Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Confiance, complot, concubine...

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Gareth
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MessageSujet: Confiance, complot, concubine...    Mer 16 Mar - 19:32

Depuis les funérailles de l’ancien Roi Virtuas, une menace planait constamment sur Alombria. Marian étant devenu Reine, leurs ennemis les péchés espéraient peut-être mettre la main sur le Royaume des vertus en profitant de son manque d’expérience probable. Peut-être aussi la sous-estimaient ils, puisqu’elle est une femme. Toujours est-il qu’ils ignoraient vraisemblablement qu’elle était protégée par quelqu’un comme Gareth. Plus d’un espion avait tenté de s’approcher de la Reine d’Alombria au cours des dernières semaines, mais aucun ne réussit à passer outre la vigilance de l’homme insecte, ce qui l’avait fait briller aux yeux de sa supérieure.

Briller dans tous les sens du terme, car si Gareth n’avait pas manqué de remarquer l’aura des âmes soeurs qui entourait Marian, alors elle devait certainement l’avoir vu elle aussi. Quoi que, la chose n’étant visible que par les êtres doués de pouvoirs, l’Espion Royal ignorait même si la Reine en avait un, c’est qu’il ne fallait pas dévoiler sur tous les toits les cartes secrètes de la dirigeante d’Alombria. De toute façon, il ne s’imaginait pas que cette femme lui soit accessible, lui qui était natif de la pauvreté, bien que tous l’ignorait, il ne se permettrait pas de faire la cours à la femme la plus puissante du Royaume, tout aussi puissant était-il lui-même devenu par la force de son esprit.

Dions qu’elle l’intimidait… Trop belle, trop lumineuse, trop parfaite. Marian représentait pour Gareth la puissance qu’il convoitait depuis l’adolescence, mais elle lui semblait aussi inaccessible que les étoiles. Devant n’importe qui d’autre, l’homme d’affaire qu’il était devenu se sentait supérieur à tous, mais devant elle, il lui semblait n’être encore qu’un mendiant souffrant constamment de la faim. S’il ne pouvait donc trouver le courage de lui parler de l’aura, au moins profitait il de chaque instant en sa présence, faisant de plus en plus souvent acte de présence lors des Conseils menés par la Reine. Son avis semblait d’ailleurs y être appréciée par les conseillers.

À la sortie d’une de ces réunions, Gareth suivit de près la Reine, ayant besoin de l’entretenir en privé sur le nouveau venu dans son escorte personnelle. Son sixième sens lui titillant l’esprit à chaque fois qu’il le voyait. Toutefois, la dite garde voulu l’arrêter et lui demanda de cesser de suivre Marian.

-Votre Altesse? demanda-t-il bien qu’il ne la voyait plus, cachée par son escorte. J’aimerais vous entretenir en privé sur une affaire qui, j’en suis certain, vous ravira. Votre adorable garde m’en empêche, toutefois...

Son ton bon enfant n’était utilisé que dans ces cas précis, et Marian devait comprendre ce qu’il se passait. Pour les gardes, ce n’était qu’une attitude agaçante qui les firent soupirer, en particulier lorsque Gareth conclut avec un sourire de victoire, sachant d’avance qu’il obtiendrait son entrevue avec la Reine.

Il ne pouvait pas se permettre de dire exactement ce qui se passait devant l’escorte de la Reine, son talent devait demeuré secret, sans quoi son titre d’Espion deviendrait inutile. Cet adorable pouvoir ne lui donnant pas de répit, la vibration qui l’avertissait d’un danger s’intensifia lorsque le nouveau venu se rapprocha un peu de Marian, la main sur la garde de son épée...
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 19 Mar - 19:52

C’est une longue réunion qui vient de se terminer. Longue, mais tout de même intéressante. La plupart des hommes et femmes autour de la table y siégeaient déjà du temps où mon père régnait sur le royaume d’Alombria. Pourtant, quelques personnes se sont jointes au Conseil, à ma demande. Parce que je tenais à recevoir des avis diversifiés, mais également à asseoir mon autorité. Les anciens auraient attendus de moi que j’agisse comme mon père. Les nouveaux sont plus ouverts à mes méthodes, ce qui me permet de souffler un peu au lieu de toujours débattre du fait que mon père n’est plus des nôtres.

