa voisine de gauche.

Douhbée éclata de rire. Est-ce que ça valait encore la peine de vérifier qui avait déformé le message? Ça semblait être un beau travail d’équipe! Des larmes lui montaient aux yeux alors qu’elle ne retenait plus son hilarité, sous les regards tantôt incrédules de ceux qui avaient reçu le message originel, et plutôt gênés de ceux qui l’avaient déformé.

-Vous êtes merveilleux. C’est assez pour ce matin, je crois, vous avez besoin d’une pause, on reparlera de cet exercice après dîner. Allez, profitez-en, vous avez un bon vingt minutes de plus de pause aujourd’hui. Oust! s’exclama-t-elle en se levant pour les inciter à partir, courant et riant vers la sortie. Désolée mon cœur, maman ne mangera pas avec toi aujourd’hui, j’ai une rencontre de prévue. Sur le ton de la confidence, elle se pencha à l’oreille de Primrose pour chuchoter. C’est pour ça que je vous laisse partir plus tôt, mais ne le dis pas! C’est un secret! Amuses-toi avec tes amis, on se retrouve tout à l’heure.

Étape numéro 1 : se débarrasser de ses élèves. Réussis! Rose fut la dernière a quitter la classe, courant (ou volant?) derrière ses collègues pour les rattraper. Étape numéro 2 : se débarrasser de ses enfants… Ça, ce n’était pas gagné. Douhbée soupira en allant se pencher sur le berceau où dormait son fils à poing fermé. Il était toujours avec elle lorsqu’elle donnait une classe, les élèves s’y étaient habitués à force. Ravie qu’il ne soit pas réveillé (il aurait été plus difficile à faire garder), la pardusse se précipita dans le couloir, aussi excitée que les enfants un peu plus tôt, et attrapa au passage une domestique qui se dirigeait vers la cuisine. Celle-ci l’informa qu’elle partait lui chercher son repas et le monter à son bureau, comme s’habitude.

-Ce ne sera pas nécessaire, je n’ai pas faim! Mais vous me rendriez un énorme service si vous pouviez surveiller le petit pour… quelques minutes… heu… une heure? J’ai un rendez-vous urgent, merci! s’exclama-t-elle en dévalant les escaliers dès que la domestique lui eut donné son assentiment.

Direction les bains des hommes, lieu interdit aux femmes. En cette heure particulièrement hasardeuse, en plein milieu de la journée, il y avait peu de chance que Vigie ait de la compagnie. Douhbée colla son oreille sur la porte close et calma sa respiration pour essayer d’écouter. À défaut d’entendre des voix (les hommes parlaient toujours de leurs missions entre eux!) elle osa, rouge comme une pivoine, un rapide coup d’œil à l’intérieur. Seule une paire d’ailes blanches entra dans son champ de vision… Bingo.

Miya était probablement dans les bains de la salle à côté. Sa classe envahissait les cuisines, sa fille était occupée, son fils dormait et était veillé. Qui pouvait encore les déranger? La pardusse abandonna ses chaussures sur le pas de la porte, se glissa furtivement à l’intérieur, retenant sa respiration, et profita que son mari eut la tête sous l’eau pour nettoyer ses cheveux pour verrouiller le loquet. Son cerveau fonctionnait à vive allure, cherchant qui, ou quoi, d’autre risquait de l’empêcher mettre son plan a exécution. Depuis qu’elle était mère, Douhbée avait appris qu’il y avait toujours des imprévus, et «coït interrompu» n’était plus pour elle des mots dont le sens ne laissait que des interrogations dans son esprit. Un enfant, malgré tout l’amour que ça apporte à un couple, à une mère… ça reste un tue-l’amour! Alors deux?

Douhbée observa son mari de dos, encore hésitante. Si elle marchait vers lui, il allait l’entendre, ayant l’ouïe fine, sa jupe, bien que simple, bruisserait à chacun de ses pas, même si elle essayait de l’en empêcher. C’est pour ça que les Chevaliers portent des pantalons! Et si elle essayait de se téléporter… elle risquait d’aboutir en plein milieu du bain… En fait, elle avait bien appris à préciser son don, depuis trois ans, mais restait facilement influençable par les émotions… et là, des émotions, il y en avait tout un tas qui se bousculaient dans son ventre.

*Bon, allez, au pire, ce sera comique.*

L’apprentie-magicienne enseignante ferma les yeux, se concentra, et du retenir un puissant «HOURRA!» qui aurait gâché son plan de surprendre Vigie lorsqu’elle reconnut la pierre froide sous ses pieds, et non l’eau chaude. En rouvrant les yeux, elle se félicita de son visé parfait, étant apparu, dans la plus parfaite discrétion, juste derrière son mari. Évidemment, sa robe bruissa lorsqu’elle se pencha pour s’agenouiller, mais si le phéryxian eut le temps de l’entendre et de se crisper, il n’eut pas le temps de se tourner avant que les mains de Douhbée ne se posent sur ses épaules, caressant ses omoplates là où débutaient ses ailes.

