Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]

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Zackeriel
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MessageSujet: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Dim 21 Fév - 17:24

Suite de ce rp : This one night at the tavern...


Dos appuyé au mur, les bras croisés sur la poitrine, Zack écouta attentivement les propos de l’intrus. Ce dernier déclara être apothicaire et justifia ses paroles en montrant un éventail impressionnant de fioles, babioles et autres. Il cachait bien son jeu! L’air qu’affichait le contrebandier ne put masquer sa surprise. Okay… c’était évident maintenant : si cet homme aurait voulu le tuer, cela aurait été fait depuis longtemps, ou du moins, aurait été tenté. Une forme de confiance commença alors à s’installer, bien que Zack n’avait tout de même pas l’intention de le suivre les yeux fermés non plus. L’inconnu détailla alors les ingrédients de la concoction proposée et le semi-elfe blond secoua négativement de la tête, signifiant ainsi qu’il n’était pas nécessairement de rentrer davantage dans les détails. Il connaissait quelques-uns de ces ingrédients, mais n’était pas expert en la matière; il était donc inutile d’en dire plus.

Faire la potion devant lui était cependant une bonne idée. Ainsi, ça éviterait qu’un agent toxique comme de la mort-aux-rats n’y soit glissé sans qu’il ne s’en aperçoive. Ouvrant la bouche pour ajouter quelques choses, Zackeriel fut interrompu par un brouhaha jaillissant du couloir : des bruits de pas métalliques ainsi que des éclats de voix fusaient abondamment. Sans attendre, il se précipita vers la porte et tendit l’oreille. Une jeune femme donnait des indications à un homme… ils se dirigeaient donc directement vers eux!

- C’est la garde, répondit Zack à la question de l’inconnu. Une dame les a alertés après que j’aie entré par infraction dans sa demeure. Bah quoi? J’essayais de vous retrouver et c’était le chemin le plus court… se justifia-t’il tout bonnement en haussant les épaules. Va falloir foutre le camp et vite!

L’assapothicaire lui donna rendez-vous dans deux jours aux quais près d’Ookabi avant de disparaître par la fenêtre… Cet homme avait oublié un truc : IL NE SE RAPPELAIT DE RIEN! C’était où Ookabi? Comment était-il supposé le savoir? Au sud, oui… mais c’était vague le sud… il allait devoir se démerder.

Sans attendre, il accouru également vers la fenêtre, puis jeta un coup d’œil vers l’extérieur. La rue était vide, ce qui était une chance en soit. Le contrebandier chercha une issue du regard : se jeter en bas n’était même pas une option, puisque il n’y avait rien pour amortir sa chute… Des coups retentirent avec force à la porte de la chambre : « Garde de Shola! Ouvrez! ». Merde! Sans plus attendre, Zackeriel grimpa sur le rebord de la fenêtre et repéra la gouttière qui semblait solidement attachée au mur de l’auberge. Ça ferait amplement l’affaire!

Se donnant un élan, Zack bondit, puis attrapa la gouttière sans trop de difficulté. Il banda ses muscles et plaqua ses pieds contre les briques de la bâtisse. Il entreprit sa descente laborieuse alors que la gouttière se tordait légèrement sous son poids. Heureusement, il put atteindre le sol sans anicroches cette fois et instinctivement, leva la tête vers la fenêtre de la chambre 8. Dire qu’il voulait simplement un lit douillet pour dormir… il allait devoir se taper un nouveau campement sur un terrain boisé, malheureusement. Sans demander son reste, Zackeriel détala vers les allées plus sombres du village avec la ferme intention de rejoindre les champs et les boisés environnants.


*******************************************************

Le quai s’étendait devant lui. Les lattes de bois avaient été changées à plusieurs reprises vu l’irrégularité de la matière. Zack marcha lentement sur l’étendu de bois et s’arrêta seulement au bout. Les mains dans les poches, il regarda l’horizon, au-delà de la mer. La nuit était noire, vu les nombreux nuages qui couvraient le ciel. Il était probable que la pluie se mêle de la partie d’ici le milieu de la nuit… La seule source de lumière présente en ces lieux était une torche qu’il avait confectionnée puis plantée dans la terre froide près du quai. La brise était fraîche et le bruit des vagues était relaxant. Le contrebandier adorait l’odeur saline de l’eau et le calme des lieux. Il était probablement venu ici à quelques reprises, bien que sa mémoire défaillante ne lui fournissait aucuns souvenirs sur le sujet.

Trouver l’endroit avait finalement été un jeu d’enfants. Après avoir passé la nuit dans les bois (comme à son habitude, à son grand dam), il avait rejoint le chemin de terre battue le plus près, puis avait accroché quelques voyageurs. Ces derniers lui avait remis une carte et avaient même tracé la route vers Ookabi! Ils avaient également eu la gentillesse de lui montrer où se trouvaient les fameux quais… Bon après, Zack dû inventé une histoire bidon de pêche aux maquereaux pour justifier sa requête, mais ils avaient gentiment tout gobé sans faire de chichi. Il avait ensuite marché presque jour et nuit pour se rendre à temps sur les lieux… sans cheval, le voyage était beaucoup plus long! Mettre la main sur une monture était d’ailleurs sa prochaine priorité…

Son regard couleur bronze sondait maintenant l’étendu marin qui s’étalait devant lui. Il était pris dans ses pensées : qui avait-il au-delà de la mer? Des îles? D’autres royaumes? L’idée d’aller s’y perdre lui traversa l’esprit. Bah quoi? Ce n’était pas si tordu comme idée! Avec la réputation de merde qu’il avait, repartir à neuf dans des terres inconnues lui paraissait franchement attrayant. Et puis, il n’avait plus aucuns souvenirs auxquels se rattacher… Il serait libre là-bas; personne ne tenterait de lui faire la peau… du moins, jusqu’à qu’il leur ait donné une raison suffisante de vouloir le faire.

D’un air absent, il décida de s’asseoir au bout du quai et laissa ses jambes se balancer dans le vide. La marée était basse, il n’y avait donc aucune chance que l’eau atteigne ses bottes.

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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Lun 22 Fév - 15:02

De la racine de valériane... de la racine de valériane... Et puis quoi encore. En deux jours. DEUX JOURS! Devait-il vraiment lui faire cette maudite potion en deux jours? Allons, Fraghstoam n'avait vraiment pas réfléchi sur ce coup là. Volant une monture, il avait parcouru énormément de route en quête des ingrédients dont il avait besoin. La cueillette de fut pas simple, car la saison n'était pas propice à la récolte des fleurs d'oxalis, ainsi que d'autres multiples ingrédients. Il avait eut du mal à trouver un marais pour récupérer un nombre suffisant de sangsue afin de procéder à l'extraction du venin du bufo alvarius, un crapaud plutôt répugnant dont le venin provoquait des effets hallucinogène, mais combiné à ses autres ingrédients, le choc nerveux que cela produisait avait plutôt tendance à réveiller le subconscient. C'était vraiment compliqué par contre. Il avait du jeté ses gants parce que cette fichue créature lui avait bavé dessus en quantité généreuse.

Quoiqu'il en soit, l'apothicaire avait maintenant suffisamment d'ingrédients pour produire cette potion et réveiller toute la royauté s'il le fallait! Cela lui avait pris 36h, et entre temps il avait entreprit de faire sécher et d'infuser quelques mixtures entre elles, afin d'être prêt en temps voulu. Ainsi, lorsqu'il arriva sur les quais, il restait environ douze heures avant le moment de rencontre avec Zackeriel. Dans l'une des petites tavernes de basses vies miteuses de pêcheurs dépités et aux coutumes peu recommandables, il s'était loué une chambre ''de luxe'' -il y avait un foyer-, où il entreprit de faire bouillir de l'eau et de commencer à mijoter le tout. Dans le gros chaudron était disposé trois autres de différentes grosseurs où chaque chose avait sa place.

Portant toujours des gants, pour ne pas se contaminer - car une potion pas prête, même prête parfois, était toujours à risque de le blesser ou même de le tuer - il manipulait les choses avec soin. Son foulard bien en place, il se plaçait pour respirer le moins possible d'émanations de sa ''cuisine''. C'est ainsi que sa passa une bonne partie des prochaines heures. Il en prit quelques une pour dormir, ayant passer les trente-six dernières à courir pour obtenir ce qu'il désirait. Bien sûr, il avait pris le temps de régénérer son énergie entre temps, mais une bonne nuit de sommeil était toujours plus efficace. Ne faisant pas vraiment confiance au lit, il se contenta de s'asseoir au sol, après avoir éteint le feu et s'assurer que tout était correct, et de s'appuyer la tête contre le mur, puis de se laisser aller au sommeil.

À son réveil, il était dans l'obscurité totale. Il bailla puis s'étira. C'était une nuit noire, il allait pleuvoir cette nuit. Il ramassa ses choses, disposa ses nouveaux ingrédients dans les bonnes fioles, et la potion fut placée sur sa ceinture, là où il plaçait toujours ses livraisons spéciales. Quittant la chambre, il sortit de la place sans faire attention aux gens qui se trouvaient dans la place, sans remarquer s'il y avait une présence familière. Zack ne serait sûrement pas là, alors il n'avait pas pris la peine de regarder. Il sortit donc à l'extérieur et, ignorant les bâtiments de pêcheurs puant la fétide odeur des rebuts de la mer, il parcourut les quais du regard. À cette heure-ci, les gens s'étaient agglutinés près de l'alcool et des femmes. Les marins n'aimaient pas rester sur les quais lorsqu'ils mettaient pied à terre! Ils auraient la paix.

Silencieusement, il avança sur les lattes inégales, prenant bien soin de ne pas s'étaler de tout son long. À l'extrémité se trouvait une faible clarté, une torche planté dans le sol. Il s'y dirigea directement. Là-bas, au bout de petites lattes qui ne semblaient pas certaines de vouloir tenir ensemble, se trouvait une ombre familière. Assis au bout du quai, Zackeriel semblait attendre quelque chose, et Fragh savait très bien ce qu'il attendait. De son pas discret et léger, il arriva derrière lui, en faisait exprès d'appuyer sur certaines lattes qui lui semblaient bruyantes afin de marquer son approche. Arrivé au bout du quai, il s'installa aux côtés de Zack, non sans avoir relevé sa cape, et laissa ses jambes pendre dans le vide. « Bonsoir Zackeriel. »

Plongeant la main dans sa sacoche de ceinture, il en sortit une fiole d'une grosseur moyenne. Il y avait trois bonnes grosses gorgées, si on était habitué de boire. Sinon, ça pouvait faire plusieurs petites gorgées. Mais celui-ci était un grand buveur, il s'en tirerait facilement en trois! Il la tint serrée dans sa main, faisant attention qu'on ne le voit pas de derrière, de toute façon il faisait plutôt sombre. Le liquide était plutôt gris et assez vaseux. « Voici le Meteoric Veritate. » Il bougea la fiole pour faire bouger le liquide. Ça semblait vraiment être horrible. Fragh n'y avait pas goûter, mais il était sûr de lui. « Je ne dis pas que cela vous redonnera votre mémoire, mais cela vous ramènera certains souvenirs de façon fulgurante. D'où son nom : Vérité fulgurante. »

Il replia ses doigts sur la fiole et la remit dans sa sacoche. « Vous savez, par contre, que toute chose a un prix, n'est-ce pas? » Il plongea ses yeux verts dans les yeux ambrés de son interlocuteur. « Je ne suis pas votre ami, je ne vous l'offrirai pas en cadeau. »
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Sibylle
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Lun 22 Fév - 22:30

Assise au fond de la salle, la capuche de sa cape recouvrant sa tête et une partie de son visage, Sibylle sirotait un verre de vin d’une très mauvaise qualité. Voilà pourquoi elle détestait les missions en dehors de la cours. Elle ne pouvait pas profiter des bonnes choses, devant se résoudre à la vie inintéressante du commun des mortelles. Elle préférait grandement les contrats dans l’aristocratie, mais des fois un bourgeois jaloux, dépensait tout son argent et faisait appel à ses services. C’était le cas en cette soirée. Un marchand bourgeois qui se prenait pour un noble l’avait contactée afin qu’elle se débarrasse de l’amant de sa femme. Il lui avait tout expliqué cela en long et en large, mais l’assassin n’avait pas écouté. Elle n’en n’avait que faire des raisons, ce qui comptait c’est qu’elle pourrait tuer et être payée. La soif de meurtre était très difficile à étancher chez elle. Elle traversait un moment où elle devait tuer à tout prix et ce marchant grotesque lui offrait une parfaite occasion accompagnée d’un salaire assez onéreux. La femme du marchand n’avait pas des goûts très sophistiqués. Son amant était un vulgaire beau parleur, mais il passait ses soirées à la taverne, buvant son salaire et reluquant vicieusement les dames. La pauvre femme ne devait être qu’une parmi tant d’autres. Avant de passer à l’action, Sibylle fit discrètement l’inventaire de ses armes. Bien qu’en apparence elle semblait complètement désarmée, ce n’était guère le cas. Des poignards dans leurs étuis étaient attachés à ses cuisses, un de chaque côté. Elle portait également des bottes hautes, lui allant à la moitié du mollet qui cachaient aussi des lames. À ses hanches, sous un repli de sa robe, était aussi dissimulé un étui contenant deux dagues. Finalement, dans les manches de sa robe, deux minuscules poignards reposaient. Grâce à un dispositif ingénieux, elle pouvait les faire venir dans ses mains en tirant simplement sur une petite chaîne reliée à ses majeurs. Finalement, l’intérieur de sa cape contenait une multitude de lames attachées à des bandes de tissus élastiques.