Je me lève de table et, d’un signe de main, invite tout le monde à en faire de même, signifiant ainsi la fin de la réunion. Déjà, les conseillers s’éloignent pour retrouver leurs autres occupations. Quelques-uns discutent entre eux. Pour ma part, je fais signe au scribe de me donner les parchemins où il a pris les notes sur la réunion d'aujourd’hui. Je compte bien les relire l’esprit reposé, dans le bureau de mon père, pour pousser plus loin ma réflexion. Au final, c’est tout de même moi qui prendrai les décisions.

Alors que je passe l’encadrement de la porte, j’ai conscience que ma garde personnelle se rapproche pour m’accompagner. Ils sont quatre en tout à veiller à ma sécurité. Quatre personnes visibles. Parce que bien peu savent qu’une personne en fait de même, mais sous couverture.

Je me retourne brusquement en entendant messire Gareth m’interpeller pour demander une entrevue. Son ton amusé retient toute mon attention, puisque je sais ce que cela signifie. Gareth se trouve derrière l’un de mes gardes, un homme qui vient tout juste d’être recruté par mon chef de garde. « Bien sûr, messire », dis-je simplement en tentant de m’approcher. La nouvelle recrue, la main sur la garde de son épée, recule lentement vers moi, se rapprochant subtilement. Puis-je lui en vouloir, alors qu'il est de son devoir de me protéger? « Veuillez laisser messire Gareth m’accompagner jusqu’à mon bureau, je vous prie », que j’ajoute de mon ton le plus assuré. Pourtant, aucun ne bouge. Je pousse un soupir d’exaspération. Je fais un pas en avant, espérant ainsi convaincre la jeune recrue de me laisser passer. Puis, tout se passe en un éclair... ou au ralenti! La sensation du temps qui passe m'échappe...

L’épée qui glisse de son fourreau. Du mouvement autour de moi. Des voix qui grondent, qui s’exclament, qui crient. Des mains qui me repoussent. Dans ma perte d’équilibre, mes yeux se ferment, et le temps semble se figer sans que je ne comprenne ce qui se passe.
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 19 Mar - 21:26

Malgré que Marian ait clairement donné l’ordre de laisser passer Gareth, la nouvelle recrue douteuse continua de bloquer le chemin vers la Reine d’Alombria, et était beaucoup trop proche de son âme-sœur à son goût. Tous les épéistes environnant se regardaient avec des points d’interrogations dans les yeux, mais personne n’osait agir. Ils devaient sentir la tension, mais aucun ne semblait savoir si c’était l’Insecte qui posait problème ou celui des leurs qui désobéissait à la belle blonde. Après tout, le premier n’était officiellement qu’un conseiller banal, et l’autre un garde!

Tout dégénéra lorsque Marian décida de s’interposer d’elle-même, probablement agacée par la désobéissance de sa jeune recrue. Bien que Gareth avait sentit le danger, il ne l’attendait pas si tôt, croyant à tord qu’il n’avait à faire qu’à un espion, et non un assassin. Il lâcha un juron lorsque le soldat eut dégainé, causant une faute grave à sa couverture, probablement parce qu’il se doutait qu’il avait été découvert. Le Chef de la Garde ordonna au nouveau venu de remettre son arme à sa place, mais l’assassin devait bien mettre un terme à sa mission, quitte à être pendu à la place publique par la suite.

Il s’en était fallu de peu pour qu’il ne réussisse, d’ailleurs, embrocher Marian, si ce n’eut été de Gareth qui s’élança contre l’étranger et poussa son bras, faisant dévier la lame qui passa à quelques centimètres de la Reine. Puis, il repoussa son âme-sœur, pour que le contrecoup qui survint rapidement l’atteigne lui, plutôt qu’elle.

Ça, il n’avait pas pu l’empêcher. Gareth n’est pas un soldat, il n’a jamais vraiment appris à se battre, et l’épée qui lui déchira le flan ne pu être évitée. Heureusement, les trois autres gardes de Marian eurent le temps de comprendre ce qui se passait avant que le faux conseiller ne touche le sol et soit achevé par le faux garde. L’Insecte se tenait encore les côtes lorsque le traître fut maîtrisé et assommé.

