Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]

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Douhbée
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MessageSujet: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Jeu 24 Mar - 20:01

Une nouvelle cohorte d’élèves venait de faire son entrée dans l’Ordre, et Douhbée, ainsi que d’autres écuyers toutes générations confondues, avaient été demandée pour aider ses enfants un peu perdus et effrayés à s’acclimater à son nouvel environnement. Si l’adolescente détestait les endroits bondés, elle n’avait toutefois pas pu dire non, se souvenant à l’époque comment elle avait été impressionnée par la grandeur du château et la complexité de ce nouveau monde qui n’était pas le sien. Si la pardusse pouvait être utile à l’intégration d’une enfant, elle le ferait avec plaisir, et puis comme son Maître encourageait cette activité intergénérationnelle…

Bah elle était allée…

La jeune demoiselle resta à l’écart de sa propre cohorte, ne s’étant pas réellement liée avec quiconque dans son parcours, elle n’osait parler à personne. Sous le soleil radieux qui plombait devant le château, Douhbée tenta de croiser un regard effrayé ou perdu parmi les yeux pleins de surprises qui s’agglutinaient autour de la Magicienne Enseignante, qui tentait de faire de bons jumelages. Mais ce ne fut finalement par le regard d’une enfant qui permit à l’écuyère de trouver qui elle marrainerait aujourd’hui, l’enfant parfaite qu’elle serait capable de comprendre et de guider. Cette fille là lui tournait le dos, mais ses oreilles trahissaient ses origines.

Le cœur battant la chamade, Douhbée s’approcha de la petite lynx qui attendait d’être jumelée et une écuyère pour l’avant-midi, et doucement, posa une main sur son épaule pour qu’elle se retourne. En voyant son visage, l’écuyère eut le souffle coupé. Aussi blonde qu’elle-même, l’enfant avec des yeux dorés comme les siens…

-Comment t’appelles-tu? demanda-t-elle d’une voix qu’elle voulait douce et calme, mais qui tremblait d’émotion. D’où est-ce que tu viens?

Autour du groupe commençait à s’agglutiner quelques curieux venus voir la nouvelle cohorte d’élèves. Certains faisaient des coucous aux écuyers qu’ils commençaient à reconnaître. D’autres disaient une dernière fois au revoir à leur frère, leur sœur, leur enfant… Mais Douhbée n’avait d’yeux que pour cette enfant, qui lui rappelait tellement ce dont elle avait l’air lors de son entrée dans l’Ordre, six ans plus tôt…
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Miya
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Ven 25 Mar - 12:18

Trop… de… gens…

La pardusse était tétanisée. Déjà qu’elle n’avait jamais compris pourquoi elle avait passé la nuit enfermée dans une pièce, sans la moindre issue pour se sauver… Le fait de se retrouver dans cette cour aussi gigantesque que le désert était un peu trop pour la frêle élève. L’endroit fourmillait de monde à un point tel que la petite lynx ne savait plus où donner de la tête. Elle ne voyait aucune cachette à proximité.

Elle rabattit ses oreilles sur sa tête, signe évident qu’elle était mal à l’aise. Elle avait peur, à vrai dire. Il y avait trop de mouvement, trop de bruit, trop d’odeurs, trop de… tout. On lui avait bien expliqué à quoi servait cette journée mais, dans tout son entêtement à ne pas vouloir rester enfermée, elle avait fait sourde oreille. Du coup, elle était désorientée. Le poil se hérissait sur sa peau à chaque fois que quelqu’un passait près d’elle ou la regardait trop longtemps.

Miya était prête à bondir quand elle sentit quelque chose se poser sur son épaule. Elle se retourna brusquement en feulant, sortant ses griffes et essayant de paraître aussi menaçante que possible… Ce qui, avec des airs de chaton, n’était franchement pas efficace. Toutefois, elle stoppa net dans son élan.

Elle cligna lentement des yeux en confusion, ce qui lui permit parallèlement à s’habituer à la forte lumière du soleil. Devant elle se trouvait quelqu’un de son espèce, chose qu’elle n’avait pas vu depuis qu’elle avait quitté son clan décimé dans le désert. Elle sentit son corps se calmer, malgré son minuscule coeur qui battait la chamade. Elle se sentait en sécurité avec une des siennes. À deux, elle auraient une meilleure chance de se sauver, pas vrai?

Cependant, l’autre pardusse ne semblait pas vouloir aller nulle part. Étrange… Elle questionnait la fillette sur son nom et ses origines. Miya décelait dans sa voix beaucoup de gentillesse, mais il y avait quelque chose d’autre. Elle pencha donc la tête sur le côté pendant un instant, agitant sa queue. Elle était trop jeune pour comprendre les nuances dans le ton de voix. Il y avait pourtant quelque chose qui lui disait qu’elle pouvait faire confiance à cette personne.

- Moi… M-Miya… annonça-t-elle. Elle bomba ensuite le torse, fière. Je viens du Désert, Clan Lynx!

Ses oreilles s’étaient relevées sur sa tête et elle trouva même le courage pour sourire. Elle avait un peu de difficulté à parler, n’y étant pas habituée, mais elle était fière d’elle-même. Elle garda le regard rivé sur l’adolescente devant elle, s’attendant à une présentation du même genre.

Soudain, sans crier gare, un adolescent arriva en trombe et, n’ayant pas vu une roche au sol, tomba en pleine longueur sur la pardusse. Les instincts de celle-ci revinrent à vitesse grand V et elle se débattit violemment. Elle feula comme un fauve.
« Espèce de sauvage! » lança le garçon en s’éloignant. L’élève, ne comprenant pas le sens du mot sauvage, pouvait néanmoins sentir l’animosité dans la voix de celui qui l’avait blessée. Elle grogna, ses oreilles se baissèrent vers l’arrière, elle courba son dos et sortit ses griffes. Elle était prête à attaquer.

Toutefois, l’adolescente se plaça dans son chemin. Miya n’eut d’autre choix que de tourner en rond à quatre pattes en grommelant, comme un prédateur en cage. Elle plaçait beaucoup d’estime dans les aînés de sa race, donc elle respecterait le souhait de l’écuyère, même si elle considérait que l’offensive était la meilleure option contre ce garçon. Quelqu’un devait lui apprendre à respecter le Clan des Lynx! … Pour ce qui en restait. La petite jetait de rapides coups d’oeil partout où elle voyait du mouvement, ce qui remplaça sa colère par de la peur. Elle trouvait la situation écrasante.

Elle s’approcha craintivement de l’écuyère. Assise par terre, elle passa ses bras autour de la jambe de la pardusse et y colla son visage. Elle tremblait de tout son corps et se mit à pleurnicher. Elle n’aimait pas cet endroit qui lui était étranger.
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Mar 29 Mar - 17:14

[Regina m’a dit de continuer un peu juste à deux et qu’elle nous rejoindra après quelques postes, parce que ça serait vraiment intense qu’on se tombe toutes dessus d’un coup XD]

L’enfant avait l’air d’une vraie féline sauvage, et non des pardusses habituellement civilisés que Douhbée avait croisés dans sa vie. On aurait cru qu’elle avait été élevée par des animaux plutôt que des humanoïdes félins, elle réagissait à tout de façon animale, son corps agissant exactement comme celui d’un chat. Les oreilles couchées sur sa tête, toutes griffes dehors et feulant, ça aurait été mignon sur son petit air de chaton si ça n’avait pas été aussi inquiétant. Qui donc avait élevé cette enfant?

Qu’importe ce qui se passait dans la tête de l’enfant, toujours est-il qu’elle sembla se calmer instantanément en croisant le regard de Douhbée, soit parce qu’elle avait remarqué leur ressemblance, ou simplement parce que retrouver un membre de sa race la rassurait. Elle était clairement désorientée, probablement que personne n’avait pris la peine de lui expliquer ce qu’elle faisait dans l’Ordre. À la voir aussi sauvage, l’écuyère pensa qu’elle était une orpheline errante, et que des gens qui ne la connaissaient pas l’avaient emmené ici en voyant qu’elle était magique. Pendant un instant, elle crut que l’enfant ne savait peut-être même pas parlé, si elle avait manqué autant d’éducation, et qu’elle n’avait rien compris à sa question, mais finalement, elle lui répondit.

-Miya… répéta Douhbée en souriant, c’est un joli nom…

De la façon absolument mignonne qu’avait l’enfant de parler, son nom ressemblait à un miaulement lorsqu’elle le prononçait, ce qui était totalement charmant. Le coeur de Douhbée se mit à battre la chamade lorsque Miya ajouta le nom de son clan, ainsi, elle ne s’était pas trompée. Elle avait vraiment retrouver quelqu’un de chez elle… Mais ce qui la troublait plus encore, c’était sa ressemblance époustouflante avec la gamine… se pouvait-il ?… Mais alors, pourquoi était-elle aussi animale?

