Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Les anges [Vigie]

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Douhbée
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MessageSujet: Les anges [Vigie]   Jeu 2 Fév - 17:49

Douhbée avait rassemblé ses élèves en rond sur les tapis de la classe et c’était la cohue depuis plusieurs minutes. Une cohue somme toute silencieuse, puisqu’ils s’exerçaient à communiquer par télépathie entre eux. Les élèves devaient non seulement être entendus par leurs camarades, mais ceux-ci devaient aussi deviner qui s’était adressé à lui. À quelques reprises amusantes, la pardusse entendit l’un des enfants s’exprimer à voix haute, si concentré qu’il ne se rendit compte que lorsque les autres s’éclaffèrent autour de lui. Elle reçu également quelques messages qui ne lui étaient pourtant pas destinés. Lorsqu’il lui sembla que le jeu durait depuis assez longtemps et semblait se dérouler plus ou moins dans l’ordre, la jeune femme l’interrompit.

-Très bien mes chéris, on va essayer quelque chose d’autre. Replacez-vous correctement en cercle, voilà! On va jouer au jeu du messager. Je vais envoyer un message télépathique à Primrose, qui l’enverra à Jayden, qui l’enverra au suivant, etc. Toujours l’ami à votre droite directe. Je veux savoir en tout temps où vous en être, alors regardez-vous dans les yeux pour que je puisse vérifier où on avance dans le cercle. De toute façon, vous regarder aidera à vous assurer que le transfert se fait à la bonne personne et ne s’égare pas dans la tête de quelqu’un avec qui vous avez communiqué un peu plus tôt! C’est compris? Je commence…

Douhbée échangea un regard avec sa fille, blottie contre elle à sa droite, et lu rapidement la lueur amusée dans ses yeux lorsqu’elle lui débita son message. ***[Primrose] Les rêves d’un chat sont peuplés de souris. *** Joueuse, l’enfant se tourna vers son voisin pour commencer la chaîne télépathique. C’était une bonne façon de tester la réception et l’émission de chacun, car si le message se déformait, c’était que la chaîne s’était brisée quelque part.

-Si j’entends votre voix, vous avez perdu! dit-elle en sachant que c’était exactement ce qui fallait pour les déconcentrer, mais le jeu n’était pas amusant si elle ne leur mettait pas un peu de bâtons dans les roues.

Toutefois, si une voix se fit bien entendre immédiatement dans sa tête, ce n’était pas celle d’un seul de ses élèves. La tonalité de Soren fit fondre son cœur et trembler ses mains. Elle ne savait plus quand elle devait espérer son retour de mission, puisqu’ils s’étaient entendus tacitement à ce qu’il ne divulgue plus la date de son retour à la capitale : s’il devait n’avoir qu’une demi-journée de retard, Douhbée s’imaginait toujours les pires scénarios. La pardusse préférait donc le savoir que lorsqu’il était en sécurité derrière les murs de la forteresse, et ça lui empêchait de trop y penser et être distraite en cours. Ainsi, Vigie l’informait se diriger vers les bains pour se décrasser et lui proposait de la rejoindre pour dîner. Elle ne lui répondit pas, interrompue par un autre message.

***Les pets de caca sont pleins de pipi?*** demanda une voix hésitante, dans sa tête, provenant de sa voisine de gauche.

Douhbée éclata de rire. Est-ce que ça valait encore la peine de vérifier qui avait déformé le message? Ça semblait être un beau travail d’équipe! Des larmes lui montaient aux yeux alors qu’elle ne retenait plus son hilarité, sous les regards tantôt incrédules de ceux qui avaient reçu le message originel, et plutôt gênés de ceux qui l’avaient déformé.

-Vous êtes merveilleux. C’est assez pour ce matin, je crois, vous avez besoin d’une pause, on reparlera de cet exercice après dîner. Allez, profitez-en, vous avez un bon vingt minutes de plus de pause aujourd’hui. Oust! s’exclama-t-elle en se levant pour les inciter à partir, courant et riant vers la sortie. Désolée mon cœur, maman ne mangera pas avec toi aujourd’hui, j’ai une rencontre de prévue. Sur le ton de la confidence, elle se pencha à l’oreille de Primrose pour chuchoter. C’est pour ça que je vous laisse partir plus tôt, mais ne le dis pas! C’est un secret! Amuses-toi avec tes amis, on se retrouve tout à l’heure.

Étape numéro 1 : se débarrasser de ses élèves. Réussis! Rose fut la dernière a quitter la classe, courant (ou volant?) derrière ses collègues pour les rattraper. Étape numéro 2 : se débarrasser de ses enfants… Ça, ce n’était pas gagné. Douhbée soupira en allant se pencher sur le berceau où dormait son fils à poing fermé. Il était toujours avec elle lorsqu’elle donnait une classe, les élèves s’y étaient habitués à force. Ravie qu’il ne soit pas réveillé (il aurait été plus difficile à faire garder), la pardusse se précipita dans le couloir, aussi excitée que les enfants un peu plus tôt, et attrapa au passage une domestique qui se dirigeait vers la cuisine. Celle-ci l’informa qu’elle partait lui chercher son repas et le monter à son bureau, comme s’habitude.

-Ce ne sera pas nécessaire, je n’ai pas faim! Mais vous me rendriez un énorme service si vous pouviez surveiller le petit pour… quelques minutes… heu… une heure? J’ai un rendez-vous urgent, merci! s’exclama-t-elle en dévalant les escaliers dès que la domestique lui eut donné son assentiment.

Direction les bains des hommes, lieu interdit aux femmes. En cette heure particulièrement hasardeuse, en plein milieu de la journée, il y avait peu de chance que Vigie ait de la compagnie. Douhbée colla son oreille sur la porte close et calma sa respiration pour essayer d’écouter. À défaut d’entendre des voix (les hommes parlaient toujours de leurs missions entre eux!) elle osa, rouge comme une pivoine, un rapide coup d’œil à l’intérieur. Seule une paire d’ailes blanches entra dans son champ de vision… Bingo.

Miya était probablement dans les bains de la salle à côté. Sa classe envahissait les cuisines, sa fille était occupée, son fils dormait et était veillé. Qui pouvait encore les déranger? La pardusse abandonna ses chaussures sur le pas de la porte, se glissa furtivement à l’intérieur, retenant sa respiration, et profita que son mari eut la tête sous l’eau pour nettoyer ses cheveux pour verrouiller le loquet. Son cerveau fonctionnait à vive allure, cherchant qui, ou quoi, d’autre risquait de l’empêcher mettre son plan a exécution. Depuis qu’elle était mère, Douhbée avait appris qu’il y avait toujours des imprévus, et «coït interrompu» n’était plus pour elle des mots dont le sens ne laissait que des interrogations dans son esprit. Un enfant, malgré tout l’amour que ça apporte à un couple, à une mère… ça reste un tue-l’amour! Alors deux?

Douhbée observa son mari de dos, encore hésitante. Si elle marchait vers lui, il allait l’entendre, ayant l’ouïe fine, sa jupe, bien que simple, bruisserait à chacun de ses pas, même si elle essayait de l’en empêcher. C’est pour ça que les Chevaliers portent des pantalons! Et si elle essayait de se téléporter… elle risquait d’aboutir en plein milieu du bain… En fait, elle avait bien appris à préciser son don, depuis trois ans, mais restait facilement influençable par les émotions… et là, des émotions, il y en avait tout un tas qui se bousculaient dans son ventre.

*Bon, allez, au pire, ce sera comique.*

L’apprentie-magicienne enseignante ferma les yeux, se concentra, et du retenir un puissant «HOURRA!» qui aurait gâché son plan de surprendre Vigie lorsqu’elle reconnut la pierre froide sous ses pieds, et non l’eau chaude. En rouvrant les yeux, elle se félicita de son visé parfait, étant apparu, dans la plus parfaite discrétion, juste derrière son mari. Évidemment, sa robe bruissa lorsqu’elle se pencha pour s’agenouiller, mais si le phéryxian eut le temps de l’entendre et de se crisper, il n’eut pas le temps de se tourner avant que les mains de Douhbée ne se posent sur ses épaules, caressant ses omoplates là où débutaient ses ailes.

-C’est donc vrai que Parandar envoie parfois des anges veiller sur Enkidiev? Je croyais que c’était des fables pour apaiser les enfants. Mais à vous voir, mon bel oiseau, il ne fait aucun doute que vous m’arrivez tout droit du ciel… C’est un cadeau de Parandar pour mes bons et loyaux services ou bien pour s’excuser des draps froids dans lesquels je couche depuis des semaines?

Elle aurait du avoir complètement honte, en fait. Ça faisait des jours que sa petite princesse lui demandait quand «papa allait arriver», et même Altaïr semblait le chercher. Savoir qu'elle pouvait leur apporter cette dose de bonheur et leur en priver, c'était cruel! Mais il lui avait manqué à elle aussi, et Douhbée commençait à comprendre qu'elle se devait de profiter des moments d'intimité que la vie lui donnait quand ils passaient... car ils ne revenaient pas souvent!

-Je t'en prie... dis-moi que tu n'as pas encore averti ta fille de ton arrivée... Je suis la plus mauvaise des mères du monde et je veux te garder juste pour moi un peu!
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Vigie
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Lun 6 Fév - 16:02

Ils arrivaient ENFIN aux limites de la capitale! Après un long voyage qui lui avait semblé une éternité, le chevalier d’Alombria pouvait enfin dire qu’il rentrait chez lui. Il y avait de cela plusieurs semaines, lui et Miya s’étaient fait donner pour mission d’aller assister les troupes surveillant les frontières sud du pays, aux limites du désert. Ils devaient faire un peu de repérage pour découvrir où se trouvaient plusieurs des groupuscules ennemis qui envahissaient les campements alombriens sur une base régulière. Évidemment, connaissant les antécédents du chevalier immaculé, les ordres avaient été clairs : il ne devait en AUCUN CAS se faire voir ou même se faire approcher par les irianiens qui auraient tôt fait de le reconnaître. Cette fois, Miya s’était tenue à carreau et n’avait fait preuve d’aucun débordement, comprenant bien tous les enjeux mis en cause dans cette mission risquée. Ils étaient restés aux frontières pendant près de trois semaines, Miya prêtant également main-forte aux blessés grâce à son pouvoir de guérison. Inutile de dire que leur retour imminent était très bon pour leur moral à tous les deux!

Assis sur sa monture, le chevalier traversa la cité Alombrienne en compagnie de son apprentie qui chevauchait à ses côtés. Ils discutèrent de ce qui les attendait dans les prochains jours et Miya semblait déjà rêver d’un bon repas chaud et de couvertures molles pour roupiller un peu. Il ne pouvait pas la blâmer : elle s’était réellement démenée aux frontières du pays, jouant les guérisseuses pour plusieurs soldats blessés. Elle avait eu très peu de répit, en fait…

- Avant d’aller manger, j’aimerais au moins que tu passes aux bains… tu as une mine affreuse et on ne voudrait pas que tu fasses fuir tous tes copains de cohorte, pas vrai? Fit-il avec un sourire amusé.

