Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

Partagez | 
 

 [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Sam 6 Juin - 18:45


Arkay bailla bruyamment. Il faisait nuit et son écuyer dormait non loin, mais lui venait de se réveiller. Tout d'abord, il ne comprit pas quelle en était la raison, il n'avait pas trop froid, ni trop chaud d'ailleurs, aucun bruit n'était venu le réveiller mais sa vessie vint lui rappeler la raison. Faisant la moue, il comprit qu'il valait mieux qu'il se lève et d'ailleurs il en profiterait pour aller chercher de l'eau fraîche, il avait la bouche un peu pâteuse.
Cette nuit là avait été calme. Il la passait dans sa chambre avec Jacob et non dans les bras d'une femme on ne sait où. Son écuyer avait d'ailleurs l'habitude de le voir disparaître quand le soir arrivait. C'était signe qu'Arkay avait besoin de ... se dépenser, voilà. Disons que ces affaires étaient beaucoup moins pratiques depuis trois ans, sa chambre n'était pas vraiment disponible et il n'était pas très partageur ... ou en tout cas pas avec un autre mâle, du coup il n'avait jamais ramené de femme tant qu'il savait qu'il ne pouvait faire disparaître son écuyer un certain temps. Mais tiens, c'était une idée intéressante ça, il pourrait bien l'emmener en virée ! Et au pire il lui choisirait une fille avant de le laisser tranquille avec !
Eh bien eh bien, ses pensées étaient plutôt amicales quand il se réveillait comme ça !
Il finit donc par se lever et muni d'une bougie, il s'était rendu aux toilettes par ce couloir désert. Disons qu'encore une fois, il ne se faisait pas chier auparavant - c'est le cas de le dire - il avait son propre pot de chambre, mais l'intimité n'était plus au rendez-vous, il préférait donc aller jusqu'aux bains où se trouvaient toutes les commodités.

Et c'est sur le retour qu'il fut surpris d'apercevoir une ombre dans le couloir. Quelques minutes avant, il avait été vide mais il y distinguait à présent une silhouette bien féminine qui semblait porter des oreilles particulières. Encore à moitié endormi, son corps réagit pourtant très bien à cette sollicitation nocturne et un sourire carnassier aux lèvres, il se dirigea vers la femme qu'il voyait.
Comme il était pieds nus, il ne faisait pas grand bruit, mais quelqu'un à l'oreille fine l'aurait entendu arriver, si toutefois elle était bien éveillée. Mais dans cette pièce éclairée par sa simple bougie, son ombre devait sembler assez inquiétante pour ceux qui ne le connaissaient pas, il avait tout de même l'une de ces paires de ... enfin de cornes quoi, que ça en était impressionnant la nuit.
C'est arrivant d'un pas rapide et contrôlé à côté de sa proie qu'il la saisit sans prévenir en passant son bras disponible autour de sa taille et plaquant la femme contre son torse nu musclé. Humant son odeur corporelle, il ne sentit pas vraiment ses phéromones commencer tout doucement à se diffuser.

Hmm agréable surprise en pleine nuit ! susurra-t-il d'une voix rauque encore endormir. Voyons de qui il s'agit ...

Oh, bien entendu, il aurait pu se présenter face à la personne concernée avec sa lampe sous les yeux pour regarder son visage ou simplement attendre d'entendre sa voix, mais c'était Arkay ... Il commença donc à promener doucement ses mains sur ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Sam 6 Juin - 22:12

Dans la nuit silencieuse, Douhbée s'agitait dans son lit, gémissante et tremblante, accablée de rêves trop terribles pour en parler, de cauchemars de son enfance qui se mêlaient terriblement au présent, si réalistes qu'elle ne savait plus trop si elle dormait ou si elle était parfaitement réveillée. Jusqu'à ce qu'elle s'éveille en sursaut, trempée de sueur. D'un coup sec, elle s'assied dans son lit, et regarda, inquiète, en direction de son maître, qui semblait toujours dormir. Peut-être n'avait-elle gémit que dans son rêve, ou peut-être Leelah faisait-elle semblant de n'avoir rien entendu, en tous les cas, elle ne laissa pas croire qu'elle était consciente que son apprentie s'était réveillée.

L'adolescente, qui n'en était plus vraiment une du haut de ses dix-sept ans, se leva sur des jambes faibles et agitées et enfila une lourde tunique pour se réchauffer, la sueur de ses cauchemars avait gelé sa peau, et maintenant elle frissonnait, de peur comme de froid.

Dégoûtée par la texture moite de sa peau, elle décida d'aller aux bains pour se nettoyer et se réchauffer, de toute façon, au milieu de la nuit, personne ne la surprendrait à arpenter les couloirs, elle ne songea donc pas à enfiler plus que sa tunique, alors qu'à l'habitude elle ne manquait pas une occasion de bander sa poitrine bien serrée, parce qu'elle était gênée par autant de corpulence mammaire, et craignait qu'on abuse à nouveau d'elle. Cacher sa féminité lui donnait toujours un sentiment de sécurité.

Seule une courte dague fut glissée à l'intérieur de la tunique de laine.

