Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Some medical attention required [PV Nata]

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Vigie
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MessageSujet: Some medical attention required [PV Nata]   Sam 12 Mar - 13:39


Un coup fusa vers la gauche et Vigie l’évita avec aisance. Levant son brassard de métal qui ornait son avant-bras droit, il dévia la seconde lame qui fusa vers lui et flanqua un coup de genou directement dans le ventre de son adversaire : un soldat novice. Lorsqu’il s’entraînait avec un soldat de la garde, Vigie refusait d’utiliser ses dons magiques, histoire d’être juste. Il aurait pu mettre ce jeune homme hors d’état de nuire depuis bien longtemps s’il avait voulu lui lâcher une décharge électrique à travers tout le corps. Seulement, cela ne serait pas du jeu et beaucoup moins marrant. Un sourire amusé trônait au visage de Soren alors qu’il voyait la frustration monter en son compagnon de combat. Ce dernier semblait perdre patience au fur et à mesure que l’altercation progressait avec le pheryxian. Bondissant vers l’arrière, l’écuyer évita un nouveau coup de lame, puis repoussa l’autre gamin en lui flanquant un coup de pied en pleine poitrine. L’impact fut tel que les griffes trônant au bout des orteils du volatile émirent des marques sur le cuir de l’amure du soldat.

- Hé! Une armure neuve! tonna le jeune soldat.

- Chaque combat comporte son lot de risques, Justin, se contenta de répliquer Vigie, un sourire triomphant au visage. Il était clairement plus fort que l’autre gamin de 16 ans et cela le remplissait de fierté. L’entraînement performé aux côtés des jumeaux portait fruit!

Puis soudainement, le regard de « Justin » se muta en une expression de surprise alors que ses yeux étaient portés derrière le jeune pheryxian.


- Mademoiselle Doubhée? Que faites-vous là? demanda le jeune humain.

QUOI?! Doubhée était là?! En un quart de seconde, Vigie devint raide comme une barre de fer et son visage prit une teinte cramoisie. Sans crier gare, il fit volte-face pour voir la jeune femme arriver… et il n’y avait personne. Elle n’était nulle part! Le rire machiavélique du soldat novice se fit entendre ponctué d’un « Ne jamais perdre de vue son adversaire, Vigie! ». Soren se retourna de nouveau pour faire face à son adversaire quand une douleur se fit d’abord ressentir sur son flanc droit, puis dans son aile du même côté. Baissant son regard doré, l’écuyer de Lyslo vit une énorme entaille sur son corps et la lame d’une dague plantée dans son aile couleur neige. L’arme était toujours rattaché au bras de l’humain qui affichait maintenant un air surprit. Le sang coulait abondamment, entachant les plumes du pheryxian.

- Tu… tu as osé! cria Vigie alors que son compagnon retira la dague de sa chaire. Mon aile!! CONNARD! Tu as massacré mon aile!!


- Je… je suis désolé Vigie, je-je croyais que tu éviterais l’assaut… oh mon dieu…


Tombant à genoux par terre, l’écuyer effectua une pression sur la plaie qui entaillait son flanc droit sous sa tunique et jeta un regard horrifié sur son aile droite qui saignait abondamment. Une phrase lui revint en tête : « Un pheryxian qui ne peut voler ne sert à rien et n’est pas mieux que mort. » Son père le lui avait dit un jour, alors qu’il n’était qu’un oisillon et avait du mal à effectuer son premier vol. Il… Il ne voulait pas rester cloué au sol! Il ne voulait pas être « inutile » ou même mourir! La panique le prit d’assaut alors que son copain du moment se confondait en excuses. Certes, c’était un accident, mais l’écuyer de Lyslo ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir. Il devait voler! C’était d’une importance capitale!

- Vigie! Là-bas! C’est sa majesté Nata! Elle pourra te soigner! S’écria le jeune soldat en devenir. Majesté! S’il-vous-plaît! Dame Nata! Mon copain est blessé! Je vous en prie, aidez-le!

Le jeune humain espérait vraiment que la princesse pourrait aider Vigie, sinon, il s’en voudrait éternellement d’avoir porté ce coup stupide.
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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Mer 6 Avr - 22:32


   
Vigie & Nata
   
   
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Le soleil s’était à peine levé lorsque la princesse Nata se faufila à travers le jardin royal.  Le jardinier qui la vit passer avec son panier de victuailles, les lèvres étirées dans un sourire distrait, se dit en lui-même que la jeune princesse était une si douce âme … En effet, qui prenait su lui de se lever en même temps que le soleil pour aller offrir du pain au plus démunis ? Retournant ses mains maculées de terres au travail, il se félicita d’avoir choisi la famille de Virtuas, si plein de bonne volonté et se souciant réellement des autres.

Peut-être est-ce la Déesse Fan qui décida d’épargner le vieil homme et de le laisser vivre ses illusions : La sœur cadette de la reine ne se dirigeait pas vers le village … elle en venait.  Et si le roturier avait prêté un peu plus attention, il aurait réalisé qu’elle portait la robe de la veille – qui était quelque peu froissée – et que son corset n’était pas lacé.  Quand au panier de victuailles, il était vide car Renata Charity y cachait son long voile qu’elle utilisait pour masquer son identité lorsqu’elle se mélangeait au peuple. Peut-être que le pauvre homme aurait été soulagé de savoir à quel point sa princesse était proche de ses sujets (du moins ceux de sa sœur ainée) …

De l’autre côté du jardin, la jeune femme de retenait de laisser sa nervosité transparaître : S’il fallait qu’Ysmara soit la première à la voir, elle se ferait passer un savon. Et avec ses yeux de lynx, sa gouvernante remarquerait immédiatement que sa tenue était exactement la même et ce serait direct chez Maître Song qui la sermonnerait pendant heures sur l’importance de rester une délicate fleur chaste et pure et sur des dangers des loups de la vertu. Comme si ses neuf ans d’arts martiaux ne l’avaient pas rendue parfaitement capable de se défendre … De toute façon, elle était majeure et personne n’avait le droit de lui dire comme vivre sa vie, surtout pas une fée frigide et un vieil elfe sexiste.  Malgré tout, Nata se dépêcha d’arriver dans la tour des magiciens. Elle se précipita dans son lit juste à temps pour se faire ‘’révéller’’ par les servantes qui la préparent pour sa journée.