Évidemment, la réplique fut retentissante et sa belle-sœur ne se fit pas prier pour lui renvoyer la pareille. Ouais, il était poussiéreux de la tête aux pieds et puisque le début de l’été battait son plein… bah disons qu’il avait eu très chaud. L’odeur était donc loin d’être agréable en soi! Le duo traversa finalement le pont-levis du grand mur de pierres qui entourait la cour externe du palais, puis se dirigea vers les écuries pour remettre leurs montures aux palefreniers.

**[Douhbée] Mon amour! Je sais que tu es occupée en cette heure de la journée, mais je voulais simplement t’informer que je viens d’arriver au palais. Je passe me décrasser aux bains, puis après je pensais casser la croûte aux cuisines… J’aimerais beaucoup que tu y sois! Tu m’as tellement manqué! **

Bon… il ne reçut aucune réponse à son message, mais n’en fit que très peu de cas, sachant que sa femme était terriblement occupée avec les classes de nouveaux élèves qui allaient, un jour, gonfler les rangs des troupes de chevaliers. Elle lui répondrait bien un jour ou l’autre… Sortant des écuries, maître et écuyère traversèrent la grande cour extérieure, saluant leurs connaissances au passage et discutant un peu avec leurs frères d’armes. Ils passèrent ensuite dans l’aile des chevaliers pour faire une halte aux appartements qui leur étaient désignés (si Vigie et Douh possédaient une maison, une petite chambre leur était néanmoins attribuée pour les rares fois où ils devaient dormir au palais…). Ils en profitèrent pour s’emparer de vêtements propres et se dirigèrent ensuite vers les bains.

Une fois devant les lieux de leur convoitise, Vigie ébouriffa les cheveux de sa belle-sœur dans un geste amical, puis lui confirma qu’elle avait congé pour le reste de la journée. Elle pourrait en profiter pour retrouver ses copines si le cœur lui en disait, pour sa part, il avait prévu manger avec Douhbée, puis passer du temps avec ses enfants qui, somme toute, lui manquaient beaucoup trop. Sans attendre une minute de plus, le pheryxian entra dans la salle des bains destinée aux hommes et poussa un soupir d’aisance en constatant qu’il était seul. Il fallait dire qu’il était rare que les bains soient utilisés à cette heure de la journée! C’était même une chance que l’eau y soit encore si chaude… Sans plus attendre, il s’avança près des coffres qui servaient à y ranger ses effets personnels, puis y déposa ses vêtements propres ainsi que ses armes. Pour ses vêtements crasseux… il se contenta de les jeter au sol comme de vulgaires rebuts, se demandant s’il ne serait pas plus judicieux de juste les brûler plutôt que de perdre son temps à nettoyer tout ça tant ils étaient dans un état lamentable.

Une fois nu comme un ver, le pheryxian s’approcha des bains, puis se glissa dans l’eau chaude non sans laisser pousser un soupir de totale satisfaction. Au bon sang que ça faisait un bien fou!! L’eau chaude dénouait ses muscles tendus et le berçait d’un bien-être quasi irréel. Le chevalier se renversa sur le dos et se laissa flotter un instant, fermant les yeux afin de laisser la chaleur l’envahir de la tête aux pieds. S’il avait eu envie de contacter sa grande fille simplement pour le plaisir d’entendre sa petite voix claire dans son esprit, le jeune papa se retint, songeant qu’il pouvait bien profiter d’encore un peu de solitude avant de voir une bombe d’énergie féline et volatile exploser de joie dans la même pièce que lui.

Soren se redressa finalement sur ses pieds, puis entreprit de frotter la peau de ses bras pour bien se nettoyer. Son corps en entier y passa, jusqu’au moment où il enfonça sa tête sous l’eau, histoire de frotter vigoureusement sa chevelure immaculée. Au bout de quelques secondes, le chevalier sortir du liquide chaud et bienfaiteur, puis se passa les mains sur le crâne, histoire de repousser ses cheveux trempés vers l’arrière. Ce n’est qu’à ce moment précis qu’il entendit un bruissement suspect derrière lui. Quelqu’un était là?! Non pas que l’endroit était privé en soit, mais il était certain d’être seul! Il sursauta, puis il sentit deux mains délicates se poser dans son dos, à la naissance de ses ailes. Une voix douce qu’il aimait beaucoup trop se fit entendre, le comparant à un ange de Parandar. Comme il aimait ce timbre de voix! Comme il aimait la femme à qui il appartenait! Comme elle lui avait que trop manqué!

- Parandar vous fait dire qu’il est désolé pour les longs moments d’attente et pour la froideur de vos draps lors des trop longues nuits passées loin de votre mari. C’est pour ça qu’il vous gracie de ma présence, afin que je remédie à la situation, sublime créature mortelle. Accepteriez-vous un humble ange comme moi près de vous, sous les draps chaleureux de votre couche, ce soir, belle dame?

Il se retourna lentement pour lui faire face, un sourire à la fois terriblement heureux et charmeur au visage. Sa femme était à genoux sur la céramique froide du grand bain, le surplombant de sa hauteur. Qu’elle était belle… maintenant encore plus que jamais. Soren ne put s’empêcher de glousser sous le commentaire de sa belle, constatant que, visiblement, il n’était pas le seul à s’être langui d’elle.

- Non, pas encore. En fait, je profitais d’un moment de solitude avant de la contacter. Comme j’ai bien fait! Surtout en constatant que tu es là… Si sa petite frimousse m’a bel et bien manqué, il va s’en dire que ton sourire était de loin la chose de laquelle je m’ennuyais le plus.

Il tendit la main, puis vint glisser ses doigts sur la nuque de sa belle avant de s’étirer le cou pour venir quérir un baiser sur ses lèvres si délicieuses. Sa simple présence le troublait et des idées lubriques commençaient déjà à traverser son esprit, réalisant soudainement qu’il était en manque de ce corps si envoûtant qu’était celui de sa bien-aimée… Toutefois, il ne devait pas lésiner sur un détail : ils se trouvaient dans les bains publics… quelqu’un pourrait rentrer à tout bout de champs! Comme si elle avait lu dans ses pensées, Douhbée déclara qu’elle avait pris soin de verrouiller la porte, histoire de s’assurer de leur solitude la plus totale. Elle pensait réellement à tout! Mais bon, ils pouvaient bien discuter quelques instants avant de passer aux choses sérieuses, non?

- Le voyage s’est très bien passé, commença-t-il en répondant à l’interrogation de son épouse. Miya a été très sollicitée. Si pour le moment il ne s’agit encore que de petites altercations contre les irianiens, plusieurs soldats étaient tout de même blessés et les guérisseurs avaient besoin d’un coup de main… Les forces ennemies se rassemblent aux frontières. Il faudra s’attendre à une frappe imminente de leur part…

Un silence tomba sur le duo… Non… Non il n’allait pas laisser ces mauvaises nouvelles ruiner le moment présent! Sa rencontre avec Losly, le nouveau chef de l’ordre, et Adelyn, sa seconde, pouvait attendre jusqu’à ce soir! Il leur ferait le topo à ce moment-là, d’ici là, il voulait se changer les idées.

- Et les petits? Ça s’est bien passé avec eux? Bon sang, ils doivent avoir encore grandi…

Il écouta attentivement les paroles prononcées par Douhbée, buvant ces derniers à l’instar d’un bon vin qu’on dégustait avec un plaisir indéniable. Un sourire trônait sur ses lèvres, heureux de voir que ses bambins se portaient à merveille. La jeune femme en profita pour parler un peu de ses journées et Vigie éclata de rire lorsqu’elle lui raconta la dernière péripétie de la journée.

- Les pets de caca sont pleins de pipi? Vraiment? Dit-il en éclatant de rire. Mais où vont-ils chercher des trucs pareils? Pardon, je sais que c’est puéril, mais je trouve ça réellement hilarant!

Entre-temps, Douhbée – qui s’était préalablement agenouillée au sol – avait changé de position pour s’asseoir directement sur la céramique froide, ses jambes étant ballantes devant elle et ses pieds étant trempées dans l’eau chaude du gigantesque bain. Le chevalier se contenta de l’observer en silence un moment, puis vint se glisser entre ses jambes, appuyant son ventre sur la paroi de pierre du bain. Il glissa ses mains sur les genoux de sa belle, puis les remonta sur ses cuisses avant de se frayer doucement un chemin sous sa jolie robe, jusqu’à ses hanches. Il nota mentalement les frissons qui parcouraient l’épiderme délicat de la pardusse et un sourire conquis trôna sur ses lèvres.

- Dit… je dis ça comme ça, mais puisque tu es là… Tu pourrais venir me rejoindre dans l’eau… non?

Il se mordilla la lèvre inférieure, ultime témoin de toutes les pensées indécentes qui traversaient son esprit à une vitesse folle. Oh il nota bien la façon dont la pardusse s’était mise à rougir et il trouva ça d’autant plus craquant. Visiblement, la future magicienne-enseignante jonglait avec l’idée de retirer sa robe, mais Vigie ne lui laissa absolument pas le temps de débattre avec la chose. Il se pencha vers l’avant et vint déposer des baisers lents sur la taille fine de sa belle, par-dessus le morceau de vêtement. Puis, avant qu’elle ne comprenne ce qui se passe, il glissa ses mains sous son fessier galbé et l’attira à lui, la forçant à se glisser dans l’eau toute habillée. Sa robe colla à sa peau et devint légèrement transparente sous l’effet de l’eau, ce qui attisa encore davantage le pheryxian qui était déjà bien tendu de désir. Il s’empara de cette bouche si attirante et embrassa ses lèvres avec langueur, glissant sa langue dans la bouche de sa femme afin de la faire valser avec la sienne.

- Il me semble que tu es encore plus belle qu’avant, souffla-t-il tout bas à son intention, sa bouche maintenant à quelques centimètres de son oreille délicate. Tu n’as aucune idée à quel point tu peux être attirante, là, maintenant. Dis-moi, est-ce que je t’ai manqué, Douh?

Sa voix était coquine alors qu’il glissait sa main sous la robe trempée de sa dulcinée dans l’unique but de rejoindre la partie de son anatomie qui était la plus appréciée.

Tiens, elle portait une culotte en dentelle! Il espérait que ce soit la noire qui moulait si bien son arrière-train. Sa préférée, quoi!
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Mer 8 Fév - 17:36

À genoux derrière son mari, qui lui assurait être bel et bien l’ange envoyé par le Panthéon pour se faire pardonner l’interminable solitude et réchauffer ses draps, Douhbée gloussa en entreprenant de masser les omoplates qu’elle caressait un instant plus tôt, particulièrement tendues à la naissance des ailes du phéryxian. La jeune femme fit mine de réfléchir à sa question, arborant un air vraiment hésitant lorsqu’il se tourna vers elle, bien que Vigie ne s’attendait pourtant pas à une réponse à son invitation.

-Il vous faudra pour cela négocier avec votre fils, bel ange, parce que le petit Altaïr a profité des semaines d’absence de papa pour lui voler sa place… le taquina-t-elle avec un air pourtant sérieux.