-C’est donc vrai que Parandar envoie parfois des anges veiller sur Enkidiev? Je croyais que c’était des fables pour apaiser les enfants. Mais à vous voir, mon bel oiseau, il ne fait aucun doute que vous m’arrivez tout droit du ciel… C’est un cadeau de Parandar pour mes bons et loyaux services ou bien pour s’excuser des draps froids dans lesquels je couche depuis des semaines?

Elle aurait du avoir complètement honte, en fait. Ça faisait des jours que sa petite princesse lui demandait quand «papa allait arriver», et même Altaïr semblait le chercher. Savoir qu'elle pouvait leur apporter cette dose de bonheur et leur en priver, c'était cruel! Mais il lui avait manqué à elle aussi, et Douhbée commençait à comprendre qu'elle se devait de profiter des moments d'intimité que la vie lui donnait quand ils passaient... car ils ne revenaient pas souvent!

-Je t'en prie... dis-moi que tu n'as pas encore averti ta fille de ton arrivée... Je suis la plus mauvaise des mères du monde et je veux te garder juste pour moi un peu!
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Vigie
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Lun 6 Fév - 16:02

Ils arrivaient ENFIN aux limites de la capitale! Après un long voyage qui lui avait semblé une éternité, le chevalier d’Alombria pouvait enfin dire qu’il rentrait chez lui. Il y avait de cela plusieurs semaines, lui et Miya s’étaient fait donner pour mission d’aller assister les troupes surveillant les frontières sud du pays, aux limites du désert. Ils devaient faire un peu de repérage pour découvrir où se trouvaient plusieurs des groupuscules ennemis qui envahissaient les campements alombriens sur une base régulière. Évidemment, connaissant les antécédents du chevalier immaculé, les ordres avaient été clairs : il ne devait en AUCUN CAS se faire voir ou même se faire approcher par les irianiens qui auraient tôt fait de le reconnaître. Cette fois, Miya s’était tenue à carreau et n’avait fait preuve d’aucun débordement, comprenant bien tous les enjeux mis en cause dans cette mission risquée. Ils étaient restés aux frontières pendant près de trois semaines, Miya prêtant également main-forte aux blessés grâce à son pouvoir de guérison. Inutile de dire que leur retour imminent était très bon pour leur moral à tous les deux!

Assis sur sa monture, le chevalier traversa la cité Alombrienne en compagnie de son apprentie qui chevauchait à ses côtés. Ils discutèrent de ce qui les attendait dans les prochains jours et Miya semblait déjà rêver d’un bon repas chaud et de couvertures molles pour roupiller un peu. Il ne pouvait pas la blâmer : elle s’était réellement démenée aux frontières du pays, jouant les guérisseuses pour plusieurs soldats blessés. Elle avait eu très peu de répit, en fait…

- Avant d’aller manger, j’aimerais au moins que tu passes aux bains… tu as une mine affreuse et on ne voudrait pas que tu fasses fuir tous tes copains de cohorte, pas vrai? Fit-il avec un sourire amusé.

Évidemment, la réplique fut retentissante et sa belle-sœur ne se fit pas prier pour lui renvoyer la pareille. Ouais, il était poussiéreux de la tête aux pieds et puisque le début de l’été battait son plein… bah disons qu’il avait eu très chaud. L’odeur était donc loin d’être agréable en soi! Le duo traversa finalement le pont-levis du grand mur de pierres qui entourait la cour externe du palais, puis se dirigea vers les écuries pour remettre leurs montures aux palefreniers.

**[Douhbée] Mon amour! Je sais que tu es occupée en cette heure de la journée, mais je voulais simplement t’informer que je viens d’arriver au palais. Je passe me décrasser aux bains, puis après je pensais casser la croûte aux cuisines… J’aimerais beaucoup que tu y sois! Tu m’as tellement manqué! **

Bon… il ne reçut aucune réponse à son message, mais n’en fit que très peu de cas, sachant que sa femme était terriblement occupée avec les classes de nouveaux élèves qui allaient, un jour, gonfler les rangs des troupes de chevaliers. Elle lui répondrait bien un jour ou l’autre… Sortant des écuries, maître et écuyère traversèrent la grande cour extérieure, saluant leurs connaissances au passage et discutant un peu avec leurs frères d’armes. Ils passèrent ensuite dans l’aile des chevaliers pour faire une halte aux appartements qui leur étaient désignés (si Vigie et Douh possédaient une maison, une petite chambre leur était néanmoins attribuée pour les rares fois où ils devaient dormir au palais…). Ils en profitèrent pour s’emparer de vêtements propres et se dirigèrent ensuite vers les bains.

