Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Stand up, young man!

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Zackeriel
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MessageSujet: Stand up, young man!   Lun 8 Fév - 19:39


Un bourdonnement intense dans ses oreilles. Une brise dans ses longs cheveux blonds. Un œil brun s’entrouvrit et fut immanquablement ébloui par un rayon de soleil. Des tambours vrillaient ses tympans. Un mal de crâne hors du commun. Poussant un grognement d’insatisfaction, le jeune homme tenta de se remuer un peu. Il avait mal partout. Lentement, il bougea ses bras et s’appuya dans l’herbe fraîche pour ensuite relever la tête. La douleur était intense. Malgré tout ce brouhaha cérébral, le semi-elfe perçu le bruit de l’eau non loin de là. Il claqua un peu sa langue pour réaliser que sa bouche était pâteuse. Il ne lui fallait qu’un petit effort pour se rendre jusqu’à la source de liquide frais… il sentait qu’il en avait besoin. Contractant tous ses muscles, il réussit enfin à se lever, non sans tituber et sans passer près de se choir au sol. Il s’approcha donc de ce qui semblait être un lac, puis se laissa tomber à genoux près de l’eau. Il n’y avait pas une once de vent et le plan d’eau ressemblait à un miroir. Baissant le regard vers le liquide tant convoité, le jeune homme pu voir son reflet… et son cœur s’arrêta. Sa longue chevelure blonde était croûtée de sang séché, signe qu’il devait avoir reçu un ou plusieurs coups à la tête. Le liquide poisseux avait fait son chemin jusqu’à sa tunique grise qui en était totalement imbibée. Instinctivement, il porta une main vers l’arrière de son crâne et réalisa avec stupéfaction qu’il n’y avait aucune plaie.

Son cœur battait si vite! Il avait soudainement très chaud et la sueur lui monta au front. Que c’était-il passé? Où était-il? Et… et qui était-il??? Pourquoi était-il plein de sang? Ses mains tremblaient et la panique le gagna. Il ne se rappelait de rien. Fermant les yeux, il tenta de se calmer et de réfléchir. Il tenta de se remémorer son passé, qui il était… quoi que ce soit bref. Rien. Le néant. Une douleur vive lui traversa alors le crâne à un point tel qu’il se prit la tête à deux mains et se mit à crier à plein poumons. L’angoisse, la peur, la colère. Tant d’émotions l’envahissaient simultanément. Se contrôlant à peine, l’homme blond frappa la surface du lac avec ses poings, ignorant les pierres qui se trouvaient tout au fond et qui lui écorchaient les mains à chaque coup. Après quelques minutes d’acharnement, il prit enfin une respiration et observa ses jointures avec un intérêt soudain. Une douce lumière blanche envahissait ces dernières et les plaies se refermèrent le temps d’un battement de cœur. Ce don… cela lui disait quelque chose. Il l’avait toujours eu… Il plongea ensuite ses doigts dans l’eau fraîche, puis porta de l’eau à sa bouche qu’il avala péniblement.

Lentement et avec un soupir de désespoir, il opta ensuite pour une position assise sur le sable froid de la rive du lac. Son corps tout entier ne cessait de trembler de façon incontrôlable. Son cœur ne cessait de battre à une vitesse folle, lui causant des malaises par moment. Il ne comprenait rien… doucement, il enlaça de ses bras ses jambes repliées et posa son front sur ses genoux. Il resta comme ça de longues minutes avant de redresser la tête pour essayer d’identifier quelque chose de familier autour de lui. Rien. Il était si perdu. Une idée lui vint soudainement en tête : il devait bien avoir quelque chose sur lui qui pourrait lui donner une piste, une idée de qui il était! Frénétiquement, il fouilla les poches de sa tunique comme si sa vie en dépendait, puis de son pantalon. Ses doigts se refermèrent alors sur un bout de papier chiffonné. Avec un intérêt soudain, il le déplia d’une main tremblante et constata, non sans une pointe de contrariété, qu’il ne s’agissait que d’une déchirure de lettre. Tout ce qu’il pouvait y lire étaient les mots suivants :

« Cher Zackeriel, je ne cesse de penser à toi depuis notre dernière rencontre, mon cœur est meurtri à l’idée que tu… ».

Zackeriel. C’était son nom. Il en était sûr, sinon, pourquoi aurait-il ce bout de papier sur lui? Ce n’était pas grand-chose, mais c’était tout de même un début. Fouillant de nouveau sur lui-même, il fut déçu de constater que tout ce que ses poches contenaient n’était que quelques feuilles de pavot… Étrange. Il remarqua également, non loin de lui, qu’une bouteille de vin vide traînait dans l’herbe fraîche, non loin de l’endroit où il gisait, quelques minutes plus tôt. Le contenu de cette dernière c’était probablement vidé pendant son inconscience, d’où la teinte rougeâtre qui l’entourait. Était-il… un ivrogne? Cela pourrait presque expliquer sa perte de mémoire… mais à ce point?

Lentement, Zacky se releva et tituba péniblement vers un chêne qui se trouvait à quelques mètres de lui. Non sans grognement de douleur, il se laissa aller contre le tronc solide et glissa jusqu’en position assise au sol. Il ferma les yeux un instant, tentant ainsi de contrôler sa respiration et, par le fait-même, son cœur qui débattait en fou. Bon sang, il avait chaud, il avait froid, il tremblait de partout… L’angoisse lui serra l’estomac à un point tel qu’il dû basculer sur le côté pour en vomir le contenu. Péniblement, il essuya la commissure de ses lèvres du revers de son bras. Quelle mine affreuse il avait. Il n’arrivait pas à se convaincre qu’il n’était qu’un ivrogne… non… c’était impossible…

Il repensa au bout de papier déchiré qu’il avait trouvé. L’écriture semblait féminine… quelqu’un le cherchait ou, du moins, s’inquiétait pour lui. Cette simple pensée le fit angoisser de nouveau. L’air songeur, il fit glisser le papier délicat entre ses doigts et profita d’un bref instant de répit alors qu’une brise douce se levait…

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Agrias
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mer 10 Fév - 21:35

Agrias marchait doucement dans la forêt. Rien ne lui importait vraiment. Elle était très jeune, bien trop jeune pour se débrouiller toute seule. Elle se souvenait de ses parents, mais ne se rappelait même plus des liens qu’elle avait avec eux. La première chose qui est arrivé lorsqu’elle est arrivée dans cette forêt, jeune et complètement perdue… elle ne savait pas du tout quoi faire. Elle était triste. Une pauvre famille défaite, une enfant abandonnée. Dans les bois, elle ne pouvait pas penser à autres choses. Elle ne réalisait pas que sa vie changerait complètement.  Elle s’était promenée longtemps, sans rien trouver. En pleurant. Elle ne savait pas quoi faire, elle n’avait pas un instinct très développée à son jeune âge.

Mais en marchant, elle tomba sur des cris plaintifs. Un animal peut-être ? Elle s’avança vers la petite bête qui semblait prise et qui était complètement seule… Elle vit que cette créature était seule aussi et elle ne pleurait pas. Elle se résignait de plus en plus. Agrias décida de la sauver, et de l’aider à retrouver les siens. Mais non, ce petit renard resta avec elle. Depuis ce jour, elle et son renard sont toujours ensembles. Elle l’aide et lui l’aide. C'est un accord réciproque. Agrias continua à vivre comme elle le pouvait, même si elle était jeune, elle arrivait à survivre. Le renard y étant pour toujours, il était toujours avec elle. Peut-être parce qu’ensembles, ils pouvaient se comprendre ? Car malgré le jeune âge de Grigri, elle avait de la facilité avec les animaux. Son renard n’était pas le seul animal avec qui elle s’entendait bien. Ils étaient très collés, pour sûr,. Ils avaient un lien formidable. Les animaux étaient ses amies. C’est bien facile survivre dans une forêt lorsque les animaux ne te veulent pas du mal et que toi, tu veux juste les aider.

Elle voyait des humains régulièrement : elle allait dans des villages parfois. Sincèrement, elle aimait cela. Elle ne se posait plus de questions et les souvenirs de sa première vie s’évanouissaient.  Elle n'en avait plus besoin. C’était bien étrange, mais pour elle tout allait bien comme cela. Elle n’avait pas peur, ayant les animaux qui semblaient suivre ces émotions. Son contrôle n’était pas impressionnant encore ; elle ne le contrôlait pas du tout. La jeune fille se promenait dans le bois, allant vers le lac. Son renard et elle-même devaient boire, et le lac était l’endroit le plus sûr pour cela. Agrias s’approcha et vit un homme, contre un arbre. Elle se cacha rapidement derrière un autre arbre, en jetant des coups d’œil vers lui. Il ne semblait pas bien... malade même, blessé... peut-être. Elle s’accroupit et regarda son renard en disant vraiment tout doucement :

« Psst… Tu sais qui est ce monsieur ? Il semble pas gentil… je sais pas… il me fait un peu peur… »

Elle ne porta pas attention au fait que l’homme pouvait l'entendre. Son meilleur ami lui lécha le visage avant d’aller retrouver l’homme et de s’approcher, voir comment il était. Il ne semblait pas avoir de réaction hostile. Le renard s’approcha et lécha la main du monsieur. Pendant ce temps, Agrias sortit doucement de sa cachette pour le regarder. Il ne semblait pas en état, il semblait avoir des problèmes. Et cela était triste, sachant qu’Agrias n’aimait pas du tout la tristesse. Elle voulait simplement que les gens puissent être heureux. Au fond, il était bien que parfois, elle se déplaçait vers le village pour y voir des choses. Elle pouvait voir des gens et ne pas avoir peur. Au fond d’elle, elle savait très bien qu’elle se sentait bien plus à l’aise avec les animaux qu’avec les humains, comme elle. Tout cela était un peu flou dans sa tête de jeune fille, mais ce monsieur semblait pas bien, donc peut-être dangereux. Elle ne savait pas. Très doucement, elle s’approcha de lui. Elle ne voulait pas lui faire peur.

« Je… monsieur ? Ça va… ? Renard ne fait pas trop peur j’espère ? » Renard leva les yeux vers elle et resta près. « Aller, renard viens me voir ! » Et le renard écouta, tandis qu’Agrias le caressa doucement pour le féliciter. Il était tout de même son meilleur ami, mais il restait un animal. Le monsieur lui, était comme elle.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Jeu 11 Fév - 22:17

Le papier était d’une qualité surprenante. Son regard couleur bronze apposé sur ce dernier, Zacky se laissa aller à ses pensées, aussi chaotiques soient-elles. Il tentait de remettre les morceaux du puzzle en place… le seul hic était qu’il ne possédait aucunes pièces en main. Un tremblement intense prit d’assaut son corps, ce qui le força à laisser tomber son morceau de papier. Il referma immédiatement son poing et ferma les yeux un instant, tentant de se contrôler du mieux qu’il pouvait. Il avait si chaud… ce qui était étrange en soit parce que l’air ambiant était plutôt frais. L’idée de se jeter dans le lac lui passa par l’esprit et était tentante au point qu’il faillit s’exécuter… toutefois, une boule de poils rousse attira son attention.

Levant un regard plutôt surpris, le semi-elfe remarqua un petit renard s’approcher de lui. Que faisait-il? Normalement, ces animaux étaient plutôt terrifiés par la présence l’Homme et évitait les humains comme la peste. Celui-ci semblait habitué à la présence d’humanoïde, un peu comme un… chien? Une fois à proximité, le petit canidé s’étira le nez pour lui renifler sa main. Ne bougeant pas d’un muscle, Zack l’observa alors que l’animal lui léchait le bout des doigts. Ce petit moment si simple lui changea suffisamment les idées pour l’éloigner temporairement de son problème du moment. Doucement, le vagabond bougea sa main, ayant en tête de toucher l’animal, quand soudain, un bruissement sur sa gauche se fit entendre. Vif comme l’éclair, Zacky fit volte-face et se retrouva, debout, face à une gamine qui l’observa d’un air à la fois surprit et soucieux. Cette dernière lui demanda s’il allait bien et si son renard l’avait effrayé. Muet comme une tombe, Zackeriel ne savait trop quoi dire. Il savait qu’il avait une mine affreuse… il n’était pas présentable et devait faire peur à mourir. L’enfant rappela son petit renard et le caressa doucement. Il était donc à elle. Il devait avoir l’air d’un crétin à ne pas savoir quoi répondre à une enfant… il se racla donc la gorge pour reprendre contenance.

- Hum, non ça va. Un magnifique animal que tu as là, répondit-il enfin, légèrement hésitant.

Puis, il tourna les talons et se dirigea vers le lac. Lentement (histoire de contrôler ses vertiges), il se pencha vers l’étendu d’eau. Il retira lentement ses gants, puis plongea ses mains dans l’eau limpide et froide. Zackeriel s’abreuva de nouveau, puis tourna la tête vers l’enfant qui était toujours là.

- Tu… tu es seule? Dans cette forêt? fit-il dans le but de faire un peu la conversation. Ce n’est pas très prudent pour une enfant comme toi… quelle âge as-tu? Hum… pardon, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Zackeriel. Et toi?

Il lui laissa le temps de répondre à sa question, puis lui fit signe d’attendre un instant. Rapidement, il enfonça sa tête dans l’eau du lac. La fraîcheur lui envahit la tête, lui faisait du bien. Il avait l’impression que la douleur était atténuée… il aurait dû faire ça beaucoup plus tôt. Il secoua frénétiquement sa chevelure blonde afin de se débarrasser de tout ce sang séché et ainsi, avoir l’air un peu plus présentable. Il retira ensuite sa tête de l’eau puis essora sa tignasse dorée. Il finit par se faire un chignon lâche à l’arrière de sa tête à l’aide d’une lanière de cuir puis revint vers ses effets personnels. Il balaya le paysage du regard et remarqua qu’un minuscule campement avait été érigé : son campement, à ce qu’il pouvait comprendre.

- Pardon… je ne suis pas très présentable en ce moment, j’espère que je ne t’ai pas fait trop peur…

Il s’avança vers les vestiges d’un feu de camp et ramassa un sac dans lequel se trouvaient un morceau de pain et quelques biscuits. Il s’empara de cette nourriture, puis se fit prendre d’assaut d’un nouveau vertige. La main au visage, Zacky tituba et tomba assit au sol. La douleur était revenue, ce qui le fit grimacer. Il secoua doucement la tête puis poussa un long soupir.

- Finalement, je ne vais pas si bien. Disons simplement que j’ai déjà été en meilleure forme. Argh… Mais dis-moi, que fais-tu ici seule? Et ce renard, il est à toi? Comment il s’appelle?

Zack voulait faire la discussion simplement pour oublier l’état dans lequel il était. Et qui sait, peut-être que cette enfant pourrait lui donner des informations relativement à l’endroit où il se trouvait? Il y avait peut-être un village tout près… Du moins, il l’espérait honnêtement.

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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Ven 12 Fév - 21:20

Alors que Saros terminait tranquillement un repas de poisson fraîchement pêché sur une rive du grand lac, il entendit un puissant cri déchiré l'air, et l'angoisse le saisit aussitôt. Il avala de travers sa dernière bouchée de chair crue et se leva d'un bond. C'était un cri de désespoir, et cela venait de la direction où devait se trouver Agrias en ce moment. Il pesta contre lui-même et se dépêcha de ramasser ses quelques effets. Cette idée aussi de s'éloigner autant! Mais la petite n'aimait pas vraiment l'idée de consommer des créatures vivantes et Saros était en partie carnivore. Lorsqu'il chassait ou pêchait, il s'éloignait donc quelques heures. Il avait restreint son régime à la consommation de poisson et autres créatures marines.