-Enchantée, Miya, je m’appelle Douhbée, je suis écuyère de l’Ordre d’Alombria. Moi aussi, je suis née au Clan des Lynx, c’est surprenant comme le monde est tout petit, hein? expliqua-t-elle sur un ton qu’elle voulait badin, bien que son cerveau fonctionnait à cent milles à l’heure, essayant de mettre de l’ordre dans ce qu’elle apprenait…

Troublant la quiétude qui avait gagné Miya, un adolescent maladroit trébucha sur une roche et bouscula l’enfant au passage. N’ayant pas vu venir l’incident, Douhbée n’avait rien pu faire pour l’interrompre, mais ce qui était encore plus désolant, c’est qu’alors qu’elle voulait emmener l’enfant à l’écart avec elle, ses oreilles félines se recouchèrent sur sa tête et elle feula sur le jeune maladroit. Mal à l’aise, l’écuyère rougit et regarda ailleurs pour ne pas voir l’air réprobateur de son compagnon de cohorte, qui allait certainement penser qu’un lien de famille l’unissait à cette sauvage et l’humilierait bien plus tard. L’écuyer la traita alors de sauvage en s’éloignant, ce qui continua d’attiser la fureur de la gamine.

-Ok, ok, doucement Miya, viens on s’en va.

Il fallu que Douhbée se dresse devant l’enfant pour l’empêcher de poursuivre le malotru qui l’avait insultée, son dos courbé et ses griffes sorties de façon véritablement animale. Si l’écuyère savait que les gens de Shola et d’Alombria appelaient le peuple du désert «sauvages», jamais elle ne l’avait entendu directement devant l’un des individus, croyant plutôt que c’était une appellation qu’on murmurait dans les ragots et non qu’on utilisait publiquement. Assez insultée elle-même, la Pardusse du se faire violence pour obliger Miya à rester tranquille, bien qu’elle considérait que l’adolescent aurait mérité d’être remis à sa place. Ce n’était pas leur devoir à elles, et mieux vallait ne pas faire de drame pour la première journée dans l’ordre de la nouvelle élève.

La petite sauvage, parce que c’était le surnom qui lui allait effectivement le mieux, tournait en rond comme un animal en cage, comme si elle cherchait le moyen de se sortir de ce mauvais pas. Finalement, la colère disparue pour laisser place à la peur, les événements la dépassait. Douhbée fit signe à la Magicienne Enseignante qu’elle maîtrisait la situation et voulu s’approcher doucement de l’enfant apeurée pour l’emmener à l’écart, mais Miya avait déjà fait les premiers pas. Sanglotant comme la gamine qu’elle était ( ben oui…) elle s'agrippa à sa jambe comme on se cache dans les jupes de notre mère.

-Ça va aller Miya, chuuut, t’es pas seule ici ma p’tite Lynx, viens avec moi, on va trouver un endroit calme et discuter, ok?

Sans attendre la réponse de l’enfant, l’adolescente se pencha sur la petite pardusse craintive et l’attrapa par les aisselles pour la porter. Bien que n’étant pas particulièrement forte, Miya était frêle et facile à porter, si bien que Douhbée n’eut aucun mal à l’emmener à l’écart, sous l’ombre rassurant d’un arbre. Les yeux curieux des villageois avaient bien suivis leur manège, mais l’écuyère s’assura que son élève tournait le dos à la foule, pour qu’elle ne se sente pas intimidée par tous ses regards scrutateurs.

-Ça te va si on passe toute la journée ensemble, Miya? Est-ce que tu sais pourquoi tu es ici, comment tu es arrivée ici? Tu es quelqu’un de spécial, en as-tu la moindre idée? Moi aussi je suis passée par là, j’ai du quitter le clan et… de fil en aiguille je me suis retrouvée ici, alors je te proposes quelque chose. Je vais t’aider à t’adapter à ce nouvel endroit, à comprendre ce qui se passe, et en échange j’aimerais bien que tu me parles du Clan? Ça fait si longtemps que je suis partie… Comment vont ils, qui sont les chefs, qui sont tes parents?

Bien que toute tremblante d’excitation d’avoir peut-être retrouvée une trace de sa vie d’avant, Douhbée avait réussit à garder un calme apparent qui ne semblait être que de la curiosité, bien qu’en réalité elle mourait d’envie d’en savoir plus sur son Clan. Le seul souvenir qu’elle en avait gardé était le visage de son père, d’une blondeur presque blanche, aux yeux dorés… Mais étaient-ils tout simplement tous semblables? L’écuyère n’arrivait pas à se rappeler de l'apparence des autres, même de sa mère… Miya lui ressemblait comme une soeur, mais peut-être qu’ils étaient tous blonds aux yeux d’or? Ce marrainage allait lui apporter au moins autant que ce qu’elle allait donner…
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Miya
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Dim 10 Avr - 10:36

La fillette cachait son visage contre les jambes de sa nouvelle connaissance. Bien qu’elle ne connaisse que son nom et le fait qu’elle était originaire du même clan, l’élève n’avait aucunement besoin d’en savoir davantage pour lui faire confiance. Il était plus facile de se sentir à l’aise avec l’une des siens. Elle s’était sentie seule au monde pendant si longtemps que c’était un réel soulagement que d’avoir quelqu’un comme elle… surtout dans un environnement aussi étrange que celui dans lequel elle se trouvait actuellement. Elle avait l’impression qu’elle pouvait compter sur cette Douhbée pour la protéger si quelque chose de mauvais devait se passer. La proposition de celle-ci confirma d’ailleurs cette théorie. En effet, l’écuyère suggéra de s’éloigner de la foule pour discuter tranquillement. Elle faisait son possible pour calmer sa protéger.

La jeune pardusse était en train d’hocher de la tête quand elle se fit soulever du sol. Elle se laissa prendre sans trop de misère, cette fois. Elle passa ses bras autour du cou de son aînée et enfouit son visage dans les cheveux de celle-ci. Elle appréciait ne pas avoir à faire face à tous ces inconnus tous plus bruyants les uns que les autres. Ce n’était peut-être que des cheveux, mais c’était suffisant pour se cacher en attendant de s’installer sous un arbre.

Miya demeura à proximité de sa compagne aux yeux dorés comme elle, jouant avec le gazon après avoir essuyé les larmes de ses yeux désormais rougis. Elle fut momentanément distraite par une sauterelle qui bondit. Elle essaya, évidemment, de l’attraper. Elle réussit presque, mais elle abandonna la chasse quand elle entendit la voix de Douhbée qui s’adressait à elle. L’enfant écoutait attentivement, bien qu’elle trouve que beaucoup de questions se suivaient. Elle n’allait pas tout retenir… mais elle garda en mémoire les points les plus importants. Elle comprit, entre autres, qu’elle s’était trouvé une amie pour la journée, un guide en quelque sorte. À cela, son visage s’illumina d’un sourire brillant de mille feux. Sa minuscule queue de lynx se mit à battre d’un côté et de l’autre, signe évident de son excitation.

- Oui, Miya heureuse! Miya écouter les conseils de Douhbée! s’exclama-t-elle joyeusement.

Elle tenait difficilement en place. À vrai dire, elle était beaucoup moins nerveuse puisqu’elle était dos à la foule. Cela lui permettait de se concentrer sur autre chose et d’être moins sur la défensive. Elle pouvait, notamment, faire la moue pendant qu’elle tentait tant bien que mal de se rappeler du clan qui l’avait vu grandir durant ses premières années. Malheureusement, il ne demeurait de ces souvenirs que quelques images floues, des sons et des saveurs et ainsi de suite. Le ciel bleu parsemé de nuages ne l’aida pas à se souvenir de plus de choses… mais bon, elle partagerait le peu qui lui revenait en tête.

- Hmm… fit-elle d’abord, pensive. Elle devait penser à la façon d’exprimer ce qui était dans sa tête. Ce n’était pas évident, car elle manquait de pratique dans l’art de la conversation. Chef… Ah, papa était chef! Papa était grand! Elle leva les bras en l’air pour illustrer ses propos. Miya a les cheveux de papa! Et les yeux! Mais maman… et… C’était quoi le nom de l’autre, déjà? Elle avait eu une sœur, ça, elle en était certaine… mais ne se souvenant pas de son propre nom, il était impossible pour elle d’en mettre un aux autres membres de sa famille. Elle n’avait qu’un vague souvenir de la sonorité. Bah, pour ce que ça changerait! Ina… Ina? Hmm… Maman et Ina… cheveux comme le feu! Enfant comme elle était, la petite lynx imita le bruit des flammes de façon peu… réaliste, disons, mais elle se devait de rendre son récit, si on pouvait l’appeler ainsi, plus vivant.

Soudain, elle afficha un air perplexe. Douhbée lui avait demandé comment allait le clan maintenant… ce que l’élève trouvait étrange. À sa connaissance, le clan n’existait plus. Elle n’avait vu personne avant de déserter après l’attaque. Elle regardait donc l’autre pardusse avec la tête penchée sur le côté, puis de l’autre. Elle se donna un coup sur une oreille afin de chasser une mouche qui l’avait chatouillée. Elle se serait sans doute avisée de procéder avec davantage de prudence si elle avait été plus âgée mais, comme on dit, la vérité sort de la bouche des enfants. La lynx n’avait pas vraiment développé de filtre mental et ne se retenait pas pour partager le fond de sa pensée. Elle n’avait pas encore appris qu’il y avait des moments où on devait faire preuve de tact ou, encore, qu’il fallait parfois mentir, etc. De ce fait, elle alla directement au but.

