Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 I can do it by myself [PV Rubis]

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Matthelh
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MessageSujet: I can do it by myself [PV Rubis]   Lun 13 Fév - 16:54

Il avait onze ans. À onze ans, chez lui, on était presque un adulte. Et en tant que jeune homme débrouillard, autonome et mature, Matthelh avait acquis la permission de se rendre à Alombria sans l'escorte familiale habituelle. Avec sa magnifique jument arabe, il filait à travers les routes sans inquiétude. Rien ne permettait de voir qu'il était de noble naissance, et de toute façon, dans les derniers mois, beaucoup de gens du désert s'était réfugié chez leurs voisins du nord. Ses parents avaient sans doute accepté pour l'éloigner du danger, mais il s'inquiétait pour eux. Tôt ou tard, ils devraient abandonner leur domaine.

Les quelques jours que durèrent la route lui firent du bien. Il s'imprégna de la nature ambiante et inspira le parfum de la flore. Le désert était certes magnifique, mais il n'avait rien d'aussi vivifiant que les paysages du nord! Il dormait à la belle étoile et se nourrissait en chassant ou de cueillette, ayant été correctement éduqué pour ne pas s'aventurer vers quelque chose de trop dangereux. Le chemin se passa donc à merveille, et c'est comme un homme, bien petit par contre, qu'il atteignit la capitale alombrienne. Il entra au pas dans la belle cité et s'abreuva du regard de ce pays qu'il appréciait tant. Il se ferait un plaisir de protéger la frontière pour que ces démons d'au-delà de la mer n'atteigne jamais cet endroit somptueux!

Épuisé par cette longue journée de chevaucher, le jeune duc décida qu'il ne se rendrait pas au château dans un tel état. Il préférait être frais et dispo, et il ignorait si le messager avait eut le temps d'annoncer sa venue prochaine. La richesse du château l'intimidait encore un peu, alors une petite nuit à l'auberge ne lui ferait pas de mal. Il s'aventura dans les ruelles qu'il ne connaissait que vaguement à la recherche d'une demeure convenable. Il par contre rapidement se rendre compte qu'il s'était aventuré dans des quartiers peu recommandables pour un jeune homme de son niveau. Certes, il était habillé comme tout autre, mais sa jument arabe était une espèce très rare par ici. C'est une espèce de cheval particulièrement rapide, avec le sang chaud, qui supporte fort bien les conditions extrêmes.

Il voyait bien qu'on louchait sur sa monture. Il fit mine de ne rien remarquer, mais le garçon commençait à s'inquiéter. Il s'évertuait à ne pas s'arrêter et demeurer sur Cadence, le nom de la jument. Mais il commençait sérieusement à fatiguer, la nuit était tombé, et il était complètement perdu dans le labyrinthe de la ville. C'était sa première sortie en solitaire hors du désert et il réalisait que ses parents l'avaient peut-être sur-estimé. Non, impossible. Il se secoua. Il avait élevé et éduqué pour devenir un puissant guerrier, un dirigeant sage et un habile stratège. Il allait se sortir de ce trou et tout irait bien. Peut-être devrait-il demander son chemin... mais les bonnes gens semblaient manquer. Le soleil était couché depuis son arrivée et rien ne promettait de bien vouloir l'aider partout où il posait son regard.

Matth se sermonna intérieurement. Il savait fort bien se défendre, et il portait ses ceintures de poignets et de chevilles emplis de sable. Le but étant de l'alourdir et de l'aider à obtenir une plus grande agilité. Il les portait toujours, ainsi il s'entraînait constamment. Et puis... il contrôlait le sable, cela se trouvait à être un double atout. Même Cadence portait une sacoche de sable de chaque côté de sa fine croupe! Bien que peu volumineuses, celles-ci, ainsi que ses bracelets, pouvait lui fournir une protection significative. Reprenant courage, il s'arrêta près d'un groupe qui s'interrompit en le voyant approcher. Déglutissant, il voulut prendre un ton brave et montrer qu'il n'avait pas peur, et cette peut-être cette confiance un peu arrogante qui le trahit. « Pourriez-vous me montrer le chemin vers l'auberge la plus près, je vous prie? »

Cela, ou peut-être son langage très correct pour un jeune homme... Mais les commentaires qu'échangèrent les hommes l'amenèrent à faire reculer sa monture. L'un d'eux bondit pour la retenir, et Cadence protesta en se levant sur ses postérieurs. Pris par surprise, ayant lâcher ses étriers depuis un moment, le jeune noble se retrouva propulsa au sol. Il grimaça et porta une main sur le bas de son dos alors que sa jument prenait la poudre d'escampette. Zut... deux hommes partirent après elle, mais Matth était persuadé qu'ils ne l'attraperaient jamais. Il se redressa lentement en observant les cinq autre hommes qui l'entouraient. Le... le fouiller? « Fichez-moi le paix, je n'ai rien pour vous! » Sauf peut-être sa bourse qui contenait une petite fortune. Il était supposé avoir passé ses nuits et ses repas dans de bon établissement, il avait plutôt fait cela à la dure... du coup il avait de bonnes économies sur lui.

Instinctivement, le jeune Ocassa porta la main sur l'endroit où était dissimulé sa bourse, ce qui indiqua à ses agresseurs qu'il avait effectivement quelque chose d'intéressant. Le manque d'expérience d'un enfant! Un homme se jeta sur lui et il esquiva habilement son coup. Il se pencha et détacha ses bracelets de cheville pour pouvoir mieux bouger. Les deux petites poches de sable tombèrent au sol dans un bruit mas. Les hommes sifflèrent en passant des commentaires ironiques sur une admiration qu'ils n'avaient visiblement pas. Pff, ils le sous-estimaient. Ne savaient-ils pas que tous les petits garçons du désert était entraîné depuis le berceau à être de grand guerrier?

