Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.

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Phoebe
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MessageSujet: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Mer 6 Avr - 15:48

À son réveil, Phoebe sentit un poids lui engourdir le bras, l’empêchant de s’étirer pour mieux s’éveiller. Encore dans les vapes de son rêves, il lui fallu un moment pour se rappeler pourquoi il était coincé. Krovos avait encore passé une mauvaise nuit, et était venu la retrouver comme à son habitude. Le transgenre n’avait alors eu qu’à lui caresser les cheveux et lui parler doucement pour qu’il se rendorme, et il l’avait veillé une bonne partie de la nuit avant de le rejoindre dans les bras de Morphée.

C’était le soleil brûlant les yeux de Phoebe qui l’avait réveillé. Discrètement, il se libéra du poids de Krovos qui lui coinçait le bras et se leva pour fermer les rideaux. Son jumeau s’était agité à la suite de ses mouvements, mais il ne tarda pas à le rendormir d’une caresse et d’un mot rassurant. Il aurait encore besoin de dormir, la nuit avait été difficile…

Oh, peut-être allait-il avoir un avant-midi de libre? Ça arrivait si rarement, qu’il ne soit à la fois pas en garde ni en compagnie de son jumeau. C’est que Phoebe détestait le laisser seul, même quand il allait très bien, toujours inquiet qu’il arrive quelque chose alors qu’il était trop loin pour l’aider. Mais là, le reptilien avait espoir que Krovos dorme jusqu’au milieu du jour, et même qu’il allait peut-être devoir le réveiller pour leur tour de garde. Il lui laissa tout de même un mémo pour qu’il sache où le trouver. Bon, ce n’est pas comme s’ils n’étaient pas tous les deux télépathes aussi, hein?

Quand même anxieux à l’idée de laisser son jumeau trop loin derrière, Phoebe se dit qu’il passerait l’avant midi à la place publique, il serait ainsi très facile de rentrer au château en cas de problème. Il y alla d’ailleurs à cheval, par pur précaution parce que ce n’était pas si loin à pied. L’activité était déjà impressionnante dans le quartier commercial malgré l’heure matinale, et le reptilien s’enivra de ce bain de foule qu’il ne pouvait se permettre avec son jumeau. Tout ce bruit et cette agitation avaient quelque chose qui lui éveillait les sens, lui montrait le monde vivant autrement que de ce qui ne pouvait être vu qu’au château.

S’amusant avec son pouvoir, le reptilien ferma son œil bleu pour admirer le contenu des boutiques sans avoir à y entrer, moyen rapide de faire du lèche vitrine sans perdre trop de temps. Phoebe se laissa emporter par la foule compacte, sans vraiment s’arrêter en particulier quelque part, jusqu’à ce qu’il remarque une belle jeune femme œuvrant dans une boutique alimentaire.

Elle était seule dans sa boutique, s’afférant à ranger la marchandise sur les étagères, elle se penchait sensuellement en mettant ses formes à son avantage, bien qu’il n’y avait personne pour la regarder. Probablement était-elle simplement sensuelle de nature. Phoebe détourna le regard, se sentant presque voyeur, même si la jeune femme n’était pas indécente, elle n’aurait certainement pas apprécié qu’on la surprenne dans cette position. Elle se croyait seule, après tout.

L’instant d’après, il poussait la porte de la boutique. Hein?! Mais comment en était-il arrivé là? Alors qu’il avait l’intention de passer son chemin, gêné par ce qu’il avait vu, les pas de Phoebe l’avait inconsciemment portés jusqu’à la belle créature, à son grand damn.

-Heu, bonjour mademoiselle. dut-il s’annoncer en entrant, alors qu’il n’avait aucune idée pourquoi il était entré là. C’est qu’il n’avait besoin de rien, il passait au village seulement pour regarder et prendre un bain de foule, un bain de vie publique, il allait avoir l’air complètement imbécile.

Sauf que rendu là, il n’avait plus le choix d’inventer quelque chose, une clochette avait sonnée son entrée, attirant l’attention de la jeune femme sur lui. Encore plus belle que ce qu’il avait pu voir de loin avec son pouvoir, elle était délicate et dégageait un charme à couper le souffle. Phoebe réalisait bien qu’il restait planter là à ne rien dire et à la regarder, ce qu’il devait avoir l’air imbécile…

-Je suis juste venu regarder… Vous dérangez pas pour moi…

Un demi mensonge, puisqu’il n’avait vraiment pas besoin d’entrer dans un endroit pour en connaître le contenu… Mais, bien qu’inconsciemment, Phoebe fût bel et bien entré pour regarder… de plus près… une chose en particulier de plus en plus saisissante.

Jamais il ne s’était attardé à trouver quelqu’un pour unir sa vie à la sienne, et malgré ce qu’on pouvait croire, ce n’était pas parce qu’il passait le plus clair de son temps avec Krovos. La vraie raison de Phoebe, c’est qu’il n’est pas un vrai homme. Et comme il sait depuis longtemps que ce sont les femmes qui l’intéressent, ça rend sa tâche un peu complexe, puisque faire la cour à une femme qui vous croit un homme… Oh la petite surprise en découvrant son appareillage! Ce n’était en fait jamais arrivé, puisque le reptilien redoutait trop les réactions des femmes pour s’y risquer, ainsi… Ouais, il était encore puceau. Quoi que vierge serait le terme le plus approprié, considérant son anatomie…

Ne voulant pas paraître encore plus louche qu’il ne l’était, Phoebe se mit à arpenter les rayons de marchandises, bien que son regard louchait constamment vers la demoiselle. Il pensait l’avoir déjà vue, mais ne se souvenait plus où. Probablement au château, puisque le reptilien sortait fort peu, elle devait y vendre sa marchandise? Ça lui revint en un éclair, lorsqu’il se remémora le père de celle-ci, et il lui dit un sourire pour se présenter.

-Vous êtes Méira, n’est-ce pas? Excusez-moi, je devrais dire Mademoiselle Methil! Vous occupez-vous donc seule de la boutique de vote père, mademoiselle? Oh, j’oubliais de me présenter, je suis le Chevalier Phoebe de Shola.

Très nul comme entrée en la matière. Très ridicule. Très puceau. Pourquoi était-il là, encore?
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Méira
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Mar 12 Avr - 12:25

Je m'étirai langoureusement en soupirant doucement. La journée était merveilleuse et avait bien commencé. Bien que je n'avais pas passé la nuit dans des bras chaleureux depuis un petit moment déjà, je me sentais très apaisée ce matin. Le soleil m'avait réveillée de ses doux rayons et une délicieuse odeur m'avait réveiller, échauffant mes papilles avec délices. N'était-ce pas merveilleux de travailler dans la restauration? Je pouvais, à toutes heures du jour, déguster les meilleurs trouvailles de la boulangerie, des oeufs frais, du laits frais, et des viandes on-ne-peut-plus fraîches. Ma vie était un réel bonheur depuis que je dirigeais cette boutique et vivait au-dessus. J'adorais la ville et son effervescence. J'adorais mon indépendance. La campagne ne me manquait absolument pas!

Après avoir bien déjeuner d'un croissant que ma cuisinière et employée boulangère venait tout juste de terminer pour les clients et du repas que mon cher domestique m'avait préparé, j'entamai donc ma journée en mettant moi aussi la main à la pâte. Il n'était pas question que je regardes ces gens s'efforcer de rendre mon entreprise rentable quand je pouvais moi-même faire ma part! J'entrepris donc de placer les produits fraîchement cuisinés sur les étagères, tout en prenant bien soin de ne pas mélanger des goûts qui ne se placeraient pas bien ensemble. Heureusement que j'avais bien mangé, car toute cette nourriture me mettait l'eau à la bouche!

J'étais seule pour l'instant à accueillir les clients, car les autres allaient arriver plus tard. Mon garçon qui s'occupait habituellement de l'accueil était malade et ma cuisinière avait dû retourner chez elle après avoir fait ses recettes car il se trouve que le garçon en question était son fils. Les autres n'étaient pas censés travailler ce matin et j'avais décidé de ne pas aller les faire quémander. Je pouvais bien gérer cela moi-même! Et si jamais j'avais besoin, il y avait Bastille qui travaillait en arrière boutique et mon homme de main qui était à l'étage. Je pouvais m'absenter ou aller faire quérir quelqu'un. De toute façon, il me faisait plaisir de travailler!

