Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Damn it, I need you [Sibylle]

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Fraghstoam
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MessageSujet: Damn it, I need you [Sibylle]   Sam 18 Fév - 11:40

Pestant à mi-voix, Fraghstoam sauta du deuxième étage pour atterrir silencieusement au sol. Sans attendre, il fila dans l'ombre pour semer son poursuivant, tout en tenant fermement son bras gauche de sa main libre. La blessure était peu profonde, mais il savait très bien qu'elle n'avait pas besoin de l'être. Cette mission était un coup monté et il s'était fait prendre à son propre jeu : On l'avait empoisonné. À l'odeur il devinait qu'il ne lui restait plus que 72 heures à vivre, et il lui fallait trouver un abris au plus vite. Mais la priorité était de disparaître, il n'avait pas le temps de retirer le poison ou de le traiter maintenant, et c'était bien là leur intention. Ils le sous-estimaient grandement. C'était la première fois qu'on passait si proche de le tuer, la première qu'on essayait en fait. Qui donc désirait mettre sa tête à prix? Il n'était pas supposé être connu physiquement, et il savait qu'il n'était pas le seul à se promener en habit sombre et masqué. Qu'on l'ait localisé devait donc logiquement être le fruit de cette mission qui, depuis le départ, ne faisait pas de sens réel.

Après quelques longues minutes de course avec ses capacités de camouflage, il se plaqua contre un mur et jeta un oeil aux alentours. Il était seul. Soulevant légèrement sa main, il observa les dégâts. Sa tunique était déchirée, et sa plaie saignait. Avec la course et le temps qui s'en était suivi, il était trop tard pour espérer extraire le poison. Il ne lui restait plus qu'à refermer la plaie. « Bon sang de merde. » pesta-t-il à nouveau, les dents serrés, en remettant sa main droite par-dessus pour activer son pouvoir de régénération. La sensation de picotement de la coupure disparut rapidement - il était désensibilisé à la douleur, après tout - et il baissa les bras en s'appuyant au mur derrière lui, réfléchissant aux options qui se présentaient à lui. Il lui était absolument impossible de rejoindre son pied-à-terre dans le désert, aux vues du peu de temps qu'il lui restait à vivre s'il ne faisait rien. Ses caches habituelles étaient dans une région plus éloignée, il n'était pas sur son territoire régulier. On lui avait joué un sale tour, mais ce n'est pas non plus comme si ces gens pouvaient le savoir. Un hasard, bien malheureux.

L'assapothicaire ricana légèrement. Ces imbéciles n'auraient pas du mélangé le poison avec cette plante pour masquer l'odeur, cela en atténuait les effets. Et de toute façon, il était beaucoup trop expert pour ne pas en saisir l'odeur sous-jacente et identifier ce qui allait bientôt le rendre malade. Tout ce qu'il avait besoin, c'était d'un endroit sécuritaire où il pourrait se traiter afin que ses symptômes ne le rendent pas vulnérables à quiconque. Il possédait beaucoup trop d'armes et de potions pour prendre le risque qu'un vulgaire brigand lui mette la main dessus dans un moment de faiblesse. Quel endroit, à Shola, qui était près, pourrait lui permettre une retraite sécuritaire... Une pensée s'imposa à lui et un malaise l'envahit. Certes, cet endroit était à quelques heures à peine s'il gardait un peu rythme de course et de marche, mais il ne savait pas s'il pouvait réellement lui faire confiance. Malheureusement, le temps n'était pas aux questions, il se devait d'agir avant qu'on ne le retrouve et qu'on en finisse avec lui.

Et puis, il n'était pas encore dans un état critique, il pouvait se défendre et se sauverait dans le cas où sa présence serait mal accueillie. Son choix était donc fait. S'assurant à nouveau qu'il n'était pas suivi, il fila dans les ombres et attendit d'être bien sûr que personne ne pourrait le suivre avant de s'engager dans les bois, faisant bien attention de masquer ses traces, pour aller trouver cette ancienne demeure supposée être inhabitée. Un manoir appartenant jadis au roi Sin, et qui était maintenant une relique architecturale d'une grande beauté. Peu de gens, ou presque personne depuis le temps, ne connaissaient sa localisation. Par chance, ou peut-être n'en était-ce pas tant, il avait accompagnée sa propriétaire actuelle à cet endroit il y a de cela de nombreuses années. Ainsi, il savait fort bien qu'il n'y avait probablement pas d'endroit plus sécurisé au monde.