Une fois devant les lieux de leur convoitise, Vigie ébouriffa les cheveux de sa belle-sœur dans un geste amical, puis lui confirma qu’elle avait congé pour le reste de la journée. Elle pourrait en profiter pour retrouver ses copines si le cœur lui en disait, pour sa part, il avait prévu manger avec Douhbée, puis passer du temps avec ses enfants qui, somme toute, lui manquaient beaucoup trop. Sans attendre une minute de plus, le pheryxian entra dans la salle des bains destinée aux hommes et poussa un soupir d’aisance en constatant qu’il était seul. Il fallait dire qu’il était rare que les bains soient utilisés à cette heure de la journée! C’était même une chance que l’eau y soit encore si chaude… Sans plus attendre, il s’avança près des coffres qui servaient à y ranger ses effets personnels, puis y déposa ses vêtements propres ainsi que ses armes. Pour ses vêtements crasseux… il se contenta de les jeter au sol comme de vulgaires rebuts, se demandant s’il ne serait pas plus judicieux de juste les brûler plutôt que de perdre son temps à nettoyer tout ça tant ils étaient dans un état lamentable.

Une fois nu comme un ver, le pheryxian s’approcha des bains, puis se glissa dans l’eau chaude non sans laisser pousser un soupir de totale satisfaction. Au bon sang que ça faisait un bien fou!! L’eau chaude dénouait ses muscles tendus et le berçait d’un bien-être quasi irréel. Le chevalier se renversa sur le dos et se laissa flotter un instant, fermant les yeux afin de laisser la chaleur l’envahir de la tête aux pieds. S’il avait eu envie de contacter sa grande fille simplement pour le plaisir d’entendre sa petite voix claire dans son esprit, le jeune papa se retint, songeant qu’il pouvait bien profiter d’encore un peu de solitude avant de voir une bombe d’énergie féline et volatile exploser de joie dans la même pièce que lui.

Soren se redressa finalement sur ses pieds, puis entreprit de frotter la peau de ses bras pour bien se nettoyer. Son corps en entier y passa, jusqu’au moment où il enfonça sa tête sous l’eau, histoire de frotter vigoureusement sa chevelure immaculée. Au bout de quelques secondes, le chevalier sortir du liquide chaud et bienfaiteur, puis se passa les mains sur le crâne, histoire de repousser ses cheveux trempés vers l’arrière. Ce n’est qu’à ce moment précis qu’il entendit un bruissement suspect derrière lui. Quelqu’un était là?! Non pas que l’endroit était privé en soit, mais il était certain d’être seul! Il sursauta, puis il sentit deux mains délicates se poser dans son dos, à la naissance de ses ailes. Une voix douce qu’il aimait beaucoup trop se fit entendre, le comparant à un ange de Parandar. Comme il aimait ce timbre de voix! Comme il aimait la femme à qui il appartenait! Comme elle lui avait que trop manqué!

- Parandar vous fait dire qu’il est désolé pour les longs moments d’attente et pour la froideur de vos draps lors des trop longues nuits passées loin de votre mari. C’est pour ça qu’il vous gracie de ma présence, afin que je remédie à la situation, sublime créature mortelle. Accepteriez-vous un humble ange comme moi près de vous, sous les draps chaleureux de votre couche, ce soir, belle dame?

Il se retourna lentement pour lui faire face, un sourire à la fois terriblement heureux et charmeur au visage. Sa femme était à genoux sur la céramique froide du grand bain, le surplombant de sa hauteur. Qu’elle était belle… maintenant encore plus que jamais. Soren ne put s’empêcher de glousser sous le commentaire de sa belle, constatant que, visiblement, il n’était pas le seul à s’être langui d’elle.

- Non, pas encore. En fait, je profitais d’un moment de solitude avant de la contacter. Comme j’ai bien fait! Surtout en constatant que tu es là… Si sa petite frimousse m’a bel et bien manqué, il va s’en dire que ton sourire était de loin la chose de laquelle je m’ennuyais le plus.

Il tendit la main, puis vint glisser ses doigts sur la nuque de sa belle avant de s’étirer le cou pour venir quérir un baiser sur ses lèvres si délicieuses. Sa simple présence le troublait et des idées lubriques commençaient déjà à traverser son esprit, réalisant soudainement qu’il était en manque de ce corps si envoûtant qu’était celui de sa bien-aimée… Toutefois, il ne devait pas lésiner sur un détail : ils se trouvaient dans les bains publics… quelqu’un pourrait rentrer à tout bout de champs! Comme si elle avait lu dans ses pensées, Douhbée déclara qu’elle avait pris soin de verrouiller la porte, histoire de s’assurer de leur solitude la plus totale. Elle pensait réellement à tout! Mais bon, ils pouvaient bien discuter quelques instants avant de passer aux choses sérieuses, non?

- Le voyage s’est très bien passé, commença-t-il en répondant à l’interrogation de son épouse. Miya a été très sollicitée. Si pour le moment il ne s’agit encore que de petites altercations contre les irianiens, plusieurs soldats étaient tout de même blessés et les guérisseurs avaient besoin d’un coup de main… Les forces ennemies se rassemblent aux frontières. Il faudra s’attendre à une frappe imminente de leur part…

Un silence tomba sur le duo… Non… Non il n’allait pas laisser ces mauvaises nouvelles ruiner le moment présent! Sa rencontre avec Losly, le nouveau chef de l’ordre, et Adelyn, sa seconde, pouvait attendre jusqu’à ce soir! Il leur ferait le topo à ce moment-là, d’ici là, il voulait se changer les idées.