Une autre bonne nouvelle dans cette journée qui s’annonçait plus que parfaite, Soren n’avait pas encore informé sa fille de son retour, car si ses enfants lui manquaient bel et bien, rien ne lui avait manqué autant que Douhbée. Laquelle fondit carrément sous ses paroles, sentant son cœur exploser dans sa poitrine comme dans les premiers jours de leur relation. Comment faisait-il pour réussir encore à la faire vibrer (et à la trouver vibrante?) après tout ce temps passé? Peu importe les années qui s’écoulaient, son mari trouvait toujours le moyen de lui faire la cours, de la conquérir comme si elle ne lui avait pas déjà donné son cœur et son âme. Qu’importe ce qu’en disait Parandar et sa fichue lumière, c’était lui sa moitié, son âme-sœur, selon son avis à elle. Abandonnant son faux air taquin, la pardusse se laissa guider vers les lèvres réconfortantes que Vigie lui offraient, l’eau chaude couvrant ses mains coulant doucement dans son dos, lui déclenchant des frissons.

-J’ai verrouillé la porte… lui chuchota-t-elle, sur le ton de la confidence, lorsqu’il rompit leur passionnant baiser. Ça n’empêche pas que le château soit peuplé de talentueux magiciens capables d’apparaître ici sans crier gare, mais moi aussi, je sais disparaître… et à cette heure… il n’y avait pas grand risques qu’ils aient de la visite. Tu vas quand même me raconter ton voyage d’abord, mon bel oiseau aux pensées lubriques… le taquina-t-elle, au moins aussi curieuse qu’excitée… et puis, les missions, elle devait bien l’avouer, lui manquaient un peu.

Toutefois, les nouvelles n’étaient pas bien bonnes. Même si Douhbée était fière que sa petite sœur ait brillée, ce n’était pas pour les bonnes raisons… les combats n’étaient même pas vraiment commencés, et il y avait déjà un grand besoin de guérisseurs… ça s’annonçait plutôt mal pour la suite, rien à voir avec les altercations contre Shola, qui, sommes toutes, avaient tué bien des gens mais pas de façon aussi destructrice… les sholiens n’ont pas de dragons. La pardusse tenta de garder un air neutre à l’annonce de la frappe imminente d’Irianeth, mais le silence qui en suivit fut plutôt lourd. Elle se força finalement à un sourire, quoi qu’un peu faux, pour essayer de dévier la conversation, et cela fonctionna.

-Rose est brillante en classe, elle est plutôt fière de déjà savoir beaucoup plus de choses que les autres, j’essaie de lui apprendre à ne pas trop être orgueilleuse quand même, ce n’est pas de l’autre faute si les autres enfants n’ont pas assisté aux cours des anciennes cohortes. C’est difficile aussi de ne pas faire de favoritisme envers elle, et de lui faire comprendre pourquoi je ne peux pas lui donner plus d’attention qu’aux autres, quand je suis l’enseignante et pas la maman. Et Altaïr… il a encore bien grandit depuis la dernière fois que tu l’a vu, en ce moment il a une phase qu’il pleure beaucoup parce qu’il perce ses premières dents, Nata m’a donné une lotion pour l’aider, mais il boude quand même les domestiques et ne veut que moi… soupira Douhbée en changeant de position, ses pieds devenant engourdis à force d’être assise dessus, et elle les laissa nonchalamment tremper dans l’eau, retroussant sa jupe à ses genoux. Elle n’osait pas lui avouer qu’elle craignait qu’il boude même son père, puisqu’il ne l’avait pas vu depuis trop longtemps et était de plus en plus capricieux. Ils verraient bien en temps et heure.

L’apprentie-magicienne lui raconta encore quelques aventures de sa merveilleuse classe, surtout la dernière, l’accident du jeu télépathique juste avant qu’il n’arrive, ce qui déclencha l’hilarité de Vigie. Bon sang, il n’était pas bien plus mature que les gamins! Elle non plus, d’ailleurs… c’est ce qui arrive à force d’être entourée d’enfants à journée longue, on vient à retourner à la «phase anale». Douhbée se surpris à rire avec lui à nouveau de cette amusante péripétie qui emplissait normalement ses journées, mais s’était surtout l’entendre rire qui l’amusait, détendait l’atmosphère devenue lourde par son absence et rouvrant son cœur au bonheur. Même le silence, lorsque se tut l’écho de leurs rires, semblait plus léger et même agréable à écouter. Puis, Soren changea d’expression, ce qui fit sourire la pardusse qui reconnaissait celle-ci entre milles. Le visage de son mari était pour elle comme un livre ouvert, qui lui confiait chacune de ses pensées, écrites sur ses traits. Avant même que ses mains ne se glissent sur ses cuisses, gagnant ses hanches dans une délicieuse caresse qui l’a fit frissonner, Douhbée savait déjà que, qu’importe l’endroit où ils se trouvaient, son aimé allait s’organiser pour retrouver ce qui lui avait le plus manqué en mission… elle.

-J’ai déjà pris mon bain ce matin, moi, bel ange… susurra-t-elle en réponse à sa proposition indécente, mais incapable de s’empêcher de songer à tout de même se déshabiller pour le rejoindre. L’eau était chaude et son mari encore plus.

La pardusse gloussa lorsqu’il vint l’embrasser sur la taille, la chatouillant malgré sa robe qui ne… protégeait pas grands choses, somme toute. N’ayant jamais été particulièrement féminine, Douhbée ne s’habillait pas de ces épouvantables tenues excentriques aux multiples jupes et à corsets extravagant, se contentant de robes biens simples et confortables, et encore, il avait fallu la convaincre d’abandonner la tenue masculine des chevaliers. Hors, au travers du fin tissu qui la couvrait, la chaleur des baisers de Vigie était délicieusement perceptible, agitant l’apprentie-magicienne de soubresaults et d’un étrange vrombissement entre le rire et le ronronnement. Trop agitée par ces tendresses, elle ne réalisa le plan de Soren que lorsqu’elle se retrouva à l’eau, bien qu’elle aurait dû le voir venir des milles en avance, avec ou sans prémonition…

-Soren! Tu fais ton fin maintenant, je n’ai pas de vêtements de rechange, moi! le gronda-t-elle bien peu sévèrement, son sourire collé aux lèvres et son ton amusé d’enfant lui gâchant toutes chances d’avoir l’air sérieuse.

Le point positif de porter une robe légère, c’est que Douhbée n’avait pas la sensation de couler (de toute façon, avec Vigie qui la tenait toujours par les fesses, il n’y avait pas de dangers). Le point négatif, c’est qu’elle n’y cachait plus grands choses, moulant chacun des détails de son corps, du plus séduisant au plus embarrassant, aussi bien que si elle eut été nue. Le phéryxian fit taire toute autre tentative de protestation en l’embrassant si passionnément qu’il fit monter en flèche la température ambiante, déjà au sommet du tolérable dans les bains fumants. Profitant qu’il la tenait toujours, la pardusse s’agrippa solidement à son mari en enroulant ses jambes autour de son bassin et posant l’une de ses mains sur son épaule, l’autre dans ses cheveux.

-Plus belle que la fois où tu m’as éclaboussée en te faisant jeter dans la fontaine par cet idiot de Julius? le taquina-t-elle en se rappelant comment il avait eu du mal à garder son sang-froid cette fois-là. Est-ce que cela fait déjà si longtemps? J’ai l’impression que c’était hier… s’étonna-t-elle en comptant mentalement que ça faisait près de dix ans.

Ne voulant pas passer par quatre chemins, (tiens, son mari était maintenant impatient? C’est qu’elle lui avait vraiment manqué… ) Vigie engouffra assez rapidement une main chaude sous sa jupe, déjà préalablement relevée jusqu’au-dessus des genoux, se faufilant habilement vers sa culotte, en homme expérimenté qu’il était devenu. Le ronronnement de Douhbée, qui emplissait déjà la pièce en écho, s’accentua en se transformant en un grôle de gémissement félin.

-Est-ce que c’était vraiment une question, ça, Soren, ou tu aimes seulement m’entendre dire combien je te désire ? Il va falloir que tu fasse attention à ton orgueil si tu veux que ta tête passe encore par la porte tout à l’heure, gronda-t-elle, mi-soupirante mi-gémissante, fermant les yeux pour se jeter à nouveau sur les lèvres délicieuses de son époux, embrassant, léchant et taquinant de ses dents cette bouche envoutante qui savait lui faire perdre la tête à tout coup.

Serrant plus fortement ses jambes autour du bassin de Vigie et sachant qu’il la retiendrait de tomber complètement dans l’eau de toute façon, Douhbée se libéra les mains pour s’acharner contre le lacet à l’avant de sa robe, maladroite de ses droits rendus fébriles par l’attente. Le phéryxian ne se fit pas prier pour l’aider à passer sa robe trempée au dessus de sa tête et la libérer également, dans un élan pressé de passion, de ce qu’elle avait encore de vêtements, rejoignant son Adam avec sa tenue d’Ève. Comme il avait du cesser ses caresses envoutantes pour la déshabiller, la pardusse profita d’avoir momentanément repris le contrôle d’elle-même pour poser ses pieds au font de la baignoire et pousser le phéryxian dos à la paroi de pierre, de façon à ce qu’il ne puisse lui échapper. Fiévreuse de désir, la jeune femme caressa de ses lèvres et sa langue le cou, palpitant d’une respiration rapide, puis le torse de son ange, alors que ses mains exploraient ses cuisses et titillaient sa virilité… virilité qui, somme toute… n’avait pas vraiment besoin d’être titillée, déjà éveillée depuis un bon moment, ce qui n’avait pas échappé à l’attention de Douhbée puisque… eh bien il était flambant nu depuis son arrivée.

-Tu m’as terriblement manqué, espèce d’époux indigne à laisser ta femme derrière quand tu cours vers le danger! Chacune de tes absences me semble plus longues et plus lourdes que la précédente, quelque soit le temps que tu pars. C’est encore pire depuis que je ne pars plus de mon côté, la sécurité égoïste qui m’entoure me dégoûte quand je sais ce que toi tu risque tous les jours, gémit-elle, d’une voix où perçait autant de tristesse que d’excitation, toujours sensible aux caresses de Vigie.

Ce n’était pas vraiment que Douhbée ne réalisait pas l’importance de son nouveau rôle auprès de la relève, mais l’adrénaline du danger lorsqu’elle-même était en mission l’empêchait de trop penser à ce que faisait Vigie et Miya de son côté… C’était pourquoi ils s’étaient entendus à ne jamais lui dire quand ils étaient sensés rentrer… Parce qu’elle ne faisait alors que penser à cela et angoissait davantage. Si elle n’avait pas tenu autant à l’Ordre et à la sécurité du Royaume, la pardusse aurait pu être égoïste et proposer à son mari de prendre les petits, leurs effets et fuir, loin, vers les autres continents, un territoire sans guerre où ils pourraient voir leurs enfants grandir, tous les deux, et où cultiver des tomates se révélerait être leur seul défi…
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Vigie
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Mer 15 Fév - 20:59

Il embrassait le côté de la tête de sa tendre épouse, tout près de son oreille qu’il savait particulièrement sensible. Il descendait doucement ses lèvres jusqu’à la mâchoire de la pardusse, souriant malgré lui contre sa peau chaude et frissonnante. Même lorsqu’elle était sur le point de se pâmer contre lui, Douhbée conservait un sens de la répartie qu’il aimait particulièrement. Ses doigts soulevèrent le coin de la culotte en dentelle de la pardusse afin de pouvoir s’aventurer un peu plus loin dans leur exploration sensuelle, quand le ronronnement typique de la magicienne se fit entendre. Ce bruit d’ordinaire apaisant était l’ultime témoin du sentiment de plaisir qu’elle ressentait assurément en ce moment précis. Au diable le sous-vêtement sexy, Soren ne se gêna pas pour le retirer et le lancer plus loin dans la pièce.