-Votre Altesse? s’inquiéta soudainement l’Espion Royal en regardant autour de lui pour trouver sa Reine qu’il avait volontairement bousculer dans la cohue. Vous allez bien, vous êtes blessée? C’est quoi son nom à cet imbécile, emmenez-le au cachot et tirez-lui les informations de la bouche avant qu’il soit pendu à la place publique, qu’on sache qui a essayé de faire tuer notre Reine! lança-t-il à la garde alors qu’il rejoignait Marian au sol, elle semblait un peu perdue dans toute cette folie.

Dans son état, Gareth n’était pas plus capable de se lever lui-même que d’aider son âme-sœur à le faire, mais pour l’instant, tout ce qui comptait, s’était de voir si l’assassin n’avait pas réussi à toucher sa précieuse… La couronne royale s’étant déplacée sur l’éblouissante chevelure blonde de Marian, il tendit la main pour la lui replacer, mais cela éveilla la douleur dans ses côtes, jusqu’alors engourdie par l’adrénaline. Ce qui le surpris le plus, toutefois, ne fut pas la crampe qui le fit figer, mais le sang qui maculait sa propre main…
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 14 Mai - 21:57

Mes yeux restent fermés. C’est un cauchemar. Ce ne peut être qu’un cauchemar. Cela n’arrivait pas à père. Pas à lui! Alors, pourquoi moi? Est-ce nos cousins qui tentent déjà de reprendre Alombria? Est-ce eux qui tentent de reprendre le contrôle de nos terres?

La voix de Gareth me parvient. Il s’inquiète de moi, de ma santé. Pourtant, je n’ai rien. J’ai juste quelques difficultés à croire à ce qui vient d’arriver. Si mon chef de garde n’est pas en mesure d’assurer ma protection, à qui puis-je confier cette tâche? Je saurais bien à qui, mais je ne peux pas la lui confier. Pas ouvertement, du moins. C’est déjà suspect qu’il demande à me parler si souvent, qu’il participe aux réunions des conseils, qu’il intervienne régulièrement, sans avoir toujours été de la noblesse. J’ouvre les yeux alors que je l’entends crier aux gardes présents de faire parler l’inconnu. Gareth a pris la direction des opérations. L’entendre parler ainsi de la vie d’un homme, sans remords, me sidère. J’ai bien envie de protester, de leur rappeler que c’est à moi de décider de la vie ou de la mort de cet homme. Mais les mots restent dans mes pensées.

Puis Gareth est à mes côtés, toujours pour s’assurer que je vais bien. Je vais pour me lever, mais je me rends compte que mes mains tremblent. Terriblement. Je les serre l’une contre l’autre, les dépose sur mes cuisses, espérant ainsi cacher ce tremblement qui m’afflige. Je tourne mon regard vers Gareth. Il me fixe, puis tend la main. Ma couronne. Pourtant, il n’atteint jamais le diadème qui orne ma tête. Il se fige. Mon regard suit le sien alors que je découvre le sang qui macule sa main. Mes yeux coulent vers sa silhouette. Déjà, sa tunique se tache de sang. Et je me sens reprendre le contrôle de ma propre personne. Je me relève lentement, prenant appui sur mes genoux, pour prendre la main de Gareth dans la mienne, l’invitant à suivre mon mouvement. Je vois sa grimace, mais même en y allant le plus doucement du monde, la douleur serait toujours là!

« Escortez le traître aux cachots. Et faites mander mon médecin dans la chambre bleue. Maintenant. » Je fais signe à une servante qui se tient en retrait de préparer de l’eau et des serviettes. Deux autres femmes apparaissent pour soutenir Gareth alors que nous prenons la direction de la chambre bleue, une chambre réservée aux invités de marque, généralement. C’est la première à laquelle j’ai pensé… Et je pense à tout ce que j’ai envie de dire. Merci, c’est certain. Mais aussi de le traiter de crétin. Je n’arrive pas à comprendre comment certaines personnes peuvent donner leur vie à d’autres. Quand il s’agit d’une famille, oui, mais quand le sang ne lie pas deux personnes, comment peut-on donner sa vie? Comment peut-on sacrifier ce qu’il y a de plus important, de plus précieux pour quelqu’un d’autre?