Il évita un coup de poing, puis un coup de pied. Il n'était pas assez fort pour frapper avec ses propres poings, et son arme était partie avec sa monture. Il ne lui restait qu'à voler celle de cet homme. Puisque ses compagnons se moquaient de lui, qui ne réussissait pas à faire face à un « petit garçon », son agresseur proposa à un autre de tenter sa chance s'il était si fin. C'était beaucoup d'honneur, d'une certaine façon, pour le jeune « sauvage ». Il réussit à nouveau à esquiver les attaques de ce nouvel adversaire, sans pour autant voir l'ouverture qui lui permettrait de se défendre à son tour. Puis, venu d'on ne sait où (un coin sombre derrière où il était immobile), un homme surgit derrière lui et lui asséna un violent coup sur la nuque.

Sentant une faiblesse gagné son corps, Matthelh tomba à genou et grimaça. On sembla s'étonner qu'il ne se soit pas évanoui. C'est qu'il avait la tête dure... et une bonne endurance à ce genre de tactique d'assassins bien connu dans le désert. Toujours est-il qu'il sentait ses membres qui était devenu mou et peu réactif. Il voulut alors se servir de son pouvoir du sable pour aveuglé ces connards, mieux vaut la survie que l'honneur, dans un combat ou ses adversaires n'en avait aucun! Mais avant qu'il ne put le faire, une silhouette sembla arriver de nul part et s'interposa. Il fronça les sourcils et plissa les yeux pour essayer de la distinguer dans le brouillard qui l'avait envahi suite au coup reçu.
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Rubis
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MessageSujet: Re: I can do it by myself [PV Rubis]   Dim 19 Fév - 22:40

Ça faisait une semaine qu’elle était arrivée en Alombria, laissant un peu à contrecœur sa vie au manoir derrière elle. Certes, elle ne quittait pas indéfiniment son pays natal, mais c’était la première fois qu’elle partait sans savoir quand elle reviendrait. D’autant plus qu’elle n’avait jamais traversé la frontière qui séparait Shola d’Alombria, par le passé. À peine quelques jours après son arrivée dans la grande capitale adverse, Rubis s’était surprise à s’ennuyer de Myra, sa dame de compagnie, mais aussi de Jewelith ainsi que de la famille de cette dernière. Est-ce que tout se passait bien en son absence? Et si quelque chose leur arrivait? Certes, Jewel était devenue une combattante féroce et remplie de ressources, mais si du malheur devait s’abattre sur elle pendant qu’elle était à l’autre bout du monde, Rubis ne se le pardonnerait jamais. Toutefois, malgré ses craintes et ses angoisses, la justicière ne pouvait pas faire marche arrière. Ses longues recherches l’avaient menée sur une piste sérieuse – cette fois – concernant la disparition de son fils, des années plus tôt. Onze ans de fouilles acharnées, onze ans d’enquêtes et de filature sans relâche. Enfin, elle avait un tracé à suivre, une piste qui la mènerait peut-être à des résultats concluants de l’autre côté de la frontière.

On lui avait dit que son bébé chéri avait été mené dans un réseau d’esclavage situé dans le désert. Certes, elle avait eu des doutes à ce sujet, mais pour la première fois de sa vie, ces derniers s’avéraient être réels. Elle ne savait pas à qui il avait été vendu, mais une source lui avait révélé que son garçon se trouvait maintenant en Alombria. L’homme qu’elle avait sérieusement torturé pour avoir ces informations avait succombé à ses blessures avant de lui en dire davantage. Bon… après, Alombria était immense et c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais Rubis était prête à tout pour revoir sa progéniture. Certes, depuis le temps, il devait être grand, voir même aux limites de l’adolescence. Mais… mais elle ne demandait qu’une seule chose : le voir, ne serait-ce qu’une seule fois. Elle en avait besoin, littéralement.

Elle était assise sur le toit plongeant d’un bordel, une jambe repliée sur elle-même alors que l’autre pendait dans le vide. Le soleil s’était couché depuis un petit moment déjà et l’activité dans les rues malfamées de la capitale s’était amenuisée. Les gens n’aimaient pas rester à l’extérieur dans ce secteur de la ville lorsqu’il faisait noir et, probablement, avec raison. Rubis ne connaissait pas les rues qui l’entouraient et, pendant un bref instant, ressentit une sorte de vertige face à l’inconnu qui s’étalait devant elle. Elle qui avait l’habitude de la capitale sholienne et qui en connaissait chaque recoin comme le fond de sa poche… c’était si déroutant d’avoir l’impression de repartir à zéro! Un vent frais souffla dans les quelques mèches rebelles qui ressortaient de son chignon, telle une caresse bienfaitrice sous cette chaleur estivale presque étouffante. Les étoiles brillaient dans le ciel et la semi-succube était aux prises avec ses pensées. Elrick… son fils… De quoi avait-il l’air aujourd’hui? Avait-il ses traits? Avait-il cet air typique aux Rosenbaum? Étrangement, l’idée même de le revoir la remplissait de joie… mais d’angoisse également. Et si… et s’il ressemblait à Kheldyr? Comment réagirait-elle en voyant le double miniature de son enfoiré d’ex? Non… non… Elle ne devait pas penser à ça!

Doucement, la justicière sholienne secoua sa tête, faisant virevolter ses mèches rouges au passage. Elle allait garder le focus sur son objectif premier, soit le retrouver, et aviserait ensuite. Elle prit une grande inspiration, puis frotta ses yeux de sa main droite, chassant le picotement typique à la fatigue qu’elle y ressentait.