Sentant sa compagne se cambrer contre lui, Vigie tourna instinctivement la tête afin d’accueillir le baiser fiévreux que cette dernière comptait bien lui voler. Mordillant, léchant et embrassant la bouche du chevalier, la pardusse semblait tranquillement perdre ses moyens pour le plus grand plaisir de son mari. Dans toute sa frénésie, Douhbée se détacha un peu de Soren (qui la retenait sans mal alors qu’elle serrait ses cuisses contre ses hanches dénudées) et entreprit de défaire l’habile laçage qui enserrait sa poitrine dans sa robe élégante. Voyant que sa femme semblait éprouver certaine difficulté vu sa maladresse fiévreuse, le chevalier ne se fit pas prier pour lui venir en aide d’une main, tirant le morceau de tissu trempé par-dessus sa tête afin de libérer son corps si attrayant.

Spoiler:
 

Haletant, l’Alombrien resta lové contre sa belle, quelques instants. Il embrassa la peau de son cou, puis la serra contre lui.

- Je t’aime, Doubhée, souffla-t-il contre elle. Il aurait voulu rester ainsi, tout contre elle, pour le restant de ses jours. Une pensée traversa son esprit et malgré lui, Vigie se mit à glousser. Dire qu’avant, nous pouvions passer une journée entière au lit à faire l’amour comme s’il n’y avait plus de lendemain. Notre vie a bien changé depuis l’arrivée des petits, non? Il se recula doucement et jeta un regard à la fois malicieux et rempli de tendresse à son épouse. Autant ils nous apportent leur lot de joie infini, qu’ils nous poussent à être créatifs simplement pour que nous puissions partager quelques moments charnels tous les deux. Est-ce que c’est pour ça qu’on dit que les enfants nous poussent à sortir découvrir le meilleur de nous-mêmes?

Un sourire en coin aux lèvres, le chevalier vola un autre baiser à sa belle, puis se retira finalement avant de se nettoyer.
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Sam 18 Fév - 15:30

-Tu ne l’es pas déjà? ronronna doucement Douhbée lorsque son mari lui demanda de cesser ses caresses sur sa virilité bien sensible, caresses qui s’étaient accentuées lorsqu’il avait commencé à titiller délicieusement sa poitrine. C’est toi qui me rend folle, d’abord, gémit-elle lorsqu’il la força à arrêter, échangeant leur place pour qu’elle ait le dos contre la paroi du bain et qu’il la domine de sa force… et sa sensualité écrasante.

Sa bouche plaquée contre la sienne, la pardusse laissa son mari prendre les rennes sans résister, parce que c’était de toute façon ce qu’elle avait le plus envie, qu’il la prenne immédiatement, avec l’énergie du désespoir, du manque qui avait arraché ses entrailles pendants des semaines, de l’amour à distance qui lui pesait de plus en plus… Leurs langues valsèrent avec un tel délice et une telle insistance que Douhbée failli mordre Vigie lorsqu’il glissa sa main vers le bas de son ventre, son gémissement d’excitation lui ayant brusquement fait serrer les dents, sur le vide heureusement. Soren eut alors la bonne idée de ne pas essayer de l’embrasser à nouveau, se contentant d’admirer sa femme qui rougissait en sachant qu’il l’observait se cambrer sous ses caresses insistantes et voyait naître sur chaque trait de son visage le désir grimpant qui la faisait ronronner, soupirer et gémir.

-Mais qu’est-ce que tu attends alors? grogna Douhbée lorsque son mari lui fit part de son envie de la prendre immédiatement, serrant ses jambes à nouveau autour de son bassin pour sentir sa virilité contre elle. Te gêne surtout pas pour moi, j’ai rien contre une démonstration de ta lubricité, mon bel ange, ronronna-t-elle alors que la fin se perdait dans un gémissement, puisqu’il se glissa doucement en elle, les faisant vibrer tous les deux à l’unisson. Plus vite Soren… gémit-elle faiblement lorsque les allées et venus sensuelles mais lentes de son mari lui furent insupportable et qu’elle crispa ses jambes plus fort sur son bassin pour l’inviter à la prendre plus fortement.

Elle n’avait pas besoin qu’il s’éternise et fasse monter le désir, il était déjà très élevé, simplement à cause du manque, alors elle voulait immédiatement le sentir jouir en elle, car son corps délaissé trop longtemps le fit lui-même asse rapidement, soulagé de se retrouvé enfin comblé après tout ce temps. Le couple resta longtemps blotti l’un contre l’autre, même après qu’ils eurent atteint leur plaisir, le phéryxian se délectant de la peau toujours aussi sensible du cou palpitant sous la respiration saccadée de Douhbée. La pardusse lui laissa lui parler de l’avant, avant les enfants, avant la guerre, sans avoir le cœur de lui répondre, parce qu’elle n’avait envie que de parler de bonheur. Elle sourit donc lorsqu’il accrocha finalement son regard au sien, se laissant vite contaminer par le rire contagieux de Vigie.

-Peut-être bien… marmonna-t-elle comme réponse, surprise de trouver sa voix normalement posée alors qu’elle s’attendait à n’être plus capable de faire autre chose que gémir. Je découvre tous les ours à quel point je suis créative avec eux! affirma-t-elle en restant vague sur le pourquoi, alors que Soren se séparait d’elle pour se nettoyer correctement après la folie de leurs ébats.

La pardusse profita qu’il ne la regardait pas pour sauter hors du bassin et enfiler les vêtements secs et propres de son mari. C’était sa ou sa robe trempée. Bientôt, Soren se rendit compte de son stratagème et voulut protester, ce qui fit remarquer à Douhbée que ses vêtements de voyage empestaient la charogne et avaient l’air d’avoir été nettoyé avec du sable. La jeune femme gloussa en courant vers la porte, s’enfuyant comme une voleuse en déverrouillant le loquet, avant d’envoyer un baiser soufflé à son mari.

-T’en fait pas je vais revenir te porter autre chose. Tu ne m’aurais quand même pas laissée me promener nue, ou pire, trempée, dans les couloirs, non? Après, on trouvera quelqu’un pour garder les enfants, et on passera, comme tu me l’as si bien rappelé, «la journée entière au lit à faire l’amour comme s’il n’y avait plus de lendemain», d’accord? gloussa-t-elle bien qu’elle savait que c’était impossible, puisqu’il devait rendre son rapport aux Chefs et qu’elle avait une classe à donner dans (trop) peu de temps.

L’apprentie-magicienne disparu alors, courant dans ses vêtements trop grands pour rejoindre leur appartement prêté par l’Ordre, gloussant et rougissant lorsqu’elle croisait quelqu’un qui la dévisageait drôlement. Évidemment, elle aurait pu tenter de se téléporter pour ne pas avoir à voler les vêtements de son mari, mais deux fois dans la même journée, ça lui semblait abuser, et en plus, elle était trop fébrile pour s’y risquer… elle aurait bien pu atterrir nue dans la salle à manger royal, tiens! Ou devant les enfants!

Lorsqu’elle arriva enfin à leur chambre, Douhbée changea ses vêtements pour mettre une robe qui éviterait qu’on la dévisage à tout va, et repris de nouveaux vêtements pour Soren (elle avait trempé les siens avec ses cheveux dégoulinants et n’ayant pas pris la peine d’essuyé sa peau d’abord). Puis, elle courut à nouveau vers les bains, ouvrit la porte qu’elle n’avait évidemment pas reverrouillé et…

-Oh seigneur! Pardon pardon pardon! rougit-elle brusquement en laissant tomber les vêtements propres par terre alors qu’elle plaquait ses mains sur ses yeux… trop tard, puisqu’elle avait vu de toute façon et ne pouvait pas l’effacer.

Complètement gênée et bredouille, la pardusse sortit en trombes des bains des hommes, où Soren avait été rejoint pendant sa très courte absence, par un autre Chevalier qui rentrait de mission. Elle attendit, pantelante, dans le couloir que son mari la rejoigne, bientôt prise d’un incroyable fou rire qu’elle n’arrivait plus à retenir. C’est comme ça que le phéryxian trouva Douhbée, quelques instants plus tard, assise à même le sol, se tenant le ventre douloureux de trop rire, mais le visage toujours rouge coquelicot.
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Jeu 2 Mar - 11:49

Il était dos à sa belle, alors qu’il s’affairait à se nettoyer correctement. Un doux sentiment de bien-être typique aux scènes charnelles terminées l’envahissait et il se sentit sourire bêtement. Si quelqu’un devait rentrer dans l’immédiat dans les bains, il devinerait immédiatement – juste par l’air un peu crétin qu’il affichait – qu’il venait de s’envoyer en l’air OU qu’il venait de s’amuser avec sa main droite. Bon sang, la honte qu’il aurait! Une fois sa besogne terminée et qu’il fut complètement propre, l’oiseau se passa une main dans les cheveux, puis se retourna dans le but de faire face à sa femme… Qu’il vit en train d’enfiler ses vêtements propres à lui! Non, mais elle faisait quoi là?

- Noooon, Douh! Se plaignit-il en la voyant s’effectuer. Tu ne peux pas me laisser comme ça ici! Je ne peux pas renfiler mes vieilles fringues, elles sentent la charogne… On dirait que je les ai frottés dans la bouse de vache pour ensuite tenter de les nettoyer avec du sable… Ne me fait pas ça, mon amour!

Sur ses mots, le chevalier s’extirpa hors du bain et effectua une moue boudeuse en voyant sa chérie courir vers la porte, un sourire taquin dessiné sur ses lèvres. Il accourut en sa direction, mais son épouse fut plus rapide. Elle défit le loquet de la porte, puis se glissa dans l’entrebâillement en envoyant un baiser soufflé derrière elle! Qu’elle était mesquine quand elle voulait!! Toutefois, avant de disparaître, elle s’arrêta soudainement pour lui faire face, prétextant qu’elle allait revenir avec d’autres fringues pour lui et qu’elle avait très envie de mettre son plan à exécution concernant une journée de rapprochements intimes. L’idée lui plaisait assurément, cependant, il n’avait pas envie de rester bêtement là à l’attendre.

- Oui, mais toi, tu peux te téléporter à notre chambre! Geint-il comme un gamin en croisant ses bras sur sa poitrine dénudée.

Visiblement, son plaidoyer, bien que plutôt bref, ne fut pas suffisant pour convaincre sa belle de lui laisser ses fringues. En moins de deux, elle disparut en courant et Vigie put l’entendre glousser. Meeeerde! Il espérait réellement qu’elle ferait vite! Poussant un soupir, l’éclaireur marcha vers ses vieilles fringues et leur jeta un regard rempli de dégoût. Non… Non il ne pourrait pas enfiler ça! Jamais dans cent ans! En fait, les brûler était surement la meilleure des options. Le pheryxian décida donc d’agripper une serviette et entreprit de se sécher. La porte des bains s’ouvrit à nouveau et, instinctivement, le jeune homme tourna la tête en espérant y voir le bout du nez de sa tendre épouse… mais ce n’était qu’un autre représentant de l’ordre. Il se contenta de le saluer d’un bref mouvement de la tête, puis termina sa besogne prestement.