Elle allait mettre son plan à exécution lorsque son regard fut attiré par une ombre. Elle crut alors reconnaître la démarche familière d’une personne qu’elle avait déjà rencontrée dans le passé. Un assassin à la réputation particulière. L’Ombre qu’on le surnommait. Que faisait-il ici? Elle se demandait bien. Mais elle devait d’abord finir la mission qu’on lui avait assignée.  Retirant sa cape de sa tête, elle découvrit sa chevelure blonde et ses yeux verts. C’était l’apparence qu’elle avait choisie aujourd’hui. Rapidement, elle attira l’attention de la proie. Il la désirait, c’était clair. Quelques instants plus tard, ils se retrouvaient dans une chambre. Alors qu’il tenta un mouvement pour relever le bas de sa robe, Sibylle lui prit la main, lui cassa le poignet d’un mouvement sec. Elle prit une dague de sa cape et lui coupa les veines des poignets. Elle le laissa là, mourir au bout de son sang. On ne pourrait ainsi pas la soupçonner et on croirait à un suicide. L’homme était armé, alors l’assassin trempa la lame dans le sang de la victime et la mit à côté de lui. Sibylle rabaissa sa capuche sur son visage et sortit de la chambre, se tapissant dans l’ombre. Elle changea la couleur de ses cheveux, les colorant d’un roux flamboyant et ses yeux devinrent bruns dorés. Elle quitta la taverne sans qu’on la reconnaisse.

Sibylle pouvait maintenant tenter de combler sa curiosité. Qu’est-ce que l’Ombre faisait dans un coin aussi peu fréquentable? La dernière fois qu’elle l’avait rencontré, ils devaient chacun tuer le commanditaire de l’autre. Une très drôle de coïncidence. Toutefois, ils n’avaient pas discuté. Ils se connaissaient tous les deux de réputation, la parole n’avait pas été nécessaire. De toute façon, les assassins n’avaient jamais eu la réputation d’être volubile. L’assassin tenta de se repérer dans le village. Son meurtre lui avait fait perdre la trace de celui qu’elle voulait suivre. Comment le retrouver? Elle ne voulait pas le tuer, non, simplement elle était curieuse de savoir ce qu’il faisait là. La jeune femme erra pendant un moment dans le village jusqu’à ce qu’elle aperçoive cette ombre si familière. Il se dirigeait vers les quais, se dissimulant au commun des mortels. Cependant, elle avait été entraînée à voir ce qu’on voulait dissimuler. Comme on lui avait appris, elle le suivit de très loin. Elle changeait régulièrement d’apparence, afin qu’il ne remarque pas qu’elle le suivait.

L’Ombre s’arrêta au bout d’un quai et Sibylle vit qu’il n’était pas seul. Il s’adressa à un autre homme dont le visage lui était vaguement familier. Sans doute l’avait-elle croisé un jour, elle rencontrait tellement de monde sans qu’ils la voient. Curieuse, elle voulut s’immiscer dans leur conversation. Elle reprit alors sa première apparence, celle d’une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux verts. La réputation de l’Ombre le dépassait grandement et, même s’ils s’étaient déjà croisés, elle voulait en savoir un peu plus sur lui, si ce n’est que voir son visage. En effet, elle avait reconnu sa silhouette, mais son visage, elle ne l’avait jamais vu. Elle décida donc que le meilleur moyen de s’introduire dans leur dialogue était d’attirer leur attention. L’assassin étant adepte des mises en scène, elle sortit une dague de sa cape. Lors de son entraînement, on lui avait appris à se servir de son armement de toutes les façons possibles. Ainsi, Sibylle était aussi douée au corps à corps qu’au lancé du poignard. Rapidement, elle lança sa dague en direction de son « collègue » assassin, mais ne le visant pas complètement. S’il ne réagissait pas, la lame allait lui frôler la joue. S’il réagissait, il pourrait parfaitement l’éviter. Dans les deux cas, la destination finale du poignard était le poteau de bois juste derrière l’homme à la capuche. Comme elle s’y attendait, l’homme qu’elle visait à peine sentit la menace et esquiva la lame qui se ficha comme prévu dans le bois. « Vous ne faites nullement défaut à votre réputation, vos réflexes sont légendaires, Maître des potions. » Elle quitta l’obscurité que lui procuraient les demeures près du quai pour s’avancer dans la lumière des étoiles. Elle garda sa capuche sur sa tête, ne désirant pas se dévoiler tout de suite. « Je vois que j’interromps une transaction, j’espère que vous me pardonnerez. Je vous ai aperçu à la taverne et la curiosité a pris le dessus. » Elle regarda l’autre homme qui semblait dans une certaine incompréhension. « Je me présente, Sibylle du Désert ». Comme elle avait été éduquée par la noblesse, elle était au fait des bonnes manières. Elle inclina donc la tête en regardant les deux hommes qui lui faisaient face.


Héhé:
 
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Dernière édition par Sibylle le Dim 6 Mar - 19:08, édité 3 fois
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Mar 23 Fév - 18:28

Son regard fixait le vide, le bout du monde. Toujours dans pensées, le contrebandier sorti néanmoins de sa torpeur lorsque des lattes craquèrent derrière lui. L’inconnu était probablement arrivé. Zack se retourna seulement au moment où ce dernier le salua en optant également pour une position assise. En guise de réponse, le semi-elfe blond hocha de la tête. L’apothicaire porta une main à sa ceinture, puis sortie une fiole de la grosseur d’un petit verre. Faisant tournoyer le liquide dans le contenant, il déclara qu’il s’agissait d’une concoction de Meteoric Veritate, ou la Vérité Fulgurante. Pendant un instant, Zackeriel se demanda si son compagnon n’avait pas inventé ce nom simplement pour donner plus d’importance à sa potion. Ce dernier rangea ensuite sa fiole et déclara que, vu l’absence de leur amitié, toute chose avait un prix. Oh, Zack ne s’attendait à rien de moins. Heureusement, il avait de quoi payer… il espérait simplement que ça ne lui prendrait pas toutes ses économies.

- Ah bon? Nous ne sommes pas amis? Vous m’offensez là, après tout ce qu’on a vécu, fit-il avec un demi-sourire, un air faussement offusqué au visage. Plus sérieusement, j’ai de quoi payer, juste à m’informer de votre prix…

Portant à nouveau le regard vers la ceinture de l’apothicaire, il put voir la quantité impressionnante de fioles qui y trônaient… en plus de mieux voir le contenu de celle qui lui était destinée. Il fronça les sourcils un instant, puis ramena son regard vers son compagnon semi-elfique.

- Ne le prenez pas mal, mais ça m’a l’air franchement répugnant votre Meteoric Veritate. On dirait un délicat mélange entre de la vase et du fumier liquide, tout dépendant du point de vue de chacun. Ce n’est pas une mauvaise blague que vous me faites, non? Bon, l’homme n’avait pas l’air du genre à rigoler en général, mais sait-on jamais. Il va vraiment falloir que je boive ce truc? Pourquoi j’ai l’impression que vous allez vous foutre de ma gueule et que vous allez me sortir le véritable produit par la suite?

Visiblement incertain d’avoir envie de goûter à ce liquide douteux, Zack replongea son regard vers l’océan pendant un instant. Il sentait qu’il allait regretter cette transaction.

- J’imagine que je n’ai pas trop le choix, hein Günter? fit-il en ramenant son attention sur l’inconnu avec un nouveau sourire moqueur. Bah quoi? Vous refusez visiblement de me décliner votre identité, je dois bien trouver une façon de vous appeler! Alors jusqu’à nouvelle ordre, ce sera Günter. Bon, allez, j’achète votre fiole, de toute façon, je n’ai rien à perdre.

La transaction ne put toutefois être passée. Zackeriel sortit sa bourse quand soudain,
« Günter » évita aisément un projectile qui alla se ficher dans le bois juste à côté de lui. Sans attendre, le contrebandier fit volte-face et se retrouva bien campé sur ses pieds. Une jeune femme encapuchonnée s’approcha d’eux et complimenta l’apothicaire à la volée. Elle déclara être navrée de couper leur transaction (ce qui était probablement faux), puis se présenta à Zackeriel comme étant « Sibylle du Désert ». Elle inclina alors lentement la tête en sa direction.

- Enchanté… si on peut dire cela ainsi. Pour ma part, je m’appelle William, mentit-il en haussant un sourcil. Il n’était tout de même pas pour décliner sa véritable identité quand il était un criminel recherché! Serait-ce possible pour vous d’attendre votre tour, le temps que je termine de faire affaire avec le « Maître des potions »?

Bon… Il y avait un peu d’amertume dans son ton, mais il en avait un peu marre de se faire interrompre à tout bout de champs. Au moins, pour une rare fois, il n’était pas la cible des inconnus!

** Tu la connais? demanda-t’il à « Günter » par télépathie. Je dois me méfier? Parce que si vous êtes potes, elle a franchement de drôles de façon de te saluer… **

Zackeriel n’attendait qu’un signe de sa part. En fait, il n’avait pas nécessairement envie de se battre pour quoi que ce soit. Il voulait juste avoir sa potion… rien de plus. Seulement, si elle désirait leur causer des ennuis, il avait bien l’intention de ne pas se laisser faire. Les bras croisés sur la poitrine, il la toisa de tête en cape non sans apprécier la silhouette qu’elle laissait transparaître.

Un silence régna sur les lieux et Zack leva les yeux au ciel.

- Voulez-vous que je vous laisse? Je suis de trop peut-être?

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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Mer 24 Fév - 21:19

[Baonh, je vais vous faire danser un peu, si y'a des soucis, hésitez pas à le dire ~]

« Ah bon? Nous ne sommes pas amis? Vous m’offensez là, après tout ce qu’on a vécu. » Fraghstoam haussa un sourcil. Son humour ne l'amusait pas du tout. « Plus sérieusement, j’ai de quoi payer, juste à m’informer de votre prix… » Évidemment qu'il avait de quoi payer... même s'il n'aurait pas eu d'or, l'apothicaire pouvait prendre plusieurs modes de paiement. Parfois on lui offrait des contacts plus payants, des contrats payants à la finalité en double. Bref, il y avait plusieurs façons de payer un homme comme lui. Des ingrédients même parfois, des produits rares. Même qu'il avait le souvenir qu'Uriel l'avait déjà payé avec de tels produits pour leur échanges alors que Zackeriel était présent. Mais s'il s'en était souvenu, il ne serait pas ici.

Fragh fit mine de réfléchir un instant. Le prix exacte d'une fiole, ainsi que le temps qu'il avait pris à rassembler les ingrédients, plus lesdits ingrédients, le temps de fabrication... le temps serré imparti ne devait pas être pris en cause, il n'avait qu'à lui avoir dit trois jours à la place de deux. Uhm... donc... disons... « Ne le prenez pas mal, mais ça m’a l’air franchement répugnant votre Meteoric Veritate. » Il leva les yeux en fronçant les sourcils vers son interlocuteur. Il ne lui avait pas concocté un bon petit vin, mais une potion pour choquer son cerveau. Il s'attendait à quoi? Du jus de pomme?

« Il va vraiment falloir que je boive ce truc? Pourquoi j’ai l’impression que vous allez vous foutre de ma gueule et que vous allez me sortir le véritable produit par la suite? » Fragh eut un sourire en coin, que Zack ne pouvait pas voir de toute façon à cause de son masque. Ce qui allait être amusant, c'est que c'était justement la véritable potion et que le goût allait être des plus horribles. Ça, oui, il allait en profiter pleinement et admirer la grimace qui allait étirer ce visage. C'était son petit plaisir personnel. Il n'y avait pas que les meurtres et les poisons d'amusant.

Zack tourna son regard sur l'océan, et Fragh en fit de même. « J’imagine que je n’ai pas trop le choix, hein Günter? » ... ... ... Günter? Il le regarda, incrédule. Seul son regard exprimait à quel point il n'en revenait pas. C'était ce nom ridicule? C'était Fraghstoam son nom! James de son nom d'emprunt! Pas... Günter! « Bah quoi? Vous refusez visiblement de me décliner votre identité, je dois bien trouver une façon de vous appeler! » Mais non, il lui avait dit... ah... ah non... en fait... il avait oublié. Il avait voulu lui décliné sa fausse identité mais il avait oublié. Brillant. Maintenant il se retrouvait affublé d'un surnom ridicule. Il secoua la tête. « Alors jusqu’à nouvelle ordre, ce sera Günter. » Il soupira. « Bon, allez, j’achète votre fiole, de toute façon, je n’ai rien à perdre. » Fragh sourit. En fait, si, il y avait des effets secondaires, mais ça, c'était... secondaire.

Il donna le montant à Zackeriel et celui-ci sortit sa bourse mais, un mouvement derrière eut attira soudainement son attention et l'assassin eut tout juste le temps de se bouger pour éviter la dague qui alla se ficher dans le bois derrière sa tête. Avec une lenteur calculée, l'assapothicaire se leva. Il n'était pas supposé être la cible de qui que ce soit. Et ce coup, à moins d'avoir été projeté par un nul, n'avait aucun but de le toucher. La vitesse et la souplesse du jet de laisser présagé aucune erreur. Ainsi, le projectile ne devait pas le toucher, c'était prévu qu'il l'évite. Il ne ressentit donc pas le besoin de se mettre sur ses gardes comme son compatriote elfique.

« Vous ne faites nullement défaut à votre réputation, vos réflexes sont légendaires, Maître des potions. » Une femme sous cape sortit de l'obscurité. Pas très grande, surtout que Fragh et Zack étaient tous deux plutôt grands, mais élancée. Ce surnom, qu'elle lui avait donné, n'était prononcé que par ceux qui connaissaient sa grande réputation. Il plissa les yeux pour tenter de décrypter cette silhouette dans l'obscurité. S'avançant dans la nuit noire, sous les nuages -oui, plus tôt on avait dit qu'il faisait noir et qu'il allait pleuvoir cette nuit, pas d'étoiles!, elle apparut sous les flambeaux qui les éclairait faiblement. « Je vois que j’interromps une transaction, j’espère que vous me pardonnerez. Je vous ai aperçu à la taverne et la curiosité a pris le dessus. » Ainsi, elle l'avait suivi. Et il n'avait rien vu. Voilà qui était intéressant.

Ainsi. Une femme, qui se couvrait comme lui. Légère, discrète. Agile, qui tirait son arme comme personne. Il saisit la dague et la sortit du bois. Elle était entrée profondément. Forte, malgré qu'elle ne semblait pas costaude. De toute évidence, ils pratiquaient tout deux le même métier. Il sourit sous son masque. Il devait avoir affaire à la Rose Noire. « Je me présente, Sibylle du Désert » Son véritable nom? Sans doute. Il ne l'avait jamais connu. Une fausse identité peut-être, ou peut-être pas. Il ne savait pas quoi penser d'elle. Que faisait-elle ici? Pourquoi avoir voulu le tester? Ils n'appartenaient même pas à la même guilde d'assassin. Une compétition?