Des bruits de sabots se faisaient entendre, quelques rues plus loin, mais la jeune femme n’y porta que très peu d’attention, n’y voyant là rien d’insolite. Toutefois, au bout d’un moment, des éclats de voix se firent entendre suivis de près par le hennissement de terreur d’un destrier. Tiens? Voilà qui commençait à être plus intriguant. Sans plus attendre, la jeune femme de 30 ans se releva, puis remit son masque en place sur le bas de son visage. Elle rabattit son capuchon sur sa tête afin de camoufler sa chevelure retenue en chignon, puis détala sur le toit du bordel. Une fois arrivée à l’extrémité du bâtiment, elle usa de sa télékinésie pour se propulser sur le toit de l’édifice voisin. Elle continua son petit manège pendant quelques minutes jusqu’au point où elle arriva enfin en vue de la scène qui attirait son attention. S’accroupissant sur les tuiles de terre cuite, elle jeta un regard dans la rue, tout en bas, et remarqua que cinq hommes avaient entouré un gamin solitaire. Les malfaiteurs, de nos jours, étaient-ils devenus si lâches qu’ils devaient s’en prendre à un môme pour se sentir plus puissants? La mâchoire serrée, la semi-succube vit la pauvre victime esquiver quelques attaques portées directement en sa direction avant de se récolter un violent coup sur la nuque qui le força à fléchir les genoux par un sixième individu préalablement embusqué.

C’était proprement scandaleux! Rubis avait un point faible pour les enfants et sentait maintenant une colère bouillonnante la saisir aux tripes. Les hommes narguaient le gamin qui, visiblement, était plus résistant qu’il n’y paraissait! Après tout, c’était plutôt surprenant qu’il n’ait pas perdu connaissance sous la violence de l’impact qui l’avait heurté hypocritement de dos. Elle n’en pouvait plus! Elle ne resterait pas là, les bras croisés, une seconde de plus! Sans la moindre hésitation, la rouquine se propulsa grâce à son pouvoir, puis atterrit sur le pavé de la rue, parmi les hommes, dans un mouvement félin. Elle attira l’attention sur elle immédiatement et elle serra les poings, prête à faire un massacre.

- Six hommes contre un gamin, il n’y a pas de quoi être fier! Tonna-t-elle en les toisant de ses yeux émeraude. Espèces d’enfoirés! Prenez-vous en à quelqu’un de votre taille!

L’homme le plus près de la victime esquissa un sourire provocateur, puis flanqua un violent coup de pied dans les côtes du garçon, lui soutirant une plainte de douleur au passage. Sale lâche!! Évidemment, il vit bien la guerrière se tendre comme un arc et se contenta de lui jeter un regard méprisant.

- Quelqu’un de notre taille? Toi, peut-être, ma jolie? Tu sais, on peut se débarrasser de lui quand tu veux! En échange de tes bons services…Tu dois être canon sous cette cuirasse!

Elle ne l’écoutait déjà plus. Ses yeux étaient rivés sur le gamin recroquevillé en position fœtale, résultat de l’impact qu’il avait récolté. Malgré le fait qu’ils étaient beaucoup plus nombreux que lui, ce dernier ne semblait pas vouloir abandonner. Une qualité remarquable pour un garçon de son âge. D’accord, cette fois, elle allait leur faire payer leur affront! Tendant la main vers l’un des hommes présents, Rubis usa de son talent pour lui voler l’épée qui battait sa hanche. La lame glissa dans un mouvement vif dans les airs et le manche termina sa course dans la main de la guerrière qui chargeait déjà sans l’ombre d’une hésitation. Ses adversaires riaient, visiblement peu convaincus et l’un d’entre eux para son attaque à l’aide son poignard. Les deux lames crissèrent l’une contre l’autre, témoignant ainsi de la force surprenante que possédait la justicière, signe qu’elle s’entraînait sur une base régulière. Sans plus attendre, cette dernière détacha l’une de ses mains du manche de son épée volée et frappa le nez de son adversaire de son poing. Un craquement sinistre se fit entendre et le bougre se mit à hurler, un filet de sang lui coulant des narines. La semi-succube profita de la confusion de son ennemi pour lui assener un solide coup de pied dans l’abdomen, le propulsant plus loin sous la force de l’impact.

Deux hommes chargeaient derrière elle. Elly se jeta sur le côté, évitant le premier assaut porté vers elle, puis effectua une roulade habile avant de se remettre sur pieds. Toutefois, dans son esquive, la justicière en échappa l’épée volée, mais n’en fit pas de cas. Dans un mouvement vif, elle dégaina l’une de ses dagues et la lança avec force. Le projectile heurta l’un des hommes directement dans l’épaule, lui soutirant un cri de douleur. Le deuxième chargea et la jeune femme eut un mouvement de recul au dernier moment. La pointe de l’épée de son ennemi entailla son plastron de cuir, mais heureusement, la peau de son flanc fut épargnée. La justicière esquiva les assauts avec agilité, puis tendit la main vers une bouteille de verre vide qui trônait plus loin. Elle usa de sa télékinésie pour la soulever du sol et vint la fracasser magiquement contre le crâne de son assaillant. Ce dernier s’écroula en tenant sa tête de ses mains et marmonnant quelques insultes, les dents serrées.