Dans un mouvement vif, la porte s’ouvrit à nouveau et cette fois, ce fut bien la pardusse qui apparut dans l’entrebâillement de la porte. Cette dernière poussa une exclamation de surprise alors que leur comparse chevalier se dévêtait et échappa les vêtements propres au sol pendant qu’elle plaquait ses mains sur ses yeux. Ce fut plus fort que lui, Vigie éclata de rire.

- Pardonne ma femme, Justin. Elle aime bien venir mâter les chevaliers dans ses temps libres… J’essaie de lui faire comprendre que ça ne se fait pas, mais visiblement, elle ne peut s’en empêcher.

Il éclata de rire à nouveau en la voyant déguerpir, rouge comme une pivoine. Justin lui jeta un surpris et un brin courroucé. Enfin… Pas que se faire mater semblait réellement le déranger, mais les femmes n’avaient pas l’autorisation de se pointer de ce côté-ci des bains. Malgré tout, l’hilarité du pheryxian arriva à bout de détendre l’atmosphère. Ainsi, Vigie attrapa les fringues propres d’une main et les enfila prestement. Il agrippa ensuite ses loques et la serviette qu’il avait utilisée et alla déposer le tout à l’endroit prévu à cet effet. Au bout d’un moment, le chevalier sortit enfin des bains et ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en remarquant l’hilarité de la belle magicienne en devenir.

- Tu aurais pu me demander s’il y avait quelqu’un avec moi, aussi! Déclara-t-il en éclatant de rire à son tour. Ça t’aurais évité de devoir te rincer l’œil sur un autre type… et de devoir prendre une teinte qui rivalise avec la plus belle des roses rouges!

Elle lui flanqua un petit coup sur l’épaule et le jeune homme esquissa un sourire. Sans plus attendre, Vigie entoura son poitrail de son bras et attira sa femme à lui afin de capturer ses lèvres dans un doux baiser. Ils restèrent comme ça un petit moment, lovés l’un contre l’autre, quand un sifflement se fit entendre. Des soldats qui passaient non loin avaient profité de ce petit moment intime pour leur faire comprendre qu’ils POUVAIENT se trouver une chambre, également. Vigie esquissa un simple sourire amusé et d’un bref mouvement de main, leur fit comprendre de dégager.

- Tu sais quoi? Je crève la dalle. On va manger un truc? Tu vois, j’aurais besoin d’un peu plus de force afin de pouvoir être à la hauteur de tes attentes pour le reste de la journée…

Le sourire en coin qu’il lui gratifiait en disait long sur le fond de sa pensée. À cette simple allusion, sa belle se remit à rougir de plus belle. Vigie gloussa un peu, puis glissa ses doigts dans ceux de Doubhée avant de se mettre en marche, tranquillement, en direction des cuisines.

- J’ai rêvé de ce moment tout au long de mon voyage, fit-il à son intention, plongeant son regard doré dans les iris de sa belle dans un simple contact visuel complètement amoureux. Je ne vis que pour ces moments de douceur avec toi et pour les instants passés avec nos enfants, Douh. Tu le sais, pas vrai? Si ce n’était pas de cette foutue guerre qui fait rage, je n’aurais pas l’impression de passer à côté des moments essentiels de ma vie…

Il détourna les yeux, réalisant que chaque départ impliquait qu’il ratait des moments cruciaux de la vie de ses enfants. Ils grandissaient beaucoup trop vite. Il avait l’impression de vivre son existence en parallèle de celle de sa petite famille. Enfin, il adorait son boulot! C’était stimulant et ça lui offrait un flot d’adrénaline incroyable… Mais chaque départ impliquait un danger : celui de ne jamais pouvoir revenir auprès des siens. Il le savait trop bien. Doubhée le savait trop bien, également.

Au bout d’un moment, les deux amoureux arrivèrent en vue des cuisines et s’engouffrèrent dans la pièce, sélectionnant une table située près des grandes vitres qui donnaient sur la cour arrière du palais. Vigie tira la chaise de sa douce et l’invita à s’installer alors qu’il repoussait doucement le siège sous elle. Il prit place devant elle, puis prit ses mains dans les siennes. Dans un mouvement doux, il leva la main droite de la pardusse et vint y déposer un baiser tendre, affectueux. Les deux époux se regardèrent, les yeux dans les yeux, et n’osant briser ce silence – tout de même confortable – qui s’était installé. Ils n’avaient pas besoin de parler pour être bien. Leur présence leur suffisait.

Un raclement de gorge se fit sentir à leur droite et Vigie tourna la tête vers une servante qui leur demanda ce qu’ils désiraient manger, non sans un sourire amusé. Vigie consulta sa compagne qui, somme toute, ne semblait pas avoir d’envies particulières en matière de nourriture, et commanda donc du pain frais, du fromage, quelques fruits et un peu de saucisson. La servante s’éloigna donc vers les cuisines d’un pas rapide. Le pheryxian se recula ensuite sur son siège, admirant sa belle qui regardait par la fenêtre. Il avait encore parfois du mal à réaliser à quel point il avait de la chance. Jamais – du temps de sa jeunesse – il n’aurait pu s’imaginer, ne serait-ce qu’un instant, qu’il aurait un jour pour épouse une femme aussi merveilleuse que Douhbée.

Au bout d’un moment, la servante revint vers eux et déposa entre eux une planche de bois garnie de victuailles. Deux coupes de vin accompagnaient le tout et Vigie ne se fit pas prier pour plonger ses lèvres dans le liquide vermeil. Mari et femme entamèrent donc le repas, discutant de tout et de rien au passage. C’est alors que le pheryxian croquait dans une fraise juteuse qu’il sentait quelque chose se glisser le long de sa jambe, sous la table. Surpris, il jeta un regard interrogateur à sa belle qui détourna le regard, les joues rougies. Était-elle en train de…? C’était son pied qu’il sentait se glisser « nonchalamment » le long de sa cuisse? Vigie esquissa un sourire à la fois amusé et un brin charmeur.

- Douh? Demanda-t-il tout simplement et ne put s’empêcher de glousser en la voyant se tortiller sur sa chaise, un brin mal à l’aise, malgré tout.

**[Douhbée] Ce que tu fais là est carrément indécent, tu le sais? Fit-il mentalement pour plus d’intimité. Fais attention, sinon, je doute être capable de me contenir. Ne crois pas que je n’ai pas remarqué le placard des domestiques, dans le couloir, non loin des cuisines. Si tu continues ton manège, je vais devoir t’y traîner malgré moi… Et je serai dans l’obligation de te montrer ce que je peux faire, moi aussi pour m’amuser à tes dépens … **

Il remarqua une étincelle dans le regard que venait de lui jeter son amoureuse. Ça y est… des pensées lubriques traversaient déjà son esprit. D’ailleurs, il venait de trouver un petit jeu plutôt amusant, là tout de suite. Vigie toussota, puis agrippa un morceau fromage qu’il enfourna dans sa bouche, l’air de rien.

**[Douhbée] Tu sais ce que je te ferais? Je commencerais par dégrafer le haut de cette magnifique tenue qui en cache beaucoup trop à mon goût. Par la suite, je glisserais mes doigts sous le textile pour venir caresser ta poitrine qui me fait beaucoup trop d’effet, jute pour le plaisir de la sentir se durcir. Il esquissait maintenant un sourire alors qu’il voyait sa belle redevenir rouge à nouveau. Ahahaha! Ça c’était franchement marrant comme jeu! Elle se tortillait à nouveau, visiblement sensible à ses propos. J’embrasserais la peau délicate de ton cou afin de te faire frissonner, puis je descendrais toujours un peu plus bas jusqu’à m’emparer de tes seins avec ma bouche. Ma langue ferait le plus gros du travail, assurément. T’entendre geindre m’allumerait vraiment et…**

- Est-ce que tout est à votre goût, sir? Fit la voix d’une servante qui fit carrément sursauter Vigie sur son siège, au point où il faillit tomber.

Bon sang! Il ne l’avait pas entendu s’approcher, celle-là!! Et voilà que Douhbée se foutait maintenant ouvertement de sa gueule.

- AH! Oui oui! Merci! Je… je reprendrais un peu de vin, s’il vous plaît!

C’était maintenant à son tour à lui d’être rouge jusqu’aux oreilles!
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Ven 3 Mar - 15:08

Le salaud allait lui payer ça! La faire passer pour une voyeuse devant un autre Chevalier, alors qu’elle était, au contraire, probablement la membre de l’Ordre la plus timide et discrète de toutes! Si Douhbée n’avait pas été complètement gênée et en pleine crise d’hilarité, elle l’aurait probablement frappé et jeté à l’eau, mais elle était trop occupé à fuir la scène de crime pour ne pas aggraver son cas. Et monsieur la ramenait encore, lorsqu’il sortit finalement des bains, en lui reprochant de ne pas lui avoir demandé si la voie était libre.

-Tu es complètement injuste, Soren! essaya-t-elle de se fâcher en le frappant finalement, mais son rire incontrôlable gâche son sérieux. Je t’ai dis que j’allais revenir, et je ne suis même pas partie deux minutes! TU aurais dû me prévenir que tu n’étais plus seul, idiot! gronda-t-elle en riant à moitié.

Douhbée se débattit pour la forme lorsqu’il l’attira à lui pour l’embrasser, mais se laissant finalement abandonner dans ses bras, car elle n’était pas vraiment fâchée. Gênée et honteuse, mais pas fâchée. En tous les cas, si elle avait eu la moindre once de frustration, elle la perdit dès qu’ils se firent interrompre par des soldats les encourageant à se trouver une chambre après avoir sifflé à leur vue, empêchant la pardusse de retrouver sa teinte pêche, définitivement maudite à rester coquelicot pour le reste de la journée.

-Moi aussi j’ai faim, toutes ces émotions m’ont creusées l’appétit, éclate-t-elle de rire. C’est moi qui vais avoir besoin de force pour me venger de la honte incroyable que tu m’as fichue. Vraiment, tu es pas possible Soren d’Alombria! grogna-t-elle sans arriver à ne pas rougir quand même en pensant «à ses attentes» justement et à la punition qu’elle comptait lui infliger.

Ils marchèrent finalement, main dans la main, vers les cuisines, que Douhbée espéraient déjà vidées des enfants : avec un peu de chance, sa classe avait eu le temps de manger pendant qu’ils s’amusaient dans les bains, et étaient présentement en train de jouer dehors, y compris Primrose! Oui, c’était totalement égoïste, mais la jeune femme savait qu’elle perdrait son mari au détriment de leurs enfants dès qu’ils apprendraient son retour, surtout la plus grande, puisque le petit manquait encore de compréhension par rapport à ce qui se passait. D’ailleurs, Soren lui parlait de ces moments qui lui manquaient terriblement lorsqu’il partait en mission, ce qui fit, l’espace d’un instant, fondre le cœur de la pardusse et oublier qu’elle était supposée se venger de sa petite blague. D’un côté, les missions de l’Ordre lui manquaient… et de l’autre, elle n’arrivait pas à s’imaginer vivre sans ses enfants pendant des semaines et manquer leur évolution comme son mari, qui en souffrait visiblement.