***

« Majesté! S’il-vous-plaît! Dame Nata! Mon copain est blessé! Je vous en prie, aidez-le! »

Elle avait à peine mis un pied dans la cour lorsqi’un cri lui parvient. Même sans son nom, elle savait qu’il s’adressait à elle : Elle était la magcienne-enseignante et elle était également guérisseuse.  Il était commun qu’elle se fasse arrêter dans un corridor ou dans la rue pour guérir un bras cassé ou un cœur brisé. Sans hésitation, elle suivi le jeune soldat qui était dans tous ses états. Lorsqu’elle vit le pheryxian, son cœur s’arrêta. Guérisseuse, certes, mais l’occasion ne lui avait pas été donné de guérir un oiseau, du moins ce qui lui ressemblait. Et si son intervention aggravait la situation ? C’est la détresse qu’elle vit dans les yeux de l’écuyer qui la décida. S’agenouillant à droite du jeune homme, elle posa sa main sur son front, pour le calmer. « Ton nom est Vigie, n’est-ce pas ? Je suis là pour t’aider … Allonge-toi et reste calme. Tout va bien se passer.» Sans quitter le patient des yeux, elle envoya sa dame de compagnie chercher sa trousse de soin qui était dans sa chambre. « Alma, va chercher mes onguents et mes bandages. »

Nata glissa sa main sur le torse du jeune écuyer pour lui chercher s’il y avait d’autres blessures. « Je dois enlever ta chemise pour avoir une vue claire de ta blessure.  Je vais commencer par ton flanc puis j’irais à l’aile, d’accord ? » Sans vraiment attendre son accord, elle déchira la chemise, le tout avec un sourire sur ses lèvres et un ton calme est posé. Bien qu’à l’extérieur elle était calme, son cœur battait à tout rompre… et si elle échouait ? Refusant de laisser le doute l’assaillir, elle déchira un pan de sa robe et elle le tendit au jeune soldat. « Applique de la pression sur l’entaille de l’aille pour arrêter le flot de sang. » Le blessé semblait sur le point de dire quelque chose donc elle se pencha pour essayer de l’entendre.


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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Lun 11 Avr - 12:31

Une grimace de douleur lui traversa le visage. Rien à voir avec la fois où il avait fait semblant de se faire terrasser par Douhbée. Non. Cette fois-là, tout n’était que de la comédie, rien de plus. Mais aujourd’hui… tout ce sang! Baissant la tête, le pheryxian regarda son flanc, puis son aile tâchée de rouge vermeil. Son compagnon ne l’avait pas raté. Et même si ce dernier se confondait en excuses, l’adolescent ne lui jeta pas un seul regard. Il n’en avait pas envie. Un peu de rancune peut-être? Probablement. Mais il était dans son droit de lui en vouloir et il ne se gênerait pas pour le faire. La panique continuait de se faire ressentir et le gamin tenta de prendre de grandes inspirations, toujours en position à genoux. Un mouvement se fit ressentir sur sa droite. Une personne s’approchait? Une aide médicale, visiblement.

Une jeune femme vint s’agenouiller à sa droite. Vigie la détailla du coin de l’œil et remarqua aisément à quel point elle était belle. Oh merde… il sentait le rouge lui monter aux joues et la panique s’estompa soudainement, laissant place à sa légendaire timidité. Des guérisseurs masculins, ça n’existaient pas? Non pas qu’il détestait les femmes, bien au contraire! Elles lui faisaient en général trop d’effets et contribuaient à faire baisser son quotient intellectuel à vitesse grand V. Doucement, la jeune femme posa une main sur son front dans un mouvement qui se voulait rassurant… mais qui n’eut pas vraiment d’effets sur l’adolescent. Il devint pivoine bien malgré lui et ne bougea pas d’un poil, de peur de faire une connerie. Elle lui demanda si son nom était Vigie et il se contenta d’hocher vivement de la tête. Elle déclara qu’elle était là pour l’aider et lui demanda de rester calme. Oh… il allait faire son possible. Son regard le détaillait de haut en bas alors que la jeune femme demanda à ses servantes d’aller chercher des bandages. Ses servantes? Du moins, c’est ce que les autres femmes avaient l’air. Tournant sa tête vers l’adolescente, Soren l’observa de ses yeux dorés. Oh merdouille… il savait où il l’avait vu! C’était la princesse Renata Charity d’Alombria! Non seulement ce n’était pas une simple guérisseuse, mais c’était littéralement une princesse! Vigie n’avait pas écouté les propos de son compagnon, un peu plus tôt, étant trop absorbé par ses blessures…

Son cœur se mit à se débattre à tout rompre. Et s’il disait une bêtise? Non seulement il se ridiculiserait devant la jeune femme, mais en plus, la princesse le prendrait pour un taré, un vrai! Délicatement, la jeune femme posa une main sur son torse et déclara qu’elle devait lui retirer sa tunique afin de pouvoir mieux regarder la blessure, puis elle déchira le morceau de vêtement à même le corps de l’adolescent. OH BORDEL. Il ne devait plus être rouge, mais pourpre! Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire hormis… figer quoi. Il était là, à genoux, au milieu de la place avec une princesse qui lui DÉCHIRAIT LE LINGE À MÊME SON CORPS. Et si c’était une mauvaise blague des jumeaux? Reprenant contenance, il jeta furtivement un regard autour de lui pour essayer de voir la tronche hilare de son maître et se son frangin, mais sans grand succès. Un nouveau bruit de déchirement attira son attention et Soren trouva le courage de tourner sa tête vers la princesse qui venait de déchirer un pan de sa robe. Elle tendit le tissu vers lui, le sommant de faire une pression sur sa plaie. D’une main un peu tremblante, il prit le bout de robe et appuya sur son flanc, non sans une grimace de douleur. Okay… okay il devait dire un truc là! Il ne pouvait pas rester là, avec son air fermé, alors que la jeune femme l’aidait! Doucement, elle se pencha vers lui, comme si elle avait deviné ses intentions.

- M-m-m-merci Dame Nata, balbutina-t’il. Je s-s-s-suis désolé d-d-d-de vous import-t-tuner de si bons mat-t-in.