Silencieuse comme sa race le lui permettait, elle trouva les bains sans problème et si lava dans une eau tristement tiède, où elle ne s'attarda que le temps d'effacer les brumes de son cauchemar. Alors qu'elle se croyait lavée de toute image psychédélique, elle se sentit transporter ailleurs, sans le vouloir. Elle n'eut que le temps de se plaindre faiblement, une seule larme coula sur sa joue en comprenant ce qui arrivait, puis sa tête se mit à bourdonner alors qu'elle perdait tous les sens, la vue, l'ouïe, le toucher. Elle n'était plus dans l'eau tiède, elle n'entendait plus le silence seulement transpercé de sa respiration, elle ne voyait plus la noirceur de la salle d'eau.

Elle était toujours à la forteresse, mais dans un couloir menant aux dortoirs, le même qu'elle empruntait pour aller à la chambre de Leelah. Tout était en noir et blanc, dénué de couleurs, comme dans chacune de ses visions, alors Douhbée devint anxieuse, car ses visions annonçaient toujours un événement malheureux.

Comme d'habitude, les images étaient floues, Douhbée n'arriva à identifier aucune des deux personnes qu'elle aperçu. Parfois, elle arrivait à voir des traits, mais c'était plutôt rare, et pas le cas aujourd'hui. Une silhouette masculine se dirigeait vers une, plus féminine, qui semblait familière à l'écuyère sans qu'elle sache pourquoi. La femme ne semblait pas entendre l'homme, qui la pris bientôt et la força à se coller contre lui, alors qu'il caressait son corps de ses mains curieuses.

Essoufflée, Douhbée sortit de sa prémonition comme on sort de l'eau lorsqu'on manque d'oxygène. Une femme allait se faire violer! Ici! À la forteresse! Paniquée, l'écuyère se dépêcha de se rhabiller pour se porter au secours de l'inconnue-familière, et couru dans le couloir en direction de l'endroit qu'elle croyait être le lieu de l'abus. Lorsqu'elle arriva sur place, elle recommença à marcher, regardant dans tous les sens autour d'elle, mais ne vit personne. Par secousse, d'autres courtes visions venaient l'accabler, phénomène qui n'était jamais arrivé auparavant, elle voyait la suite des événements, comme l'homme prenait la femme, la forçait à...

- Non, pas ça... sanglota-t-elle alors que les images en noir et blanc, qu'elle ne contrôlait pas, se fondait avec celles de ses souvenirs, celles qu'elle avait réellement vécu.

Le grésillement qui accompagnait ses visions ne cessait plus de l'assourdir, et ce n'est que lorsque des mains l'attrapèrent et qu'elle se sentit écrasée contre la poitrine d'un homme, qu'elle comprit que sa vision avait eut pour but de la protéger elle, et non une autre. Mais elle s'était livrée comme une imbécile.

-S'il-vous-plait... murmura-t-elle en tentant de se dégager, alors qu'une partie de son cerveau essayait de reconnaître la voix rauque qui lui susurrait à l'oreille, mais le grésillement n'était pas encore parti complètement, même si les visions l'avaient abandonnée.

Soudain, elle cessa de se débattre, alors qu'un apaisement incongru en pareilles circonstances contrôlait sa tête et son cœur. Les mains de l'homme sur son ventre et ses hanches auraient dû la faire paniquer, mais elle y prenait étrangement goût, comme si on l'avait envoûté. Elle voulait retourner se blottir dans son lit, mais n'avait pas la volonté qu'il fallait pour fuir les caresses, auxquelles elle cédait. C'était à n'y rien comprendre. Elle avait fuit les hommes toute sa vie, et maintenant, un parfait inconnu engourdissait sa peur d'un simple toucher...

-Pourquoi ? demanda-t-elle d'une voix qui ne tremblait pas de peur, mais bien d'autre chose... Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que vous m'avez fait? Qui êtes-vous? se plaignit-elle en essayant de comprendre ce qui lui arrivait...

Mais il n'y avait pas de trémolos dans sa voix...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Dim 7 Juin - 4:08


Ses mains caressaient le tissus qui recouvrait la peau de la femme qu'il avait emprisonné, tâtant la forme des hanches, du ventre, cherchant à deviner à tâtons de qui il s'agissait. C'était un jeu vraiment divertissant, vu qu'il était toujours en train de regarder les femmes comme si elles ne portaient pas de vêtements, essayant de deviner leurs mensurations, il en devenait assez doué et l'image de ce qu'il ressentait sous ses doigts commençait à se dessiner dans sa tête sous les traits de ... Eh, mais non, ce n'était pas normal ça, jusque là il aurait dit que c'était la jeune écuyère mais cette poitrine était bien trop ...

Oui, oui, ne t'inquiètes pas, je vis te libérer de cette douce chaleur... continua-t-il en répondant à la supplication qu'il avait entendu plus tôt, mais en l’interprétant bien de la façon dont il voulait.