Fraghstoam hocha la tête pour la saluer en retour. Il répondit, sur un sec et bref : « C'est James. » À ses côtés, Zackeriel se présentait de même, sous un faux nom aussi: William. « Serait-ce possible pour vous d’attendre votre tour, le temps que je termine de faire affaire avec le « Maître des potions. » L'ironie des derniers mots fit tiquer Fragh. L'apothicaire était très fier de ce surnom qu'on lui avait octroyé à son insu. Cela le flattait à un point qu'il n'oserait jamais s'avouer. Soudain, la voix de Zackeriel résonna dans sa tête, il grimaça, mais cela ne se vit pas sous son masque. Quelle horrible voix qui parlait directement dans son crâne! Günter... Il soupira. Elle n'était pas son amie, elle était... collègue, disons-le comme cela.

Il observa la dague en la faisant tournoyer dans ses mains. Elle était très jolie. Il savait que la Rose Noire ne se payait que du luxe. Que pouvait-elle faire dans un endroit aussi sordide? N'était-ce pas hors de sa zone d'action? Pensif, il ne disait rien, tout le monde sembla se jauger du regard, et quelques secondes filèrent alors que les yeux verts forêt de Fragh plongeaient dans les yeux verts plus clair de Sibylle. « Voulez-vous que je vous laisse? Je suis de trop peut-être? » Il inspira profondément et interrompit son manège avec la dague. C'est qu'il la lui planterait dans le torse s'il n'attendait pas un paiement de sa part! Il était trop honnête pour lui voler son argent et ne pas remplir le contrat. Il soupira.

S'avançant vers Sibylle, il s'arrêta à une distance sécuritaire, et lui balança la dague dans un arc léger, pour qu'elle lui tombe le manche dans les mains. « Une bien jolie arme que voilà, Sibylle. Je ne vous connaissais pas ce prénom. » Il fit quelques pas de côté, tournant un peu vers les côtés de l'assassine. Elle était sur ses gardes. Il sourit sous son masque. « Qu'est-ce que la Rose Noire fait dans un endroit aussi dépravé et pourri que celui-ci? » Puis il fit mine de réfléchir et secoua la tête. Levant la main, il dit : « Non, ne dites rien. » Il lui tourna le dos, sans pour autant se mettre vulnérable, et retourna près de Zackeriel.

« Si vous voulez me parler, revenez plus tard. Je ne traite jamais plus d'un client à la fois. » Il insinuait ainsi qu'elle voudrait l'engager pour un travail. Il faut dire qu'en tant qu'apothicaire, il lui arrivait de fournir ses services à quelques collègues. Mais rarement pour des poisons, même jamais. Ça, c'était SA signature. Il tendit la main sur l'arrière de sa ceinture, vers la gauche, sous sa cape, ferma la paume autour du manche de son couteau et, d'un geste rapide, le sortit et le lança sur Sibylle. Le mouvement était parfaitement calculé et alla se fiché dans le haut de la cape, faisant tomber le tissu vers l'arrière, juste pour dégager son joli visage, qu'il avait déjà vu. En fait, dans le mouvement, la femme avait attrapé le couteau pour l'intercepter.

Ce visage, Fragh ne pourrait jamais l'oublier. Il ne l'avait vu qu'une fois, alors qu'il devait tuer l'employeur de celle-ci, et inversement. Il la connaissait de réputation. Et puis... elle était vraiment belle. Il croisait beaucoup de visage dans sa vie, mais celui-ci, peu importe les changements qu'elle y apportait, il arrivait à y retrouver la Rose Noire. C'était aussi une question d'attitude! À ses côtés, Zackeriel aussi semblait un peu admirer ce joli minois. Haussant les épaules, pour se donner une contenance et se changer les idées, l'assassin se tourna vers le blondinet en marmonnant : « Les roses ont des épines, Zackeriel. Qui s'y frotte, s'y pique... »
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Dim 6 Mar - 19:11

Sur le quai, trois individus se jaugeaient du regard. Sibylle faisait face à deux grands hommes, l’un masqué et l’autre non. Son entrée avait eu l’effet escompté, elle avait tout de suite retenu l’attention des deux hommes, qui visiblement étaient en pleine transaction. Après s’être faussement excusée d’interrompre ce qui semblait être le paiement, ses deux interlocuteurs se présentèrent. James et William. Manifestement de faux noms. Ils étaient sur leurs gardes – avec raison – c’était évident. L’assassin aimait beaucoup cette sensation de méfiance. De la part de « James », cela signifiait un certain respect et une connaissance de sa réputation. Quant à « William », comment ne pas se méfier d’une femme se mettant en scène de façon aussi … dramatique? Celui qu’on appelait l’Ombre entreprit alors de retirer sa dague du poteau de bois pour ensuite la faire tournoyer dans ses mains de façon à l’examiner. L’assassin retint un soupir. Elle n’aimait pas beaucoup que l’on joue avec ses armes. Des mains inexpérimentées pouvaient les abîmer et elle avait dépensé une fortune pour se les procurer. Dans chacune des dagues, le pommeau arborait une rose gravée, sa marque de commerce. Au moins, ce n’était pas ce William qui avait pris son arme, elle savait que James savait manipuler ce type d’artillerie sans les esquinter. Avec beaucoup d’impatience dans la voix, William lui fit savoir qu’elle devrait attendre son tour. Elle s’amusait beaucoup de voir à quel point elle semblait irriter l’homme. Qu’avait-il de si urgent pour qu’il soit si irrité d’être interrompu? « Oh prenez votre temps, monsieur. J’aimerais bien voir la grimace sur votre visage lorsque vous boirez cette potion au goût infecte. » Sisi sourit après avoir prononcé ces paroles. Elle ne savait pas à quoi servait la potion que William voulait se procurer, mais elle connaissait la réputation du Maître des potions. Apothicaire, il ne concoctait pas seulement des élixirs mortels, certains aidaient les gens. Bien que ses connaissances dans le domaine soient bien rudimentaires – on ne lui avait appris que les bases – elle savait bien que les potions avaient majoritairement un goût horrible.

Le regard de James se plongea alors dans celui de Sibylle. S’amusant de cette provocation visuelle, elle le soutint et ajouta un petit sourire en coin. L’Ombre était décidément assez difficile à lire, surtout pour elle qui savait si bien cerner les gens. Mais c’était normal après tout. S’il était facile à lire, il serait définitivement un bien piètre assassin, alors que sa réputation laissait entendre le contraire. Cette joute des regards fut interrompue par la voix de William. Pendant un moment, elle avait presque oublié sa présence. Il ne l’intéressait pas de toute façon, il manquait de mystère. Elle savait déjà qu’il était désinvolte, probablement assez orgueilleux et du genre à agir selon ses émotions, comme la plupart des gens de son espèce, des vagabonds sans but, des âmes errantes ne cherchant que les ennuis et les trouvant la majeure partie du temps. Bref, il était un homme peu digne de son attention, mais il faisait cependant partie de ce petit jeu à trois qu’elle venait de débuter. Après tout, elle aurait pu attendre la fin de la transaction avant de se manifester. Elle avait toutefois décidé d’agir pendant que l’inconnu était encore présent. Il fallait maintenant danser avec lui aussi.

« James » s’avança de quelques pas et lui balança sa dague qu’elle attrapa par le manche. D’un rapide mouvement, elle la replaça dans son étui situé sous un pan de tissu de sa robe. Il lui adressa ensuite la parole, complimentant son arme et parlant de son prénom. En effet, pour l’une des premières fois de sa vie, elle avait donné son vrai prénom, mais après tout, elle s’en fichait un peu. Elle savait qu’elle n’aurait sans doute pas d’ennuis avec le maître des potions, l’ayant déjà rencontré lors d’une affaire précédente. Pour le moment, un respect mutuel les empêchait de s’entretuer, et puis tant qu’ils ne se mêlaient pas des affaires de l’autre, tout allait bien. Pour ce qui était de William, s’il avait à devenir trop bavard, il ne serait pas trop compliqué de le faire taire. « Je vous remercie, mais vous savez, les noms sont comme toute possession matérielle, une fois que l’on en a assez, on change. Pour l’instant Sibylle me convient bien. » Pourquoi ne pas s’amuser à brouiller les pistes? Ainsi, ils pourraient se demander si Sibylle était vraiment son prénom ou un faux nom, ce que les assassins avaient l’habitude d’employer. James fit quelques pas vers le côté, dans sa direction. Lentement, elle posa sa main sur le manche de la dague qu’elle venait juste de ranger, sous un pan de tissu à sa taille. Bien qu’il n’avait aucune raison de la heurter, on ne savait jamais ce qui se passait dans la tête d’un assassin. Ils étaient imprévisibles et c’est pourquoi ils étaient si redoutables.

Qu’est-ce qu’elle faisait dans un coin si délabré? Ce n’était certes pas de leurs affaires. Avant qu’elle ne lui balance un mensonge, il leva la main lui signalant de ne rien dire pour ensuite lui tourner le dos et reporter son attention sur le vagabond. Il lui dit ensuite que si elle voulait lui parler, elle devrait revenir plus tard. Insinuait-il qu’elle voulait parler affaire? Il était bien loin de la vérité. Jamais elle ne faisait affaire avec des collègues. Cela avait toujours été elle seule. L’aide des autres, elle n’en voulait pas. Un couteau lancé par James vola alors dans sa direction. D’un geste rapide de la main droite, elle l’attrapa avant qu’il n’atteigne son visage. Le mouvement eut cependant comme effet de renverser sa cape, dévoilant alors complètement son visage à ses deux interlocuteurs. Elle ne put s’empêcher de sourire. Ainsi, il aimait jouer lui aussi. Cela devenait intéressant. Certains assassins manquaient cruellement d’humour et leur sens de l’amusement nécessitait une sérieuse mise à niveau.

Plusieurs voix attirèrent alors son attention. Qui pouvait bien s’attarder sur les quais à une heure aussi tardive, mis à part les ouvriers de l’ombre? Elle sentit alors de la colère dans les propos du groupe d’hommes. Des gardes. Venaient-ils de trouver le corps laissé dans la taverne? Pourtant, elle avait tout fait pour ce le crime s’apparente à un suicide et normalement ses mises en scènes avaient toujours l’effet escompté. À moins qu’ils ne venaient pas pour elle, après tout elle était en compagnie d’un autre assassin et d’un vagabond qui avait sans doute eu son lot d’ennuis. Un homme apparut à l’autre bout du quai, et voyant le trio fit un mouvement pour aller avertir ses compagnons. Sans y réfléchir, Sibylle lança le couteau de James et ce dernier se logea dans la tête du garde. L’assassin se retourna vers ses interlocuteurs. « Il semblerait que le tavernier n’a pas apprécié le cadavre dans la chambre trois. À moins que je ne sois pas l’objet de ces recherches? » Elle regarda tour à tour James et William qui pouvaient avoir autant de sang qu’elle sur les mains. Ce trio ne se faisait peut-être pas confiance, mais ils allaient devoir affronter l’escouade qui venait pour l’un des membres du groupe. Lequel était-ce, impossible de le savoir pour le moment. Sibylle sentit alors monter en elle l’excitation qu’elle ressentait toujours lorsqu’elle venait de tuer. Des frissons de plaisir, puis l’approche du combat déclencha alors une soif qu’elle ne pouvait étancher sans mort. Elle voulait tous les tuer.


[Bon j'ai décidé d'ajouter un peu de piquant, si y'a quoi que ce soit, n'hésitez pas, je changerai <3]
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Jeu 10 Mar - 12:48

Il cachait mal son air exaspéré, pour ne pas dire qu’il l’affichait littéralement. Pourquoi est-ce que la terre entière s’était-elle donné le mot pour lui mettre des bâtons dans les roues à tout coup? C’était franchement énervant à la longue. Les bras toujours croisés sur la poitrine, un air dur au visage, le semi-elfe vit « Günter » s’approcher de la dague préalablement lancée par Sibylle, la retirer de son socle de bois et la faire tourner entre ses doigts, probablement pour en observer les détails. À voir l’air que l’apothicaire affichait sur son visage, Zack comprit qu’il n’avait pas aimé sa remarque de tout à l’heure. Bah quoi? C’est qu’il n’avait pas juste ça à faire, attendre qu’une damoiselle – dont la présence n’était pas souhaitée – décide de foutre le camp pour les laisser tranquille. « Günter » s’approcha légèrement de la nouvelle venue et lui lança la dague avec l’intention évidente que cette dernière l’attrape. Quelques paroles fussent échangées et Zack apprit que la nouvelle venue se surnommait « la Rose Noire ». Non… non cela ne lui disait rien… Il fallait dire également que plus rien ne lui suscitait le moindre souvenir…

L’apothicaire revint tranquillement vers le vagabond et somma la jeune femme de revenir le voir plus tard puisqu’il ne traitait jamais plus d’un client à la fois. Puis, tout se passa très vite : le semi-elfe masqué se retourna vivement, puis lança une dague en direction de la Rose Noire. Cette dernière, avec un réflexe vif comme l’éclair, attrapa le projectile, mais son mouvement fit tomber son capuchon. Tiens tiens, elle était plutôt belle… mais étrangement, Zack n’était pas attiré par elle, lui qui était en quelque sorte un homme à femmes. C’était peut-être dû au fait qu’elle l’importunait. Les propos de son compagnon semi-elfique le fit tiquer légèrement : oui elle était belle, il devait l’admettre, mais il n’avait absolument aucune envie de s’y frotter.

** Ne t’inquiète pas, « James », répondit-il mentalement avec une pointe de cynisme. Aussi belle soit-elle, je n’ai aucunement envie de voir le moindre de ses piquants. En fait, si on pouvait se débarrasser d’elle pour terminer notre transaction, ça me ferait le plus grand des plaisirs. Non pas que je veux te priver de la présence de cette « Rose Noire », mais allez savoir pourquoi, je ne l’aime pas. Oh, c’est peut-être parce qu’elle s’est présentée en te balançant une dague vers ta tronche? **

Non, il ne tenait pas particulièrement à l’apothicaire. En fait, il le connaissait trop peu pour ça. Mais il jugeait que la dague lancée était injustifiée… ou peut-être que Sibylle désirait juste « flasher » un peu? Au final, il n’en avait rien à foutre. Se retournant vers son compagnon d’affaires, le vagabond décida d’ignorer la nouvelle venue. De toute façon, ils avaient juste besoin de terminer l’échange et tout était réglé, non? Plongeant sa main à sa ceinture, Zack sortit une petite bourse remplie de pièces. Il déposa cette dernière dans les mains de « James ».