Du mouvement se fit sentir sur sa droite. L’un des hommes approchait du gamin dans le but évident de s’en prendre à lui. Non!! La justicière agrippa l’enfant par télékinésie et attira ce dernier jusqu’à elle. Elle sauta ensuite par-dessus le corps du garçon, puis fonça vers son assaillant sans la moindre hésitation. Elle bloqua le coup de poing porté en sa direction avec le revers de son avant-bras droit, puis bougea sa jambe pour éviter le coup de pied porté vers son genou. De sa main gauche libre, elle agrippa l’une de ses nombreuses dagues, puis l’enfonça dans la cuisse de son ennemi qui grogna de douleur. Elle retira la lame dans un mouvement sec, faisant gicler un jet de sang au passage, puis effectua un salto arrière, portant ses mains au sol pour ensuite se propulser à nouveau sur ses pieds dans le but de mettre de la distance entre elle et son opposant.

Solidement campé sur ses pieds, la guerrière voulut revenir à l’assaut, mais un coup violent lui fut porté en plein dos, lui soutirant une plainte au passage. L’homme à qui elle avait cassé le nez, un peu plus tôt, s’était relevé et l’avait frappé de toutes ses forces avec un bâton en plein sur la colonne vertébrale. Sous l’impact, la justicière tituba vers l’avant, portant instinctivement sa main droite sur la zone douloureuse de son dos, puis eut à peine le temps de voir fuser le bâton de nouveau en sa direction qu’elle reçut un nouvel impact directement sur son flanc gauche. La force du coup fut telle qu’elle fut propulsée sur le côté et roula dans la poussière de la rue. Rubis toussota bruyamment, puis se releva à quatre pattes en tremblotant, tenant maintenant son côté gauche d’une main. L’homme au nez cassé marchait maintenant vers elle, crachant au sol dans un mouvement de pure désinvolture.

- T’as voulu t’interposer, pétasse? Eh bien tu vas payer! Les gars! Prenez la bourse de ce gamin, puis tuez-le. Je me charge de la salope.

Rubis leva la tête en direction du garçon, son regard croisant les iris couleur terre de la pauvre victime. Elle ne pouvait pas le laisser se faire massacrer comme ça! Elle devait faire quelque chose!
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Matthelh
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MessageSujet: Re: I can do it by myself [PV Rubis]   Jeu 23 Fév - 16:11

Un gamin? Pfff! S'il ne s'était pas reçu une coup de pied, Matthelh aurait bien dit sa façon de penser à cette grande asperge! Il était bien plus qu'un gamin! De quoi elle se mêlait, elle?! Il ne percevait qu'une tâche sombre devant lui, signe qu'elle était couverte de la tête au pied de vêtements sombres. Sans doute une assassin. Zut, elle voulait sa part du contrat sans doute et ne pas laisser ces imbécile avoir sa peau. Qui eut cru qu'on lui en voudrait tant s'il partait sans sa garde habituelle! Il avait espéré se faire discret, mais c'était raté. Ces salopards profitaient de l'absence de son père pour s'en prendre à lui. Une rançon peut-être? Pour quelle fraternité devait-elle travailler? Il devait foutre le camp, le plus rapidement possible.

Mais pour l'instant, la douleur qui vrillait son estomac le tenait face contre le sol, ayant échappé une plainte sourde, il avait fait rire de lui. Ils allaient le payer, et au centuple. Profitant de la diversion de cette sauvage combattante, le jeune du désert en profita pour rassembler ses forces et ses esprits, tout en libérant le sable de ses bracelets. Il allait leur en faire voir de toutes les couleurs à ces connards! Inspirant, expirant, il ferma les yeux pour faire le vide dans son esprit et se concentré. Le sable s'amassa subtilement sous lui alors qu'il était toujours accroupit, le front au sol. Un des assaillants en profita pour s'en prendre à lui, il n'eut que le temps d'initier un mouvement pour se redresser, étant demeurer attentif à son entourage par son ouïe, il ne put pas mettre son plan d'attaque à exécution...

Cette satanée inconnue venait de le tirer magiquement vers l'arrière. Son sable! Mais personne n'était attentif au petit tas de sable au sol, alors après avoir jeté un regard circulaire pour voir; un gars au nez cassé et au visage enragé qui se tenait le ventre; un gars qui hésitait à se retirer une dague dans l'épaule, un autre gars qui avait la tête en sang et qui se la tenait comme si elle risquait de rouler plus loin; et finalement celle-ci qui se battait avec un quatrième assaillant, combat qui se finit par une dague bien enfoncée dans la cuisse, puis violemment retirée, et elle qui reculait d'un saut acrobatique d'une agilité impressionnante.

Le jeune duc ne prit pas le temps d'avertir l'intrus du coup à venir; elle était forcément une ennemie, et il n'allait pas l'aider! Il profita plutôt que l'attention soit portée sur elle pour avancer vers son précieux sable et se relever. Sous l'ordre du gars au nez cassé, les deux restants qui n'étaient pas blessés s'avancèrent vers lui. On le sous-estimait, cela allait être assez lamentable! Malheureusement, l'un des gars était celui qu'il identifia rapidement comme membre d'une fraternité du désert. C'était évident comme le nez au centre de la figure pour un garçon qui était entraîné à les repérer et les éviter. « Ne te bats jamais contre eux, Fils! Jamais! » lui avait dit son père. Il devait donc fuir, récupérer sa monture, et atteindre le château.