Une servante me précède pour ouvrir la porte de la chambre bleue. Je guide Gareth vers le lit imposant au milieu de la pièce. Une femme arrive avec l’eau et les serviettes propres. Sans attendre, elle s’active autour de Gareth. Je recule de quelques pas, la regarde aller sans m’empêcher de me trouver inutile. Je me retourne pour voir mon chef de garde, la main sur la garde de son épée, en attente de mes ordres. « Je veux savoir ce qui s’est passé. Je veux savoir comment il a pu tromper votre garde. Si vous n’êtes pas en mesure d’assurer ma protection et celle des miens, je serai obligée de vous remplacer. » Mon ton est tranchant, mais même moi, j’ai conscience de ce tremblement presque imperceptible. D’un signe de tête, je le renvoie à ses obligations. Il peut disposer. Et mon médecin qui tarde toujours à venir.

J’hésite. Je fais un pas en avant, un en arrière. Encore quelques secondes avant de contourner le lit pour m’asseoir aux côtés de Gareth. Je prends sa main, le regarde. « C’était totalement idiot de votre part de… de faire ce que vous avez fait. » Je cherche mes mots. « Je ne vous réprimanderai pas avant votre rétablissement complet, parce que vous vous en sortirez, bien entendu, mais vous et moi devrons avoir une discussion. » Je respire. Je n’ose pas encore le regarder. Je me contente de regarder nos mains. Je ne fais même pas attention au sang. « Merci », que je murmure, doucement.
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 14 Mai - 22:42

Celui qui espérait être le sauveur et le héro finira comme demoiselle en détresse. Lorsqu’elle aperçoit la main ensanglantée de Gareth, la Reine cesse soudain de trembler. D’abord troublée par le déroulement trop rapide des événements, Marian se relève déjà pour tendre la main à son espion, faisant fit du sang qui macule celle de l’homme-insecte, et l’aide à se relever. Bien que ce fût dans une douleur pénible, l’espion royal retrouva des jambes passablement stables, bien que son flanc le fasse souffrir.

La Reine reprenant toute sa contenance et sa majesté, le traître fut envoyé aux cachots et des servantes s’empressèrent d’aider Gareth à tenir debout, malgré ses protestations uniquement causées par son orgueil de mâle… Parce qu’en effet, il aurait eu bien du mal à se rendre où que ce soit sans aide… Il se laissa donc escorter jusqu’à la chambre «bleue», pour les invités de marque, en attendant l’arrivée d’un guérisseur. Alors que les servantes accouraient en tout sens pour préparer des linges propres et de l’eau, Marian aidait son espion à s’allonger sur le lit. Dans un excès de stupidité, le jeune homme pensa qu’il allait tacher de son sang ces beaux draps couleur ciel…

En l’attente d’un véritable guérisseur, l’une des servantes entreprit de déchirer la tunique de Gareth autour de la fameuse blessure, qu’il évita de regarder se doutant de sa gravité juste par la douleur qu’il ressentait… Il s’était abstenu de se regarder dans le miroir plusieurs semaines après son premier accident, qui lui avait valu sa cicatrice au visage, car il craignait toujours de tourner de l’œil devant l’horreur de la plaie. Bref, jusqu’à ce qu’elle se referme et soit acceptable au regard… N’étant pas né ni élevé soldat, la vue du sang, surtout le sien, lui était difficilement tolérable.

Pour ignorer la douleur pendant que la dame s’afférait à nettoyer la plaie de son mieux, Gareth focalisa son attention sur la belle Marian, encore plus magnifique lorsqu’elle prenait ses airs de Reine, rabrouant son chef de garde pour cette erreur et le menaçant de le remplacer. L’espion royal eu un sourire, qui se transforma aussitôt en grimace de douleur, lorsqu’il la vit renvoyer ce soldat comme un vulgaire paysan, avant de revenir vers lui, toujours aussi majestueusement entourée de lumière.

-Je suis désolé de tenir à la vie de ma Reine.

Il avait parlé dans un léger soupir, son visage se crispant sous la douleur d’avoir parlé alors qu’il aurait voulu rire, faire du sarcasme… D’ailleurs, la servante le gronda d’avoir bougé son abdomen, faisant couler le sang inutilement par la contraction de ses muscles. Pourtant, il voulait rassurer Marian, qui semblait inquiète, même si ses propos affirmaient que Gareth se rétablirait. Comme sa Reine, l’homme commença à regarder les mains délicates tenant sa paume ensanglantée, et il dû se retenir pour ne pas rire devant la très faible menace de «discussion» après son rétablissement… ça aurait été beaucoup plus douloureux!