La clochette de la porte sonna et je me tournai avec un grand sourire chaleureux pour accueillir le client. C'était un homme plutôt grand, un reptilien à voir sa queue. En fait, en regardant attentivement, je remarquai que ses traits étaient plutôt délicats. Mais il avait n'avait pas l'attitude des femmes qui entraient ici habituellement. Il semblait même mal à l'aise. Était-ce l'appétit qui l'avait attiré? Bah, je n'étais pas là pour le juger! Il me salua et j'hochai poliment la tête pour le saluer : « Bonjour! Je peux vous aider? » Le regard qu'il posait sur moi, je l'avais vu à de nombreuses reprises. Cela m'amusa, mais je sus masquer cet amusement en lui souriant doucement, mon regard se faisant interrogateur.

Il y eut un instant de flottement... Je me retint de me mordre la lèvre inférieur, une mauvaise habitude, principalement lorsque j'étais amusée ou agitée. Il déclara finalement être seulement entrer pour regarder et que je n'avais pas à me déranger pour lui. J'inclinai la tête avec un sourire entendu et retournai à mes besognes sur les étagères. Je plaçai quelques confitures, en jetant un oeil de temps à autres au client, et remarquai qu'il faisait de même avec moi. Je baissai les yeux, et la tête, pour masquer mon visage avec mes longs cheveux d'ébène et, ainsi, masquer mon sourire amusé que je ne pouvais réprimer plus longtemps. De toute évidence, je lui avais taper dans l'oeil. Il était plutôt bien de sa personne aussi, je ne pouvais pas nier qu'il m'attirait.

D'ailleurs, si je calculais mentalement... je crois que j'en étais à mon septième jour d'abstinence. Je pouvais prendre un nouvel amant si je le désirais. Humm... allons Méira, mauvaise fille! Un client! Je ne pouvais tout de même pas... « Vous êtes Méira, n’est-ce pas? » je relevai la tête, surprise, et le regardai. Comme il était familier! Et d'où me connaissait-il d'ailleurs? Il s'excusa et se reprit, me donnant plutôt dans le Mademoiselle Methil qui me fit légèrement plissé le nez, c'était toujours aussi étrange, mais j'allais m'y habituer! C'était mon titre, ici.

Il me demanda si je m'occupais seule de la boutique de mon père, je fis légèrement la moue. Ce n'était pas la boutique de mon père, c'était MA boutique. Il me l'avait donné... puis il se présenta. C'était donc un chevalier? Phoebe... un nom plutôt unisexe. Je plissai les yeux en le regardant pensivement. Impossible de définir qui il était réellement sous son linge, pourtant j'en voyais beaucoup des hommes et des femmes, mais je dois avouer que je n'avais pas encore fait dans le reptilien pur, je n'en avais pas encore vu beaucoup. Peut-être avaient-ils tous ce visage? Qui sait? Tant qu'à moi, les pardusses se ressemblaient tous, et ne parlons pas des fées! Ouf!

Passé l'instant de surprise sur le fait qu'il connaisse mon nom, je lui souris, un sourire qui se voulait amical, mais mes yeux se firent plus accrocheurs, plus langoureux alors que mon regard gris-bleu se plantaient dans ses yeux dépareillés si étranges, et pourtant particulièrement attrayants, j'aimais ce qui sortait de l'ordinaire... « Enchantée, Chevalier Phoebe de Shola! » Je m'approchai de lui, de ma démarche naturellement sensuelle, et m'arrêtai à une distance respectable. Il était beaucoup plus grand que moi. Il devait mesure plus de six pieds de haut, alors que moi... je me sentais comme une crevette!

Je devais lever la tête pour le regarder dans les yeux, ce que je faisais en fait, puisque je ne l'avais pas quitter des yeux en avançant. Je penchai la tête légèrement de côté. « En quoi est-ce qu'une élite de Shola connait ma belle histoire? » Je levai le menton, démontrant fièrement que j'étais une femme sûre de moi, et ajoutai : « Cette boutique est la mienne, et non plus celle de mon père. » Je lui fis un clin d'oeil, afin de ne pas paraître trop austère et le mettre mal à l'aise. « C'était mon cadeau d'anniversaire. » Je quittai ses yeux et balayai l'endroit du regard, puis avançai en frôlant les étagères du bout des doigts, avec le léger balancement des hanches naturellement comme seules les femmes connaisseuses pouvaient le faire.

Je me retournai vers lui et lui offrit un sourire radieux. « Un merveilleux cadeau d'ailleurs! » Comme je n'avais pas beaucoup de client en avant-midi, je pouvait bien me permettre de discuter avec lui et, qui sait, demander à Bastille de me remplacer quelques temps... je le regardai entre mes cils tout en lui souriant chaleureusement, dans une attitude naturellement sensuelle, comme à mon habitude. Je sentais son regard, et j'aimais cela.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Sam 16 Avr - 13:54

Tout en Méira était extrêmement sensuel, que ce soit sa voix, sa façon de bouger, de sourire, et même de respirer. Phoebe commençait à penser qu’elle était probablement bien consciente de cette beauté naturelle qu’elle avait, et sans en abuser pour tomber dans l’excès, elle se mettait simplement et naturellement en valeur. Alors que le Chevalier tentait de l’observer discrètement, il surprit plus d’une fois leurs regards se croiser. Surveillait-elle le client, ou l’homme? Elle sembla s’étonner qu’il connaisse son nom, mais ce qui frappa le plus le reptilien fut la légère déception lorsqu’il parla de son père, mais il ne pouvait pas savoir pourquoi.

Néanmoins, Méira retrouva son sourire professionnel accompagné d’un regard si charmeur, et qui donnait à Phoebe, il faut l’avouer, des palpitations dans tout son corps, c’en était presque gênant. La jeune femme se dit enchantée, et s’approcha de lui de sa démarche particulièrement féminine, à laquelle le reptilien n’eut d’autre choix que d’admirer, quittant les yeux bleu-gris de la belle dame pour admirer son déhanchement sensuel. C’était impoli, mais dieu qu’il ne pouvait pas résister. Il eut au moins la décence de rougir un tantinet, question de ne pas passer pour un gros pervers (ce qu’il n’était vraiment pas, il faut préciser) avant de retrouver les yeux de la marchande.

Cette beauté, pauvre elle, allait certainement attraper une torticoli à force d’essayer de le regarder dans les yeux. Phoebe se serait bien assis pour lui faciliter la vie, mais il ne voulait pas avoir l’air de «s’installer» non plus et avoir l’air d’envahir l’espace, après tout, il n’était en fin de compte qu’un client, et les clients ne restent pas ! Enfin, normalement… D’ailleurs, c’était bien poli tout cela, mais comme il n’avait même pas apporté d’argent sur lui, n’ayant pas l’intention de «magasiner», il ferait mieux de la saluer bien bas et de partir, Méira avait certainement trop de travail devant elle pour perdre son temps à faire la conversation avec un «lèche-vitrine»…

Phoebe ne put s’empêcher de rire lorsqu’elle s’étonna qu’une «élite de Shola» connaisse son nom, ce n’était pas moqueur, c’était plutôt pour cacher sa gêne, il faut dire qu’il était plutôt flatté dans son orgueil de mâle, bien qu’il ne se considérait pas comme faisant partie de l’élite. Si certains Chevaliers prenaient la grosse tête devant leur titre, lui se considérait plutôt comme un serviteur du château qui l’avait nourri et protégé, et un serviteur du peuple qui lui était si redevable. Le reptilien n’avait franchement jamais cherché la gloire, juste la sécurité avec son jumeau et… ben survivre. Servir à quelque chose dans la vie, ça lui suffisait.

-Je dirais simplement que j’ai une bonne mémoire des noms et des visages? lança-t-il en haussant bêtement les épaules, un sourire en coin aux lèvres. Il n’allait pas la corriger, c’était flatteur et puis il passerait pour un faux modeste.