Il mis près de quatre heures à se rendre. Ayant pris en chemin une potion qui faisait ralentir son rythme cardiaque, malgré sa course, le Maître des potions ressentait ton de même un léger vertige. Toute cette activité n'allait certainement pas l'aider à évacuer ce damné poison qui circulait désormais dans tous ses organes. Il sentait la nausée lui prendre au ventre et sa respiration se faisait d'ores et déjà difficile. Il lui fallait se reposer le plus rapidement possible. Malheureusement sa capacité de régénération ne pouvait que réparer les dommages tissulaires causés par la toxine, et non pas l'éradiquer. Et puisqu'utiliser son pouvoir pour soigner d'aussi grosses blessures nécessités du repos, et qu'il allait être de plus en plus épuisé, cela l'achèverait d'en faire une sur-utilisation.

Essoufflé, la fièvre pointant déjà son nez, il considéra le bâtiment qui s'offrait à sa vue d'un oeil méfiant. Rien n'y indiquait de la vie, personne n'y était, probablement. Il était par contre plutôt persuadé que l'accès n'en était pas aisé, il n'y était jamais allé pour vérifier. Mais cela ne faisait aucun doute. Pour la forme, il cogna deux coups sur la porte. Aucun bruit. C'était sans doute mieux ainsi. Posant la main sur la poignée, il inspira profondément, et ouvrit la porte. Ni une, ni deux, une flèche transperça l'air et il eut tout juste le temps de reculer celle-ci vers le côté avant qu'elle ne fende l'air là où il se trouvait précédemment et se fiche brutalement plus loin. Il jeta un oeil à la pénombre de l'intérieur. Mourir en essayant de se protéger serait terriblement bête. Sans savoir où elle avait caché ses pièges, ses chances de survies étaient absolument nulles. Il avait besoin d'un guide... il détestait l'idée de devoir quémander de l'aide. Mais il se faisait déjà tard... ou tôt. L'aube pointait son nez. Cela faisait déjà six heures qu'il avait été empoisonné.

La main toujours sur la poignée, le regard à l'intérieur, il était visiblement hésitant. Fragh n'avait pas l'intention de mourir bêtement. Et l'attendre ici, sans savoir si elle finirait par venir, était parfaitement idiot. Il glissa sa main libre sous sa capuche pour la poser sur sa nuque, dans un réflexe inconscient qui démontrait sa perplexité. Combien de temps resta-t-il ainsi, à contempler les ténèbres, condamné à mourir devant sa porte, durant son absence? Sans doute longtemps, car le soleil pointait désormais ses rayons sur la bâtisse et le narguait d'oser y mettre un pied. L'étourdissement commençait à le prendre d'assaut. Se secouant intérieurement, il soupira, surpris par le soleil qui l'avait tiré de sa torpeur. Ses bras retombèrent de chaque côté de son corps, et il se retourna, déterminé à se trouver un endroit où se reposer et se soigner.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir, un plus loin, un regard qu'il reconnaîtrait entre mille, et qui le considérait avec curiosité et amusement? Elle était chez elle, après tout, il n'avait pas à être surpris de croiser Sibylle ici. Cette vision lui provoqua plusieurs sensations, qu'il rejeta, n'était même pas supposé vivre d'autres émotions que celle de la satisfaction d'un travail bien accompli et l'irritation des contretemps. Un mélange de soulagement, d'attendrissement et de langueur, ainsi qu'une généreuse touche de « je ne mourrai peut-être pas aujourd'hui ». Chassant son trouble, il se redressa et s'adressa à elle, sa voix douce atténuée par la présence de son masque. « Bonjour, Sibylle... » il ne savait pas trop comment engager le sujet. Le fait étant qu'il espérait qu'elle le guide dans sa demeure afin qu'il puisse se soigner en paix. En espérant que le délire ne le prenne pas entre temps. De toute façon, il pouvait fort bien le faire seul. C'est uniquement qu'il ne pouvait pas entrer sans risquer sa vie.
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