Eeeh, mais justement, cette voix, elle lui faisait bien penser à cette fille... Si c'était vraiment la p'tite, comment elle s'appelait déjà ? Attends, Lee citait pourtant son nom souvent là ... Dou ... Douhbée voilà, c'était ça. Ouais donc si c'était vraiment Douhbée qu'il était en train de tripoter, il allait se prendre une sacré raclée de la part de son maître si cela venait jusqu'à ses oreilles. Mais ce n'est pas pour autant qu'il s'arrêta là. En tout cas, ce n'était pas Lee, il en était sûr depuis le départ, sinon jamais il n'aurait été la toucher comme ça, quoi, mais si c'était une de ses soeurs d'armes, ça risquait d'être marrant. Et s'il s'agissait d'une simple esclave de passage ou d'une servante, il aurait peut être le droit à une plainte, si jamais elle était insatisfaite, ce qui l'étonnerait fortement.
Après avoir laissé ses mains tâter ses proéminences féminines, sans trop s'y attarder, tout du moins pour le moment, il chercha plutôt le bas de la tunique pour pouvoir passer sous ce tissus qui le dérangeait. C'est à ce moment que la voix se fit entendre à nouveau :

- Pourquoi ? demanda-t-elle. Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que vous m'avez fait ? Qui êtes-vous ?
Eh bien, eh bien. Bien trop de questions dans cette petite tête. C'est très simple pourtant, je le fais parce que j'ai envie et ... meeeerde, j'ai lâché des trucs là. Dit-il comme s'il parlait de quelques flatulences. Mais j'aime beaucoup plus ta voix, maintenant. Il s'écarta de la jeune femme à regret et cligna des paupières comme s'il se réveillait doucement. Hm, ça perd tout de son intérêt si j'mets des trucs dans l'air. Et puis qui je suis ? Il bailla à nouveau bruyamment. T'en connais beaucoup qui tripotent les filles au détour d'un couloir ? Ça se voit que tu n'as pas encore eu à faire à moi toi. Sa voix était à nouveau plus pâteuse que rauque, mais même si son esprit se rendormait, son corps attendait maintenant quelques dispositions. Tu veux qu'on remédie à ça ? demanda-t-il en toute innocence en se grattant la base des cornes.

Il n'y avait pas beaucoup de lumière, donc le tout n'était pas très visible, mais ne portant que ses braies, on voyait maintenant une certaine protubérance se dessiner. Disons qu'il préférait ne pas faire peur à son écuyer, du coup il ne dormait plus nu quand il était dans sa chambre ... sinon la rencontre aurait pu être un peu plus drôle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Dim 7 Juin - 21:50

Douhbée sentit les mains cesser d'explorer ses hanches pour toucher sa poitrine, tâter ses formes. Comme pour montrer sa satisfaction de ce qu'il découvrait par dessus sa lourde tunique, qui ne suffisait pas pour la protéger, l'homme glissa ses mains dessous pour explorer avidement son corps, découvrir la texture de sa peau. Il arrêta son exploration lorsqu'il dû répondre aux questions de l'écuyère, qui en posait trop selon lui. La jeune femme eut du mal à comprendre le sens de ses propos, jusqu'à ce que l'homme la lâche et se détache d'elle.

Là, elle pu se retourner et le voir. Au travers de la nuit, il lui apparut clairement grâce à ses yeux de chat. Arkay...

Là, elle comprit de quoi qu'il parlait. Ce chevalier, ami de Leelah, était un incube, il l'avait probablement attrapée avec de la testostérone typique de sa race. Malgré cette constatation et sa peur de la créature qui se trouvait devant elle, une certaine partie de Douhbée, qu'elle ne se connaissait pas avant aujourd'hui, se languissait de retrouver des mains chaudes sur sa peau. Autant elle avait paniqué en craignant être violée, autant elle avait savouré le contact plus qu'elle n'aurait osé se l'avouer. Et même si elle savait que c'était à cause de la magie, cette part d'elle refusait de se rendre.

Arkay bailla, il était à moitié endormi, alors qu'il essayait de lui laisser des indices sur qui il était, sauf que Douhbée avait déjà compris, grâce à sa vision supérieure aux autres races. Il lui demanda si elle avaient envie qu'il «remédie au fait qu'elle n'avait jamais eu à faire à lui». La gorge de la jeune femme se bloqua, et elle hocha la tête de gauche à droite, oubliant qu'il ne voyait rien dans cette pénombre. Mais les mots qui sortirent de sa bouche contredirent ses pensées profondes.

-Pourquoi pas... s'entendit-elle chuchoter, elle écarquilla même les yeux de stupeur, ne croyant pas elle-même qu'elle avait osé dire cela, alors que son esprit, son âme, lui hurlait de courir, de fuir, de retrouver Leelah.

Malgré la quasi-pénombre, le spectacle du désir d'Arkay était parfaitement visible pour Douhbée, pas seulement devinable, évident. Au travers du fin tissus qui le couvrait, elle savait ce qui se cachait, ce qui espérait être assouvis. Elle se souvenait de celui de Sir Ulyss, lorsqu'il avait besoin d'être soulagé, cela lui ressemblait, mais en plus gros. (lol) Adossée au mur contre la pierre froide, elle frissonna, de peur ou de désir allez savoir. Les hormones qui la manipulaient lui dictait de se laisser faire, la rassurait même, la convainquant que ça serait plaisant, alors que sa tête, ses souvenirs, lui ramenait la douleur atroce qu'on lui avait fait subir, dix ans plus tôt, par le même moyen.

-J'ai froid... se plaignit-elle en serrant sa tunique autour d'elle, ne trouvant rien de plus intelligent à dire.