- Et les petits? Ça s’est bien passé avec eux? Bon sang, ils doivent avoir encore grandi…

Il écouta attentivement les paroles prononcées par Douhbée, buvant ces derniers à l’instar d’un bon vin qu’on dégustait avec un plaisir indéniable. Un sourire trônait sur ses lèvres, heureux de voir que ses bambins se portaient à merveille. La jeune femme en profita pour parler un peu de ses journées et Vigie éclata de rire lorsqu’elle lui raconta la dernière péripétie de la journée.

- Les pets de caca sont pleins de pipi? Vraiment? Dit-il en éclatant de rire. Mais où vont-ils chercher des trucs pareils? Pardon, je sais que c’est puéril, mais je trouve ça réellement hilarant!

Entre-temps, Douhbée – qui s’était préalablement agenouillée au sol – avait changé de position pour s’asseoir directement sur la céramique froide, ses jambes étant ballantes devant elle et ses pieds étant trempées dans l’eau chaude du gigantesque bain. Le chevalier se contenta de l’observer en silence un moment, puis vint se glisser entre ses jambes, appuyant son ventre sur la paroi de pierre du bain. Il glissa ses mains sur les genoux de sa belle, puis les remonta sur ses cuisses avant de se frayer doucement un chemin sous sa jolie robe, jusqu’à ses hanches. Il nota mentalement les frissons qui parcouraient l’épiderme délicat de la pardusse et un sourire conquis trôna sur ses lèvres.

- Dit… je dis ça comme ça, mais puisque tu es là… Tu pourrais venir me rejoindre dans l’eau… non?

Il se mordilla la lèvre inférieure, ultime témoin de toutes les pensées indécentes qui traversaient son esprit à une vitesse folle. Oh il nota bien la façon dont la pardusse s’était mise à rougir et il trouva ça d’autant plus craquant. Visiblement, la future magicienne-enseignante jonglait avec l’idée de retirer sa robe, mais Vigie ne lui laissa absolument pas le temps de débattre avec la chose. Il se pencha vers l’avant et vint déposer des baisers lents sur la taille fine de sa belle, par-dessus le morceau de vêtement. Puis, avant qu’elle ne comprenne ce qui se passe, il glissa ses mains sous son fessier galbé et l’attira à lui, la forçant à se glisser dans l’eau toute habillée. Sa robe colla à sa peau et devint légèrement transparente sous l’effet de l’eau, ce qui attisa encore davantage le pheryxian qui était déjà bien tendu de désir. Il s’empara de cette bouche si attirante et embrassa ses lèvres avec langueur, glissant sa langue dans la bouche de sa femme afin de la faire valser avec la sienne.

- Il me semble que tu es encore plus belle qu’avant, souffla-t-il tout bas à son intention, sa bouche maintenant à quelques centimètres de son oreille délicate. Tu n’as aucune idée à quel point tu peux être attirante, là, maintenant. Dis-moi, est-ce que je t’ai manqué, Douh?

Sa voix était coquine alors qu’il glissait sa main sous la robe trempée de sa dulcinée dans l’unique but de rejoindre la partie de son anatomie qui était la plus appréciée.

Tiens, elle portait une culotte en dentelle! Il espérait que ce soit la noire qui moulait si bien son arrière-train. Sa préférée, quoi!
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Mer 8 Fév - 17:36

À genoux derrière son mari, qui lui assurait être bel et bien l’ange envoyé par le Panthéon pour se faire pardonner l’interminable solitude et réchauffer ses draps, Douhbée gloussa en entreprenant de masser les omoplates qu’elle caressait un instant plus tôt, particulièrement tendues à la naissance des ailes du phéryxian. La jeune femme fit mine de réfléchir à sa question, arborant un air vraiment hésitant lorsqu’il se tourna vers elle, bien que Vigie ne s’attendait pourtant pas à une réponse à son invitation.

-Il vous faudra pour cela négocier avec votre fils, bel ange, parce que le petit Altaïr a profité des semaines d’absence de papa pour lui voler sa place… le taquina-t-elle avec un air pourtant sérieux.

Une autre bonne nouvelle dans cette journée qui s’annonçait plus que parfaite, Soren n’avait pas encore informé sa fille de son retour, car si ses enfants lui manquaient bel et bien, rien ne lui avait manqué autant que Douhbée. Laquelle fondit carrément sous ses paroles, sentant son cœur exploser dans sa poitrine comme dans les premiers jours de leur relation. Comment faisait-il pour réussir encore à la faire vibrer (et à la trouver vibrante?) après tout ce temps passé? Peu importe les années qui s’écoulaient, son mari trouvait toujours le moyen de lui faire la cours, de la conquérir comme si elle ne lui avait pas déjà donné son cœur et son âme. Qu’importe ce qu’en disait Parandar et sa fichue lumière, c’était lui sa moitié, son âme-sœur, selon son avis à elle. Abandonnant son faux air taquin, la pardusse se laissa guider vers les lèvres réconfortantes que Vigie lui offraient, l’eau chaude couvrant ses mains coulant doucement dans son dos, lui déclenchant des frissons.