** Elle contient un peu plus que le montant demandé, j’en suis conscient. Disons que c’est en gage de remerciements pour le dérangement?
continua-t’il mentalement. **

Tendant la main pour recevoir sa potion, le vagabond sursauta alors que des éclats de voix s’approchaient d’eux. Des bruits de pas résonnèrent sur le pont et trahissaient la venue de plusieurs individus. Un homme pointa finalement le bout de son nez et à voir son accoutrement, il s’agissait d’un garde. D’un mouvement félin, la Rose Noire se retourna et lança une dague directement dans le crâne du pauvre homme. Elle déclara ensuite tout bonnement que les autorités sur les lieux n’avaient pas appréciés le cadavre qu’elle leur avait laissé dans la chambre trois de l’une des tavernes… mais quelle crétine! Tuer un garde, comme ça, au milieu de la place?! Ils auraient maintenant toute la ville à leurs trousses! Zack avait fait ses devoirs avant de venir à Ookabi et s’était informé sur les lieux. Cet endroit était un important point de ralliement côtier pour plusieurs navires.

- Mais vous êtes complètement idiote ou quoi?! tonna-t’il sans pouvoir s’en empêcher. Cet endroit est un village côtier! L’un des plus importants ports de Shola s’y trouve! Cet endroit est truffé de gardes et nous allons maintenant tous les avoir à notre trousse à cause de votre imbécilité! Avez-vous ne serait-ce que réfléchi avant d’agir, ou c’est trop dur pour vous?!

Les poings serrés, le semi-elfe était en furie. Évidemment, la mort soudaine de ce soldat ne passa pas inaperçu et bientôt plusieurs soldats rappliquèrent et furent affligés, pendant un bref instant, par le décès de leurs compatriotes. La haine au visage, ils se retournèrent vers le trio avant de s’avancer, toutes armes dehors. L’un des hommes se détacha du lot et fixa la jeune femme de son regard sévère.

- Mademoiselle, vous êtes en état d’arrestation pour l’assassinat de Larson d’Ookabi dans la chambre trois de la taverne du Cochon Buveur. Par le fait-même, nous supposons que vous êtes l’auteur de la mort d’un soldat de la garde de Shola et cette traîtrise vous vaudra la pendaison…

L’homme ne put terminer sa phrase, car l’un de ses soldats l’interrompit en pointant Zackeriel du doigt.

- Capitaine! s’exclama-t’il. C’est Zackeriel des Lames Pourpres! Vous connaissez sa réputation! Je mettrais ma main au feu qu’il y est pour quelque chose pour la mort de Mark!

Mark… s’était probablement le soldat assassiné par la Rose Noire… Mais pourquoi tout le monde croyait qu’il était une crapule de la pire espèce?! Bon… il l’avait peut-être été par le passé, mais il tentait de se racheter! Néanmoins, vu le meurtre duquel on l’accusait d’être complice, il ne fut pas surpris de voir les gardes se déployer pour les charger tous les trois. Tournant rapidement ses yeux vers Sibylle, le semi-elfe la fusilla du regard. Ooooh, elle ne s’en tirerait pas si facilement, mais il devait d’abord se débarrasser des gardes.

D’un mouvement vif comme l’éclair, le vagabond dégaina son épée. Il para la première attaque qu’il reçue, pivota sur lui-même et frappa de toutes ses forces avec son pied sur le côté du genou du soldat. Sous l’impact, l’articulation se fracassa et opta pour un angle peu naturel. L’homme hurla de douleur et Zack en profita pour l’assommer avec le pommeau de son épée. Non, il ne le tuerait pas, il n’en voyait pas l’utilité. Faisant volteface, l’ex-contrebandier vit un soldat approcher derrière l’apothicaire. « À terre! » fit Zacky d’une voix forte alors qu’il lançait l’une de ses dagues en sa direction. Cette dernière passa au-dessus de la tête de « Günter » et alla se ficher dans le bras du soldat qui allait frapper lâchement.

Ramenant son attention vers un autre assaillant, il fut surprit de voir à quel point la Rose Noire se débrouillait bien… et semblait prendre un certain plaisir à tout ça. Le semi-elfe blond était coincé entre l’envie d’être dégoûté et admiratif. Il se concentra ensuite sur son assaillant et évita un crochet du droit, puis un coup de lame vers la gauche. Il para ensuite un autre coup avec son épée, puis agrippa sa deuxième dague de la main gauche pour ensuite planter celle-ci dans la cuisse du garde. Zack flanqua ensuite un coup de pied au visage de son adversaire qui s’écroula sur le dos, en douleur.

Vraiment… il détestait Sibylle et ne s’en cachait même pas.

_________________
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Lost souls in revelry
Running wild and running free
Two kids, you and me

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[#2e2118]
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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Ven 18 Mar - 17:53

Le ton cynique qu'employa Zackeriel en utilisant son nom d'emprunt l'exaspéra. Et s'il s'appelait réellement James, hein? Pourquoi on n'y croyait jamais? Il n'avait pas une tête de James? Parce que quelqu'un en ce monde avait une tête de Fraghstoam peut-être? « ...mais allez savoir pourquoi, je ne l’aime pas. Oh, c’est peut-être parce qu’elle s’est présentée en te balançant une dague vers ta tronche? » Il haussa un sourcil en le regardant. Il tenait à lui peut-être? Il doutait de cette raison inhabituelle. C'était probablement plus le geste, mais il n'en comprenait pas plus la raison. Peu importe. Ce coup n'était pas destiné à le blesser, alors l'homme n'en faisait pas grand cas, contrairement à l'autre.

Il sortit finalement une bourse et Fragh tendit la main pour la prendre. Elle contenait plus que prévu? Il fronça les sourcils. Ce Zackeriel était vraiment un énergumène particuliers. Haussant les épaules, il entreprit de ranger la bourse en sécurité. Avant qu'il ait eut le temps de saisir la potion, des bruits attirèrent son attention, il se tourna vers ceux-ci, sourcils à nouveaux froncés -tant qu'il ne reste pas avec une déformation, il était bon. Avant qu'il put réagit, Sibylle avait lancé sa dague dans l'homme qui était apparu devant eux. Il serra les dents. Elle avait lancé... SA dague. À LUI. Il en avait besoin de sa dague! C'était sa principale arme de combat avec son arc! Et celle-là précisément! C'était calculé avec ses poisons, les quantités, la façon de frapper, tout ça! Il grogna imperceptiblement dans son masque.

Elle était donc ici pour un contrat avant de les rejoindre. Si elle était à la taverne, c'est donc là qu'elle l'avait reconnu et suivi. Il soupira. À ses côtés, le semi-elfe s'emballait, insultant l'assassine. Était-il conscient que des gens étaient morts pour moins que ça? Qui s'y frotte, s'y pique, ça ne voulait pas dire sexuellement, abruti de blondinet nigaud! Fallait que le sang remonte au cerveau là, et plus vite que ça! Sans attendre que leur querelle évolue, Fragh retira son arc de son épaule, saisit deux flèches, tria deux embouts dans sa pochette à poulie et choisit soigneusement ses concoctions, il les plaça proche du bord, prêt à servir. Le moment venu, il fallait partir d'ici avant que cela ne vire à l'anarchie, ils étaient au bout du quai et vu les bruits, trop tard pour fuir avant l'attroupement.

Pendant que le petit groupe discutait, il se déplaça subtilement dans l'ombre de Zackeriel, on ne le remarqua même pas, trop obnubilé par les deux autres. Il secoua deux fioles, arriva pour attraper son couteau et jura. Il avisa celui de Zack, à sa ceinture dans son dos. Mais alors qu'il arrivait pour s'en saisir, celui-ci dégainait son épée et entamait le combat. l'apothicaire soupira bruyamment. Et n'avait pas le choix. C'était soit l'épée, soit le nunchaku. Mais il avait déjà sorti son arc, alors ni l'un ni l'autre n'était vraiment potable. Ah fichu Sibylle qui avait lancé son couteau! Il recula pour éviter un et remis son arc sur son épaule. Deux flèches sans embouts dans une main, il frappa son adversaire d'un joli direct en pleine gueule de sa main gauche. Assez pour le sonner l'envoyer rouler dans l'eau avec un coup de pied. Il était vraiment proche de l'eau.

Hey merde. S'il tombait à l'eau, il perdait une bonne partie de ses récoltes. Cela prendrait des mois refaire son inventaire. « À terre! » il se pencha juste à temps pour voir une dague siffler au-dessus de sa tête et se planter dans un bras derrière lui. Se retournant vivement, il arracha la dague, fit un grand sourire sous son masque. « Merci pour la dague! » Il tordit le bras de l'homme en appuyant sur la blessure, le faisant hurler et le poussa à l'eau. C'était plaisant d'être au bout du quai en fait. Pas de mort inutile. Bon, essuyant la dague sur le prochain garde inutile qui passait avec qui Zack se battait. Il s'écarta à temps pour laisser celui-ci s'écrouler sur le dos. Il sortit ensuite une fiole de sa cape, ouvrit celle-ci avec ses dents, glissa le couteau dans le bout de tissu qui dépassait et le reboucha.

Après avoir fait un clin d'oeil à Zackeriel, il enjamba le corps au sol, évita un coup qui venait vers sa tête en se penchant et se contenta de le couper sous le coude en poursuivant sa route sans plus s'en occuper. Se retournant, il lança le couteau à Zack, pour qu'il l'attrapa en douceur, espérant qu'il comprenne. Ça ne prendrait que quinze secondes pour le corps de l'homme faiblisse. Ce n'était qu'un somnifère qui faisait effet rapidement mais pas longtemps. Un gros cinq minutes, et dans l'adrénaline comme ça, les gens ne faisaient que faiblir. Il bloqua un coup de Sibylle qui le manqua de peu, il était arrivé rapidement derrière elle. Il plongea son regard dans le sien pendant une seconde puis, sans rien dire la poussa un peu vers le côté et lui fit signe de ne rien faire. Il reprit son arc en main, plaça deux flèches, saisit les embouts mis de côté plus tôt. Il mis une flèche sur la corde, l'autre en suspens.

Dans un Clic. sonore, il relâcha le premier projectile sur une vague de soldat qui venait en renfort puisque la première vague avait frappé des difficultés. La deuxième flèche suivit la deuxième dans un intervalle rapproché, mais sur un angle différent. Les deux flèches se frappèrent de pleins fouets au-dessus des hommes et le verra éclata, aspergeant les hommes du liquide qu'ils contenaient. Le résultat ne se fit pas attendre. Il y eut un spectacle de hurlement déchirant. Sous le mélange des deux potions, les produits avaient créés une sorte de réaction chimique qui brûlaient la peau, créant des plaques rouges et boursouflées.

Mais bon, ça n'avait pas touché tout le monde et d'autres décidaient que c'était pas assez pour les arrêter. Et puis, Fraghstoam était habitué alors il n'était pas resté à regarder le spectacle, il s'était avancé vers le premier mort et avait récupéré sa dague spécialement conçue pour ses fioles. Accroupi, il l'essuya soigneusement sur le mort. Il allait devoir changer le tissu de sa fiole, contaminée par la dague de Zackeriel. Bon. D'un côté il y avait le pont contaminé, de l'autre il y avait quelques gardes, mais c'était viable. Sans vraiment s'assurer d'être suivi, il s'y dirigea. De toute façon, le vagabond n'avait pas le choix de le suivre s'il voulait retrouver sa mémoire. Il jeta un regard par-dessus son épaule. Il était debout, et vivant. Tant qu'il ne s'entretue pas avec Sibylle, c'était bon!

Donc, derrière, soit les gardes étaient dans l'eau ou à terre, à droite ils étaient amoché ou enragé et/ou contaminé et à gauche c'était la voix à suivre. De toute façon, la plupart des gardes contaminés était trop occupé à essayer de se nettoyer et s'étendait le poison partout sur le corps, alors qu'il pouvait être neutralisé avec de l'eau. Bande d'imbéciles. La peau cloquait mais guérit au bout de trois jours. C'était amusant un peu de traumatiser les gens. Un sourire en coin, il déboucha la seconde fiole qui avait secouer tout à l'heure et y glissa sa dague qui s'imbiba bien mieux que celle de Zack.

Les jambes fléchies, il fit quelques pas de côté pour inviter des gardes à se détacher et venir vers lui. Sur son couteau se trouvait un puissant poison qui ne prenait que dix secondes à agir. Il causait une paralysie temporaire de trente minutes sur la zone touchée. C'était très localisée, mais très efficace. C'était une variante d'un venin qu'il avait fait et travaillé. Ses cobayes n'avait pas apprécié mais il avait eu bien du plaisir à la mettre au point pour le combat. Il évita un coup d'épée en sautant sur le côté, envoya son couteau dans l'épaule d'un homme sur sa gauche, une légère coupure, puis lui asséna un coup de pied, il n'avait plus besoin de s'en occuper. Se tournant vers le prochain, il tournoya sur lui-même, fléchit les genoux et ainsi placé en ''petit bonhomme, lui fit des entailles aux deux cuisses.

Il fit une roulade pour se relever. Il restait trois hommes non loin devant, Sibylle avait un homme devant elle non loin de lui et Zackeriel se dirigea vers les trois hommes avec son épée. Il lui restait assez de poison sur son couteau pour les quatre, bien économiser. Laissait-il la jeune femme tuer les derniers hommes ou intervenait-il? Car Fragh et Zack n'avait jusqu'à maintenant tuer personne, ou le moins possible. Alors que Sibylle était une vraie tueuse. L'assassin ne tuait pas par plaisir, mais par contrat. Ce ne semblait pas être son cas à elle. Malgré tout, cela ne lui dérangeait pas. Ce n'était pas non plus par souci de préserver la vie. En fait, il n'en avait rien à foutre.