Oh bon sang… ça ne s’arrangeait pas son truc. Du coin de l’œil, il nota l’air amusé de son compagnon de combat. Le pheryxian lui décocha un regard assassin et le soldat s’éloigna en levant les mains. Sa position agenouillée était inconfortable. Bougeant légèrement, le jeune volatile décida de littéralement s’asseoir au sol. Il baissa la tête et observa les nombreux grains de sable qui s’étalaient sous lui. Il grimaça alors que la douleur se faisait ressentir sur son flanc droit.

- Est-ce s-s-s-si horrible D-d-dame N-n-nata? balbutina-t’il, rouge jusqu’aux oreilles. V-v-vais-je retrouver l’usage d-d-de mon aile?

Une servante revint auprès de la princesse et lui tendit les bandages. La dame relativement âgée en profita pour demander à la guérisseuse si elle ne serait pas mieux de se rendre dans un endroit plus tranquille afin d’avoir une concentration optimale. L’idée en soi était super… sauf pour Vigie qui angoissait à l’idée de se retrouver seul en tête à tête avec l’adolescente royale.

- Oh j-je vais bien on p-p-peut rester ici…
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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Sam 30 Avr - 4:28


   
Vigie & Nata
   
   
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Elle jeta un coup d’œil au jeune soldat qui l’avait appelé et elle vit avec précision la culpabilité qui habitait ses traits et ses constants regards au jeune blessé. Il ne fallait pas avoir étudié le comportement humain longtemps pour comprendre qu’il l’auteur des profondes entailles qui traversait le flanc de Vigie. Nata secoua la tête, résignée ; les jeunes hommes étaient si peu prudents lors de batailles et elle soignait fréquemment des blessures qui pouvaient aisément être mortelles … et tout aussi aisément évitées ! Et ce n’était certes pas l’envie qui lui manquait de tout simplement refuser de soigner les imprudents qui se blessaient dans des matchs sans supervision pour prouver qu’ils étaient … équipés. Mais c’était son travail en tant que guérisseuse, que diable, c’était son don divin d’aider ceux dans le besoin. Alors, elle prenait sur elle et soignait ceux qui le demandaient avec un sourire indulgent et une douceur digne des fées. De toute façon elle ne pourrait plus se regarder dans un miroir si elle se sauvait comme un Danalieth lorsque le peuple de son père… lorsque le peuple de sa sœur avait besoin d’elle.

M-m-m-merci Dame Nata.  Je s-s-s-suis désolé d-d-d-de vous import-t-tuner de si bons mat-t-in.

Le son de la voix de l’écuyer fut ce qui l’ancra à nouveau dans la réalité. Associant les balbutiements du jeune écuyer à la douleur, elle fronça les sourcils, réellement affligée par sa souffrance évidente.  Comme elle avait les yeux sur lui, remarqua l’échange silencieux entre Vigie et l’autre soldat pris note mentalement de questionner le patient sur la nature exacte de l’accident pour s’assurer que c’était bien un avant ramener son attention sur son patient. Il changea de position pour s’asseoir sur le sable et il lui demanda s’il allait recouvrer l’usage de ses ailes. Cela semblait si important pour lui que la guérisseuse n’osa pas lui avouer qu’elle ne savait pas. Que malgré son extérieur calme et posé, son estomac était noué par l’angoisse et l’appréhension. Elle leva les yeux vers l’écuyer, prête à lui mentir comme un arracheur de dents, mais le retour d’Alma et la proposition de Lilas de s’isoler pour soigner Vigie lui fournit l’excuse parfaite pour ne pas répondre : elle se contenta de hocher la tête à ses servantes. La réponse du jeune blessé fut ce qui lui confirma que l’adolescent se trouvait timide à cause de la présence de tous ces spectateurs – et de son agresseur qui semblait revenu de sa culpabilité initiale. Sans mot dire, elle fit signe à ses servantes de s’en aller et pointa l’écuyer de les suivre et lui jeta un regard désapprobateur lorsqu’il sembla sur le point de protester.  Elle n’était pas souvent aussi dictatoriale, mais le bien-être de ses patients passait avant tout.

Lorsqu’ils furent seuls, la princesse leva prestement et contourna le pheryxian pour aller se placer du côté qui n’était pas blessé. S’accroupissant à côté de lui, elle glissa son bras sous celui de son patient et le souleva sans trop de difficultés ; Sous l’extérieur délicat de la cadette de Virtuas se cachait une guerrière endurante et surprenamment robuste … et puis Vigie était environ de la même taille et était à peine plus lourd qu’elle-même. Faire peser tout son poids sur elle fut un plus difficile, mais elle n’en laissa rien paraître et les amena au pied d’un saule qui les cachait de la vue tous.  

« Maintenant que tout le monde est parti, tu peux être honnête…. Maintenant, je vais soigner ton aile et tout va bien se passer, d’accord ? Si ça fait mal, si tu te sens faible ou que tu as la tête légère, tu dois me le dire, car si je force la dose sur la guérison, je pourrais te rendre inconscient. Ce n’est pas ce qu’on veut, n’est-ce pas ? »

Elle le fit agenouiller de façon à ce que ses deux genoux à elle soient de chaque côté ses genoux à lui, autant pour pouvoir poser ses mains sur la plaie de l’aile -  et appuyer de toutes ses forces pour stopper l’hémorragie – que pour le soutenir avec son propre corps si la douleur que le jeune écuyer devait ressentir se faisait trop forte qu’il perdait conscience. Elle sentit distinctement l’activation de son pouvoir qui était comme un éclair de chaleur qui partait de son cœur et se propageait ans tout son corps comme une vague. La première vague était toujours brûlante et intense, du moins c’est que d’autres patients lui avait dit. Mais par la suite, c’était rassurant et la douleur disparaissait lentement. La particularité de son don était que les endroits où sa peau touchait la peau de l’autre recevaient la dose initiale, mais comme une vague, il se dispersait dans tout le corps. Donc même la plaie du flanc se refermait lentement et le saignement commençait à s’estomper.