Qu'était le pire? Ces gens qui allaient le tuer, ou cette inconnue qui avait semblé vouloir sauver sa peau, mais qui ressemblait à une mercenaire, et désirait donc sans doute une rançon? L'essentiel était de sauver sa peau. Il posa son regard sur elle, et leurs yeux se croisèrent. Il fut surpris de constater qu'elle semblait plus inquiète pour lui, que pour elle! Il hésita. Peut-être n'était-elle pas dans le mauvais camp. Mais alors... pourquoi s'habiller comme une mécréante? Il n'avait pas le temps pour ce genre d'analyse! Son père lui disait toujours de se fier à son coeur. Son cerveau lui disait qu'elle était dangereuse, mais son coeur lui disait qu'il devait l'aider.

Dans un grognement exaspéré, il leva les bras dans un mouvement vif vers les cieux, du sable s'éleva dans les airs et s'y immobilisa, et quelques grains se propulsèrent dans les yeux de ses deux assaillants qui grondèrent. C'était le moment où jamais! Il forma de petites boules solidifiées qui se lancèrent vers l'attaquant de celle qui était peut-être une ennemie, ou pas. Ça ne tuait peut-être pas, mais ça faisait l'effet d'un coup de poing, en format plus petit! Il fut pris par surprise, et le jeune courut vers elle, lui saisit le bras pour la forcer à se relever et tira avec force. « Fiche le camp si tu veux vivre. » fit-il en jetant un regard anxieux vers l'assassin qui avançait vers lui avec un air déterminé. Le sable ne devait pas être sa plus grande faiblesse s'il venait du désert aussi, logique.

Matth la poussa dans le dos devant lui, puis se retourna pour ramener le sable vers lui, avant de le former en une sorte de main qu'il envoya dans le visage de son poursuivant, qui l'évita. « Sacrebleu! » pesta-il en tournant les talons pour pousser de nouveau la femme. « Ça vaut pas la peine, t'as pas le niveau contre lui. » lui dit-il, voyant qu'elle semblait vouloir s'en prendre à l'assassin, qu'il ralentissait de peine et de misère, alourdissant maintenant ses chevilles par des bracelets de sable qui semblaient vouloir former un poids sur lui. « Il faut que je trouves Cadence... » marmonna-t-il, plus pour lui-même, soucieux de sa jument arabe qui avait très certainement fuit vite et loin. Elle allait certainement avoir trop peur pour revenir même s'il la sifflait, et ça c'était si elle était encore assez près pour l'entendre. Aucune chance.

Bon. Puisque les autres hommes semblaient vouloir se joindre de la partie, il valait mieux foutre le camp et distancer le plus possible. Il se doutait que ceux qui étaient sudistes n'allaient pas réussir à suivre sur les toits. L'assassin suivrait. « Les toits! » cria-t-il à la femme. « Fout le camp par le toit et t'auras des chances. » ajouta-t-il. Il relâcha sa poigne sur son ennemi principal et forma une marche devant lui rapidement et sauta dessus avant de la déplacer et de grimper sur le toit. Ouf! Cela lui avait drainer une certaine énergie. Il se secoua et partit à courir, un nuage de sable semblant le suivre au raz le sol. Là, plus rien n'importait que de survivre. Il ne s'occupa pas de savoir qui le suivait, mais seulement de partir de là le plus vite possible! Et il était rapide ce garçon, tout comme ses poursuivants. Les bruits de pas avaient indiqués deux personnes, puis trois, puis encore deux.

Gentil ou méchant? On s'en fout! Jusqu'au moment où une sorte de fouet le prend par la cheville et qu'il s'étale de tout son long sur un toit, ce qui manqua de peu de le faire glisser en bas. Il s'immobilisa de justesse près de rebord, soutenu, ou pendu, par la cheville. Eh merde! Il se retourna sur le dos pour faire face à cet homme, basané comme lui, qui l'observait avec un intérêt non dissimulé.
« Tu serais pas le petit duc Ocassa, par hasard? » Matthelh déglutit. Ce serait inutile de mentir. « Ben oui! C'est toi! » Un sourire qui ne lui disait rien de bon se forma sur ce visage peu amène. Ça y est! Il était cuit!
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Rubis
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MessageSujet: Re: I can do it by myself [PV Rubis]   Lun 6 Mar - 10:12

Son dos irradiait de douleur et son flanc l’élançait. Elle aurait dû être plus vigilante. Son regard verdoyant se porta vers l’homme au nez cassé qui marchait vers elle en traînant le bout de son bâton au sol afin d’en soutirer un raclement qu’il trouvait visiblement satisfaisant. Du coin de l’œil, Rubis vit deux hommes marcher en direction du gamin et se crispa à cette image. Bon sang, s’en prendre à un si jeune môme (seul, de surcroît!)! C’était d’une lâcheté pas croyable! La justicière ramena son attention vers son propre assaillant et se tendit comme un arc, prête à bondir pour lui foutre la raclée de sa vie. Elle allait d’abord s’occuper de lui, ensuite, elle massacrerait ces mécréants qui osaient s’en prendre au garçon. Les poings serrés, elle s’apprêtait à passer à l’action quand un projectile venu de nulle part heurta l’homme au nez cassé de plein fouet. Sous l’impact, celui-ci fut poussé sur le côté, le déstabilisant momentanément. C’était quoi ça? Du… du sable? Des bruits de pas fusèrent en sa direction, par sa gauche. Instinctivement, Rubis tourna la tête pour voir le gamin accourir vers elle. C’était lui qui avait fait ça?! Sans plus attendre, le garçon lui agrippa le bras et le tira avec force, l’obligeant par le fait même à se relever. Il lui somma de ficher le camp alors qu’il jetait un regard visiblement anxieux vers un homme qui marchait en leur direction. Rubis suivit les yeux de son jeune sauveur et scruta le mécréant de la tête aux pieds. Il avait l’air… différent des autres. Plus sûr de lui, plus calculateur.