Un homme contaminé se précipita soudainement vers Sibylle qui venait d'achever avec son adversaire. Il se saisit d'une flèche normale et la lui décocha dans le bras, à l'homme. Elle se tourna vers lui. « Ne lui touchez pas! » Lui lança-il. Son regard de la couleur des forêts sombres était on ne peut plus sérieux. Si elle le touchait, elle serait contaminée. Il haussa les épaules et s'éloigna au pas de course vers Zack avant que les autres les rattrape afin d'achever les derniers.
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Sibylle
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Sam 19 Mar - 22:59

La bourse de « William » n’atteignit jamais la main de « James ». Les gardes avaient surgi trop rapidement. Comment avaient-ils su où la trouver? Sibylle avait tout mis en scène. Seul un médecin aurait sans doute pu remarquer le poignet cassé de sa victime. Or, les médecins ne couraient pas les villages, ils se prélassaient dans leurs domaines ou bien au château, lorsqu’ils avaient une personne à y traiter. Comment se faisait-il alors qu’on l’avait ainsi démasqué? Personne ne l’avait vue sortir de l’auberge, elle s’était faufilée dans l’obscurité telle une ombre. À moins que, comme elle avait suivi l’Ombre sans même qu’il s’en rende compte, quelqu’un l’avait suivie aussi. Cela s’avérait de plus en plus inquiétant. L’assassin avait réagi rapidement, lançant la dague de « James » dans le crâne du premier grade qui avait surgit au bout du quai. La mort de l’homme lui procura aussitôt un sentiment de bien-être qui se traduisit par des frissons dans tout son corps. Comme un plaisir extrême. Comme l’homme tombait raide mort après son lancer fatal, « William » explosa derrière elle. Bien sûr, comme tous les hommes faibles et apeurés, il ne comprenait pas son geste, il ne comprenait pas le désir de tuer qui bouillait devant elle. Il ne comprenait pas non plus qu’elle aurait sans doute pu venir à bout de la garnison à elle-seule, alors à trois, dont un autre assassin, il était certain que la garnison n’avait aucune chance. Ainsi, contrairement à ce qu’il avançait, elle avait totalement réfléchi à son geste. Comme elle entrait dans un genre de transe à l’issu du combat à venir, elle ne prit pas la peine de répondre à celui qui paniquait derrière elle. Appréhendait-il un combat à ce point? La mort d’un camarade attira tout de suite le reste de la garnison. Dégainant presque tous en même temps, les gardes s’avancèrent vers le trio non-volontairement composé. L’un deux, celui qui semblait être le chef, s’avança et la regarda droit dans les yeux. Ce dernier l’avisa qu’elle était en état d’arrestation, mais elle n’écoutait même plus. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer de combien de façons différentes elle pouvait enlever la vie de l’homme.

La femme assassin se rendit alors compte que le chef de la garde n’avait pas terminé sa phrase. Un de ses soldats l’avait interrompu avec des propos fort intéressants. Ainsi, la garde accusait « William », apparemment mieux connu sous le nom de Zackeriel, pour le meurtre du soldat. Cela s’avéra être une information intéressante qu’elle pourrait réutiliser plus tard. Sibylle connaissait les Larmes Pourpres de réputation et le nom de Zackeriel lui était familier. Elle ne l’avait jamais rencontré, mais les gens aimaient bien parler. Après l’accusation, les gardes se déployèrent, manifestement prêts à arrêter, ou même tuer les responsables du double-meurtre. La jeune femme sourit en voyant le regard meurtrier que lui lançait le vagabond. Et puis quoi? Qui n’aimait pas une bonne bagarre, ou même une série de meurtres? Zackeriel dégaina son épée, alors que « James » décrochait son arc de sur son épaule pour y encocher deux flèches. Sibylle, quant à elle, dégaina les deux dagues qui reposaient respectivement dans leur étui sous un pan de sa robe à sa taille. Le combat corps à corps était ce qu’elle désirait. Elle était souvent reconnue pour laisser une longue file de cadavres ayant tous la gorge tranchée derrière elle.

La garde était composée de douze hommes, ce qui leur faisait quatre assaillants/victimes (dans son cas) chacun. Évidemment, les hommes s’étaient le plus avancés vers « James » et Zackeriel. Après tout, ils étaient, selon la garde, les plus menaçants. Que pouvait faire une dame, noblement vêtue de surcroît,  contre eux. Il était manifeste dans leur esprit que c’était Zackeriel qui avait commis les deux meurtres et non elle. Après tout, elle n’était qu’une femme. Elle n’était bonne que pour donner son corps et s’occuper du foyer. Sibylle soupira en roulant des yeux. Ces hommes, ce qu’ils pouvaient faire preuve d’un sexisme exaspérant qui allait les mener tout droit à leur perte.
Alors que les gardes dirigeaient tous leur regard sur « James » et sur Zakeriel, elle en profita pour se glisser derrière eux. Elle décida de s’attaquer au garde qui lui semblait le plus nerveux. Se faufilant derrière celui-ci, elle rengaina doucement la lame qu’elle tenait de sa main gauche afin de se servir de cette dernière pour empoigner le bras gauche de garde et le ramener derrière son dos. Simultanément, elle avait appuyé la dague qu’elle tenait dans sa main droite sur la gorge nue de l’homme. L’assassin appuya alors son menton sur l’épaule gauche de sa victime – il n’était pas très grand – et chuchota à son oreille. « Cela ne vaut pas la peine que vous vous débattiez. Je peux déjà sentir votre mort jusque dans mes veines. » Après ces douces paroles, elle tira d’un coup sec sa dague, trancha ainsi la gorge du pauvre homme qui s’écroula aussitôt par terre, se vidant de son sang. La jeune femme prit quelques secondes pour essuyer sa lame contre la tunique de sa victime puis dégaina le couteau qu’elle avait rangé quelques instants plus tôt. Les autres gardes avaient alors remarqué que la dame n’était pas inoffensive comme ils avaient osé le croire auparavant. Trois d’entre eux s’approchèrent d’elle, la reluquant d’un regard à-moitié dégoûté et à moitié désireux. Sibylle para l’attaque de premier à l’aide de sa dague droite, puis de la gauche lui trancha la gorge sans aucun remord. Nombre de ces gardes ne savaient manier l’épée ou les couteaux que d’une seule main et c’était leur plus grande lacune. Tournoyant sur elle-même, elle planta la dague droite dans le coup du second assaillant pour ensuite lancer celle qu’elle tenait dans la main gauche dans la tête d’un garde qui venait plus loin. L’assassin s’accroupit alors et dégaina la lame qui reposait dans sa botte gauche. Elle détestait avoir les mains vides en combattant.

La jeune femme se retourna soudain, croyant être assaillie par derrière et attaqua. Son coup fut paré par « James » qu’elle avait confondu avec un ennemi. Ne s’excusant nullement de l’avoir pris pour un vilain – enfin vilain était une question de point de vue – elle haussa les sourit en se mordillant la lèvre inférieure et se retourna vers la deuxième vague de soldats qui commençait à arriver. « James » décocha alors deux flèches qui eurent comme effet de provoquer d’étranges brûlures qui donnaient aux gardes une peau boursoufflée. Tous hurlaient et Sibylle ne put s’empêcher de sourire. Toute cette douleur lui procurait tellement de bien. Cela n’apaisa cependant pas son envie de tuer, l’agrandissant au contraire. Les hommes frappés par les flèches du mercenaire étant trop occupés à essayer de se défaire du poison pour attaquer, l’assassin dirigea son attention sur ceux qui n’avaient pas été touchés par le bombardement. S’approchant d’un groupe avec un sourire charmeur, elle lança ses deux dagues en direction de deux hommes. Ces dernières se logèrent directement dans les têtes des victimes choisies. Un troisième homme s’approcha d’elle avant qu’elle n’ait le temps de dégainer ses autres armes. Sibylle évita habilement son coup d’épée, tout en agrippant le bracelet d’or qui ornait son poignet droit. Il s’agissait en fait d’un fil d’or adroitement replié pour en faire un bijou. Il s’agissait en fait d’un outil servait à étrangler l’ennemi.
Tout en déroulant sa nouvelle arme, elle valsa avec le garde qui n’était pas en mesure de l’atteindre avec son épée. Elle était peut-être lourdement vêtue, mais elle se mouvait très rapidement. Agile, la meurtrière réussit à se glisser derrière l’homme dont l’armure l’empêchait de bouger promptement. D’un seul mouvement, elle passa le fil d’or par-dessus la tête du garde et tira les deux extrémités vers elle. Sa poigne était si forte que cela ne prit qu’une trentaine de secondes avant que l’homme rende l’âme. Contente de son crime, elle replaça le fil d’or autour de son poignet droit et dégaina une lame qui logeait dans sa botte droite et une plus petite dissimulée dans sa manche gauche. Un homme apparut dans sa mire, mais avant qu’elle puisse l’attaquer, une flèche se retrouva logée dans le bras de l’homme et « James » l’intima de ne pas lui toucher. Très au fait de sa réputation, Sibylle obéit. Il avait dû être touché par un quelconque poison.

Il ne restait que trois hommes debout. Un pour chaque membre du trio, comme la vie était bien faite. La tueuse s’approcha de celui qui était le plus proche d’elle. Il s’agissait d’un homme assez agile, qui lui donna du fil à retordre. Après plusieurs minutes à parer les attaques qu’offrait l’un à l’autre, Sibylle repéra une faille dans la garde du soldat et elle y plongea sans hésiter. Elle fut ainsi en mesure de lui briser le poignet qui tenait son épée et, en tenant ses deux dagues comme des ciseaux, elle lui coupa la tête, se retirant assez rapidement pour ne pas être aspergée de sang. Lorsqu’elle se retourna vers ses deux « associés » elle vit qu’ils avaient réussi à venir à bout de leurs victimes, même s’ils avaient plutôt optés pour les mettre hors combat, plutôt que de mettre fin à leur vie. Rassasiée par tous les meurtres qu’elle venait de commettre, elle adressa un sourire aux deux hommes. « Et bien, il semblerait que je ne sois pas la seule ayant un passé obscur, n’est-ce pas Zackeriel? » Elle fit ensuite un clin d’œil en direction de « James,  lui signifiant qu’elle avait apprécié sa manière de combattre, même si donner la mort ne faisait pas partie de sa méthode.


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Zackeriel
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Mar 22 Mar - 12:44

Bien campé sur ses pieds, Zackeriel balaya l’endroit du regard à la recherche du prochain adversaire. Du coin de l’œil, il nota la façon dont « James » envoyait valser ses adversaires dans l’eau au lieu de les tuer. Non pas que l’ex-contrebandier était particulièrement sensible à la cause du soldat moyen de la garde de Shola, mais il n’aimait pas particulièrement arracher inutilement la vie à autrui. Ainsi, la façon de fonctionner de son « camarade » lui convenait davantage que le bonheur sadique que semblait soutirer Sibylle en pratiquant son art sanglant. Le semi-elfe aux cheveux cuivrés glissa une main furtive sous sa cape et sortit une fiole surmontée d’un bouchon de liège. Il retira ce dernier avec ses dents, essuya la dague de Zacky sur le tissu qui en dépassait, puis referma le tout. Enjambant le corps qui s’étalait devant lui, « James » évita un assaut qui lui était destiné et fit une légère entaille sur le bras de son adversaire, juste sous le coude. Évidemment, le jeune homme blond n’avait pas raté le clin d’œil que son compagnon lui avait jeté et attrapa agilement la dague qui lui avait été lancée. Les secondes passèrent à une vitesse folle et la victime de l’apothicaire se mit à faiblir. Tiens tiens… voilà qui était intéressant.

Des bruits de pas retentirent derrière le fils du Duc de Shola. Pivotant sur lui-même, il para l’attaque avec son épée et se contenta de piquer l’homme dans les cotes avant de lui faire un solide croc-en-jambe. Dans un bond, il enjamba le corps déjà ramollissant de son adversaire, puis accéléra la cadence. Une fois à la hauteur sa prochaine cible, Zack se laissa tomber sur le côté et glissa entre les jambes du bougre qui avait osé s’en prendre à lui. Se faisant, il leva sa lame et entailla la cuisse du guerrier avant de se relever dans un bond. Il pivota à nouveau sur lui-même quand un clic sonore retentit. Il connaissait bien ce son; ce n’était pas la première fois qu’il l’entendait. Un bruit de verre éclaté s’en suivi et fut ponctué de hurlements de douleur de plusieurs hommes. Visiblement, l’apothicaire avait encore utilisé ses redoutables flèches toxiques. Levant le regard, le sous-chef des Lames Pourpres vit avec une certaine horreur bon nombres de cloques apparaître sur les visages et les mains des soldats atteints. Mais où allait-il pêcher ces concoctions?

Notant un mouvement sur sa gauche, le jeune homme remarqua que « James » s’éloignait dans une direction opposée à la sienne. Mais où allait-il? Il était hors de question qu’il le laisse filer sans rien dire puisque Zack n’avait pas pu mettre la main sur la potion qu’il convoitait tant! Donc sans attendre, il emboîta le pas de son compagnon et remarqua la venue de nouveaux soldats. Non mais ça ne se finirait jamais?! « Günter » s’occupa de trois soldats alors que trois autres se dirigeaient vers Zackeriel. Effectuant un bond vers l’arrière, il évita le premier assaut, puis para un coup de pied avant son avant-bras droit. Il tassa ensuite sa jambe droite pour éviter un coup d’épée bien placée puis enfonça sa dague empoisonnée dans le bras de l’un des trois guerriers. Sans plus de cérémonie, le brigand rompit le genou du contaminé par un coup de talon bien placé et attrapa le bras armé du deuxième soldat royal afin de dévier l’attaque dans le vide. Il flanqua un coup de genou sur la main de ce dernier afin de lui faire lâcher son arme, puis se contenta de lui faire une maigre entaille au cou. Un sourire amusé trônait maintenant sur ses lèvres alors que le soldat lui jetait un regard incrédule avant de se sentir faiblir. Oooooh il adoooorait son arme empoisonnée! C’était si amusant à manier! Mais il se doutait bien que la quantité de poison était limitée et ne serait surement plus assez puissante pour infliger les effets secondaires escomptés encore bien longtemps. Néanmoins, il profita de ses derniers instants d’euphorie en enfonçant sa lame dans la main du dernier militaire qui avait malencontreusement croisé sa route. Faisant maintenant face à ses deux compagnons, Zack nota la façon dont « James » informa Sibylle de garder ses distances avec un homme atteint par le poison. Ils étaient donc contaminés à ce point? C’était bon à savoir. L’apothicaire revint aux pas de course vers lui alors que la Rose Noire, elle enroulait avec la fluidité d’un félin une cordelette dorée autour du cou de l’un de ses adversaires, lui retirant ainsi la vie avec une facilité effarante. Cette femme était comme une panthère : puissante, agile, rapide et sans pitié. Ça donnait presque froid dans le dos… Tournant de nouveau sa tête vers la voie qui s’étalait devant eux, Zack repéra trois nouveaux individus qui s’approchaient d’eux avec la ferme intention de croiser le fer. Merde, ça ne finissait donc jamais?