« Bientôt, tu seras comme neuf. Pas même une petite cicatrice pour te rendre plus séduisant auprès des filles … »

Elle lui fit un clin d’œil, joueur. Peut-être flirtait-elle avec Vigie, mais avec Nata, on ne savait jamais vraiment, car la séduction était son premier mode de communication…

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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Mer 4 Mai - 22:04

Toujours assit au sol, Vigie sentait son pouls s’accélérer. Ils n’allaient pas vraiment s’éloigner pour être seuls, tous les deux, pas vrai? La princesse Nata n’était-elle pas au courant de son malaise généralisé lorsque venait le temps d’être en compagnie de représentantes du genre féminin? Bon… il aurait été étonnant qu’une jeune femme aussi occupée qu’elle puisse s’intéresser – ne serait-ce qu’un instant – aux rumeurs circulant sur un banal écuyer comme lui, mais il avait cette désagréable impression que tout le monde était au courant et le narguait constamment pour cette enrageante raison. Alors qu’il tentait visiblement de se défiler, l’écuyer de 16 ans reçut le regard perçant de la princesse comme un coup de poignard. Il ne voulait pas la courroucer, loin de là! Il voulait juste… être là où tout le monde pouvait le voir? Il n’eut toutefois pas le courage de répliquer. D’un simple mouvement, la princesse congédia ses servantes et Vigie vit son compagnon soldat du moment faire de même en s’éloignant. Sale traître! Il l’amochait, puis le laissait tout seul, comme ça! Le jeune pheryxian se rappellerait de cette attitude de sa part.

Maintenant seuls dans la cour d’entraînement, Vigie n’osa piper mots alors que la guérisseuse le contournait pour s’installer à sa gauche. Elle glissa un bras sous ses aisselles puis l’autre sous ses genoux… pour ensuite le soulever de terre comme une damoiselle en détresse. Trop bouchebé devant cette impressionnante démonstration de force, le pheryxian n’osa répliquer. Ainsi, la princesse Nata le porta comme une « belle princesse à sauver » à l’écart des gens, derrière un saule qui trônait dans la cour. C’était franchement embarrassant de se faire soulever de la sorte… Il était blessé au flanc et à l’aile, pas inapte à la marche! Il garda toutefois sa réflexion pour lui-même. La jeune femme était déjà très gentille de vouloir l’aider, il n’allait tout de même pas lui faire des remontrances! La noble damoiselle lui expliqua la façon de procéder pour guérir ses blessures et lui demanda d’agir en toute honnêteté quant à son état, histoire d’éviter un fâcheux accident advenant qu’elle exagérait sur la force de son pouvoir. Pour toute réponse, le pheryxian hocha de la tête.

Nata se déplaça à nouveau et vint s’installer face à lui – en position à genoux –, par-dessus les jambes allongées de l’écuyer. Oh là là! Cette proximité… Vigie était loin d’être des plus à l’aise. Sans même qu’il puisse se contrôler, il sentit ses joues s’empourprer alors que des mains délicates (mais surprenamment fortes) vinrent se poser sur son flanc. La belle jeune femme semblait concentrée sur son travail et Soren sursauta alors qu’il sentit une brûlure intense se propager sur sa plaie. Une grimace de douleur traversa son visage et il grogna d’insatisfaction. Il comprenait mieux pourquoi elle lui demandait d’être honnête quant à son état général! Bon sang! C’était intense! Il sentait la plaie travailler, comme si ça peau s’étirait d’elle-même pour se refermer.

La douleur vive perdura de longues minutes avant de finalement s’adoucir. L’écuyer de Lyslo balança sa tête vers l’arrière et adossa celle-ci sur le tronc du saule. Son visage était maintenant plus serein au fur et à mesure que la brûlure se muait en douce chaleur. L’onde projetée par la guérisseuse se promenait dans son corps comme le flot d’une rivière et remonta tranquillement jusqu’à la plaie située dans l’aile. Les effets se faisaient sentir plus lentement à cette hauteur, mais c’était néanmoins un début! Son regard d’or fondu se posa sur Nata alors qu’elle émettait une remarque relativement au fait qu’il n’y aurait aucune cicatrice sur son corps après son intervention.

- Est-ce que les cicatrices p-plaisent réellement aux filles? Demanda-t-il cette fois en bégayant très peu, visiblement amorti par la dose massive d’endorphine naturelle émise par son propre corps. Parce que si tel est le cas, il ne faudrait pas trop me guérir non plus. Un petit coup de pouce de ce côté ne me ferait pas de tort…

Il venait de réaliser ce qu’il avait dit. Sérieusement Vigie? Embarquer sur ce sujet n’était pas une réelle bonne idée en soit! Il avait envie de fusionner avec l’arbre, de disparaître. Un air un peu embarrassé, il se passa une main sur la nuque. Bravo champion… Il devait détourner la conversation au plus vite.

- Hum… je suis désolé d’avoir bousculé votre journée de la sorte p-princesse Nata, fit-il en regardant ailleurs. Vous aviez surement mieux à f-faire que de vous occuper d’un pauvre éc-cuyer comme moi. C’est simplement un ent-t-traînement qui s’est mal déroulé.

Il marmonna ensuite quelques insultes à l’égard de son copain soldat, le traitant d’imbécile au passage. Heureusement que la guérisseuse royale n’était pas loin, sinon que ce serait-il produit? Il préférait ne pas trop y penser. En même temps, ils avaient fait les idiots en s’entraînant avec des épées réellement affûtées juste pour ressentir « ce que pouvait être un vrai combat ». Hmmm… il se doutait bien que son maître ne serait pas particulièrement fier de lui, sur ce coup-là. Il tourna donc la tête vers la jeune femme, visiblement gêné de la requête qu’il allait lui faire.

- P-princesse Nata? Dit-il en se mordillant la lèvre, un peu anxieux. Allez-vous en glisser un mot à mon m-maître? Si p-possible, j’aimerais qu’il ne soit pas au courant… Je trouverai une excuse p-pour justif-f-fier l’état de ma tunique…

Il s’imaginait déjà les jumeaux lui faire des reproches à tout vent… puis cesser toute forme de morale pour ensuite le narguer sur sa soudaine proximité avec la magnifique adolescente. L’enfer sur terre, quoi! Appuyant de nouveau sa tête contre le tronc d’arbre derrière lui, le jeune homme ferma les yeux un instant. Il se sentait soudainement si fatigué. Devait-il lui en glisser un mot? Dans le doute, il préféra être transparent.