Ni une, ni deux, Rubis se fit pousser dans le dos et décida d’obtempérer aux ordres du gamin. Quelque chose lui disait qu’il connaissait cet homme et qu’il valait mieux ne pas s’y frotter. Elle n’avait pas peur et ne se ferait pas prier pour l’affronter, mais puisque l’enfant semblait réellement se faire du souci pour elle… Dans un mouvement vif, le garçon se retourna, puis forma une main avec le sable qu’il projeta directement au visage de son poursuivant. C’était réellement impressionnant! Mais malgré tout, l’envie de profiter de cette diversion pour mettre cette adversaire hors d’état de nuire se fit ressentir. Comme s’il avait lu dans ses pensées, le gamin lui somma de ne pas l’affronter puisqu’elle ne possédait visiblement [« pas le niveau ». Hé ho! Pas la peine d’être insultant! Ce n’était pas comme s’il la connaissait vraiment non plus! Le gamin marmonna des propos plus pour lui-même qu’autre chose, puis, alors qu’elle allait répliquer quelque chose, s’écria en indiquant les toits. Quoi? Il voulait qu’elle détale comme un lapin? Il était marrant, lui! S’il croyait qu’elle allait le laisser seul devant ces malfrats, c’était vraiment mal la connaître. Après tout, elle ne s’était pas donnée tout ce mal pour finalement foutre le camp comme une pleutre.

Sans un mot de plus, le gamin forma une sorte d’escalier en sable lui donnant accès à la toiture voisine et Elly dut se résigner à faire de même. Dans une poussée magique, elle fit un bond vertigineux, puis atterrit avec grâce sur les tuiles de terre cuite du bâtiment le plus près. Elle pivota ensuite sur elle-même pour voir le garçon détaler, un peu plus loin, en bondissant de toit en toit. Il était rapide! Sans plus attendre, Rubis détala à sa suite alors qu’elle avait remarqué que deux de ses opposants s’étaient empressés de le suivre. Il était hors de question qu’elle s’éloigne sans rien dire!! La jeune femme courut du plus vite qu’elle put, puis, dès qu’elle fut à portée suffisante, usa de sa télékinésie pour agripper la cheville de l’un des poursuivants. Ce dernier hoqueta de stupeur, puis dégringola jusque dans la rue, tout en bas. Il restait maintenant un autre assaillant qui n’était nul autre que le type entraîné de tout à l’heure. Ce mec semblait coriace! Soit, ça rendrait leur petit combat d’autant plus amusant! Ce dernier glissa une main sur sa hanche et dégaina un fouet qu’il fit claquer sur la cheville du gamin, le forçant à s’étaler de tout son long sur les tuiles du toit situé sous ses pieds. L’enfant roula sur lui-même, puis put stopper sa course, sur le rebord de la toiture alors que son assaillant le maintenait par la cheville avec son fouet. Il se retourna sur le dos pour faire face à son poursuivant et, visiblement, les deux adversaires échangèrent quelques mots que Rubis ne put percevoir, vu la distance. De toute façon, elle n’en avait rien à faire, elle avait simplement l’intention de sauver ce gamin, peu importe qui il était.

Elle n’était qu’à quelques mètres du duo alors que le grand gaillard était dos à elle. Rosenbaum glissa une main sur sa ceinture de dagues et agrippa l’un des manches qu’elle propulsa en direction du guerrier, visant sa nuque. Ce dernier sembla la sentir venir, car il se jeta sur le côté. Un deuxième poignard s’en suivi, ce dernier étant destiné au fouet. Sous l’impact du métal contre les tuiles de terre cuite, l’arme enroulée autour de la cheville du garçon se rompit, occasionnant un profond mécontentement de la part de l’assassin.

- Salope! Mêle-toi de ce qui te regarde ou tu finiras dans un caniveau, crois-moi!

- Vous ne seriez pas le premier à me dire d’aussi belles paroles, monsieur. Ce qui est aberrant, c’est cette façon qu’ont les hommes à ne jamais tenir leurs promesses…

L’assassin esquissa un sourire de défi. Heureusement, ce petit intermède eut pour effet de permettre au garçon de se relever, et donc, de s’éloigner du rebord du toit. Dès que ce fut chose faite, Rubis délogea par télékinésie l’une des tuiles qui trônaient sous les pieds du mécréant occasionnant rapidement leur chute. Si l’assassin possédait des réflexes incroyables, il ne put toutefois pas rattraper le coup alors qu’il chutait immanquablement dans le vide. Usant à nouveau de son talent, Rubis effectua un nouveau bond spectaculaire et atterrit juste à côté du garçon, là où la toiture était encore stable. Elle lui agrippa l’avant-bras afin d’éviter qu’il ne tombe à son tour, puis le tira pour le remettre sur pieds.

- Il ne faut pas traîner, ça ne le ralentira pas très longtemps. Fit-elle à son intention. Vas-t-en, je vais m’occuper de lui.

Évidemment, le gamin s’opposa farouchement à son idée, prétextant que cet homme était de loin supérieur à elle. Tssss… Il était à la fois adorable ET énervant. Elle n’aimait pas se faire sous-estimer, visiblement.

- Il n’est pas le premier mec coriace que je rencontre sur ma route. Visiblement, il en a après toi, alors pars avant qu’il ne te retrouve. Je suis une grande fille, je saurai me débrouiller.

Elle le poussa afin qu’il commence à s’éloigner. Au bout d’un moment, le gamin détala de quelques pas… puis se retourna, visiblement curieux de savoir qu’elle était son nom.

