Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 This one night at the tavern... [TERMINÉ]

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Zackeriel
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MessageSujet: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Sam 13 Fév - 16:51


La nuit était fraîche. Le ciel était complètement dégagé, laissant découvrir à qui le voulait une myriade d’étoiles. La lune, presque pleine, était très haute et inondait le village de sa lueur blanchâtre. Une brise souffla doucement dans les cheveux de Zackeriel lui rappelant que la saison froide n’était plus si loin. Les pas du semi-elfe foulaient le pavé de pierres du village, le menant on ne sait où. En fait, il errait ainsi depuis quelques heures, les mains dans les poches, tentant de se remémorer quelconque souvenir, mais en vain. Tout était flou. Sa mémoire était devenue un véritable néant déstabilisant. Au moins, ses tremblements et ses sueurs froides avaient beaucoup diminuées. Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’il s’était réveillé près de ce lac et si les symptômes étaient au début très forts, ils s’étaient tranquillement estompés au fil du temps. Peut-être avait-il couvert une maladie quelconque? Il ne savait le dire. Bien qu’il se régénérait lorsque toutes anomalies le touchait physiquement, il était quand même probable qu’il ressente des symptômes de maladies…

Le jeune homme tourna le coin d’une rue et se retrouva sur ce qui semblait être le chemin principal du village. Il balaya l’endroit de son regard couleur bronze et repéra, plus bas sur la route, ce qui semblait être une auberge. À première vue, cette dernière devait également faire office de taverne puisque plusieurs hommes en ressortaient légèrement éméchés. Baissant les yeux sur la bourse qui pendait à sa taille, le semi-elfe mit quelques instants à en vérifier le contenu afin de s’assurer qu’il aurait de quoi payer; une chambre avec un véritable lit serait foutrement plus confortable qu’un sol de terre pour passer la nuit. Ainsi, d’un pas décidé, il s’approcha de l’établissement, puis poussa la porte battante pour découvrir un endroit chaleureux et très animé. À voir la quantité de gens qui s’y trouvaient, il n’aurait pas été surpris si quelqu’un lui aurait dit que tout le village était là, en train de picoler. À moins qu’il n’y ait une festivité quelconque?

Zackeriel s’approcha du comptoir puis fit signe à une jeune serveuse. Sans hésitation, cette dernière s’approcha de lui, tout sourire. Le vagabond s’enquit quant à la disponibilité des chambres dans l’établissement et fut satisfait de constater qu’il restait quelques lits en attente de visiteurs. Il réserva donc sa chambre et la jeune femme lui remit une clé en fer usé. Il en profita également pour commander quelque chose à boire et un repas du jour. La jeune femme lui servit une bière bien froide et disparu vers les cuisines. Pendant ce temps, le jeune homme en profita pour attacher sa chevelure en un chignon lâche derrière sa tête, puis entama sa consommation avec une satisfaction presque palpable. Bon sang, ça changeait de l’eau tiède qu’il trimbalait constamment dans sa gourde!

La jeune femme revint quelques minutes plus tard avec une cuisse de canard braisée accompagnée de légumes racines. Ça sentait si bon! Juste à voir le plat qui s’approchait, Zacky sentait l’eau lui monter à la bouche. Il réalisait maintenant à quel point il avait faim! La plantureuse serveuse déposa donc le plat devant lui et lui remit également un pain encore tout chaud. Le vagabond la remercia, puis entama le tout avec hâte. Bon sang! C’était délicieux! Il dégusta son plat avec appétit quand soudain, une main ferme se posa sur son épaule gauche. Surprit par cet excès de familiarité, il s’étouffa et toussota bruyamment tout en frappant son poitrail de son poing. La main étrangère le retourna brusquement et le força à faire face à son dérangeant interlocuteur. Un homme chauve, un peu grassouillet et borgne le dévisagea, un rictus mauvais déformant ses traits grossiers.


- J’étais sûr que c’était toi, petit connard! tonna-t’il de sa voix grasse et rauque. Tu ne te rappelles pas de moi, Zackeriel? Devant l’air confus du semi-elfe, l’homme s’enflamma de plus belle. Tu ne te rappelles pas?!! Tu m’as pris mon œil avant de foutre le camp avec mon butin, enfoiré! Je rêvais du moment où je te mettrais enfin la main au collet! Tu vas me le payer!!

Zack était totalement confus. Il ne se rappelait de rien! Il devait très certainement y avoir erreur sur la personne! Du coin de l’œil, il remarqua à la volée que d’autres hommes se levaient de leurs chaises, signe qu’ils étaient probablement avec cet abruti. Dans un réflexe tout simple, il attrapa sa chopine de bière et en envoya le contenu au visage de son interlocuteur, non sans un pincement au cœur. Une si bonne bière…

L’homme chauve grogna de frustration et lâcha son emprise l’espace d’un instant, ce qui permit à Zacky de prendre la poudre d’escampette sans demander son reste. Il n’avait pas envie de se battre, mais pas du tout. Ce n’était pas qu’il n’était pas doué, bien au contraire, mais tout ce qu’il désirait, c’était une soirée tranquille avec un repas chaud et une boisson réconfortante. Vif comme l’éclair, il sortit de l’établissement par les portes battantes, les hommes à ses trousses. Il dévala la rue avec la ferme intention de les semer… par la suite, il n’aurait qu’à revenir et se planquer dans sa chambre fraîchement louée. Il fonça donc dans la ruelle la plus près et repéra rapidement des caissons empilés près d’un commerce. Il s’élança vers le monticule de boîtes de bois et grimpa le tout agilement pour atteindre le toit. Les truands voulurent l’imiter, mais Zackeriel les en empêcha en poussant les caissons avec son pied, ce qui causa une avalanche momentanée. Des jurons filèrent de toute pièce, mais la scène lui soutira tout de même un sourire. Il se remit sur pied, puis couru à pleine vitesse sur les tuiles de terre cuite recouvrant le toit et sauta pour atteindre l’établissement voisin. Il continua son petit manège encore quelques minutes, jusqu’à ce qu’il se fasse surprendre par un chat qui rôdait par là. Il ne l’avait pas vu, ce sale matou! Accidentellement, le semi-elfe marcha sur la queue du félin et ce dernier feula bruyamment. Sous la surprise, Zack poussa un cri, puis perdit pied. Une chute vertigineuse s’en suivit alors qu’il glissait sur les tuiles de terre cuite qui se délogeaient du toit sous son poids. Il termina sa course directement sur le sol de pierres et se protégea la tête de ses bras alors qu’une pluie de tuiles tombait tout autour de lui. Le calme revint enfin et Zacky était toujours couché sur le côté, sur le pavé froid. Il se redressa doucement et poussa une série de jurons. Une douleur lancinante irradiait de son bras droit. Baissant le regard, il vit que ce dernier avait un angle particulier… merde… Il serra les dents, appuya son coude contre le sol, puis avec sa main gauche tira un bon coup sur son poignet droit pour replacer son avant-bras cassé dans sa position naturelle. Il hurla de douleur. Une douce lumière blanche enrobant son avant-bras instantanément et il sentait déjà que sa régénération s’activait. D’ici quelques minutes, son bras serait comme neuf… Le seul problème, c’était que les nombreux bruits de pas se rapprochaient rapidement. Il était dans la merde…