Comment pouvait-on craindre une chose aussi fort qu'on la désirait? Douhbée comprenait bien malgré elle ce que signifiait l'humidité qu'elle commençait à ressentir dans son entre-jambe, même si personne ne le lui avait jamais expliqué. Même si elle ne l'avait jamais ressentis auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Jeu 11 Juin - 13:29


Après avoir cru qu'elle allait se refuser à lui, lorsqu'il cru apercevoir un signe négatif dans son mouvement de tête, Arkay fut amplement ravi par sa réponse. Il n'avait de toute façon pas l'habitude que l'on se refuse à lui - sa réputation ou ses phéromones les précédant - mais il se rappelait vaguement de Douhbée n'était pas une fille très ouverte alors, lorsqu'elle se décida à accepter son invitation, le semi-incube fut plutôt fier de lui.

Bon d'accord, peut-être que les écuyers n'étaient pas censés s'intéresser à autre chose qu'à leur apprentissage ou peut-être n'avaient-ils pas plus le droit que cela d'avoir des relations intimes, mais comme il avait un certain doute que cela marqué noir sur blanc quelque part et qu'il était assurément contre une règle aussi stupide - car comment pouvaient-ils se concentrer si leurs besoins primaires n'étaient pas satisfaits - Arkay choisit s’apprêtât à faire comme bon lui semblait, quand une seconde question s'imposa à son esprit : Ah, peut-être y avait-il aussi une règle qui interdisait les relations entre chevaliers et écuyers mais ... celle-ci ne concernait-il pas simplement les affectations de maître à écuyer ? Il y avait de fortes chances, non ? Mais pour sa part, Jacob ne l'intéressait pas le moins du monde alors le sujet était clos. Il ne restait donc plus que l'affaire de Leelah : Arkay était presque sûr que le fait qu'il ait une aventure avec son écuyère adorée n'allait pas lui plaire, mais après tout, celle-ci avait eu son mot à dire et ne l'avait pas repoussé. Il lui rendait donc service, non ? Oui, il expliquerait ça à sa camarade par la suite...
Pour résumer, le chevalier décida que ces interprétations étaient bonnes et passa à autre chose.

Il en était donc à son sourire narquois en coin et au regard prédateur, lorsque Douhbée intervint à nouveau.
-J'ai froid...
Les pensées d'Arkay ne firent pas deux tours dans sa tête avant qu'il ne réagisse. Hmm, quelle belle invitation. Cette future femme n'avait pas une grande expérience, à sa connaissance, mais se débrouillait pas mal pour l'émoustiller ! Il la plaqua donc contre le mur et l'immobilisa de son propre corps. Glissant ses mains le long des jambes de la jeune femme pour remonter le tissus à une hauteur plus commode, il lui adressa un dernier petit message à l'oreille :
Il fallait le dire plus tôt... Je vais vite te réchauffer.
Avec professionnalisme, il posa ses lèvres sur les siennes de façon plutôt avide et commença à les goûter plus subtilement avec les dents, avec la langue, alors que ses doigts s'insinuaient sous la tunique et remontait le long de son fessier, de ses hanches. Ce fut un premier aperçu de ce qu'il lui promettait pour la suite car il s'en détacha un peu juste le temps d'une phrase.
Réfléchissons à un endroit plus adéquate pour la suite...
Mais lui en laissait-il le temps ...
Arkay savait ce qu'il faisait, il aurait bien le temps d'être à son écoute - il fallait bien le faire un minimum - par la suite et pour le moment il voulait juste s'assurer de la mettre dans l'ambiance avant d'y penser sérieusement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Jeu 11 Juin - 18:22

[Aucun véritable homme ne réfléchirait tant que ça avant de passer à l'acte, LOL]

Douhbée avait beau savoir qu'elle était sous l'influence des hormones incubes d'Arkay, elle n'en revenait toujours pas de sa propre réaction, elle ne se maîtrisait plus, se languissait d'un contact qui tantôt l'effrayait, s'impatientait d'en finir, de se sentir exister. Et pourtant, elle savait que cette scène allait la hanter le restant de ses jours, lorsque les vapeurs de l'émotion se serait envolées et qu'elle réaliserait ce qu'elle avait fait. Que l'histoire c'était répétée.

Non... on ne peut pas dire que l'histoire se répétait réellement. Sir Ulyss l'avait prise de force, là, elle se donnait, du moins, en partie. Était-ce un viole, considérant qu'elle n'avait pas réellement toute sa tête? Il avait pris son consentement malgré elle, l'avait en quelque sorte forcé à le lui donner? Alors, il était nul, invalide...

La réaction d'Arkay ne se fit pas attendre, lorsqu'elle lui indiqua son «presque» consentement, il ressemblait au loup qui avait trouvé son chaperon à croquer. Douhbée avala de travers alors que le sentiment d'être une proie de plus sur un tableau de chasse l'envahi. Disons que ce Chevalier avait toute une réputation qui le précédait.

À nouveau, l'adolescente se retrouva coincée entre le mur et le corps imposant de l'hybride, des mains puissantes parcourant ses jambes, ses cuisses, jusqu'à ce que sa tunique se retrouve beaucoup plus haut que ce que la plus élémentaire des décences n'exige. Une souffle à son oreille lui promit de remédier à son problème de froid, ce qui était effectivement vrai puisque le corps de Douhbée s'enflamma bientôt, de honte autant que d'excitation, lorsqu'une bouche avide explora la sienne et que les mains d'Arkay continuaient leur chemin vers son bassin. Le temps que dura se baiser, alors que l'homme ne pouvait l'apercevoir, elle laissa aller des larmes qui soulagèrent sa panique, mais surtout ses yeux irrités par les larmes trop longtemps contenues.