- Rubis. Ça suffira. Toi? Fit-elle en plantant son regard verdoyant dans les iris du garçon. Du mouvement se fit sentir tout en bas… L’assassin se relevait! Merde! Vas-t-en tout de suite!

La semi-succube s’approcha du rebord du toit et vit que le guerrier était déjà sur pieds. Il lui jeta un regard amusé, puis porta à nouveau sa main sur sa hanche… pour dégainer un deuxième fouet. Mais… mais il en avait combien comme ça?! C’était une blague? Dans un mouvement vif du bras, il fit claquer son arme en direction de la guerrière qui fit un bond pour éviter l’assaut. Elle ralentit sa chute magiquement, puis atterrit sur les dalles de la rue, à plusieurs mètres de son adversaire.

- Qui es-tu? Son garde du corps, peut-être? Écoute, je te donne une ultime chance de foutre le camp. Si tu la prends, je te laisserai filer sans anicroche. Après, on dira que je ne suis pas généreux…

Elle esquissa un sourire sous son masque. Il était presque marrant avec ses suggestions à deux balles. Elle se contenta de croiser les bras sur sa poitrine, un air calculateur au visage.

- Le problème, c’est que je n’ai aucune envie de filer. Laisser un garçon comme lui seul aux mains d’un couillon comme toi ne fait pas partie de mes définitions de tâches. Il y a encore quelques personnes, de nos jours, qui possèdent ce qu’on appelle une « morale ». Tu sais, ce qui te manque cruellement…?

Un nouveau sourire se dessina sur les traits de l’assassin, plus carnassier que le précédent. Dans un mouvement vif, Rubis dégaina son épée, puis bondit pour l’affronter. Le fouet claqua en sa direction, mais elle fut plus rapide, se jetant sur le côté afin d’éviter l’assaut. Elle roula sur le sol, puis se remit sur pied pour attaque son adversaire de revers. Il pivota sur lui-même afin d’éviter la lame, puis, dans un même mouvement, dégaina un poignard qu’il voulut enfoncer dans le flanc de la justicière. Il était rapide! Rubis vit venir le coup et évita de justesse l’attaque, le bout de la lame entaillant la chair tendre de sa taille. Si elle n’avait pas bougé, elle aurait carrément reçu le poignard dans les côtes! Usant de son pouvoir de télékinésie, Rubis fit un vif mouvement du poignet pour projeter des tuiles directement derrière la tête de l’assassin. Sous l’impact, ce dernier grogna de frustration. La justicière profita de cette distraction pour enfoncer sa lame dans la cuisse de son adversaire qui, étrangement, ne broncha pas. Quoi? Ça ne lui faisait même pas mal? Merde. D’abord le chevalier Losly semblait insensible aux coups, ensuite lui?! En quoi étaient-ils faits, ces foutus Alombriens?! Elly se jeta vers l’arrière pour éviter la lame du guerrier adverse, puis, alors qu’elle effectuait un salto gracieux, sentit la poigne mordante du fouet autour de son poignet droit. D’une force surprenante, l’assassin la tira vers elle, la forçant à s’étaler de tout son long, face contre terre, non sans un cri de surprise.

Elle se redressa sur les genoux et reçut un pied en plein visage, lui faisant voir des étoiles. La justicière grogna de douleur et tenta de récupérer ses esprits quand un nuage de sable se forma tout autour d’eux…
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Matthelh
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MessageSujet: Re: I can do it by myself [PV Rubis]   Jeu 16 Mar - 10:39

Matthelh serra les dents. « Mon père te fera la peau, salop d'assassin. » Évidemment, son commentaire ne fit que renforcé la sensation de victoire de son assaillant qui s'apprêtait à tirer sur le fouet pour le ramener à lui. Mais avant que ce fut fait, une dague fendit l'air et manqua de peu la nuque de l'homme. Tous deux tournèrent le regard vers la femme masquée qui revenait à la charge. On se battait pour sa peau là? Le problème, c'est qu'il ne savait pas vraiment si les deux avaient l'intention d'y faire attention, à cette peau qui était la sienne. En fait, pour lui, il était sûr. Il était mort, ou presque mort. Quant à elle, il hésitait entre une tentative de kidnapping, ou une folle complètement dérangée. Elle allait se faire tuer, et le traîner dans sa tombe.

Le fouet qui le retenait se brisa et il se retint de justesse au rebord du toit, ayant automatiquement glissé dans le vide. Non, en fait, elle voulait sûrement sa peau elle aussi, et se battait pour une prime. Reprenant ses esprits, il rassembla son sable et s'aida à retourner en sécurité. Il rampa sur la toiture jusqu'à ce qu'il ne se sente plus au bord du vertige. Cela fut de courte durée, car bientôt, les tuiles se mirent à tomber les unes après les autres, il recula sur ses coudes, jusqu'à ce que l'intrus lui attrape le bras et le remette sur pied. Il la dévisagea, incertain s'il devait lui accorder du crédit, ou non. Mais l'heure n'était pas à la réflexion. Sentant sa prime lui échapper, l'homme du désert se faisait insistant.

Matth secoua la tête. « Je ne crois pas que vous compreniez l'ampleur de tout ceci. Vous allez mourir. Cet homme vous écrasera aisément. » Fronçant les sourcils, il la considéra. Elle ne devait pas être expérimentée, sinon elle comprendrait rapidement qu'elle avait affaire avec le membre d'une guilde dangereuse, expérimentée, sournoise et terriblement compétente. En même temps... il fallait être entraîné pour les reconnaître. Et ils n'avaient pas tous des signes aussi évident que celui-ci qui arborait une chaîne des plus significatives autour de son cou. Du moins, pour quiconque reconnaissait ces cristaux du désert et la signification de leur agencement. Ce collier était aussi évident qu'un tatou, pour quiconque le savait. Pour les autres, c'était beaucoup moins évidents.