Fière, Méira lui expliqua que c’était sa boutique, son père la lui ayant donnée pour son cadeau d’anniversaire. Phoebe leva ses sourcils, surpris, c’était tout un cadeau. Ainsi, Monsieur Methil se lançait-il à sa retraite ou se recyclait-il dans un autre domaine? Honnêtement, la réponse ne l’intéressait pas, la fille étant d’autant plus captivante que le père, alors le reptilien ne posa même pas sa question.

-Tout un cadeau, en effet… dit-il en ne pouvant résister à admirer le déhanchement de Méira, qui lui avait tourné le dos l’espace d’un instant pour admirer sa propre boutique. Il s’empressa de relever les yeux lorsqu’elle se tourna vers lui, lui offrant son plus beau sourire. Joyeux anniversaire alors, mademoiselle Méthil, bien que je suis fortement en retard je présume…

N’avait-il pas, quelques instants plus tôt, pensé qu’il devrait partir? Bien que Phoebe avait eut l’impression qu’il ferait mieux de ne pas faire le fouineur, Méira lui faisait maintenant croire qu’elle désirait conserver sa compagnie, sa conversation. Tout, dans son attitude, était sensuel, aguicheur, on croirait qu’elle faisait exprès de titiller les yeux du reptilien, et tout son corps, en offrant un spectacle de beauté qui restait à la fois naturelle et séduisant.

-Vous a-t-on déjà dis, mademoiselle, à quel point vous êtes une beauté?

Phoebe s’étonna lui-même de son audace, mais il n’avait pas pu résister, il voulait savoir si elle était consciente de sa sensualité ou si c’était accidentel. Bien qu’il n’espérait pas pouvoir réellement l’intéresser lorsqu’elle réaliserait que le reptilien ne possédait pas les atouts d’un homme, il n’allait certainement pas la décevoir. Malgré tout, il n’arrivait pas à s’empêcher de vouloir jouer avec elle, juste un peu, et cette idée même l’angoissait, il ne saurait même pas quoi faire d’elle. Que voulaient donc les femmes, bien qu’il en était une, il n’avait pas la moindre idée…

-C’est volontaire ou bien vous n’avez aucune idée de l’effet que vous faite à un homme, juste en le regardant? Excusez mon audace... je n'ai pas l'habitude de la compagnie d'une femme aussi charmante.
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Méira
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 21 Avr - 21:51

J'avais noté son rire un peu mal à l'aise quand j'avais fait mention de l'élite de Shola. Il me semblait modeste. D'ailleurs, il avait défendu sa connaissance de mon nom et mon titre en mentionnant n'avoir qu'une bonne mémoire. Ce petit sourire en coin... je trouvais cela craquant. En fait, tout chez lui, je trouvais cela vraiment attirant. Ce visage particuliers, ses yeux... je n'avais jamais connu de reptilien, ça m'intriguait. Je me mordis la lèvre inférieur et baissai les yeux, me sommant intérieurement de me calmer. Au même moment, il me souhaitait un joyeux anniversaire, j'espérerai ne pas avoir l'air de me moquer de lui. Je souris et secoua doucement la tête. « Quelques mois en retard, mais je vous remercie. » Je relevai mes yeux vers lui et lui fit un doux sourire. L'attention était aimable, j'appréciai sincèrement.

« Vous a-t-on déjà dis, mademoiselle, à quel point vous êtes une beauté? » J'haussai les sourcils, surprise. Je le prenais pour quelqu'un de plutôt timide, au fond, il me semblait soudainement audacieux. La surprise passée, j'eus un petit rire et passai une main sur ma nuque, sous mes cheveux en baissant les yeux, en signe de modestie. « Je... vous n'êtes pas le premier. » Je me frottai la base de la nuque en me mordant la lèvre inférieure, de l'intérieur, me voulant discrète dans ce tic dont je ne me débarrasserai sans doute jamais. Il reprit la parole, et je relevai mes yeux vers lui, surprise à nouveau par son audace et sa question. C'est rare qu'on me le demandait, et encore moins aussi galamment! J'hésitai entre rire ou fêter!

Bien sûr, je savais quel effet j'avais sur les hommes, et les femmes aussi d'ailleurs. Mais devais-je le lui dire? J'eus un sourire et ne put m'empêcher d'avoir un petit rire tendit que mes joues prenaient une légère teinte rosée. Juste en le regardant? Vraiment? Le savoir, et se le faire dire, c'était deux choses. Je baissai la tête et la tournai un peu, me soustrayant à son regard. S'il n'avait pas l'habitude d'une femme aussi charmante, je n'avais quant à moi, pas l'habitude d'un homme aussi poliment honnête. Je retirai ma main de sous mes cheveux et la passai sur ma joue brûlante. Ouf! Quelle avalanche de compliments soudainement. « Je... » Je me raclait discrètement la gorge. « Vous êtes effectivement plutôt audacieux... »

J'inspirai profondément puis relevai mon visage légèrement rosi vers le sien, en penchant la tête légèrement sur le côté. J'avais envie de prendre son visage et de lui pincer les joues pour le faire regretter de m'avoir fait rougir de la sorte. J'eus un sourire en coin, mon petit côté espiègle ne pouvait définitivement pas se taire... « Il faut dire que vous-même avez de quoi vous défendre dans le domaine. » Je lui souris d'un air entendu, puis lui fit un clin d'oeil. Il était plutôt agréable à regarder. Je réussis évidemment à atteindre mon objectif et je ne pus m'empêcher de rire. Ce n'était pas un rire moqueur, il n'y avait là aucune trace méchanceté, c'était purement amical. Je le trouvais vraiment mignon et cette petite timidité sous son audace était un véritable régale.

Je secouai la tête doucement puis soupirai, un soupir heureux. Je le regardai, en souriant. « Je vous taquines... Bien que je le penses sincèrement. » Je me déplaçai et m'adossai contre le comptoir près d'où nous étions. Je lui sourit, plus doucement, mon regard se faisant par contre à nouveau plus langoureux. « Humm... je ne peux nier que c'est en parti volontaire. » Je lui fis un sourire provocant. Puis me mordit la lèvre de l'intérieur à nouveau, avant de reprendre la parole. « Mais j'ai toujours été comme ça, j'en ai seulement conscience, maintenant. » Je lui fis un clin d'oeil. C'était vrai, après tout. On m'avait toujours couru après, mais maintenant, je savais pourquoi, et je savais comment choisir...

J'observai avec intérêt ses yeux si particuliers. « Si je puis me permettre, puisque nous en sommes dans les questions indiscrètes... » fis-je avec mon sourire espiègle, qui était revenu flotté sur mes lèvres. « ...vos yeux, c'est de naissance? » Je me redressai et m'avançai vers lui, pas trop près, sinon j'allais me rompre le cou pour le regarder dans les yeux. J'étais absolument fasciné par ses yeux. L'un bleu clair, et l'autre rougeoyant. Je savais que les chevaliers de Shola avaient tous des choses particulières. Peut-être que ses yeux en faisaient partis? J'avais déjà vu, et de très près aussi, des gens avec des yeux de différentes couleurs, mais jamais de façon aussi marqué. C'était généralement une légère différence dans les teintes de marrons, ou de bleu, de verts... mais pas de couleurs aussi différentes. J'avais tant à découvrir de la ville encore!
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Phoebe
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Mar 26 Avr - 21:27

L’air presque moqueur de Méira fit rougir Phoebe un tantinet, il était doué avec les noms, mais ne pouvait prétendre connaître les dates d’anniversaire de tout un chacun, la belle dame lui spécifia qu’il avait quelques mois (oups) de retard, mais le remercia tout de même, ce qui semblait sincère. En tout cas, lui il l’avait été lorsqu’il l’avait complimenté, et semble-t-il que sa question ne passa pas dans l’oreille d’une sourde. La marchande réagit instantanément, d’abord arborant la surprise, puis un rire cristallin qui passa à un cheveu de le faire chavirer. Tout dans sa gestuelle attirait le regard du Chevalier, jusqu’à sa main passée sous ses cheveux, qui semblaient si soyeux, qu’il avait tant envie de toucher. Toute aussi modeste que lui dans son attitude, la réponse de Méira l’était un peu moins. Oh, certes, les hommes devaient se précipiter à cette boutique pour lui faire la cours, il n’était surement pas le premier! Sauf que le reptilien, vraiment, ça n’avait pas été sa première intention… Juste sa deuxième…

*J’aimerais bien y goûter aussi…* songea Phoebe alors qu’il remarquait une fois de plus comment Méira se mordait les lèvres. Tic nerveux, ou alors elle avait mangé de la confiture de fraises, en tout les cas ce geste charmant le titillait, ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, mais c’était seulement maintenant qu’il réalisait que c’était un geste répétitif. Certainement lorsqu’elle était gênée, ou peu être flattée? Ses joues rosirent, bien fait pour elle! Ils étaient deux dans cette situation maintenant! Si la belle dame lui fit effectivement remarquée qu’il était bien audacieux, le Chevalier n’eut toutefois pas vraiment l’impression que c’était un reproche. Au contraire, elle était terriblement charmée par ses mots, ce qui donna envie à Phoebe d’en rajouter, pour voir jusqu’où il pouvait aller avec cette charmante femme.