Se détachant donc de son petit groupe, Zack chargea le connard qui osait le provoquer. Le soldat dégaina une arbalète en sa direction et un déclic sonore survint. La vitesse à laquelle fusait le projectile était surprenante! Le brigand eu tout juste le temps de l’éviter non sans en subir une entaille à la joue. Il n’en fit pas de cas et lança sa dague empoisonnée sur son ennemi. Cette dernière alla se ficher dans l’épaule du soldat qui hurla de douleur. Il profita de cette distraction pour se rapprocher et arracher l’arbalète des mains tremblantes de douleur de son adversaire. Il lança celle-ci au loin, puis retira sa lame sans ménagement. Tiens? L’homme ne faiblissait pas… les effets s’étaient donc dissipés. Dommage. Il frappa donc le soldat en pleine poire avec le pommeau de sa lame puis se retourna vers les deux assassins qui s’étaient également débarrassés de leurs adversaires respectifs. Zack baissa ensuite les yeux et remarqua que le corps décapité de l’homme qui jonchait le sol dans une mare de sang, et ce, juste aux pieds de Sibylle. Une expression de dégoût trôna sur son visage sans même qu’il ne tente de la cacher. Cette fille était complètement cinglée.

- La ferme… se contenta-t’il de maugréer en direction de la Rose Noire alors que ses propos le fit tiquer. Merci au capitaine de la garnison d’avoir littéralement détruit sa couverture! Je suggère que nous quittions les lieux avant que d’autres soldats ne rappliquent. Parce que vous pouvez être surs qu’ils n’en resteront pas là.

Regardant les quais, le sous-chef des Lames Pourpres remarqua que la marée était si basse qu’on voyait bien la grève. Au loin de cette dernière se trouvait d’immenses rochers, ce qui serait idéal pour se camoufler à la vue des gens importuns et ils pourraient ainsi terminer leur transaction tranquillement. Il fit signe aux deux jeunes gens de le suivre (en fait, il savait que Sibylle s’inviterait de toute façon) puis trotta aux limites des quais non sans passer près de glisser sur une flaque de sang. Sans attendre, il se faufila sous la rambarde de bois et se jeta sur la grève. La noirceur les camouflerait et puisque sol était jonché de pierres, il était peu probable que leurs pas ne laissent de traces évidentes. C’était de loin la cachette la plus sûre pour le moment : les gardes ratissaient toujours les cités lorsque venait le temps de retrouver des fugitifs et dans le cas actuel, les hommes de loi devaient connaître Ookabi du bout de leurs doigts puisque l’endroit semblait réputé pour ses crimes diverses. Une fois à la hauteur des énormes rochers, Zack grimpa, enjamba et se faufila parmi les pierres acérées. Il se glissa finalement sur une paroi escarpée et posa les pieds de nouveau sur la plage recouvertes de cailloux. D’où il était, il pouvait clairement voir les quais. Toutefois, le contraire aurait été très improbable vue la noirceur de la nuit. Le jeune homme étira le cou et jeta un coup d’œil par-dessus la paroi naturelle de pierre et remarqua que d’autres garnisons foulaient maintenant l’endroit du massacre. Ces derniers se séparèrent ensuite vers les rues dans le but évident de ratisser la cité, cherchant visiblement les auteurs de cette scène crapuleuse.

Le semi-elfe se retourna ensuite et revint à couvert derrière les rochers non sans fusiller la Rose Noire du regard. Tout ça, c’était de sa faute à elle. Si elle n’avait pas tué ce soldat, ils n’auraient pas été dans cette situation merdique! D’un air ronchonneur, le jumeau des Lames Pourpres s’approcha de la mer qui s’étalait devant eu et sorti ses armes tachées de sang. Il nettoya les lames dans l’eau saline, puis prit un tissu sortant de son sac pour essuyer le tout. Il prit bien soin d’éviter de toucher directement sa dague jadis empoisonnée; il ne désirait pas risquer d’en sentir les effets si la moindre goutte de poison s’y trouvait toujours. Une fois sa besogne terminée, il revint vers ses compagnons du moment.

- On devrait voir la paix pour quelques heures, du moins jusqu’à ce que la marée monte, déclara-t’il tout bonnement. Tout ça aurait pu facilement être évité, mais visiblement, ce n’est pas tout le monde qui se soucie de ces détails. N’est-ce pas très chère?

Puis il ramena son attention vers l’apothicaire.

- Puis-je avoir ma potion maintenant? Il tendit la main en direction de « Günter », espérant que ce dernier tiendrait parole. Je vous assure que vous ne m’aurez plus dans les pattes une fois la transaction terminée. Je vais simplement prendre mon dû, puis disparaître sans laisser de traces. Ce qui laissera le loisir à la Rose Noire de vous engager pour quelconque travail qu’elle avait en tête ou je ne sais quoi. Pas que je m’en soucie réellement en fait.

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Fraghstoam
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Mar 29 Mar - 16:13

Au loin, Fraghstoam vit un soldat tirer sur Zackeriel avec une arbalète. L'imbécile chargeait comme un taureau. Le trait passa près de lui pénétrer le crâne avant que l'homme saute sur son assaillant. De son côté, l'assassin entreprit de sauter sur l'homme qui dégainait à côté et l'empêcha de s'en prendre au blondinet. D'un bond, il lui fit une clé de gorge et le fit basculer vers l'arrière. Le soldat se retourna pour l'attraper mais Fragh lâcha prise et recula d'un pas pour lui faire face, son seul couteau en main. Son opposant lui souriait, sûr d'avoir le dessus. Masqué, il ne pouvait voir l'air qu'affichait l'assapothicaire, si ce n'est son regard sérieux, mais il n'était nullement inquiet.

Il faut dire qu'un soldat en armure, armé d'une épée bien affûtée, face à un homme en cape, avec une besace, un carquois et un arc sur le dos, masqué, un petit couteau à la main... Ahah. Mais c'était l'Ombre, le Maître des potions, l'Empoisonneur masqué... et plus encore. Ce fut donc d'une simple pirouette, rapide, qu'il se pencha tout simplement et qu'il lui entailla un replis d'armure près de la hanche. Il fit une courte pause en demeurant au sol dans la pose. L'homme devint rapidement paralysé. Pivotant à nouveau, l'apothicaire fit de même sous le replis de l'épaule du côté opposé, avant même que l'homme puisse même comprendre ce qui se passait avec son corps, il ne pouvait plus réellement remué. D'un coup de pied au torse, Fragh l'envoya s'échouer au sol. À côté, Sibylle avait tranché la tête de son assaillant au même moment. Il grimaça et faisant un pas de côté pour s'éviter la pluie rougeâtre.

Elle passa un commentaire cynique à Zackeriel puis lui fit un clin d'oeil. Il haussa un sourcil. Pourquoi lui faisait-elle un clin d'oeil? Il n'allait certainement pas l'encourager pour essayer de coincer l'ancien mercenaire. Il connaissait cette identité. Il n'en fit pas de cas, ce n'était pas le moment. Il hocha la tête de façon affirmative à la suggestion du concerné. Il ne fallait pas traîné ici. Mais où aller? Alors que son regard parcourait l'horizon, Zack leur fit signe de suivre et sans demander, il suivit. Il avait encore la potion, et la bourse. Il n'y avait pas moyen que celui-ci le dupe, alors il lui faisait pleinement confiance sur ce coup. Par contre, il garde un oeil sur la femme, s'assurant d'avoir les arrières en sécurité. Légèrement courbé, il suivit donc sans problème, se fondant plus facilement que les autres dans la noirceur de cette nuit sans lune.

Sautant en bas du quais en atteignant les limites de celui-ci, ils foulèrent la grève en tenta de ne pas trop faire crisser les pierres. Heureusement, les bruits de la mer et le remous des vagues avec le remue-ménage de la petite cité couvraient celui de leur pas. Soudain, Fragh comprit où il voulait en venir. Devant eux, la marée basse laissait percevoir un creux dans les rochers, une sorte de crique dégagée mais difficile à percevoir. C'était bien jouer. Régulièrement, l'assassin jetait des regards par-dessus son épaule, pour s'assurer que Sibylle ne sorte pas une arme ou quelque chose. Son instinct était plutôt bon, mais il voulait tout de même s'en assurer de ses propres yeux. Pour une raison quelconque, il avait sentit qu'il ne pouvait pas la laisser derrière Zackeriel. La proximité entre ces deux là lui semblaient proscrite. Instinctif, ça aussi.

Ils commencèrent une escalade plus ou moins aventureuse, Fraghstoam avait vu pire comme difficulté. Ce fut donc avec une aisance toute féline qu'il suivit son compagnon du moment à travers les rochers acérés. Puis, il y eut une paroi escarpée et ils accédèrent finalement à la petite crique qu'ils avaient vaguement aperçu au loin. Il jeta un regard aux quais mais, n'ayant pas vraiment fait de place à la Rose Noire pour qu'elle pose son pied à terre, il se retrouva nez à nez avec elle en se retournant. Il fit rapidement un pas pour s'écarter, la proximité l'ayant légèrement mis mal à l'aise. Leur regard s'était rapidement croisé et, malgré lui, même s'il avait su demeuré impassible, elle avait fait faire un petit bond à sa poitrine. C'était parce qu'il ne s'attendait pas à la voir si près. Évidemment.

Tournant son regard vers son compagnon de race, il l'observa nettoyer ses armes, s'abstenant de nettoyer son couteau encore couvert de poison. La pêche ne serait pas bonne. S'adossant à un rocher en croisant les bras sur sa poitrine, il demeura pensif. Ils allaient devoir rester ici un bon moment, tous les trois ensemble. Ça promettait d'être plaisant. Du coin de l'oeil, il jeta un regard à l'assassine qui semblait pleine de hargne -partagée- pour Zack. Celui-ci revient vers eux. « On devrait voir la paix pour quelques heures, du moins jusqu’à ce que la marée monte. Tout ça aurait pu facilement être évité, mais visiblement, ce n’est pas tout le monde qui se soucie de ces détails. N’est-ce pas très chère? » Fragh soupira et secoua la tête. En effet, si elle ne les avait pas rejoint, ça aurait pu se passer différemment. Mais qui sait si Zack n'aurait pas été reconnu. Au fond, l'assapothicaire avait sous-estimé la réputation de l'homme.

« Puis-je avoir ma potion maintenant? » Il plongea son regard dans celui ambré de l'ex-mercenaire. En fait, il ne pourrait pas vraiment partir une fois la potion en main puisque pour l'instant, tout le monde allait devoir rester ici. De toute façon, avec les effets secondaires, il serait mieux que Zackeriel ne parte pas n'importe où tout de suite et boive la potion n'importe où. « En fait, puisque nous sommes apparemment ici pour un moment encore, il serait plus judicieux que vous preniez la potion ici-même, et je pourrai traiter les effets secondaires directement, si besoin est... » Il jeta un regard à Sibylle. Sa présence compliquait légèrement la transaction.

Le lien de confiance était un peu faible avec elle dans les parages, mais il espérant que Zack se fierait sur le fait qu'il n'irait pas tuer celui auquel il venait de vendre une potion. « Puisque vous êtes maintenant impliquée, il nous faudra tous attendre ici un moment, pouvez-vous... » Ok... ça lui semblait totalement ridicule, mais il avait le sentiment de devoir sécurisé son client. Il soupira. Il décroisa ses bras et, tenant toujours son coude gauche de sa main droite, il porta sa main gauche à sa tempe. En fait non. Il ne pouvait pas demander quoique ce soit à la Rose Noire. Elle n'avait pas rapport ici, là-dedans, il ne comprenait même pas ce qui l'avait amener là. Pourquoi avait-elle pris contact avec lui? « Laissez tomber, en fait. »

Fragh porta la main au sac de sa ceinture et en retira la fiole de bonne grosseur. Le Meteoric Veritate luisait légèrement sous la faible clarté semi-absente de la nuit pâle. Gris et vaseux, c'était peu invitant. Zackeriel ne pourrait pas s'en tirer à moins de trois gorgées, en bon buveur qu'il était. Il s'avança vers lui et lui tendit le précieux contenant. « Au bout de quinze minutes vous serez étourdi, vous vous évanouirez probablement ou vous sentirez seulement faiblir. Idéalement, buvez-la assis ou couché. Cette potion devrait ravivez vos... » Il hésita pour ne pas non plus trop en dire, vu la présence de l'intruse. « ...devrait faire l'effet escompter, mais je ne garantis pas la totalité. » Il se racla la gorge puis soupira. « Il pourrait y avoir des nausées, des céphalées et ce genre de trucs typiques de gens qui reçoivent un gros coup sur la tête, c'est environ le même effet. » Il haussa les épaules et sourit sous son masque, amusé, se disant que Zack avait sûrement eut son lot de coup par la tête.