- Pourquoi Douhbée quitter clan? Maintenant, plus de lynx. Clan ennemi a attaqué il y a lontemps. Bon, c’était faux… Cela ne faisait que deux ans, mais comment une sauvage se battant pour survivre au jour le jour pouvait-elle le savoir? La notion du temps n’était pas en elle, ne serait-ce que pour le changement des saisons ou de la température au courant de la journée ou de la nuit. Tous morts… sauf Miya. termina-t-elle en haussant des épaules.

La petite avait annoncé ça tout bonnement. On se serait attendu à ce qu’elle pleure à en parler ou ait un quelconque traumatisme faisant en sorte qu’elle veuille éviter le sujet… or, ce n’était pas le cas. Elle n’avait jamais eu le luxe de se permettre de faire un deuil en bonne et due forme. Certes, elle avait pleuré et avait eu de la misère à s’habituer à vivre seule à un si jeune âge, mais son auto-préservation était la seule chose qui importait. Les événements tragiques de ses quatre ans n’étaient que des faits, maintenant. Cela faisait une éternité que tout s’était déroulé à ses yeux. Ce n’était pas aussi pénible que jadis.

- Mais Douhbée a dit expliquer à moi pourquoi ici. Si Miya spéciale… Douhbée spéciale aussi?

La curiosité avait repris le dessus et la pardusse avait hâte d’en apprendre sur cet endroit des plus bizarres. Peut-être comprendrait-elle enfin pourquoi on refusait de la laisser partir et pourquoi on insistait tellement à ce qu’elle se présente un peu partout. Toutefois, son excitation s’estompa rapidement. Elle remarqua que sa protectrice attitrée était en peine. Elle semblait essayer de le cacher, mais c’était plus qu’évident dans ses yeux qu’elle avait mal. Miya ne fit cependant pas le lien avec l’annonce de la fin de l’existence du clan des lynx. Après tout, elle avait déjà passé à autre chose. Pour elle, la conversation tournait autour des drôles de pratiques ici, et non plus d’un village décimé par des rivaux jaloux.

- Pourquoi Douhbée est triste? Oh! Pas pleurer, Douhbée! C’était maintenant à son tour de réconforter sa nouvelle amie. Elle n’hésita pas un instant à passer ses bras autour du cou de sa camarade et de la serrer fort dans ses bras. Elle s’était sentie si bien quand l’écuyère l’avait prise dans ses bras qu’elle se disait que lui rendre la pareille l’aiderait sans doute. C’est pas bien d’être spéciale? Douhbée triste parce que pas spéciale comme Miya? Miya aime Douhbée… Miya pas aimer voir Douhbée triste. Douhbée parler à Miya maintenant! Miya écouter.
[HJ :Je t'ai fait un peu bouger, donc n'hésite pas à me faire signe si ça ne convient pas!]
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Dim 10 Avr - 19:33

Ce n’était qu’une pauvre petite enfant, perdue et bousculée comme elle-même l’avait été, mais si facile à distraire, si innocente en réalité. Cessant son jeu de chasse aux insectes, le regard de Miya s’illumina de satisfaction à l’idée de passer la journée avec elle. Savoir que Douhbée venait du même clan qu’elle avait du la rassurer, car elle ne semblait plus sur ses gardes, elle était même heureuse d’écouter ses conseils, comme si elle lui reléguait son autorité d’aînée.

Agitée, l’élève semblait essayer de se remémorer ses souvenirs pour pourvoir répondre aux questions de Douhbée, ce qui était certainement une épreuve difficile pour son âge. La gamine ne devait pas avoir loin de six ans, à cet âge la mémoire en est encore que sur le très court terme. Finalement, Miya regarda le ciel, pensive, et commença à débiter le peu dont elle arriva à tirer de sa mémoire. Toutefois, c’en était bien assez pour l’écuyère, qui fit rapidement des liens dans sa tête entre ses propres souvenirs d’enfance et ceux de la gamine.

De tout ce que se rappelait Douhbée du Clan des Lynx, il n’y avait qu’une chose : son père, chef du clan, blond aux yeux dorés. L’adolescente frissonna alors lorsque Miya lui décrivit, dans ses mots, l’image qu’elle-même avait dans sa tête. Celle de son père qui lui dit «Adieu Doudou» avant de la laisser entre les mains des marchands d’esclaves. Une boule se forma dans la gorge de l’écuyère, et ce n’était pas des poils de chat. Puis, l’enfant parla de sa mère, et d’une certaine Ina, deux personnes dont la pardusse n’avait aucuns souvenirs, qui avaient les cheveux rouges selon la gamine qui imitait les crépitements du feu pour appuyer ses propos.

-Ina? Qui est Ina, c’est une personne du clan? De ta famille?

Une certitude semblait vouloir s’encrer dans le cœur de Douhbée, alors qu’elle n’était qu’impression lorsqu’elle avait remarqué sa ressemblance avec Miya. C’était sa sœur, sa petite sœur, elle en était presque certaine. Si elle ne pouvait s’assurer que la mère dont la gamine parlait était bel et bien la sienne, il ne pouvait y avoir d’erreur sur le père… Avait-elle donc une autre sœur? Cette Ina, était-ce un membre de la famille? L’écuyère maudit d’avoir été arrachée si tôt au clan pour ne pas réussir à se rappeler de ses choses si essentielles…

Puis, la gamine sembla perplexe, comme si elle essayait de trouver réponses aux autres questions de Douhbée, mais qu’elle les trouvait un peu stupide. C’est alors que Miya lui demanda pourquoi elle-même avait quitté le Clan. Comment lui dire qu’elle n’avait pas eut le choix? La gamine savait-elle que son père faisait vivre les lynx grâce à l’esclavagisme? Elle n’eut toutefois pas le temps d’essayer de trouver un moyen pour lui répondre, puisque le verdict tomba de la bouche de l’enfant. Plus de clan, morts, décimés. Un petit miracle, unique et fragile, avait survécu à un massacre d’un clan adverse, Miya.

-Comment…? la boule d’émotion qui se formait dans la gorge de l’adolescente prit le dessus, et elle n’arriva pas à formuler sa question. Comment une enfant avait-elle pu survivre là où tous les autres avaient péris? Elle ne semblait même pas ébranlée, c’est qu’elle avait du oublier tout le carnage qui avait gâché son enfance. Sans même paraître triste, Miya ne remarqua pas tout de suite l’émotion de Douhbée, elle lui demanda d’ailleurs de lui expliquer pourquoi elle était ici, ce qui faisait d’elle quelqu’un de spécial et si elle était spéciale, elle aussi.

Mais les yeux dorés de Douhbée ne surent que fixer intensément l’enfant qui était certainement sa petite sœur, seule survivante d’un Clan qui se ferait rapidement oublier, et sa bouche resta obstinément close. Sans réussir à retenir plus longtemps ses larmes, l’adolescente du mettre toute sa volonté pour ne pas éclater en sanglots, mais Miya remarqua son désarrois, et comme une grande sœur, tenta de la consoler, juste comme elle-même l’avait fait l’instant d’avant. Mais c’était elle, l’aînée! Pas l’élève, elle n’avait pas à se laisser consoler par sa cadette, bien qu’elle ne tente pas de se retirer de cette étreinte, les petits bras fragiles de l’enfant autour de son cou la rassurant. Il fallait la protéger, elle était toute sa famille, tout ce qui lui restait, et elle savait maintenant qu’elle ne retrouverait plus son Clan…

-Non, ce n’est pas pour ça que je pleure, Miya, voulut expliquer Douhbée, la voix enrouée par l’émotion. C’est très bien d’être spéciale, on est spéciales toutes les deux et tu dois en être fière. Les gens qui t’ont emmenés ici, Miya, qui sont-ils? Tu es ici parce que quelqu’un pense que tu as des pouvoirs magiques, et ça doit être vrai car la Magicienne t’a gardé. Tu vas devenir quelqu’un d’important grâce à ses pouvoirs, et moi aussi, nous serons Chevaliers mon trésor… Mais qui t’a emmenée ici, ma sœur? Qu’as-tu fais après le… le… massacre du Clan? Comment as-tu fait pour survivre?

En fait, Douhbée craignait plus que tout que Miya ait vécu les mêmes tourments qu’elle, et ne soit vivante que parce qu’elle avait été ramassée par un marchand d’esclave, et qu’elle s’était sauvée. Elle était maintenant si certaine que la gamine était sa sœur, qu’elle n’avait même pas réalisé qu’elle l’avait appelée ainsi.