Agrias était une toute petite fille qu'il avait croisé un jour qu'il vagabondait dans une forêt très épaisse. Des fermiers l'avaient pris pour un prédateur et pourchasser. Le félin n'avait eu d'autres choix que de fuir le plus rapidement possible et avait ainsi aboutit à sautiller entre les arbres, puis de branches en branches, pour échapper aux jappements stridents des chiens qui le poursuivaient. Il aurait pu se débarrasser des bêtes, mais il ne leur voulait aucun mal. Après les avoir semer, il était longtemps rester perché en haut d'un arbre. C'est là qu'il avait connu cette petite créature amicale. Les animaux l'aimaient, et elle le leur rendait. Tout naturellement, le roi de la jungle s'était aussi senti attiré par la nature empathique de la jeune fille.

Il avait craint de l'effrayer, alors n'avait pas osé l'approcher avant longtemps. Mais finalement, après s'être fait entrapercevoir plusieurs fois, il finit par réaliser qu'elle ne le craignait pas. Ils firent connaissance. Étant de nature très protecteur, il avait sentit dès le premier jour qu'il devait la protégé. Ce n'était même pas une option. C'était son devoir de prendre soin de cette petite fille. Il l'aidait à se nourrir, il avait de l'expérience après tout en survie, il connaissait les fruits dangereux, les plantes comestibles, les racines nourrissantes. En échange, elle adoucissait sa vie de son visage enfantin, de ses rires de jeunesse et de sa simplicité toute naturelle. Elle ne le jugeait pas. Pas comme les hommes le faisaient. La société la manipulait, et cela le rendait légèrement amer, mais il n'était pas rancunier et refaisait toujours confiance facilement.

Il courut donc le long du lac, essayant de ne pas se mouiller dans l'eau froide, il n'aimait pas l'eau froide. L'oreille très sensible du pardusse le guida aisément sur les lieux où se trouvait la jeune fille, car la proximité du lac portait les voix sur une certaine distance. C'est ainsi qu'il s'arrêta, au bord du lac, non loin d'un campement, et se pencha pour appuyé ses mains sur ses genoux fléchis, en reprenant son souffle par grande inspiration saccadée. En voyant Agrias saine et sauve, il s'était arrêté de courir, soulagé et avait pu reprendre son souffle.

Non loin de lui, un homme tituba et tomba en grimaçant. Il semblait dans une posture désagréable. Le haut de son corps était trempé, il y avait des vestiges de sang séché. Saros renifla. Une odeur d'alcool lui venait aussi, mais il n'y avait pas grand chose d'impressionnant. Aucun combat. C'était sans doute cet homme qu'il avait entendu hurlé. Il semblait souffrant. « Finalement, je ne vais pas si bien. Disons simplement que j’ai déjà été en meilleure forme. Argh… Mais dis-moi, que fais-tu ici seule? Et ce renard, il est à toi? Comment il s’appelle? » Saros était partagé entre la prudence, l'envie d'éloigner Agrias de cet inconnu qui pourrait s'avérer dangereux, et la curiosité de savoir ce qui pouvait l'avoir mis dans cet été. Et si un gang de mercenaire rôdait?

Il devait en avoir le coeur net! Si quelqu'un saisissait Agrias et la revendait en esclave, pour qu'elle devienne une... une... il secoua vivement la tête. Jamais! Il prit une grande inspiration et avança d'un pas décidé, faisant craqué un branche sous son poids -un poids impressionnant, puisqu'il mesurait plus de deux mètres et était bâti comme un boeuf! Il avait marché sur le sable et les pierres avant, ayant masqué ainsi son arrivé. De ce fait, il se fit remarquer aussitôt par les deux jeunes gens - les deux jeunes oui car lui il était plutôt expérimentés. Il se dressa de toute sa haute stature devant l'inconnu, il voulait lui montrer qu'il n'était pas là pour qu'on se moque de lui. Mais en même temps, celui-ci n'était pas réellement en état de livré combat. Le lion plongea ses yeux dorés à la pupille verticale dans ceux bruns de son interlocuteur pour essayer de le jauger.

Comme s'il était capable de jauger quelqu'un...!
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Agrias
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Sam 20 Fév - 0:49

Renard était vers Agrias. Il était son emilleur ami et elle savait très bien qu’elle pouvait lui faire parfaitement confiance. Il semblait vouloir dire qu’il n’allait pas lui faire de mal.. Vraiment, la gamine croyait son renard et n’avait pas peur de lui. Elle était inquiète car il ne semblait pas bien et ça, Grigri n’aimait pas voir des gens qui n’allaient pas. Même avec Saros, elle voulait qu’il aille bien ; toujours. En ce moment, elle devait avouer qu’elle aimerait bien se retrouver avec lui. Même si renard disait qu’il n’était pas méchant, il faisait un peu peur quand même. Elle sourit lorsqu’il complimenta son animal. Le seul problème était que renard était avec elle, et non à elle. Il le suivit de son plein gré. C’était autre chose, mais ça, elle ne le nota même pas. Il était bien gentil de ne pas avoir peur de lui ! Il se dirigea vers le lac, où Agrias s’approcha légèrement de lui. Elle ne voulait pas le voir aller mal… Il lui demanda finalement si elle était seule, et son âge. Et après il se présenta. Mais… c’était beaucoup de question.

« Mais non, renard est avec moi. je ne suis pas seule. Et euh…. Non je ne suis pas seule ! J’ai sept ans  et.. c’est ça. »

Elle n’était pas seule, souvent, saros se retrouvait avec elle. Un grand monsieur vraiment très doux qu’elle adorait. À vrai dire, il y a peu, il était encore avec elle. C’était triste quand il n’était pas là car tout était moins amusant. Elle se rappelait encore quand elle l’a vu. Elle aimait beaucoup Saros. Beaucoup. Elle a été gentille avec lui comme elle l’était avec tous les gens dans la nature. La nature est gentille, faut juste être gentille avec elle. Même si Agrias comprenait les animaux, si elle était méchante avec eux, ils lui rendraient cette méchanceté. Là, Saros était loin… même si elle voudrait qu’il soit proche, ce serait bien et il est génial ! Son attention revient sur l’homme qui ne semblait pas bien. Encore un peu, elle s’approcha de lui, voir son état… si tout allait bien. Il s’excusa du fait qu’il ne soit pas présentable. Mais ça… dans la nature, on s’en fout. Elle secoua vivement la tête pour dire que non, ce n’était pas un problème.

Il prit plusieurs provisions et revint, malheureusement, il tituba. C’était dangereux… Il fallait qu’il se calme ! Il confirma qu’il n’allait pas bien, ce qui lui fit faire la moue. Elle fronça les sourcils à ses questions. Pourquoi elle était seule ici ? Mais elle n’était pas seule ! Plusieurs gens sont avec elle… Il a renard et Saros.

« Je suis seule parce que les animaux sont gentils. Mais avec eux, je suis pas seule ! Renard est avec moi… » Au moment où elle termina sa phrase, un craquement se fit entendre. Tout de suite, Renard se retourna et grogna, comme pour protéger Agrias qui lui avait tout donné. Dès qu’il sentit l’odeur, il se calma. La jeune fille se retourna et vit que son ami était revenu. Dès qu’elle le vit, elle vint vers lui et le serra dans ses petits bras. Il était parti depuis un moment… et dès qu’elle le revoyait, elle était contente de le voir. Renard vint aussi se frotter contre sa jambe, voyant bien qu’il n’était pas méchant. Mais il ne fallait pas oublier…Zackeriel aussi. Elle se tourna vers lui et vint s’asseoir à côté de lui. Non, non… il était blessé et mal en point, il ne devait pas se lever. Peut-être que Saros trouvait Agrias imprudente…. Mais elle faisait confiance à Renard. Et faut dire…. il ne faut pas oublier l’innocence que possèdent les enfants. Elle s'adressa à Zack, maintenant. Est-ce que Saros lui ferait confiance aussi ? On sait pas. On verra bien.

« Lui c’est mon ami ! Tu vois, il est avec moi et je suis pas seule. Et puis… la forêt permet de ne pas être seule. Y’a Renard, des animaux. Ils sont tous gentils hein ! »

L’innocence des enfants, que c’est beau à voir tout de même.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Dim 21 Fév - 18:28

Il regarda le morceau de pain qu’il avait en main. Étrangement, il avait faim, mais n’avait pas envie de manger. La douleur au crâne était trop intense, sans parler des frissons et des sueurs froides… La jeune fille s’était doucement approchée et semblait un peu moins craintive. Elle déclarait sans arrêt qu’elle n’était pas seule, qu’elle avait son renard et que la nature était avec elle… C’était bien beau tout ça, les trucs « d’amis-animaux », mais ce qu’il voulait réellement savoir, c’était où se trouvaient ses parents. En avait-elle seulement? Selon ses propos, ce renard n’était pas à elle, mais AVEC ELLE. Genre qu’il le suivait de son plein gré? C’était peut-être ça… C’était peut-être différent des chiens… m’enfin, il avait si mal au crâne qu’il n’avait pas envie de s’en faire avec des détails.

Tendant la main vers le petit animal roux, il voulut lui offrir son morceau de pain quand soudain, ce dernier se retourna et gronda en direction de la forêt. Instinctivement, l’ancien contrebandier suivit la même direction du regard puis déglutit difficilement lorsqu’il vit un être – non, un COLOSSE – sortir des boisés en faisant craquer des branches sous ses pieds. Non, mais il sortait d’où lui?! À voir sa tronche, Zack se demandait sérieusement si c’était un homme ou un ours un peu difforme… Il ne semblait pas commode, en tout cas! Et dire qu’il n’était pas en état de pouvoir se battre…

Le renard, pour sa part, se calma rapidement et la petite fille trotta jusqu’au mastodonte pour se jeter dans ses bras. Cette simple vision fit questionner Zack sur la sanité mentale de la gamine… Il pouvait la bouffer tout rond! Sa main pouvait presque faire le tour du crâne de l’enfant! Devait-il intervenir? En même temps… il la connaissait pas… Le renard semblait en confiance et alla même se coller sur le titan. Bon… visiblement, il faisait partie de la famille…

L’enfant revint ensuite sur ses pas et décida de s’asseoir près de Zack. Elle pointa ensuite le golem à fourrure et déclara qu’il était un ami, qu’elle n’était pas seule.

- Avec des amis comme ça, c’est sûr qu’il n’y a pas de quoi avoir peur… déclara le semi-elfe dont le regard n’avait pas encore quitté les iris jaunes du nouveau venu. Dis, il est du genre à détester les inconnus, ton copain?

Pourquoi le jaugeait-il de la sorte? Il pouvait arrêter maintenant, parce que ça commençait à être malaisant tout ça… Le jeune homme se racla la gorge puis détacha enfin ses yeux du géant velu. Il devait retrouver contenance et, malgré son état pitoyable, il jugea bon de ne pas trop se montrer faible… Il était plutôt sûr que la bête pouvait ressentir la peur, donc mieux valait se calmer. Zack avala finalement son morceau de pain, puis donna un biscuit au renard. Il tenta de se relever de nouveau, mais arrêta net son geste, les vertiges étant revenus de plus belle.

- Dis-moi, petite fille, sais-tu où nous sommes? Ce lac, il porte un nom? Comme tu vois, je ne me sens pas très bien et le mieux serait que je puisse rejoindre un village…

Puis, il releva la tête vers l’énorme félin.

- Et toi, tu as un p’tit nom? J’essaie de me repérer un peu, mais mes souvenirs sont vagues… Visiblement, quelqu’un m’a fait passer un mauvais quart d’heure… si seulement je me rappelais qui…

Balayant l’endroit du regard, il repéra, près du feu de camp, une épée et deux dagues gisant au sol. Si le semi-lion décidait de devenir violent, il aurait au moins de quoi se défendre. Maintenant, il fallait pouvoir rejoindre les lames sans éveiller les soupçons… plus facile à dire qu’à faire puisqu’il avait l’impression, en ce moment, de posséder la subtilité d’un bœuf dans une taverne…

Tentant de nouveau de se lever, le semi-elfe fut intérieurement heureux de constater qu’il pouvait, cette fois, se tenir en position verticale. Il s’approcha de ses effets personnels et en profita pour récupérer le bout de lettre déchiré qu’il avait échappé un peu plus tôt. C’était la seule preuve de son identité… Il fallait absolument qu’il le conserve. Lentement, il s’accroupit au sol et commença à rassembler ses choses dans un grand sac de jute.

- Je pense que je devrais déguerpir, dit-il malgré les tremblements qui l’envahissaient. Je ne sais pas qui m’a fait ça, mais rien ne garantit qu’ils ne reviendront pas. Vous devriez faire de même. Pouvez-vous me dire quelle direction prendre pour me rendre au village le plus près?

Zackeriel porta ensuite une main à sa tempe gauche et étouffa un grognement de douleur. La route serait longue, mais il n’avait pas tellement choix. Il continua de remplir son sac, lentement, mais surement.


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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mar 23 Fév - 21:30

Saros ne prêta pas grande attention à Renard qui grogna, car il savait que celui-ci allait le reconnaître, ce qu'il fit rapidement. Le petit animal vint aussitôt frotter son petit museau contre sa jambe alors qu'Agrias, heureuse de le revoir, trottina vers lui pour l'enserrer de ses petits bras. Il passa l'un de ses immenses bras autour de son petit corps pour la serrer contre elle. Elle allait bien, c'est ce qui comptait! Il la relâcha rapidement et elle retourna vers l'inconnu pour s'installer près de lui. Celui-ci le regardait d'un drôle d'air. N'avait-il jamais vu un pardusse?

Il avança de quelques pas vers eux, ne quittant pas l'homme des yeux mais se rapprochant de la jeune fille, près à intervenir s'il devait l'attraper et partir avec elle. Des marchands d'esclave, il y en avait partout! Et toute l'innocence d'Agrias était facile à manipuler. D'ailleurs, ses paroles le prouvaient, et le firent sourire un peu. Son visage s'adoucissant sous la tendresse qu'il éprouvait pour sa jeune amie, qu'il couvait comme un frère couvrait sa jeune soeur. « Avec des amis comme ça, c’est sûr qu’il n’y a pas de quoi avoir peur… » Tous les deux ne s'étaient pas quittés du regard encore. Saros émit un grognement pour marquer son approbation. « Dis, il est du genre à détester les inconnus, ton copain? » Ne pouvait-il pas s'adresse directement à lui? Avait-il l'air de ne pas savoir communiquer?

L'homme-lion fronça les sourcils. À quel genre d'hurluberlu avait-il affaire ici? Ce dernier finit par céder du regard. Saros observa son attitude d'un air penseur. Que faisait-il? Il ne pouvait pas se lever? « Dis-moi, petite fille, sais-tu où nous sommes? Ce lac, il porte un nom? Comme tu vois, je ne me sens pas très bien et le mieux serait que je puisse rejoindre un village… » C'est vrai qu'il avait l'air mal. Euhm, peut-être qu'il pourrait faire quelque chose pour aider l'homme? Pourquoi aiderait-il l'homme? Mais, en fait, pourquoi pas? Ah, ça devenait drôlement compliqué là, que devait-il faire? Il secoua vivement la tête. Son cerveau commençait à surchauffer.