-De rien… murmura-t-il sur le même ton, afin d’éviter une autre réprobation de la servante qui s’afférait à éponger le sang en l’attente du guérisseur.

Il ne fut d’ailleurs plus bien long à arriver, Gareth n’ayant à peine le temps de constater l’émoi que causait le toucher de Marian avant qu’il soit refroidit par l’annonce des points de sutures nécessaire. La victime grinça des dents en roulant des yeux vers le plafond, maudissant le supplice qu’il allait encore subir. En espérant que ce couturier là soit plus délicat que le dernier…

-Est-ce que je vais beaucoup baisser dans votre estime, ma Reine, si je tourne de l’œil pendant son travail? gronda Gareth en serrant la main contre les doigts fins de Marian. Ce n’est jamais une expérience très agréable, au moins cette fois-ci ai-je votre personne pour m’occuper l’esprit. Votre lumière devrait éclipser la noirceur de l’inconscience, peut-être, ma Reine? soupira-t-il juste avant que le guérisseur de lui ordonne de se taire, car les mouvements de son abdomen faisait se tordre la profonde entaille.

Oh que ça ne devait pas être joli à voir… Non pas le travail du couturier, mais l’expression tordue sur le visage de Gareth, tout à sa souffrance, alors que l’aiguille s’enfonçait dans sa chaire avant d’en ressortir pour y replonger, incessamment, jusqu’à lui recoudre le flanc.
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 14 Mai - 23:53

« Quelle genre de reine serais-je de juger quelqu’un qui a risqué sa vie pour la mienne? » que je lui réponds. Mon médecin est présent, en train de recoudre la vilaine plaie. Je n’ose imaginer la douleur de la plaie, ajouté à cela la souffrance des aiguilles. Parce que se faire recoudre ne doit pas être des plus agréables, comme le prouve le visage tordu de douleurs de Gareth. J’aimerais apaiser sa souffrance. J’aimerais le distraire. Malheureusement, je ne peux engager la conversation… Le faire parler est une mauvaise idée. Il doit rester immobile. Je resserre sa main pour lui transmettre mon soutien. Un instant, j’hésite à lui caresser la joue, pour lui apporter un peu plus de réconfort.

Je me retourne un instant pour attraper une serviette humide, afin d’éponger son front. « C’est presque fini, maintenant, » que je murmure. Du coin de l’œil, je vois mon médecin en train de compléter les derniers points, terminer par un nom. Il dépose un pansement pour protéger la plaie, puis se lève, s’essuyant les mains avec l’une des serviettes tendues par une servante. Je le regarde alors qu’il m’informe qui viendra vérifier la plaie demain et dans les prochains jours et qu’il recommande de changer son pansement régulièrement et de le laisser se reposer. Pas d’effort. « J’y veillerai personnellement. Merci beaucoup. » Un hochement de tête et mon médecin a quitté la pièce.

Une à une, les servantes s’éclipsent, s’assurant que nous avons tout ce dont nous avons besoin. Avant que la dernière ne referme la porte derrière elle, je lui demande de nous amener de quoi nous sustenter. Puis, il ne reste que Gareth et moi. Tout d’un coup, je prends conscience que nous sommes seuls dans une pièce. Certes, il n’est pas en état de quoi que ce soit, du moins je le crois, mais… Je deviens nerveuse, tout à coup. Les mots lancés précédemment me semblent flotter dans l’air. [A]u moins cette fois-ci ai-je votre personne pour m’occuper l’esprit. Votre lumière devrait éclipser la noirceur de l’inconscience… Je me lève pour tourner en rond. Je prends une serviette humide, une autre, pour m’approcher à nouveau et essuyer ses mains. Puis les miennes. « Vous devriez vous mettre à votre aise. Aujourd’hui, il serait plus sage de rester tranquillement ici. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je peux veiller à ce qu’une servante réponde à vos demandes. Que diriez-vous de vous relever pour que j’arrange vos oreillers?... Oh! Je n’ai même pas pensé à vous demander ce que vous aimeriez manger, à supposer que vous ayez faim… Du thé vous ferait du bien, toutefois. »