- C’est normal cette f-f-fatigue soudaine? Ça arrive s-s-souvent?
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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Mar 17 Mai - 1:41


   
Vigie & Nata
   
   
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Le commentaire du jeune écuyer qui demandait de ne pas trop le guérir pour avoir un petit quelque chose d’intéressant fit glousser Nata : Elle n’avait pas pensé qu’il la prendrait au sérieux, c’était plus une boutade que des données de nature scientifique. Elle-même n’était pas particulièrement attirée par des hommes à cicatrices et ils ne la révulsaient pas non plus… cependant, elle n’aurait su parler pour toute la gent féminine. Amusée mais intriguée, la guérisseuse décida d’observer le pheryxian, sous toutes ses coutures, pour voir si ce qui lui semblait être une piètre estime de la part de Vigie était justifiée. Oh elle l’avait observée plus tôt, mais avec un regard de soignant : elle avait surtout cherché des ecchymoses qui auraient pu être le signe d’une hémorragie interne. Son regard cette fois fut différent.
Il avait des yeux d’une couleur similaire au sien, si ça n’était qu’un demi-ton plus foncé, ses cheveux étaient presque blancs et il avait une élégance quasi féerique à la sveltesse de son corps. Sans parler des magnifiques ailes qui n’étaient pas sans rappeler celui du harfang. Clairement, la jeune fille dont il s’était entiché était aveugle, c’était la seule explication. Qui, en effet, n’aurait pas remarqué la joliesse du jeune écuyer de Lyslo ?

- Hum… je suis désolé d’avoir bousculé votre journée de la sorte p-princesse Nata. Vous aviez surement mieux à f-faire que de vous occuper d’un pauvre éc-cuyer comme moi. C’est simplement un ent-t-traînement qui s’est mal déroulé.

Le malaise s’entendait distinctement dans la voix du jeune blessé (ou disons de l’ex blessé) et considérant que son assaillant, les spectateurs et même la douleur avaient quittés, elle commençait à se demander si elle n’était pas la cause de mon mal-être. Il n’y avait rien de particulièrement imposant chez elle, du moins, à son humble avis, mais on lui avait déjà mentionné que son statut de princesse en faisait trembler quelques-uns qui ne savaient pas comment se comporter avec un membre de la royauté. Ça aurait été on ne peut plus surprenant de la part de Vigie car la chef des chevaliers d’Alombria (et par le fait même des écuyers), Colombe, était également princesse et que la chevalière-guérisseure-en-chef, Reyth, l’était aussi ! Mais peut-être était-ce le fait qu’il la connaissait moins ? Ce n’était évidemment pas elle qui lui avait enseigné lorsqu’ils étaient élèves car ils avaient approximativement le même âge … l’explication n’était pas très convaincante et Renata n’eut pas à attendre longtemps pour connaître la véritable raison de la timidité du pheryxian : Il avait peur qu’elle aille tout raconter à son maître qui n’était visiblement pas au courant de cet « entraînement qui avait mal tourné » et qui n’aurait probablement jamais donné sa permission pour un combat sans supervision avec des armes affutées.

Les pièces du puzzle commençaient à s’assembler lentement de la tête de la magicienne… Le bégaiement, les joues rougissantes et la nervosité s’expliquait par la honte d’avoir été blessé par un « imbécile » comme l’avait marmonné Vigie. Puis, il y avait la honte d’avoir, indirectement, désobéi à son maître, Lyslo et finalement la gêne car il croyait avoir dérangé une princesse dans ses activités royales. Et peut-être aussi la proximité physique d’une inconnue ! Maintenant que l’adrénaline commençait à tomber, la jumelle de Dylan réalisait qu’elle était peut-être un tout petit trop proche de son patient : Elle était agenouillée au-dessus de lui, il était torse nu et une partie de sa robe était déchirée, si ce n’était du sang qui les maculait tous les deux, on aurait pu croire à une rencontre secrète entre deux amants.

Elle allait se lever pour lui donner de l’espace lorsqu’il demanda si la fatigue qu’il ressentait était normale. Fronçant les sourcils, légèrement inquiète elle tendit les mains pour prendre la température de Vigie. « C’est très normal. C’est un des effets secondaires de mon pouvoir de guérison … Comme tu avais deux blessures assez profondes, j’ai dû forcer la dose un peu… » Tout en continuant de lui parler, elle commença une évaluation sommaire de son patient pour s’assurer qu’il n’allait pas s’évanouir dans ses bras. Elle posa son index et son majeur de chaque main sous le cou du pheryxian pour essayer de sentir son pouls. Il était un peu faible, mais présent. « Pour ce qui est de ton maître, je promets que je ne lui dirais rien… Par contre, ton histoire pour la tunique va devoir être très convaincante car dans le feu de l’action, je l’ai un peu déchirée … Et à moins que tu es des habitudes amoureuses particulières, je te vois mal l'expliquer à Sir Lyslo »  Une partie d'elle trouvait adorable la façon qu'il avait de rougir et de bégayer et elle cherchait un peu à le provoquer. L'autre partie d'elle voulait s'assurer qu'il n'était pas s'écrouler dès qu'il serait hors de sa portée. Pour s'assurer de son état, elle fit à nouveau glisser ses mains sur le torse de l'écuyer pour tâter s’il y avait des zones qui semblait sensibles. Satisfaite lorsqu’elle n’en trouva pas, elle quitta sa position agenouillée au-dessus de lui pour aller s’asseoir à sa droite, les jambes repliées sous elle. « Tu ne devrais pas te sentir désolée. Il me fait plaisir de t’aider et honnêtement, je t’en dois une… je me dirigeais dans une réunion si ennuyante sur la couleur de la salle de balle pour un banquet de charité que je dois apparemment présider … J’adore les banquets, surtout pour des charités – c’est même mon nom ! – mais de là à passer une semaine décider de la couleur de la tapisserie… Non merci. »

Les gens ne se rendaient pas compte à quel point sa vie n’était pas aussi palpitante qu’elle en avait l’air. C’était une vie remplie de protocoles et de règles contraignantes… et de corsets contraignants. Et de sœurs qui vous surveillaient et de prêtres qui vous harcelaient (« Quand allez-vous unir à votre âme sœur dans l’union sacrée du mariage, ma chère enfant ? ») … Une pause était toujours bienvenue. Surtout lorsqu’on avait l’occasion d’être vraiment utile. Posant sa tête contre le tronc du saule comme le faisait Vigie, elle ferma les yeux quelques secondes, questions de reprendre son souffle : les patients n’étaient certes pas les seuls à se sentir fatiguée après une guérison. Décidant finalement de garder les yeux fermés, il lui posa la question qui trottait dans sa tête depuis un moment déjà. « Alors… Qui est cette jeune femme qui a conquis ton cœur et que tu aimerais impressionner ? »