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Sibylle
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Lun 25 Avr - 22:06

Sibylle garda le silence lorsque Zackeriel lui intima de se la fermer. Cela ne faisait pas partie de ses habitudes d’obtempérer à un ordre aussi dénué de politesse, mais elle réglerait cela plus tard. Il suggéra ensuite qu’ils trouvent un endroit plus éloigné afin de ne pas avoir à combattre d’autres soldats. Quoi? Il en avait déjà marre? L’assassin, quant à elle, venait à peine de se réchauffer. Elle remarqua cependant qu’elle semblait être la seule à vouloir continuer la partie. Cachant ses envies derrière la raison, elle rengaina ses armes et se mit à la recherche des autres, qui étaient fichées dans le corps sans vie de certains assaillants. Elle les nettoierait plus tard, Zackeriel paraissait bien pressé. L’assassin regrettait de devoir partir ainsi puisque ses envies n’étaient pas complètement comblées. Elle se sentait comme si elle n’avait pas assez mangé lors d’un repas alors qu’elle était affamée. Parfois, elle maudissait cette soif de sang en elle, insatiable lorsqu’elle commençait. La jeune femme devait faire appel à toute sa concentration et sa maîtrise de soi pour se contrôler. Lorsque son défunt maître avait instauré cette soif en elle, elle avait été incontrôlable au début. Elle tuait tous les gens qu’elle rencontrait, peu importe s’ils étaient femme, enfant ou homme. Elle ne s’en rendait même pas compte en fait. Son jugement était brouillé par le désir de voir leur sang couler. Puis, avec beaucoup de temps, elle avait appris à contrôler cette soif, à la réserver seulement pour ses cibles. Toutefois, cela ne voulait pas dire qu’elle ne cherchait pas inutilement la bagarre et lorsqu’elle réussissait à la trouver, elle s’abandonnait souvent à ses pulsions. Mais maintenant, elle savait s’arrêter, même si c’était toujours assez difficile. Extirpant cette pensée de son esprit, la Rose noire rengaina finalement sa dernière dague et se retourna vers ses deux « compagnons » d’armes. Et puis quoi maintenant? Elle n’avait aucun problème à se forcer un passage parmi la prochaine garnison qui arrivait, mais le désormais repentant Zackeriel ne semblait pas partager son avis. Il ne restait qu’un seul moyen pour quitter les lieux sans être vus – elle savait que « James » pouvait partir sans être aperçu, tout comme elle – mais elle doutait des capacités en matière de subtilité du vagabond.

Prenant les devants, Zackeriel leur fit signe de le suivre. Rabattant son capuchon sur sa chevelure blonde bouclée, elle passa gracieusement sur la rambarde de bois et se laissa glisser jusqu’à ce que ses pieds touchent le gravier. Sibylle épousseta quelque peu sa robe avant de suivre les deux hommes. Elle marchait rapidement, en suivant les enjambées de ses compagnons. Puis ils arrivèrent aux rochers. Bien sûr l’escalade comptait parmi les compétences de l’assassin, mais elle détestait l’exercice. Suivant les pas de l’apothicaire, elle agrippa la pierre froide. Cela était plus ardu pour la jeune femme, puisqu’elle était encombrée par sa robe. Au bout de plusieurs efforts, elle réussit finalement à atteindre la destination finale. Lorsqu’elle put se hisser, elle arriva face à « James » qui avait omis de lui laisser de la place. Leurs regards se croisèrent et la Rose noire en profita pour plonger le sien dans celui de l’homme qui lui faisait face. Elle adorait établir ce genre de contact, qui lui permettait, quelque fois de sonder l’âme profonde des gens. Toutefois, comme elle s’y attendait, son « collègue de travail » ne laissait rien transparaître. Aucune faiblesse, aucune peur. Non sans nier le plaisir que cette proximité lui procurait, elle esquissa un petit sourire en coin, aguicheur. Elle adorait séduire les gens et l’apothicaire, qui semblait inatteignable représentait un défi de choix. Celui-ci s’écarta ensuite, par souci de galanterie? Sibylle put donc s’avancer un peu plus loin.

Zackeriel entreprit alors de nettoyer ses armes. L’assassin s’adossa contre la paroi rocheuse près de « James » en regardant le vagabond d’un regard dédaigneux. Puis, lorsque ce dernier eut terminé de nettoyer ses armes, il se retourna vers le couple – au sens où ils étaient deux l’un à côté de l’autre, il ne faut pas se méprendre – et leur adressa finalement la parole, leur indiquant qu’ils devraient être tranquilles pour quelques heures. Il prit cependant le soin d’ajouter une réplique hargneuse, visant directement Sibylle, ce à quoi elle ne put s’empêcher de répliquer. « Si vous ne voulez pas être interrompu dans l’avenir, je vous conseille de régler vos affaires dans un lieu dénué de population. » La Rose noire étant une femme très susceptible, la conversation n’allait pas s’arrêter là. Dégainant une dague rangée à l’étui de sa taille, elle s’approcha lentement de lui. « De plus, si vous avez un problème avec les assassins, je vous conseille d’éviter de les fréquenter. Et une dernière chose, vous me manquez une autre fois de respect et cette dague se retrouve entre vos deux yeux. Ainsi, vous n’aurez plus besoin de cette potion que vous désirez tant. »

Puis, ce dernier se retourna vers « James » et lui réclama sa potion, en mentionnant quelque peu après qu’ils les laisseraient tranquilles pour le travail que Sibylle avait à confier à l’apothicaire. Oh bien sûr qu’elle n’avait rien à lui confier, elle l’avait réellement suivi par curiosité et par plaisir, non pas parce qu’elle avait un quelconque contrat à lui déléguer. L’assassin était parfaitement capable de se débrouiller toute seule. Préférant ne rien répondre, elle se contenta d’écouter la réponse que lui fit l’Ombre. Oh ainsi, elle aurait le plaisir de voir Zackeriel en proie à des effets secondaires. Cela s’annonçait être un divertissement intéressant. Puis, le Maître des potions la regarda et s’adressa à elle, dans une question assez floue qui finit par ne jamais être énoncée complètement. « Ne vous inquiétez pas. Je ne vous dérangerai pas et vous laisserai faire votre travail. » Elle se retourna vers le vagabond. « Je ne vous assassinerai pas dans un moment de faiblesse. Peut-être mettez-vous en doute mes méthodes, mais j’ai tout de même un certain honneur. » La jeune femme se dirigea alors vers le bord de l’eau, dans le but elle aussi de nettoyer ses armes. Le sang avait commencé à sécher, cela allait s’avérer un peu plus long.

D’une oreille, Sibylle écouta attentivement les effets secondaires que Zackeriel pourrait contracter. Retirant un bout de tissu d’une des poches de sa cape, elle entreprit de frotter le sang sur ses armes. Alors donc il y avait des chances que le vagabond s’évanouisse. Il faudrait meubler le silence. Elle remarqua aussi les précautions que prenaient « James » pour ne pas mentionner le but de cette potion. À vrai dire, elle s’en fichait. Tout en portant – en apparence – son attention sur ses armes, elle vit le sous-chef des Larmes Pourpres avaler le liquide qui semblait avoir un goût infect. L’assassin sourit sur sa capuche en le voyant grimacer. Au bout des quinze minutes annoncées, elle vit qu’il commençait à perdre quelque peu ses repères. Allait-il perdre connaissance? Rengainant ses armes désormais propres, elle sortit de ses poches une allumette qu’elle gratta et flamba le bout de tissu qu’elle jeta à la mer. La Rose Noire s’approcha de l’Ombre et s’assied, dos au mur. « Pendant qu’il n’est pas totalement conscient et qu’il n’entendra sans doute pas mes mots, je voulais simplement clarifier que je n’attends rien de vous. Je vous ai suivi par curiosité et peut-être aussi pour le plaisir de vous voir à l’œuvre. Et puis, je ne peux cacher la certaine fascination que vous procurez. » Elle désigna Zackeriel du menton. « Vous avez besoin de quelque chose en particulier pour vous occuper de lui? »

Sibylle se doutait bien que « James » avait tout ce qu’il faut pour venir en aide au vagabond. Cependant cette inaction dans cette crique pesait. Il n’était pas dans ses habitudes de fuir le danger, elle préférait l’affronter de face. Lorsqu’elle avait tué le premier garde, elle avait pensé qu’ils en finiraient avec le reste de la garnison et que leurs chemins allaient se séparer ensuite. Toutefois, le concours de circonstances avait fait qu’elle avait du suivre les hommes, et surtout que l’impolitesse de Zackeriel l’avait grandement offensé, elle ne voulait pas en rester là sans avoir mis les choses au point avec lui. La Rose noire n’était pas n’importe quelle femme qu’on traitait avec peu de respect. Mais, même si elle refusait de l’avouer, cette inaction n’était pas totalement déplaisante. En effet, contre toute attente, l’Ombre procurait en elle quelques frissons ainsi qu’une augmentation de son rythme cardiaque, symptômes qui n’étaient pas tout à fait désagréables. Elle reconnaissait là les signes d’un désir naissant, mais cela était assez inexplicable, puisque le Maître des potins n’était pas du tout le genre d’homme qu’elle avait l’habitude de fréquenter.

Zackeriel émergea quelques instants après. « Et bien, il est vivant. Décidemment, ce que l’on dit sur vous est vrai. Vous savez ce que vous faites. La question est cependant la suivante : la potion a-t-elle eu l’effet escompté? »

H-J: Zack, j'ai pas spécifié si tu avais perdu connaissance ou si tu étais juste pas mal faible, donc tu y vas comme tu le sens! De plus, même si Sisi t'aimes pas, je veux que tu saches que la joueuse t'aime beaucoup aha! Fragh, j'espère que tout est correct, je commence à mettre certains trucs en place!
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Mer 27 Avr - 12:00

Son regard couleur bronze était planté dans celui de la Rose Noire. Cette dernière avait répondu à sa critique d’un ton assez acerbe. Et maintenant, elle osait le menacer avec une dague et un air joliment meurtrier au visage. Quoi? Elle pensait SÉRIEUSEMENT qu’il était le type d’hommes à succomber sous l’intimidation? Si elle avait la moindre idée de qui il était, elle savait surement qu’il était le sous-chef des Lames Pourpres (du moins, selon les ragots). Et donc, il était peu probable que ce genre de cure-dent qu’elle maniait puisse avoir le moindre effet intimidant sur sa personne. Non pas qu’il sous-estimait ses talents de guerrière; il l’avait vu à l’œuvre et donc avait une bonne idée de ce dont elle était capable. Mais Zack pouvait être d’une arrogance sans limite lorsqu’il s’y mettait… Ainsi, il se contenta d’hausser un sourcil et arbora son plus beau doigt d’honneur en direction de l’assassin. Sa dague, elle pouvait se la mettre là où il pensait!

Ramenant son attention sur Günter, le vagabond décida d’ignorer Sibylle à partir de ce moment. Alors, ça venait cette potion? Il n’avait pas que ça à faire et le paiement avait déjà été effectué. Bien sûr, le semi-elfe ne manqua pas de remarquer le regard que son compatriote lança à l’intruse et comprit – non sans une certaine satisfaction – que sa présence l’importunait également. Il fallait dire que l’ambiance était plutôt tendue et était probablement désagréable pour l’apothicaire. Ce dernier tenta de demander quelque chose à la jeune femme, mais se ravisa à la dernière minute. Que voulait-il dire?

« Pouvez-vous… »
… Foutre le camp?
… Vous jeter dans la mer?
… Disparaître, ce qui rendrait un immense service à l’humanité?

Zack tentait de finaliser la phrase dans sa tête. Bon d’accord, il exagérait un peu quand même, mais la fatigue y était pour beaucoup, vu l’heure nocturne avancée. Sibylle, pour sa part, semblait comprendre l’entièreté de la question à semi-formulée et déclara qu’il pouvait accomplir son travail en toute sécurité. Elle ajouta à l’intention du sous-chef des Lames Pourpres qu’elle ne tenterait rien contre lui pendant son moment de faiblesse avant de s’éloigner vers l’eau de la mer. Trop généreux de sa part… « James » semblait embarrassé de la situation, mais vue l’insistance du jumeau de Shola, il s’exécuta. Ainsi, il porta une main à sa ceinture et sortit une fiole de bonne taille remplie d’un liquide vaseux, gris et peu ragoûtant. Zack se saisit du précieux liquide et jeta un regard franchement incertain à son compagnon. « C’est pas une mauvaise blague que vous me faites là, pas vrai? ». L’assapothicaire ignora sa question et lui fit part de la posologie et des possibles effets secondaires. Pour toute réponse, le vagabond hocha de la tête et retira le bouchon de liège. Une odeur immonde se dégagea la fiole et le fit grimacer.

- Vous n’êtes pas sérieux… Je dois vraiment me coltiner cette immondice?! demanda-t’il à Günter avec un regard incrédule au visage.

Au loin, Sibylle nettoyait ses armes, mais le jeune homme n’était pas dupe : il savait bien qu’elle se délectait du moment présent. Sous l’insistance de l’apothicaire, le jumeau d’Uriel de Shola ramena son attention vers la fiole. Il prit de grandes bouffées d’air, comme pour se donner une forme de contenance, puis porta le goulot à ses lèvres. Il allait faire vite pour tout avaler, histoire d’éviter de recracher le tout. Ainsi, comme l’avait probablement calculé Günter, le semi-elfe blond ingurgita la concoction en trois grandes rasades. Bon sang, le goût était INFECT! Portant une main à sa bouche, Zack se retourna pour être dos à ses compatriotes et combattit un haut le cœur évident. Il avait passé à deux doigts de tout vomir, mais s’efforça de faire descendre le tout en appuyant son bras la paroi rocailleuse du rocher le plus près. Il avait l’impression d’avoir avalé le contenu d’un marais bouillonnant au grand soleil! Son teint devait être blême, vu les regards amusés qu’on lui lançait.

- Je vous jure, si c’est une mauvaise plaisanterie, je vous le ferai payer, fit-il d’une voix rauque à l’intention de Günter, visiblement de mauvaise humeur.

Prenant de grandes inspirations, le guerrier tenta de contrôler son estomac qui menaçait de tout expulser à tout moment. Rapidement, les premiers effets se firent ressentir – probablement dû à la fatigue – et Zack dû s’asseoir, adossé à la même paroi rocheuse. Il ressentait une grande lassitude ponctuée d’étourdissements qui lui étaient familiers. Secouant la tête à plusieurs reprises, il tentait de reprendre ses esprits, bien malgré lui. Il leva ensuite un regard vague et vitreux vers Günter et espéra ne pas avoir été dupé. Un bruit strident (que visiblement seul lui pouvait entendre) monta à ses oreilles et lui flanqua un mal de crâne monumental. Par réflexe, il porta ses mains à sa tête et grimaça de douleur avant de finalement s’effondrer, complètement dans les vapes. Son inconscience était néanmoins agitée et sa respiration était très rapide et saccadée.