J’arrête soudainement de parler. Qu’est-ce qu’il me prend? À blablater ainsi, sans arrêt. Je m’arrête de bouger, de m’agiter. Lentement, une grande respiration, puis je me retourne pour observer la pièce. Je pourrais rapprocher la chaise pour m’asseoir à ses côtés. Bonne idée. C’est ce que je fais. « Êtes-vous toujours aussi poétique quand vous souffrez? La lumière, la noirceur, ce sont les paroles d'un véritable séducteur, » que je rigole, une faible tentative pour détendre l'atmosphère, pour me détendre.
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Dim 15 Mai - 22:08

On aurait pu écrire des chansons, réciter des poèmes ou peindre le portrait de leurs mains jointes, tant il reflétait de beautés dans ses couleurs et ses émotions. La peau d’ébène de Gareth, encerclée du blanc délicat des mains si précieuses de la Reine, toutes trois tachées de sang. Noir, blanc, rouge. C’est cette vision si contrastante et pourtant si parfaitement unie à ses yeux, lié par l’aura des âmes-sœurs, qui donna à l’homme insecte la force de ne pas sombrer. Ça, et la reconnaissance de Marian, pour lui avoir sauvé la vie. Lui, le héro éventré…

Pas un seul instant, Gareth ne ferma les yeux, bien qu’il sente ses paupières s’alourdir d’épuisement, il ne voulait pas se lasser du spectacle de beauté que lui offrait Marian. Il trouvait même la force de sourire lorsqu’elle lui épongea le front et lui chuchota un encouragement. Jamais il ne s’était senti aussi proche de cette femme qui lui avait toujours semblé si inaccessible. Sa belle Reine, qui s’occupait de lui en retour, après tout ce temps qu’il avait passé à veiller sur elle. Lorsque le médecin quitta les lieux, elle resta auprès de lui, lui assurant qu’elle veillerait personnellement à son repos, ce qui réchauffa le cœur de l’Insecte.

Pendant tout le brouhaha qui s’en suivit, l’espion royal n’était attentif qu’au comportement de Marian, ignorant tout le reste. Ils se retrouvèrent bientôt seuls, la dernière des servantes étant partie à la recherche d’un repas pour eux deux, et Gareth vit nettement la nervosité de la Reine. S’il l’avait toujours servi aveuglément, par amour d’elle, sans rien espérer en retour, cette timidité étonnante venant de sa Majesté lui laissait croire qu’elle n’était pas insensible à sa personne. La voir virevolter telle une abeille dans sa ruche à la recherche de quelque chose pour s’occuper, puis ne cesser de parler en nettoyant le sang de leurs mains, confirmait ses soupçons.

-Je ne ferai pas la fine bouche, ma Reine, pas avec toute l’attention que vous me portez, ça me semble franchement de la moindre importance, soupira-t-il d’une voix rauque en craignant que parler éveille la douleur, mais il n’en fut rien, ce qui le soulagea. Son médecin avait définitivement fait du bon travail.

Enfin, la Reine des abeilles cessa finalement de virevolter pour s’assoir à ses côtés, avant de demander timidement à Gareth s’il était toujours aussi poétique lorsqu’il souffrait. L’espion royal n’arriva pas à se retenir de pouffer de rire, mais la douleur fut moins intense qu’il ne le craignait, alors il se permit de répondre normalement, sachant que sa plaie était définitivement bien recousue.

-Non, je ne suis pas comme ça chaque fois que je souffre, seulement lorsque je suis en aussi bonne compagnie.

Bon, en réalité, Gareth était un charmeur né, il avait simplement le talent des mots et ne se lassait pas de s’en servir, mais il aurait été indécent de lui avouer qu’il parlait ainsi à toutes les femmes, il ne voulait pas passer pour un goujat aux yeux de la femme qu’il admirait. Disons que Marian était un peu plus inspirante que les autres, ça au moins c’était la vérité…

-Vous aviez compris ce à quoi je faisais allusion, ma Reine? demanda-t-il en jetant un coup d’œil inquiet vers la porte. Ils étaient bien seuls. Je n’ai jamais osé vous le demander tant que des oreilles indiscrètes pouvaient l’entendre, mais… La voyez-vous, vous aussi?