-Mais je ne suis pas un menteur. ajouta-t-il dans un sourire dans équivoque, sa propre gêne disparaissant rapidement à la vue de l’effet qu’il créait chez la demoiselle. Il y avait quelque chose de revigorant à se croire désiré, même s’il craignait toujours la déception de Méira lorsqu’elle verrait son corps. Au moins, cette petite rencontre aurait ensoleillé sa journée.

La marchande eut un sourire espiègle, mais charmeur, lorsqu’elle releva les yeux vers Phoebe. Contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, le Chevalier ne fut pas plus gêné du compliment retourné, il commençait à s’amuser de ce petit jeu, même s’il allait être fugace. Autant profiter de l’instant présent… Non, se fut plutôt le clin d’œil de Méira qui réussit à le faire à nouveau rougir, mais simplement parce qu’il n’était pas fait de glace. Une certaine partie de son anatomie commençait déjà à se manifester en chaleur, bien que ce ne serait pas celle à laquelle la belle demoiselle penserait avoir à faire…

Phoebe ne sut résister à l’envie de suivre Méira lorsqu’elle s’éloigna dans une démarche langoureuse pour s’adosser au comptoir. S’il souffrait du manque de proximité, il se contraignit tout de même à conserver une distance respectable, mais sans se priver de regarder le spectacle, tout de même. La jeune marchande le charmait toujours de ses propos, lui assurant être aussi honnête que lui, puis lui avouant que c’était en partie volontaire si elle était aussi désirable, bien qu’elle l’eut toujours été et qu’elle n’en avait pas toujours eut conscience. Sous les sourires provocateurs et les clins d’œil aguicheurs, le Chevalier s’avança sans même sans rendre compte, attirer vers cette beauté comme l’aurait été un aimant. Il ne s’arrêta que lorsqu’elle lui posa une question qui le laissa surpris. On ne lui avait jamais posé de question sur ses yeux auparavant, la plupart des gens n’arrivant pas à les soutenir… Les yeux pairs sont souvent troublants pour les gens, mais les siens sont encore plus pénibles à regarder. Pourtant, Méira les fixait avec ce qui semblait être de l’intérêt, et s’était avancée vers lui dans une proximité qui frôlait maintenant l’indécence.

-C’est de naissance, répondit-il en haussant banalement les épaules. C’est que le rouge est mon œil magique, il me permet de voir au travers des murs et des objets… En fait, je n’avais pas besoin d’entrer dans votre boutique pour «regarder» comme je vous l’ai dis tout à l’heure, je savais déjà qui j’allais y trouver…

Il ne pouvait quand même pas ce contenter de la laisser avec une réponse banale, ainsi sourit-il en dévoilant son pouvoir à cette charmante dame un peu curieuse. Ce n’était pas comme si ses dons étaient de véritables secrets de toute façon. Phoebe rougit en pensant étrangement que, s’il pouvait voir au travers des objets de tous les jours, il n’avait jamais pensé à essayer de regarder au travers les vêtements… Ce serait beaucoup trop malsain…

-Ils ne vous font pas peur, mademoiselle Méthil? se surprit-il à chuchoter, réalisant pour la première fois l’intense proximité entre eux deux, il lui semblait soudainement presque sacrilège de la briser avec un ton de voix ordinaire.

Ne sachant résister, le reptilien tendit un doigt griffus pour effleurer une mèche des cheveux noirs de Méira, qui se révéla aussi douce qu’il se l’était imaginée. Son cœur s’emballa en pensant à ce qu’il aurait pu savourer avec cette femme s’il avait été normal, mais il ne l’était pas, et ça lui donnait l’impression que la marchande lui était ainsi inaccessible. Pourquoi donc Phoebe se plaisait-il ainsi à se laisser charmer par une personne qui allait certainement le repousser en découvrant la vérité? À avoir grandit auprès de Krovos, peut-être avait-il besoin de souffrir à son tour pour se sentir vivant? Sa main, qui n’avait pas lâché la mèche, porta celle-ci à ses lèvres. Il y découvrit un parfum féminin enivrant et l’embrassa galamment, comme un gentlemen fait un baise main.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Mar 26 Avr - 22:17

Je constatai que ma question le surpris beaucoup. De toute évidence, on ne le lui demandait pas souvent. Pourtant je trouvais la question très pertinente! Ses yeux étaient absolument fascinants! Il m'avoue que c'était de naissance, et que l'oeil rougeoyant était magique, lui permettant de voir à travers la matière. J'haussai les sourcils, fascinée par ce qu'il venait de me déclarer. Il m'avoue aussi qu'il m'avait déjà vu, avant d'entrer dans la boutique, je souris et me mordis à nouveau l'intérieur de la lèvre, pour m'empêcher de trop sourire, et baissai la tête modestement. Cet aveu me faisait chaud au coeur!

Je relevai finalement la tête vers lui pour le voir me sourire, puis rougir légèrement. « Oh! » fis-je, en réalisant qu'il pouvait probablement voir à travers mes vêtements. J'eus un sourire amusé en me disant que ce ne devait pas être la raison de cette rougeur, il n'oserait quand même pas...! Alors je tergiversais à savoir si oui, ou non, il oserait, je croisai discrètement mes bras sur ma poitrine, puis il prit la parole à nouveau. « Ils ne vous font pas peur, mademoiselle Méthil? » Le ton qu'il employa fut très doux, dans un murmure. Je plongeai à nouveau mon regard dans le sien et constatai que nous étions très proche l'un de l'autre.

Je secouai doucement la tête, sans le quitter des yeux. « Non... pas du tout. » répondis-je, sur le même ton. Il tendit un doigt vers moi, que je constatai griffu. Il est vrai, maintenant que j'y pensais, que les reptiliens avait cette particularité. Ne pouvaient-ils pas empoisonnés aussi? Je retint un frisson et fermer les yeux alors qu'il soulevait une mèche de cheveux pour la porter à sa hauteur. Je fermai les yeux et humai l'odeur de sa proximité. « Je les trouve plutôt fascinant, à vrai dire. » Je souris et levai la tête à nouveau vers lui, pour regardai ses yeux si particuliers.

J'eus un petit rire et lui fit un clin d'oeil. En posant une main à plat sur sa poitrine, près de son épaule en fait, je me levai sur la pointe des pieds et lui chuchotai : « J'aime ce qui sort de l'ordinaire... ». Comme une confession, si bien qu'il dû avoir du mal à m'entendre. Je lui fis un grand sourire et reprit pied au sol, retirant ma main de son torse. Je reculai d'un pas et fit une pirouette, tournant sur moi-même dans un pas de danse. J'étais de bonne humeur. Je soupirai. « La routine m'ennuie! » puis je lui offrit un de mes plus beaux sourires. « Il n'y a rien de plus merveilleux dans une journée qu'une petite surprise. » et je terminai par un clin d'oeil équivoque. De toute évidence, il faisait ma journée.