« Et toi, tu as un p’tit nom? » Huh? Il releva la tête vers l'inconnu. Il s'adressait à lui cette fois. « J’essaie de me repérer un peu, mais mes souvenirs sont vagues… Visiblement, quelqu’un m’a fait passer un mauvais quart d’heure… si seulement je me rappelais qui… » Il était une victime? Il avait perdu la mémoire? Ah bah, fallait le dire plus tôt! Il était pas dangereux dans ce cas! Son visage s'illumina de la compréhension subite qui l'habitait et il tapa son poing gauche dans sa paume droite ouverte. Bah voilà! Il allait l'aider!

« Sarros, moi c'est Sarros. Et toi, petit? Qui es-tu pour souffrrirr de la sorrte dans cette trriste clairrièrre? » Roulant ses R comme le chat qu'il était, Saros avait une voix très grave, mais le ton léger qu'il avait employé ne laissait percé aucune menace, même une certaine sympathie. En parlant, on voyait tout de suite qu'il n'était pas agressif. Titubant, l'homme se leva finalement et finalement par aller s'écrouler, ou s'abaisser, ce n'était pas clair, un peu plus loin pour pour récupérer ce qui semblait être ses effets personnels. En bon guerrier, Saros remarqua aussitôt les armes non loin et se hérissa légèrement.

« Je pense que je devrais déguerpir. » Il se mit sur ses gardes. Allait-il les attaquer avant de partir pour se faire un peu d'argent? Mais... en fait... il n'était pas vraiment en état de partir... il était partagé. En jetant un coup d'oeil à sa jeune amie, il vit tout de suite que la pauvre se faisait du souci pour le jeune homme et qu'elle voulait l'aider. Il soupira. « Pouvez-vous me dire quelle direction prendre pour me rendre au village le plus près? » Non. Il ne pouvait pas. En l'observant, Saros voyait bien qu'il ne pouvait pas faire de la route. Quel drôle de personnage cet homme!

Se voulant amical, il avança vers l'homme. « Allons l'ami! Tu ne peux parrtirr! Tu ne pourrras même pas fairre deux pas sans t'écrrouler! » Il s'accroupit à ses côtés et plongea ses yeux dans les siens. « La petite Agrrias n'est pas méchante et elle veut t'aider. Laisse la t'aider et soit gentil. Il ne faut pas fairre de la peine aux petites filles. Pas vrrai, Rrenarrd? » Il finit sa phrase en regardant le renard, puis fit un clin d'oeil au demi-elfe et lui envoya une grande claque amicale dans le dos. Par contre, le degré de capacité réflective de Saros ayant probablement touché le quota du moment, il ne pensa pas du tout à l'état physique de celui-ci et la claque fut assez forte pour l'envoyer valser un peu plus loin dans une belle culbute cul par-dessus tête.

Penaud, Saros demeura un peu béas sans savoir quoi faire et finit par se relever pour aider Zackeriel à se remettre sur les pieds. « Désolé l'ami... je voulais pas... » Il eut un petit rire. « Des fois, j'connais pas ma forrce hein! Désolé! » Il l'aida, ou le força, difficile à dire, à s'asseoir. « Faut se rreposer là, là! Hein! Hum. Comme ça! Voilà! Et là manger! Faut rrelaxer. » Il sourit de toutes ses dents de carnivores. Il se laissa tomber sur le derrière aux côtés de Zackeriel et tapota près de lui pour inviter Agrias à venir le rejoindre. « Allez rraconte-nous, l'ami. Qu'est-ce qui se passe? Je peux peut-êtrre aider. »
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Jeu 3 Mar - 1:02

Saros était son grand ami : Agrias l’aimait beaucoup. Sans lui, elle n’était pas grand-chose. Certes, ce n’était pas si difficile survivre pour elle car elle arrivait à communiquer avec les animaux. Ils étaient là pour elle et avec eux, elle se sentait parfaitement en sécurité. À vrai dire, elle était plus en sécurité que dans une ville humaine. En plus des animaux qui n’avaient aucun problème avec elle, elle était avec saros. Son meilleur ami et peut-être même le seul qui n’était pas entièrement un animal. Alors, bien sûr qu’elle ne devait pas avoir peur ! Elle ne comprenait pas les subtilités des paroles de l’invité dans la forêt. Elle était peut-être très intelligente mais elle n’était qu’une enfant malgré tout. Il ne fallait certainement pas l’oublier ça… Quand il demanda à Agrias s’il était du genre à détester les inconnus, elle secoua la tête négativement. Tant qu’ils soient gentils avec elle, il n’avait aucun problème.

Encore une fois, elle répondit négativement à sa question. Elle savait qu’il avait un lac. Et son nom… ça devait être un nom que des gens bizarre avaient donné. Donc non, elle ne le connaissait pas. C’était bien triste car Grigri voulait aider ce monsieur. Il n’était pas méchant et il ne semblait pas bien… Elle ne dit rien, laissant ainsi la discussion entre saros et ce monsieur. Elle écouta l’échange et ses yeux montraient à quel point elle se faisait du souci pour lui. Il avait à peine marché et il n’y arrivait pas. Partir dans un village n’était peut-être pas une bonne idée. Gentiment elle allait lui dire que c’était peut-être mieux de dormir un peu et de prendre des forces.. sinon, il risquait d’avoir des problèmes sur le chemin du village. Saros devança Agrias.

Il lui disait exactement ce qu’elle pensait : évidemment qu’il ne pouvait pas se lever… ce serait presque du suicide pour lui… il allait se blesser et comme la jeune fille l’aimait bien, ce serait dommage qu’il se sente mal. En effet, la petite Agrias était juste triste qu’il ne souhaite pas rester se soigner un peu. Mais… voilà que Saros lui donna une tape dans le dos. À vrai dire, il n’avait qu’avec elle qu’il était très délicat. Rapidement, elle se leva pour aller rejoindre le monsieur qui devait être encore plus mal en point. Saros n'avait pas fait exprès, elle le savait. En fait, il était un gros nounours ! Il s’excusa mais le mal était fait. Pauvre Zack… avec cela, il était certain qu’il n’allait pas pouvoir quitter de sitôt. Renard était parti dans la forêt, et c’était à ce moment-là qu’il revint. Tandis que grigri alla se mettre où Saros l’avait invité, Renard vint se mettre l’autre côté. Saros lui avait demandé ce qu’il se passait. Car c’est vrai que c'est bizarre être si mal que ça pour rien….

« Mais… mais avant tout il doit se reposer un peu. Il va pas bien et j’aime pas quand il va pas bien. C'est mieux de pas aller dans le village… ici c'est mieux. Plus de nourriture et quand on va pas bien on se sent toujours mieux ! »

Renard avait effectivement ramené une branche avec des baies dessus. Elles étaient mangeables, renard savait ce qu’ils pouvaient manger ou non… sûrement par l’adaptation à force de ramener des choses que Grigri pouvait manger. Il donna la branche à la jeune fillette qui le caressa. Il vint alors se coucher sur ses jambes, à la recherche de plus de caresses. Elle rigola doucement avant de tendre les baies à Zack, il en avait bien besoin.

« Mangez ! Ça va aider. Quand je vais pas bien, je mange et après j’ai plus d’énergie ! Comme Saros. »

elle sourit lorsqu'elle dit ça. Saros était une grande personne et très forte… un jour, elle pourrait elle aussi. Pour le moment, elle est juste une gamine dans la forêt, qui n’a rien d’autres qu’un renard et un grand grand pardusse avec elle. Ça allait éventuellement changer. Là, elle s’inquiétait pour le monsieur gentil devant elle.

« C’est pas trop méchant pourquoi vous êtes pas bien ? »
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Ven 4 Mar - 12:41

Les yeux fermés le temps que la douleur s’estompe légèrement, Zack roula une couverture et l’enfourna dans son sac de toile. Il tendit ensuite la main vers une gourde d’eau à moitié remplie, l’attacha à sa taille et fit de même avec le carquois de son épée. Il enroula par la suite un manteau de cuir rembourré de laine de mouton et l’envoya rejoindre le reste de ses effets personnels dans le même sac. Mettant finalement la main sur trois dagues, il en rangea deux dans ses bottes et l’autre à sa ceinture, dans son dos. Ce qui était étrange, c’était que malgré sa perte de mémoire imminente, ces mouvements lui semblaient étrangement naturels, comme s’il avait toujours fait ces derniers dans le même ordre. Balayant la scène de son regard couleur bronze, il s’assura que tous ses effets étaient maintenant rangés. Il était prêt pour le départ!

Dans un mouvement qui semblait douloureux, il balança son sac par-dessus son épaule et se redressa non sans un grognement. Toutefois, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il remarqua que le colosse s’approcha de lui avec un air soudainement amical. Tiens? D’où venait ce changement d’attitude? Un nouveau vertige le prit d’assaut et le contrebandier décida de s’asseoir quelques instants, le temps d’écouter ce que le titan à fourrure avait à dire. Ce dernier vint s’accroupir près de lui, prétendant qu’il n’était pas en état de faire de la route. Il n’avait pas tort… mais quel autre choix avait-il? Rester ici? Les chances que les individus qui lui avaient fait ça décident de revenir étaient trop élevées… Ce serait de la folie de rester dans cette clairière à découvert… Il lui demanda alors de laisser la gamine l’aider afin de lui faire plaisir… Sérieusement, il voyait mal comment une enfant de son âge pouvait aider un homme comme lui. Si ça se trouvait, il la mettait davantage en danger.

Saros lui jeta un regard ponctué d’un clin d’œil et lui envoya une grande claque dans le dos. Mais c’était TOUTE UNE CLAQUE. Le genre qui réussit à faire valser Zack plus loin et à lui faire faire une culbute. Son sac virevolta plus loin et il finit sa route près d’un grand arbre, passant près de se fracasser l’épaule au passage. Couché sur le dos à côté de l’énorme végétal, le semi-elfe toussota sa vie. Bon sang! Il avait la force d’un taureau! N’était-il pas assez mal en point? Il voulait l’achever ou quoi?! L’énorme pardusse s’approcha de lui avec un air penaud et lui tendit la main pour l’aider à se lever tout en se confondant en excuses. D’accord… l’homme ne semblait pas des plus… développé cérébralement parlant? Zack n’aurait probablement pas besoin d’utiliser ses armes finalement… En plus, il semblait prendre soin de la gamine.

Grâce à la force de Saros, l’ex-contrebandier se releva en un rien de temps puis se fit de nouveau écraser au sol en position assise. Ouf, il n’était pas de tout repos celui-là! Manger? Mais il ne lui restait que quelques biscuits… d’où l’importance de trouver un village. Et l’aider? En lui montrant une route vers une agglomération urbaine, ouais… Le colosse invita la gamine à se joindre à eux. Cette dernière déclara qu’il devait premièrement se reposer… en toute priorité.

- Tout d’abord, je m’appelle Zackeriel, fit-il en réponse à la première question de Saros. Je ne sais pas ce que je fais ici. Je viens tout juste de me réveiller dans cet état lamentable et… et c’est tout. À voir l’état de ma tête, j’imagine qu’on a tenté de mettre fin à mes jours et que le coup reçu a dû abîmer un truc là-haut, continua-t’il en pointa son crâne. Je ne me rappelle de rien… malheureusement.

Puis, il vit le petit renard lui apporter une branche surmontée de baies rouges. Est-ce qu’Agrias était certaine qu’il ne s’agissait pas de baies de sureau rouge? Bien qu’il ne se rappelait pas de grand-chose, il savait néanmoins que cette plante avait une certaine toxicité qui pouvait rendre la digestion très inconfortable si ingérée… Il devait surement avoir déjà expérimenté la chose quelque part dans son passé. C’était plus fort que lui, il ne pouvait faire confiance au jugement de l’enfant. En fait, il n’avait pas très envie de leur faire confiance à ni l’un ni l’autre... Prenant une grande inspiration, il tenta de calmer son cœur qui se débattait en fou de nouveau puis se contenta de lever la main pour gentiment refuser la nourriture de l’enfant.

- Merci Agrias, fit-il. Mais je n’ai pas faim.

Et il ne mentait même pas sur ce sujet. Il avait l’estomac tout retourné et il se demandait même si son morceau de pain avalé plus tôt allait rester en place.

- Je dois partir,
insista-t’il. C’est une question de survie. J’ai le pressentiment que ceux qui m’ont fait ça pourraient revenir à tous moments pour vérifier si je suis toujours en vie. Vous comprendrez que je préfèrerais ne pas être dans les parages s’ils devaient revenir… et puis, ce n’est pas très sécuritaire pour vous non plus… Non non, je dois m’en aller.

Puis, sans attendre, il se releva non sans une plainte et reprit son sac de toile qu’il balança de nouveau sur son épaule.

- Merci pour les baies et pour l’invitation à rester, c’est très gentil de votre part.

Puis, il tourna les talons et s’éloigna en tentant de garder le focus sur son chemin. Il ne se rendit pas très loin (il était en fait probablement encore dans leur champs de vision) quand soudain, un craquement de branches retentit non loin. Le bruit fut assez fort que ses deux compagnons l’avaient probablement perçu. Sur le qui-vive, le vagabond se retourna et fixa le boisé.

- Qui est là? fit-il tout haut. La panique le gagnait, mais il fit des pieds et des mains pour l’étouffer. Montrez-vous!

Tournant le regard vers Agrias et Saros, il leur fit signe de sa main libre de partir au plus vite. Peu importe ce que c’était, il voulait les laisser en dehors de ça à coup sûr.

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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Sam 5 Mar - 15:55

Confortablement installé au sol, Saros écouta la jeune Agrias protester et insister pour que l'homme se repose. Il hocha la tête pour appuyer que c'était mieux. L'homme en question ne semblait pas d'accord, il semblait un peu découragé en fait. « Tout d’abord, je m’appelle Zackeriel. Je ne sais pas ce que je fais ici. Je viens tout juste de me réveiller dans cet état lamentable et… et c’est tout. À voir l’état de ma tête, j’imagine qu’on a tenté de mettre fin à mes jours et que le coup reçu a dû abîmer un truc là-haut. Je ne me rappelle de rien… malheureusement. » Plus de souvenirs? Hum. Saros prit un air pensif. Voilà qui était spécial. Il n'avait jamais perdu la mémoire. Il faut dire que le pardusse avait une mémoire hors du commun. S'il n'avait pas pas cet esprit intelligent, il avait une capacité incroyable à se rappeler de presque tout. Ce n'était pas rien, tout de même! Sans ça... il ferait dur. Ouais, vraiment.