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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Lun 30 Mai - 15:52

Le malaise qu’il ressentait était davantage dû à une fatigue soudaine qu’à leur proximité frôlant les limites de l’intimité. En fait, cette position était également des plus gênantes, mais son sentiment d’étourdissement éclipsait toute autre forme de trouble qui pourrait l’importuner. La tête appuyée sur l’arbre derrière lui, Vigie gardait les yeux fermés. Non seulement se sentait-il épuisé, mais tout tournait autour de lui. Était-ce les fameux effets secondaires dont l’avait prévenu la princesse? Elle lui confirma rapidement sa pensée et pour toute réponse, Soren se contenta d’hocher de la tête. Il prit de grandes respirations, tentant ainsi de chasser la moindre once de nausée qui pourrait l’envahir dû à ses vertiges. Il sentit ensuite les mains de la princesse se poser sur son cou, tentant visiblement de prendre ses signes vitaux.

Elle ne fit aucun commentaire suite à cette légère palpation et l’écuyer en déduisit que tout était normal. C’était étrange que son pouvoir donne un si grand malaise considérant les bienfaits que cela apportait. Mais Vigie se garda bien d’émettre le moindre commentaire; la princesse était déjà bien généreuse de vouloir l’aider! Les propos qu’elle émit ensuite le fit sursauter légèrement. Oh sa tunique… comment allait-il expliquer ça? Quoique… Lyslo n’avait jamais fait le décompte de ses vêtements… si? Il en avait d’autres comme celle-ci, il lui suffisait simplement d’entrer dans la chambre sans être vu… De nouveau rouge comme une pivoine, le pheryxian tenta de balbutiner quelques paroles en réponse aux dires de Nata, mais rien de bien convaincant ne put sortir de sa bouche.

- Ce… ce… ce… n-n’est pas t-t-t-t-trop dans mes hab-b-b-itudes, n-n-n-on… je… je… je…

« Je n’ai aucune expérience amoureuse » était la bonne réponse, mais il était incapable d’en dire davantage. Autant par gêne, que par peur du ridicule. Après tout, un gamin de 16 ans qui n’avait jamais embrassé la moindre fille, c’était plutôt risible, non? Ses yeux regardaient nerveusement les plantes qui les entouraient et son souffle s’était soudainement accéléré. Un peu comme une dose massive d’adrénaline. Les effets secondaires de la guérison de Nata s’en voyaient grandement atténués vu l’embarras dans lequel il se trouvait. La jeune femme était si près de lui. Il sentait maintenant ses mains lui tapoter le torse aux endroits où il avait été blessé et il ne ressentait maintenant qu’un petit pincement. Eh bien, elle était efficace! Finalement, la princesse se déplaça vers sa droite et vint s’installer près de lui, les jambes repliées sous elle, telle la noble damoiselle qu’elle était. Tout naturellement, le pheryxian ramena son attention vers son interlocutrice et écouta ses propos. Il ne put s’empêcher de sourire alors qu’elle le remerciait de lui éviter une réunion d’un ennui total. Il était vrai que son titre de sang bleu devait être prenant par moment. Elle devait jouir de beaucoup moins de liberté que lui… Mais l’idée d’un bal de charité était plutôt chouette en soit! Mais Vigie ne l’enviait pas de devoir débattre sur une couleur de tapisserie. Ce que ça devait être barbant!

Prenant de grande inspiration, le volatile tenta de se détendre et posa à nouveau sa tête contre le tronc de l’arbre derrière lui. Nata fit de même et en profita pour fermer les yeux à son tour. Elle semblait également exténuée. Visiblement, son don pouvait l’affaiblir, elle aussi! La question qu’elle osa prononcer le prit par surprise plus que tout! Son teint redevint cramoisi alors qu’il baissait ses yeux dorés vers ses mains qui tripotaient les lambeaux de son ancienne tunique.

- P-p-p-personne, mentit-il (très mal, d’ailleurs). À ces propos, il déglutit péniblement. Il jeta ensuite un nouveau regard vers l’adolescente et comprit qu’elle n’était pas dupe. C’est u-u-une aut-r-r-re écuyère… répondit-il finalement, plus honnêtement cette fois. L’apprent-t-t-ie de C-c-colombe. Elle s’appelle D-d-d-douhbée. Une pardusse. Ça f-f-fait quelque temps q-q-q-que je l’ai remarqué, mais j’ose p-p-pas l’aborder. Je suis trop t-t-timide et j’ai p-p-pas grand-chose à offrir… Je ne suis p-p-pas grand et fort comme m-m-mon maître et son f-f-frère. Je ne suis pas non plus… particulièrement b-b-b-eau.

Puis, il poussa un long soupir et leva son regard vers le ciel. Les feuilles de l’arbre volaient mollement au vent. Les nuages étaient rares et le soleil brillait de mille feux. Une journée plus que magnifique.

- Elle…. Elle… elle a peur des hommes aus-s-s-si. Rien p-pour m’aider.

Rêver de Douhbée… c’était complètement fou. Jamais il ne pourrait espérer un jour pouvoir lui parler ou même OSER espérer être plus qu’un simple inconnu. Elle était beaucoup trop bien pour lui. Un mec comme Julius, un autre chevalier, c’était ce qui lui fallait. Et pourquoi perdrait-elle son temps avec le « freluquet » de Soren? Ouep, l’adolescent manquait cruellement de confiance en lui. Tournant son regard vers la belle princesse, il hésita à poser une question.

- Et vous, p-p-princesse N-nata? Avez-vous un g-g-g-arçon qui vous f-f-fait perdre vos moyens? Les prét-t-tendants doivent être n-n-nombreux vu votre statut et votre b…

Il allait dire « beauté », mais était trop timide pour terminer sa phrase. Il se contenta de se racler la gorge et de regarder l’endroit où se trouvait jadis sa blessure au flanc. Elle avait raison, il ne restait pas la moindre marque. Il était comme neuf et s’il jouait bien son jeu, Lyslo ne verrait que du feu.