-Et qui est Ina? demanda-t-elle encore, bien que sachant que Miya se perdrait dans le trop grand nombre de questions et d’informations. C’est ta sœur, Ina? Tu m’as demandé pourquoi je pleurais, ma chérie, c’est parce que j’ai de la peine que le Clan soit parti, parce que je n’ai pas choisi de le quitter, moi, j’ai été forcée il y a longtemps, et j’ai jamais revenu mon papa après. Mais c’était le Chef du Clan des Lynx, mon papa, ça je le sais, et je crois que ça fait de moi ta sœur, Miya…

Voulant la rassurer plus encore, pour qu’elle ne soit pas choquée par la nouvelle, Douhbée enserra la gamine et lui caressa les cheveux à son tour. C’était elle, l’aînée, c’était elle qui devait consoler l’enfant, pas l’inverse. Cette petite peut-être autant éprouvée par la vie qu’elle-même l’avait été. Et pourtant, elle ne semblait pas brisée, en miettes, comme elle-même lors de son arrivée au Château d’Alombria, six ans plus tôt.

-Miya, je pense que je suis ta grande sœur, j’ai été obligée de partir du Clan avant ta naissance. Peux-tu me parler de maman? Je ne me souviens de rien d’elle, j’ai tout oublier. Tu as dit qu’elle avait des cheveux de feu, des cheveux comme ceux-là? demanda-t-elle en pointant l’une des curieuses qui épiaient les élèves et les écuyers depuis le villages. Une belle jeune femme aux cheveux rouges. Tient, n’avait-elle pas des oreilles félines, elle aussi? Difficile d’en être certaine, avec la distance, Douhbée rapporta son attention sur Miya. Elle avait une petite sœur…
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Dim 17 Avr - 20:39

Il y a deux ans, tout mon clan fut décimé jusqu’au dernier. J’avais été la seule survivante, car suite à une dispute entre mon père et ma mère, je m’étais éloigné du village pour prendre l’air. Ils avaient voulu que je donne mon avis, mais j’avais refusé et j’avais pris la fuite avant qu’ils aient pu placer un mot pour me retenir. Je ne sais même plus de quoi ils parlaient. Puis, quand je suis revenu, le village avait déjà été détruit. C’était peut-être mieux ainsi. Comme ça, il ne pourrait plus vendre d’esclave. Sans même fouiller les lieux, je m’étais dit que ma plus jeune sœur était morte, que cela ne servirait à rien de la chercher. Que je retrouverais sans doute son cadavre quelque part ou alors que je la retrouverais mourante. Je ne pourrais supporter d’avoir la confirmation de l’avoir perdu elle aussi, alors je suis partie. Ce massacre ne me faisait ni chaud ni froid puisqu’il me fit partir à la recherche de la sœur que j’avais jadis perdue.

Suivant les pistes, je me retrouvais bien vite à Alombria, maintenant, il suffisait de savoir où exactement je pourrais la retrouver et espérer que je cherchais au moins dans le bon royaume. Le plus dur c’est quand les gens se contredisaient, mais généralement, ceux-là ne faisaient pas long feu. Je ne supportais pas de me faire niaiser. Mais je ne décourageais pas. Je gardais l’espoir de la revoir. Je refusais de croire que je ne la retrouverais jamais. Je regrattais tellement de ne pas avoir tenté de la protéger.

Puis, on me un jour, on me parla du château. Je ne voyais pas trop comment je pourrais l’y rencontrer puisqu’elle avait été vendue, alors pourquoi se trouverait-elle à la forteresse d’Alombria. Croyant à un mensonge, je n’avais pas épargné mon informateur, paix à son âme, mais cela continua de me tourmenter et je finis par m’y rendre par curiosité. L’y retrouverais-je? J’en doutais fortement, mais mon cœur me disait de m’y rendre.

Ce qu’il y avait du monde ici, ce n’était pas croyable. Raison de plus pour rester à l’écart. Tout le village c’était ramasser ici ou quoi? Je restais à l’écart. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait alors, même si j’étais assez curieuse. En fait, je cherchais ma sœur du regard, mais je ne la voyais pas. Elle n’était peut-être même pas là en fait. Je me faisais sûrement de faux espoirs de l’y retrouver. Mais je restais là, continuant de la chercher. Je remarquais alors quelqu’un qui s’éloignait en tenant une enfant dans ses bras, puis je reportai mon regard sur la foule, mais je ne cessais de regarder dans leur direction sans trop savoir pourquoi. Je fini par me dirigeai dans leur direction, les découvrant en pleine discussion.

Je ne pouvais m’empêcher de les fixer les yeux grands ouverts, n’y croyant certainement pas. J’avais peur que ce ne soit un mirage qui n’attendait que le moment où je fermerais les yeux, parlerait, ou m’approcherait trop pour disparaître sans laisser de trace. Je détaillais l’adolescente aux longs cheveux blonds et aux yeux dorés. Pas de doutes possibles, j’étais certaine qu’il s’agissait qu’il s’agît de Doubhée. Je devais avoir l’air idiote à les regarder ainsi, mais je ne savais pas quoi dire. Je ne savais même pas si elle allait me reconnaitre.

«Douh… bée!? Je t’en prie, dis-moi que tu es Doubhée.»

Une voix me fit détourner mon regard. Je regardais l’enfant qui se trouvait être une copie conforme de Douhbée, telle que j’en avais gardé le souvenir. Les mêmes cheveux blonds et les mêmes yeux dorés. Serait-elle… Non, c'était impossible...

«Myrna?»

Je sentis mes jambes cédée sous moi. Je n’arrivais pas à y croire. Je venais ici dans le but de retrouver Douh, et je retrouvais également celle que j’avais crue morte
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Miya
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Jeu 21 Avr - 17:12

Elle blottit sa tête contre l’épaule de l’écuyère, les bras passés autour du cou de celle-ci. Elle essayait de trouver la cause de la tristesse de Douhbée et, dans sa petite tête d’enfant, la seule explication logique se trouvait dans cet endroit inhabituel ou dans le manque d’habileté spéciale. Par contre, la réponse ne se trouvait pas là et la pardusse corrigea bientôt Miya quant à la raison de sa douleur. Leurs regards dorés se croisèrent. L’élève se concentrait entièrement sur les paroles de son amie. Elle fronçât des sourcils en se rendant compte qu’il s’agissait d’encore plus de questions! Pourquoi les réponses devaient se cacher entre les questions?

L’enfant pencha ensuite la tête de côté tout en clignant des yeux.

- Soeur?

Le choix de mot l’avait surprise. Puis, elle haussa des épaules de façon nonchalante. C’était peut-être une façon locale de s’adresser aux gens du même clan, qui sait? Il y avait tellement de choses qu’elle ne comprenait pas, donc qu’en était une de plus ou de moins? Les gens d’ici avaient de drôles de coutumes, de toute façon.

- Miya partir du clan… et chasser. Des gens étranges m’ont mis des chaînes… mais pas vigilants, donc Miya se sauver vite! On pouvait deviner une pointe de fierté dans son ton. Elle n’était pas peu fière de son exploit. Ces esclavagistes n’avaient eu aucune chance. Elle n’avait pas été pas aussi docile que leurs autres victimes. Puis, un jour, Miya arriver ici. Elle pointa la cime de l’arbre. Je suis tombée et me suis fait mal. Des gens m’ont amenée ici… Depuis, Miya toujours enfermée dans une pièce ou traînée partout. Puis, c’est quoi un chevalier?

Si c’était le sort qu’on lui réservait ici, elle aimerait bien savoir en quoi ça consistait et si elle allait avoir le moindrement de liberté éventuellement. Elle était également sur le point de demander si on allait toujours bien la nourrir, car elle vait un appétit vorace, mais elle perdit le fil de ses pensées à sentir la douce caresse de Douhbée dans ses cheveux. Ce doux contact la fit sourire. Elle aimait ça. Il faisait si longtemps qu’on ne lui avait pas montré la moindre tendresse et qu’on ne s’était pas occupé d’elle comme l’enfant ayant besoin d’affection qu’elle était pourtant.

Elle sursauta néanmoins quand l’écuyère avança l’hypothèse d’être réellement sa grande soeur. Ah bon? La lynx scruta le visage de sa protectrice et elle devait admettre y voir beaucoup de ressemblance. Elle pouvait se reconnaître dans plusieurs traits, surtout au niveau du visage et des cheveux. C’est vrai qu’elles pouvaient aisément passer comme étant de la même famille et personne n’aurait posé de question. De plus, s’il était vrai que l’écuyère était venue ici avant que Miya ne vienne au monde, c’était normal qu’elles ne se connaissent pas. C’était cependant un concept que la petite devait soupeser, car la notion du temps était encore floue pour elle.

- Si Douhbée est soeur de Miya… pourquoi envoyer Douhbée ici et ne pas la garder à la maison? Pouvoir défendre clan avec pouvoir, non?