Renard amena une branche de nourriture. Des petites baies rouges dont Agrias et Saros se nourrissaient parfois. « Mangez ! Ça va aider. Quand je vais pas bien, je mange et après j’ai plus d’énergie ! Comme Saros. » Il sourit. En fait, lui il allait chasser pour acquérir l'énergie dont il avait vraiment besoin. Il était particulièrement carnivore, mais il s'abstiendrait de le lui dire. Son innocence était si fraîche et elle aimait beaucoup trop les animaux. Son régime de poisson lui suffisait pour l'instant. « Merci Agrias, mais je n’ai pas faim. » Le pardusse considéra pensivement l'inconnu. Il y avait quelque chose chez lui qui indiquait la panique. En fait, pas la panique, mais un sentiment d'urgence, et d'imminence... « Je dois partir. C’est une question de survie. » Ouais, quelque chose comme ça! Saros sauta sur ses pieds et l'observa sans rien dire. Cet homme ne pourrait jamais voyager seul! Surtout s'il était pourchassé! Et Agrias s'inquiéterait, et il ne voulait pas que sa jeune amie s'inquiète. Il ne pouvait pas laisser partir l'humain.

« J’ai le pressentiment que ceux qui m’ont fait ça pourraient revenir à tous moments pour vérifier si je suis toujours en vie. Vous comprendrez que je préfèrerais ne pas être dans les parages s’ils devaient revenir… et puis, ce n’est pas très sécuritaire pour vous non plus… Non non, je dois m’en aller. » Il comprenait... mais en même temps... il jeta un regard pensif à la jeune fille. Zackeriel se releva, non sans peine, et les remercia, puis s'en alla. Il soupira. Le retenir, ou non? Il se pencha à la hauteur d'Agrias et lui dit : « Parfois, il y a des gens qui ne veulent pas être aider... cet homme ne veut pas qu'on l'aide, alors il vaudrait mieux le laisser retrouver le village tout seul et continuer notre route. » Une odeur et un bruit le mit en alerte, Renard eut la même réaction que lui.

Saros n'avait pas besoin de faire signe à Agrias de ne rien dire, elle était habituée aux réaction des animaux. Les sens aux aguets, il n'alerta pas tout de suite l'homme qui partait, n'était pas certain qui la menace se dirigeait vers eux, ou vers lui. Rapidement, celui-ci fut alerté aussi. « Qui est là? » L'ouïe fine de Saros put l'entendre, et sentir la panique qui gagnait Zackeriel. « Montrez-vous! » Il leur fit signe, au loin, de partir. Sans perdre une seconde, Saros attrapa Agrias par la taille et la posa sur son épaule, puis attrapa Renard, et s'étira de tout son long, ce qui est très long considérant le colosse, pour les poser dans un arbre. « Reste là en sécurité, d'accord? » Et après s'être assurer qu'elle était en équilibre, il s'en alla au pas de course rejoindre l'homme mal en point.

« Tu ne pensais tout de même pas que je te laisserrais seul? » Il lui fit un grand sourire, étalant ses dents de carnivore à nouveau. « Il y a longtemps que je n'ai pas eu une bonne bagarrre. » Il fit saillir les muscles de ses bras en joignant ses mains pour s'étirer vers l'avant, puis fit craquer son cou en le faisant pencher de chaque côté. Il n'avait pas peur de se battre et un peu d'entraînement ne lui ferrait pas de mal. Il adorait se battre. Il n'avait aucune arme sur lui. De toute façon, il n'en avait pas besoin. Il était peut-être immense, large comme un boeuf, musclé comme un ours, impressionnant, mais il restait un chat, et il était incroyablement agile. Il espérait seulement que personne essaierait de s'en prendre à la jeune fille, il la gardait à l'oeil, prêt à agir, vif comme l'éclair, pour la protéger avec ses griffes et ses dents contre quiconque lui porterait préjudices.

Sortirent alors des bois des hommes d'allures peu recommandables. Des brigands de bas chemin sans doute. « Vous les connaissez? » Sûrement pas, puisqu'il était amnésique. Mais parfois, une image familière ramenait la mémoire, non? Il leur offrit son plus beau sourire, ravi de pouvoir se battre. Il plia les coudes et fit craquer ses jointures. « Qui est le prremier? Je vous attends mes chatons! » Il sortit ses griffes rétractables et se mit en position de combat. Un oeil sur Agrias, un oeil sur Zackeriel, prêt à les défendre. Car Saros avait l'âme d'un garde du corps, c'était, d'ailleurs, un peu sa vocation en ce monde.
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Dim 13 Mar - 1:28

Agrias voulait simplement aider cet homme, sans pour autant lui faire du mal. Elle n’était pas méchante du tout, bien au contraire : Elle voulait faire le bien. Elle ne savait pas trop comment. Car le bien pour elle, c’était les animaux qui pensaient bien… ils voulaient vivre et savaient ce qu’il fallait faire. Si son instinct se développait comme celui des animaux, elle allait devenir bien mieux que maintenant. Laissons le temps à son cerveau de s’adapter et de devenir ce qu’elle pourrait être plus tard. Il avait du chemin à faire, mais elle n’avait vécu que pendant sept ans pour le moment. Il lui restait encore beaucoup de temps pour tout apprendre. Agrias était une jeune fillette pleine d’intelligence.

Elle comprenait qu’il n'allait pas bien et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Et c'est triste… mais d’un certain sens, Agrias comprenait cela. Elle s’était retrouvé dans la forêt complètement toute seule : elle ne se rappelait même pas de la raison ni du comment. Tout ce qu’elle savait c’était que Renard était là et lui ne pleurait pas. Donc lui, il était fort. Zack était dans une autre situation mais… oui. Il n’était pas bien. Agrias voulait l’aider. Renard était gentil. En plus, il avait donné des fruits au monsieur. Bien sûr, il le refusa ce qu’elle comprenait. Elle ne dit rien pour le moment, elle baissa les yeux en écoutant ce qu’il avait à dire.

Grigri écouta son ami qui lui dit que oui, il fallait le laisser partir. C’était triste mais elle hocha la tête en le regardant. Non ! Elle n’allait pas pleurer. C’était mal pleurer quand on est dans cette situation. Elle était d’accord. Zack pouvait partir et faire attention à lui : apprendre qu’il lui est arrivé quelque chose lui ferait vraiment beaucoup de peine. Perdre un ami, même si on le connait peu, c’est toujours difficile. Lorsqu’il se prépara à partir, l’attitude de Renard lui montra que quelque chose allait. Elle le ressentait, elle comprenait tout ce qu’il sentait et même qu'elle communiquait avec lui. Zack confirma ses craintes. Que se passait-il ? Il avait des méchants très méchants ? De suite, Saros prit Agrias et la plaça dans un arbre. En regardant Renard, elle lui dit :

« Va très loin ! C’est mieux. »

Il comprit tout de suite et le renard partit. Il reviendrait. Il comprenait ce qu’elle disait, ils pouvaient communiquer ensembles. Très bien, il était l’animal avec lequel elle avait le plus de lien.  

Elle les regarda partir, même si elle les voyait encore. Elle ne voulait pas qu’ils aient du mal... elle était inquiète pour eux deux. Elle était bien haute dans l’arbre et n’aimait pas ça être toute seule. Elle avait peur mais elle savait très bien qu’elle ne devait pas s’approcher. Des méchants étaient là… Elle s’inquiétait pour Saros qui était son ami préféré. Et Zack aussi, qu’elle venait de rencontrer. Agrias resta dans l‘arbre, regardant de loin et faisant attention pour ne pas tomber. Renard était loin maintenant, en sécurité. Elle devait attendre.
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mar 15 Mar - 20:19

Les yeux plissés, le vagabond tenta de repérer la source du bruit parmi les fourrés et les arbres. Ce n’était pas assez gros pour que ce soit un ours. En fait, il était probable que ce soit d’origine humanoïde. Ils devaient être nombreux également, vu la quantité de bruissements qui se rendaient jusqu’à ses oreilles. Du coin de l’œil, il nota avec satisfaction que l’immense pardusse s’éloignait avec la petite Agrias. Au moins, ils ne subiraient pas quelconque supplice pour quelque chose dont ils n’étaient pas responsables. Malgré les sueurs froides et les étourdissements, Zack enfonça ses pieds dans la terre meuble. Il fit glisser son sac de son épaule et le laissa tomber dans l’herbe. Instinctivement, il porta une main sur l’épée qui trônait à sa taille et attendit le moindre signe qui trahirait la venue des inconnus.

Les herbes hautes bougèrent sur sa droite et le vagabond fit volte-face… pour tomber nez à nez avec Saros. Il n’était pas parti avec Agrias? Où était-elle alors? Ouvrant la bouche pour interrompre ce dernier alors qu’il faisait saillir ses impressionnants biceps, le semi-elfe n’eut le temps de piper mots que trois hommes apparurent devant eux. Lourdement armés, ces derniers n’étaient visiblement pas que de simples marchands. Saros demanda à Zack s’il les connaissait et pour toute réponse, ce dernier secoua lentement de la tête. Il était vrai qu’il ne se rappelait de rien… Mais leur tête n’éveilla pas le moindre souvenir. Le pardusse semblait ravi à l’idée de se battre. Il plia les coudes puis craqua ses jointures avant de les provoquer au combat.


- Du calme, minet, fit le premier homme du trio. Visiblement, tu n’as rien qui nous intéresse. Toutefois, ton petit copain a un très joli sac. Je suis persuadé qu’il y a quelques trucs intéressants là-dedans…

Les deux brigands ricanèrent aux propos de ce qui semblait être leur chef, et ce, malgré les regards nerveux qu’ils jetaient au titan à fourrure.

- Allons messieurs, soyez raisonnables et refilez nous vos biens. Aucun mal ne vous sera fait, vous en avez ma parole…

De nouveaux ricanements retentirent alors, mais cette fois, ils émanaient de la forêt à quelques mètres d’eux. Deux bandits se trouvaient à la base du chêne dans lequel se trouvait Agrias. Lames en main, ils chantaient des comptines pour enfant de façon plutôt macabres. Que voulaient-ils à l’enfant?! Et qui était assez lâche pour s’en prendre à une petite fille?! Visiblement, avec ces deux-là, le compte du nombre d’ennemis venait d’être augmenté à cinq.

- Occupes toi d’Agrias! s’écria Zack à son compagnon félin alors qu’il frappait le sol de son pied, envoyant ainsi un jet de sable aux yeux du chef de la bande.

L’homme se mit à crier plusieurs jurons et sans attendre, Zack bondit en dégainant son épée. Il flanqua un coup de pied dans le genou de son adversaire histoire de le forcer à se pencher puis empoigna sa tête qu’il écrasa au sol. Il para les attaques du deuxième brigand grâce à son épée et dévia la lame de son adversaire vers le troisième attaquant. Poursuivant sa route, l’arme ennemie alla s’enfoncer dans le flanc du troisième brigand, ce qui soutira un hurlement de douleur de la part de ce dernier. Zack empoigna l’une de ses dagues qu’il planta dans le pied du deuxième malfaiteur, puis jeta un regard du côté Saros qui se débrouillait très bien tout seul. Sa tête lui faisait un mal de chien et Zack dû prendre quelques instants pour appuyer sur l’une de ses tympans. Ce simplement petit geste offrit une ouverture au chef de la bande qui se redressa et enfonça sa dague dans les côtes du flanc gauche de l’ex-contrebandier.

Zack poussa un juron bruyant et une grimace de douleur traversa ses traits. Il flanqua un violent coup de coude au visage de son assaillant, puis retira la lame de son socle de chaire improvisé. Le sang coulait abondamment et le semi-elfe tituba. Une lumière blanche enveloppa l’endroit de la blessure et la guérison s’entama rapidement. Toutefois, étant encore faible depuis son réveil, cette simple démonstration de son don lui fit voir des étoiles. Sa vision s’embrouilla et un sentiment désagréable de légèreté envahit son corps. Les secondes s’écoulèrent et Zack s’effondra pour sombrer dans l’inconscience.

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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Dim 20 Mar - 11:29

« Du calme, minet. » Le commentaire fit faire un plus grand sourire à Saros qui leur étala ses dents de carnivore. Il n'avait visiblement pas peur de ces trois idiots. Ils en voulaient au sac de Zackeriel, et bien, ils ne l'auraient pas, ce sac! L'homme-lion sentait qu'il rendait les hommes nerveux et s'appliqua à en dévisager un particulièrement jusqu'à le sentir très mal à l'aise. Cette sensation lui plaisait et faisait frissonner ses instincts de chasseur.

Les ricanements semblaient contredire la phrase qui leur affirmait qu'on ne leur ferait aucun mal. Balivernes. Jetant à nouveau un oeil vers Agrias, il vit rouge. Deux hommes l'avaient repérés et s'étaient approchés d'elle. Il émit un grognement menaçant qui fit reculer l'homme qu'il s'était employé à intimider. Les champs lugubres qu'ils émirent le firent pomper. Il jeta un regard à Zackeriel, voulant s'assurer qu'il était correct. Après tout, tant qu'elle restait dans l'arbre, elle était en sécurité, elle était assez haute.

« Occupes toi d’Agrias! » Il ne se le fit pas dire deux fois. Poussant un rugissement digne de l'animal qu'il représentait, Saros chargea à toute vitesse les deux hommes et les frappa de plein fouets, les jetant tous les deux au sol en les frappant durement de côté. Son épaule ayant heurtant les flancs de celui qui se trouvait sur le bord, celui-ci poussa une terrible plainte. Habile, il sauta sur ses pieds, saisit le bras et la jambe de celui qui était sur le dessus et le souleva comme si de rien était et le balança dans l'arbre, pas celui où était Agrias sinon elle tomberait, le plus proche. Son corps émit une sorte de craquement sinistre, il avait du se casser quelques cotes sous la violence du coup.

L'autre homme se releva et recula, les yeux écarquillés, incertain de vouloir se battre seul à seul avec cet... homme? Dégainant son épée avec des gestes tremblant, il le somma de rester loin de lui. « Bouh! » Le visage de l'homme se décomposa un peu mais il raffermit sa poigne, affirmant qu'il n'avait pas peur de lui. Fondant sur lui à toute vitesse, il lui arracha son épée en l'attrapant par la garde et la jeta plus loin, puis le souleva de terre et l'envoya rejoindre son ami. Au moment où il le tenait en l'air, il entendit un juron qui sortait de la bouche de Zack cette fois.

« Ne bouges pas! » lança-t-il à l'intention d'Agrias alors qu'il se précipitait vers Zackeriel qu'il vit s'écrouler plus loin. En évaluant rapidement la situation, il put voir que : Un homme avait une plaie dans le flanc assez importante, il était à genou à terre et se tenait le côté à deux mains. L'autre inspirait et expirait bruyamment en tenant une dague dans son pied et semblant hésiter à la retirer. Le troisième, et celui qui semblait être le chef tout à l'heure, avait le nez en sang et se penchait au-dessus de Zack. À nouveau, le lion chargea comme taureau.

L'homme sauta pour l'éviter, mais le pardusse voulait seulement l'éloigner de son nouvel ami. Il s'interposa entre les trois hommes et le blondinet. Se campant sur ses pieds, il montra les crocs et gronda. « Fichez le camp! » Celui qui avait la dague dans le pied recula sur son postérieur, son chef lui jeta un regard courroucé. C'était celui que Saros avait intimidé plus tôt.
« Nous sommes trois contre un. Que feras-tu? Donnes-moi donc ce sac et ne joues pas les héros! » Saros haussa un sourcil. Trois contre un? Il jeta un regard équivoque vers celui qui se vidait de son sang.