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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Sam 13 Fév - 19:35

Fraghstoam prit une gorgée du liquide ambrée de sa chope en observant la salle. D'où il était, en angle, il avait une vue parfaite de tout ce qu'il se passait. Ayant une ouïe excellente, il espionnait habituellement ainsi l'une et l'autre des conversations, à la recherche d'un contrat. Généralement, quand l'occasion se présentait, il suivait discrètement la personne et, lorsqu'elle était enfin seule, il surgissait de l'ombre, lui proposant de signer avec le diable. Mais ce soir, il observait plutôt un grand chauve pas très beau à voir. Il avait un contrat sur sa tête. Ce nigaud ne semblait pas prêt de quitter cette damnée taverne ni ses idiots de compères. Il allait devoir faire avec eux. Mais si au moins ils pouvaient tous sortir d'ici... il n'aimait pas l'idée de devenir lui-même l’appât. Avec un peu de patience, une occasion allait sûrement se présenter.

Un homme entra dans la taverne. Plutôt grand, probablement demi-elfe comme lui, blond, pas très impressionnant. Il ne lui prêtait pas réellement attention, mais il le remarqua pour la simple et bonne raison que sa cible semblait lui porter une grande attention. Il y eut quelques délibérations. Des doutes. Des chuchotements. « Zackeriel. » Le nom lui rappela quelque chose. Zackeriel. Un nom qu'il connaissait bien. Les Lames Pourpres. Sans relâcher son attention de sa cible, il observa plus attentivement le jeune homme. Oui, bien sûr. Tout correspondait. Pourtant, il était persuadé d'avoir cru comprendre qu'il était mort. La dernière fois qu'il avait eu à faire avec le clan, il en était absent et on lui avait annoncé sa mort. C'était tout récent d'ailleurs.

Preston, le borgne, se leva et Fragh termina sa chope de bière. L'occasion qu'il attendait allait se présenter. Si Zackeriel provoquait assez de bordel en se battant avec lui, il pourrait le tuer sans que rien n'y paraisse et disparaître sans être reconnu coupable. La voix tonitruante du grossier personnage attira l'attention de tous. Mais ce qui attira le plus l'attention de l'assassin, ce fut la réaction de l'interlocuteur. Celui-ci semblait absolument, sincèrement, ignorer de quoi il était question. Lui-même était sûr hors de tout doute d'avoir devant lui l'authentique Zackeriel. Il ne connaissait pas grand chose de lui, mais l'avait vu de près et de loin à quelques reprises. Un homme mort qui ne se rappelait pas de sa vie. Voilà qui était intéressant.

Peu importe qui avait été chargé de la mort de cet homme, il avait échoué. Si Fragh avait hérité du contrat, jamais cela ne serait arrivé. Ne jamais confié un travail sérieux à un amateur. L'altercation se solda par un visage bien arrosé et un elfe en fuite. Lançant une pièce sur la table, il disparut comme l'ombre qu'il était. Personne ne lui prêta attention, il se fondit dans le décor. Le travail commençait. À pas chassés, il longea les murs, suivant de près le groupe qui poursuivait son compatriote de race. Lorsque les caisses s'amoncelèrent au sol, il eut un sourire, cela lui facilitait la tâche. En voilà quelques uns qu'il n'aurait pas à mettre hors d'état de nuire.

Pendant le léger chaos de la scène. Il souleva sa cape, saisit un petit couteau dans un fourreau attaché à sa hanche dans son dos et attrapa une fiole solidement fuselé à sa cape. Retirant le bouchon avec ses dents, il fit doucement glissé l'embout de ficelle sur la dague puis le referma et le rangea soigneusement. Cette fiole contenait un puissant sédatif. Dès qu'il entrait en contact avec le sang, il ne s'agissait que de quinze secondes pour que la victime s'évanouisse. Le tout ne lui prit que quelques secondes, il s'empressa de suivre l'attroupement qui tentait tant bien que mal de poursuivre le fuyard. Plutôt rusé, Fragh prit un détour et devança les hommes qui tentaient de suivre Zackeriel.

Un cri lui indiqua aussitôt qu'il était sur une bonne voie et il accéléra, plus vif que tous ces rustauds abrutis. Finalement, il tomba face à face à ceux qui se trouvait en premier de la file. Ils arrêtèrent de courir, surpris de voir une ombre surgirent de nul part. D'un mouvement rapide, il détacha sa cape, l'envoya valsé sur le rebord d'une maison et dans le même mouvement pivota sur sa jambe et envoya son pied dans le torse du premier homme qu'il entailla au bras. Sans plus sans soucier, il passa au suivant. Il n'avait besoin que de les effleurer. Un hurlement de douleur retentit derrière lui mais il n'y prêta pas attention. Il attendait de voir surgir Preston. Il n'allait sûrement pas tarder.

Dans sa tunique faite sur mesure qui moulait son corps, malgré ses nombreuses pochettes et tout l'équipement qui l'alourdissait, il demeurait plus agile et efficace qu'eux. Il faut dire qu'il avait passé près de trente ans à étudier l'art du combat et de la mort, en plus de diverses connaissances. Il n'y avait qu'une douzaine d'hommes, le premier commençait à sentir les effets du poison, le deuxième se relevait, le troisième venait de tomber et trois autres venaient vers lui. Où étaient les autres? Où était donc ce fichu borgne? Il asséna un violent coup de coude dans la gorge du quatrième, coupa le bras du cinquième dans une vrille et envoya son pied dans le ventre du sixième. Plus que deux à couper. Ce qu'il fit dans le temps de le dire.

Un bruit retentit. Des bruits de voix derrière. Preston avait du prendre un autre chemin et rejoindre Zackeriel. Essuyant le sang de son couteau sur la tunique d'un homme, il n'y avait plus beaucoup de poison à exploiter là-dessus de toute façon, il le rangea. Il se redressa et attrapa sa cape pour plonger dans l'obscurité de la ruelle, laissant là les hommes qui finissaient de sombrer dans le sommeil. Devant lui, il vit Zackeriel au sol, Preston non loin devant qui venait probablement juste d'arriver, ses cinq hommes restant autour de lui. Ils faisaient un demi-cercle devant l'homme au sol. Lui, il était derrière, dans l'ombre, invisible. Un humain ne saurait capté sa présence.