En fait, il aurait eu maintes fois l’occasion de le lui demander, s’étant souvent retrouvé à lui dévoiler ses traîtres loin des curieux, mais il avait franchement trop peur que ça la laisse totalement indifférente. Et si Marian se fichait de ce que le destin avait réservé pour elle, seulement sous prétexte que ce destin n’était qu’un ancien paysan? Gareth avait réellement choisis de vivre dans l’ignorance, craignant que sa réponse soit décevante, mais à la voir aujourd’hui, il était bien moins inquiet…
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Sam 28 Mai - 14:18

Malgré la douleur, Gareth trouva la force de rire, légèrement. L’ambiance s’en trouva détendu, un court moment. Je l’acceptai avec plaisir, soufflant de soulagement, lui souriant en retour. J’étais heureuse qu’il apprécie ma compagnie, mais mes devoirs me rappelleraient trop tôt. Par ailleurs, il devait se reposer. Et si je continuais de lui parler, de lui distraire, il ne pourrait jamais se laisser aller à un sommeil réparateur. Peut-être avait-il de la famille? Une fiancée? Une femme? Ou alors des amis? Quelqu’un que je pourrais contacter pour venir veiller sur lui. Cela ne m’empêchera pas de revenir jeter un œil sur cet homme, bien entendu.

Un homme. J’en avais conscience alors qu’il jouait son charmeur, nos mains enlacées. Même blessé, à bout de force, il jouait avec les mots. Mais il était aussi séduisant. Du moins, il avait son charme. Il était impossible de ne pas remarquer ce grand homme à la peau sombre, ses vêtements d’apparat, ses bijoux d’or. Il transpirait la virilité. Même moi, je l’avais remarqué, sans me laisser distraire. J’avais eu quelques béguins à l’adolescence, quelques flirts dans ma jeune vingtaine, mais du moment que père avait pris en main mon éducation, me préparant à prendre sa place, je n’avais eu que peu de temps pour ce genre de distraction. Et depuis le décès de père, je n’avais pensé qu’aux miens, vivant leur peine avec autant d’intensité que la mienne. Mais voilà que Gareth, à mon service depuis quelques temps déjà, venait de risquer sa vie pour moi. Et malgré la gravité de son état, il trouvait le moyen d’être séducteur.

Pourtant, son attitude changea. Je le vis couler un regard vers la porte, s’assurant que nous étions seuls. Puis ses mots résonnèrent en moi sans que je n’en saisisse le sens. Je me reculai légèrement. Sans m’en rendre compte, je fronçai les sourcils, signe que je cherchai en moi la signification de ces mots. Vous aviez compris ce à quoi je faisais allusion, ma Reine? La voyez-vous, vous aussi? Qu’étais-je supposée avoir vu? À quoi faisait-il allusion? Je repassai dans ma tête nos derniers échanges. Puis, cela me frappa.

« La lumière, » soufflai-je doucement, tout bas. M’avait-il entendu? Était-ce bien ce que je croyais? Je levai mes yeux de nos mains enlacées pour le regarder. « Vous voyez la lumière blanche autour de moi? » lui demandai-je, tout bas. La lumière blanche était un cadeau des dieux, un signe pour tous ceux qui la voyaient qu’ils n’avaient plus à chercher. Devant eux se trouvaient leur âme sœur, la personne faite pour eux, la personne avec qui ils pourraient partager le reste de leur vie sans souci. Si Gareth voyait un halo lumineux autour de moi, pourquoi n’avais-je pas reçu le même signe des dieux? Pourquoi ne voyais-je pas de lumière autour de lui? Mes pensées devaient se refléter sur mon visage. Pourtant, je ne voulais pas inquiéter Gareth. Ou le blesser dans ses sentiments. Parce que, même si je ne voyais pas la lumière autour de sa silhouette, je n’en avais pas moins un intérêt pour ce grand homme. Et puis, certaines personnes ne verraient jamais cette lumière de leur vie. Si je ne la voyais jamais? Laisserais-je passer la chance d’être heureuse parce que les dieux accordaient une chance à si peu d’entre nous?
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MessageSujet: Re: Confiance, complot, concubine...    Dim 29 Mai - 16:18