Il avait maîtrisé deux de ses hommes comme si de rien était, et là, il lui proposait cela? Il leur sourit. « C'est tout ce que vous avez à me prroposez? De petites femmes? Pas de vrrais hommes? Faudrrait vous entrraînez un peu messieurs! Un peu de tonus! » Sur ces derniers mots, il fut un pas en avant et, avec un magnifique mouvement et une rapidité féline, envoya son poing sous le menton de leur chef, un petit bout de langue vola dans les airs alors que les dents s'entrechoquaient dans un craquement désagréable.

Il donna un coup de pied sur la dague, toujours dans le pied de l'autre homme, qui s'enfonça jusqu'à la garde, faisant hurlé celui-ci. Si Zackeriel ne les avait pas préalablement amoché, il aurait sans doute été blessé. Ils étaient mieux organisés que les deux idiots plus loin qui s'étaient presque pissés dessus quand il les avait chargés en rugissant. Mais le travail était déjà mâché! Il empoigna l'homme par le col et le souleva de sol, jusqu'à ce que la dague le retienne, le faisant grimacé. « C'est vrraiment pourr le sac que vous nous avez attaquer? Dites la vérrité et je vous éparrgnerrai. » L'homme hocha frénétiquement la tête. C'était vraiment pour le sac.

Saros soupira et le rejeta au sol. Avec un coup de pied bien placé, il l'envoya rejoindre Zackeriel, les deux énergumènes plus loin et leur chef dans le pays des pommes. Il se tourna vers le dernier homme. Pâle comme la lune, il ne savait pas trop quoi en faire. L'achever? Le laisser mourir? Soupirant, Saros observa le tas d'homme autour de lui. Si quelqu'un débarquait à ce moment, il se ferait à nouveau poursuivre et ce serait du joli! Il ne pouvait pas rester là! Il ne pouvait pas non plus laisse Zack là! Empoignant le sac de l'homme, il le jeta sur son épaule, récupéra la dague et la fourra dans ce qui semblait être son fourreau, rengaina l'épée de l'homme aussi, puis attrapa celui-ci sous les épaules et les genoux et le souleva.

Arrivé en bas de l'arbre où était Agrias, il lui demanda : « Peux-tu descendrre toute seule? » Tenant solidement les épaules de Zack, il posa ses pieds puis leva le bras pour l'attraper avec sa main libre pour l'aider à descendre en sécurité. « Il faut parrtirr d'ici maintenant. » Le demi-elfe dans les bras et la jeune fille qui suivait, il se fondit dans la forêt et s'éloigna avec le pas le plus rapide qu'il put, pour que la petite puisse le suivre. Lorsqu'ils furent assez loin pour que l'odeur de la bataille ne lui travaille plus les narines, il ralentit l'allure.

« N'as-tu pas trrop eu peurr? » fit-il en s'adressant à Agrias. Elle était toujours si calme pour une petite fille. Elle l'impressionnait un peu parfois. Il tenait beaucoup à elle. Ils étaient à présent en plein bois, loin de toutes routes et endroits civilisés, mais le duo était plutôt à l'aise dans ce genre d'endroits. « Il faut trrouver un endrroit pour l'aider à se rreposer, une cabane abandonnée peut-êtrre? » Il n'avait pas d'endroit près en tête, mais peut-être qu'elle pourrait en trouver un, avec ses amis les animaux? Zackeriel avait besoin d'un lit, ou du moins d'une couche qui ferait office de lit. Saros n'était pas une lumière, mais il avait déjà été blessé dans sa vie.

D'ailleurs, il n'avait même pas pensé à vérifier si l'homme avait été blessé, mais puisqu'il ne puait pas le sang et que rien ne s'écoulait de son corps, il n'avait pas eut le réflexe de l'examiner, et n'avait donc même pas vraiment remarquer la nouvelle plaie dans la tunique, dans le feu de l'action. C'est que le blond était déjà pas mal magané et que le pardusse n'avait pas vraiment pris le temps de faire l'inventaire en partant!
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Lun 28 Mar - 19:25

Agrias n’aimait pas ça du tout se trouver seule comme ça. Elle savait très bien que renard était en sécurité. Le monsieur malade n’allait pas bien mais il semblait fort. Saros était très fort donc Agrias savait qu’il n'avait aucun problème à avoir. Elle attendait pour le moment en essayant de voir. Vraiment, elle n’aimait pas du tout ce genre de situations. Pourquoi les humains étaient-ils si méchants que cela ? Il fallait simplement vivre. Les animaux sont cruels aussi mais ils le sont parce qu’ils doivent faire cela pour vivre. Les humains n’ont pas besoin d’être méchants comme ça ensembles. C’était trop triste et Agrias détestait vraiment cette situation humaine. La forêt était un meilleur endroit où vivre.

Mais là des bandits se trouvaient où elle était. Elle avait beau faire attention et essayer de les éloigner, elle ne peut pas rien faire de plus. Merde ! Elle détestait ça et elle avait peur d’avoir un gros problème. Pourquoi fallait-il être si méchant ? Elle n’aime pas ça du tout… Saros vint finalement vers elle, elle l’avait entendu. C’était trop dommage comme situation. Mais oui Agrias avait eu peur. Elle écouta exactement ce qu’il lui dit. Elle ne voulait pas avoir trop de problèmes. Elle attendait, ne bougeait pas. Agrias savait très bien qu’elle pouvait se fier à Saros car elle avait confiance en lui. C’était vraiment une belle confiance qu'elle avait en cet homme. Toujours, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui.

Le combat sembla durer un moment encore avant que saros revienne finalement vers Agrias et lui proposa de l’aider à descendre. Elle prit sa main et descendit, n’aimant pas beaucoup que Zack ne soit plus dans le monde présent… Elle était d’accord, elle ne voulait pas rester. Il fallait faire quelque chose pour lui car il ne semblait pas bien. C’était vraiment trop triste… Elle suivit Saros de près, espérant que Renard aille bien. Lui il devait déjà être bien loin.

« Non. Pas trop… je comprends pas pourquoi les personnes sont méchantes s’ils survivent quand même…  »

Elle restait si calme, sans pleurer, sans avoir peur. Enfin si mais pas trop car sinon ça serait vraiment difficile. Saros demanda une cabane abandonnée et elle s’avança plus loin, en allant voir un oiseau. Peut-être par compréhension ou autre… dû à son pouvoir de pouvoir comprendre les animaux, l’oiseaux comprit directement ce qu’elle voulait et s’avança. Elle revint vers Saros et fit signe de la suivre. Elle faisait confiance à son ami l’oiseau qui lui avait dit. Elle s’avançait et finalement, il avait une légère cabane où il n’y avait personne. Abandonné depuis longtemps. Des animaux y vivaient aussi. Elle se retourna vers Saros et lui dit.

« Il semble pas bien il doit dormir… peut pas aller dans un village maintenant… car il va pas assez bien. »

Elle fit donc de la place sur ce qui semblait être un lit en faisant attention. Elle comprenait bien les besoins quand quelqu’un ne se sentait pas bien. Elle avait vraiment peur pour lui. À ce moment, elle se retourna et fit que Zack… était plus blessé qu’elle le pensait. Les larmes semblaient lui monter aux yeux et elle secoua la tête pour s’empêcher. Non…

« Saros… il va pas mourir hein ? Je... je veux pas. »
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mer 30 Mar - 20:34

Complètement dans les vapes, le semi-elfe n’eut aucune conscience des événements suivants sa chute. Il voguait dans un sommeil sans rêve. Le néant. Le noir total. Il avait brièvement l’impression qu’on le bougeait. Il entendait des bruits vagues, lui semblant venir d’une autre dimension. Il ne comprenait rien et il s’en foutait. Où il était, il n’y avait aucune douleur, aucun stress, aucune peur… juste de l’incompréhension, mais il pourrait vivre avec ça. Il espérait honnêtement rester dans cette situation encore un peu. Ne se soucier de rien...

Toutefois, des voix attirèrent son attention plus que les autres. Une intonation claire ponctuée d’un timbre plus grave. Deux individus très différents, visiblement. La curiosité l’emporta sur son bien-être et il tendit l’oreille avec plus d’attention. Il voulait comprendre ce qui se disait. C’est alors qu’il s’efforçait à être plus attentif que tout lui revint en tête… du moins, les derniers événements. Il avait été blessé en combat alors qu’il avait tenté de rejoindre un village! Était-il mourant? Il devait se réveiller! DEBOUT!!

Un grognement douloureux jaillit de sa gorge. Il voulait s’enquérir de son état, savoir qui se trouvait près de lui. Était-ce ce colosse de Saros avec la petite Agrias? Où d’autres individus aux intentions belliqueuses? Maintenait qu’il émergeait tranquillement de son état de latence, il prenait davantage conscience de ce qui se passait. Il était en mouvement. Une poigne solide le tenait serré. On le transportait, mais où? Grognant à nouveau, il tenta de reprendre le contrôle de sa bouche pour poser les questions qu’il avait en tête, mais en vain. Le grincement de ce qui semblait être une porte retentit et une toute petite voix déclara que son état n’était pas suffisamment stable pour lui permettre de rejoindre le village le plus près. Agrias était là. La poigne solide devait donc être celle de Saros. Pendant un bref instant, Zack fut rassuré de constater qu’ils allaient bien tous les deux. Des bruissements montèrent à ses oreilles et on le déposa ensuite sur quelque chose de moelleux. La petite demanda ensuite d’une voix chevrotante s’il allait mourir. Oh non… Il devait reprendre le contrôle de lui-même!

Le jeune homme rassembla ses forces et réussit enfin à ouvrir un œil couleur bronze. La vision, d’abord embrouillée, s’éclaircie enfin sur Saros et sur Agrias qui le regardait, les yeux humides. Un léger sourire trôna sur les lèvres du sous-chef des Lames Pourpres. Il était attendri par la douceur de la gamine et par les intentions bienveillantes du colosse à fourrure. Il tendit doucement la main vers l’enfant et posa sa main sur sa tête, dans un mouvement affectueux.

- Ça va, Agrias, fit-il d’une voix un peu rauque. Je suis simplement fatigué. Saros, merci. Je vois que tu nous as sauvé la mise… J’ai une dette envers toi…

Puis, il se redressa doucement sur les coudes afin de pouvoir jeter un œil sur sa tunique, là où se trouvait préalablement la plaie. Le tissu de son vêtement gris était déchiré à l’endroit-même de l’impact, mais la peau était intact. Il devait rassurer l’enfant.

- Tu vois Agrias? fit-il en pointant son flanc. Je suis magique. Mes blessures se referment toute seule. Il faut juste me laisser le temps de guérir. Il faut croire que je suis simplement épuisé…

Balayant finalement l’endroit du regard, il remarqua qu’il était dans une petite maisonnette de fortune. Les vitres étaient toutes empoussiérées et un jour important autour de la porte démontrait bien l’isolation misérable des lieux, mais malgré tout, Zack adorait cet endroit. Un toit sur la tête l’espace de quelques heures, il ne pouvait demander mieux.

- Comment avez-vous trouvé cette cabane? Saros, c’est toi qui m’as emmené jusqu’ici? À ce que je vois, tu as même emmené mes affaires avec toi… C’est franchement sympa de ta part. Les brigands ne t’ont pas trop donné de fil à retordre? Puis il gloussa légèrement, son rire étant ponctué de toussotements un peu rauques. J’imagine que tu leur as flanqué la frousse de leur vie, pas vrai? Et toi, Agrias, tu n’as rien?

Tendant encore un peu les muscles, le guerrier se redressa maintenant en position assise. Oui, il devait se reposer, il en était conscient, mais l’envie n’y était guère. Et puis, il avait soif… Étirant le bras vers son sac, il ouvrit celui-ci et empoigna une gourde à moitié vide. Il ouvrit le bouchon, puis en avala son contenu. C’était très peu, mais tout de même satisfaisant.

- Si ça vous va, je passerai la nuit ici… ensuite, Saros, pourras-tu m’indiqué le village le plus près? Si vous avez réellement peur pour ma survie, vous pourrez toujours m’accompagner jusqu’aux limites de la forêt… Des guides ne seraient pas de refus…

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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mer 6 Avr - 22:42

« Non. Pas trop… je comprends pas pourquoi les personnes sont méchantes s’ils survivent quand même…  » La réponse de la jeune fille le fit sourire tristement. Sa logique si simple était facile à comprendre pour Saros qui réfléchissait, au fond, encore comme un enfant, avec en bonus une mémoire exceptionnelle. Il ne répondit pas, car cela ne valait pas vraiment la peine d'expliquer la mentalité de l'homme. La loi du plus fort... ou du plus perfide. Dans ses bras, Zackeriel semblait se battre avec son inconscience. Il baissa les yeux sur lui mais il dormait toujours à première vue.

La petite lui fit signe de la suivre et il lui emboîta le pas, pleinement confiant qu'elle avait trouvé ce qu'il cherchait. Son lien avec la nature était tout simplement incroyable. Ils finirent en effet par découvrirent une petite cabane abandonnée et Saros sourit de tous ses crocs. C'était exactement ce qui leur fallait. Faisant bien attention de ne pas assommer son fardeau grognant sur les branches et les obstacles, il s'y faufila derrière sa frêle compagne de route, tout en ayant du mâle à passer le cadre branlant de la porte avec son immense stature et celle de Zack dans les bras, il n'était pas tout petit non plus le demi-elfe.

Agrias manifesta son inquiétude tout en faisant de la place sur le ce qui était probablement un lit. Pas bien grand mais suffisant pour les besoins de la cause. Saros hocha la tête. « Oui, il a besoin de rrepos. » Passant le corps de l'homme par-dessus la petite taille de la jeune fille, il le déposa sur le lit en douceur, car oui, il pouvait être doux! En tournant la tête, il aperçut les petites larmes dans les yeux de l'enfant et s'en attrista. « Saros… il va pas mourir hein ? Je... je veux pas. » Il posa son immense main sur son épaule, et en couvrit plutôt le bras en entier, ou pas loin. « Bien sûrr que non, c'est un battant, tu l'as vu non? »

Saros posa son regard sur Zackeriel et en voyant qu'il ouvrait un oeil, il lui sourit et se pencha en appuyant ses paumes sur ses cuisses. Puisque l'homme souriait aussi, il en déduisit qu'il allait bien et en fut ravi. D'ailleurs, il tendait la main dans un geste rassurant comme le lion venait tout juste de le faire vers la jeune fille. « Saros, merci. Je vois que tu nous as sauvé la mise… J’ai une dette envers toi… » L'homme-lion secoua la tête en se redressant. Ce n'était pas une dette... mais en même temps il se souvenait comme les hommes payaient souvent une vie par une autre, et il avait sauver celle de Zack donc... il se tut.

Il l'observa rassurer la petite sans rien dire, en montrant qu'il n'avait pas de blessure, et affirmer qu'il était magique. Ses blessures se refermaient toute seule. Affichant un air surpris, Saros réalisa alors que c'était pour cela qu'il y avait du sang frais, mais pas d'écoulement. Puis l'homme enchaîna sur une série de question. Il était plutôt réveillé pour quelqu'un qui dormait quelques instants plus tôt! Le pardusse se montra fier de lui quand il fut remercier d'avoir penser à amener les effets du semi-elfe.

« Les brigands ne t’ont pas trop donné de fil à retordre? » Le sourire du lion se fit plus grand. Les gloussements de Zackeriel étaient équivoques, il ne le croyait pas. « J’imagine que tu leur as flanqué la frousse de leur vie, pas vrai? » Il porta le poing sur sa poitrine qu'il cogna. « Ces gens ne sont pas prrêts de rrecommencer! » avec un sourire qui montrait bien qu'il leur avait régler leurs comptes. En voyant le malade se redresser, il fronça les sourcils et s'avança légèrement, prêt à réagir s'il venait à basculer.