-Je sais… souffla-t-elle en serrant plus fort ses doigts dans ceux du phéryxian.

En arrivant enfin dans les cuisines, Douhbée se retint de soupirer de soulagement en la voyant presque vide et sans la moindre trace d’enfants. Elle s’assied sur la chaise que lui tira galamment son époux, sur le bord de la fenêtre, et aperçu au loin des petites silhouettes d’enfants courir et s’amuser, assez loin pour ne pas les remarquez eux. Elle sourit, attendrit, s’imaginant le bonheur de sa fille lorsqu’elle retrouverait son père… après les classes. Car il était hors de question de lui dire avant, sinon elle perdrait toute son attention pour le reste de l’après-midi, c’était assuré.  La pardusse retourna la tête vers Soren lorsqu’il lui prit la main pour l’embrasser, avec un regard tendre dans lequel elle se noya en silence, profitant du peu de calme qu’il leur restait, jusqu’à ce qu’une servante vienne leur demander ce qu’ils voulaient. L’apprentie-magicienne haussa les épaules, elle n’avait plus réellement faim tout d’un coup, l’amour lui remplissait le cœur à défaut de l’estomac, et elle sentait qu’elle pourrait s’en passer tant que Vigie était à ses côtés. Par contre, l’Ogre ailé, lui, revenait de voyage et commanda donc quelque chose, pendant qu’elle vérifiait à nouveau à l’extérieur l’activité des enfants (et vérifiait que Primrose n’avait pas remarqué la silhouette de son père).

L’odeur des victuailles rappela toutefois bientôt à l’enseignante qu’elle ne survivrait pas à sa classe en ne vivant que d’amour et d’eau fraîche, alors elle but une gorgée de vin et mangea quelques bouchées, bien que passant le plus clair de son temps à parler, encore et encore, des exploits des élèves, des évolutions d’Altaïr, des projets à faire à la maison lorsqu’ils y retourneraient… La pensée de la maison, où elle n’allait que très rarement avec les enfants lorsque son mari était absent, lui rappela les plaisirs qu’ils s’y donneraient, de fil en aiguille, la vengeance qu’elle lui devait encore. Douhbée glissa donc ses pieds hors des légers mocassins qu’elle portait pour venir frotter doucement les cuisses de son mari sous la table, attirant immédiatement une réaction étonnée de Soren, et si la pardusse rougit, c’était d’amusement.

***[Vigie]C’est toi qui l’a dit, j’adore mater les Chevaliers, c’est pas de ma faute si j’suis qu’une perverse. Ça fait des années que j’essaie de te faire comprendre que ça ne se fait pas, d’être aussi désirable dans des lieux inappropriés, mais tu ne peux pas t’en empêcher, hein?*** répliqua-t-elle avec un sourire malicieux. ***Tu m’enfermerais dans un placard, espèce de monstre? Vas-y, essaie pour voir, de mon côté je n’ai pas l’intention de me contenir, de toute façon. On verra qui s’amusera au dépens de l’autre,*** ajouta-t-elle en signe de défi, et Soren ne se fit pas prier.

Tout en continuant de manger, son mari poursuivit ses messages télépathiques, racontant dans le détail ce qu’il lui ferait une fois enfermés dans le placard. Douhbée perdit rapidement de sa superbe assurance pour s’empourprer aux images que faisaient naître les paroles de Vigie dans sa tête. Rien qu’avec sa voix, il arrivait à produire exactement le même effet que s’il l’avait touché. Dire que c’était supposé être SA vengeance à elle, et qu’elle était là, à se tortiller sur sa chaise, sentant sa poitrine beaucoup plus sensible qu’elle n’aurait été supposé l’être en mangeant du fromage. Elle ne s’en sortit que parce que la servante vint s’assurer que tout allait bien, ce qui fit sursauter Soren et le ramener à la réalité, rejoignant son épouse dans les teintes tomates. La parudsse ne se gêna d’ailleurs pas pour en rire, pour une fois que ce n’était pas elle.

***[Vigie]Tu es cruel, beau parleur, plutôt que de te l’imaginer, pourquoi tu ne règle pas ça tout de suite, c’est pas comme si on avait beaucoup de temps devant nous…*** lui souffla-t-elle mentalement, complètement allumée, tendue comme un ressort et prête à abandonner leur repas pour se précipiter dans la cachette mentionnée plus tôt.

Ça, c’était avant que des rires et des cris d’enfants ne commencent à retentir dans le couloir, au grand damne de Douhbée. C’était déjà l’heure? Elle était pourtant certaine qu’il lui restait un bon vingt minutes… Allons, de toute façon, vingt minutes n’auraient jamais été suffisant pour lui permettre d’infliger ce qu’elle avait envie de faire à son mari et vu comment il avait décidé de la titillé, Soren aurait eu exactement le même problème d’horaire. Elle jura tout de même à voix haute en se levant brusquement et vidant son verre de vin, espérant faire baisser un peu les rougeurs de son visage.

-Le temps passe trop vite quand tu es là, pourquoi je n’ai pas le pouvoir de l’arrêter plutôt que de me téléporter? Tu ne paies rien pour attendre, Soren d’Alombria, ton petit manège a trop bien fonctionné et je te promets de te rendre la monnaie de ta pièce!

Douhbée ronronna en contournant la table pour s’agenouiller à moitié sur les genoux de Soren, lui volant un dernier baiser avant de partir. Parce que non, elle n’était pas assez bête pour penser qu’il pourrait remettre à plus tard son entrevue avec le Chef, et elle avait déjà coupé le cours d’avant-midi, elle n’allait quand même pas annuler celui d’après-midi. De toute façon, même en faisant cela, elle ne gagnerait pas de temps avec cette tactique : Primrose se demanderait où était sa mère, découvrirait le retour de son père, et ils seraient quand même pris à attendre le soir.

-Tu réalises dans quel état du me renvoie travailler? Au moins je sais que je ne suis pas la seule à me languir en sachant que je devrai attendre jusqu’à ce que les enfants soient couchés… sussura-t-elle à son oreille, car elle avait bien senti l’excitation de Soren lorsqu’elle lui avait grimpé dessus. Profites de ton après-midi pour dormir, lorsque tu auras terminé avec Losly, parce que tu ne dormiras pas de la nuit, ça t’apprendra à m’envoyer en classe aussi échauffée, le réprimanda-t-elle en faisant mine de s’en aller, changea d’idée, l’embrassa à nouveau fougueusement, et se détacha non sans se plaindre d’un gémissement frustré.

Heureusement, les enfants étaient exténués, ayant eu beaucoup plus de temps pour courir, lorsqu’elle arriva en classe, ils étaient tous bien sages. Elle eut le temps de faire un retour sur l’activité du matin et profita de leur épuisement pour leur enfoncer de la théorie sur l’histoire du continent dans le crâne. Ça aurait été stupide d’essayer de leur faire pratiquer la magie à cette heure, et fichtrement dangereux : avec des enfants qui ne contrôlent pas leurs pouvoirs, ce n’est pas un risque à prendre. Douhbée racontait aux petits l’époque où Enkidiev ne possédait qu’un seul royaume en paix avec les continents avoisinant, et illustrait ses propos avec de grands livres géographiques, lorsqu’une voix sensuelle résonna dans sa tête… Hoo… Vigie avait déjà fini sa rencontre avec leur Chef?

***[Vigie] Vraiment Soren? Je donne une classe bon sang!*** gronda-t-elle mentalement, ayant bêtement perdu le fil de ses idées.

Son ton n’était toutefois pas assez fâché, puisque Vigie ne cessa pas son petit jeu lubrique, et Douhbée peinait de plus en plus à garder sa concentration, si bien qu’un élève s’inquiéta si elle se sentait bien et si elle faisait de la fièvre. Oh ça… Oui, elle commençait à avoir chaud.

-Vous savez quoi? Pourquoi on ne ferait pas un… un jeu… hum… Tant qu’à ne pouvoir parler, aussi bien se la fermer, car elle était incapable d’ignorer, et surtout pas de résister, à la voix charmante de son mari. Vous allez me dess… dessi…ner… votre vision du Royaume comme je vous l’ai décrit, en paix avec ses voisins et tout le tralala, énonça-t-elle rapidement, car plus elle traînait, plus elle perdait le contrôle de sa langue… Comment vous imaginez votre vie si nous vivions encore à cette époque? Sortez vos plumes, encriers et parchemins. Moi je vais m’asseoir un peu je pense que… j’ai pris un petit coup de chaleur à trop parler, voilà, expliqua-t-elle en s’écrasant dans son fauteuil, lança au passage un clin d’œil à sa fille pour lui signifier qu’elle allait bien et se pencha vers le berceau de son fils, qui dormait toujours à poings fermés. S’était-il seulement réveillé depuis son départ?

Lorsqu’elle fut certaine que plus personne ne la regardait, les enfants trop concentrés sur leur futur œuvre d’art, Douhbée ferma les yeux en soupirant, adossant sa tête contre le haut dossier de son fauteuil. Faute de réponse de sa femme, Vigie avait enfin cessé de lui décrire délicieusement ses envies. Peut-être même avait-il suivit son conseil et était allé se couché? Oh là, il n’en était pas question, à l’avoir titillée comme ça, il se devait de finir au moins!

***[Vigie] Alors, on en était où? Tu penses que je vais te laisser t’en sortir comme ça? J’ai trouvé le moyen d’occuper les enfants, alors, de mémoire, tes mains exploraient mes cuisses, quelque chose comme ça? Répète-moi encore comment tu as envie de t’amuser à mes dépens, pour que je te déteste encore plus de me faire souffrir de ton absence je t’en prie… et que j’aie encore plus envie de te le faire payer cette nuit… Je t’assure que, dès que les enfants seront couchés, je te montrerai moi aussi ce que je sais faire, j’ai bien peur que tu ne seras pas capable de mettre tes projets à exécution. Je vais attendre que tu penses avoir le contrôle sur moi, me laisser aller langoureusement dans tes bras, et quand tu ne t’y attendras pas, je…**

-Milady, vous vous êtes endormie? Demanda une toute petite voix à quelques centimètres d’elle, la faisant sursauter.