Mais cela pourrait être encore plus agréable. Il m'offrait une vue des plus tentatrice qui ne me laissait pas froide. Il faut dire que cette fichue manie de m'imposer de l'abstinence me rendait plutôt chaude pour les prochains concurrents. L'envie d'appeler Bastille pour qu'il me remplace, de l'attraper par la main et de l'entraîner en haut, dans la chambre, m'effleurait l'esprit avec insistance. Mais allons, je ne pouvais quand même pas lui sauter dessus comme une lionne en chaleur. J'avais un minimum de tenue! Un minimum! Je me mordis la lèvre inférieure et lui lançai un regard langoureux. J'avais définitivement envie de lui.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 28 Avr - 17:36

Le geste qu’eut Méira lorsqu’il lui expliqua son pouvoir fit sourire Phoebe, elle avait probablement pensé à la même chose que lui, mais enfin, il était un gentleman, pas un voyeur. Enfin… si, mais pas comme ça! Il aimait observer les gens sans arrières pensées, jamais il n’aurait triché de la sorte. Parce que le Chevalier n’arrivait pas à cesser de la balayer du regard de façon presque honteuse, il réalisa qu’il devait effectivement avoir l’air de la mater en douce, alors qu’il était simplement trop nerveux pour soutenir son regard comme elle arrivait à le faire.

Lorsqu’elle répondit à sa question, Méira avait adopté le même chuchotement que Phoebe, qui ne put retenir un frisson en ressentant l’énergie jusqu’alors étrangère à lui qui circulait entre eux. Enhardi parce que la marchande ne repoussait pas sa main, le Chevalier osa timidement lui effleurer l’épaule, tout près de la clavicule. La jeune femme avait fermé les yeux en lui avouant qu’elle trouvait ses yeux pairs fascinant, mais le reptilien ne pensait plus qu’à l’abandon qu’elle lui offrait, sans se douter de qui elle était. Même s’il sentait qu’il s’aventurait sur un sentier périlleux, il pensa à l’embrasser, maintenant, pendant que ses yeux étaient toujours clos. Mais elle les rouvrit trop vite pour lui, lui adressant ce même rire charmeur et se clin d’œil qui l’émoustillait. Et elle faisait exprès, il le savait pertinemment…

Maintenant que la marchande avait posé sa main sur la poitrine du Chevalier, elle devait certainement ressentir au travers de ses couches de vêtements son cœur qui battait à tout rompre, trahissant son trouble. Lorsque Méira se leva sur la pointe de ses pieds, Phoebe crut qu’elle venait l’embrasser et son cœur s’emballa, le souffle lui manqua, mais elle se contenta de lui chuchoter qu’elle aimait ce qui sortait de l’ordinaire, lui sourire et s’éloignai dans une danse totalement sensuelle aux yeux du reptilien, peut-être juste parce qu’elle l’avait émoustillé.

-Vous aimez aussi me torturer, n’est-ce pas? chuchota-t-il tout aussi bas qu’elle.

Phoebe n’avait pas franchement de mal avec la routine, il se plaisait dans sa vie structurée de Chevalier, à s’entraîner avec son frère, partir en mission avec son frère, vivre avec… son frère. Il faisait parti de son décor depuis toujours et ne s’en lassait pas, mais si mademoiselle aimait les surprises, il acceptait de se «sacrifier» pour en être un pour elle. Et puis, un peu de changement ne lui ferait pas de mal à lui non plus, n’est-ce pas?

-Il se trouve que je suis plein de surprises, pour ceux qui ne me connaissent pas, du moins. s’amusa Phoebe, qui ne pouvait tout simplement pas mal interpréter les nombreux clins d’œil et les regards langoureux qu’elle lui laissait depuis le début. Il était débutant, certes, mais pas à ce point! Si vous êtes une femme très… curieuse et ouverte d’esprit, mademoiselle Méthil, je crois bien que je pourrais satisfaire cette soif de surprise.

Ne supportant plus le mince écart qu’elle avait laissé entre eux, Phoebe n’eut qu’un court pas à faire (du haut de sa taille impressionnante), pour la combler à nouveau. S’il aurait été plus convenable de demander la permission, il lui semblait que l’attitude de Méira ne la nécessitait pas, sa coquetterie volontaire et ses regards langoureux en disant assez long sur ce qu’elle pensait, et espérait, de lui. Saisissant le délicat menton de la marchande entre ses mains, tâchant précautionneusement de l’éviter avec ses griffes, le reptilien eut besoin de se pencher pour atteindre les lèvres désirables à force d’avoir été mordues pas la jeune femme. Il attendit une seconde dans cette proximité, à goûter son souffle sur ses lèvres, pour lui donner la chance de refuser s’il s’était trompé (ce qui l’aurait bien étonné). Puis il osa enfin l’embrasser, probablement timide tel le puceau qu’il était, et des papillons envahirent son bas ventre, éveillant en lui toutes sortes de sensations nouvelles.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 28 Avr - 22:02

Et voilà qu'il me disait qu'il était plein de surprises. Voilà qui était intéressant! Le ton que prenait la conversation me plaisait de plus en plus. C'était sensuel, agréable, et espiègle. Je voyais qu'il était amusé, et cela m'allait. Je n'aimais pas quand c'était trop sérieux, un peu d'humour dans une journée, c'était comme un peu de cognac dans son thé, c'était vivifiant! Oh, mais ne le dites à personne que je fais cela! Ce ne serait pas bon pour mon image! Si vous êtes une femme très… curieuse et ouverte d’esprit, mademoiselle Méthil, je crois bien que je pourrais satisfaire cette soif de surprise. Mon visage afficha une surprise feinte. J'étais on ne peut plus amusée.

Cette fois, c'était une invitation claire et nette! Je fis un « Oh! » marquant ma surprise feinte lorsqu'il s'approcha d'une enjambée. Ce qu'il était grand! J'aimais les gens grands! C'était plus de défi pour leur tourner autour! Et pour ce qui était de la gravité... il y avait tant à s'amuser... ah! Le voilà qui m'attrapait le menton. Sa délicatesse était touchante. Il se pencha vers moi et sa descendante me parut une éternité! J'entrouvris les lèvres et, lorsqu'il s'arrêta tout près de mes lèvres, j'esquissai un sourire. J'aurais pu fuir il y a de cela des siècles si je n'en avais pas voulu! Il était trop chou! J'avançai mes lèvres et il termina le trajet.

Son baiser était doux, timide. Je souriai légèrement sous sa bouche et glissai une main sur l'angle de sa mâchoire pour la passer sous sa nuque et finalement derrière sa tête, puis je posai l'autre sur son épaule. De toute évidence, il n'avait jamais embrassé de sa vie. Pleins de surprises, c'était peu dire! Je rompis doucement le baiser et lui souris. Je jetai un oeil à la porte d'entrée en faisant un pas de côté car il me bouchait la vue, tout en me mordant la lèvre inférieure, puis je levai les yeux vers lui et lui fit un clin d'oeil. « Attendez-moi ici un petit instant, je reviens! » Je ne pouvais décemment pas quitter le magasin sans laisser quelqu'un en avant. Je pris donc une petite porte derrière le comptoir payant et refermai derrière moi.

Je devais aller trouver Bastille et lui demander de tenir le comptoir jusqu'à l'arrivée du personnel de soutien qui arrivait généralement en milieu d'avant-midi, encore une heure environ. Je traversai une pièce, qui était en fait une cuisine avec un immense four et un grand espace pour travailler différente recette de boulangerie, car la boutique offrait surtout du pain en avant. Je poussai une porte tout au fond et me souvint, ce faisant, du pouvoir qu'avait mon nouvel ami. Je souris et me retournai offrant une grimace au mur devant moi. S'il m'avait suivi, il ne pourrait que la voir. Sinon, j'aurais perdu cinq précieuses secondes de ma vie.

Je repris où j'en étais et débarqué dans une grande pièce qui ressemblait à un entrepôt où était stocké énormément de nourriture, ce qui n'était pas placé en avant en fait. Je longé le mur et poussai une autre porte. Assis à un bureau se trouvait Bastille qui comptait des pièces en grognant. Je toquai deux petits coups. Il leva la tête vers moi et me sourit. C'était un homme qui pourrait être mon père. Très gentil, un homme à tout faire. « Oh ma jolie! Que puis-je faire pour toi? » Je lui souris doucement. Il était comme un père pour moi, bien plus que le mien ne le serait jamais réellement. « Oh mon Bastille, auriez-vous l'obligeance de tenir la boutique jusqu'à l'arrivée de la relève? J'aimerais me retirer dans mes appartements! » Il me sourit chaleureusement et acceptai.