En fait, Zack tendait le bras vers le sac que Saros avait déposer près de lui, afin de boire. Si ce n'était que cela... le lion se détendit. « Si ça vous va, je passerai la nuit ici… ensuite, Saros, pourras-tu m’indiqué le village le plus près? Si vous avez réellement peur pour ma survie, vous pourrez toujours m’accompagner jusqu’aux limites de la forêt… Des guides ne seraient pas de refus… » Ah bah si, il voulait bien! Il lui offrit un grand sourire et lui aurait bien signifier son ravissement par une bonne claque virile mais se retint. La dernière fois ça avait plutôt rater alors bon...

Il se contenta d'hocher la tête et de lui répondre : « Ça ferra plaisirr d'aider un ami! Rrepose-toi le temps qu'il te faudrra cette cabane ne serrs plus à perrsonne de toute façon! » Il attrapa Agrias et la déposa assise sur le lit près du malade. « Nous allons rrester prrès de toi le temps qu'il faudrra. » Il lui offrit à nouveau ce grand sourire niais qui lui était plutôt caractéristique en fin de compte puis se tourna vers la jeune fille. Avec toutes ces émotions, peut-être désirait-elle quelque chose? Il mit un genou en terre pour se mettre à sa hauteur et bien voir son visage, qu'il espérait voir plus souriant que tout à l'heure. « Maintenant qu'il va mieux, veux-tu quelque chose? »
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Dim 10 Avr - 23:11

Non ! Je ne devais pas pleurer. Je ne voulais pas pleurer mais j'avais vraiment peur pour Zack… Il était blessé et quand on est blessé, bien, on meurt. Je m’étais attachée à lui, alors maintenant… imaginer qu’il va mourir me rendait vraiment triste. Je secouai la tête, essayant de ne pas pleurer. Mais je pleurai quand même un peu. Je suis humaine et je ressens des émotions aussi. Même si je ne voulais pas pleurer. L’entendre parler me fit ouvrir les yeux et regarder ce qu’il voulait que je regarde. C’était bizarre comment je m’inquiétais pour cet homme même si je ne le connaissais pas. Moi je ne voulais juste qu’il n’ait aucun problème.

Maintenant, je regardai la blessure et je voyais qu’elle guérissait. Alors, il n’allait pas mourir ? Je ne voulais pas le voir mourir car je l’apprécie beaucoup. Donc… il devait juste dormir et il alalit se sentir mieux ? C’était ce que j'avais compris de ce qu’il me disait. Se reposer… il est dans un lit dans une cabane abandonnée : il pouvait se reposer. Je suis certaine que Saros l’aiderait et moi aussi je voulais.  Mais là, c’est vrai que c'est saros qui l’avait amené ici et qui avait pris ses affaires. Je restai simplement près de lui, à regarder comment il allait en essayant de me calmer et je ne voulais plus pleurer. J’allais me coller à Saros, cherchant un peu de réconfort. Il était bien, comme il me l’avait. Il avait toujours raison, je le savais.

Je restai là, en pensant un peu à Renard. Je voulais qu’il revienne. J’espérais qu’il allait bien… mais oui, car il était parti. Je savais qu’il était parti. Malgré tout ce que je voulais, je savais que sa place à lui était plus dans la forêt que moi. Il savait se débrouiller et je savais qu’il allait revenir : il revenait toujours. Quand il me demanda si je n’avais rien, je secouai la tête. Saros m’avait sauvé et donc personne ne m’avait même touché. J’allais très bien maintenant… Saros me sauve toujours dans ce genre de situation. Il est génial et je l’adore vraiment. Je ne dis rien et je laissai saros parler. J’étais contente de voir que mon ami voulait l’aider, comme moi. J'avais du mal à le laisser partir mais c’était sûrement ce qui était le mieux pour lui.

Je fus finalement déplacée sur le lit à côté de lui et je le regardai. Je ne savais pas s’Il était méchant mais moi, je le trouvais gentil. Il pensait à moi et faisait attention à voir si j’allais bien.. .De lui, je ne pouvais pas dire de mal. Bien qu’au fond, je ne le connaissais pas du tout.

« Je vais bien. »

Je secouai la tête et je souris. Je ne voulais pas être un problème, je voulais aider aussi… Par contre, j'avais l’impression que je ne le pouvais pas vraiment. Je baissai la tête et je demandai aux deux messieurs si je pouvais aider aussi. Je ne voulais pas être laissée derrière même si je ne voulais pas être en danger encore parce que j’avais eu trop peur.

« Je veux juste aider… je veux pas que Zack aille mal… Donc je veux aider ! »
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mer 13 Avr - 17:05

Sa question sembla plaire à Saros puisque ce dernier lui offrit un énorme sourire. Un guide allait vraiment être utile puisque le guerrier blond n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait. Une nouvelle douleur le vrilla au niveau des tempes ponctuée d’un haut-le-cœur. Soucieux de ne pas alerter davantage la petite Agrias, il se contenta d’encaisser son malaise sans broncher. L’enfant semblait suffisamment ébranlée, il n’avait pas envie d’en ajouter davantage. L’immense félin déclara ouvertement être ravi à l’idée de lui venir en aide et précisa que Zack pouvait prendre tout le temps nécessaire afin de pouvoir récupérer, puisque l’endroit ne servait visiblement à personne. Voilà qui était une bonne chose : ils n’auraient aucune crainte de se faire surprendre par quelconque individu malveillant. Pour toute réponse aux propos du grand gaillard, le fils du duc de Shola lui offrit un sourire à son tour et le remercia.

Saros se retourna ensuite vers la gamine, la souleva et la déposa sur le lit, aux côtés du semi-elfe. Il posa ensuite un genou au sol et demanda à l’enfant si elle désirait quelque chose. La petite fille déclara qu’elle allait bien et que son seul souci n’était en fait que le bien-être du vagabond. Se sentir utile semblait réellement lui tenir à cœur. Il fallait dire qu’elle devait se sentir bien impuissante, puisqu’elle était haute comme trois pommes. Prenant une grande inspiration pour chasser sa nausée, Zack tenta d’ignorer sa douleur aux tympans afin de pouvoir réfléchir un peu. Une idée lui vint alors en tête.

- Je suis très content de voir que tu tiens à ce point à m’aider, Agrias, fit-il d’une voix douce. Alors je te suggère un truc. Tout à l’heure, je n’avais pas faim, vrai? Toutefois, je compte bien essayer de dormir un peu et il est à parier que je serai affamé à mon réveil. Crois-tu pouvoir me trouver quelques trucs à manger? Et un peu d’eau également? Levant la main, le guerrier désigna sa gourde vide. J’ai vu avec quelle facilité tu avais trouvé ces petits fruits tout à l’heure. Je suis persuadé que personne ne peut trouver à manger plus facilement que toi.

Levant la tête, le jeune homme blond planta son regard couleur bronze dans les iris félins de Saros.

- Il n’y a aucun danger dans les parages, j’imagine? demanda-t’il à ce dernier. Je me sentirais terriblement coupable s’il lui arrivait quelque chose alors que je l’ai envoyé en quête de nourriture…

Il était à parier que Saros s’assurerait de la sécurité de l’enfant. Ces deux-là semblaient inséparables. Cet homme-félin semblait, en quelque sorte, être une sorte de garde du corps pour la gamine, voir même un « papa de substitution ». Avec un protecteur comme lui, Agrias serait certaine d’être en sécurité! À voir la grosseur de ses muscles, Zack se jura de ne jamais combattre le guerrier félin et encore moins de le confronter au bras de fer. D’un air entendu, félin et gamine sortirent de la cabane abandonnée, laissant Zack seul avec lui-même. Il ne se sentait vraiment pas bien. Ses tremblements le reprenaient de plus belle, sans parler des sueurs froides… Un peu de solitude lui ferait le plus grand bien… Le semi-elfe se cala lentement dans le matelas un peu trop dur et posa sa tête sur l’oreiller à l’odeur de renfermé. Ce n’était pas un grand luxe, mais c’était beaucoup mieux que de dormir à l’extérieur. Le silence était bienfaiteur pour son mal de tête. Seuls quelques chants d’oiseaux retentissaient, ce qui lui procurait un drôle de sentiment d’apaisement. Le vagabond se concentra sur sa propre respiration pour éviter de trop réfléchir et sombra rapidement dans un sommeil profond.

Ses rêves étaient fractionnés. Seuls quelques « flashs » ici et là perduraient. Dans ses songes, un homme était penché au-dessus lui. Ses cheveux blonds courts et en bataille tombaient un peu sur ses yeux et Zack eut du mal à reconnaître ses traits. Cet homme, il le connaissait, mais n’arrivait pas à se rappeler qui il était. Toutefois, ce sourire narquois, il pouvait le voir. De forte stature, l’homme avait l’air d’un guerrier. Puis tout changeait. Une femme plantureuse lui souriait. Des tatouages ornaient son visage et ses cheveux d’un noir de jais glissaient sur ses épaules comme une rivière d’encre. Elle tenait un truc entre les mains. Du pavot? La femme mystérieuse se mua en une jolie brunette aux yeux couleur émeraude. Une petite elfe qui lui arrivait à la hauteur des épaules. Une délicate teinte rosée trônait sur ses joues et elle s’approchait de lui pour l’embrasser. Zack l’aimait, cette fille. Un collier avec un pendentif de jade représentant une fleur de lotus trônait dans son cou gracieux. Une fois le baiser échangé, elle recula de quelques pas et l’ambiance s’assombri. Ses traits préalablement amoureux se muèrent en une expression de douleur, des larmes roulant abondamment sur ses joues. Quoi?! Que se passait-il? Qu’y avait-il? Pourquoi pleurait-elle de la sorte?!

Zack se redressa en sursautant. Dans un mouvement de panique, il avait opté pour une position assise. Quelques gouttes de sueur trônaient sur son front et son souffle était saccadé. Son cœur battait la chamade et l’œil vif, il balaya les lieux de son regard. Là, au coin de la pièce, il vit Saros, assit sur un banc regardant un feu qui crépitait dans l’âtre de la petite cabane. Par la fenêtre empoussiérée, l’ex-contrebandier put voir que la clarté du jour avait laissé sa place à la noirceur de la nuit. Il poussa un long soupir, puis s’approcha du rebord du lit, posant ses pieds au sol par le fait-même. Il se redressa debout, prit la petite couverture qui trônait sur la couche et s’approcha d’une petite Agrias confortablement installée dans une chaise berçante en bois. Il posa la couverture sur cette dernière avec un sourire et vint s’installer par terre, près du guerrier. La chaleur du foyer lui faisait beaucoup de bien. Après les sueurs froides venaient généralement les grelottements et c’était dans cet état que se trouvait actuellement le sous-chef des Lames Pourpres.

- J’ai dormi longtemps? demanda-t’il d’une voix légèrement enroué. Puis, il regarda à nouveau l’enfant. Dis-moi, Saros. Comment vous vous êtes rencontrés, toi et Agrias? Vous êtes si différents. Tu es une sorte de père adoptif pour elle, pas vrai?

Puis, il regarda Agrias de nouveau.

- Dis-moi donc, où est ton renard? Il n’est plus avec toi?

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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Sam 16 Avr - 13:52

Saros vit bien que Zackeriel semblait à nouveau souffrir. Il connaissait ce visage. Dans son expérience de vie, il en avait vu des gens souffrir. Agrias, devant lui, déclarait ne rien vouloir de particuliers, seulement aider. Il hocha la tête. Le semi-elfe prit la parole pour leur suggérer quelque chose, et les deux vagabonds écoutèrent attentivement. Hum, si l'homme voulait allait mieux, ce n'était pas de fruit dont il avait besoin, mais de bonne chaire... malheureusement, le pardusse ne pouvait pas lui en ramener devant la jeune fille. Il avait réussit, jusqu'à maintenant, à lui cacher son état de carnivore, bien qu'il se doutait que cela ne durerait pas éternellement. La petite était végétarienne. Drôle de contraste pour deux compagnons.

L'homme le regarda dans les yeux et lui demanda s'il y avait des dangers près d'ici. L'homme-lion secoua la tête négativement. « Je me sentirais terriblement coupable s’il lui arrivait quelque chose alors que je l’ai envoyé en quête de nourriture… » Saros sourit, doucement, en regardant la jeune fille. « Rrien ne lui arrriverra, soit en sûrr, l'ami. » Jamais il ne laisserait quelque chose arriver à sa jeune amie. Il tendit la main à Agrias pour l'encourager à le suivre et à quitter Zackeriel. « Laissons-le se rreposer maintenant. » C'est ainsi que les deux amis quittèrent la cabane, y laissant le blondinet à sa douleur. Ils ne pouvaient rien de plus pour lui.

Après tout ça, il aurait bien mangé un bon cuissot de viande, lui. Mais après avoir vu ces brigands dans les parages, même si leur avait réglé leur compte, il n'avait pas envie de laisser la petite humaine seule dans les bois, même en sachant qu'elle se débrouillait bien avant de le rencontrer. « Allons quérrirr un rrepas pour trrois perrsonnes! » Avec son expérience de vie, Saros était suffisamment capable de ramasser de la nourriture sans l'aide d'Agrias. Il la laissa donc cueillir de son côté et en fit de même, tout en la couvant de temps à autre de son oeil protecteur. Ayant un solide appétit, il avait besoin d'une généreuse quantité de nourriture pour satisfaire son appétit, particulièrement lorsqu'il s'agissait de fruit, de plantes et de racines. Il trouva aussi heureusement quelques champignons comestibles. Même s'il n'était pas très intelligent, il avait, rappelons-le, une excellent mémoire, qui palliait son plus grand défaut.

C'est ainsi qu'ils amassèrent un généreux festin qu'ils rassemblèrent et ramenèrent à l'intérieur. Le pardusse accompagna ensuite Agrias afin de trouve de l'eau, puis revint à la cabane et amassa du bois pour faire un petit feu dans le foyer, qu'il alluma après s'être assuré que la cheminée était dégagée. Alors qu'il observait tranquillement le feu qui crépitait, Zack eut un mouvement de panique qui fit tourner la tête du pardusse. Ses oreilles sensibles ne lui avaient rien indiqué d’anormal dans les parages, l'homme semblait seulement préoccuper par son sommeil, il avait dormi de façon agité. Il reporta son regard sur les flammes en décidant de le laisser tranquille un peu, le temps qu'il reprenne ses esprits. Finalement, il vint s'installer près de lui, au sol, après avoir déposer une couverture sur les épaules d'Agrias qui commençait à somnoler. L'agitation l'avait réveillée. Ce n'était pas grave. Zackeriel demanda s'il avait dormi longtemps, Saros secoua la tête négativement.

« Dis-moi, Saros. Comment vous vous êtes rencontrés, toi et Agrias? Vous êtes si différents. Tu es une sorte de père adoptif pour elle, pas vrai? » Il baissa les yeux vers lui, mais il regardait désormais Agrias, lui demandant où était passé Renard. Il laissa la jeune fille répondre avant de répondre à son tour. Renard allait revenir, puisqu'il revenait toujours. Il fallait lui laisser du temps, il reviendrait peut-être au courant de la nuit, ou d'ici deux jours. Mais, il n'était pas un père pour Agrias, il l'a voyait plus comme une petite soeur, une amie... il ne se voyait pas vraiment comme un père. Cette notion lui était difficile à concevoir. Malgré qu'il fut particulièrement âgé, Saros était un peu comme un enfant, mais avec bien du vécu.