-J’ai verrouillé la porte… lui chuchota-t-elle, sur le ton de la confidence, lorsqu’il rompit leur passionnant baiser. Ça n’empêche pas que le château soit peuplé de talentueux magiciens capables d’apparaître ici sans crier gare, mais moi aussi, je sais disparaître… et à cette heure… il n’y avait pas grand risques qu’ils aient de la visite. Tu vas quand même me raconter ton voyage d’abord, mon bel oiseau aux pensées lubriques… le taquina-t-elle, au moins aussi curieuse qu’excitée… et puis, les missions, elle devait bien l’avouer, lui manquaient un peu.

Toutefois, les nouvelles n’étaient pas bien bonnes. Même si Douhbée était fière que sa petite sœur ait brillée, ce n’était pas pour les bonnes raisons… les combats n’étaient même pas vraiment commencés, et il y avait déjà un grand besoin de guérisseurs… ça s’annonçait plutôt mal pour la suite, rien à voir avec les altercations contre Shola, qui, sommes toutes, avaient tué bien des gens mais pas de façon aussi destructrice… les sholiens n’ont pas de dragons. La pardusse tenta de garder un air neutre à l’annonce de la frappe imminente d’Irianeth, mais le silence qui en suivit fut plutôt lourd. Elle se força finalement à un sourire, quoi qu’un peu faux, pour essayer de dévier la conversation, et cela fonctionna.

-Rose est brillante en classe, elle est plutôt fière de déjà savoir beaucoup plus de choses que les autres, j’essaie de lui apprendre à ne pas trop être orgueilleuse quand même, ce n’est pas de l’autre faute si les autres enfants n’ont pas assisté aux cours des anciennes cohortes. C’est difficile aussi de ne pas faire de favoritisme envers elle, et de lui faire comprendre pourquoi je ne peux pas lui donner plus d’attention qu’aux autres, quand je suis l’enseignante et pas la maman. Et Altaïr… il a encore bien grandit depuis la dernière fois que tu l’a vu, en ce moment il a une phase qu’il pleure beaucoup parce qu’il perce ses premières dents, Nata m’a donné une lotion pour l’aider, mais il boude quand même les domestiques et ne veut que moi… soupira Douhbée en changeant de position, ses pieds devenant engourdis à force d’être assise dessus, et elle les laissa nonchalamment tremper dans l’eau, retroussant sa jupe à ses genoux. Elle n’osait pas lui avouer qu’elle craignait qu’il boude même son père, puisqu’il ne l’avait pas vu depuis trop longtemps et était de plus en plus capricieux. Ils verraient bien en temps et heure.

L’apprentie-magicienne lui raconta encore quelques aventures de sa merveilleuse classe, surtout la dernière, l’accident du jeu télépathique juste avant qu’il n’arrive, ce qui déclencha l’hilarité de Vigie. Bon sang, il n’était pas bien plus mature que les gamins! Elle non plus, d’ailleurs… c’est ce qui arrive à force d’être entourée d’enfants à journée longue, on vient à retourner à la «phase anale». Douhbée se surpris à rire avec lui à nouveau de cette amusante péripétie qui emplissait normalement ses journées, mais s’était surtout l’entendre rire qui l’amusait, détendait l’atmosphère devenue lourde par son absence et rouvrant son cœur au bonheur. Même le silence, lorsque se tut l’écho de leurs rires, semblait plus léger et même agréable à écouter. Puis, Soren changea d’expression, ce qui fit sourire la pardusse qui reconnaissait celle-ci entre milles. Le visage de son mari était pour elle comme un livre ouvert, qui lui confiait chacune de ses pensées, écrites sur ses traits. Avant même que ses mains ne se glissent sur ses cuisses, gagnant ses hanches dans une délicieuse caresse qui l’a fit frissonner, Douhbée savait déjà que, qu’importe l’endroit où ils se trouvaient, son aimé allait s’organiser pour retrouver ce qui lui avait le plus manqué en mission… elle.

-J’ai déjà pris mon bain ce matin, moi, bel ange… susurra-t-elle en réponse à sa proposition indécente, mais incapable de s’empêcher de songer à tout de même se déshabiller pour le rejoindre. L’eau était chaude et son mari encore plus.