C’était une question légitime. Il ne faisait aucun sens pour l’enfant qu’une famille ne se sépare, à moins que ce ne soit à cause de la mort ou un désastre naturel. Il fallait admettre qu’elle ne connaissait rien à la vente des membres du clans afin de permettre sa survie. On n’avait pas eu l’opportunité de le lui expliquer avant que le clan adverse n’attaque. C’était peut-être mieux ainsi pour l’instant…

Quand Douhbée pointa en direction d’une tierce personne pour demander si leur mère partageait sa couleur de cheveux, Miya tourna la tête pour voir de qui il s’agissait. Après tout, sa mère et sa soeur avaient une couleur assez particulière. Elle laissa échapper un petit cri de surprise, qui la laissa ensuite muette. C’était exactement le même rouge que les membres de sa famille! Et voilà que cette personne approchait.

- Oui! Comme maman et Ina! s’exclama-t-elle joyeusement, ignorant l’incrédulité flagrante dans les yeux de la femme qui était désormais devant elles. Elle remarqua à cet instant les oreilles touffues. Elle était toute excitée d’avoir croisé le chemin d’une autre pardusse comme les deux membres de l’ordre. Elle s’empressa donc de répondre avant l’écuyère. Oui! Douhbée!

Elle souriait à pleine dents à présent… Du moins, jusqu’à ce que « Myrna » parvienne à ses oreilles. Une drôle de sensation s’éveillait en elle, puis une série de souvenirs flous refirent surface. Elle secoua vivement la tête, les mains sur les oreilles.

- Miya confuse! Pourquoi Myrna familier? Est-ce que Miya conn… ait… Myrna… Les morceaux du casse-tête venaient de se mettre en place. Ce n’était pas uniquement le nom qui lui était familier, c’était le visage ainsi que la voix. Maintenant, elle en était certaine : elle connaissait cette femme. Les larmes aux yeux, elle se lança à ses jambes. Ina! Ina pas morte au désert!

Elle frottait son visage contre les jambes de sa grande soeur, la seule qu’elle avait connue, en fait. Elle ne se questionnait ni sur le comment ou le pourquoi, étant simplement soulagée de retrouver un visage familier. Elle pensait qu’il ne restait plus rien de sa famille, qu’elle était seule au monde… et elle n’avait toujours pas encaissé la nouvelle que Douhbée faisait également partie de sa famille. Elle tira sur la main de Regina, faisant à nouveau face à l’écuyère.

- Douhbée! C’est Ina! Grande soeur Ina! Douhbée…? Toi connaître Ina aussi? Voilà qui promettait d’être intéressant...
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Sam 23 Avr - 16:15

Miya était complètement blotti contre Douhbée, comme une petite chatte affectueuse qui voudrait de l’attention. La pardusse en ressentit un puissant bien-être, car si elle avait toujours répugné les contacts d’autrui, tenir celle qu’elle croyait sa sœur dans ses bras la ramenait d’où elle venait, l’apaisant énormément. Elle se sentait à nouveau membre du Clan des Lynx, bien qu’on abandonnait toujours nos noms et familles en rejoignant l’ordre, et que le clan n’existait plus. À toutes les deux, elles formeraient leur Clan…

La gamine ne semblait pas comprendre vraiment l’importance du mot sœur, peut-être qu’elle ne connaissait même pas le mot, elle ne répondit d’ailleurs pas à sa question concernant «Ina». Miya lui expliqua plutôt avoir quitté son clan après le massacre et être partie à la chasse, plutôt courageuse pour une gamine! Elle a été attrapée, probablement par des marchands d’esclaves, et le cœur de Douhbée se serra en pensant à ce qu’avait pu vivre la petite. Serait-elle aussi brisée qu’elle-même? Finalement, la gamine devait être tombée sur des imbéciles moins compétents que ceux qui l’avaient vendus elle, car elle s’était échappée. Puis, elle s’était blesse et des gens l’avaient emmenée au château. L’adolescente devina le reste : elle s’était surement soignée toute seule, mais la gamine ne semblait vraiment pas comprendre ce qui lui arrivait… Pour qu’on l’emmène ici, elle avait dût manifester de la magie, ainsi, elle était certainement guérisseuse.

-Un Chevalier, c’est un héro qui sauve les gens, qui aident les personnes fragiles et qui élimine les méchants. Ils apportent la paix dans le Royaume. expliqua-t-elle en voulant faire simple. Pour ça, ils apprennent à se battre, avec pleins d’armes différentes, et utilisent de la magie. C’est ce qui font d’eux, de nous, des personnes spéciales. Tu es ici car tu as assez de magie pour être Chevalier, Miya.

C’est alors que la gamine demanda à Douhbée pourquoi elle n’était pas restée au Clan pour le défendre avec sa magie, si elle était sa sœur. L’adolescente eut un sourire triste en pensant qu’elle aurait peut-être pu faire pencher la balance, ou peut-être pas… En fait, sans la formation qu,elle avait reçue ici, elle aurait probablement été fortement inutile… * Mais j’aurais pu voir le massacre avant qu’il se produise, et on aurait été prêts…* Malheureusement, tout n’était pas si simple.

-Quand je suis partie, personne ne savait que j’avais de la magie, Miya. Et puis, ils n’avaient pas le choix. Ce sont des méchants avec des chaînes qui m’ont emportée, comme ceux qui ont essayé de t’emporter aussi, sauf que moi ils ont réussis. Tu comprends? Et puis, ici j’ai appris à utiliser ma magie, dans le clan je n’aurais pas appris, alors je crois bien que ça n’aurait pas changé grand-chose au destin de notre famille… expliqua-t-elle tristement.

Miya s’excita en apercevant l’étrangère que lui avait pointée Douhbée, en lui assurant qu’elle ressemblait justement à leur mère et à Ina, que l’adolescente croyait être sa sœur. Justement, peut-être intriguée par le fait qu’on l’eut pointée du doigt, la femme aux cheveux rouges avança vers elles. C’était bien une pardusse, elle aussi… Une pardusse… Lynx!? Les yeux écarquillée de stupeur, la jeune femme semblait avoir vu un fantôme, et dévisageait l’écuyère comme si c’était la première fois qu’elle rencontrait un individu de sa race. Rien d’étonnant que l’adolescente sursauta en entendant son propre prénom prononcé par cette inconnue, mais lorsqu’elle l’observa directement dans les yeux, Douhbée eut un déjà-vu, cette impression étrange lorsqu’on revoit quelque chose qu’on pense avoir vu avant. Elle a toujours cette sensation lorsque ses prémonitions se réalisent, mais elle n’a pourtant jamais eu de vision de cette demoiselle… Soudain, une image flou, issus de sa mémoire, se superposa au visage de l’inconnue. C’était une autre femme, presque identique, mais beaucoup plus vieille, et Douhbée eut un pincement au cœur en pensant qu’elle venait d’avoir un souvenir de sa mère, le premier depuis toujours… Était-ce… Ina?

Ce fut Miya qui répondit à la question de l’étrangère, comme si elle ne réalisait pas l’importance de la situation, elle approuva le nom de l’écuyère. L’instant d’après, la jeune femme observa la gamine et l’appela par un tout autre nom, ce qui fit froncer les sourcils de Douhbée. Si elle connaissait son nom à elle et était sa sœur, pourquoi se trompait-elle dans le nom de leur cadette? La gamine avoua être confuse, comme si elle connaissait ce nom, «Myrna». Puis, toute émue, ses yeux se remplirent de larmes et elle se jeta sur la femme en l’appelant «Ina».

Ça commençait à être beaucoup trop à assimiler pour Douhbée. Se découvrir une sœur cadette l’avait bouleversée, mais le sentiment de devoir la protéger, le sens des responsabilités, avait évité à son cœur de paniquer et à sa tête de trop réfléchir. Se découvrir une aînée, dont elle avait oublié l’existence, ça commençait à être lourd. Fermant les yeux pour calmer les étourdissements qui l’accablaient, Khanrell s’adossa à l’arbre, toujours assise au sol, et se pris la tête entre les mains, pendant les retrouvailles de Miya et d’Ina. L’écuyère ne releva les yeux vers ses deux sœurs que lorsque la cadette l’interpella, lui dévoilant ce dont elle se doutait déjà et lui demandant si elle connaissait aussi Ina. Douhbée haussa les épaules et fit non de la tête.

-Je sais pas quoi te dire, Miya… Ça commence à être difficile à comprendre même pour moi. Elle leva alors la tête vers l’aînée, la seule qui pourrait lui offrir une explication valable. Je ne savais même pas que j’avais une aînée, mais ça ne fait pas de doute, tu es le portrait de Maman… Est-ce que toi, tu seras capable de nous donner une explication pour tout ce qui se passe? Parce que moi, je suis franchement dépassée là, et les souvenirs de Miya… ou Myrna? Peut-importe, elle est trop jeune pour tout comprendre aussi. J’avais quatre ans, ça fait dix ans que je n’ai pas vu de membres de mon clan, et voilà que je me trouve deux sœurs, tu m’excuseras de manquer d’enthousiasme, je suis un peu trop secouée…

Sa voix était lasse, alors qu’elle se frotta les tempes pour effacer un mal de tête qui venait de commencer à l’accabler. On aurait cru un rêve très réaliste, mais l’étreinte de Miya, un peu plus tôt, lui avait semblé trop réelle pour qu’elle ait le moindre doute…
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Dim 8 Mai - 10:55

Ce n’était pas possible je devais surement rêvé. Je l’avais enfin retrouvé? Ma petite soeur que je cherchais tant se trouve devant moi, c’est vraiment elle? Pourtant, elle, elle ne semble pas me reconnaître. Pourtant, j’étais certaine de ne pas me tromper, et j’espérais que c’était vrai. Que mes recherches aient enfin abouti et que je pourrais enfin veiller sur elle comme une grande soeur se devai de le faire.