-Hein quoi? Heu non non, j’ai juste mal à la tête. Oh, il est très joli ton mouton, mon petit prince, dis-moi donc, tu serais un éleveur de mouton si tu n’étais pas Chevalier? Heureusement, les enfants sont naïfs et passent rapidement à autres choses, parce que niveau crédibilité, Douhbée était plutôt nulle, à la façon dont elle avait sursauté, un adulte aurait pensé assurément qu’elle dormait…
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Ven 28 Avr - 16:31

Pour avoir l’air idiot, alors là, il remportait la palme! À voir le sourire amusé de la servante qui versait son vin dans sa coupe, le chevalier comprit qu’elle trouvait la situation particulièrement hilare, bien qu’elle ne se doutait absolument pas des échanges mentaux qui se déroulaient devant elle. Fixant son assiette où trônaient quelques victuailles, le pheryxian tentait de chasser la teinte pourpre qui avait pris d’assaut ses pauvres joues timides. Évidemment, sa tendre épouse vit là un ultime moment pour se foutre de sa gueule! Il ne pouvait pas lui en vouloir pour son côté opportuniste : n’avait-il pas fait la même chose un peu plus tôt, lorsqu’elle avait osé entrer dans les bains pour hommes pour le rejoindre? Vigie esquissa une moue ponctuée d’un pauvre sourire, une lueur amusée brillant dans ses iris dorés. Après tout, les propos dont elle l’avait gratifié faisaient naître en lui une multitude d’idées peu recommandables! L’envie de se lever, là, maintenant, pour se rendre au foutu placard à balais le taraudait. Comme il avait envie d’elle! Encore et toujours.

**[Doubhée] Tu sais, ce n’est franchement pas l’envie qui manque! Répliqua-t-il avec un sourire malicieux. J’aurais envie de te prendre, là, tout de suite…**

Eeeeeeeeeet sa phrase remplie de sous-entendus s’arrêta là, car des cris et des rires d’enfants vinrent les sortir tous deux de leur coquine rêverie. À voir l’air qu’arborait la belle pardusse, le chevalier immaculé comprit qu’elle était franchement déçue de cette constatation. Awww! Ça impliquait donc que leur tête-à-tête était terminé? Sans trop le vouloir, Vigie esquissa une moue un peu boudeuse pendant que sa femme avalait sa coupe de vin d’un seul trait. Elle n’était pas la seule à trouver que le temps avait défilé à une trop grande vitesse! Malgré tout, il s’adossa sur son siège et se composa un sourire amusé alors qu’il portait sa propre coupe à ses lèvres, un air de défi au visage.

- Je ne perds rien pour attendre? Sérieusement? Tiens, j’ai hâte de voir. Tu sais que tu es particulièrement belle lorsque tu as cette expression déterminée au visage?

Lentement, sa conjointe se rapprocha, grimpa sur ses genoux, puis vint déposer un baiser sur ses lèvres gourmandes. Évidemment, depuis son perchoir improvisé, il était à parier qu’elle ressentait toute la présence de son attirance à son égard. Après tout, c ce genre de détail était difficile à masqué, vu leur proximité soudaine. La bouche délicieusement attirante de la belle se rapprocha de son oreille, susurrant des propos qui firent sourire le jeune homme. Oh elle n’avait pas la moindre idée d’à quel point il se languissait de la retrouver, de nouveau seule.

- Tu sais ma chérie, j’ai peut-être voyagé beaucoup aujourd’hui, mais le simple fait de t’avoir à mes côtés a des propriétés… énergisantes. Ne t’inquiète pas de ma vigueur…

Sur ce, il glissa ses lèvres sur la ligne de la mâchoire de sa belle dans le but de la titiller un peu plus. Cette dernière fit mine de s’éloigner, mais revint rapidement quérir un baiser fougueux sur les lèvres gourmandes de son mari avant de finalement le quitter réellement. Poussant un soupir un peu déçu, Vigie ramena son attention sur son plat, puis continua de picorer dans son assiette, tentant de chasser les images mentales trop alléchantes qui trônaient dans son esprit. Il termina ensuite son vin en une rasade, puis se redressa, faisant signe à la servante qu’il avait terminée son repas. Il esquissa un sourire en coin, remerciant cette dernière pour son bon service, puis s’éloigna de la salle à manger, les mains dans les poches. Autant se débarrasser de son rapport tout de suite! Ramenant son attention sur son devoir de chevalier, Soren se dirigea directement vers l’aile de l’Ordre, balançant à son patron et son second – Losly et Adelyn – un message télépathie pour les informer de ses intentions. Le trio se rencontra au bout d’un moment, bien installé dans le bureau du grand chef, afin de discuter de l’issue de la mission dont Vigie avait été octroyée. La discussion dura près d’une heure, parlant des enjeux découlant directement de cette foutue guerre et des risques pris pour l’accomplissement de cette tâche risquée. Finalement, les deux hommes et la femme se serrèrent l’avant-bras, puis Vigie prit congé, dans le but de se changer un peu les esprits.

Pendant qu’il déambulait dans les couloirs calmes de l’aile des chevaliers, une nouvelle idée maligne traversa son esprit. Toutes ses pensées étaient dirigées vers sa conjointe, se languissant de la ravoir à ses côtés. Certes, il se sentait un peu mal de ne pas avoir encore contacté sa progéniture… Pas qu’il ne désirait pas les revoir, bien au contraire! Seulement, les moments de solitude avec Doubhée étaient… presque inexistants, dans leur quotidien. Un sourire à la fois rempli de défi et de mesquinerie se glissa sur les traits réguliers de son visage pendant qu’il s’enfonçait lentement dans les jardins fleuris de la cour, les mains dans les poches.

**[Douhbée] Les jardins sont tranquilles à cette heure. Les serres, plus en retrait, sont carrément vides, pour dire vrai. Si ce n’était que de moi, je t’y emmènerais sans la moindre hésitation. Je te basculerai vers l’avant avant de glisser mes mains sous ta robe pour te délester de ta culotte… Je m’immiscerais en toi avec tellement de vigueur que tu aurais du mal à ne pas crier mon nom.**

Oh elle serait furax! Il le savait bien! Un air satisfait et totalement amusé ceignait son visage et il ne put s’empêcher d’éclater de rire en recevant le message télépathique de son épouse. Elle était encore en classe? Oh voilà qui était beaucoup trop amusant pour s’arrêter maintenant! Comme elle aurait du mal à garder contenance! Sans plus de honte, le chevalier continua son manège, lui racontant comment il s’agenouillerait pour se délecter buccalement de sa féminité, toujours dans cette serre où ils risquaient potentiellement de se faire prendre. Il était persuadé qu’elle avait chaud, en ce moment! Il la connaissait comme personne! Il précisa donc chaque détail, relatant comme sa langue glisserait sur ses zones personnelles de son anatomie, se surprenant lui-même à avoir plutôt chaud. Son petit manège verbal perdura de longues minutes avant de finalement jeter l’éponge, faute de réponse de la part de la femme de sa vie. Bon… tant pis! Peut-être devait-il réellement se rendre jusqu’à leurs appartements pour dormir un peu? Le pheryxian marcha parmi les amoncellements de fleurs, son regard doré glissant sur les fameuses serres qui trônaient tout au fond des grands jardins. C’était un beau fantasme, tout ça!

S’apprêtant à quitter la cour royale, le chevalier fut surpris par un nouveau message de sa dulcinée qui, visiblement, semblait en vouloir plus. Sincèrement? Petite coquine! Elle était en pleine classe. Ne trouvait-elle pas inapproprié de se faire susurrer mentalement des propos indécents alors qu’elle était en plein travail? Pour dire vrai, Soren était un peu excité par leur petit jeu coquin, mais également inoffensif. Si ça continuait, il serait dans l’obligation de se soulager lui-même, quelque part, masqué à la vue d’autrui. Cette nuit allait assurément être des plus intéressantes! Non pas qu’il n’aimait pas leur vie quotidienne, loin de là, mais ces quelques messages indécents partagés à la volée avaient cette façon… de les titiller tous les deux. De ranimer une flamme qui s’était un peu amoindrie avec la vie de famille et les bouches à nourrir. Oh certes, il aimerait toujours Douhbée à la folie et il la trouverait éternellement magnifique. Mais, malgré eux, les deux amoureux s’étaient un peu oubliés au fil du temps. Les obligations familiales…

Tiens? Douh? Elle n’avait pas terminé sa phrase? Avait-elle été interrompue? Enfin… Il devait garder en tête qu’elle bossait, dans l’immédiat. Il n’était donc pas impossible qu’elle ne puisse se concentrer comme elle le désirait réellement. Soren se dirigea donc tranquillement jusque dans leurs appartements, prenant son temps pour simplement apprécier le moment présent.

**[Douhbée] Tu es certaine de vouloir faire ça maintenant? Je peux continuer toute la journée si je veux, mais comme tu sembles occupée… Peut-être devrais-je te faire languir? Simplement te laisser à toi-même et te laisser terminer mentalement cette scène torride hypothétique? Commença-t-il en gloussant. Ou peut-être pourrais-je te raconter une autre histoire? Celle où je te surprendrais à ta salle de classe, pendant que les enfants sont occupés à jouer et que je t’emmènerais dans la pièce adjacente où tu ranges tes effets pour te pousser, face au mur pendant que je me love dans ton dos. Mes mains glisseraient le long de te hanches, puis de ta taille avant de remonter sur ta poitrine ferme que je titillerais tout en embrassant ta nuque frissonnante. Le danger serait de ne pas faire de bruit, puisque les enfants seraient à côté, tu comprends? Qui sait ce qui pourrait se passer, pendant ce fugace moment d’intimité? En fait, qui sait où je me trouve actuellement? Peut-être suis-je de l’autre côté de ta porte de classe, à attendre le bon moment pour rentrer?

Bon, il était bien loin de la salle de classe, c’était simplement pour agacer sa femme. Il se demanda, l’espace d’un instant, si elle irait voir d’elle-même. Après tout, peut-être aurait-il réellement pu la rejoindre, de la sorte? Le jeune homme déambula dans les couloirs de l’aile des chevaliers quand enfin, sa tendre épouse lui répondit, visiblement fiévreuse par le ton de sa voix. Pour sa part, il posa sa main sur la poignée de la porte de son appartement, puis entra dans la pièce qui leur était réservée, un sourire aux lèvres. Combien de temps tiendrait-elle le coup, sérieusement? Il connaissait Doubhée comme le fond de sa poche : elle était réellement tout feu, tout flamme, lorsqu’elle s’y mettait. Soren s’avança dans la grande pièce, puis tira les rideaux de l’immense porte vitrée qui menait au balcon. Il entrouvrit les parois de verre pour faire aérer un peu, puis poussa un soupir de contentement en entendant les propos de sa belle dans son esprit. Hmmm… savait-elle à quel point ça lui donnait chaud, tout ça? Le cœur du pheryxian battait un peu plus la chamade alors que des idées franchement indécentes lui traversaient plus clairement l’esprit. Bon… il était seul dans sa chambre, contrairement à elle. Pourquoi s’empêcher de…?

Le chevalier immaculé se laissa aller aux belles paroles de sa belle, installant sur le lit en position assise le dos appuyé contre la tête de bois qui reposait contre le mur de pierres de la pièce. D’une main habile (et surtout, habituée), il détacha sa propre ceinture, puis l’attache de son pantalon avant de glisser sa propre main sur la zone la plus virile de son corps masculin. L’homme ailé poussa un soupir de satisfaction, malgré lui.