Celles qu'elle retenait depuis dix ans.

Sauf qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il s'arrête si tôt, pour lui demander où ils pourraient... finir ce qu'ils avaient commencés. Elle pria pour qu'il n’aperçoive pas qu'elle pleurait, tout en espérant qu'elle le fasse, cette contradiction trouvant bagarre entre son corps de femme, qui se languissait de la sensualité du contact, et sa tête, qui lui rappelait qu'au bout du compte, c'était encore un viol, et qu'elle n'était pas prête à revivre le passé.

La question qu'il lui posait créait le même genre de dilemme chez Douhbée. S'ils quittaient cet endroit, il n'y aurait plus les hormones de testostérone dans l'air, alors elle pourrait le repousser, mais s'il refusait de la laisser partir après l'avoir aguicher? Alors ce serait vraiment un viol. Alors que si elle restait ici, elle n'avait aucune chance lui résister, ce qui signifiait à coup sûr qu'elle se rappellerait.... de cette nuit le restant de ses jours.

Reste à savoir si c'est un bon ou un mauvais point.

Le corps pris encore le dessus, choisissant à sa place, alors que les mains de la jeune femme s'animèrent enfin, s'acharnant à défaire les braies d'Arkay.

- Je m'en fiche. déclara-t-elle avec quand même un soupçon de sanglot dans la voix, traître témoin des larmes qui avaient coulées. T'as peur d'être surpris? s'étonna-t-elle de s'entendre le taquiner, comme pour le provoquer.

Il y avait ce besoin féminin d'être comblée qui la dépassait et qui ne lui donnait plus le temps de choisir. Sa raison s'était envolée, ne laissant la place qu'à l'instant présent, celui, certes envahi de testostérone, mais le vrai. Pas le passé et la crainte, seulement le présent, la réalité.

De crainte qu'il n'aperçoive ses larmes en regardant plus attentivement, puisque le ton de sa voix avait dû l'alerter, se fut elle qui lui vola le prochain baiser.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Jeu 11 Juin - 19:56


Non mais genre, elle avait été sujette aux phéromones, il la touchait plus correctement, ne faisait pas trop son gros sauvage et se la jouait à moitié sensuel et rien ? Je veux dire, pas de soupire, pas de jambes tremblantes, pas de voix ... Hein ? Justement, ouais, cette voix...
Arkay se détachait tout juste d'elle lorsqu'il eut l'impression que sa façon de parler était bizarre mais genre pas bizarre, pleine de désir, mais bizarre comme si elle avait le gorge enrouée alors qu'il ne l'avait pas encore fait crier. Mais il ne put pas franchement se poser des questions, car même s'il en aurait peut-être été capable avec les idées claires, la femelle qu'il tenait semblait très impatiente. Elle était excitée, c'était tout ce qu'il avait décidé de percevoir, même si quelque part, son comportement était pas forcément habituel à ce genre de situation.
Et le fait qu'elle soit prête à faire ça dans le couloir ? Donc oui, il était surpris, mais pas de soucis, pourquoi pas après tout. Ce n'est pas lui que ça dérangeait, ce n'était pas comme s'il n'avait jamais eu de public. Soit la Douhbée se montrait sous son vrai jour, soit il avait lâché à nouveau des phéromones sans le vouloir là ... Mais de voir que le jeu était si simple, malgré toute attente, lui retirait un peu de son plaisir. C'était toujours plus intéressant avec du challenge, mais il ne disait jamais non pour autant.

Il ne disait pas non, mais en plus, il dirait qu'il aimait ça ! Voici que se mettait en place une nouvelle forme de challenge ! La ravissante femelle prenait maintenant non pas une, mais deux initiatives ! Arkay s'en trouvait un peu affolé sur le coup, lui qui en était réduit à se dire que le tout serait réglé vite fait, vu de la façon dont elle avait l'air pressée, voilà qu'il lui prenait l'envie de faire durer la chose. Il répondit bien évidemment de façon ardente.
Lui qui pensait aller promener ses doigts dans des endroits plus intimes se contenta donc de laisser sa langue tracer un sillon humide dans le cou de Douhbée avant d'y mettre un petit coup de dents sachant que ses mains les pressait toujours plus contre lui. Et c'est en voulant la mordiller à d'autres endroits qu'il sentit une marque mouillée dans son décolleté, une humidité de laquelle il n'était pas responsable... à sa connaissance.
Il écarta légèrement son visage de l'écuyère qu'il tripotait pour essayer de comprendre cet étrange phénomène. Et il s’avérât qu'il s'agissait d'une route tracée par quelques larmes qui stagnaient à présent sur les joues de celle-ci.

C'est une blague ?! T'en peux déjà plus ou ça va pas là ?