La pardusse gloussa lorsqu’il vint l’embrasser sur la taille, la chatouillant malgré sa robe qui ne… protégeait pas grands choses, somme toute. N’ayant jamais été particulièrement féminine, Douhbée ne s’habillait pas de ces épouvantables tenues excentriques aux multiples jupes et à corsets extravagant, se contentant de robes biens simples et confortables, et encore, il avait fallu la convaincre d’abandonner la tenue masculine des chevaliers. Hors, au travers du fin tissu qui la couvrait, la chaleur des baisers de Vigie était délicieusement perceptible, agitant l’apprentie-magicienne de soubresaults et d’un étrange vrombissement entre le rire et le ronronnement. Trop agitée par ces tendresses, elle ne réalisa le plan de Soren que lorsqu’elle se retrouva à l’eau, bien qu’elle aurait dû le voir venir des milles en avance, avec ou sans prémonition…

-Soren! Tu fais ton fin maintenant, je n’ai pas de vêtements de rechange, moi! le gronda-t-elle bien peu sévèrement, son sourire collé aux lèvres et son ton amusé d’enfant lui gâchant toutes chances d’avoir l’air sérieuse.

Le point positif de porter une robe légère, c’est que Douhbée n’avait pas la sensation de couler (de toute façon, avec Vigie qui la tenait toujours par les fesses, il n’y avait pas de dangers). Le point négatif, c’est qu’elle n’y cachait plus grands choses, moulant chacun des détails de son corps, du plus séduisant au plus embarrassant, aussi bien que si elle eut été nue. Le phéryxian fit taire toute autre tentative de protestation en l’embrassant si passionnément qu’il fit monter en flèche la température ambiante, déjà au sommet du tolérable dans les bains fumants. Profitant qu’il la tenait toujours, la pardusse s’agrippa solidement à son mari en enroulant ses jambes autour de son bassin et posant l’une de ses mains sur son épaule, l’autre dans ses cheveux.

-Plus belle que la fois où tu m’as éclaboussée en te faisant jeter dans la fontaine par cet idiot de Julius? le taquina-t-elle en se rappelant comment il avait eu du mal à garder son sang-froid cette fois-là. Est-ce que cela fait déjà si longtemps? J’ai l’impression que c’était hier… s’étonna-t-elle en comptant mentalement que ça faisait près de dix ans.

Ne voulant pas passer par quatre chemins, (tiens, son mari était maintenant impatient? C’est qu’elle lui avait vraiment manqué… ) Vigie engouffra assez rapidement une main chaude sous sa jupe, déjà préalablement relevée jusqu’au-dessus des genoux, se faufilant habilement vers sa culotte, en homme expérimenté qu’il était devenu. Le ronronnement de Douhbée, qui emplissait déjà la pièce en écho, s’accentua en se transformant en un grôle de gémissement félin.

-Est-ce que c’était vraiment une question, ça, Soren, ou tu aimes seulement m’entendre dire combien je te désire ? Il va falloir que tu fasse attention à ton orgueil si tu veux que ta tête passe encore par la porte tout à l’heure, gronda-t-elle, mi-soupirante mi-gémissante, fermant les yeux pour se jeter à nouveau sur les lèvres délicieuses de son époux, embrassant, léchant et taquinant de ses dents cette bouche envoutante qui savait lui faire perdre la tête à tout coup.

Serrant plus fortement ses jambes autour du bassin de Vigie et sachant qu’il la retiendrait de tomber complètement dans l’eau de toute façon, Douhbée se libéra les mains pour s’acharner contre le lacet à l’avant de sa robe, maladroite de ses droits rendus fébriles par l’attente. Le phéryxian ne se fit pas prier pour l’aider à passer sa robe trempée au dessus de sa tête et la libérer également, dans un élan pressé de passion, de ce qu’elle avait encore de vêtements, rejoignant son Adam avec sa tenue d’Ève. Comme il avait du cesser ses caresses envoutantes pour la déshabiller, la pardusse profita d’avoir momentanément repris le contrôle d’elle-même pour poser ses pieds au font de la baignoire et pousser le phéryxian dos à la paroi de pierre, de façon à ce qu’il ne puisse lui échapper. Fiévreuse de désir, la jeune femme caressa de ses lèvres et sa langue le cou, palpitant d’une respiration rapide, puis le torse de son ange, alors que ses mains exploraient ses cuisses et titillaient sa virilité… virilité qui, somme toute… n’avait pas vraiment besoin d’être titillée, déjà éveillée depuis un bon moment, ce qui n’avait pas échappé à l’attention de Douhbée puisque… eh bien il était flambant nu depuis son arrivée.

-Tu m’as terriblement manqué, espèce d’époux indigne à laisser ta femme derrière quand tu cours vers le danger! Chacune de tes absences me semble plus longues et plus lourdes que la précédente, quelque soit le temps que tu pars. C’est encore pire depuis que je ne pars plus de mon côté, la sécurité égoïste qui m’entoure me dégoûte quand je sais ce que toi tu risque tous les jours, gémit-elle, d’une voix où perçait autant de tristesse que d’excitation, toujours sensible aux caresses de Vigie.