Roulant des yeux sous l'obstination de la femme suicidaire, le garçon reçut la poussée comme une marque de suicide et refusa d'assister au massacre. Malgré tout, il se retourna après quelques pas. « Qui êtes-vous? » Rubis, ça suffira. Il doutait que ce fut son nom de famille. Le fait qu'elle prenne le temps d'ajouter ces termes marquaient bien que c'était un pseudonyme. Il haussa les épaules, n'ayant pas l'intention de décliner son identité. « Un garçon du désert... qui connait ses dangers. » répondit-il simplement alors que le bruit indiquait que l'assassin se relevait et s'apprêtait à revenir à la charge. Bon, et bien... qu'il en soit ainsi.

Au pas de course, le jeune duc rejoignit le côté opposé, sauta sur un autre toit, et entreprit de chercher des signes du passage de sa jument. Il mit un moment avant de retracer des hennissements paniqués. Il siffla une mélodie toute simple, mais fort bien reconnue. Les bruits de sabot se dirigèrent vers lui. Sautant du toit, il atterrit près d'elle et la caressa pour la calmer. Voyant qu'elle était maîtrisée, les quelques hommes qui s'étaient porté volontaires pour récupérer l'animal repartirent. Elle avait semer ses poursuivants et le cherchait? Est-ce qu'un cheval pouvait être aussi fidèle? Il l'ignorait. Peut-être était-ce le hasard qui l'avait rapproché. Il récupérait par contre avec joie ses poches de sable!

Un cri fendit la nuit et il leva la tête, sachant fort bien de quoi il s'agissait. Se mordant la lèvre inférieure, il hésita. Oh et puis merde... Il ne pouvait pas rester de bois, on ne l'avait pas élever ainsi. Il talonna sa monture pour arriver sur les lieux. Sans perdre une seconde, alors que Rubis venait de se manger un coup de pied bien placé, il leva les mains de chaque côté de son corps, soulevant le sable environnant auquel il ajouta le sien. Le nuage tourna autour des deux inconnus et il se leva debout sur sa selle avec son arc, auquel il encocha une flèche. Il tira, fendant le fouet, sans pour autant le faire céder. Mais du moins, il était fragilisé... ce devait être du cuir d'une incroyable qualité, il n'était pas surpris le moins du monde.


« Ooh, tu es revenu! Je te manquais, mon petit? Au fond, t'as bien envie que j'te mettes mon pied au cul et que j't'apprennes à mieux gérer ton petit monde. Ton papa serait tellement fier de toi! » Au travers du mur de sable qui se formait entre les deux protagonistes, le jeune garçon distinguait fort bien le sourire moqueur et les yeux qui le fixait. Il ignora les appels de la femme qui l’exhortait à partir. Serrant les dents, il se retint bien d'obéir... pour l'instant. Il ne pouvait certainement pas le battre, mais il espérait fuir. Seulement, il ne pouvait se résoudre à le faire sans elle, et son ennemi semblait avoir compris qu'il avait à faire avec un jeune altruiste. Il ne lâcherait certaines pas la jeune femme, et au travers du mur de sable, le fouet se faisait toujours aussi raide, l'empêchant de s'en libérer... ah ben, un coup d'épée, s'pas fou comme idée.

Faisant fi du sable qui le heurtait sauvagement, l'homme lâcha son fouet et se dirigea vers lui, non sans avoir au passage regarder le mur qui l'empêchait de s'acharner sur Rubis. Euh, bon ok. Il avait toute son attention... il faisait quoi maintenant? Ramenant rapidement le sable vers lui, il en fit des bracelets aux chevilles du guerrier. Ça aura le mérite de le ralentir... les poignets aussi, tiens. Celui-ci pesta. Il était peut-être insensible, mais des poids de 50lbs, ça ralentissait un homme! Talonnant Cadence, Matth s'arrêta auprès de la femme masquée. « Vous avez trente secondes pour monter. On sera mort tous les deux, si vous restez. » fit-il, le ton dur, le regard sombre. Dès qu'elle convint de monter en selle, il s'éloigna, décidant de revenir plus tard cherchant son sable. Comme prévu, au bout de quelques pas, le sable relâcha, il insista pour galoper plus rapidement et ils disparurent au détour des ruelles, ayant quelques indications à l'oreille pour l'aider à rejoindre un endroit plus bondé.

Lorsqu'il fut sur l'artère où encore quelques gens circulaient, le jeune homme soupira et ramena sa monture au pas. Il se sentait épuisé! Ses bracelets et ses sacoches pendaient mollement sur ses membres et autour de son cheval. Il avait épuisé son stock de sable, et son énergie avec ça. Il était trop jeune pour en faire usage aussi énergiquement. Heureusement, c'était un état auquel il était habitué grâce à ses durs entraînements, alors il n'avait pas de mal à demeurer en selle et l'esprit clair. Il n'était pas complètement épuisé, c'était gérable. À un certain moment, il se décida à prendre la parole. « Si vous n'êtes pas là pour m'enlever, ou pour me tuer, pourquoi vous êtes-vous interposée? Cela ne vous regarde en rien, et ce n'était ni votre place, ni votre rôle. » Il secoua la tête. Son comportement était absolument irrationnel, mais il ne pouvait pas dire qu'il avait agit en toute logique non plus. « Je n'avais pas besoin de vous. » ajouta-t-il, le pensant sincèrement. Il était assez grand pour se débrouiller seul.

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I can do it by myself [PV Rubis]
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