Avec des mouvements silencieux, rapides et précis, il porta la main à son carquois, prit une flèche, glissa son arc de son épaule, le tout en écoutant Preston jouir de son moment de gloire. Dans la pochette en sorte de poulie qu'il avait à sa ceinture en avant à droite il saisit un embout de flèche triangulaire en verre dans lequel flottait un liquide violacé. Tenant le bout entre son majeur et son index droit, il tint son arc avec son pouce et avec sa main gauche tendis la corde en tenant la flèche. Il ne pouvait mettre le bout maintenant car cela allait attirer l'attention. Soudain, le borgne fit un pas en avant, se mettant en pleine lumière dans un rayon de lune, faisant signe à deux de ses hommes de saisir Zackeriel. L'échange était terminé.

Clic. fut le seul bruit qui se fit entendre avant qu'une flèche fuse de nul part et fonce droit sur le visage de Preston. Le verre lui éclata en plein visage et le liquide se répandit sur celui-ci. Le poison allait pénétré ses pores de peau ainsi que ses yeux et mettre soixante huit secondes exactement avant de le tuer. Il rangea son équipement. Les cinq hommes ne savaient pas quoi faire pendant que la cible essayait de s'essuyer, c'était vain, il était déjà mort. Un homme prit ses mains pour aider. Cet homme allait mourir dans soixante huit secondes. Prenant sa cape, il s'en drapa de nouveau. Ce faisant, il attira l'attention sur lui. « C'est lui! Attrapez-le! » Il restait quatre hommes à neutraliser. Leur chef et celui qui avait essayer de l'aider commençait déjà à s'écrouler au sol.

Zackeriel semblait avoir été complètement oublié.
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Dim 14 Fév - 10:07

Son regard fit le tour de la petite ruelle où il se trouvait. L’endroit était vide; aucun objet ne pouvait être utilisé à son avantage, hormis les nombreuses tuiles de terre cuite qui jonchaient le sol. Ça ferait probablement l’affaire, mais leur utilisation serait limitée. Il allait donc devoir improviser. Et voilà qu’à l’autre bout de la ruelle, le borgne pointa le bout de son nez en compagnie de cinq de ses brutes. Cinq? Où étaient les autres? Ils étaient plus nombreux à son souvenir… quoi qu’il ne s’en plaindrait pas!

- Tiens donc, tu t’es fait mal, raclure? Ne t’inquiète pas, je vais abréger tes souffrances… mais très lentement!

Ils s’approchèrent du semi-elfe et formèrent un demi-cercle devant lui. Ils étaient tous armés. De poignards principalement. Vu l’état de son bras-droit, Zacky savait qu’il devait gagner du temps puisque la guérison n’était pas encore complète. Certes, il savait se battre avec sa main gauche, mais vue le nombre d’individus présents en ces lieux, il aurait nettement préféré avoir l’usage de sa main maîtresse.

- J’ai une dernière question avant de mourir, fit-il, affichant un air. Vous êtes qui? Vos têtes de truands ne me disent rien. Ne soyez pas si surpris! Vous n’êtes pas les premiers qui attentent à ma vie, donc je ne peux pas retenir la tronche de tout le monde!

Zack mentait. Ces gens étaient effectivement les premiers à vouloir sa peau depuis qu’il s’était réveillé auprès de ce lac. Il ne pouvait pas dire que cela le laissait de glace. Si des gens se donnaient autant de mal pour le poursuivre, c’est qu’il devait bien y avoir une raison. Avait-il sérieusement crevé l’œil de cet homme et voler sa fortune? Il ne pouvait pas être ce genre de personne… si? Néanmoins, il était bien décidé à ne pas se laisser faire!

La fureur brillant dans son unique œil, le borgne fit un pas en avant avec la ferme intention de mettre ses menaces à exécution. Il fit signe à deux de ses hommes de se saisir de Zack et, alors qu’il sortait la lame de son fourreau, fit mine de s’élancer. Soudain, un clic se fit entendre et un projectile semblant venu de nul part le frappa en plein visage sous les yeux surprit du semi-elfe.

L’objet furtif provenait de derrière Zack et rapidement, ce dernier jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Une silhouette se tenait au bout de la ruelle, bien campée sur ses deux pieds et un arc en main. Toutefois, vue la pénombre dominante, Zackeriel n’arrivait pas à bien voir ses traits. Il ramena rapidement son attention sur ses adversaires et constata que des morceaux de verre jonchaient maintenant le sol. Le borgne beuglait comme un fou et tentait d’essuyer de son visage un liquide violacé. L’une des brutes épaisses qui l’accompagnait s’empressa d’aider son chef et tenta de lui retirer le corps étranger qui semblait s’immiscer dans le moindre recoin de son visage. Comprenant rapidement, Zacky recula en s’appuyant sur son bras droit maintenant complètement guéri. Ce liquide… c’était toxique, c’était plus qu’évident. Les quatre autres hommes levèrent leur regard hargneux vers le nouveau venu et s’élancèrent à sa suite.

Qui était cet homme qui venait de lui sauver la mise? Est-ce qu’ils se connaissaient? Peut-être pourrait-il lui rafraîchir la mémoire… Une envie soudaine de le poursuivre lui aussi se fit sentir et le semi-elfe bondit sur ses pieds. Il s’éloigna donc des corps gisants du borgne et de son acolyte pour suivre le reste de la bande. Il devait atteindre le mystérieux individu avant eux. Non pas qu’il doutait que ce dernier puisse se défendre seul, mais Zack craignait qu’il ne disparaisse pour de bon. Ses pas foulèrent le sol à une vitesse surprenante et il vit la bande, loin devant lui, bifurquer sur une rue située sur leur gauche. Il devait trouver une façon plus rapide de rejoindre sa nouvelle cible. Le mieux aurait été de piquer à travers l’une de ces maisons de ville pour rejoindre rapidement la rue derrière… Au même moment où cette pensée traversa son esprit, la porte de l’une de ces demeures s’ouvrit. Un homme quittait furtivement la résidence de ce qui semblait être sa maîtresse… le hasard faisait si bien les choses!

Sans attendre, Zackeriel s’élança, poussa l’homme et bouscula la femme qui se tenait sur le pas de la porte. Les cris de surprises fusèrent alors qu’il s’introduisait dans la maison avec un simple « Désolé, je ne suis que de passage! ». Il traversa le salon, prit le couloir devant lui et déboucha sur ce qui semblait être une cuisine d’été. D’un coup de pied, il ouvrit la porte de derrière à la volée et se retrouva dans la cour de la résidence. Une simple clôture en bois séparait l’espace restreint de la rue. Il enjamba le mince obstacle sans aucun problème et réalisa avec satisfaction qu’il s’était considérablement rapproché du groupe. Les hommes du borgne avaient encerclé l’individu mystérieux que Zack tentait d’atteindre. Vu la pose de ce dernier, il était plus qu’évident qu’il était en contrôle de la situation malgré le nombre supérieur de ses opposants. Le semi-elfe blond entendait un échange verbal entre eux sans pouvoir en percevoir le sens. Cela n’avait aucune importance puisqu’il désirait mettre la main sur son sauveur pour lui poser quelques questions.

Deux hommes de main du borgne lui tournaient le dos. Il pourrait alors aisément créer une diversion puisqu’ils semblaient tous très absorbés par l’inconnu. Zackeriel s’approcha rapidement d’eux, puis glissa les mains dans deux de ses poches. Il en sortit rapidement deux tuiles de terre cuite qu’il avait ramassées à la volée un peu plus tôt et les propulsa en direction des malfaiteurs. Avec une précision surprenante, les projectiles heurtèrent deux hommes derrière la tête et éclatèrent en mille morceaux. Ces derniers s’écroulèrent au sol, se tordant de douleur. Une fois à leur hauteur, Zack leur flanqua un coup de pied dans les flancs afin de les faire rouler plus loin pendant que les deux autres truands se jetaient sur l’inconnu. Zackeriel sortit une dague de sa botte, puis s’installa sur l’une de ses victimes encore sonnée et plaqua la lame sur sa gorge.

- Qui es-tu? Et ta bande, elle me veut quoi, réellement? cracha-t’il entre ses dents serrées. Réponds, merde!

Voyant que l’homme était trop sonné pour répondre, Zack se redressa dans un mouvement de rage. Non il n’allait pas le tuer. Il n’en avait pas besoin, ces deux-là n’iraient pas bien loin d’ici le lever du soleil de toute façon. Tournant le regard, il fut surprit de constater que les deux autres criminels étaient déjà au sol dans un état pitoyable et que l’inconnu avait disparu… Si vite? Était-ce possible? Il ne devait pas être bien loin!

Son regard balaya de nouveau l’endroit, mais ne put percevoir sa présence. Zacky ne put s’empêcher de pousser un soupir de frustration en voyant qu’il avait lamentablement échoué. Toutefois, cet état de lassitude le quitta bien vite et fut remplacé par l’urgence de quitter les lieux. Des bruits de pas métalliques et de puissantes voix d’hommes envahirent l’air. La garde! La propriétaire de la maison de ville devait avoir alertée les soldats quand il avait fait intrusion dans sa propriété! Sans demander son reste, il détala vers de minuscules rues un peu plus loin. Il n’avait maintenant plus qu’à regagner l’auberge. L’irritation dans l’âme, il évita de prendre l’allée principale pour se rendre à l’établissement.

Une fois sur les lieux, il poussa de nouveau les portes battantes, puis, sans un regard pour quiconque, gravit l’escalier en sautant plusieurs marches. Une fois à l’étage, il se dirigea d’un pas pressé vers la porte numéro 8 (la sienne) et sortit la clé de fer usé. Il glissa l’objet dans la serrure et une fois que le déclic typique se fit sentir, poussa la porte en bois massif. Il n’eut aucunement la chance d’apprécier l’apparence de sa chambre qu'une main se plaqua sur sa bouche et une poigne solide l'attira à l'intérieur. Légèrement déstabilisé, Zackeriel grogna d'insatisfaction alors que la porte se refermait derrière lui.

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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Dim 14 Fév - 16:24

Se contrant étant terminé, Fraghstoam ne demeura pas sur place et entreprit de s'éloigner de la scène du crime. Dans cinq minutes, le liquide violacé aurait perdu sa teinte et deviendrait totalement indétectable, à part les coupures dans le visage de Preston, il serait impossible de déterminer la cause de la mort exacte. Il sourit. Ce mode opératoire lui valait toutes sortes de surnom. Un petit pas de course, comme s'il faisait un jogging léger, il fila sans demander son reste. Les hommes le suivaient et il espéra le semer. S'ils insistaient, il allait devoir s'en débarrasser, mais ils ne faisaient pas parti du contrat. Il ne pouvait pas usé de produit supplémentaire sans demander une plus grosse prime, et revenir vers le client n'était pas dans ses habitudes.

Quelques ruelles plus loin, il bifurqua à la noirceur et s'arrêta pour leur faire face. Pas de témoin ici. C'était assez loin pour terminer sa besogne en paix. Alors que les hommes l'encerclaient, pensant avoir la situation en main alors que ce n'était pas le cas, il porta la main à l'arrière de sa ceinture où un fourreau contenait un nunchaku qu'il sortit. Il se mit en position défensive, l'objet encore inanimé dans sa main droite, attendant le bon moment pour commencer les rotations. Un bruit plus loin lui fit lever la tête en un bref coup d'oeil. Une porte ouverte à la volée. Il ramena son regard sur le groupe devant, il allait devoir en finir vite.

« Espèce de connard de petit merdeux! » siffla l'une des brutes. Fragh resta impassible. Sa voix, à travers son masque, se fit comme étouffée, mais le ton menaçant n'en fut pas moins évident : « Vous ne faites pas parti du contrat, c'est votre dernière chance de partir. » Il aperçut Zackeriel qui arrivait par derrière au moment où celui-ci propulsait ses toiles sur les deux hommes devant lui. Sans plus se soucier de ceux-là, d'un mouvement habile, il fit faire des rotation à son arme, frappa un homme à la mâchoire, le second à la main qu'il tendait vers lui, pivota sur lui et encercla le premier autour de la gorge et serra puis relâcha lorsqu'il le sentit s'affaiblir.

Il n'était pas ici pour tuer d'autres personnes. Le contrat était le contrat. Il lui asséna un violent coup à la base de la nuque qui le propulsa au sol, puis alors que le deuxième pensait pouvoir l'attraper de dos, il s'étala au sol, le faisant perdre l'équilibre par-dessus lui et il lui donna un bon coup dans le ventre avec son arme, puis l'immobilisa du même coup derrière la nuque. Il se releva, jeta un rapide coup d'oeil à Zack qui semblait occuper, rangea son arme et se fondit dans l'obscurité. Ils avaient attirés trop d'attention ici. Il ne pouvait se permettre d'être repérer.

Pourquoi est-ce qu'il l'avait suivi? L'avait-il reconnu? Le prenait-il pour responsable de son bannissement du clan? S'il l'avait reconnu, il pourrait témoigner du meurtre. Pas de témoin, il connaissait son identité. Du moins, il savait comment le trouver. S'il s'était retourné contre son clan, peut-être allait-il le dénoncer? Il ne pouvait pas s'y risquer. Il devait en avoir le coeur net, s'il fallait, il le supprimerait. Il s'en retourna à l'auberge. Le supposé mort y avait loué une chambre, il était à supposé qu'il y reviendrait, il avait tout écouté et tout suivi. C'est là qu'il irait et, éreinté des activités qui venaient d'avoir lieu, irait sans doute directement à la chambre.

Il ne pouvait pas s'en sauver. Ayant au préalable mémorisé la configuration du bâtiment, Fragh compta les fenêtres. Zackeriel avait la chambre numéro 8, sa fenêtre était donc la quatrième du deuxième étage en partant de la gauche vers l'arrière du bâtiment. Avec une souplesse incroyable, il escalada le mur, fit sauter le loquet intérieur avec de petits coups bien portés et passa par la fenêtre. Il n'avait aucun doute sur le fait qu'il était au bon endroit. Il ne se trompait jamais.

Il posa sa cape sur l'unique chaise en bois et s'installa dessus, croisa les bras puis attendit patiemment l'arrivée de sa nouvelle cible. Cette fois, ce n'était plus une question de contrat, mais de confidentialité et de survie. Un bruit derrière la porte lui indiqua que la victime était enfin arrivée. Il se releva sans faire de bruit et s'installa près de la porte. Il entendit le verrou tourner dans un déclic, puis la porte s'ouvrit. Dès qu'il eut l'espace pour, il plongea ses bras dans l'embrasure, plaqua sa main sur la bouche de Zackeriel, l'autre agrippa son épaule et il le tira à l'intérieur, fermant derrière lui avec son pied, il le poussa au centre de la pièce.

Seul un rayon de lune éclairait les deux hommes. En fait, éclairait Zack, au centre de la pièce. Fraghstoam, près de la porte, tout de noir, la tête et le visage couvert, n'était presque pas visible. Sa voix au ton grave, un peu étouffé, claqua comme un coup de fouet, sèche et autoritaire : « Vous êtes drôlement en forme pour un homme mort... Pourquoi m'avoir poursuivi, Zackeriel? » Il plissa ses yeux, légèrement. La seule partie de son visage, avec son nez et son front, qui fut visible. « Une vengeance? Je ne suis pour rien dans ce qui vous ai arrivé. » Il mit le loquet sur la porte, s'il cherchait à partir, il aurait le temps de réagir, et s'éloigna de la porte pour se rapprocher de la chaise où gisait sa cape. S'il devait sortir, il ne pouvait prendre le risque de la laisser là.

Levant les mains devant lui, il ajouta : « Ce n'est pas moi qu'on a chargé de vous tuer, sinon vous ne seriez pas là! »
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Dim 14 Fév - 20:35

La poigne solide le poussa sans délicatesse vers le milieu de la pièce. Quelque chose lui disait que c’était l’homme qu’il recherchait et ce, sans même qu’il n’ait à se retourner pour le voir. Cet inconnu l’avait retrouvé avec une facilité effarante, ce qui témoignait d’une seule chose : il était surveillé. Mais qu’avait-il bien pu fait de si mal pour mériter autant d’attention sur lui? Le point positif était qu’il pourrait enfin discuter avec son mystérieux sauveur et, ainsi, en savoir plus sur son passé. Doucement, le semi-elfe leva les mains de chaque côté de son corps, signifiant ainsi qu’il ne tenterait rien contre son interlocuteur. Il pivota tranquillement sur lui-même afin de faire face à l’intrus. Zack monopolisait le seul rayon lunaire de la pièce, ce qui rendait la visibilité de la pièce plutôt difficile. Pourquoi tant de secrets?

Zackeriel fronça des sourcils lorsqu’il entendit les propos de son visiteur :
« Vous êtes drôlement en forme pour un homme mort... Pourquoi m'avoir poursuivi, Zackeriel? ». Un homme mort? Il s’en doutait bien, mais il venait de se faire confirmer qu’effectivement, on avait intenté à sa vie. Il devait avoir fait quelque chose de foutrement grave pour qu’autant de gens veuillent sa tête. Voilà qui était un peu déprimant en soit et en ce moment-même, Zack regrettait amèrement sa bière froide. Et voilà que son comparse du moment, les yeux plissés, semblait l’accuser (ou plutôt le questionner) sur une quelconque vengeance. Baliverne! Pour se venger, il devait se rappeler de quelque chose! C’était la base même.

C’était maintenant au tour de Zack de plisser le regard. Il essayait de décoder son importun visiteur, mais n’y arrivait guère. Et pourtant, il était particulièrement doué à ce manège, normalement… Touefois, il ne manqua guère de remarquer que l’assassin (du moins, c’était une supposition de sa part) avait mis le loquet sur la porte. C’était donc ainsi que ça allait se produire? Allait-il lui aussi tenter de lui faire la peau? Le jeune homme poussa un soupir et glissa sa main gauche sur sa nuque, signe d’embarras. Il en avait assez pour ce soir… tout ce qu’il désirait maintenant, c’était de s’allonger sur ce lit et dormir.

L’inconnu leva les mains et déclara qu’il n’était pas celui qui avait tenté de l’assassiner, sinon, il ne foulerait pas encore la terre des vivants. Cette simple remarque le fit sourire. Il ne devait pas se douter de son don d’auto guérison, si? Mais il avait raison sur un point : une personne véritablement douée aurait tout fait pour s’assurer qu’il reste mort. Comme lui trancher la tête par exemple… simple suggestion.

- Vous semblez au courant de beaucoup de choses, déclara enfin le semi-elfe blond. C’est ce qui m’intéresse actuellement et la raison-même pour laquelle je vous suivais. Des informations, je ne veux rien de plus, croyez-moi… enfin si! Une nuit de sommeil dans un lit sans me faire déranger à tout bout de champs serait franchement apprécié. Toutefois, il semblerait que la quiétude est un luxe qui n’est pas destinée à tout le monde.

Lentement, il se retourna, puis se dirigea vers le lit. Il décida de s’y asseoir, appréciant la douceur du tissu.

- Visiblement, vous semblez me connaître. Je me fou de savoir si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose… le fait est que, pour ma part, je ne vous connais pas. Tout comme je ne connaissais pas l’abruti qui m’a empêcher de manger mon repas tout à l’heure. Je vais jouer cartes sur table : je ne me rappelle de rien. Mais totalement et entièrement rien. Levant sa main droite, il tapota sa tempe tout en plongeant son regard dans le vert forêt des yeux de son adversaire. Ici, ce n’est que le néant. Oh, je l’avoue, c’est déstabilisant… surtout quand tu réalises que des gens en veulent à ta peau sans même te dire pourquoi. Vu l’état dans lequel je me suis réveillé, il y a plusieurs jours, j’ai cru comprendre qu’on avait intenté à mes jours. Visiblement, ce fut un travail bâclé, comme vous pouvez le constater.

Puis, il porta les mains derrière sa tête et s’allongea sur le dos sans toutefois quitter l’intrus du regard.

- Vous savez qui je suis. J’aurais aimé que vous éclairiez ma lanterne un peu, histoire de mettre quelques pendules à l’heure dans ce qui me sert de mémoire. Et par le fait-même, vous pourriez me dire où je me trouve. Ne vous inquiétez pas, j’ai conscience d’être dans un village assez bondé – je ne suis pas confus à ce point – toutefois, le nom de l’endroit serait un bon début. Oh et tant que nous y sommes : qui a intenté à ma vie?

Zackeriel se redressa sur les coudes, puis dans un soupir se dirigea vers la fenêtre encore ouverte et jeta un regard vers l’extérieur. Des soldats patrouillaient les rues et le cherchaient probablement. Doucement, il referma la fenêtre puis se retourna. Mieux valait être prudent et ne pas trop attirer l’attention.

- Ne vous inquiétez pas, fit-il en pointant le loquet de la porte. Je n’ai pas l’intention d’aller nulle part, les rues grouillent de soldats, par ma faute. Dites-moi, qui êtes-vous? Je me doute bien de votre profession, à voir l’accoutrement dont vous êtes affublé, mais si nous nous connaissons, j’aimerais bien que vous me décliniez, à nouveau, votre identité.

Zack savait qu’il rêvait en couleurs. Ce genre d’homme ne donnait guère ce genre d’information. C’était à croire qu’ils n’avaient aucune identité… toutefois, cela ne coûtait rien d’essayer.

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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Mar 16 Fév - 14:26

Fraghstoam tentait d'évaluer les réactions de son interlocuteur. Il semblait plutôt las qu'inquiet ou agressif. Sa remarque l'avait fait sourire. Il ne savait pas pourquoi et ne broncha pas. Se croyait-il si fort qu'il aurait une chance contre lui? Si Zackeriel était sûrement plus fort physiquement, Fragh avait toutes les chances de son côté pour ce qui était de la technique, il n'était pas un petit mercenaire de contrebandier comme l'autre, il était un véritable assassin ayant vécu pour tuer. De toute façon, il ne montrait aucun signe d'agressivité.

« Vous semblez au courant de beaucoup de choses. C’est ce qui m’intéresse actuellement et la raison-même pour laquelle je vous suivais. Des informations, je ne veux rien de plus, croyez-moi… » Il se détendit donc. Il n'avait définitivement pas besoin d'être sur le qui-vive, Zack ne représentait aucune menace. D'ailleurs, après avoir déclaré désirer ardemment se reposer, il se dirigea vers le lit. Le plus intéressant était à venir. « Visiblement, vous semblez me connaître. Je me fou de savoir si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose… le fait est que, pour ma part, je ne vous connais pas. » Il ne le connaissait pas. Ne le... connaissait pas.

Attendez une seconde... mais comment était-ce possible? Se campant sur ses jambes, il croisa ses jambes. La position était attentive et il ne montrait, lui aussi, plus aucun signe de menace quelconque, attendant d'écouter la suite afin de comprendre. Ainsi, il était amnésique. Il le regarda droit dans les yeux, sans broncher. Il ne doutait absolument pas de sa sincérité. Devait-il l'aider, ou puisque sa réputation n'était plus en danger, s'en aller telle l'ombre qu'il était?

Sans particulièrement l'aider, guider Zackeriel vers sa mémoire pourrait aussi s'avérer bon pour les affaires. Peut-être aurait-il un contrat pour lui aussi? Avec un peu de temps, il saurait certainement lui concocter une potion de choc qui saurait l'aider à retrouver la mémoire. « Oh et tant que nous y sommes : qui a intenté à ma vie? » Question qui allait demeurer sans réponse. Il n'en avait aucune idée. Les bruits à l'extérieur attirèrent leur attention à tous deux, le blond ferma la fenêtre doucement. « Ne vous inquiétez pas. Je n’ai pas l’intention d’aller nulle part, les rues grouillent de soldats, par ma faute. » Fragh eut un sourire ironique. Il ne s'inquiétait pas. Il n'aurait pas pu sortir.

« Dites-moi, qui êtes-vous? Je me doute bien de votre profession, à voir l’accoutrement dont vous êtes affublé, mais si nous nous connaissons, j’aimerais bien que vous me décliniez, à nouveau, votre identité. » Ah ça non. Il venait de le voir tuer quelqu'un, il n'allait pas tout bonnement lui donner ton nom et son adresse! Toute personne connaissant son nom et son apparence saurait le retrouver, c'était sa marque, c'était ainsi qu'il récoltait 76% de ses contrats.

Il demeura pensif un instant puis s'avança, sans être totalement dans la lumière, il était visible. Il enleva le morceau qui masquait son visage et retira son capuchon. Ses cheveux roux cuivrés retenus en une solide queue de cheval attirait la lumière à eux naturellement. Son teint pâle aussi. S'il se souvenait de son visage, il le reconnaîtrait. Sinon, tant pis pour lui, il n'en dévoilerait pas plus. « Zackeriel... » Sa voix grave ne sonnait plus étouffée. Peut-être que son véritable timbre de voix lui rappellerait quelque chose aussi?

« Celui qui vous a laissé pour mort, j'ignore qui c'est, mais votre frère et votre clan vous croient mort. L'homme de tout à l'heure se nomme Preston. C'est un truand inutile que l'on m'a chargé d'éliminer. Il nuisait au commerce du village. Ce village c'est Lavinion. Nous sommes dans le royaume de Shola, dirigé par le roi Pride, nouvellement couronné suite à la mort du roi Sin. Vous vous replacez un peu ou vous avez tout perdu? » De toute évidence, il avait absolument tout perdu. Il soupira. Avisant la chaise, il l'éloigna de la fenêtre, préférant l'ombre, et s'y installa.

« Si Preston voulait votre peau, c'est que vous l'avez rendu borgne. Avant votre... perte de mémoire, vous étiez tout aussi pire que lui. Contrebande d'arme, de drogues, raids dans des villages, esclavage... À mon souvenir vous profitiez des gains du commerce, et je ne parle pas des gains pécuniaires... » Voyant que Zack ne semblait pas comprendre, il continua, sèchement : « Femmes, alcool et drogue. » Il plissa les yeux et se pencha en avant, posant son coude droit sur son genou du même côté et sa main gauche sur son genou de l'autre. « D'ailleurs, n'avez-vous pas de drôles de symptômes? Bouche sèche, étourdissement, nausées violentes? Du mal à dormir ou à manger? »

Il haussa les épaules en se redressant. De toute façon. Il s'en fichait un peu. Faudrait voir s'il pouvait lui vendre une ou deux potions puis il s'en irait. Si cet homme avait oublié sa dépendance à l'opium, ce n'était pas plus mal, il n'était pas là pour la lui rappeler, il ne le fréquentait pas suffisamment pour être son fournisseur officiel et ne se ferait donc pas assez d'argent avec lui pour que ça vaille la peine qu'il le fasse rechuter.
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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Jeu 18 Fév - 12:35

Toujours appuyé au mur, dos à la fenêtre, Zack observa son interlocuteur qui, pour une raison inconnue, sortie de l’ombre. Bon, il n’était pas vraiment dans la lumière, mais d’où il était, le semi-elfe pouvait le distinguer davantage. L’homme retira le tissu qui recouvrait une partie de son visage ainsi que son capuchon, dévoilant son teint pâle et ses cheveux cuivrés retenu à sa nuque. Au moins, il pouvait mettre un visage sur sa voix, faute d’avoir un nom…

L’inconnu entama alors son monologue, visiblement décidé à lui donner plusieurs informations dont il avait besoin. Attentif, le semi-elfe croisa ses bras sur sa poitrine et écouta chacun des propos prononcés. Son frère et son clan le croyait mort et l’homme plus tôt se nommait donc Preston. Visiblement, ce dernier ne l’avait pas marqué tant que ça puisque son nom n’évoquait même pas l’ombre d’un sentiment de déjà vue. L’étranger en profita pour lui faire un léger topo sur la situation politique de la région et lui révéla le nom du village dans lequel il se trouvait. Zack enregistrait chaque information qui lui était révélé sans broncher. Il secoua négativement la tête afin de signifier à l’inconnu que tout ça ne lui disait rien. L’homme à la chevelure cuivrée empoigna une chaise et tira celle-ci vers l’ombre pour ensuite s’y installer. Cette petite mise en scène « mystérieuse » commençait un tantinet à agacer Zackeriel qui préférait nettement parler « entre quatre yeux ».

Néanmoins, quelque chose le fit tiquer : selon les propos de son « mystérieux compagnon », il faisait de la contrebande d’armes, de drogues… et d’esclaves? En plus d’effectuer de nombreux raids dans de minuscules villages? Ces propos eurent l’effet d’une bombe et le vagabond se redressa, puis passa une main sur sa nuque, signe distinct de son malaise. Il avait fait tout ça? C’était surréaliste. Il ne savait plus trop quoi penser. Son mode de vie se résumait donc à trois mots : femmes, alcool et drogues. Drogues…? Quel type? S’il était accroc à ce genre de substance… peut-être que cela pouvait expliquer ses étranges symptômes? Voilà qui n’était pas complètement idiot… L’intrus se pencha vers l’avant, les yeux plissés et s’appuya sur son genou, probablement dans le but d’être plus insistant. Il lui énonça une série de symptômes qui – pour la plupart – concordaient bien avec sa réalité. Zack avait l’air songeur.

- Entre autres… tremblements, cauchemars, sueurs froids et paranoïa, également, précisa-t’il d’un air légèrement absent. Bon sang… Pourquoi n’y aie-je pas pensé plus tôt? Moi qui me croyais malade… Tout fait du sens maintenant. Et les cauchemars n’étaient peut-être rien d’autres que des souvenirs refoulés…

Visiblement, il réfléchissait à voix haute. Revenant maintenant totalement à lui, il planta son regard couleur bronze dans les yeux de l’inconnu.

- Merci des informations. Les souvenirs ne referont peut-être pas surface de sitôt, mais au moins, j’ai certaines pièces du puzzle en main, fit-il en s’adossant contre le mur et en y appuyant sa tête pour regarder le plafond. Parandar seul sait à quel point j’aurais besoin d’un verre actuellement...

Même s’il en avait terriblement envie, ce n’était pas possible pour lui de descendre au rez-de-chaussée pour se commander une bière… les gardes devaient encore rôder dans les environs et il pourrait se faire prendre. Il se sentait coincé comme un rat. Toutefois, certains propos que tenait l’inconnu raviva son attention : « J’ai peut-être quelque chose qui peux t’aider à retrouver la mémoire »**. Les sourcils froncés, Zack observa l’air penseur qu’affichait son interlocuteur. Il était sérieux là? Ce genre de chose pouvait exister? Le mercenaire en doutait un peu, mais ça valait peut-être le coup d’en savoir plus.

- Ah bon? Et cette potion, elle est faite à base de quoi? demanda-t’il, légèrement méfiant, tout à coup. S’il était réellement tout ce que l’inconnu avait mentionné, qu’est-ce qui lui garantissait, en ce moment-même, que ce dernier n’essaierait pas de terminer le travail en l’empoisonnant? Certes, Zack possédait un talent d’auto-guérison impressionnant… mais il ne savait pas si son corps pourrait évacuer un poison ou s’il allait mourrir… très lentement… à petits feux. Vous utilisez des poisons surprenants… des produits toxiques que peu de gens connaissent. C’est ce que vous avez utilisé pour tuer Preston, n’est-ce pas? Je ne suis pas dupe. Alors pardonnez-moi si je me sens actuellement plutôt sur mes gardes.

Il était évident que, si son « compagnon du moment » avait voulu le tuer, il aurait déjà tenté le coup. Toutefois, est-ce que ça valait vraiment le coup de baisser totalement sa garde après seulement quelques minutes de discussion?

- Dites-moi, au final, vous semblez bien me connaître. Cela implique surement que nous nous sommes déjà croisés par le passé, non? En quelle circonstance? Je veux bien croire que mon nom soit reconnu et intimement lié à la contrebande, mais avons-nous déjà fait affaire?

Il commençait de plus en plus à se poser des questions sur ce mystérieux inconnu. Il était probablement plus qu’un simple « tueur sur gages ».


** Petit rappel que tu m'as autorisé, hier soir, sur la cb, à faire en sorte que ton perso prononce ces paroles!

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MessageSujet: Re: This one night at the tavern... [TERMINÉ]   Ven 19 Fév - 13:23

Zackeriel lui confirma certains symptômes. Évidemment. De toute façon, c'était immanquable. S'il était amnésique, il avait oublié sa dépendance et son corps réclamait sa dose quotidienne. Semblant se rappeler sa présence, il ramena son regard sur le sien et Fraghstoam soutint les yeux bruns. Il le remercia, il inclina légèrement la tête, en signe de politesse. Il sourit légèrement, en coin, à l'allusion de l'alcool mais ne releva pas. C'était dans ses habitudes après tout.

Puisque la mémoire ne lui revenait pas vraiment mais qu'il semblait plutôt rattaché des bouts ensemble, Fragh décida qu'il pourrait lui proposer l'une de ses concoctions. Il n'avait rien à y perdre. Zackeriel n'était pas un élément nuisible de la société, il n'y avait aucune prime, aucun contrat sur sa tête. Même si la potion ne réveillerait pas sa mémoire tel quel, elle pourrait lui permettre de se rappeler certaines brides, et peut-être même les circonstances du bord du lac qui l'ont mener à devenir amnésique. Il pourrait se venger. L'apothicaire n'avait rien contre la vengeance, elle le faisait vivre d'ailleurs.

« J’ai peut-être quelque chose qui peut vous aider à retrouver la mémoire. » Son interlocuteur le regarda en fronçant les sourcils. Il soutint le regard. De toute évidence, cette proposition le laissait perplexe, et il était parfaitement conscient que, venant d'un inconnu, c'était louche. Il le laissa donc tergiverser mentalement et attendit qu'il pose les questions qui semblaient l'agiter. Il lui demanda la potion était faite à base de quoi. Avant qu'il put répondre, Zack enchaîna en mentionnant à quel point ses produits l'avaient surpris par leurs toxicités.

Le prenant comme un compliment, l'assassin sourit. Il était sans doute le seul à user d'une telle technique intraçable. Il hocha la tête lorsqu'il lui demanda si c'est ce qu'il avait pris pour tuer Preston. Cette petite fleur violette, il l'affectionna particulièrement pour son arc, car elle se transportait bien dans les carreaux. « Je ne suis pas dupe. Alors pardonnez-moi si je me sens actuellement plutôt sur mes gardes. » C'était, en fait, tout à fait naturel. Mais si Fragh avait voulu la mort de Zackeriel, il aurait déjà pu le tuer une centaine de fois. C'était un peu idiot de discuter avec lui, de lui raconter sa vie, de perdre son temps ici, pour ensuite le tuer d'une manière ridicule.

« Dites-moi, au final, vous semblez bien me connaître. Cela implique surement que nous nous sommes déjà croisés par le passé, non? En quelle circonstance? Je veux bien croire que mon nom soit reconnu et intimement lié à la contrebande, mais avons-nous déjà fait affaire? » Techniquement, Fraghstoam était actuellement le seul à savoir que Zackeriel était encore en vie, du moins le pensait-il. Donc, celui-ci était en droit de vouloir sa mort car il pouvait vivre librement en tant qu'homme mort. Il lui devait peut-être quelques explications. Après tout, l'apothicaire était venu ici pour s'assurer que son secret soit conservé, il pouvait bien rendre le service de l'autre bord aussi.

Il s'appuya confortablement sur le dossier de la chaise et posa les mains à plat sur ses cuisses. « Il est normal de vous méfiez de moi Zackeriel, mais je ne suis sans doute pas l'homme que vous croyez. Du moins, pas totalement. Il est vrai que l'on me paie occasionnellement pour retirer un être nuisible de la société, mais je ne fais pas que cela. Voyez-vous, je suis aussi un apothicaire. Je vends des médicaments, potions et onguents, mais je fais particulièrement dans ce qui est rare et interdit. Nous nous sommes rencontrés dans la contrebande. À plusieurs reprises. » Ceci étant expliqué, il espéra que ses activités étaient assez mises au clair pour ne pas être perçu comme étant un simple assassin, il était plus que cela, il était un assapothicaire.

Il n'allait tout de même pas aller dire à Zackeriel qu'il avait été élevé par des mercenaires au sang froid dans le but de se faire retirer toute émotivité, il essayait de lui vendre une potion, pas de le faire fuir. Se levant, sans faire de mouvement brusque pour ne pas inquiéter le mercenaire devant lui, il s'afficha dans le rayon lunaire en levant les bras en croix. À sa ceinture et sur son torse étaient disposées de nombreuses pochettes, fioles et outils divers, ainsi que ses cuisses et même un peu ses tibias et mollets. « Ce n'est certainement pas l'attirail de l'homme pour qui vous me prenez. » Il saisit ensuite sa cape et lui en révéla l'intérieur qui en était aussi couvert, mais en plus grande quantité.

Cet attirail était lourd, mais disposez de façon à créer un équilibre, et à pouvoir être retirer en tout temps s'il avait besoin de légèreté. C'était comme se battre avec des poids, c'était bon pour l'entraînement! C'était aussi la raison pour laquelle il retirait toujours sa cape pour se battre, c'était la plus lourde. Elle était couverte de fiole en tout genre. « La concoction que je vous propose, je ne l'ai pas sur moi. Je ne rencontre pas souvent de contrat amnésique. La potion n'est pas très compliqué, il me faut de la belladone, une plume d'ausel, de la racine de valériane... peu importe, vous tenez vraiment à connaître les détails? » Il haussa les épaules.

« Je peux le faire devant vous, mais ce sera long et j'ai besoin de tranquillité. Je peux vous retrouver avec la potion dans quelques jours aussi... » Il y eut des bruits d'activités pressées dans le couloir. Il fronça les sourcils. « Est-ce que quelqu'un vous a vu et identifié, dehors? » Il fit un pas en avant. « On a pu vous reconnaître? » Si quelqu'un avait vu Zackeriel à la lumière, ils avaient aisément pu obtenir sa description ici à la taverne et le retrouver. Bien sûr, Fragh ignorait que celui-ci avait passer à travers une maison où il avait pu être clairement vu. Il saisit sa cape et s'en drapa. « Retrouvons-nous dans deux jours sur les quais du Sud près de Ookabi. Je vous trouverai. »

Sur ces mots, il ouvrit la fenêtre et grimpa sur le toit. Les imbéciles de garde n'avait pas pensé à surveiller la fenêtre. Le loquet sur la porte allait permettre à Zack de réagir. Il n'allait certainement pas pouvoir se reposer maintenant! Le dos courbé, il s'enfonça dans la nuit comme l'ombre qu'il était en se déplaçant sur les toits puis en sautant plus loin.
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