Ce n’était pas vraiment que Douhbée ne réalisait pas l’importance de son nouveau rôle auprès de la relève, mais l’adrénaline du danger lorsqu’elle-même était en mission l’empêchait de trop penser à ce que faisait Vigie et Miya de son côté… C’était pourquoi ils s’étaient entendus à ne jamais lui dire quand ils étaient sensés rentrer… Parce qu’elle ne faisait alors que penser à cela et angoissait davantage. Si elle n’avait pas tenu autant à l’Ordre et à la sécurité du Royaume, la pardusse aurait pu être égoïste et proposer à son mari de prendre les petits, leurs effets et fuir, loin, vers les autres continents, un territoire sans guerre où ils pourraient voir leurs enfants grandir, tous les deux, et où cultiver des tomates se révélerait être leur seul défi…
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Mer 15 Fév - 20:59

Il embrassait le côté de la tête de sa tendre épouse, tout près de son oreille qu’il savait particulièrement sensible. Il descendait doucement ses lèvres jusqu’à la mâchoire de la pardusse, souriant malgré lui contre sa peau chaude et frissonnante. Même lorsqu’elle était sur le point de se pâmer contre lui, Douhbée conservait un sens de la répartie qu’il aimait particulièrement. Ses doigts soulevèrent le coin de la culotte en dentelle de la pardusse afin de pouvoir s’aventurer un peu plus loin dans leur exploration sensuelle, quand le ronronnement typique de la magicienne se fit entendre. Ce bruit d’ordinaire apaisant était l’ultime témoin du sentiment de plaisir qu’elle ressentait assurément en ce moment précis. Au diable le sous-vêtement sexy, Soren ne se gêna pas pour le retirer et le lancer plus loin dans la pièce.

Sentant sa compagne se cambrer contre lui, Vigie tourna instinctivement la tête afin d’accueillir le baiser fiévreux que cette dernière comptait bien lui voler. Mordillant, léchant et embrassant la bouche du chevalier, la pardusse semblait tranquillement perdre ses moyens pour le plus grand plaisir de son mari. Dans toute sa frénésie, Douhbée se détacha un peu de Soren (qui la retenait sans mal alors qu’elle serrait ses cuisses contre ses hanches dénudées) et entreprit de défaire l’habile laçage qui enserrait sa poitrine dans sa robe élégante. Voyant que sa femme semblait éprouver certaine difficulté vu sa maladresse fiévreuse, le chevalier ne se fit pas prier pour lui venir en aide d’une main, tirant le morceau de tissu trempé par-dessus sa tête afin de libérer son corps si attrayant.

Spoiler:
 

Haletant, l’Alombrien resta lové contre sa belle, quelques instants. Il embrassa la peau de son cou, puis la serra contre lui.

- Je t’aime, Doubhée, souffla-t-il contre elle. Il aurait voulu rester ainsi, tout contre elle, pour le restant de ses jours. Une pensée traversa son esprit et malgré lui, Vigie se mit à glousser. Dire qu’avant, nous pouvions passer une journée entière au lit à faire l’amour comme s’il n’y avait plus de lendemain. Notre vie a bien changé depuis l’arrivée des petits, non? Il se recula doucement et jeta un regard à la fois malicieux et rempli de tendresse à son épouse. Autant ils nous apportent leur lot de joie infini, qu’ils nous poussent à être créatifs simplement pour que nous puissions partager quelques moments charnels tous les deux. Est-ce que c’est pour ça qu’on dit que les enfants nous poussent à sortir découvrir le meilleur de nous-mêmes?

Un sourire en coin aux lèvres, le chevalier vola un autre baiser à sa belle, puis se retira finalement avant de se nettoyer.
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Sam 18 Fév - 15:30

-Tu ne l’es pas déjà? ronronna doucement Douhbée lorsque son mari lui demanda de cesser ses caresses sur sa virilité bien sensible, caresses qui s’étaient accentuées lorsqu’il avait commencé à titiller délicieusement sa poitrine. C’est toi qui me rend folle, d’abord, gémit-elle lorsqu’il la força à arrêter, échangeant leur place pour qu’elle ait le dos contre la paroi du bain et qu’il la domine de sa force… et sa sensualité écrasante.

Sa bouche plaquée contre la sienne, la pardusse laissa son mari prendre les rennes sans résister, parce que c’était de toute façon ce qu’elle avait le plus envie, qu’il la prenne immédiatement, avec l’énergie du désespoir, du manque qui avait arraché ses entrailles pendants des semaines, de l’amour à distance qui lui pesait de plus en plus… Leurs langues valsèrent avec un tel délice et une telle insistance que Douhbée failli mordre Vigie lorsqu’il glissa sa main vers le bas de son ventre, son gémissement d’excitation lui ayant brusquement fait serrer les dents, sur le vide heureusement. Soren eut alors la bonne idée de ne pas essayer de l’embrasser à nouveau, se contentant d’admirer sa femme qui rougissait en sachant qu’il l’observait se cambrer sous ses caresses insistantes et voyait naître sur chaque trait de son visage le désir grimpant qui la faisait ronronner, soupirer et gémir.