« Hum, pas un pèrre, non. Plus frrèrre. » Il se pencha par en avant et posa ses coudes sur ses genoux en jetant un oeil à la jeune fille. Se remémorant ce jour où il l'avait rencontrer, chasser par des paysans effrayés. « Nous nous sommes rrencontrrés il y a un moment déjà, je saurrais pas dirre quand. Des ferrmiers m'ont prris pour un prrédateurr et ont crraint pourr leurr bétail, et j'ai dû fuirr. » Il posa son regard dans les flammes, se rappelant les jappements des chiens et leur hurlement, alors qu'il avait grimper dans un arbre et sautait de branches en branches pour leur échapper. « J'ai crroisé Agrrias alors que je me cachais. » Il aurait facilement pu mettre une raclée à tout ce beau monde. Mais ces gens n'étaient pas mauvais, ils avaient eu peur, il ne pouvait pas leur en vouloir.

« Je me suis pas montrré tout suite. Je savais pas si elle était avec eux, ou non, mais je la surrveillais de loin, on m'avait prris pourr un prrédateurr, mais c'est qu'y en avait justement un qui rrôdait... y'aurrait pas fallut qu'il s'en prrenne à elle. » Il se redressa et étira ses bras en posant ses paumes à plat sur ses genoux, faisant saillir ses impressionnants triceps. « Elle m'a vu quelques fois, mais j'avais peurr de l'effrrayer, j'apprrochais pas. J'me suis ben rrendu compte qu'elle avait pas peurr de moi, contrrairrement à ben d'autrres qui ont pas l'habitude de voir des parrdusses ascendant lion. Faut dirre que mon clan quittent rrarrement les terrres et qu'on est plutôt rrarre sur les terrres habitées. » Il haussa les épaules et sourit avec douceur en se rappelant comment la nature empathique d'Agrias l'avait attiré.

« Bah, on a fait connaissances et aprrès on a continué de voyager ensemble... » Il posa son regard sur celle-ci, la couvant de son affection, comme un grand frère, et non comme un père, malgré la différence d'âge remarquable, pourrait être son arrière-arrière-rajoutons-en-grand-père. Il jeta un oeil sur l'homme qui avait sembler très intéressé par l'histoire. « Ça va mieux ta tête, l'ami? »
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Ven 29 Avr - 23:44

Est-ce que je suis trop gentille de m’inquiéter à ce point pour une personne que je ne connais même pas ? Je ne sais pas mais je suis que je suis gentille et que je ne veux pas causer de problèmes ou autre. Zack semble avoir besoin d’aide et donc… si je peux un peu aider, j’allais le faire. Je savais que Saros était plus utile pour ce qu’il avait besoin de faire, mais je voulais être là. Je veux être vieille et pouvoir vraiment aider les gens dans ce qu’ils ont à faire. C’est mon but et c’est vraiment ce que je veux. Il est gentil même, il s’inquiète pour moi et tout. Je quittai alors avec Saros, aller chercher à manger pendant qu’il profitait de ce temps seul pour dormir. Dormir fait du bien quand on ne se sent pas bien, beaucoup d’animaux font ça. Et comme nous aussi nous en sommes, alors on fait la même chose. C’est parfaitement normal. Alors on revint finalement avec à manger pleins les bras, pour que lui soit capable de manger et d’aller mieux. S’il ne mangeait pas, il n’allait jamais redevenir fort ! Après un moment, on revint et il était toujours là. Je ne compris pas totalement la question de Zack mais ça semblait gentil. Il pense même à renard. Je dois lui répondre, car Renard semble bien important pour lui et c’est vrai que cela est différent de d’habitude.

« Renard est dans la forêt. Il est parti quand on a été attaqué par des méchants. Il va revenir !  »

C’était normal, je ne voulais pas qu’il ait de problème. Je trouve que c’est la meilleure des solutions. Alors… Renard était parti mais je savais qu’il allait revenir bien vite et qu’il allait toujours être avec moi. Je ne pouvais pas ne pas le revoir et il savait très bien où j’étais. Je comprenais quand même ils parlaient de quoi. Il avait complètement raison, ça ne me dérangeait pas. J’écoutais un peu ce qu’il disait, parce que je me souvenais. Je n’avais jamais eu peur de Saros, il était mon bon ami et il était toujours là pour moi. Je suis toujours là et nous sommes ainsi ensemble depuis ce temps. Je savais très bien qu’ensemble, il ne pouvait rien nous arriver. Je compte super sur lui et je ne pouvais pas du tout lui en vouloir. Mais oui, j’étais parfaitement contente d’être avec lui. Je lui répondis un gros sourire, espérant quand même que lui aussi allait bien.

« J’aime beaucoup Saros… il est là lui et toujours en plus. Il est le meilleur aussi. »

Je l’adorais vraiment, je ne pouvais pas dire comment mais je souhaitais être avec lui. C’est alors qu’il demanda si Zack allait bien. C’était important de voir son état, s’il allait de mieux en mieux. Moi,  je voulais qu’il aille bien et je voulais revoir Renard.

« S’il a encore mal, il devrait dormir ou… aller dans la ville. C’est plus facile quand on a mal et comme ça, il aura encore moins mal. » Je secouai la tête et je le regardai, un peu triste. « Mais je veux pas que tu partes… surtout si des méchants sont pas gentils avec toi. Faut faire attention… »

Il disait plus tôt qu’il devait partir et moi, je croyais qu’il devait vraiment le faire. J’allais le suivre et l’aider à se retrouver s’il avait besoin.
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Lun 9 Mai - 15:16

Toujours installé à même le sol, près du foyer, Zack écouta attentivement la réponse du pardusse. Ce dernier déclara se percevoir davantage comme un grand frère que comme un père. Puis, il se pencha vers l’avant et appuya ses coudes sur ses genoux pour ensuite lui expliquer sa rencontre avec la petite. À voir la façon dont son regard félin se perdit à travers les flammes du foyer, le vagabond comprit que plusieurs souvenirs semblaient refaire surface. Il l’enviait un peu à ce niveau. Les souvenirs étaient essentiels à la définition d’un être. Or, lui, en était maintenant totalement dépourvu. Voilà qui était très déroutant et il espérait que tout lui reviendrait rapidement. Ainsi, le colosse aux traits félins déclara qu’il avait rencontré la petite après avoir fui des paysans en furie. Il se redressa ensuite pendant son récit et fit saillir ses impressionnants biceps, ce qui soutira un sourire amusé de la part du semi-elfe. Finalement, au terme de cette histoire tout de même passionnante, Zack comprit que c’était la nature empathique et bienveillante d’Agrias qui avait en quelque sorte « charmé » l’immense colosse. Il fallait dire que l’enfant était réellement adorable et attirait cette envie de protection.

Pour toute réponse à ce récit, l’enfant déclara adorer Saros et ajouta qu’il était de loin le meilleur d’entre tous. Le brigand enviait un peu leur relation. Il aurait aimé avoir quelqu’un sur qui compter, comme eux. Enfin… rien ne lui disait qu’il n’avait aucune relation du genre non plus… Puis, Saros lui demanda si sa tête allait mieux et Zack se contenta d’hocher la tête.

- Ça va un peu mieux, je vous assure, fit-il en réponse à Saros et à Agrias qui semblait encore s’inquiéter de son état. J’ai encore quelques étourdissements, mais la douleur s’est estompée.

Puis, il jeta un coup d’œil autour de lui et nota une quantité surprenante de vivres sur la table tout près. Ils avaient amassé tout ça? Ils étaient terriblement efficaces! Il jeta un regard à ses compagnons, puis se leva pour s’approcher du précieux butin. Plusieurs fruits gorgés de soleil trônaient sur la surface de bois et à cette vue, le ventre du vagabond se mit à gronder bruyamment. Oh… il ne s’était pas rendu compte qu’il avait faim à ce point! Personnellement, rien n’aurait été plus rassasiant qu’une bonne pièce de viande, toutefois, il ne pouvait critiquer les efforts effectués par ses compagnons du moment. Peut-être étaient-ils végétariens? Quoique ce régime alimentaire aurait été surprenant de la part du grand félin… Ainsi, l’homme blond se saisit d’une bonne poignée de petits fruits ainsi que d’une énorme pomme rouge qu’ils avaient dénichée on ne sait où. Il revint ensuite s’installer près du feu, à même le sol, puis enfourna une fraise des champs dans sa bouche.

- Je comprends pourquoi vous vous êtes naturellement unis pour partager vos jours ensemble, commenta-t-il en mangeant tranquillement. Mais n’avez-vous pas de famille ou de proches? Je veux dire, à part l’un et l’autre et Renard? Agrias est très jeune, je me demande qu’est-ce qui peut pousser une enfant de son âge à s’aventurer seule en forêt… non pas que ce soit de mes affaires au fond…

Il jeta un regard à l’enfant, puis croqua dans sa pomme. Il était réellement intéressé par leur vécu, faute de pouvoir se rappeler sa propre vie. Ainsi, ils passèrent une bonne partie de la soirée à papoter et à discuter de faits divers. Zack en apprit davantage sur ce duo hétéroclite. Il appréciait leur présence et ressentait une forme de tranquillité d’esprit. Discuter le distrayait et l’aidait à ne pas focuser sur son propre malaise. Saros semblait être un chic type. Agrias était donc entre de bonnes mains. L’enfant semblait être d’une générosité débordante et Zack songea avec tristesse qu’il aurait été plus que dommage que la vie n’entache cette pureté. Les hommes étaient parfois débiles et crétins… plus longtemps elle serait à l’abri de leur contact, mieux elle se porterait. Finalement, après de longues heures de discussion, le sous-chef des Lames Pourpres tomba de fatigue. Il proposa l’unique lit à Agrias, mais – comme il s’y attendait – cette dernière refusa son offre. Il retourna donc s’étendre sur la couche et sombra dans un nouveau sommeil moins agité.

Le reste de la nuit se passa sans encombre et ce ne fut qu’au petit matin que l’homme à la chevelure blonde ne s’éveilla. Visiblement, il était le dernier levé puisque Saros et Agrias s’affairaient déjà autour de lui. Mis à part quelques tremblements toujours étranges, Zack se sentait beaucoup mieux. Il se releva donc, s’étira langoureusement puis bâilla à s’en décrocher la mâchoire. Il salua ensuite ses deux compagnons et revint vers la table de vivres pour croquer quelques nouveaux fruits.

- Je me sens beaucoup mieux ce matin, déclara-t-il. Je vais donc en profiter pour me diriger vers le village le plus près. Je vous invite à m’y accompagner si le cœur vous en dit. Vous devez très certainement connaître la forêt comme le fond de votre poche. Votre sens de l’orientation me serait très utile. Mais je ne désire pas vous imposer quoi que ce soit non plus, donc si vous préférez rester ici, je comprendrai.

Après tout, ils avaient l’air taillés pour vivre dans la densité de la forêt. Ainsi, il ne pourrait leur en vouloir s’ils ne désiraient en rien se mêler à la population d’une cité ou d’un village. Il termina donc son repas en compagnie du duo puis commença à ranger ses effets personnels dans sa besace. Il balança cette dernière sur son épaule, puis sortit de la cabane abandonnée. Certes, la matinée n’était pas réellement entamée, mais il n’avait aucune idée du temps que ça lui prendrait pour rejoindre la civilisation. Il devait donc être prêt à marcher un bon bout de temps. Il laissa ses camarades passer devant lui et entama donc sa marche à travers la forêt.

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Saros
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Sam 28 Mai - 13:26

Saros eut un doux sourire envers la petite Agrias lorsqu'elle manifesta qu'elle ne voulait pas qu'il parte. La ville serait sans doute plus approprié pour cet homme amnésique, il pourrait y recevoir des soins qu'ils n'étaient pas en mesure de lui donner. Zackeriel répondit que ça allait mieux, ce à quoi l'homme lion répondit par un grand sourire, rassuré par ces simples mots. Le tournis ce n'était pas bien grave, tant que la douleur n'y était pas! Il l'observa tandis qu'il allait de sustenter. Le pardusse ne savait pas trop quoi faire de cette drôle de situation, et vivait donc l'instant présent comme il l'avait toujours fait, simplement heureux d'être avec des gens agréables.

Saros éclata d'un rire généreux en entendant le ventre du blessé s'exprimer bruyamment. « C'est imporrtant de manger, l'ami! Aller, serrs-toi! » Zackeriel se saisit d'une poignée de bruit et revint s'installer près d'eux, près du feu. Il continua la discussion, parlant de la famille. Le félin jeta un regard un peu triste à la petite Agrias dont l'histoire n'était pas particulièrement plaisante. Elle avait été abandonnée. En fait, ses parents avaient disparu et quelqu'un de malhonnête l'avait guider dans la forêt en lui disait qu'elle les y retrouverait. C'était une façon horrible de se débarrasser d'une orpheline! Heureusement, elle avait été plus forte que prévu et avait survécu à cet abandon. Qu'aurait-il fait sans elle? Continuer à vagabonder en solitaire, sûrement. Elle adoucit ses longues journées par son innocence rafraîchissante.

Saros demeura un court instant pensif et prit la parole, suite au court silence qui s'était installé. « J'ai de la famille, mais je ne peux pas y rretourrner. » Il plongea son regard dans le feu, repensant à ses proches qu'il ne reverrai jamais. Son frère était chef du clan, la présence de Saros était trop menaçante en tant que chef potentiel, il était tout de même l'aîné, c'était à lui, au départ, de prendre la place. Mais son père l'avait déclaré inapte, ce qui ne l'avait pas déranger, il était devenu un puissant guerrier. Mais avec son frère à la tête du clan, la présence du pardusse était devenue menaçante. Il avait tous les droits à la direction du clan, et d'autant plus qu'il était le plus fort. C'était difficile de dire s'il était parti, ou s'il avait été chassé. Un peu des deux.

Il haussa les épaules et eut un sourire un peu nostalgique. « Cela fait trrès longtemps maintenant. Mais je suis cerrtain que si je rrevenais, je serrais immédiatement chassé. » Il se tapa la poitrine du poing. « Je suis trrop forrt pourr mon frrèrre, il crraint pour sa position. » Il haussa les épaules à nouveau. « La vie de clan est différrente de celles des humains. » Il tourna son regard vers Zackeriel et pointa Agrias du menton. « Jamais un parrdusse n'aurrait abandonné un lionceau orrphelin. Une femelle l'aurrait aussitôt prris sous son aile, parrticulièrrement si le lionceau est une femelle aussi. Il n'y a que les mâles qui sont des menaces, mais cerrtains savent tenirr leurr place. » Il sourit doucement. « Je ne voulais pas sa place... mais c'était la mienne au déparrt, alors il valait mieux ne pas rrester. »

Son historie était peut-être vague, pour quelqu'un qui ne comprenait pas les principes d'un clan pardusse. Mais cela ne l'occupa pas vraiment. Il reporta son regard sur les flammes et claqua son genou d'une main. « Ah! Que de souvenirrs! Je n'y suis pas rretourrner depuis... quarrante? cinquante ans? Je ne sais plus! » Il ricana légèrement. « Pas que cela me dérange, maintenant j'ai Agrrias! Nous sommes une famille de deux personnes! » Il fit un clin d'oeil à la petite. Ils continuèrent à parler un peu plus longtemps, Saros expliqua, comme il le pouvait, le système de clan des pardusses, sans pourquoi expliquer pourquoi c'est comme ça. Il le savait, c'est tout. Il n'avait jamais chercher à comprendre. Et non, aucun autre pardusse n'était comme lui, il était le plus costaud de tous ceux qu'il avait vu.