Lorsque Marian eu un très léger mouvement de recul et qu’elle fronça les sourcils, Gareth craignit de l’avoir effrayée et s’en voulu d’avoir trop parlé. Il aurait mieux fait de garder cette découverte pour lui, parce que ce n’était pas tout le monde qui pouvait voir l’aura, alors peut-être que la Reine n’avait pas aperçu ce signe sur lui. Cela signifiait probablement qu’il ne devait pas la prendre pour acquise, même si les Dieux la lui avaient destinée, et qu’il lui faudrait la gagner par la bonne vieille méthode et non se fier uniquement au chemin tracé d’avance. Alors autant l’espion royal se sentait-il imbécile d’avoir ainsi confronté la femme avec ses sentiments, autant essayait-il de se convaincre que c’était ce qu’il devait faire, ce qu’on attendait de lui là-haut.

Effectivement, Marian lui demanda avec étonnement s’il voyait vraiment la lumière des âmes-sœurs autour d’elle, preuve s’il lui en fallait une autre qu’elle n’avait pas été choyée par ce signe. Le cœur de Gareth s’emballa lorsqu’il repensa à toutes les attentions qu’elle avait eu pour lui malgré qu’elle ne voie pas l’aura, l’intéressait-il vraiment tel qu’il était, sans avoir eu à se cacher derrière le souhait des dieux pour attirer son regard? Qu’elle n’ait pas encore relâché sa main lui donna la confiance de poursuivre, même si elle semblait bien troublée par cette révélation. Lentement et prudemment, le jeune homme se redressa à l’aide de son bras libre, trouvant une position bien assise pour faire parfaitement face à la Reine.

-Approchez, s’il-vous plait, chuchota-t-il dans un excès d’intimité, bien qu’ils étaient seuls, alors qu’il approchait sa main aux quatre doigts griffus de la joue de Marian. N’ayez pas peur, je veux juste vous montrer quelque chose, ma Reine, ajouta-t-il avec un sourire rassurant en sentant une légère hésitation venant de sa Majesté.

Les iris de l’homme insecte étaient plus argentés que gris, et on lui avait souvent dit qu’ils reflétaient ce qu’il regardait presque aussi bien que des miroirs, surtout que sa pupille verticale était assez étroite pour ne pas masquer les reflets renvoyés par son iris. Non sans une certaine hésitation lui-même, Gareth avança son visage de celui de Marian en lui tenant prudemment la joue en espérant qu’elle ne s’éloignerait pas. Ses yeux reflétaient-ils assez bien la réalité pour qu’elle puisse y apercevoir son reflet entouré d’un halo blanc? Il l’espérait…

-Regardez mes yeux, ma douce Reine… Attentivement. La voyez-vous, maintenant? demanda-t-il dans un souffle saccadé, surpris de la nervosité soudaine qui l’habitait lors de cette proximité non espérée. À cette distance, il aurait facilement été capable de l’embrasser sans qu’elle pu lui résister, et s’il n’en fit rien, il en mourrait d’envie!

Gareth soupira en relâchant la Reine à contrecœur et en posant sa tête sur le mur froid de la chambre, fermant les yeux lorsqu’il réalisa qu’il était étourdit. Ce n’était peut-être pas l’idée du siècle de s’asseoir complètement. À moins que c’était à cause de l’émotion? En tous les cas, il les garda fermés lorsqu’il continua de parler, autant se vider le cœur et tout avouer immédiatement, il n’en aurait peut-être jamais l’occasion s’il ne la prenait pas tout de suite.

-On m’a déjà dit que ce n’est pas tout le monde qui peut la voir, mais je ne sais pas pourquoi. Il paraît que des âmes-sœurs peuvent se rencontrer et l’ignorer pour toujours, ni l’un ni l’autre ne la voyant… Je suis content de l’avoir vue, ajouta-t-il dans un sourire en ré ouvrant lentement les yeux pour regarder Marian. Je ne vous aurais pas connue, sinon, je ne serais pas entré à votre service et découvrir la vie de château. Bon, je n’aurais aussi pas deux horribles cicatrices, mais le jeu en vaux la chandelle! ricana-t-il en levant les yeux au plafond. Ça m’a donné une deuxième raison de vivre : vous protéger. Oh, bien sûr, votre beauté a grandement aidé à achever de me convaincre de vous proposer mes services!

Heureusement que sa peau était trop sombre pour rougir, ça aurait définitivement été gênant.
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Confiance, complot, concubine...
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