- Merci p-p-pour les blessures, articula-t-il ensuite. Ça ne p-paraît plus du tout. C’est d-d-dommage pour votre jolie robe. Elle est maintenant tout-t-te déchirée par ma f-f-faute. Faite-vous régul-l-lièrement ce genre de chose lorsque v-v-v-ous aidez quelqu’un? Continua-t-il en désignant du menton les lambeaux qui trônaient dans le bas de sa robe. Si oui, ça d-d-doit vous coûter cher de v-v-vêtements.

Un sourire en coin, le garçon n’avait aucun mal à imaginer la princesse comme étant le genre de fille qui donnait tout pour les autres. Et très honnêtement, ses vêtements devaient être le cadet de ses soucis.
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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Sam 2 Juil - 22:30


   
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La fatigue qui avait frappé la jeune guérisseuse se diffusait lentement car avec le temps, elle s’habituait aux effets secondaires. Peut-être était-ce qu’elle avait besoin de moins en moins d’efforts pour soigner mais elle aimait croire que c’était parce qu’elle était de plus en endurante. Souriant doucement devant sa propre vanité, Nata tenta d’ouvrir les yeux mais ses paupières étaient encore si lourdes qu’elle abandonna.  

Pendant que l'écuyer parlait, il n'était pas difficile de réaliser que son bégaiement n’était pas dû à la douleur. Plusieurs fois durant sa guérison, il avait bégayé mais il avait semblé que c’était la douleur qui lui faisait perdre ses moyens. Puis, la princesse avait cru que sa c’était sa proximité, elle le chevauchai, après tout. Cependant, son interprétation de la présente situation semblait complètement mauvaise. Peut-être que c’était la conséquence de passer tout son temps avec des enfants de moins de huit ans ? Elle perdait la main avec les adultes.  « Personne » l’intéressait disait-il – elle n’avait pu s’empêcher de lui jeter un regard à travers ses paupières à peine entrouvertes. N'étant pas un exemple de chasteté, elle avait toujours une réserve à classer catégorique quelqu'un comme étant  « puritain ».  Elle jeta un regard en coin au jeune oiseau aux yeux de rapace et décida de réserver son jugement.

C’est u-u-une aut-r-r-re écuyère… La princesse magicienne se retint de glousser car qu’elle avait entendu parler de la Douhbée et de Vigie, mais elle n’était plus certaine.  Il y avait tellement de rumeurs qui circulaient ! Les blessés adoraient lui raconter tout ce qui se passait dans l’ordre si bien qu’elle reconnaissait parfois des gens qu’elle n’avait jamais rencontré.  Oh ! au début elle refusait d’entendre tous ces ragots mais avec le temps, elle y avait pris goût. Et puis, elle voulait savoir, qui allait gagner le cœur du Chevalier Lyslo ?  L’apprent-t-t-ie de C-c-colombe. Elle s’appelle D-d-d-douhbée. Une pardusse. Ça f-f-fait quelque temps q-q-q-que je l’ai remarqué, mais j’ose p-p-pas l’aborder. Je suis trop t-t-timide et j’ai p-p-pas grand-chose à offrir… Je ne suis p-p-pas grand et fort comme m-m-mon maître et son f-f-frère. Je ne suis pas non plus… particulièrement b-b-b-eau. Renata posa son regard incrédule et désapprobateur sur le pheryxian qui semblait perdu dans le ciel. Il ne la vit pas rouler les yeux, exaspérée. Bien qu’elle n’allait pas le contredire concernant Sir Losly (qui était tout bonnement comestible) elle devait lui faire remarquer qu’il n’était pas si mal lui-même.  Elle…. Elle… elle a peur des hommes aus-s-s-si. Rien p-pour m’aider.

Comment expliquer à quelqu’un qu’il avait tort de ne pas se considérer beau sans avoir l’air d’être complètement subjuguée de cette même personne ?  Elle avait le béguin facile, sa longue liste de soupirants était là pour en attester, et si elle le regardait assez, elle pourrait se convaincre qu'il serait intéressant de le voir torse nu dans un autre contexte, que ses poignets fins seraient mieux placés au-dessus de sa tête.

Réalisant qu'elle regardait Vigie depuis de longues secondes, et qu'il lui avait demandé ’il n’y avait pas quelqu’un qui lui faisait tourner la tête, elle  baissa la tête. Brièvement, une plume grise passa dans son esprit mais elle la chassa rapidement. Elle secoua la tête doucement, pour répondre à la question. Mais elle n'eut pas le temps de répondre qu'il entama sa prochaine question, prenant probablement son silence pour un aveu.  

« Oh ne t'inquiète pas pour la robe. Ma gouvernante est habituée de revoir mes robes en lambeaux... pour toute sorte de raison. Elle va sans doute me la réparer. Mais c'est vrai qu'elle était jolie...» Elle lui sourit gentiment avant de secouer la tête. Il n'était pas dans ses habitudes de porter attention à de telle choses. Peut-être le devrait-elle ? Se devait-elle, en tant que princesse royale, se présenter sous meilleur jour, et ce en tout temps ? Après tout, sa richesse venait du peuple.... Pourtant, elle se voyait mal faire ce que Marian faisait. Nata eu un petit pincement en pensant à son aînée, combien elle enviait sa douceur et sa dignité.  « De toute façon, je joue très mal les jolies princesses. Je suis trop peu délicate, j'imagine.  » La reine avait essayé de faire de sa trioisième fille une parfaite dame  mais elle avait échoué si lamentablement : Renata avait appris les arts martiaux, se souciait à peine de son apparence et comble du malheur avait une opinion ! Rien à voir avec la Reine Mère qui était si retirée et tranquille. Chaque jour, la jeune princesse avait dû voir la désaprobation dans les yeux de sa mère et même si elle avait du mal à l'admettre, elle était soulagée du départ de cette dernière. Ce n'était pas faute d'avoir essayé mais elles ne s'entendaient pas et le seul de ses parents qui l'avait vraiment aimé pour ce qu'elle était, c'était le Roi et sa mort avait anéanti Charity.   « Mais j'ai le meilleur coup de pied latéral que mon Maître  ait vu depuis des décennie. Comme quoi on ne peut gagner sur tout les tableaux.  Un peu comme toi Vigie, je suis sûre tu as des traits que Douhbée apprécie. Moi, je trouve que tu as de très beaux yeux...  »

Se relevant, elle regarda Vigie avec un sourire en coin. Si son analyse était juste, elle le rendrait mal à l'aise. Il était mignon quand il rougissait. Doucement, pour ne pas l'effrayer, la main de la princesse se posa sur la joue de l'écuyer. Quelque chose dans ses traits du pheryxian invitait quiconque à résister à sa jolie frimousse. On avait qu'une seule envie : le serrer et le protéger du danger de la vie ... et le faire virer rouge tomate.