Ravie, je lui serai les mains et lui embrassai la joue. Je pris la route en sens inverse, le laissant ranger ce qu'il faisait. Le connaissant, il ne mettrait que deux petites minutes à arriver. Ainsi donc, lorsque je poussai à nouveau la porte de la boutique, je fus heureuse de constater qu'il était toujours là, ce beau grand reptilien. Heureusement, personne d'autre n'était là non plus, je n'aurais donc pas à m'occuper d'un autre client. Je lui offris mon plus beau sourire et vint vers lui. Pour me faire pardonner de l'avoir planter là, je posai ma main sur son bras et me hissai sur la pointe des pieds en levant l'autre main pour la poser sur sa joue, l'incitai à se pencher vers moi, et répétai l'expérience précédente.

Je me laissai lentement glissai au sol, quittant ses lèvres et lui sourit. Ma main sur sa joue glissa le long de mon corps et l'autre glissa le long de son bras et attrapa sa main, prenant garde de ne pas me blesser. Ce n'est pas la première créature griffue que je rencontrais, seulement le premier reptilien! Lui tournant le dos, je tirai sur son bras et me retournai pour le regarder : « Vous venez? » Je lui lançai un regard langoureux et lui tournai le dos à nouveau dans un mouvement qui l'était tout autant. Je l'entraînai donc vers une autre porter, sur le côté de la boutique cette fois, qui donnait sur des escaliers que nous montâmes.

Je pouvais presque sentir sa nervosité, et je m'en amusai discrètement. Je trouvais cela mignon les puceaux, une fois de temps en temps, j'aimais bien cela! En haut des escaliers, le décor était différent. Beaucoup plus somptueux. C'était mon appartement. Le traversai le petit salon d'entrée, tournai à droite au bout, il y avait là un petit couleur, je poussai la première porte à gauche et l'invitai à entrer, puis je cognai deux petits coups à la porte d'en face, c'était pour prévenir mon domestique que j'étais monté, c'était un code, et j'entrai dans ma chambre à la suite du reptilien. La pièce était plutôt grande et dans des teintes de bourgogne tirant sur le mauve. Le lit occupait la place principale et était vraiment immense.

Je gloussai en l'observant. Il semblait un peu intimidé. « C'est grand, pas vrai? Les chevaliers doivent avoir de bien plus petit lit... » J'avais lâché sa main en le faisant entrer dans la chambre. Je posai mes doigts sur celle-ci et les fis monter, jouant de l'index et du majeur, le long de son bras, puis les glissai jusqu'à l'épaule. Je levai finalement les yeux vers les siens et lui souris.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Sam 30 Avr - 21:38

L’invitation de Phoebe n’aurait pu être plus direct (enfin si, mais il reste un Chevalier, hein…) et si Méira afficha un air étonné, il douta qu’elle le soit vraiment, après tout, elle lui avait avoué être pleinement consciente de sa sensualité et s’en servir, ainsi, si elle l’aguichait de la sorte, c’est qu’elle n’avait pas des idées chastes derrière la tête. Effectivement, elle ne le repoussa pas lorsqu’il l’embrassa, au contraire, la marchande sut plutôt prendre les rennes en accentuant leur étreinte d’une caresse sur sa mâchoire, puis dans sa nuque, et son épaule, l’encerclant d’une intimité assez propice aux pensées concubines et à l’éveil des sens. Le reptilien remarqua bien comment les lèvres de la jeune femme s’étaient retroussées dans un sourire, et il pensa avec amertume qu’elle devait se moquer de lui et de son inexpérience, mais n’osa s’en offusquer. Parce que, de toute façon, c’était vrai.

Heureusement que Méira ne s’était pas encore suffisamment blottie contre Phoebe pour découvrir qu’une certaine partie de son anatomie, qui aurait du être gonflée à bloc, était en réalité inexistante. Certes, ça relevait peut-être un peu de la torture d’émoustiller autant quelqu’un pour ensuite lui faire réaliser qu’on n’a pas le bon corps, mais le reptilien n’était plus capable de résister. Ça serait difficile de se faire rejeter avec le corps autant en émoi, mais il ne serait certainement pas le seul des deux, à ce qu’il pouvait ressentir de la fébrilité de mademoiselle Méthil.

Lorsqu’elle rompit leur baiser, à la grande déception de Phoebe, Méira jeta un œil à la porte de sa boutique, s’inquiétant probablement d’être surprise en train de fricoter avec un client, ce qui ne serait certainement pas très bien pour sa réputation. M’enfin… Il n’était quand même pas le premier, non? Quand même, les jeunes vierges étaient bien plus pudiques… Laissant le Chevalier en plan, la marchande lui imposa le même clin d’œil ravageur, le même mordillement de lèvre sensuel, puis s’enfuit en lui assurant qu’elle reviendrait. Laissé seul à ses émotions, le reptilien était secoué autant par ce qu’il venait de vivre que par le fait d’être abandonné si brusquement dans une telle situation. Curieux de savoir qu’elle mouche l’avait piquée, il ferma rapidement son œil bleu pour suivre la scène se déroulant dans la pièce à côté, à savoir la cuisine. La jeune femme se dirigeait vers une porte tout au fond, qui (après vérification magique) était finalement un entrepôt où travaillait un homme. Avant d’atteindre la porte, Méira se retourna, grimaça coquinement, et ouvrit la porte.

-Oh, vraiment? Mais que c’est mesquin!

Elle devait certainement se trouver drôle en plus, mais Phoebe n’y pensait déjà plus alors que Méira allait parler à l’homme assis au bureau de l’entrepôt. Inquiet pendant un instant, le reptilien se demanda pourquoi elle se serait ainsi laissé faire, l’aurait charmé généreusement, pour ensuite aller chercher des renforts? Bien qu’il n’y croyait pas vraiment, il ne pouvait pas savoir ce qu’ils se disaient, et s’approcha imperceptiblement de la porte, au cas où Monsieur voudrait venir lui régler son compte.

Heureusement, lorsque Méira pris le chemin du retour, l’individu mit un temps avant de se mettre en marche, ce qui assura Phoebe qu’il n’avait pas été demandé pour venir lui casser les deux jambes. Bon, il aurait échoué, mais c’était toujours rassurant de ne pas avoir le sentiment d’avoir été manipulé. Le Chevalier ne cacha pas son soulagement lorsque la marchande revint l’embrasser aussi tendrement que possible, rappelant au reptilien les titillements qui ne l’avaient pas encore quitté pendant ce bref intermède. Parce qu’elle était trop courte (ou lui trop grand) la jeune femme devait prendre appui sur lui pour le rejoindre s’il ne faisait pas l’effort de se pencher, ce qu’il trouva absolument mignon et… tordant.

C’est donc tout sourire qu’il se laissa entraîner lorsqu’elle lui attrapa prudemment une main griffue, l’incitant de la suivre d’un «Vous venez» assez clair. Mais ce fut plutôt le regard langoureux qui convainquit Phoebe (s’il avait besoin de l’être d’avantage), même s’il fronça les sourcils en se demandant où elle l’emmenait. Il avait certes sa petite idée, mais ça lui semblait tellement vite, précipité… Une petite voix mesquine criait au piège, mais un coup d’œil magique lui confirma que l’homme ne s’approchait que lentement de la porte de la boutique, prêt à prendre la place au magasin pour… ah ouais. Pour la remplacer, tout simplement.

-Et où allons-nous? demanda-t-il quand même, pour la forme, plus pour glisser un mot que par réelle ignorance. Ils allaient se cacher, point, peu importait où serait cette cachette.

Méira était de toute façon trop désirable, et Phoebe était trop allumé pour réfléchir à l’absurdité de la situation, si bien qu’il l’a suivit dans les escaliers sans rouspéter, se délectant de la vue qu’elle lui offrait en marchant et en montant les marches devant lui… Oh, il n’avait pas besoin de son pouvoir pour se rincer l’œil, même habillée, cette scène était sublime. Le haut de la boutique s’avéra être l’appartement de la demoiselle, et le Chevalier commença à angoisser à la vue de la porte de sa chambre. Il était si troublé qu’il ne remarqua pas le petit manège de la marchande sur la porte d’en face, ne pensant qu’a l’irréalité de ce moment.