Plus je la regarde, plus je me disais qu’il n’y avait aucun doute sur son identité. Non, pour moi, il n’y en avait plus aucun, j’en mettrais ma main au feu. Par contre, pour l’enfant qui lui ressemblait tant alors que je venais de la perdre, j’étais un peu confuse. Si elle était vraiment ma plus jeune soeur, comment avait-elle pu survivre à l’attaque du clan? Tout avait été détruit, il ne restait plus rien.

Je n’avais même pas osé chercher quiconque, certaine de n’y retrouver que des cadavres par dizaines. Je m’étais dit qu’il était certain que personne n’est survécu face à un tel carnage! D’autant plus que j’en voulais à tout le monde, alors pourquoi j’aurais cherché à savoir s’il y avait des survivants? Pour les achevés? En me retrouvant maintenant en face d’elle, je commençais à regretté quelque peu de l’avoir abandonnée de ne pas avoir essayé de savoir si elle était encore en vie. Pourquoi? Tout simplement parce que j’avais refusé de m’attacher à elle, pour ne pas souffrir de la voir partir, comme j’ai souffert du départ de Doubhée. Je ne voulais pas voir quelqu’un d’autre que j’aimais me quitter, alors, je m’étais dit que si je ne m'attendais pas, si elle venait à partir, peut-être que je ne pleurerai pas son départ.

Miya… Non, ce n’était pas ainsi qu’elle s’appelait. Se pouvait-il qu’elle ait oublié son prénom? Ou alors il ne s’agissait pas de ma toute petite soeur et je m’étais trompée? Cela était possible, mais je me dis que sa ressemblance avec Doubhée était trop frappante pour que ce ne soit pas celle que j’ai abandonnée. Par ailleurs, le nom de Myrna lui était familier, alors il n’était pas non plus impossible qu’elle ait changé de nom entre-temps. Soudain, la petite se jeta à mes jambes, me reconnaissant comme étant sa grande soeur «Ina», disant que je n’étais pas morte dans le désert puis se frotta le visage contre mes jambes. Tout d’abord immobile, je finis par passer ma main dans ses cheveux, puis je la sentis me tirer la main durant qu’elle me présentait à Douhbée, lui demandant si elle me connaissait. En fait, c’était la question que je n’osais pas poser. Comme je le pensais, Doubhée était confuse.

Lorsqu’elle dit qu’elle ne se rappelait pas d’avoir une soeur aînée, je sentis mon coeur se serrer dans ma poitrine. Elle m’avait… oubliée? Mais comment cela pouvait-il être possible? Nous étions pourtant très proches pendant ces courtes années que nous avons passées ensemble. Ce pouvait-il que ce soit à cause de ce qu’elle à du vivre? Par ailleurs, comment s’était-elle retrouvée ici? Ce serait probablement le dernier endroit où j’aurais pensé la chercher si mon défunt informateur ne m’en avait pas parlé. Informateur que j’avais finalement eu aucune raison de tuer, oups. Mais bon, il est surement mieux là où il est maintenant, après tout, ne racontait-on pas que les Plaines de Lumière étaient un endroit magnifique dépourvu de toute les misères du monde? Si? Alors pourquoi me mettrais-je à regretter son départ?

«En fait, mon nom c’est Regina. Mais “Ina” me convient tout autant.»

Par contre, elle disait se souvenir de notre mère de qui je ressemblais beaucoup, et disait ne pas douter que j’étais sa soeur. J’étais quand même un peu triste qu’elles ne se souviennent pas de moi, mais que pouvais-je y faire? Peut-être qu’avec le temps, les souvenirs reviendraient? Je me tournai de nouveau vers Myrna. Même si Miya était son nouveau nom, pour moi, elle serait toujours Myrna, je crois.

«Je comprend…», m’entendis-je répondre à Douhbée. «Pour ce qui est du clan, je ne saurai expliquer ce qui s’est passé. Je n’y étais pas au village lors de l’attaque ou de je ne sais quoi. Était-ce une attaque ennemie ou à l’interne, je n’en sais rien? J’étais partie suite à une dispute de nos parents sur je ne sais quel sujet, je voulais simplement prendre l’air et ne plus les entendre crier, mais quand je suis revenue… C’était déjà fini.»

Je ne savais pas quoi dire de plus, je n’ai rien vu lorsque c’est arriver, je n’étais même pas sur les lieux, alors je ne savais pas du tout ce qui s’y état passé. Seule Myrna pourrait nous le dire, mais elle était trop jeune pour s’en rappeler.

«J’aimerais tellement vous en dire plus, mais je ne sais pas moi-même…»
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Dim 8 Mai - 14:15

La jeune pardusse était submergée par les émotions fortes. Elle se sentait bizarre à l’intérieur et elle ne pouvait se retenir de renifler tandis qu’elle tentait de présenter Regina à Douhbée. Cette dernière lui faisait signe qu’elle n’avait aucune idée de qui était Ina… Or, la lynx aux cheveux rouges semblait très bien connaître ses cadettes. Il était plus qu’évident que quelque chose de plus grand que l’élève était en train de se dérouler. Chacune des trois soeurs semblait détenir un morceau crucial du puzzle. Alarmée par l’expression épuisée de l’écuyère, Miya prit sa main libre pour aller chercher celle de Douhbée. Elle planta son regard doré dans le sien, y cherchant un brin de réconfort.

L’enfant envoya ensuite un sourire à Regina quand celle-ci baissant la tête en sa direction, malgré ses yeux embués. Elle soutint le regard de sa soeur aînée pendant que celle-ci avouait ne pas savoir ce qui était réellement arrivé au clan. La petite lynx devait admettre ne pas avoir le moindre souvenir d’Ina, comme elle l’avait surnommée, le jour où le clan fut décimé. Toutes les images qui revenaient dans sa tête concernant Regina dataient d’avant la fin lugubre du clan. L’aînée des trois soeurs s’excusa ensuite de ne pas pouvoir jeter davantage de lumière sur ce jour lugubre.

Miya regarda les deux jeunes femmes tour à tour, elles semblaient si mélancoliques. Elle lâcha leurs mains pour essuyer des larmes qui coulaient sur ses joues. Jamais n’avait-elle versé une larme depuis qu’elle avait quitté le clan, car elle ne pouvait se le permettre. Elle se l’était permis quand elle avait découvert le corps de sa mère, mais cela avait été la seule occasion qu’elle eut pour faire son deuil. Cependant, elle se sentait désormais suffisamment en sécurité pour ressentir ces émotions refoulées. Elle baissa la tête et entreprit de partager le peu dont elle se souvenait à voix base… sachant néanmoins que l’ouïe de ses soeurs était assez fine pour capter ses paroles chevrotantes.

- Miya savoir… annonça-t-elle, attirant immédiatement l’attention sur elle. Clan Cougar… Ennemis clan Lynx… Tous arrivés en même temps... Un petit grognement s’échappa de sa poitrine et elle serra ses poings qui pendaient chaque côté de son corps. Miya se cacher derrière réserves de nourriture… mais Cougars v-venir chercher M-Miya… Elle se recroquevilla sur elle-même, se berçant au sol. Ses souvenirs étaient peut-être flous, mais elle ne pourrait jamais oublier la sensation de se faire mordre au cou et griffer sur le reste du corps. Inconsciemment, elle porta une main à son cou. Miya perdre connaissance parce que Cougar la mordre…Miya était proie... Mais quand Miya réveillée, maman froide et ne jamais réchauffer… Juste lynx morts partout... Alors, Miya se sauver… Miya devait trouver abri pour nuit...

Elle pleura en fixant obstinément le sol. Elle était plongée dans son monde, celui-ci étant remplis de cris, de feulements, de bruits de saccage et de gémissements. L’instant d’après, c’était le silence le plus total. La pardusse aurait tant aimé avoir une idée claire des événements, mais il y avait trop de trous dans sa mémoire. Elle secoua vivement la tête; elle devait revenir au moment présent.