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MessageSujet: Re: Some medical attention required [PV Nata]   Mar 5 Juil - 10:54

Il regardait la jeune femme avec un sourire aux lèvres. Elle semblait – pendant un bref instant – prise dans ses pensées. En fait… il semblait au jeune homme qu’elle le fixait drôlement. Tout naturellement, il détourna le regard puis toussota pour s’éclaircir la gorge. Sa proximité était tellement gênante! Enfin, il essayait de se calmer pour faire descendre son rythme cardiaque et, ainsi, cesser de parler comme un imbécile… Il détestait la façon dont il perdait tous ses moyens dès qu’une fille était près de lui! Si seulement il pouvait retrouver le contrôle de lui-même… peut-être que lui et la princesse Nata pourraient être amis? Elle avait l’air très sympa, en fait.

Puis, elle répondit à sa question relativement à sa pauvre robe déchirée. Selon ses propos, sa gouvernante était habituée à la trouver dans cet état pour toutes sortes de raisons. Mais… quelles autres raisons pouvaient pousser une jeune femme comme elle à déchirer ainsi ses vêtements? Puis, une réponse illumina son esprit, déformée par les hormones en ébullition typiques de l’adolescence. Ça n’était surement pas ça… après, tout, c’était une princesse! Il était fort peu probable qu’elle ait un ou des amants non officiels qui pourraient être à l’origine de ces belles tenues en charpies. Il chassa donc ces pensées, puis reporta son attention sur la belle jeune femme.

- J-je ne t-t-trouve pas que vous j-j-jouez mal les j-j-jolies princesse. En fait… vous êtes t-très bien c-c-omme vous êtes, fit-il en se surprenant lui-même. Complimenter une belle fille, ce n’était pas dans ses habitudes! Tout simplement parce qu’en temps normal, il en était incapable.

Il eut un nouveau sourire alors qu’elle lui parlait de son « fameux coup de pied latéral ». En fait, Vigie avait entendu parler des prouesses au combat de la princesse. Beaucoup d’écuyers se pâmaient devant elle, déclarant qu’elle était la « meuf parfaite » puisqu’elle savait se battre comme un garçon en plus d’être sublime. Il fallait dire que les adolescents de l’ordre aimaient, généralement, les filles athlétiques. C’était aussi le cas de Vigie, d’où le fait qu’il avait constamment Douhbée en tête. Nata ne savait visiblement pas qu’elle était plutôt du genre « gagnante sur tous les tableaux », comme elle le disait si bien. Il fallait croire qu’elle était plutôt critique envers elle-même. Si elle se voyait à travers les yeux d’autrui, elle n’aurait surement pas la même opinion sur sa personne. Puis, elle le complimenta sur ses iris d’or fondu. Par le fait même, elle en profita pour se relever et glisser l’une de ses douces mains sur sa joue. La combinaison de tous ces facteurs eut l’effet escompté : Soren devint rouge pivoine. Il n’était pas habitué aux compliments de la sorte et la proximité de la jolie princesse le mettait dans tous ses états. Instinctivement, il détourna la tête, espérant ainsi pouvoir reprendre contenance, sans grand succès.

- M-m-m-m-merci, fit-il tout bas, faisant allusion au compliment dont elle l’avait affublé un peu plus tôt. Il était embarrassé! Il avait l’air d’un réel idiot! La plupart des garçons auraient été sûrs d’eux et auraient regardé la jeune femme dans les yeux, mais lui, il était complètement dépossédé de ses moyens. Il espérait réellement que personne ne les voyait, sinon, il n’aurait pas terminé d’entendre les railleries de leurs parts. Il devait dire quelque chose, merde! Et vous êtes t-t-t-très b-b-b-b-elle vous aussi. Vous d-d-d-d-devez-vous le f-f-f-faire dire souvent… hein? Il ne savait pas où il avait trouvé le courage de pouvoir dire ça…

Il devait changer de sujet, sinon il hyperventilerait d’angoisse! Il se racla donc la gorge à nouveau, puis se redressa en position accroupie. Il réalisait à ce moment précis que son flanc et son aile étaient maintenant exempts de douleur. Nata avait fait un travail exceptionnel; c’était comme s’il n’avait jamais rien eu. Il ouvrit alors ses ailes blanches tachetées de noire et en fit quelques petits battements, histoire de voir si la douleur était toujours présente. Une expression satisfaite ceignait alors son visage. « Je v-v-vais simplement t-t-tester pour voir si t-t-tout va bien » précisa-t-il à sa compagne du moment avant d’ouvrir à nouveau ses ailes au maximum. Un nuage de poussière se souleva au moment où il fit un énorme battement et qu’il bondissait dans les airs pour prendre son envol. Le pheryxian gagna rapidement les cieux et pivota sur lui-même pour regarder la princesse, tout en bas. Il fit une pirouette pour bien tester le tout et fut satisfait du résultat. Il descendit ensuite en direction de l’humaine et atterrit doucement à quelques mètres d’elle.

- C’est p-p-parfait. Merci à v-v-vous p-princesse Nata, fit-il avec un sourire ravi.

Il marcha en sa direction, quand soudain, il se prit les pieds sur une racine de l’arbre et chuta. Il tomba par-dessus la princesse et se redressa rapidement sur ses genoux, les bras de chaque côté de la jeune femme étendue sur le dos. MERDE! Lui avait-il fait mal?!

- Par Parandar!! Je suis désolé! S’écria-t-il en oubliant momentanément sa gêne et donc, son bégaiement également. Vous allez bien? Êtes-vous blessée? Puis, il nota la position dans laquelle ils se trouvaient : lui par-dessus, la tunique déchirée qui dévoilait son torse et elle, la robe en lambeaux, dans une position qui pouvait laisser libre court à une imagination un peu trop fertile. Bon sang! Mille pardons! Puis, il se recula pour opter pour une position à genoux, un air franchement navré au visage.

Mais quel empoté il était! Il se glissa une main derrière la tête, un air visiblement embêté au visage. Aux premiers abords, elle ne semblait pas blessée, c’était déjà ça.
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