Le décor, la grandeur du lit, la beauté des lieux, tout cela laissa Phoebe de marbre, seule la sensualité de Méira captait son regard et son intérêt. Il était intimidé, mais pas à cause de la richesse, qu’il avait suffisamment côtoyée au château, mais plutôt parce qu’elle semblait si à l’aise, alors qu’il réalisait maintenant que ses mains tremblaient légèrement. Le Chevalier n’avait pourtant pas peur de grands choses, n’était pas facilement effrayés, mais ce tremblement s’était imposé pourtant, peut-être un peu de l’excitation, et beaucoup d’anticipation.

-Je… n’ai jamais particulièrement porté attention, répondit-il à la question de Méira, nécessitant toute sa concentration pour parler sous les doigts cajoleurs de la marchande sur son bras. C’est vrai qu’ils sont plutôt faits pour une seule personne. Pas deux. Heu…

Jetant alors un coup d’œil rapide vers l’immense lit qui trônait au milieu de la pièce, Phoebe eut un sourire en coin en faisant le calcul mental du nombre de personnes qui pouvaient s’y retrouver côte à côte. Ouf, mieux valait ne pas s’imaginer la scène, il était déjà assez émoustillé comme ça.

-Ou plus. Enfin… rigolant-il en tentant de paraître détendu, haussant les épaules de façon si sec et automatique qu’il devait avoir l’air ridicule. Oh, il n’était vraiment pas à l’aise. Je dois toutefois vous avouer quelque chose, mademoiselle Méthil… Je ne suis pas vraiment comme les autres hommes, heu…

À supposer qu’elle en avait connu d’autres, mais plus Phoebe se laissait découvrir par les caresses de Méira, moins cette certitude relevait du doute. Définitivement, le Chevalier n’était pas sa première, et probablement pas sa dernière conquête. Désirant assurez à la marchande qu’il n’y aurait pas de mauvaises surprise (et ne pas se lancer trop loin dans les sensations et être déçu, quoi que là, il commençait à être trop tard), le reptilien tentait de chercher comment lui expliquer la situation… Ce qui n’était pas évident. Pour se permettre de réfléchir un peu, il l’embrassa pour y gagner le temps de mettre ses idées en place, mais ça ne fit que le confondre plus, et titillé par les doigts qui couraient sur son épaule, il ne put résister à l’envie d’apposer l’une de ses mains dans le cou de la jeune femme, la caressant doucement vers la gorge en évitant de la griffer.

-Je ne sais pas comment vous expliquer vraiment. Je vous ai dis que j’étais plein de surprises, tout à l’heure, j’espère seulement qu’elles ne vous déplairont pas. Je suis certainement différent des autres hommes, mais probablement pas comme vous l’imaginez… chuchota-t-il le souffle court par l’ivresse de leur étreinte.

Parce qu’il ne voyait pas comment le lui dire clairement, il préféra l’illustrer. Phoebe décida donc d’enserrer la taille de Méira de ses bras pour la blottir contre lui, leurs corps se moulant l’un à l’autre dans un nouveau baiser fiévreux. Le Chevalier préféra l’embrasser pour éviter d’avoir les yeux ouverts lorsqu’elle comprendrait qu’elle ne ressentait pas une boss suspect sous son pantalon, il ne voulait pas voir se regard qu’il craignait déçu…
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 5 Mai - 22:40

[POUR PUBLIC AVERTI SEULEMENT]


Bon, j'avais beaucoup à faire pour le conforter dans ces lieux. Le malaise de mon compagnon de ce soir était si pesant que j'en ressentais presque les effluves. Mais je ne devais pas me laisser avoir. J'entrevoyais beaucoup de potentiel et j'avais bien envie de l'exploiter. Ouais, il y avait peut-être aussi ce petit feu d'abstinence qui me faisait brûler de lui avoir imposer cette attente insupportable. Mon corps voulait me punir, assurément. Je ne crois pas qu'un jour je saurai subir ce délais sans m'alanguir. Je faisais courir mes doigts sur son bras et son épaule, et lui souriant pour tenter de l'encourager.

Il me répondit, mais je ne fis pas réellement attention à ce qu'il me disait, joignant ma seconde main à la première pour parcourir ses épaules et sa nuque dans une caresse légère qui se voulait apaisante et sensuelle. Il était terriblement tendu. Je souris doucement et caressai la base de sa nuque en un massage léger. Je me levai sur la pointe des pieds et lui chuchotai, près des lèvres. « Détendez-vous, je ne vous mordrai pas. » j'eus un petit rire coquin et reprit pied au sol en faisant lentement le tour de lui, alors qu'il tentait de m'expliquer qu'il était différent des autres hommes. Bah oui, c'était un reptilien. Je dois avouer que je n'étais pas familière avec les écailles et la queue de reptile, je glissai mes doigts sur l'arrête dorsale de la queue et gloussai en le sentant frissonnai.

Je revins vers lui en continuant mon tour et plaçai ma main sur son puissant biceps, je n'eus pas le temps de tenter autre chose qu'il m'embrassa. Le geste me prit par surprise. Je profitai du moment et fermai les yeux dans un soupire d'aise en avançant mes bras autour de sa nuque, j'abaissai finalement une main pour continuer de caressai ses épaules et ses bras. Hum, j'aimais bien les hommes costauds, je dois avouer que me sentir petite dans leurs bras puissants me donnait un petit frisson... ah! C'était une sensation fort agréable! Je me sentais... en sécurité, pourrais-je dire. Il glissa finalement une main derrière mon cour, une sensation plutôt plaisante, je soupirai d'aise à nouveau.

Il écarta ses lèvres des miennes et me chuchota qu'il ne savait comment m'expliquer ce qu'il voulait exprimer par « plein de surprises. » J'ouvris des yeux perplexes, voilés par le désir. « Je suis certainement différent des autres hommes, mais probablement pas comme vous l’imaginez… » Où voulait-il en venir, et pourquoi insistait-il là-dessus? Tous les hommes se croyaient différents, et aucun ne voulait se fondre dans la masse, c'était normal. Je ne voulais pas, moi non plus, devenir une femme parmi tant d'autres, qu'un homme parle de moi comme « ce fameux coup d'un soir ».

Il me serra soudainement très fort, passant ses bras autour de ma taille, moulant mon corps au sien. Son audace me surprit et alluma un feu ardent en moi à la fois. Il m'embrassa avec une nouvelle ardeur et je me laissai prendre par celle-ci. Il me serrait vraiment fort contre lui... contre... oh... il n'était pas? Mais c'est qu'il était lent à la détente! C'était le message qu'il voulait me passer? Je soupirai langoureusement dans ses bras et descendit mes mains sur le col de sa chemise sur lequel je tirai, sans cesser de l'embrassai. Je reculai, ou du moins tentai de le faire, et m'agitai pour le forçai à me relâcher légèrement, je lui jetai un regard coquin.

Tirant sur le col de sa chemise, je le fis tournai et le plaçai entre moi et le lit, puis plaçai mes deux mains collées à plat sur ses côtes pour le pousser, de sorte qu'il tombe assis sur le lit. Je lui souris coquinement. « Vous êtes plus à ma hauteur maintenant... » Je fis le tour de son cou avec mes bras et vint l'embrasser à nouveau, me trouvant entre ses jambes. Je glissai une de mes mains sous son oreille, sa mâchoire, son cou. Puis je descendis le long de son torse, ses pectoraux, son ventre. Je fis courir mes doigts plus bas, je le sentis retenir son souffle, je descendis... oh... C'était... plat? Mais... pas plat comme pas excité. C'était plat comme qu'elle était pas tirée vers l'arrière là. Y'avait rien là.