- Mais Ina, Douh et Miya être Clan, non!? Elle implorait ses soeurs de confirmer qu’elles appartenaient bel et bien à la même famille. Miya pas perdre Ina et Douh, hein? Ce serait bien trop cruel que de retrouver ses soeurs pour se les faire arracher à nouveau. L’innocence ne serait peut-être pas assez pour la garder indemne, cette fois. Douhbée montrer à Miya comment être bon chevalier! Miya montrer à Ina qu’elle est forte! Ina, Douh et Miya Clan Lynx… Petit… mais Clan Lynx! Ina et Douh… être famille?
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Mer 11 Mai - 17:22

Douhbée ne manqua pas de remarquer la déception de Regina (c’était son vrai prénom) lorsqu’elle lui mentionna n’avoir aucun souvenir d’elle. À vrai dire, avant de voir son aînée, l’écuyère n’avait même pas de souvenirs de sa mère, c’était la rouquine qui lui avait fait remémorer son visage par sa trop grande ressemblance avec la femme qui l’avait mise au monde. Comme si son départ du Clan avait créé un choc mental et avait effacé ses souvenirs, s’était d’ailleurs probablement le but visé en les envoyant si jeunes… Qu’elles soient capables d’oublier. Seul le visage de son père était resté gravé dans sa mémoire, puisqu’il était celui l’ayant remis entre les mains des marchands d’esclaves.

-Peut-être que ça va me revenir un jour… essaya-t-elle de la réconforter, même si Regina ne s’était pas plainte. Je crois que c’est le choc.

Malheureusement, Regina ne disposait pas plus des réponses que cherchait Douhbée, puisqu’elle s’était éloignée du Clan pour ne pas entendre la dispute de leurs parents. L’écuyère eut un pincement au cœur en pensant que ses parents étaient morts après une querelle, et pensa que ça concernait peut-être même Miya. Et si la gamine avait été pigée à son tour le même jour et qu’elle avait échappé à l’esclavagisme seulement à cause de l’attaque? Et elle-même? Avait-elle aussi fait l’objet d’une querelle? Aussi injuste que soit la situation du clan, ça aurait été encore plus injuste de laisser les filles du Chef hors de la pige, peut-être était-ce le sujet de leurs disputes?

Ainsi, Regina n’avait rien vu, le Clan était déjà décimé lorsqu’elle était rentrée. Ce fut toutefois la cadette qui surprit le groupe en leur signalant qu’elle se rappelait de quelque chose. Si Douhbée et Miya ne pourraient jamais, à cause de leur devoir de Chevalier, retourner au désert pour venger leur famille, au moins disposaient-elles d’un nom à haïr dans leurs songes. La gamine se recroquevilla sur elle-même lorsqu’elle commença à expliquer comment elle avait été attaquée, et probablement laissée pour morte. En la voyant se bercer toute de seule, l’écuyère repris son courage et sentiment maternelle envers sa cadette et s’empressa d’aller la prendre dans ses bras pour lui caresser les cheveux, même si elle était toute aussi chamboulée et avait besoin d’autant de réconfort.

En entendant Miya pleurer, Douhbée ne put empêcher les larmes de poindre dans ses yeux. Voilà que la petite sauvage se laissait finalement confier, laissant libre cours à ses sentiments. La gamine leur demandai alors si elles étaient toujours un Clan, maintenant qu’elles étaient trois, et s’inquiéta de les perdre, elles aussi. Maintenant qu’elles étaient réunies, pouvaient-elle reconstituer le Clan des Lynx? Sachant qu’elles ne retourneraient jamais au désert, enfin aucune d’eux deux, et qu’elles étaient maintenant enchaînées à l’ordre… il ne subsisterait de leur appartenance à ce Clan que le nom qu’elles continueraient d’ajouter à la fin de leur prénom, mais pas le reste.

-Bien sûr, qu’on est encore le Clan des Lynx. s’entendit-elle tout de même réponse, parce que ça aurait été trop compliqué à expliquer à une enfant. On est une famille et peu importe où l’on se trouve, même si on est séparées, on le reste, n’est-ce-pas Regina? demanda-t-elle en levant la tête vers son aînée et en l’invitant d’un geste de la main à rejoindre leur étreinte. Mais on ne le sera plus, maintenant. Regina sait où nous sommes, et si elle doit travailler à l’extérieur du Château, elle saura toujours où nous trouver, d’accord Miya? Parce que toi et moi, on ne bouges plus d’ici, on va devenir Chevaliers et protéger le Royaume, pour faire honneur au Clan des Lynx. Et si vous avez des enfants, ce seront des petits membres de notre petits clans, ils n’auront peut-être pas nos souvenirs, mais on va leur raconter d’où on vient, pour que le nom subsiste, tu es d’accord, Miya?

Évidemment, Douhbée s’était volontairement exclu de la possibilité que ses sœurs aient des enfants, car elle ne s’imaginait jamais approcher à nouveau un homme dans sa vie. Pour elle, la survie du Clan ne dépendait plus que de Regina, et de Miya lorsqu’elle deviendrait assez grande. Dans l'étreinte de ses deux soeurs, l'écuyère mis du temps à réaliser que la cours s'était lentement vidée, même les curieux étaient disparus. Les parrains, marraines et leurs filleuls s'étaient aventurés dans le château pour la visite.

-Je ne sais pas si j'ai le droit, mais je m'en fiche. Viens avec nous, Regina, je dois faire visiter le château et expliquer le fonctionnement de l'ordre à notre petite soeur...
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Regina
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Sam 16 Juil - 21:29

Doubhée avait beaucoup changé depuis qu’elle fut forcée de partir. Plusieurs années s’étaient passées, depuis le fâcheux événement. J’étais toujours triste qu’elle ne me reconnaisse pas, mais je refusais de perdre espoir. Peut-être qu’un jour, elle se souviendrait de moi, qui sais? Comme si elle lisait dans mes pensées, ma soeur fit mention de ce que je pensais, ce qui me fit légèrement sourire. Moi aussi, c’est ce que je pensais. Et j’espérais sincèrement qu’elle puisse un jour se souvenir de moi.

J’avais répondu, ou plutôt, j’avais tenté de répondre aux questions de mes deux petites soeurs du mieux que je le pouvais. Même si je me rappelais de certains détails, plusieurs questions demeuraient sans réponses. Beaucoup de “pourquoi” et de “comment” qui ne faisait qu’emmener plus de questions avec eux. Je me retournai vers Myrna. Si un jour quelqu’un m’avait dit que je la retrouverais, je ne l’aurais jamais cru, déjà que j’avais refusé de croire le gars qui m’avais dit avoir des informations sur Douhbée. Je devrais peut-être regretter de l’avoir tué, mais pourquoi me morfondrais-je sur son pauvre sort? Sentir sa vie le quitter peu à peu avait été assez amusant.

Ne sachant quoi rajouter d’autre, je me mis à fixer mes mains lorsque Myrna me surprit en disant qu’elle savait ce qui s’était passé. Je relevai mes yeux sur elle, intrigué. Je ne croyais pas qu’elle s’en rappellerait et je n’avais pas voulu la questionner à ce sujet. Mais maintenant qu’elle en parlait, je me rendais compte que je voulais savoir la vérité, cette vérité que j’avais longtemps cherchée.

Elle parla d’ennemi ayant attaqué le clan. Les cougars… Un des clans ennemis. En même temps que Miya expliquait comment elle leur avait échapper, je tentais de me rappeler la conversation de mes parents, tenter de savoir s’ils en avaient parlé, mais je ne me souvenais pas. Je retournai rapidement au récit de ma soeur, regrettant de plus en plus de ne pas avoir cherché à la secourir. M’en voulait-elle? Elle n’en avait pas l’air, pourtant. Je me mordis la lèvre inférieure, me giflant plusieurs fois à l’intérieur. Pourquoi n’avais-je pas tenté de la retrouver dans les décombres? Pourquoi avais-je laissé la peur me faire rebrousser chemin?

Puis l’enfant avait demandé si tous les trois, on formait un clan ce que Douhbée confirma. Je me doutais que c’était pour éviter tout un tas d’explication complexe, alors je me contentai d’appuyer ses propos.

“Oui, maintenant que je vous ai retrouvé, je ne vous laisserai jamais tomber. Vous pourrez toujours compter sur moi!”

Des enfants? Pas pour l’instant, mais peut-être un jour je ne dirais pas non. Après tout, peut-être un jour je rencontrerai le prince charmant qui fera fondre mon coeur! Si je ne l’avais pas déjà tué… Oui, malgré mes dix-sept qui croyaient encore aux histoires d’amour. Mais encore fallait-il que cela m’arrive.

“Oui, j’accepte de vous accompagner.”, dis-je en souriant. “Et puis, je ne suis pas prêtre de vous laisser! Et si par malheur tu avais raison et que je n’ai pas le droit, et bien, je m’arrangerais pour que ce ne soit pas toi qui sois puni, après tout, ça risque d’être moi l’intruse!”