Il se rappela alors de ce sentiment, celui qui lui avait dit que quelque chose ne tournait pas rond. L'action était trop intéressante pour en rester là mais cette découverte le dérangeait. Frustré, vexé, il attendait une réponse alors qu'il n'avait pourtant aucune intention de la lâcher.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Jeu 11 Juin - 20:30

Heureusement (ou malheureusement?), Arkay ne sembla rien remarquer du trouble de Douhbée, ou s'il le constata, il ne le releva pas, s'assurant plutôt de garder éveillée cette vigueur nouvelle qui animait la jeune femme, en répondant à ses baisers avec la même insistance, hasardant ses lèvres non plus sur la bouche de l'écuyère, mais sur tout ce qui l'entourait. Ces baisers, qui lui faisait découvrir toute l'ivresse que pouvait apporter les bras d'un homme.

*Arkay n'est pas Sir Ulyss...* arriva-t-elle finalement à se convaincre, faisant taire cette stupide raison qui lui demandait de fuir. *Et tu n'es pas une petite fille, Douhbée...*

Arkay ne violait pas une enfant de sept ans, il draguait une écuyère de 17 ans, déjà presque une adulte, et lui avait donné plus d'une occasion de fuir. Oh, elle n'oubliait pas que cette situation ne serait jamais arrivée s'il n'avait pas usé de ses hormones d'incubes, mais sous la vigueur des caresses, elle n'en avait plus cure...

Son cœur s'affola lorsqu'elle se fit mordre, une sensation qui lui procura plus de plaisir qu'elle ne l'aurait cru, puisque c'était justement la sauvagerie qui lui faisait peur. Elle ferma plutôt les yeux pour mieux goûter à la prochaine attaque d'Arkay, tous ses sens en éveil, mais celle-ci tarda plus qu'il ne fallait, elle gémit pour se plaindre de cette torture qu'était l'attente... Au moment où le Chevalier examina son visage, s'étonnant des sillons creusés par les larmes qui s'y étaient trouvées...

C'est là que Douhbée rouvrit les yeux pour constater la surprise d'Arkay. Il n'était pas inquiet, comme elle s'y serait pourtant attendu, il avait l'air plutôt fâché, alors elle se posa vraiment la question... Est-ce que ça va?

*Comment vais-je?* Son corps disait «bien», sa tête disait «mal». Elle ressentait autant de plaisir que de douleur, un mélange compliqué d'émotions contradictoires, qui auraient tôt fait de la faire devenir folle si ça ne s'arrêtait pas. *Je ne veux pas que ça s'arrête...* résolu-t-elle alors qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres tremblantes, d'envie ou de crainte, allez savoir...

Du revers de la main, elle essuya les traces sur ses joues et son buste, effaçant une partie de la douleur.

-J'en peux plus... répondit-elle à la question d'Arkay, bien que cette réponse avait un double sens, car il confirmait autant les désirs de son corps que la panique de sa tête.

Écrasée par le poids du corps d'Arkay, qui la plaquait toujours au mur, elle ne pouvait enlever l'étoffe qui lui alourdissait le corps et l'étouffait de chaleur. Elle accrocha donc ses mains sur les épaules solides du Chevalier, se servant de ses pieds pour faire descendre les braies qu'elle avait terminé de détacher, étant donner qu'elle se jouait de la gravité en étant collée contre le mur, elle n'avait plus besoin de toucher par terre...

-T'aimes pas mon sens de l'humour? susurra-t-elle, les yeux à demis fermés pendant qu'elle découvrait, du bout de ses orteils griffues, la texture rugueuse de sa peau d'homme, et que ses mains griffaient le cou d'Arkay, déjà pourtant bien marqué par les cicatrices.

*Ça lui donne du charme...*
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Ven 12 Juin - 15:55


Elle était vraiment trop bizarre. Jamais Lee ne lui avait dit que son écuyère était du genre schizophrène ou hypersensible, mais après tout, ils ne parlaient pas vraiment de leurs écuyers quand ils étaient ensemble. Et puis, non mais quelle idée de penser à Leelah dans une pareille situation. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il décida qu'il ne servait à rien d'attendre, faire le truc mieux et tout quand la fille était une vraie chaudasse - peut-être un peu à cause de lui.
Elle en avait grimpé sur lui et Arkay était à poil, à quelques centimètres de tissus près. Autant dire que le petit oiseau - même si le qualificatif de "petit" n'était pas approprié - était tout à fait près à l'action.
L'idée d'enlever le peu de vêtements qu'elle portait ne le tentait pas trop, le temps n'était plus aux détails et après tout, cela avait un côté sexy. Comme ces oreilles félines, comme ces griffes plantées dans sa peau, comme ces pieds nouées autour de ses reins. Les griffes auraient pu réveiller en lui une peur venant de l'enfance, mais cela faisait bien longtemps qu'il connaissait cette utilisation bien sympathique que l'on pouvait faire avec des ongles acérés et cela avait plutôt le don d'amplifier son désir.

Oubliant alors les larmes et les propos bizarres, il la plaqua plus fermement contre le mur et passa ses mains le long de des hanches de la jeune femme pour se rappeler qu'il n'avait auparavant trouvé aucun autre vêtement en-dessous.
Hmm, c'est gentil de me faciliter la tâche... Passons donc aux choses sérieuses. lui rapporta-t-il d'une voix sensuelle.
La saisissant aux hanches, il la souleva de quelques centimètres pour mieux les installer et d'un mouvement, il l'empala.