**[Douhbée] As-tu la moindre idée de ce que tu me fais vivre en ce moment, mon amour? Où je suis? À nos appartements. En train de faire quelque chose d’indécent dont seul moi peut en profiter. Comme j’aimerais que ce soit ta main à toi… Tu me manques déjà, mon amour. Tu ne pourras jamais dire que tu n’arrives pas à me faire perdre la tête… **

Son souffle était un peu court et son activité solitaire devait un peu transparaître dans sa voix. Bon après, il espérait honnêtement ne pas trop irriter sa compagne, mais elle n’était pas la seule à en avoir envie! Et puis… pourquoi s’en priver? Mais sa présence à elle était réellement ce qui lui manquait le plus. Outre pour la sexualité. Son rire, ses grands yeux pétillants d’intelligence, son cœur qui battait près du sien, sa voix si douce qu’il aimait tant. La pardusse était l’amour de sa vie, depuis le premier jour où il l’avait vu. Rien ni personne ne pourrait la remplacer à ses yeux. Elle le complétait parfaitement, comme deux morceaux de puzzle destinés à être ensemble. Ses paroles coquines témoignaient bien de toute son affection pour elle.

Doubhée était la perfection. Ni plus, ni moins.
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MessageSujet: Re: Les anges [Vigie]   Mer 3 Mai - 9:37

L’hypothétique aventure dans les jardins du château avait quelque de rêveur et tout à fait audacieux qui faisait rêver Douhbée. Elle s’imaginait très bien, à la suite de Soren qui la guiderait sans lâcher sa main, entrer dans les serres en riant comme une enfant, incapable de résister devant l’air coquin de son époux, amusée par leur méfait. Désormais qu’elle ne serait plus (ou pas trop en tout cas) dérangée par ses élèves, l’apprentie-magicienne se délectait en ressassant la délicieuse scène que lui avait décrite son époux, espérant qu’il continue son histoire, désolée qu’il ce soit arrêté à cette description délicieuse des préliminaires. Lorsqu’elle lui demanda de reprendre, Vigie mit du temps à réagir, temps qu’elle mit à profit pour se repasser mentalement, aussi clairement qu’une vision du futur (ça pouvait très bien arriver aussi!) les paroles de son amoureux. Il lui répondit enfin, la taquinant en lui disant qu’il pouvait aussi bien la laisser se languir comme ça, sans lui raconter la suite, pour qu’elle se l’imagine. Elle se contenta de lui répondre mentalement un grognement, avant qu’il lui propose une autre histoire, qui se passait, elle, directement où elle se trouvait.

L’enseignante ouvrit rapidement les yeux pour s’assurer qu’aucun de ses petits anges ne la dévisageait, puisqu’elle s’était furieusement empourprée, mais ils avaient tous le nez collé dans leur dessin, ou dans celui du voisin, à se mumurer elle-ne-savait-trop-quoi-et-s’en-fichait-bien. Soulagée, elle s’efforça de retourner dans le jeu coquin, mais peinait à imaginer cette scène coquine, même si les mots et la voix de Soren la faisait frissonner et l’hypothétique mise en scène avait quelque chose d’excitant, elle préférait quand même y coller le décor des serres, pour deux raisons. La première était que les fleurs, ça sent bon et c’est romantique, contrairement à sa pièce de rangement. Et la seconde, c’est que d’elle qu’elle essayait de s’imaginer le Chevalier entrer en coup de vent dans sa salle de classe pour l’enlever devant les enfants, le scénario s’arrêtait là : Primrose ne les laissait pas passer, sautant dans les bras de son père et l’empêchant de poursuivre ses idées lubriques, fin.

Incapable de résister, Douhbée rouvrit encore une fois les yeux pour regarder la porte, même si elle savait très bien que son mari n’était pas derrière, l’envie de se lever pour l’ouvrir la tenaillait. Elle trouva quand même le moyen de rester assise pour lui répondre.

***[Vigie] Non, tu n’y es pas, tu connais trop bien ta fille pour ça, tu ne réussirais même pas à traverser la moitié du chemin vers mon bureau que tu l’aurais d’agrippé après tes ailes et ne pourrait plus t’en départir jusqu’à l’heure du coucher. Alors je vais reprendre ta petite mise en scène de tout à l’heure à la place, parce que je suis quelqu’un de logique! Tu me pousseras, donc, face aux fenêtres de la serre, dont les vitres froides ne réussiront pas à rafraîchir mes idées pendant que tu explores mon corps, de dos. Tu auras vite fait de délasser mon corset pour glisser tes mains en dessous, et je serai incapable de te résister parce que tu m’auras gardée immobilisée contre la fenêtre, froide sur ma poitrine pour contraster avec tes mains chaudes, en me plaquant avec ton corps. Mes genoux cèderont lorsque tu commenceras à embrasser ma nuque, mais je ne tomberai pas puisque tu me tiendras fermement, une main sur ma poitrine, l’autre entre mes cuisses. Même si les serres sont désertes et les jardins tranquilles, il y aura un risque que quelqu’un passe devant la vitre et nous voit, blotti l’un contre l’autre, mais tu t’en ficheras, et ne te gêneras pas pour remonter ma jupe au dessus de mes hanches pour mieux atteindre mon entre-jambes et me caresser juste comme tu sais le faire pour me faire jouir…*** le bombarda-t-elle mentalement, échappant à voix haute un soupir de contentement.

La petite voix inquiète de Primrose se fit entendre, demandant à sa mère si elle était certaine d’être bien. Une vraie petite protectrice, celle-là, quelle Chevalier géniale elle allait devenir. Douhbée sourit en voyant que la moitié des élèves avaient posé leur attention sur elle pour vérifier son état, et elle dut leur assurer qu’elle avait simplement attrapé un coup de chaleur qui lui donnait envie de dormir. Ce n’était pas vraiment mentir, puisqu’elle avait vraiment chaud, et que le soleil qui plombait par la fenêtre et éclairait son bureau aurait pu être coupable. Sauf que ce n’était pas le cas. Leur assurant qu’elle était seulement un peu fatiguée, elle les incita à continuer leur petit travail pendant qu’elle gardait les yeux fermés pour reprendre des forces, et leur adressa un clin d’œil en sous-entendant qu’elle «leur faisait confiance pour bien se comporter, même si elle ne regardait pas». De toute façon, les mouchards auraient tôt fait de l’avertir si des élèves se mettaient à faire des bêtises à son insu.

***[Vigie] Es-tu toujours dans les jardins, pour faire tes repères lorsque ce sera le moment de mettre la théorie en pratique?*** le nargua-t-elle juste avant qu’il lui reproche presque ce qu’elle était en train de lui fait vivre.

Ah, c’était sa faute maintenant? Mais c’était son idée à lui! Et puis, il n’était pas accompagné, mais seul, contrairement à Douhbée qui avait plein de petits yeux chastes qui l’entouraient. D’ailleurs, elle se mordit les lèvres, lui en voulant presque d’être en train de se satisfaire tout seul, ce qu’elle était incapable de faire dans la salle de classe, et pourtant elle s’y serait bien adonnée elle aussi, toutes ces discussions coquines avaient allumés un feu vorace dans son bas-ventre!

***[Vigie]Je te manques? Visiblement tu as trouvé le moyen de me remplacer quand même par Main Droite! Ou Main Gauche? Tu sais que c’est trop injuste, moi je me tortille presque d’inconfort sur ma chaise, et il n’y a rien que je peux faire pour me soulager, alors je dirais plutôt que c’est toi qui n’a pas la moindre idée de ce que tu me fais vivre en ce moment! *** le gronda-t-elle sans arriver à avoir un ton de reproche, au contraire, elle était toujours aussi langoureuse et amusée. Puisqu’il avait besoin de sa main à elle, Douhbée allait se débrouiller pour l’aider à se l’imaginer… ***[Vigie] Écrasée contre la paroi de verre, je serai complètement sous ton emprise, incapable de te rendre la monnaie de ta pièce, je n’aurai d’autre choix que de te laisser faire ce que tu veux de moi sans répliquer. Je me laisserai donc simplement aller à la jouissance que tu me procureras facilement, puisque tu me connais par cœur, ne pouvant que serrer furieusement tes cuisses et tes fesses, car ce sera la seule chose que je pourrai faire pour garder contact avec la réalité. J’oublierai probablement de retenir mes griffes car je serai trop excitée, mais je ne te ferai pas vraiment mal, ça te donnera simplement la mesure mon plaisir. Tu sauras que tu as atteint ton but lorsque tu les sentiras se contracter une dernière fois, avant de se détendre, comme tout le reste de mon corps. C’est là que tu vas accepter de me libérer et me retourner pour m’embrasser, mes comme mes jambes seront molles, je ne serai plus capable de tenir toute seule et m’agenouillerai devant toi…***

Douhbée laissa sa dernière phrase en suspens, sachant très bien que c’était le moment qu’il attendait depuis le début. Elle mit sa propre visualisation sur pause, pris le temps de vérifier que sa classe ne faisait pas de bêtises, puis tenta plutôt d’imaginer son mari dans leur chambre, seul dans leur lit. Elle sourit en pensant qu’il avait peut-être arrêté son geste lorsqu’elle s’était tu, souriait en pensant à son beau visage aux sourcils froncés alors qu’il se demandait probablement pourquoi elle ne poursuivait pas son histoire. Elle se mit à compter les secondes dans sa tête, attendant qu’il la presse de poursuivre (pour qu’il puisse poursuivre aussi!), ce qui ne fut pas bien long. Vraiment, pas besoin de visions pour connaître les réactions de Soren, elle l’imaginait fort probablement exactement comme il se trouvait en cet instant précis, haletant, la main sur sa masculinité dure, bêtement immobile en attendant qu’elle continue.

***[Vigie] Tu es d’une patience légendaire… *** lança-t-elle avec sarcasme, un rire dans la voix. *** Ma position m’aura donné la brillante idée de te rendre le plaisir que je viendrais tout juste d’avoir, alors j’essaierai de t’enlever tes pantalons, mais mes mains trembleront encore d’excitation. Tu seras si impatient que tu m’aideras à te les enlever, et je déciderai ainsi de te faire attendre pour te faire perdre la tête. Je me contenterai de t’effleurer l’intérieur de la cuisse, en remontant très lentement mes mains vers ton appareillage. Je toucherai doucement, du bout des doigts seulement, les jumeaux, et embrasserai très légèrement, sur toute la longueur, ton membre prêt au combat. Je vais te taquiner ainsi longtemps, avec une telle délicatesse, ça te rendra fou que je te satisfasse pas pleinement...***

Douhbée se mordit furieusement l’intérieur de la joue, incapable de s’empêcher de sourire, ce qui était pourtant crucial parce que, si un élève levait les yeux sur elle… il se demanderait bien à quoi elle était en train de rêver! Elle n’osa d’ailleurs pas ouvrir les yeux pour vérifier si c’était le cas, et se contenta de s’accouder sur son bureau pour cacher son visage entre ses mains, comme pour supporter sa tête lourde de sommeil, mais c’était uniquement pour qu’on ne la voit pas sourire de façon coquine.

***[Vigie] Est-ce que toi, tu as la moindre idée de ce que tu me fais vivre en ce moment? Monsieur peut se soulager, mais pas moi, et dès que la classe sera finie, on aura notre fille et notre fils entre nous deux. À cause de toi, je vais devoir attendre jusqu’à ce qu’ils soient couchés! Et ça sera TRÈS long! Je vais te faire payer ça… en ne continuant pas, voilà, imagine-le tout seul!***

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