Il laissa tout de même Agrias prendre la parole, il ne voulais pas monopoliser leurs invités alors qu'elle s'y attachait déjà. Il espérait qu'elle ne souffrirait pas trop de son départ, ils ne fréquentaient pas beaucoup d'humains, surtout des animaux. Ce fut bientôt l'heure de dormir, la fatigue les assommant tous. Il n'y avait qu'un seul lit, que les deux vagabonds offrirent à Zack, habitués qu'ils étaient de dormir au sol dans le bois. Ils sortirent donc pour s'endormir sur des lits de mousse. Cela lui allait très bien. Ils dormirent jusqu'à ce que le soleil perce ses rayons à travers l'épaisseur du feuillage, le jour se levait. Il se leva sans réveiller Agrias et alla faire ses ablutions matinales plus loin, à son retour elle n'était plus là. Il entra dans la cabane où elle observait leur nouvel ami dormir.

Saros posa sa grande main sur l'épaule minuscule de la jeune fille. « Il va bien, il dorrt. Chut. » Il lui fit un clin d'oeil et l'invita à manger. Ce n'était pas ce matin qu'il allait se griller un poisson, le temps d'aller le pêcher et de revenir après l'avoir manger, Zack serait réveillé. Se passer de viande était sans doute ce qu'il y avait de plus douloureux à voyager avec cette enfant, mais son sourire comblait amplement ses besoins de carnivores. Il se contentait de s'esquiver de temps à autre, sans jamais aller bien loin, et de se nourrir discrètement dans ses mets préférés. Ce n'est pas comme si le fait de cuire sa nourriture lui était bien important... d'où le fait de manger surtout du poisson. Pas de sang!

Il s'occupa de ranger leurs affaires en pigeant de temps à autre quelques fruits. Zackeriel se réveilla peu de temps après et les salua. « Ça a l'airr mieux ce matin! » fit-il avec son grand sourire innocent. Son affirmation fut aussitôt confirmer, suivi de la mention du village. C'était dommage, il aurait bien voyager avec ce nouveau compagnon, mais c'était sans doute pour le mieux pour lui, afin de retrouver sa mémoire perdue. Agrias voulait y aller. Saros aussi. Le choix se fit donc rapidement. « Allons, ça nous ferra plaisirr! » Ils mangèrent ensembles en papotant du village et de la forêt un peu, puis quittèrent la cabane avec leurs effets.

La jeune fille mit du soleil dans la journée des deux hommes, par sa présence, et son babillage d'enfant. Comme toujours, Saros se sentait tout simplement heureux avec elle comme compagnie, et la présence de Zack le ravissait tout autant. C'était un homme curieux, intelligent, bien qu'un peu torturé. Ils n'avancèrent pas trop vite, ne voulant pas l'épuiser, ni le voir tomber sous le coup d'un nouvel étourdissement. Le soleil était bien haut dans le ciel lorsqu'ils commencèrent à approcher la civilisation. ici et là, une maison éloignée dans les bois, du bois soigneusement cordés par là-bas. Pour s'en être approché, Saros savait que le village était petit, peu peuplé et plutôt reculer. C'était tranquille, et sécuritaire. « Bon petit village, peu importe qui tu es, Zackeriel, t'y seras tranquille! » fit le pardusse pour rassurer son ami.

Ils arrivèrent bientôt ce qui semblait être la place du village, avec un grand puits, quelques étales bien pauvres et des gens qui parlaient beaucoup et parlaient forts. Ce fut Saros qu'on regarda le plus. On connaissait les pardusses, mais sans doute pas des comme lui... « Où veux-tu aller, l'ami? » demanda le lion, habitué à ces drôles de regards. Tant qu'ils n'étaient pas craintifs ou agressifs, comme les villageois il y a longtemps, il ne s'en préoccupait pas. Mais il y avait une différence entre le surprendre dormant sur une branche, ressemblant à une bête, et le voir marcher debout parmi des gens. Ça adoucissait sans doute son apparence de puissant prédateur.
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Mar 31 Mai - 0:34

S’il allait mieux, moi aussi j’allais mieux ! Je tenais à son état et oui, j’étais inquiète pour lui car je ne voulais pas qu’il aille mal. J’ai l’impression que quand quelqu’un a mal, moi aussi j’ai mal… Alors si les autres vont bien, je vais aller bien. Enfin, bien sûr, il faut que les autres soient gentils. Si les autres ne sont pas gentils, alors il ne fallait pas que je le sois et j'avais compris. C'est comme les animaux ! Les animaux ne sont pas méchants naturellement, mais quand les autres sont méchants ou quand ils ont besoin de vivre, ils le font. Enfin… un peu différent mais les humains sont environ comme les animaux. Je préfère vivre dans la forêt car ici, les gens sont gentils et les animaux sont toujours avec moi.

Zack, je ne le connaissais pas, mais il avait été gentil. Je veux donc toujours l’aider et faire en sorte qu’il aille mieux. En mangeant comme ça, il allait mieux. Donc peu à peu, je voyais qu’il allait mieux et que je devais le croire, qu’il n'avait pas besoin de s’inquiéter. Alors, j’allais arrêter et je voulais simplement qu’il fasse attention à lui. C’était le mieux qu’il pouvait faire, autant pour moi-même que pour lui. Je gardais un sourire digne de mon âge. En regardant Zack qui continuait à parler. Cependant, je baissai la tête lorsqu’il demanda à en savoir un peu plus. Je ne dis rien pour le moment car c’était difficile pour moi de me rappeler complètement. Je ne me souvenais pas complètement mais maintenant, de toute façon, ça n’a plus d’importance. J’écoutai Saros et finalement, le sourire me revint finalement. C’est vrai qu’il était ma famille et que je l’aimais beaucoup. À vrai dire, s’il disparaissait, je serai vraiment très triste. Mais j’écoutai ce qu’il disait, sans porter trop attention. Peut-être que je commençais à fatiguer un peu… ce qui serait normal. Mais je devais lui dire aussi, car Zack était gentil et il pouvait le savoir.

« Ma famille c’est Saros et Renard. » je venais de le regarder avec un sourire. « J'ai été longtemps toute seule parce que je savais pas où ils étaient… et puis je ne sais pas ils sont où ni même vraiment si je peux les revoir. » Je baissai le regard. Je ne comprenais pas la situation. Mais c’était bien là car j’avais Saros et je savais que lui n'allait pas m’abandonner. « Toute seule, j'avais peur mais je savais que les animaux sont gentils. Alors les animaux m’ont aidée et je pouvais manger et dormir ! Alors, je n’étais pas toute seule, puisque eux, ils étaient avec moi. Puis j’ai aidé renard et renard reste avec moi, encore. Et après Saros. Donc Renard et Saros sont ma famille. » Donc voilà, on avait beaucoup parlé. Zack allait prendre la couche, bien qu’il me la propose, je refuse car je suis habituée de dormir dans l’herbe. Alors, c'est ce qu’on fit.

Je ne rêvais pas beaucoup cette nuit, mais j’avais bien dormi. Quand je me réveillai le matin, Saros n’était plus près de moi, mais j’avais l’habitude. Je me frottai les yeux et j’allai voir dans la cabane. Voir si Zack allait bien, s’il était encore là. Mais il dormait encore. Je le regardai dormir alors, un moment quand Saros me dit de ne pas le réveiller. Et à son réveil, je compris qu’il allait beaucoup mieux. Je mangeai un peu et je rigolai à sa proposition de l’aider. Encore on parlait puis on mangeait. Je voulais l’aider et si aller au village l’aidait, c’est bien.

« Oui, comme ça tu iras bien. Et tu vas ravoir des forces ! »

Donc nous partîmes. J’avoue que je n’aimais pas les villages. Je n’avais jamais connu ça, je préférais la forêt ou du moins, les places où il n’avait pas beaucoup de gens. Je marchais avec eux, mais j’aimais pas du tout ça. J'étais à côté de Zack et ma main alla serrer un morceau de vêtement. Je stressais un peu car je ne savais pas trop comment ça marchait ici. Même s’il n’avait pas beaucoup de monde, j’avais du mal. Au moins, c’était juste un petit stress mais quand même, je me sentais bien. Les regards, ça ne me dérangeait pas. Après que Saros ait demandé où il voulait aller, je dis tout de suite :

« Mais ici tu vas bien aller ? Mieux que dans la forêt ? »
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Stand up, young man!   Ven 3 Juin - 11:01

La progression dans la forêt était lente, mais régulière. Les sentiers n’étaient pas battus dans cet endroit reculé du monde et, même s’il avait refait le plein de force, Zackeriel n’était pas des plus solides sur ses jambes. Néanmoins, il avait suffisamment de force pour faire la route sans avoir besoin de soutien. Il réfléchissait. À tout, à rien, à sa situation. Il y avait surement quelqu’un, quelque part, pour lui rafraîchir la mémoire, pas vrai? Ce n’était qu’une question de temps avant que tout lui revienne, il en était sûr. Il fallait simplement qu’ils croisent les bons acteurs et voit les bons indices pour le remettre sur le bon chemin.

Malgré la longueur du trajet, Zack pouvait dire qu’il était en bonne compagnie, ce qui allégeait grandement son moral. Saros était un grand type sympa et la bonne humeur de la petite Agrias les ravissait tous les deux. L’enfant mettait du soleil dans leur voyage, ça, il ne pouvait le nier! Le semi-elfe souriait en la voyant s’extasier de la moindre petite chose qu’ils croisaient sur leur route. Ce qu’il aurait aimé voir la vie à travers ses yeux. Tout semblait merveilleux dans le meilleur des mondes.

Puis, la forêt laissa tranquillement place à la civilisation. Ils commencèrent à croiser des chaumières sur leur passage alors que le soleil atteignait son zénith. Les arbres laissaient tranquillement place à de petites maisons auxquelles étaient cordés des rondins de bois. Des gens s’affairaient à effectuer leurs tâches quotidiennes. Ainsi, ils virent un groupe de femmes en train de suspendre leur lessive, des enfants courant derrière des papillons, des hommes labourant les champs… Puis, les petites chaumières cédèrent leur place à un village bien établi. L’endroit était petit, mais coquet. Un peu plus tôt, Saros l’avait prévenu de la taille minuscule du petit bourg, mais avait également insisté sur l’aspect tranquille des lieux. Pour toute réponse, le vagabond s’était contenté de hocher de la tête.

Maintenant arrivé sur ce qui semblait être la place publique, Zack remarqua à quel point les gens les dévisageaient. Visiblement, c’était le pardusse qui attirait leur attention. Il fallait dire que Saros ne passait effectivement pas inaperçu et dans un endroit aussi éloigné des métropoles, il était à parier qu’on en voyait pas très souvent, des gaillards comme lui. Une pression sur sa tunique grise retint l’attention du jeune homme amnésique. Tout naturellement, il baissa la tête et vit Agrias qui ne semblait pas du tout dans son élément. La pauvre enfant semblait très mal à l’aise de se trouver dans cet endroit. Plus vite elle retrouverait la forêt, mieux elle se porterait.

- À l’écurie du village, fit-il en réponse à la question de son colossal ami. Je ne pense pas rester ici, pour dire vrai. Mais une monture me sera nécessaire pour voyager. Puis, il posa un genou au sol et jeta un regard attendri à la gamine qui, encore une fois, s’inquiétait pour lui. Oui, ça va bien aller, répondit-il en posant une main sur son épaule. Tu sais, j’ai besoin de me retrouver parmi des gens, si je veux espérer que ma mémoire me revienne. Je comprends que tu ne te sentes pas bien ici, Agrias. Mais ne t’en fais pas pour moi, je saurai me débrouiller.

Puis, le trio se fraya un chemin parmi les maigres étalages, cherchant une écurie dans cet endroit appauvri. Leur recherche ne fut fructueuse qu’au bout d’une quinzaine de minutes. L’établissement était rustique, mais semblait être solide. Un homme s’approcha à leur vue. Lorsqu’il comprit que Zack était venu pour affaire, il l’entraîna à sa suite parmi les box des chevaux. Le choix était minime, il fallait bien l’avouer. Le propriétaire des lieux s’arrêta finalement devant une jument solide et dont la robe marron luisait sous la clarté du jour. Une femelle vaillante, mais très docile. Selon ses propos, elle se nommait Nuée. Levant la main, Zackeriel caressa la tête de l’animal qui ne broncha pas d’un poil. L’homme de l’écurie déclina son prix et le semi-elfe fouilla dans sa besace pour trouver de quoi payer. Il mit alors la main sur un collier d’argent serti de joyaux qu’il n’avait même pas vu jusqu’à présent. Mais d’où ça venait ça? Évidemment, étant donné son problème d’amnésie, il n’avait aucun souvenir du moment où il avait dérobé ce bijou des coffres du clan…

Néanmoins, il offrit ce bijou au maître des lieux en guise de paiement, et ce dernier accepta immédiatement, sans la moindre hésitation. Évidemment, ce n’était plus que ce que la bête valait, mais le vagabond n’en avait rien à faire. Prenant les brides de son tout nouveau destrier, il le guida vers l’extérieur de l’établissement, retrouvant par le fait même ses compagnons.

- Elle s’appelle Nuée, fit-il à l’intention d’Agrias. Elle est magnifique, n’est-ce pas? Ce sera ma nouvelle compagne de voyage et elle m’aidera à me déplacer sans danger. Maintenant, il est temps pour moi de vous quitter. Je dois absolument rejoindre la capitale, je suis sûr que ce que je recherche se trouve là-bas.

Puis, il planta son regard couleur bronze dans les yeux de Saros. Il tendit la main vers lui et lui serra l’avant-bras, tel un frère d’armes. Évidemment, en grand sentimental qu’il semblait être, le pardusse en profita pour l’attirer à lui et lui faire une accolade amicale et étouffante. Bon sang!! Zack eut peur de se faire briser tous les os! Quelle poigne! Quelle force! Le semi-elfe toussa bruyamment lors que son compagnon lion relâcha son étreinte, puis il reprit son souffle. Il ébouriffa ensuite les cheveux de la petite fille avec affection.

- Ne faites pas cette tête, on va se revoir, j’en suis sûr, déclara-t-il avec un sourire. Merci pour tout. Et la prochaine fois que nous nous reverrons, je serai en meilleur forme, je vous le jure. Et puis, j’aurai peut-être – espérons-le – toute ma tête!

Sur ces paroles, il flanqua une claque amicale dans le dos du pardusse, puis grimpa en scelle. Il salua une dernière fois ses camarades, puis talonna la bête en direction de la route de terre battue la plus près.

Il était sérieux, il avait réellement le sentiment qu’ils se reverraient un jour. Étrange, pas vrai?


[FIN DU RP POUR ZACK]

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