La suite restera abstraite. Dans l'action, il ne prêtait pas vraiment attention aux gestes et se contentait de faire sa part du travail pour leur faire visiter le septième ciel. Peut-être en retirera-t-il quelques égratignures aux épaules pendant plusieurs jours, mais l'effet des griffes solidement accrochées était très ... intéressant. Il était d'ailleurs satisfait d'être plutôt costaud, car cette position était vraiment très agréable mais difficile à tenir sur la durée, sauf pour lui. Mais parce qu'elle n'était pas aussi endurante que lui à cette activité, il ralentit le rythme le temps de quelques mots soufflés.

Alors, qu'est ce que t'en dis ?
Était-il si peu sûr de ses qualités dans ce domaine ? Non, il aimait simplement entendre dire qu'il était le meilleur ... et pour cette fille qui ne devait pas avoir connu beaucoup d'homme - mais au moins un apparemment - ce ne devrait pas être dur pour se classer à la première place.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Ven 12 Juin - 16:25

Après coup, Arkay cessa finalement de poser des questions, se contenant du peu d’honnêteté présent dans les réponses de Douhbée. Il devait surement la trouver dingue, voir un peu simplette d’esprit, mais après tout, il n’allait surement pas aller se venter de ses exploits auprès e Leelah, alors il ne serait pas nécessaire qu’elle justifie son étrange comportement à qui que ce soit, ni lui, ni son maître. Disons que l’envie de raconter son passé n’était pas dans ses priorités, et que c’était le seul moyen pour être disculpé de folie si quelqu’un l’interrogeait sur l’étrangeté de son attitude.

La position des deux individus eut tôt fait de rappeler au totem (lol) qu’il avait du travail à faire, montrant avec évidence le plaisir d’Arkay, qui accola Douhbée encore plus puissamment contre le mur, au point que son dos lui faisait mal contre la pierre non polie du mur.  Heureusement qu’elle avait toujours l’étoffe de sa tunique pour la protéger contre les écorchures qu’elle aurait nécessairement eut sur la paroi rugueuse, et qui l’aurait trahie à Leelah.

À son oreille, une voix la remercia de lui faciliter la tâche, elle ne comprit qu’après quelques secondes, lorsqu’elle se souvint qu’elle n’avait rien enfilé d’autre que sa tunique chaude, qui commençait à la démanger un peu avec toute cette chaleur, mais qui la protégeait au moins du mur. Un filet de sueur perla dans son dos, jusqu’au creux des reins, et ce fut la dernière chose qu’elle réalisa avant qu’Arkay ne la prenne, lui faisant oublier tout ce qui se passait d’autre.

Elle avait craint la douleur, souvenir stagnant de sa première et seule expérience, qui l’avait vue brisée autant physiquement que psychologiquement. Le déchirement qu’avait causé Sir Ulyss, dix ans plus tôt, avait été insoutenable, et les minutes suivantes si souffrante que la pauvre enfant en avait perdu conscience. Mais avec Arkay, elle se sentit plutôt soulagée d’être libérée d’un sentiment de manque. Elle ne cria ni ne pleura pas de douleur, elle gémit plutôt de bonheur. Pendant une mince seconde, elle se demanda comment cela était possible qu’elle puisse ne pas avoir mal, alors qu’il était plus imposant que l’autre, mais aujourd’hui elle avait un corps de femme, elle avait 17 ans, pas sept.

Chaque coup de bassin d’Arkay amenait son explosion de sensations, toutes plus contradictoires les unes des autres. Elle se surprit à savourer l’attente de la prochaine caresse, répondant en lacérant son dos et son cou, mordant ses lèvres. Lorsqu’il commença à ralentir, Douhbée se demanda à quoi il jouait, d’arrêter ainsi alors qu’elle en voulait plus, et lorsqu’il lui posa sa question, elle pensa qu’il était bien con de ne pas en comprendre suffisamment par sa gestuelle. Il avait besoin de mots?

Les hommes…

-J'veux pas que t'arrête, j'en veux plus chuchota-t-elle, presque honteuse.

Du revers de la patte, elle essuya la sueur qui perlait maintenant sur son front, et se mit à se tortiller pour essayer d’enlever sa tunique, qu’elle ne supportait plus, elle irritait la peau sa poitrine, plus sensible qu'à l'accoutumée. À force de contorsion, elle parvint à remonter l'étoffe au dessus de ses seins, sans pouvoir la passer par dessus sa tête, au moins l'air frais pu rafraîchir sa peau.

-Enlève-moi ça, se plaignit-elle, totalement dégoûtée de la moiteur de sa peau, pensant ironiquement qu'elle aurait besoin de prendre un autre bain.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Ven 31 Juil - 17:15

Arkay n'avait qu'une envie : lui demander avec quelles mains ! Devait-il lui rappeler que s'il les décollait d'elle, elle descendrait minimum de vingt centimètres ?! Il avait beau avoir la gaule et être assez costaud, tenir une femme dans cette position rien qu'avec une main et ... enfin c'était pas un piquet non plus hein ! Mais il lâcha quand même d'une main l'espace de quelques courtes secondes :

Eh, t'installe pas trop, petite chienne en chaleur, lui dit-il d'une voix presque normale alors qu'il lui prenait les mains pour qu'elle les repose sur ses épaules et retrouver de la stabilité, ce soir, c'était juste histoire de me vider. Mais si tu veux on remettra ça plus tard...