-Mais qu’est-ce que tu attends alors? grogna Douhbée lorsque son mari lui fit part de son envie de la prendre immédiatement, serrant ses jambes à nouveau autour de son bassin pour sentir sa virilité contre elle. Te gêne surtout pas pour moi, j’ai rien contre une démonstration de ta lubricité, mon bel ange, ronronna-t-elle alors que la fin se perdait dans un gémissement, puisqu’il se glissa doucement en elle, les faisant vibrer tous les deux à l’unisson. Plus vite Soren… gémit-elle faiblement lorsque les allées et venus sensuelles mais lentes de son mari lui furent insupportable et qu’elle crispa ses jambes plus fort sur son bassin pour l’inviter à la prendre plus fortement.

Elle n’avait pas besoin qu’il s’éternise et fasse monter le désir, il était déjà très élevé, simplement à cause du manque, alors elle voulait immédiatement le sentir jouir en elle, car son corps délaissé trop longtemps le fit lui-même asse rapidement, soulagé de se retrouvé enfin comblé après tout ce temps. Le couple resta longtemps blotti l’un contre l’autre, même après qu’ils eurent atteint leur plaisir, le phéryxian se délectant de la peau toujours aussi sensible du cou palpitant sous la respiration saccadée de Douhbée. La pardusse lui laissa lui parler de l’avant, avant les enfants, avant la guerre, sans avoir le cœur de lui répondre, parce qu’elle n’avait envie que de parler de bonheur. Elle sourit donc lorsqu’il accrocha finalement son regard au sien, se laissant vite contaminer par le rire contagieux de Vigie.

-Peut-être bien… marmonna-t-elle comme réponse, surprise de trouver sa voix normalement posée alors qu’elle s’attendait à n’être plus capable de faire autre chose que gémir. Je découvre tous les ours à quel point je suis créative avec eux! affirma-t-elle en restant vague sur le pourquoi, alors que Soren se séparait d’elle pour se nettoyer correctement après la folie de leurs ébats.

La pardusse profita qu’il ne la regardait pas pour sauter hors du bassin et enfiler les vêtements secs et propres de son mari. C’était sa ou sa robe trempée. Bientôt, Soren se rendit compte de son stratagème et voulut protester, ce qui fit remarquer à Douhbée que ses vêtements de voyage empestaient la charogne et avaient l’air d’avoir été nettoyé avec du sable. La jeune femme gloussa en courant vers la porte, s’enfuyant comme une voleuse en déverrouillant le loquet, avant d’envoyer un baiser soufflé à son mari.

-T’en fait pas je vais revenir te porter autre chose. Tu ne m’aurais quand même pas laissée me promener nue, ou pire, trempée, dans les couloirs, non? Après, on trouvera quelqu’un pour garder les enfants, et on passera, comme tu me l’as si bien rappelé, «la journée entière au lit à faire l’amour comme s’il n’y avait plus de lendemain», d’accord? gloussa-t-elle bien qu’elle savait que c’était impossible, puisqu’il devait rendre son rapport aux Chefs et qu’elle avait une classe à donner dans (trop) peu de temps.

L’apprentie-magicienne disparu alors, courant dans ses vêtements trop grands pour rejoindre leur appartement prêté par l’Ordre, gloussant et rougissant lorsqu’elle croisait quelqu’un qui la dévisageait drôlement. Évidemment, elle aurait pu tenter de se téléporter pour ne pas avoir à voler les vêtements de son mari, mais deux fois dans la même journée, ça lui semblait abuser, et en plus, elle était trop fébrile pour s’y risquer… elle aurait bien pu atterrir nue dans la salle à manger royal, tiens! Ou devant les enfants!

Lorsqu’elle arriva enfin à leur chambre, Douhbée changea ses vêtements pour mettre une robe qui éviterait qu’on la dévisage à tout va, et repris de nouveaux vêtements pour Soren (elle avait trempé les siens avec ses cheveux dégoulinants et n’ayant pas pris la peine d’essuyé sa peau d’abord). Puis, elle courut à nouveau vers les bains, ouvrit la porte qu’elle n’avait évidemment pas reverrouillé et…

-Oh seigneur! Pardon pardon pardon! rougit-elle brusquement en laissant tomber les vêtements propres par terre alors qu’elle plaquait ses mains sur ses yeux… trop tard, puisqu’elle avait vu de toute façon et ne pouvait pas l’effacer.

Complètement gênée et bredouille, la pardusse sortit en trombes des bains des hommes, où Soren avait été rejoint pendant sa très courte absence, par un autre Chevalier qui rentrait de mission. Elle attendit, pantelante, dans le couloir que son mari la rejoigne, bientôt prise d’un incroyable fou rire qu’elle n’arrivait plus à retenir. C’est comme ça que le phéryxian trouva Douhbée, quelques instants plus tard, assise à même le sol, se tenant le ventre douloureux de trop rire, mais le visage toujours rouge coquelicot.
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