Je me levai, puis portant mes mains sur les hanches puis, enjoué, je demandai:

“On y va?”
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Miya
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Jeu 28 Juil - 20:38

Il était difficile pour une fillette âgée de seulement six ans de faire le deuil de toute une vie, même si le tragique événement avait eu lieu deux années auparavant. Maintenant qu’elle avait retrouvé des siens, elle s’accrochait à l’espoir d’avoir une famille, quelqu’un pour s’occuper d’elle. Elle implorait les deux jeunes femmes à ses côtés, les yeux embués de larmes. La petite laissa sortir le souffle qu’elle ne s’était même pas rendue compte qu’elle retenait lorsque Douhbée lui assura qu’elles formaient bel et bien un clan à elles trois. Un sourire égaya enfin le visage de la nouvelle élève à l’acquiescement de Régina. C’était officiel : elles étaient une famille reconstituée. L’enfant hocha de la tête à la question de l’écuyère. Bien sûr qu’elle voudrait enseigner son histoire à ses descendants!

Miya serra fortement ses deux sœurs dans ses bras, puis sécha ses larmes avec l’arrière de son bras. Elle ne se gêna pas pour renifler par-dessus le tout, la bonne grâce étant un concept trop étranger pour elle à ce moment.

Par la suite, Douhbée proposa d’entamer une visite du château, puis elle invita Régina à se joindre à eux. La pardusse jeta un regard suppliant à son aînée, la seule dont elle avait un vague souvenir, en espérant qu’elle accepte de faire un tour à l’intérieur en compagnie de ses sœurs.

- Pourquoi Ina pas avoir droit? demanda la petite, tirant sur la tunique de l’écuyère. C’est quoi, intruse?

À vrai dire, il y avait eu tellement de gens qu’elle ne comprenait pas pourquoi leur sœur n’aurait pas pu les accompagner. Il lui semblait que le monde entier était venu s’attrouper dans cette cour, bien qu’elle se fût vidée de la plupart de ses occupants par le temps que le trio ait terminé leur réunion de famille.

Il fallut qu’on lui prenne la main pour qu’elle comprenne que c’était le moment de découvrir cet environnement qui l’effrayait. Elle hésita un instant, réticente, mais finit par se laisser convaincre par le regard réconfortant de ses sœurs.

- Pas de menace avec Ina et Douh?

C’était toujours ça la question, avec elle : qu’est-ce qui était un danger pour sa survie et qu’est-ce qui ne l’était pas. Ce n’était pas toujours évident, car elle était habituée de se débrouiller seule dans un univers qu’elle était trop jeune pour comprendre par elle-même. La pardusse se sentit plus à l’aise de pénétrer dans le château en tenant une main à chacune de ses sœurs. Elle sursauta toutefois quand un gamin poursuivit par sa mère passa en un coup de vent devant le trio. Elle eut la même réaction qu’un peu plus tôt, soit de feuler. Le son se calma en un faible grognement sourd en entendant simultanément un « Miya » et un « Myrna ».

- Vouloir attaquer Miya…?

La fillette elle-même ne savait pas si sa phrase avait été une question ou non, mais elle avait prononcé les mots avec l’espoir qu’on lui explique ce qui venait de se passer. Puis, elle se figea en voyant la foule qui s’était amassée un peu plus loin dans le corridor pour admirer des vitraux colorés à l’entrée de l’aile des chevaliers.

- Miya aller là?

Ah, ça, alors… elle n’était pas du tout certaine de vouloir se mêler à autant de gens, même s’ils n’étaient qu’une dizaine. Elle recommençait à sentir une vague de panique la submerger.
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   Mar 16 Aoû - 12:06

Spoiler:
 

Douhbée était ravie que Regina ne la contredise pas, assurant Miya qu’elles formaient toujours un Clan, et qu’elle ne les laisserait plus jamais tomber maintenant. C’était rassurant, sachant que les deux plus jeunes devaient rester au château et que l’aînée avait une vie à l’extérieur, de savoir qu’elle reviendrait les voir, au moins jusqu’à ce qu’elles terminent leur formation et puissent, à leur tour, venir la voir, où qu’elle vive. Les pleurs de leur cadette n’étaient désormais plus que des larmes de joie, et c’est avec un sourire qu’elles accueillirent toutes deux l’acceptation d’Ina à les accompagner, leur assurant qu’elle s’organiserait pour qu’aucune ne soit punie si elle se faisait prendre.

-Parce qu’elle n’est pas membre de l’Ordre de Chevalerie comme nous, Miya, mais je crois avoir vu des parents tout à l’heure, sait-on jamais? Enfin, une intruse c’est quelqu’un qui est quelque part où il n’a pas le droit d’être, comme par exemple si tu vas jouer dans le dortoir des garçons, c’est interdit, alors tu serais une intruse. Mais Regina est notre sœur, ils vont comprendre… j’espère! expliqua Douhbée avec le premier exemple qui lui était venu en tête, songeant que sa cadette n’était pas aussi effrayée qu’elle par les garçons, et donc qu’il valait mieux tout de suite la prévenir qu’elle ne devait pas y mettre les pieds. Quand elle était élève, cette mise en garde n’avait pas été nécessaire puisque… Elle n’avait jamais eut l’intention d’y aller!

Douhbée attrapa la main de sa cadette, et fit signe à son aînée de faire de même avec l’autre main de Miya, afin que celle-ci soit bien entourée, puisqu’elle semblait toujours aussi effrayée par les nouvelles choses. En se dirigeant vers le Château, l’enfant demanda s’il y avait des menaces, et bien que l’écuyère ne compris pas vraiment sa question, elle tenta d’y répondre du mieux qu’elle le pouvait, alors qu’elles entraient dans le Hall de l’aile de chevalerie, où, heureusement, personne ne les avait intercepté pour arrêter Regina.

-Mais non, il n’y a pas de dangers ici, que Regina et moi soyons avec toi ou pas, Miya. Le château est ta nouvelle maison, il n’est pas ««menaçant». Il va te protéger.

Malgré tout, l’enfant ne pu s’empêcher de se rétracter à nouveau sauvagement lors du passage surprenant d’un gamin excité, poursuivi par sa mère. Bien que le tout était arrivé rapidement et avait surpris Douhbée également, celle-ci s’empressa de rassurer sa cadette, en duo avec Regina, puisque la petite geulait et grondait, ses doigts mains griffues blessant inconsciememnt la main de l’écuyère qui la tenait toujours.

-Miya, ça va c’est juste un élève, comme toi, qui est content de découvrir le château. Il ne veut pas t’attaquer, il veut juste jouer. Tu pourras aller jouer avec lui plus tard, je t’assures qu’il est gentil.

Bon, pas qu’elle n’y croyait vraiment, puisque Douhbée avait du mal à considérer comme «gentil» même le plus jeune et sage des petits garçons, craignant tout bonnement le sexe masculin sous toute ses formes, mais Miya était assez effrayée comme ça, il n’était pas nécessaire de l’effrayer davantage.

-Oui, c’est là que nous allons, mais puisqu’il y a beaucoup de gens en ce moment, peut-être que tu préfère qu’on y revienne plus tard? proposa Douhbée en entraînant ses sœurs vers les autres lieux importants, soit les cuisines et la salle à manger, puis les jardins et les terrains d’entraînement, bref tout ce que les membres de l’Ordre avaient besoin de savoir, en lui spécifiant de ne pas se balader ailleurs dans le château sans permission.

Elle serait bien gênée de découvrir que sa cadette avait farfouillé dans des appartements royaux, faute d’avoir été avertie par sa marraine de l’Ordre! Au cours de la visite, elle tâcha de répondre au mieux aux questions de Miya, bien que ce fût beaucoup plus difficile qu’elle le croyait au début, considérant le manque d’éducation de l’enfant, qui avait vécu toute son enfance en solitaire. Enfin, les trois lynx retournèrent à l’aile de Chevalerie, où Douhbée fit le tour des dortoirs des filles, puis lui indiqua où se trouvait la chambre de son Maître, où elle dormait aussi, afin qu’elle puisse la trouver en cas d’urgence.

-Mais pour les urgences seulement, Miya, je ne crois pas que notre Chef serait bien contente de te voir débarquer en pleine nuit sans raison, même si tu es bien gentille, spécifia-t-elle avant de poursuivre vers les bains, concluant ainsi la visite du château. C’est l’heure de dîner maintenant, on va manger et je t’expliquerai ensuite qu’est-ce que ça implique, d’être une élève, et surtout un Chevalier, d’accord? Regina...

Malheureusement, les visiteurs commençaient à quitter les lieux, et il faudrait donc que leur aînée parte aussi, n’étant probablement pas autorisée à manger dans le château. Douhbée se jeta dans les bras de Regina, soupirant de ne pas avoir pu la connaître davantage, mais sachant, désormais, que ce n’était pas vraiment impossible…

-Jure que tu vas revenir… Nous, on ne bouge pas d’ici pour encore heu… au moins 6 ans pour moi, et douze pour Miya, alors on a tout notre temps pour apprendre à se connaître, mais je veux te connaître aussi. Je veux me souvenir de toi, ou alors forger des nouveaux souvenirs, alors fait attention à toi, d’accord? Le Clan des Lynx ne peut pas mourir.
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chaaaats... [Miya et Regina]   

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