Plus tard ouais, là, il n'avait pas franchement envie d'en faire plus. Elle était déjà à sa merci, alors pourquoi s'embêter à continuer, hein.
C'est donc sans plus trop faire attention à son désir à elle qu'il reprit la cadence de plus belle. La prochaine fois, il veillerait sûrement à ne lâcher aucun spore ou quoi que ce soit d'autre car elle devait avoir les narines très sensibles pour répondre aussi directement et aussi rapidement à ses avances alors qu'ils ne s'étaient jamais rapprochés de cette façon par le passé. Disons qu'à présent il saurait de quelle façon elle était capable de donner le change si elle était bien mise en condition, il n'y avait plus qu'à y arriver par les moyens de base : séduction, préliminaires et basta. Parce que pour le moment, il était plutôt partant pour un deuxième tour avec celle-là.

Mais il était loin de penser à tout cela en ce moment même, la seule chose qu'il avait en tête était la montée du plaisir. La chaleur qui s'emparait de son corps, les mouvements qui se faisaient moins précis, plus hâtifs, lui-même perdait son souffle, mais ça ne dura pas longtemps. Il atteint l'orgasme, se détendit et essaya de reprendre une respiration régulière.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   Mar 18 Aoû - 17:02

Douhbée ne savait pas trop si elle devait s’offusquer du langage d’Arkay, ou si c’était normal pour un homme en plein ébat. Trop préoccupée par le plaisir qu’elle découvrait à être prise par un vrai mâle, elle choisit d’ignorer ce qui était probablement une taquinerie, bien qu’elle n’aimait pas tellement le surnom de «chienne».

- Je suis une chatte, pas une chienne... ne put-elle s’empêcher ne le taquiner en lui chuchotant à l’oreille un ronronnement en preuve.

Plutôt que de l’assister, Arkay la força à remettre ses mains sur ses épaules, lui faisant reprendre une équilibre qu’elle n’avait pas remarqué avoir perdu. En réalité, un peu plus et elle se serait cassé la gueule sur le sol de pierres, mais elle n’allait certainement pas dire merci, et même si elle avait voulu, parler lui demandait un effort qu’elle n’avait jamais rencontré alors : elle ne savait plus que gémir, déconcentrée par les caresses, sa langue était liée.

Le Chevalier Impérial lui dit alors qu’il ne faisait ça que pour se «vider», mais qu’il n’était pas tout à fait contre l’idée de recommencer. Douhbée se questionna sur le fondement de ce commentaire, dont elle aurait bien pu se passer. Pourquoi diable croyait-il qu’elle avait envie de recommencer? Bon, déjà, elle était parfaitement consciente que cette nuit dingue n’était la cause que des pouvoirs incubes d’Arkay, et qu’en temps normal elle n’aurait jamais eu cette audace, alors lorsque les effets de ses hormones serait terminé, la jeune femme allait probablement regretter ce qu’elle avait fait. Ensuite, même si elle découvrait qu’elle y prenait goût, finalement, et qu’elle avait envie de réessayer de croire aux hommes, elle n’irait pas se jeter dans les bras d’un parfait inconnu, elle voulait quelque chose de sentimental, par être l’objet sexuel de quelqu’un.

C’est pour ça qu’elle avait fuit le manoir Ulyss.

Le retour de la vigueur d’Arkay arrêta là ses réflexions (oui, parce qu’une femme est capable de penser, même dans une telle situation) ses mouvements plus rapides lui coupa le souffle en apportant des sensations jusque là inimaginées dans son jardin intime. Elle tremblait d’excitation et ferma les yeux lorsqu’elle sentit le Chevalier «se vider» comme il le disait, alors que tous les deux cherchaient leur air. Ils restèrent un instant dans cette position inconfortable, et Douhbée commença à se demander comment elle se sortirait de sa situation sans «en mettre partout». La solution lui vint toutefois d’une source qu’elle ne s’attendait vraiment pas à rencontrer cette nuit-là, lorsqu’une main ferme la tira des bras de l’homme et qu’elle croisa le regard furieux de son maître.

Sans un mot, elle se fit retirer de la proximité de son amant d’un soir, par des doigts qui s’enfonçaient rageusement dans la chaire de son bras. Le silence de Leelah était encore plus effrayant que si elle s’était fait crier après. Par la force, elle fut entraînée aux bains, alors que l’essence de vie d’Arkay s’écoulait sur ses cuisses, souillée comme la plus vulgaire des catins. L’esprit enfin libéré des hormones d’Incube, des larmes emplirent les yeux de Douhbée, qui n’en revenait pas de sa stupidité. Pour tout dire, elle se dégoutait, comment avait-elle pu se laisser faire si facilement, après ce qui lui avait été fait dans son enfance?

Mais toute cette peine, tous ces remords, n’étaient rien à comparé au sermon qu’elle se paya, ce soir-là, dans la salle de bain des Chevaliers…

Fin Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.   

Revenir en haut Aller en bas
 
[!][Couloir de l'aile résidentielle] Par une nuit étoilée.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ma présentation --> Aile de Mésange
» Mary of Leeds ~ Un ange à l'aile brisée {PRISE !}
» Bureau du médecin de l'aile civile de l'hôpital d'Artois
» Le monstre du couloir
» Aile d'Ange (finit !!)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Émeraude :: Archives :: Archives du premier forum :: RPs de l'Empire noir-
Sauter vers: