Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.

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Philomena
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MessageSujet: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Sam 13 Fév - 22:41

Philomena déambulait dans les couloirs du château. Comme elle s’ennuyait! Une pluie torrentielle l’empêchait de sortir du bâtiment. Elle qui voulait aller au marché. Cela faisait plus de deux jours qu’elle n’y avait pas mis les pieds. Que de nouveautés qu’elle n’avait pas pu voir! C’était un désastre total. Elle mourrait d’envie d’avoir une nouvelle robe et elle y avait vu les plus beaux tissus. Malheureusement, elle n’avait pu les acheter car elle n’avait plus de pièces d’or sur elle. Et maintenant cette pluie l’empêchait de sortir depuis deux jours. Que faire? Gula commença par passer du temps dans sa chambre. Elle essaya différentes robes, dessina certains croquis pour d’autres. Elle adorait dessiner. Elle pouvait ensuite se servir de ses croquis et les transposer en illusions. Ceci était tellement pratique. Après ce qui lui sembla un temps interminable passé dans sa chambre, elle retourna dans le couloir. Que faire? Comme pour répondre à son questionnement intérieur, une douce odeur de tarte flotta presque instantanément dans le corridor près de sa chambre. Cette dernière était située près des cuisines, en raison des nombreuses expéditions nocturnes qu’elle y faisait.

Arrivée aux cuisines, elle vit l’objet de ses désirs. Une tarte aux pommes trônait majestueusement au centre de la table. Elle ne put s’empêcher. Attrapant un ustensile quelconque, elle entama le dessert à l’odeur irrésistible. Enfilant une bouchée après l’autre, elle atteignit le fond sans même s’en rendre compte. Une cuisinière entra alors à cet instant et poussa un cri. Gula sursauta. « Que se passe-t-il? » La cuisinière lui répondit que la tarte sur la table était une commande spéciale du prince Mikhael, qu’elle laissait refroidir avant de lui livrer. Triste d’avoir mangé le dessert de son frère, elle décida de lui préparer elle-même le dessert qu’il avait commandé – aidée de la cuisinière bien sûr. Elle adorait certes consommer de la nourriture, mais elle n’avait aucun talent pour en préparer. Une heure plus tard, la pâtisserie était finalement prête. Il ne lui restait qu’à refroidir, pour de bon cette fois, avant de la livrer à Lust. Désirant lui livrer elle-même, Philo prévint la cuisinière qu’elle se chargerait de livrer le fameux dessert à son frère bien aimé. Pendant que son chef d’œuvre refroidissait, elle fila en vitesse dans sa chambre pour aller se changer – elle avait échappé quelques ingrédients sur sa robe – et redescendit en vitesse aux cuisines. Elle prit délicatement la tarte et marcha très lentement jusqu’aux appartements de son frère.

Arrivée à la porte des appartements de Lust, elle mit la tarte dans les mains d’un valet qui passait. Alors qu’elle s’apprêtait à pousser la porte, le valet lui signifia que ce n’était peut-être pas le bon moment pour faire une entrée surprise, mais elle ne l’écouta point. Elle entra dans la chambre. « Lust j’ai une surprise pour to…. Mais qu’est-ce que tu fais? » Incapable de bouger, elle resta là, les yeux rivés sur son frère et une femme inconnue.
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Mikhael
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Dim 14 Fév - 13:05

Une grosse journée de pluie. C’était bien triste comme temps. Le temps où personne ne souhaitait sortir à L’extérieur. Le temps où il était plus difficile de penser aux autres. C’était une journée où il fallait trouver une façon de tuer l’ennui. Et pour ça, Lust a plusieurs façons de faire. Ses appartements lui appartiennent et il n’aime pas tellement qu’on y rendre… Sauf si lui-même donne la permission. Les femmes qu’il invitait étaient la bienvenue. Cette journée était une journée parfaite pour ce genre d’activité. Se sentait-il mal ? Non. Il savait très bien que ce qu’il faisait n’était pas moral. Ça lui plaisait cependant. Une femme, dans le château. Pas une servante et pas une femme de son statut. Mais très belle, très délicate et agréable…. Elle tomba dans son filet et se fit charmer par les beaux mots du Prince. Peut-être charmer par son statut aussi.

Il l’amena dans ses appartements, dans le petit salon où il ordonna qu’on prépare un dessert. Une bonne tarte aux pommes. C’était bon et il savait très bien que la cuisinière était douée. Ils discutèrent, de plus en plus personnel. Il avait là une légère forme de manipulation : Lust utilisait les bons mots pour mener à ce qu’il souhaitait. Il ne voulait en rien discuter avec elle pendant des heures. Il voulait… quelque chose de plus physique, quelque chose qu’elle pouvait très bien lui donner. Discutant et devenant de plus en plus évident, la tarte fut rapidement oubliée. Cela prit une bonne cinquantaine de minutes avant que la femme semble se laisser faire.

Il faut bien prendre soin des femmes, profiter des corps aux maximum. Prendre tout ce qu’elle souhaite donner et partager. Lust lui, était parfaitement égoïste et souhaitait que son bonheur et son propre plaisir. Doucement, mais très doucement, profitant de chacun des moments et des légers soupirs de cette dame, ils se déplacèrent vers sa chambre. Un grand lit, propice à tout ce qu’il souhaitait. Il la poussa sur son lit, glissant doucement ses mains sur la peau doux si fragile de son cou. Ses lèvres vinrent chercher les siennes, sa main posée délicatement sur sa nuque. C’était un contact qu’il recherchait, un contact qu’il aimait. Arrêtant ce contact, il se redressa et retira son haut, un bout de vêtements qui allait bientôt être inutile… Du moins, dans ses plans. Il revint vers la femme, une main glissant lentement sur sa jambe, jusqu’à sa cuisse, une autre se plaça sur son ventre. Il revint chercher ses lèvres, commençant lentement à défaire le cordage de sa robe. Sa main était maintenant posée sur le haut de sa cuisse, remontant sa longue robe jusqu’à là. Il rompit le baiser pour la regarder tandis que sa main continuait de s’attarder sur ce corset.

L’action principale n'avait pas encore lieu, Lust adorait y aller en douceur, profiter de chaque instant. De chaque réaction. Cependant, tout ce moment de plaisir fut rompu par la porte qui s’ouvrit. N’avait-il pas quelqu’un à la porte ? Il faut un minimum cogner avant d’entrer… surtout dans une chambre. La personne qui venait d’entrer ne manqua rien de ce moment, de la position. La main sous la jupe, l’autre en train de défaire les lacets pour dévoiler l’une des parties les plus désirables de la femme. Lui ne portant plus qu’aucun haut… Tout menait aux mêmes pensées. Il était sur le point de renvoyer la personne rapidement et pas très respectueusement…. Mais la voix qu’il entendit lui fit avoir un autre raisonnement. C’était Philo. Il savait très que tout monde savait ce qu’il faisait… Cependant, que ça petit sœur protégée le voit en plein dans l’action… c’était un peu….. Désagréables. Elle, il ne pouvait pas lui sommer de partir comme cela. Et de toute façon, elle avait tout vu.

Lust se retourna pour regarder sa petite sœur qui les fixait. Bien sûr, cela était évident. Il étouffa un juron et se redressa, retirant sa main de la cuisse de son amante à devenir et lâchant directement les lacets de la robe de la femme. Était-elle en colère elle ? Mais bien sûr ! Lust l’aurait été si cela n’avait pas été Philo. Pourquoi a-t-il fallu qu’elle entre sans cogner, bon sang !

« Ce que je fais, dis-tu ? Si je suis dans ma chambre avec la porte fermée, cela signifie bien que je fais quelque chose qui ne te regarde pas. »

C’était fichu de toute façon… Il se releva complètement, laissant Philo en plan quelques secondes, le temps de mettre au clair la situation avec son amant qui ne le sera finalement pas ce soir. Dommage. Elle semblait bien agréable. « Rhabille-toi décemment. Nous remettrons cela à plus tard. Ma sœur est là. » Dit-il en posant un baiser sur ses lèvres. Il devait tout de même faire attention à la garder. Il ne voulait pas la perdre. Il avait précisé que c’était sa sœur ; il savait que trop bien que les femmes aimaient être les seules dans la vie d’un homme. Ignorant maintenant la femme qui était en train de serrer ses lacets, il se tourna vers Philo. Il se passa une main dans les propres cheveux détachés. Fallait-il qu’il lui explique maintenant ? Ahlàlà… Si cela avait été Wrath, ou Pride, il n’aurait pas eu de problèmes. Ce devait être Gula maintenant.

« Philomena. Tu devrais savoir que ce n’est pas respectueux d’entrer dans une chambre sans cogner préalablement… » Il ne lui dit pas ce qu’il faisait… même si tout portait à croire qu’il était sur le point d’avoir un beau moment. La pauvre femme se sentait mal à l’aise à ces côtés, assister à une réunion de famille… En fait, la femme reviendrait vers lui, tout dépendant ce que Philo allait lui dire. Il savait très bien qu’elle avait du mal avec ses conquêtes… Et pendant ce temps, l’amante de Lust était toujours à ses côtés, pas encore partie.

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Philomena
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Jeu 18 Fév - 15:19

Philomena restait plantée à l’entrée de la porte des appartements de son frère. Bien sûr qu’elle était au courant de la réputation qu’avait son frère. Elle n’avait peut-être que seize ans, mais elle savait comme ce genre de choses fonctionnait. L’adolescente aurait dû se douter que son frère serait accompagné, mais elle était tellement fière de sa surprise que l’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. Gula vit alors la fille qui accompagnait son frère. Elle n’était pas une servante, mais elle n’était pas noble non plus. Elle réprima une remarque hargneuse sur le statut de la femme que fréquentait son frère. En fait, ce qui la dérangeait, c’était que Lust préférait passer cette journée ennuyeuse avec une inconnue plutôt qu’avec elle. Après tout, lorsqu’elle avait besoin de se changer les idées, il était toujours là pour la divertir, que ce soit en allant se promener à cheval, ou bien en s’exerçant à des jeux de l’esprit. Pourquoi aujourd’hui lui avait-il préféré cette gourgandine? Elle croisa les bras, attendit qu’il se sépare de sa conquête. Philo vit bien qu’il était contrarié, mais elle savait parfaitement qu’il lui pardonnerait. Il lui pardonnait toujours. C’était Lust et Philo pour la vie, jamais rien ne pourrait les séparer. Elle adorait son frère, c’était l’homme de sa vie. Pour cette raison, elle était toujours très jalouse des autres femmes qui passaient du temps avec lui. À côté d’elles, elles n’étaient rien, c’est ce qu’elle se disait. Cependant, au fond d’elle cette jalousie provenait d’une peur, celle qu’un jour Lust trouverait quelqu’un avec qui faire sa vie et qu’il la laisserait tomber. La place qu’elle occupait dans le cœur de son frère était très importante pour elle.

Gula baissa piteusement les yeux, faisant mine de regretter d’avoir ainsi fait irruption dans la chambre de son frère. Au fond, elle s’en fichait un peu, elle était bien contente de contrarier la femme qui l’accompagnait. « Je suis désolée Lust, j’avais une surprise pour toi, et j’étais si heureuse de te la donner. Je n’ai pas réfléchi. » C’était en partie vrai. Elle était si enthousiasmée par son entreprise qu’elle avait à peine entendu le valet devant la porte. Toutefois, elle avait remarqué sa présence et savait très bien ce que cela voulait dire lorsqu’il était posté devant la chambre de son frère. Il ne voulait pas être dérangé. Elle par contre que si elle faisait semblant d’être navrée, Lust lui pardonnerait plus rapidement. Philo vit ensuite la femme tenter de rattacher les lacets de son corset. Cela ne devait pas être facile de le faire et elle ne semblait pas très pressée d’achever la tâche, pensant sans doute que l’adolescente se ferait virer de la pièce assez rapidement. Elle avait tort. Elle regarda alors la femme d’un air impatient. « Peut-être pourriez encore prendre plus de temps pour lacer votre corset. N’avez-vous pas remarqué que votre présence n’est plus requise? » Elle avait été assez dur. Mais elle ne comprenait pas pourquoi cette femme prenait autant son temps. N’avait-elle pas été assez humiliée? Philomena poussa un long soupir avant de reporter son attention sur Mikhael. Il semblait un peu embarrassé. Elle pouvait comprendre pourquoi, elle venait tout de même de le surprendre dans une position assez délicate.

Lust commença son discours par une phrase sur la politesse. Elle savait qu’elle était fautive pour cette raison, mais la journée devenait tellement plus amusante maintenant qu’elle avait l’attention de son frère. Restait toujours le problème de cette pimbêche qui ne semblait pas comprendre qu’elle était de trop dans la pièce. Encore une fois, elle s’adressa à la dame. « N’avez-vous pas rien de mieux à faire, par exemple aller chasser un poulet ou quelque chose de la sorte? Partez. Maintenant.» Elle regarda la jeune femme passer devant elle, rouge de honte. Bien sûr, Philomena l’avait insultée pour qu’elle parte plus vite. Elle savait que l’inconnue n’aurait pas l’audace de l’insulter en retour, Lust l’ayant prévenue qu’il s’agissait de sa sœur. Une insulte lui aurait valu une langue coupée. Lorsque la dame eût quitté la pièce, Gula se retourna vers son frère. « Cette fille n’était définitivement pas la plus brillante de tes amies. Elle ne s’est même pas inclinée devant moi en quittant la pièce. » Ces deux dernières phrases, elle les avait dites sans réfléchir. Elle se doutait qu’elle allait avoir droit à des remontrances de la part de son frère. Elle n’avait pas été très polie, mais cette femme lui gâchait du temps de qualité avec son frère. Question de détourner la conversation, elle décida de jouer la naïve. « Vous faisiez quoi au juste? Tu l’aidais à réajuster son corset? » Elle s’amusa intérieurement se demanda ce que Lust allait lui répondre. Allait-il vraiment s’essayer à expliquer les rapports intimes à sa petite sœur?
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Mar 23 Fév - 22:01

Lust n'avait pas envie de se retrouver dans cette situation. Il n’aurait jamais souhaité que sa petite sœur le prenne dans cette situation. Mais bon, il fallait vivre avec, le choix n’était pas tellement présent. Si, il aurait pu renvoyer sa sœur de sa chambre et continuer à faire ce qu’il souhaitait avec cette femme. Cependant, la femme, il pouvait en trouver une autre (ou bien garder la même si ce problème ne l’avait pas tant troublé…) la petite sœur, il lui était impossible d’en avoir une semaine. En plus, il savait qu’il allait en entendre parler pour longtemps s’il ne faisait rien. Ainsi, il préférait faire sortir la dame, lui laissant le temps de s’habiller normalement. C’était bien le peu qu’il pouvait faire. Pendant ce temps, lui, il discutait avec sa sœur. Il ne s’était pas encore rhabillé : ses cheveux étaient toujours lousses et il ne portait que son pantalon. La chemise étant partie bien assez vite…

Il fut surpris de l’entendre demander des excuses, en disant qu’elle souhaitait lui faire une surprise. Il soupira. De toute façon, le mal était fait… ah quoi bon cela servait de la punir ? Ce serait juste un peu stupide et complètement inutile. Punir après le mal, ça ne change rien. Elle cognera la prochaine fois et elle attendra… il espérait du moins. Le valet n’avait pas à forcer, mais il aurait dû faire son travail. Quel travail magnifique avait-il… surveiller la chambre lorsque Lust faisait ce qu’il souhaitait avec une femme. Pauvre homme. Enfin… Lust jeta un regard à la femme qui était en train d’attacher ses lacets sur son corset. Apparemment, les détacher était un travail beaucoup plus facile et bien plus amusant.

Les paroles de sa sœur le surprit que très peu, sachant très bien qu'elle détestait quand il se trouvait dans ce genre de situation. Enfin, ces paroles lui firent comprendre rapidement qu’il n'avait plus de partenaires pour cette nuit. Un petit soupir se fit entendre. Elle n’osa rien dire : le moment devait être gênant pour elle. Bien plus que pour Lust. Là, elle était gênée et en plus humiliée par ces paroles. « Philo… laisse-là… » Qu’elle se calme et qu’elle mette son attention sur quelque chose d’autre que cette femme. Il était tout juste devant, il pouvait bien être le centre d’attention de sa sœur ? Mais non, elle devait continuer à intimider sa conquête de la journée Dommage. Vraiment dommage car maintenant, cela était certain qu’il n'allait pas pouvoir profiter de cette belle femme. Et la voilà qu’elle était partie, tout comme Philo le souhaitait. Elle ne reviendrait pas. Quelle femme reviendrait après s’être fait interrompre au milieu de l’action, s’est faite humiliée et sortie de la chambre ? Aucune. Il soupira en la voyant partir.  Voilà maintenant que Philo insultait cette femme. Elle avait tort, c’était l’évidente même. Et pourtant… Lust se devait de rajouter quelque chose.

« Elle n’est pas stupide, elle s’est bien inclinée devant moi. »

Peut-être bien qu’elle l’était. Au fond, ce qui importait vraiment était le fait qu’elle n’énerve pas trop et qu’elle soit une personne agréable. Bien sûr, la beauté était un détail relativement important. La beauté ajoutait quelque chose, mais une femme pouvait être belle sans être Aphrodite. La question posée surprit encore une fois la Luxure. Pardon ? Devait-il réellement lui expliquer ce qu’il faisait ? Si ce n'avait pas été Philo, il l’aurait dit sans aucune gêne. Et voilà que là…. la famille entrait dans ces histoires. Il ne pouvait pas en parler aussi normalement qu’à un grand frère ou une autre personne. Il soupira et se passa une main dans els cheveux, à nouveau.

« En fait… disons plus que ce que je faisais, c’était l’exact contraire de ce que tu avances actuellement. » Il se retourna quelques secondes pour prendre sa chemise et se la mettre sur les épaules. C’était terminé, il pouvait bien se rhabillé. Il était fasse à sa sœur, pas une femme à se faire… « Philo, est-ce que tu es sérieuse ? Est-ce que je dois réellement te le dire ? Tu le sais très bien… et ne mens pas. » Effectivement, elle le savait… ça ne pouvait pas être autre chose. Croiser son frère, sur une femme. En train de défaire son corset et la main sous sa jupe… cela ne voulait signifier qu’une chose. Il boutonna sa chemise tout en lui demanda.

« Tu venais pourquoi, Gula ? »
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Jeu 25 Fév - 17:02

Philomena se marrait intérieurement lorsqu’elle vit Lust essayer de répondre à sa question. Il semblait si embarrassé! Voir son frère perdre en partie moyens et son assurance l’amusait beaucoup. Bien sûr qu’elle savait qu’il ne l’aidait pas à réajuster son corset. Elle n’était pas idiote. Elle savait bien ce qui se passait quand deux personnes de sexes opposés étaient attirées l’une par l’autre. Elle savait aussi qu’elle n’avait pas été amenée au château par la cigogne. Bien que l’adolescente ne l’ait encore jamais expérimenté, elle était au courant de ces choses-là. À défaut d’avoir une mère, Philo était allée poser des questions à sa nourrice lorsqu’elle avait vu une fois au marché un homme embrassant férocement une femme. Mikhael prit ensuite sa chemise et la mit sur ses épaules. Il lui demanda ensuite si elle était sérieuse. Gula se sentit alors grondée par celui qu’elle aimait plus que tout au monde et cette sensation ne lui plut pas du tout. Comment réagir? Lui dire qu’elle savait en pleurant ou avec rudesse? Après tout, elle n’était plus une petite fille, mais les crises avaient toujours eu le résultat escompté. « Bon. Oui je sais ce que tu étais en train de faire. C’est juste que je ne comprends pas pourquoi tu le fais aussi souvent et avec autant de filles différentes. » C’était la vérité. Dans les histoires qu’elle dévorait avidement, le prince et la princesse vivaient heureux ensemble jusqu’à la mort. Nulle part il n’était mentionné que le prince avait plusieurs princesses. Cela ne fonctionnait pas. Après tout, Lust était un prince, il se devait donc de trouver une princesse, l’épouser et avoir des enfants. Il fallait le dire, Philomena était très naïve pour ce genre de choses. Étant la dernière-née, elle avait toujours été couvée, élevée dans une bulle de coton et souvent déconnectée de la réalité. Pour cette raison, bien que Lust devait suivre le modèle des princes de ses livres, elle ne le voulait pas non plus. La princesse qu’il épouserait prendrait trop de place. Elle ne voulait pas être mise de côté. Mais elle ne comprenait pas une autre chose. Comment se faisait-il que Mikhael n’avait pas d’enfants? Sa nourrice ne lui avait-elle pas dit que lorsqu’un homme et une femme copulait, c’était pour faire des enfants? « Dit Lusty… Comment se fait-il que tu n’aies pas d’enfants après… toutes tes… activités au lit? »

Gula rougit en posant sa question. Cela la gênait de parler de ce sujet, puisqu’elle ne s’imaginait pas dans une pareille posture avec un homme. Elle n’était jamais tombée amoureuse et certains garçons la répugnaient encore. Simplement l’idée de se retrouver nue dans un lit avec un autre garçon la faisait rougir encore plus. Comment Lust faisait-il alors? Après tout, il n’avait que quatre ans de plus qu’elle! Philomena décida ensuite de changer de sujet. Toute cette discussion et cette émotion lui avait donné faim et il y avait justement une tarte aux pommes qui attendait d’être mangée. Rapidement, elle retourna à l’extérieur de la chambre afin de prendre l’objet de sa visite des mains du valet qui était encore très fébrile. Sans doute savait-il qu’il aurait droit à une sérieuse réprimande. Gula s’en fichait. Après tout, si vraiment il devait empêcher quiconque d’entrer, il aurait pu être plus persuasif. Elle retourna dans la chambre avec son précieux trésor. « Regarde Lusty, je t’ai préparé une tarte aux pommes. Et si on la mangeait? » Toute fière, elle cria au valet d’aller chercher deux cuillères afin qu’ils puissent se délecter du dessert de façon civilisée. « Tu dois avoir faim après ton… exercice? » Philo ne pouvait s’en empêcher. Même si le sujet la gênait énormément, voir son frère rougir et être gêné à son tour lui procurait beaucoup d’amusement. Son plaisir s’arrêta vivement lorsqu’elle eut une réflexion. Elle était bientôt adulte. Bientôt elle devrait se marier et elle aussi s’adonner à cette activité. « Lusty… est-ce que tu crois que ça va m’arriver bientôt… de me retrouver dans la position de cette femme..? Je veux dire… Tu crois que Pride va m’obliger à me marier bientôt? »

Elle était bien consciente que les mariages de convenance étaient pratiquement obligatoires dans la royauté. Elle savait aussi qu’elle n’aurait probablement pas le choix de son futur mari. Si elle ne l’aimait pas, comment pourrait-elle avoir des enfants? Elle n’était pas totalement au courant que c’était une chose qui se faisait aussi sans amour. Pour elle, avoir des enfants était synonyme d’être amoureux. La peur de se retrouver seule avec un homme deux fois plus âgé qu’elle la hanta soudainement. « Tu penses que mon futur mari va avoir le double de mon âge? » Jamais, en apportant cette tarte aux pommes, Philomena avait pensé qu’elle aurait une discussion aussi profonde avec son grand frère. Il était cependant le seul avec qui elle était à l’aise d’avoir cette discussion, n’étant pas aussi à l’aise avec ses autres aînées qu’avec Mikhael.
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Ven 4 Mar - 20:33

Il était dans une posture qu’il n’appréciait pas tellement. Il ne voulait pas expliquer le tout à sa sœur… Enfin, peut-être qu’il avait le léger sentiment q ue c’était à lui de le faire. Faut dire surtout que la situation ne permettait pas beaucoup d’autres choses : il devait bien expliqué. Enfin… le moins possible car il savait que Philo n’allait pas le laisser jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite. Et bien évidemment, elle lui répond que oui, elle savait exactement ce qu’il faisait. Ce n’était plus la jeune sœur innocente qu’il avait déjà eu. Enfin, au moins, il pouvait bien voir qu'elle n’était pas complètement idiote. Il était un peu normal que Philo ne comprenne pas ce qu’il faisait. Enfin, c’était lui. Avoir une nouvelle femme dans son lit lui plaisait : ça rendait le jeu plus excitant et agréable encore. Cependant, ce n’était pas tout le monde qui le comprenait cela. C’était le plaisir. Souvent et avec des femmes différentes. Sa famille non plus n’était plus en mesure de compter le nombre d’amantes que Lust avait eu.

« C'est comme ça, c'est tout… »

S’il avait une explication, il lui aurait dit. Là, l’explication n’était pas très élaborée. Simplement un : j’en ai envie. Tout dépend réellement de la personne. Enfin… Lust termina de boutonner sa chemise. C’était bien le minimum qu’il pouvait faire pour sa petite sœur : ne pas être trop indécents. La seconde question de sa sœur le surprit beaucoup. Il la regarda avec des yeux qui voulaient un peu dire : mais…. En quoi ça t’intéresse ? Enfin… il croisa les bras et soupira. Lui cacher et dire n’importe quoi n’étaient pas des solutions. Il fallait bien qu’il dise la vérité. Tout le monde savait que son héritage, il s’en foutait. Il ne voulait très certainement pas avoir des enfants à travers le monde. « Tu sais Philo, une femme ne tombe pas enceinte dès qu’on lui fait l’amour. Il a un moment pour ça et bien.. si un homme n'est pas avec elle à ce moment, elle ne grossit pas…  » Maintenant, il espérait juste qu’elle ne pose plus de questions là-dessus. Il avait été franc avec elle, donc…

Au moins Philo détendit l’atmosphère en parlant de nourriture. Une bonne tarte aux pommes… Qui était tenue par le magnifique valet qui n’avait pas rempli son devoir. Pffft. C’était Philo mais peu importe qui, il aurait dû la retenir et au minimum avertir Lust que quelqu’un venait. Comme ça, il n’aurait pas eu autant de surprises et de problèmes à la voir ici. Enfin, il allait s’en occuper plus tard. Il suivit sa sœur, qui avait si hâte de manger sa tarte aux pommes. Oui oui, celle qu’il avait commandée il y a une heure et plus. Enfin, tant que Philo n’en parle plus et mange, cela lui allait parfaitement. Elle continua avec ses sous-entendus. Là, la discussion allait commencer. Sinon, ça n'allait jamais finir. Voilà que la petite sœur voulait des conseils. Enfin… savoir des trucs. Elle avait peur de la position dans laquelle elle allait se retrouver plus tard. Cela pouvait être normal… vu son âge et que l’exemple que Lust lui donnait n’était pas super.

« Bon… je vais t’en parler. Faut bien que je le fasse maintenant. C'est presque certain que tu te retrouveras dans cette situation un jour. Tu deviendras un jour la femme d’un homme. Et j’espère sincèrement que cet homme t’aimera toi et qu’il ne profite pas. » En gros, Mikhael lui espérait un homme qui n’était pas comme lui. Il savait qu’il avait ses péchés et il savait très bien que ce n’était pas cela qu’il voulait pour sa petite sœur. Qu’Il était un grand frère horrible… ahah. Au moins il le savait et ce n’était pas cette honte qui allait le faire arrêter. Du tout. « Tu vas te marier bientôt mais je ne crois pas que Pride va te forcer à quoi que ce soit. Peut-être des conseils et tout… et des recommandations. Mais jamais il ne va forcer un mariage que tu ne veux pas, petite sœur. »

Il soupira. Il ne savait pas quoi dire. Donc il disait la vérité. Ça pouvait faire mal mais il préférait que ce soit à lui qu’elle pose ses questions plutôt qu’à quelqu’un d’autres. En plus, il était vraiment le mieux placé pour lui répondre. C’était sa bébé sœur surtout. « Ton mari… tu ne seras pas forcé. Mais peut-être. Tu trouveras un jour. Donc… si tu le souhaites. L’âge n'est qu’un détail et je refuserai que tu aies un mariage arrangé, comme je refuserai le mien. » Ce qui serait drôle serait de lui dire de suivre son cœur. Faire ce qu’elle veut. L’amour et Lust, ça fait trois. Il regarda sa sœur et l’invita finalement à changer de pièce, à quitter sa chambre. Il ne préférait pas garder sa sœur encore innocence là.

« Mangeons cette tarte alors. » Il lui fit un sourire. « Mais ne t’en fais pas. Tu as rien qui presse. Laisse le tout couler lentement. Tu n'as pas à y penser maintenant. »
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Dim 13 Mar - 16:48

Encore debout dans les appartements de Lust, elle s’apprêtait à savourer sa deuxième tarte aux pommes de la journée. Elle portait définitivement bien son deuxième prénom. Elle ne pouvait s’empêcher de manger lorsqu’elle voyait de la nourriture, même si elle n’avait pas faim. Elle détestait gaspiller. Comment faisait-elle pour garder cette physionomie féline? Elle marchait, beaucoup et s’entraînait avec le chef de la garde. Si Philomena était restée oisive, elle ferait sans doute quatre fois sa propre taille. C’était un grand moment entre le frère et la sœur. Après tout, il était son confident, la seule personne avec qui la jeune adolescente n’avait pas peur de discuter des choses de la vie. Pride était trop vieux et bien trop orgueilleux pour admettre les erreurs qu’il avait pu faire, Khanrell; aussitôt que l’on abordait un sujet qui ne lui plaisait pas s’enflammait… littéralement. Sa relation avec Ava était souvent très tendue, Noah ne sortait pratiquement pas de sa chambre et Rosenan et bien, il n’était pas souvent très présent. Il ne lui restait que Mikhael avec qui tenir ce genre de conversations, puisque sa mère était morte en lui donnant naissance, et que sa nourrice s’avérait être assez prude pour le sujet. Qui de mieux que son frère, renommé pour ses activités lubriques, pour lui expliquer cette partie des choses de la vie?

Lusty expliqua à Philo qu’il était inévitable qu’elle serait mariée. Ça elle le savait. Depuis sa jeunesse, on lui disait qu’elle serait mariée à un lord et leur mariage assurerait la prospérité du royaume. Mais ce qu’elle voulait vraiment dire, c’est est-ce qu’il pensait qu’elle se retrouverait comme cette femme, condamnée à trouver un peu de réconfort charnel dans les bras d’un autre homme que son mari? « Qu’est-ce que tu veux dire par qu’il ne profite pas de moi? Tu penses que personne ne m’aimerait. Qu’on aimerait que mon titre? » Elle baissa les lieux sur sa robe et lissa le tissu. « C’est vrai que je ne suis guère attrayante et puis, je suis la septième en liste pour la succession du trône. Qui voudrait d’une jeune princesse avec une imposante chevelure rousse qui ne peut rien lui apporter? » Cette pensée lui revenait souvent en tête. Qu’avait-elle de plus que les autres femmes? L’adolescence apportait son lot de remises en question. Elle vivait souvent dans l’ombre de ses deux sœurs, beaucoup plus matures et jolies qu’elle. Khanrell et son tempérament prenaient énormément de place. Bien qu’enfermée dans une bulle, elle se sentait souvent mise de côté. Elle sentait le regard des hommes sur ses deux aînées, mais jamais sur elle.

Mikhael la réconforta ensuite en lui disant que Pride ne l’obligerait sans doute jamais à consentir à un mariage arrangé. Était-ce vrai? Enfin, si l’avenir du royaume dépendait de son mariage avec un puissant noble, aurait-elle vraiment le choix? Ce n’était que des possibilités, mais Gula ne pouvait s’empêcher d’y penser. La royauté devait souvent consentir à des mariages de convenances, cela n’était que politique. Elle-même, dans son apprentissage, avait dû négocier des alliances entre familles nobles par le mariage. Son grand frère lui dit alors qu’il refuserait qu’elle soit la cible d’un mariage arrangé. Tout comme il refuserait le sien. « Je sais ce que tu penses du mariage Lusty. Ne vas-tu pas consentir à prendre épouse un jour? Pour avoir des fils et des filles?»

Lust invita alors Philo à manger la tarte, ce qui la fit immédiatement sourire. Ce qu’elle avait hâte de la manger! Elle pouvait sentir l’odeur depuis le début de cette conversation. Ils se dirigèrent alors dans le corridor et la vue des tapisseries remémora sa rencontre avec Louis-Alexandre. Gula rougit immédiatement à la pensée de ce fou du roi. « Tu sais Lusty, j’ai rencontré quelqu’un cette semaine. Un garçon. Enfin, un homme. » Elle était encore toute timide de parler de garçon avec son grand frère, mais avec qui pouvait-elle le faire sinon lui?

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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Sam 19 Mar - 23:03

Il espérait bien que cette tarte fasse changer les idées de sa sœur. Au fond de lui, c’était ce qu’il souhaitait. Lust savait très bien que ces informations étaient nécessaires pour elle et que quelqu’un devait lui en parler. Comme il était très près d’elle, il souhaitait lui dire. Bien sûr, c’était peut-être un moment difficile et qui ne lui tentait pas particulièrement.. Mais ça devait être fait. Il allait répondre à ses questions si elle le demandait : il était son grand frère et disons-le, expert en la matière… donc il pouvait très bien l’aider. Donc… en tant que bon grand frère, il allait faire son possible pour lui expliquer ce qu’elle souhaitait savoir. Il savait très bien ce que les femmes appréciaient et il savait parfaitement ce qu’il ne souhaitait pas pour sa sœur. C’était tout de même bien ironique dire qu’il souhaitait à sa sœur un homme qui ne lui ressemblait pas. Il n’était peut-être pas le modèle le plus… efficace en ce qui concernait l’amour. Et tout autre chose touchant cette partie de la vie.

« Il a des hommes qui préfèrent 100 fois le corps d’une femme que ce qu’elle est réellement. J’espère donc pour toi qu’un homme t’apprécie toi et non juste ton titre ou bien ton corps… » Voilà maintenant que sa sœur se plaignait de son apparence. Mais au contraire, ses cheveux étaient magnifiques et elle aussi était jolie. Plusieurs hommes allaient vouloir d’elle un jour ou l’autre, c’était une chose qui ne faisait aucun doute pour Mikhael. Enfin, fallait bien dire que les adolescentes sont souvent trop incertaines d’elle-même pour réaliser les atouts qu’elles ont. « Philo, tu es magnifique. Attends juste un peu et ça viendra. » Mikh lui dit que Pride n'allait jamais la marier de force. Ça ne se faisait pas. Et bien sûr, il se donnait lui-même en exemple, démontrant ainsi à sa petite sœur qu'elle n'allait pas être la seule à refuser un mariage arrangé. Bien évidemment, les raisons n’étaient pas les mêmes. Peut-être pas. Mikhael n’allait simplement jamais se marier, dans le meilleur des mondes. Se restreindre pour un royaume. Pffft. Il comprenait l’utilité des mariages arrangés. Jamais il ne voulait être dans cette situation.

Philo savait exactement cela et c’est ce qu’elle venait de lui dire. Elle savait très bien ce qu’il pensait du mariage. Était-ce si difficile comprendre ce que Lust détestait du mariage ? Juré fidélité, juré des choses qui ne devraient pas être tenues. C’est stupide. Il ne comprenait pas ce que ça faisait d’avoir plusieurs aventures en même temps. Il avait bien le droit. L’amour venait juste briser le plaisir avec les autres femmes. Certes il n'avait jamais ressenti cela encore et c’était bien vite parler sauf qu’il le devinait. Il se doutait que dans sa vie, il n’allait jamais aimer. Ça le dérangeait, non pas du tout. Les obligations royales l’énervaient. Il ne pouvait pas dire qu’un jour, peut-être. Il détestait réellement cette situation et pour le moment, il évita la question des enfants et de l’épouse. Il ne voulait pas avoir un fils dans les et pas d’épouse. Il n’était pas prêt à cela, il ne ressentait pas ce besoin et cette hâte. Bref, le mariage n’était pas fait pour lui mais pas du tout. C’était même une chose horrible.

« Je sais pas Philo, je pense pas prendre épouse pour le moment. Et je me vois encore moins avec un enfant dans les bras. Tu sais bien, si je peux éviter le mariage, c’est certain que je vais le faire et même avec la plus grande joie. Tu viens de le dire, tu sais très bien ce que je pense du mariage… »

Pas besoin de le dire clairement, c’était même assez visible aux yeux de tous. En la regardant, il lui sourit. Enfin, ce n’était pas de lui qu’il souhaitait parler. Mais tout de suite après ses paroles, elle parla d’un homme qu’elle avait rencontré il y a une semaine. Cela surprenait un peu Lust de ne pas le savoir déjà… sauf si c’était vraiment très très récent. Marchant d’un pas lent vers la salle à manger, il allait donc parler avec elle. Avant de finalement manger cette délicieuse tarte.

« Oh ? Tu as rencontré quelqu’un que tu apprécies ? Sais-tu si celui-ci t’apprécie aussi ? Je ne M'en doute pas d’ailleurs, tu es une personne vraiment très jolie et unique. C’est normal que plusieurs t’apprécient et veulent être avec toi. À leur place, je les comprends parfaitement. » Et c'est vrai ! S’il se met à leur place… il ne pouvait pas dire le contraire, sa petite sœur était très jolie et unique. Elle devait être aimée de tous, c’était presque une certitude. Enfin… de son point de vue de grand frère qui adorait sa bébésoeur.

« Parles-moi en un peu. Où l’as-tu rencontré ? Il est gentil ? Décris-le moins un peu. Je vais t’écouter et même que ça me fait plaisir de voir que tu as rencontré un homme. Je t’avais bien dit que tu n’avais pas à t’en faire. »

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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Mar 29 Mar - 21:14

Comme il était difficile de discuter de mariage avec un homme qui n’y croyait pas. Philomena avait certes l’âme un peu trop romantique, mais Lust était son parfait contraire, ne comportant aucune once de romantisme en lui. Pourquoi s’entendaient-ils si bien alors? Peut-être bien parce qu’ils étaient de parfaits contraires sur beaucoup de points. Philo était souvent dans la lune, capricieuse, rêveuse et excessive dans toutes les sphères de sa vie. Mikhael était posé, rationnel, terre à terre et excessif dans une sphère un peu trop intime pour la jeune adolescente. Elle désirait une famille par-dessus tout, trouver l’amour et se faire combler par un seul homme; il ne voulait pas de famille hormis celle qu’il possédait déjà, ne croyait pas en l’amour et ne se contentait jamais d’une seule femme. L’adage était donc vrai : les contraires s’attirent. Son grand frère lui répondit qu’il ne voulait pas d’un enfant dans ses bras. Elle ne put s’empêcher d’intervenir. « Mais qu’en est-il de ta lignée? Ne veux-tu pas perpétuer ton nom et ton sang? C’est le devoir de tout homme, non? » L’enseignement de Gula venait d’une vieille nourrice qu’elle adorait, mais dont les pensées étaient très archaïques. La lignée était importante pour tout homme, il se devait de perpétuer son nom et son sang. Cela faisait en quelque sorte partie du code d’honneur du gentilhomme qu’il se devait de respecter. Était-ce toujours d’actualité? Sa nourrice en parlait comme si c’était le cas, mais le monde évoluait tellement rapidement. Ce qui était à la mode hier ne le serait plus demain. Elle en savait quelque chose.

Alors que le couple composé du frère et de la jeune sœur se dirigeait vers la salle à manger, Philomena avait senti le besoin de parler à Lust de Louis-Alexandre, ce fou qui faisait battre son cœur et qui lui procurait des pensées de plus en plus luxurieuses. Cependant, l’adolescente était tout de même timide de parler de garçon avec son frère. Elle savait à quel point il était protecteur, un peu trop même. La preuve, elle ne pouvait même pas se promener sur le continent sans lui. Qu’allait-elle faire si l’homme pour qui elle nourrissait de si tendres sentiments ne plaisait pas à son frère? Qu’arriverait-il s’il le jugeait inconvenable? Ce n’était qu’un fou après-tout. Elle était une princesse. Beaucoup de gens de son entourage lui disait de suivre son cœur, mais réfrénait souvent ses désirs, manquant ainsi à leurs belles paroles. Mikhael serait-il différent des autres? Rougissant et regardant le plancher, elle regretta soudain d’avoir annoncé son béguin à son frère. Maintenant qu’une personne serait au courant, allait-ce faire disparaître toute la magie de son imagination? « C’est un homme absolument fascinant Lusty. Je ne sais pas si je lui plais en retour, mais il est très gentil avec moi. Il me fait toujours de beaux compliments et me traite avec beaucoup de respect. » Philo étant une adolescente emmourachée comme les autres, elle ne put s’empêcher d’en dire plus à son frère. Elle devait tout lui raconter dans les moindres détails. Après tout, elle aimait bien être le centre d’intérêt. Et quand Lusty était avec elle, il n’était pas avec d’autres femmes. De toute façon, parler de Louis-Alexandre la rendait heureuse, puisqu’elle pensait pratiquement toujours à lui.

Son grand frère lui avait fait de beaux compliments en lui disant qu’elle était jolie. Elle était persuadée aussi que Louis-Alexandre était sincère avec elle. Cela ne pouvait être autrement, elle l’aimait tellement. « Je l’ai rencontré ici au château tu sais. Il a un incroyable talent, si tu l’avais vu! Il peut contrôler les tissus! Imagine, contrôler les tissus! N’est-ce pas un don extraordinaire? » Simplement la pensée de l’homme qu’elle aimait provoquait un doux sourire sur ses lèvres. « Il est très intelligent tu sais. Il a des habits assez extravagants et je crois qu’il est un peu plus vieux que toi. Lorsque je l’ai rencontré, il modifiait une des tapisseries du château! Ensuite, il a changé la couleur de ma robe. Elle était verte et il l’a mise en bleue. J’ai tout de suite su que lui et moi allions bien nous entendre! » Ils arrivaient à la salle à manger. Philomena n’avait même plus le goût de manger tellement elle était submergée d’amour.

Elle s’assied à la table en face de son frère et attendit qu’on lui serve une part de tarte. Même si elle n’avait plus faim, elle ne pouvait se résoudre à laisser une si appétissante part de tarte reposer devant elle, intouchée. Elle porta un premier morceau à sa bouche, puis savoura le dessert exquis. « Il avait pris des appartements chez les serviteurs et je lui en ai offert de meilleurs. Avec le talent qu’il avait, il méritait bien mieux. Peut-être l’as-tu déjà rencontré, il se prénomme Louis-Alexandre? »

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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Ven 8 Avr - 23:34

Lust écoutait sa sœur et il était légèrement énervé. Il était difficile de comprendre pour les gens autours sa vision du mariage. Il fallait être dans sa tête et penser comme lui pour y arriver. Le mariage était une chose complètement inutile qui l’enfermait à la limite. Le romantisme que lui évoquait le mariage ne voulait rien dire. Bref, ça ne voulait rien dire et il détestait seulement en parler. Il lui avait clairement dit et il ne voulait pas que sa petite sœur lui fasse la morale sur ce fait. Lust avait déjà entendu plusieurs personnes lui en parler et une de plus n’était pas réellement désirée. Son héritage était vraiment la chose qui lui dérangeait le moins. Ce n’était pas dans ses désirs d’avoir des enfants… qui lui ressemblent. Non, non et non.  Le devoir de tout homme… « Cela le devrait effectivement. Mais cela ne devrait pas être forcé au mensonge non plus. » C’était la seule réponse qui lui donna. Héritage, femme et tout… cela allait simplement le conduire au mensonge ridicule. Pour lui, ce n’était vraiment, mais vraiment pas nécessaire.

Enfin, le désir de Lust n’était pas de parler du mariage mais bien de la situation de sa sœur : elle était apparemment tombée en amour. Cela lui plaisait relativement bien. Il était content pour sa sœur et peut-être qu’elle allait se calmer et à comprendre certains points qu’elle n’était pas encore en mesure de comprendre ? Il ne le savait pas mais il allait voir, c’était ce qu’il se disait. Il écoutait sa sœur qui ne disait que du bien de lui. Ça lui plaisait de l'entendre dire ça… c’était surprenant qu’il ne le sache pas déjà… mais si c’était récent, ça ne lui dérangeait pas du tout. Il faisait confiance à sa petite sœur. Il écoutait ce qu’elle lui disait et il était grandement surpris de voir qu’un homme comme ça existait. Si elle avait trouvé la personne parfaite, bien… c’était gentil. Tant qu’il traitait bien sa sœur… sinon, il était certain qu’il allait en subir les conséquences : il ne l’accepterait vraiment pas. Il se doutait bien que ses autres frères et sœurs non plus ne voudraient pas cela.

Contrôle de tissus ? C’est… intéressant comme pouvoir. Il n’en connaissait pas tant sur les pouvoirs, sauf peut-être qu’il était le seul de sa famille à ne maîtriser aucun pouvoir. Il était très bien avec cela, à vrai dire, ça ne lui changeait vraiment rien. Ce pouvoir était étrange et certainement pas connu. Il voyait bien que sa sœur semblait folle de lui, juste à trouver que tout était bien chez sauf que ça, bien… ce n’était qu’un pouvoir et ce pouvoir n’était pas si exceptionnel. « Bien sûr que c’est super Philo. Tu sembles du moins très contente à en parler. » Ce qui n’était vraiment pas mal en soi. Du tout. Au contraire, Mikhael était très heureux pour sa sœur. Au moins, cet homme semblait avoir une passion commune avec sa sœur. Écoutons-là avant de dire des choses encore.

Ils arrivèrent finalement à la salle à manger, où ils prirent place tous les deux avec un morceau de ce dessert. Dire qu’il devait le manger en compagnie d’une dame… bref, cela allait être pour un autre chose et cela n’était pas important pour le moment. En mangeant elle semblait content et voilà qu’elle reparla de son homme. Un froncement de sourcils vint de la part de Lust. Louis-Alexandre… qui avait des appartements chez les serviteurs… ? Ce nom lui disait de quoi… ce n’était pas celui qui était le bouffon d’Edgar ? Lust avait comme un doute. Si ce n’était pas lui, c’était quand même un serviteur puisqu’il était dans leur appartement.

« Je crois que oui… mais pourquoi un serviteur ? S’il est dans les appartements des serviteurs, c'est bien parce qu’il en est un, non ?  »

Il ne voulait pas lui dire qu’il n’appréciait pas trop. Il était quand même celui qui venait de lui dire qu’elle devait suivre son cœur et qu'elle ne trouve pas un homme comme lui-même était. Elle ne l’avait pas et Lust ne l’appréciait déjà pas. Enfin, si sa sœur l’aimait et qu’il était une personne… du moins potablement correct, cela était déjà moins grave. Son statut était un peu dérangeant.

« Enfin, si tu jugeais qu’il méritait des meilleurs appartements, ce n’est pas un problème. J’espère bien qu’un jour tu me le présenteras. » Juger voir s’il était apte à devenir le mari de sa sœur… c’était une étape essentiel. Lust, protecteur ? Jamais voyons… Je croisai les bras et la regarda, toujours un peu plus curieux d’en savoir plus. « Mais tu dis l’aimer vraiment lui ? Et que ce n’est pas… pouvoir ou bien sa position que tu aimes ? Si tu l’aimes, bien… je ne vois rien contre… faut que tu vois en fonction de tes intérêts aussi. » Un mari sans argent, pour Gula ? Peut-être que c’était un peu plus compliqué, bien sûr… C’était ce qu’il lui disait pour lui faire prendre conscience de cela. Au fond de lui, il était un peu contre, surtout si ce n’était pas réfléchi. Mais sinon, il ne disait vraiment rien et lui laissait vraiment faire ce qu’elle désirait faire. Elle choisissait qui elle voulait aimer, bien que l’amour est un sentiment très compliqué et difficile à comprendre pour beaucoup de gens, donc Lust lui-même.
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Mar 26 Avr - 21:42

Assise près de son frère à la table de la salle à manger, Philomena ne pouvait se retenir de parler. L’adolescente qu’elle était ne pouvait s’empêcher de babiller et de parler sur celui qui avait désormais volé son cœur. Louis-Alexandre incarnait la perfection, il faisait battre son cœur et il était l’homme qu’elle désirait épouser, même si elle le connaissait depuis quelques jours à peine. Avant de se coucher, elle se prenait à imaginer la vie qu’ils pourraient avoir ensemble. Elle voyait déjà leur mariage, leur lune de miel, les enfants qu’ils auraient ensemble, de leur vie luxueuse et riche où son époux subviendrait à ses besoins parce qu’il serait riche. Bien évidemment, l’adolescente ne savait pas du tout que le fou du roi ne faisait pas fortune. Pour elle, jeune naïve, le fait que l’homme se soit retrouvé dans les quartiers des serviteurs était vraisemblablement une erreur. Un magicien devait assurément être riche. Elle ne concevait pas qu’il existait des magiciens errants et d’autres qui ne faisaient pas fortune. Dans sa conception des choses, un magicien était forcément riche. Cela prouvait qu’elle en avait encore à apprendre sur le monde et sur son fonctionnement, preuve qu’elle n’était pas encore prête à partir en mission de négociation toute seule, ce pourquoi Lust l’accompagnait tout le temps. Bien sûr, elle négociait très bien, elle était la meilleure dans son domaine, mais elle avait toujours quelques lacunes dans sa conception du monde, lacunes liées à son adolescence et à ses envies romantiques.

Mikhael sembla sceptique lorsqu’elle lui dit que Louis-Alexandre s’était installé dans le quartier des serviteurs. Il insinua que c’était sans doute parce qu’il en était un. Bien sûr que non! Tout cela était absurde. Il avait pris logement dans ce quartier simplement parce que personne n’avait eu la courtoisie de lui montrer les meilleurs appartements. À ce sujet, elle se disait qu’elle devait revoir les protocoles du château. Laisser un mage avec autant de prestance se trouver lui-même une place où loger. Décidément, les dirigeants de ce château manquaient de politesse et de savoir-vivre. « Il ne peut pas être un serviteur Lusty, c’est un magicien! Personne ne lui a indiqué ses quartiers, il a du s’occuper de s’installer lui-même, le pauvre. Une chance que je suis arrivée, tu imagines, loger un tel mage dans des quartiers aussi misérables. Qu’aurait-il pensé de la royauté sholienne? » Elle reprit une bouchée de tarte, fermant les yeux devant un tel délice. Lorsque son frère décréta que si elle avait jugé que Louis-Alexandre méritait de meilleurs appartements, cela ne devrait pas être un problème, Gula se calma un peu. Après avoir ressenti le doute de Mikhael, elle était soudainement moins empressée de lui présenter. Et s’il ne l’aimait pas? Philomena savait à quel point son frère pouvait être protecteur, elle savait probablement que s’il jugeait qu’il ne la méritait pas, elle serait forcée d’arrêter de le voir. L’adolescente secoua doucement la tête. Il était impossible que Lust n’aime pas Louis, après tout, il était incroyable. Cet épisode du quartier des serviteurs ne pouvait être qu’une erreur de logistique. L’homme qu’elle aimait était de noble lignée et assurément très riche.

Son grand frère enchaîna avec une autre série de question. Définitivement, elle ne pouvait pas dire qu’il ne l’aimait pas et qu’il ne prenait pas soin d’elle. Il était très investi dans sa vie et très protecteur. Pour sa personnalité de jeune adolescente, cela avait ses avantages et ses désavantages. Comme il était protecteur, dû au fait qu’elle était la plus jeune, mais également qu’elle portait sur ses épaules la mort de sa mère, elle n’avait normalement pas de difficulté à obtenir ce qu’elle voulait lorsqu’elle prétendait une tristesse ou n’importe quel sentiment plutôt négatif. Par contre, comme il était toujours peut-être un peu trop présent pour elle, et dans ses décisions, cette proximité entre les deux était parfois pesante puisqu’elle sentait qu’elle n’avait pas autant de liberté que certaines de ses copines de la noblesse. Peut-être que cela venait aussi dans le lot de son statut de princesse, mais après tout, elle était très peu intéressante en comparaison à ses autres frères et sœurs. Elle était dernière en lice pour la succession royale, occupait un très petit poste au sein du royaume et elle était la plus jeune et celle qu’on avait tendance à mettre de côté. Sauf pour Lusty bien sûr, qui la faisait souvent passer en premier. Au fond, même si son frère pouvait être surprotecteur, elle l’adorait. « Tu sais Lusty, je l’aime vraiment. Quand je pense à lui, mon cœur s’accélère et je deviens toute rouge. Il occupe tout le temps mes pensées. » Mais que voulait-il dire par son pouvoir ou bien sa position? « Tu penses que je l’aime parce qu’il est magicien? » Gula se demanda si c’était bien ce qu’il voulait dire par cette question. Bien sûr que non! Enfin, son pouvoir magique avait certainement aidé au coup de foudre, mais c’est sa prestance, sa façon de parler et aussi son physique et sa manière de s’habiller qui avait fait en sorte que la jeune princesse était tombée sous le charme du magicien. « Tout me plaît chez lui Lusty. Je pense vraiment qu’il pourrait faire un bon mari et m’offrir tout ce dont j’ai besoin. N’es-tu pas heureux pour moi? »

Bien sûr elle était naïve de réfléchir ainsi. Après tout, elle n’avait vu Louis-Alexandre qu’une ou deux fois et elle ne savait presque rien à son propos. Mais elle n’osait l’avouer à son grand frère qui, elle s’en doutait, supprimerait toutes ses illusions qui lui réchauffaient le cœur en permanence. Philomena termina sa part de tarte aux pommes et s’en servit une autre. Après tout, elle ne pouvait la laisser là sans être mangée, quel outrage! « Alors, comment trouves-tu ma tarte aux pommes? » Elle sourit de toutes ses dents. Bien sûr, elle ne l’avait pas vraiment préparée… elle avait plutôt supervisé la cuisinière en prenant soin de goûter à chaque étape, mais Mikhael n’avait pas vraiment besoin de le savoir.

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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Sam 14 Mai - 0:04

Mikhael avait certain doute sur la nature de l’amour que vivait sa sœur. Il avait aussi de la difficulté avec cette personne. Il n’était pas certain de savoir qui s’était, mais si sa sœur l’aimait… il n’était pas le mieux placer pour la conseiller de prendre une personne de son rang. C’était difficile de savoir ce qu’il devait dire ou non, tout dépendamment de ce qu’il voulait. Il ne pouvait rien lui dire comme ça mais il pouvait penser et ça, il ne s’en empêchait pas malgré le fait que ce soit sa sœur ou encore que cet homme soit aimé de sa petite sœur préférée. Un magicien ? Mais… ce n’était pas normal qu’il se retrouve dans des quartiers de serviteurs, personne dans le château n’aurait fait cela normalement, c’était bien une chose étrange. Et il faut dire que là, Mikhael ne savait pas tellement ce qu’il devait penser. Un serviteur et sa sœur… en plus d’une personne qui semblait bon pour lui faire comprendre n’importe quoi. Vraiment ça ne plaisait pas à Mikh cela, mais avait-il le choix ? Il croisa les bras, sans répondre tout de suite. Il n’appréciait pas du tout la tournure des événements. Au moins, elle lui en parlait.

Mikhael voulait simplement savoir. Il était inquiet pour sa sœur, ce qui était tout à fait normal. Depuis toujours, il avait toujours été protecteur envers elle, donc il faisait attention à ce qu’elle ne manque de rien ou ne soit pas triste. Pour lui, c’était importante qu’elle soit heureuse… mais si son bonheur la sentait triste par la suite, ça ne donnait rien. Qu’il détestait cette position… n’ayant jamais ressenti le véritable amour, il ne savait pas quoi lui dire. Il ne pouvait même pas lui dire si ce qu’elle ressentait s’approchait de la vérité ou non. Ce n’était pas facile. Elle décrivit ce qu’elle ressentait, comme quoi elle s’emballait dès qu’elle était avec lui. Peut-être bien mais c’est très soudain. Est-ce qu’elle l’aimait parce qu’il était magicien ? Ça, Lust ne pouvait pas du tout répondre. « Peut-être que oui ou peut-être que non, je ne sais pas » Il ne pouvait pas deviner ce qu’il avait dans sa tête sans même le connaître.

Elle le mettait dans une situation très difficile. Il était heureux pour elle, c’était certain… Mais il doutait beaucoup de cette personne, il ne la connaissait pas et elle non plus. Et pour sa sœur, il voulait le mieux. Tout ce qui ne ressemblait pas à sa vie personnelle… Gula ne devait pas avoir ça, non. Pas du tout. Juste s’imaginer dans cette situation, il détestait cela. Il soupira doucement et leva les yeux vers elle, il fallait bien lui dire la vérité sans pour autant qu’elle tombe de son nuage. C’était important de se calmer, et de réfléchir.

« Mais Philomena. Il faut comprendre que…. Tu dis être éperdument amoureuse d’une personne que tu ne connais pas depuis longtemps. Je ne le connais pas et tu ne m'en parle que maintenant. En plus… tu dis qu’il est magicien, non ? Ce n’est pas normal qu’il se retrouve avec les domestiques dans ce cas… mais pour te dire, je connais les magiciens de ce royaume et il n’y a aucun Louis-Alexandre… »

C’était vrai ça, et assez important comme détail. Qui il était ? Mikhael ne le savait pas et apparemment, Philo non plus ne le savait pas. Ce n’était pas facile et à la limite, c’était même chiant comme situation. Comment faire pour que sa sœur ait le mieux sans pour autant… Elle avait demandé si la tarte était bonne mais pour le moment… l’amant de sa sœur était plus intéressant.

« Délicieuse mais Philo… promets-moi que tu seras prudente. Tu l’aimes peut-être d’un grand amour mais lui, on ne sait pas. Fait attention à ce qu’il ne se joue pas de toi, faudrait savoir c’est quoi sa fonction dans le château… car même s’il est magicien je crois quand même qu’il est serviteur… »

Il prit une bouchée de plus avant de finir sa part complète. C’est vrai que c’était bon et presque un de ses desserts préférés. Il espérait juste que sa sœur ne tombe pas amoureuse d’un homme comme lui-même…
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    Lun 29 Aoû - 19:59

Bonsoir

Avec le saut qui approche, l'administration nettoie un peu les sous-forums. En l'absence de réponses dans ce topic depuis plusieurs mois, nous voudrions savoir si nous pouvons l'archiver, ou si Philomena a l'intention de le poursuivre?

Merci!

L'administration

Après accord des joueurs : RP abandonné !

_________________
Notre Parandar, qui est aux plaines de lumière, que ton Rp soit relancé. Que tes joueurs reviennent de vacances. Que ta motivation soit forte, sur l'animation comme dans les rps persos. Donne-nous aujourd'hui notre inspiration quotidienne, et pardonne-nous nos absences, comme nous pardonnons aussi à ceux qui jouent aux Sims. Et ne nous sommets pas à Facebook, mais délivres nous des distractions. Amen.

Je vous salut Admins, plein de pouvoirs. Vous êtes choisis entre tous les joueurs, et les autres rôlistes, nés de votre inspiration, écrivent pour vous.
Saints Admins, créateurs de forum, motivez-nous, pauvres joueurs, maintenant et même pendant les vacances, Amen!
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MessageSujet: Re: La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.    

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La fois où cogner était sans doute la meilleure idée.
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