*************************************


- Comme ça, tu pensais réellement que j’allais te laisser partir, frérot? Tu OSES m’abandonner comme ça?! Moi, ton jumeau?! Nous sommes liés toi et moi!! Par le sang!! Tu ne peux pas abandonner ton propre sang, tu m’entends?!!

Uriel était rouge de colère. Mais d’où il était, Zack pouvait voir de la tristesse dans le regard de son jumeau aîné. Il le connaissait comme le fond de sa poche. Son frangin avait du mal par moment à contrôler ses émotions et sa colère, d’où son explosion actuelle. Toutefois, le cadet savait qu’une fois la poussière retombée, cette lueur de tristesse envahirait l’autre semi-elfe, bien qu’il était de loin trop orgueilleux pour le montrer. Chaque coup porté à son visage raisonnait dans son crâne comme une onde de choc insupportable. Non seulement Zackeriel n’avait aucune envie de se battre contre lui, mais son aîné était naturellement beaucoup trop fort physiquement pour lui. C’était la particularité du fils aîné du duc de Shola : posséder la force de 10 hommes. Il avait toujours été comme ça.

La douleur ressentie était telle, que le sous-chef des Lames Pourpres sentait les larmes couler sur ses joues meurtries. Plusieurs os de son corps étaient fêlés, sa peau était fendue par endroit et son œil droit gonflait sous les impacts répétés. Son don de guérison et de régénération fonctionnait à plein régime et avait du mal à fournir. À cette vitesse, il allait succomber à ses blessures!

- Uriel… arrête, souffla-t’il de sa voix enrouée par la souffrance. Ne fais pas ça… On peut tout arrêter… viens avec moi au manoir… maman nous y attend… Je l’ai déjà perdu elle… je ne peux pas te perdre toi…

Une nouveau coup le heurta en plein nez et le poussa à la renverse. Malgré les nombreuses étoiles qui dansaient dans sa tête, il sentit bien le fracassement de son crâne contre une pierre particulièrement acérée. Un liquide chaud coulait dans ses cheveux, sur sa nuque, sur sa tunique. Le cadet sentait son corps s’engourdir. Il n’avait plus le contrôle de rien. À travers ses larmes et sa douleur, il remarqua Uriel qui le regardait de haut. Dans ce regard identique au sien, il put lire un déchirement et une douleur palpable. Le regrettait-il déjà? Avec difficulté et sans trop savoir comment, le cadet leva une main tremblante vers son frère qui se détourna, ne pouvant visiblement supporter cette vision. Les lèvres de la personne que Zack aimait le plus au moins articulèrent des paroles qui lui étaient imperceptibles et, rapidement, les sbires qui avaient assistés à la scène se retournèrent vers lui, des sourires carnassiers déformant leur visage si familier. Le massacre se prolongea et le sous-chef de la bande, à bout de souffle, sombra dans une douce inconscience…


*************************************


Ses yeux s’ouvrirent, mais ne percevaient qu’un vague décor embrumé. Des larmes lui masquaient la vue, l’empêchant de bien identifier les gens qui l’entouraient. Sa tête, apposée sur le sable blanc, était lourde et douloureuse. Le bruit strident qui avait envahi son crâne s’estompait peu à peu et il put percevoir le bruit des vagues et les voix de ses compatriotes dont les mots lui étaient encore incompréhensibles. Son souffle s’était calmé. Portant ses mains au sol, il se redressa lentement grâce à ses bras encore tremblants. Si sa tête ne se souvenait pas de la totalité de son passé, son corps, lui, se rappelait du douloureux événement qui l’avait emmené à errer, la mémoire vide de toutes informations essentielles. Une nausée le prit d’assaut et, regagnant une vigueur soudaine, il s’éloigna rapidement de ses compagnons pour aller vomir plus loin. Des sueurs froides envahissaient son corps et il recula en titubant avant de s’affaler à nouveau au sol, en position assise cette fois. Les effets de la potion n’étaient visiblement pas totalement dissipés et il s’efforçait de les combattre pour retrouver pleine possession de ses moyens. Le regard vague, il fixa la mer sombre devant lui.

- C’est Uriel qui a tenté de me tuer, fit-il malgré sa bouche pâteuse. Je ne me rappelle pas de tout, mais ça, ça m’est venu à l’esprit avec autant de clarté que de l’eau de roche. Je l’ai supplié d’arrêter, de tout laisser tomber, de foutre le camp avec moi… rien n’y faisait… Quelle tête de mule… Merde…

Penchant la tête vers l’avant, le vagabond prit son crâne à deux mains. Il exposait rarement ses faiblesses de la sorte. C’était peut-être les effets de la potion, mais il faisait fi des commentaires et de la présence de Sibylle. Une douleur intense le prenait au creux de lui-même. Rien de physique cette fois. Une souffrance à l’âme, ni plus, ni moins. Cette vision avait ravivé l’émotion qu’il avait ressentie à l’époque. La douleur de la trahison, de la perte de l’être qui lui était le plus cher. Ils étaient jumeaux… ils seraient à jamais unis par des liens inexplicables. Et même s’il ne se rappelait pas totalement de sa vie antérieure, il savait un truc : Uriel resterait important pour lui. Peu importe le futur. Les brumes qui masquaient sa vision se dissipèrent peu à peu et ses étourdissements diminuèrent. Le guerrier tenta à nouveau de se relever et fut satisfait de constater qu’il avait retrouvé une stabilité acceptable. Jetant un bref regard vers les quais au loin, il constata que les gardes s’étaient dispersés. C’était maintenant le moment de faire de même. Il marcha donc vers Günter et tendit la main vers lui afin de lui serrer l’avant-bras, comme un frère d’armes.

- Merci, dit-il, la mort dans l’âme. Je ne me rappelle pas de tout, mais un morceau essentiel m’est revenu. Au fait, ta potion avait un arrière-goût de fumier, mais elle était plus efficace que ce que je m’attendais. Nous nous reverrons peut-être un jour, qui sait.

Puis il tourna ses yeux couleur bronze en direction de la Rose Noire et se contenta d’hocher de la tête en sa direction en guise de salutation. Pas d’insultes, pas de regard dégouté. Yup, il n’était pas dans son assiette. En fait, il avait besoin d’être seul et de cogiter sur ce qu’il avait découvert. De toute façon, il n’avait plus rien à faire ici.

Sans plus un mot, il se détourna et grimpa sur les rochers en direction du boisé qui entourait le village. La forêt… sa bonne vieille amie. Elle allait l’aider à quitter Ookabi sans se faire apercevoir!


[DERNIÈRE RÉPONSE DANS CE RP]

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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Dim 1 Mai - 18:24

Fraghstoam ne put retenir son sourire de s'élargir en voyant la grimace de Zackeriel. C'était sans doute son seul réel plaisir dans la vie. Il n'en avait pas réellement outre cela. Sans doute était-il un sadique, à quelque part. « Vous n’êtes pas sérieux… Je dois vraiment me coltiner cette immondice?! » Pour toute réponse, l'apothicaire haussa les épaules. De temps à autre, il jetait un regard vers Sibylle qui nettoyait ses armes plus loin. Sans même qu'il lui demande ce qu'il avait à dire, elle avait compris. Il lui en était reconnaissant. Une sensation étrange, la reconnaissance. Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà été auparavant. « Allez-y, buvez. Vous avez payé pour, après tout. Je ne suis pas réputé pour mes talents en cuisine, seulement pour mes potions. » Sur ces mots, il écarta les jambes et croisa les bras sur sa poitrine, attendant la suite.

Finalement, le mercenaire finit par avaler le tout, en trois longues gorgées. Le Maître des potions sourit sous son masque en voyant le visage du semi-elfe se décomposer, puis le haut le coeur le saisir alors qu'il se tournait pour se dissimuler à son regard qui avait du se faire moqueur. « Je vous jure, si c’est une mauvaise plaisanterie, je vous le ferai payer. » Secouant la tête, Fragh fit signe que non. « J'ai mieux à faire de mon temps que de gâcher ma réputation pour des plaisanteries. » de mauvais goût. Cela ne prit pas de temps, Zackeriel se laissa glisser au sol. Les effets apparurent. Au bout d'un certain temps, il sombra dans les vapes. De son côté, L'Empoisonneur masqué surveillait les symptômes, s'assurant que rien d'extraordinaire ne se passe. Il ne voulait pas tuer inutilement un client!

Lorsque Zack fut dans les vapes, Sibylle vint le rejoindre. Elle lui spécifia qu'elle n'attendait rien de lui et l'avait suivit par... curiosité? par plaisir de le voir à l'oeuvre? Il ne comprenait pas vraiment pas le concept, mais décida de ne pas le relever. Jamais il ne ferait une chose pareille. « Et puis, je ne peux cacher la certaine fascination que vous procurez. » Il eut un léger sourire un coin. C'était agréable à entendre, savoir qu'on provoquait une certaine fascination chez quelqu'un. Il faut dire qu'à son âge, il avait acquis une expérience pertinente de l'art de l'assassinat et que ses méthodes marginales étaient très prisées. Mais beaucoup préféraient encore les méthodes classiques et préféraient faire appel à des assassins comme elle. Il respectait cela.

« Vous avez besoin de quelque chose en particulier pour vous occuper de lui? » L'ombre fit un bruit un bruit de gorge en expirant l'air de façon sec, comme un bruit de dédain, signifiant clairement qu'il trouvait cette idée ridicule. « Je ne m'occupe pas de lui. Je m'assure simplement de l'efficacité du contrat, afin de remplir ma part du marché. Le corps humain réagit différemment d'une personne à l'autre. » clarifia-t-il. Il lui jeta un oeil de biais. Se demandant si elle aurait seulement supporter l'odeur de la potion avant de réussir à déglutir avec le liquide vaseux dans la gorge. « Il aurait pu mal réagir, tomber en hémorragie, le coeur aurait pu s'arrêter, bref, le contrat n'était pas de le tuer, alors je m'assurer que la potion ne le tue pas. » finit-il dans un haussement d'épaule.

Ramenant son regard sur le vagabond, il garda le silence un instant, puis se dirigea à son tour vers la mer afin de nettoyer son couteau empoisonné. La proximité de la jeune femme le rendait mal à l'aise et il sentait son corps se raidir instinctivement en sa présence, c'était désagréable. Il revenait vers elle, s'arrêtant à une distance convenable, lorsque Zackeriel se réveilla. La femme assassin ne put retenir un sarcasme. Selon l'attitude et le visage de l'homme, Fraghstoam pouvait aisément en déduire que la réponse était oui, la potion avait eu l'effet escompté. Ainsi donc, le chef du clan avait voulu tué son frère jumeau? Quel drôle de concept familial. N'ayant jamais eu de famille, Fragh ne pouvait pas prétendre savoir comment cela fonctionnait, mais à ses connaissances, ce n'était pas comme ça.

Demeurant silencieux, l'assapothicaire observa l'attitude de son client. Peu à peu, il semblait reprendre le contrôle de lui-même. Il vint finalement vers lui et lui tendit la main, Fragh leva la sienne et Zack lui saisit l'avant-bras. C'était un geste qui démontrait généralement une certaine amitié. L'assassin haussa un sourcil, mais ne releva pas, lui serrant l'avant-bras comme il l'aurait fait de sa main. Il avait fait sa part du marché. Le contrat était complété de part et d'autres. Il le remercia, ce qui était parfaitement inutile, puisqu'il n'avait fait que son travail. S'il ne se rappelait pas de tout, ce n'était pas si mal, ne lui avait pas dit que cela l'aiderait à retrouver la mémoire, et non pas que cela lui ramènerait la mémoire? La nuance dans les mots, c'est important. S'il avait récupéré des souvenirs, c'était que l'effet était là.

« Au fait, ta potion avait un arrière-goût de fumier, mais elle était plus efficace que ce que je m’attendais. » L'empoisonneur leva les yeux au ciel, indiquant clairement que c'était le dernier de ses soucis. D'ailleurs, depuis quand il le tutoyait? Il lui redonnait un souvenir et pan, ils étaient amis? « Nous nous reverrons peut-être un jour, qui sait. » Il eut un sourire en coin. Ça l'étonnerait. Il haussa les épaules. Il n'avait pas l'intention de le revoir de si tôt, cet homme attirait les gardes comme une nuée d'abeille, il préférait s'en tenir loin! Il ne voyait absolument pas pourquoi, pour rien au monde, il voudrait attirer les gardes! « Peut-être. »

Zackeriel fit des salutations d'une politesse limite exceptionnelle à la Rose Noire, aux vues de leur nombreuses prises de bec depuis le début de la nuit, puis s'en alla d'où ils étaient venu. Bon débarras. Il n'aurait plus les gardes après lui pour un moment. En fait, à part cette semaine, il ne se souvenait même pas de la dernière fois où il s'était fait poursuivre par autant de garde. Son surnom de l'Ombre n'était pas sorti de nul part... ! Il se tourna vers Sibylle. « Ravi de vous avoir rencontré. » Il hocha la tête pour la saluer et, sans autre forme de politesse, il tourna les talons dans un mouvement de cape et sauta sur les rochers pour les escalader rapidement et disparaître. Sa place n'était pas ici, et la proxmité de cette femme commençait de plus en plus à le rendre mal à l'aise. Il avait besoin de distance, et vite!
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Lun 29 Aoû - 20:05

Bonsoir

Avec le saut qui approche, l'administration nettoie un peu les sous-forums. En l'absence de réponses dans ce topic depuis plusieurs mois, nous voudrions savoir si nous pouvons l'archiver, ou si Sibylle a l'intention de le poursuivre?

Merci!

L'administration

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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Ven 9 Sep - 19:12

Je n'ai pas l'intention de poursuivre ce rp! Vous pouvez donc l'archiver!
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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   Sam 10 Sep - 15:40

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MessageSujet: Re: What should you do when you don't remember a thing? [TERMINÉ]   

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