Ahuri, je posai mes mains à plat sur ses épaules et me reculai à distance de bras pour le, ou plutôt la, regarder dans les yeux. Oh bah ça, pour une surprise...! J'eus un sourire en coin et je secouai la tête, sincèrement amusée. « Je comprends mieux, la surprise, maintenant... » Je soupirai et la regardai dans les yeux, levai une main et prenant l'angle de sa mâchoire dans le creux de la paume de main. Mon regard se fit doux et tout autant empreint de désir qu'auparavant. J'eus un sourire espiègle et je m'avançai pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. « Vous savez, pour moi, ça ne change rien. »
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Ven 6 Mai - 20:33

Il devait être évident pour Méira que le Chevalier n’était pas à l’aise, bien qu’elle ne se doutait pas encore de la source de son inconfort. Les hommes, même les puceaux, sont rarement aussi angoissés, heureusement que Phoebe avait trouvé cette délicieuse créature pour apprendre, si elle lui en donnait la chance. La marchande lui chuchota de se détendre en riant coquinement, *plus facile à dire qu’à faire…*, alors que les doigts de la dame parcourait ses bras, ses épaules et sa nuque, laissant des traces brulantes où ils passaient. Ayant toujours favorisé la chaleur, en bon reptilien, originaire du désert de plus, Phoebe était toujours plus habillé que les autres, sans pourtant avoir chaud. Pourtant, il s’empressa d’arracher ses couches de foulard, ne gardant que sa chemise qui lui collait à la peau. C’était à savoir si la chaleur émanait de lui, d’elle ou de la fusion des deux, joints dans la passion.

La jeune dame pris son temps pour détailler son partenaire, ayant visiblement à faire à son premier reptilien, elle était tout de même loin d’être intimidée, contrairement à Phoebe devant la beauté de Méira. Le Chevalier frissonna lorsqu’il sentit ses doigts découvrir le bas de son dos, ce qui sembla bien amuser la marchande. Malgré son examen détaillé, elle ne semblait pas encore avoir remarqué la particularité du reptilien, bien que ça n’allait pas tarder, étant donnée la langueur de leur étreinte, qui embrasait l’ambiance.

Chacun de ses soupirs avait beau faire frissonner Phoebe, il n’en avait pas moins de plus en plus chaud, et espérait que Méira lui arrache sa chemise de sur le dos, même si ça signifiait dévoiler son bandage. Certes, il ne cachait pas une poitrine très volumineuse là-dessus et ça pouvait plutôt passer pour des pectoraux musclés tant qu’ils n’étaient pas dénudés. Sauf qu’elle ne le fit pas, le poussant plutôt sur le lit en s’amusant qu’il était maintenant à sa hauteur, ce qui fit sourire le Chevalier à son tour. Ah, et puis pourquoi s’angoisser, au pire ça serait non, il se soulagerait dans les buissons et retournerait faire son boulot. Il n’avait rien à perdre. Peut-être juste un peu de dignité.

-La vue est bien meilleure d’ici, je vous l’accorde ricana-t-il en constatant que son nez arrivait juste à la hauteur de sa… ses… m’bref…

Répondant aux caresses de Méira dans son visage, le Chevalier soupira aussi et, ne réfléchissant plus vraiment, les yeux fermés pour mieux profiter du moment (au cas où il ne durerait pas) il découvrit la rondeur de ses hanches sous la douceur de l’étoffe qui la couvrait. Il jurerait que la peau en dessous le serait encore plus, tout d’elle semblait incarner la perfection physique. La marchande ne le repoussa évidemment pas, s’aventurant plutôt à son tour dans une certaine région du corps du reptilien qui cachait son secret. L’homme ferma les yeux pour ne pas voir sa réaction, question d’épargner son égo, le cas échéant. Il avait laissé ses propres mains en suspend, cessé de la toucher, attendant de savoir s’il devait partir. Quelques secondes passèrent, alors qu’elle le fixait forcément, les mains posées sur ses épaules.

Dans sa réponse, Phoebe l’entendit sourire bien qu’il ne la vit point, ce qui le fit rougir au plus haut point, tel la demoiselle qu’il refusait d’être. Le cœur battant la chamade, il attendit le verdict de Méira, ne sachant si elle avait sourit par moquerie ou par plaisir de la surprise, osa finalement r’ouvrir les yeux dans le silence et l’angoissait. C’est le moment que choisis la marchande pour lui caresser la mâchoire, et le reptilien se détendit en lisant la douceur, et toujours encore le désir, dans ses yeux. Le Chevalier l’attira fougueusement contre lui, la forçant à s’asseoir sur ses genoux, lorsqu’elle lui chuchota que «ça ne changeait rien» pour elle, après un doux baiser.

-Et que je n’y connaisse rien, ça change rien non plus? demanda-t-il sans gêne en répliquant avec vigueur à son baiser, caressant ses hanches, et bientôt ses cuisses, en ne se souciant nullement de dévoiler qu’il était puceau. Ou vierge, whatever… Dans son état, elle devait bien avoir fait la déduction.

En la prenant par la taille, Phoebe fit aisément basculer la marchande sur le dos, sous lui, s’assura qu’elle était bien allongée sur le lit (ça aurait été nul d’avoir les pieds dans le vide…), et lui embrassa la peau sous l’oreille, descendant doucement dans son cou, savourant la peau de Méira qui, effectivement, était douce comme il se l’imaginait. Il voulait poursuivre, mais la chaleur l’accablait, si bien que le reptilien se redressa pour enlever rapidement sa chemise, qu’il jeta au sol, avant d’entreprendre de délasser le corsage de la marchande. La logique faisant le travail là où l’expérience manquait, il embrassa tout aussi fougueusement la peau qu’il libérait de sa prison de tissus.

-Je ne sais même pas ce que je fais… chuchota Phoebe en retrouvant les lèvres de Méira, qu’il embrassa voluptueusement. Guidez-moi, dites-moi ce que je dois faire.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Lun 16 Mai - 15:24

J'ignore si c'était de la joie, du désir ou quelque chose d'autre, mais mon commentaire sembla avivé un feu déjà brûlant et, après m'avoir assise sur ses genoux et avoir échangé un baiser, il, ou plutôt elle, me demanda si ça changeait quelque chose, son inexpérience. Je souris sous ses baisers et répliquer, entre deux, ou plutôt trois, baisers : « Ça ne change rien... non plus. » Je soupirai langoureusement sous ses audaces. La plupart des gens inexpérimentés que je croisais se tenait bien droit et timide, ou était d'une telle maladresse que je me recevais des coups, oui-oui, ça arrivait! en pleine figure. Un petit coup de coude, oups!

Mais Phoebe semblait plutôt être du genre précautionneux. Il me fit basculer sur le lit, prenant bien soin de me soutenir et de me soulever afin que je sois bien allongé, j'appréciai beaucoup. Il mélangeait une sorte de délicatesse et de passion à la fois, c'était saisissant et agréable. Hum, il était audacieux aussi, délicieusement audacieux. Alors que mes mains couraient sur ses épaules et sous sa chemise, il m'embrassait dans le cou. Je n'eus pas le temps de lui retirer la chemise qu'il se redressa pour le faire, ah oui, elle plutôt. Je voyais clairement maintenant une sorte de bandage sur sa poitrine, pour comprimer celle-ci, assurément. Pourquoi se cacher de la sorte? Les femmes étaient très acceptées dans l'Ordre.

Bah, cela ne me concernait pas, je ne voyais pas pourquoi je le lui demanderais. Je tendis les main vers ce bandage particuliers que je frôlai du bout des doigts, puis m'amusai de la voir s'attaquer à mon corsage. Je levai les bras et lui attrapai le cou pour me relever avec ses larges épaules, légèrement, et lui voler un baiser. J'entrepris ensuite de l'aider avec les fins cordons qui s'emmêlaient. Elle se pencha vers moi et embrassa ma peau qui se dénudait, je soupirai langoureusement en jetai la tête vers l'arrière. Je ne sais même pas ce que je fais… entendis-je alors que nos lèvres se rencontraient de nouveau.

Mes mains descendirent jusqu'à son pantalon et je détachai sa ceinture, que j'entrepris de jeter plus loin. Guidez-moi, dites-moi ce que je dois faire. Je lui souris doucement en posant une main sur l'angle de sa mâchoire. Je me relevai légèrement et, tout en glissant cette main sur son épaule, j'embrassai l'endroit où était posé ma main avant, et glissai jusqu'à son oreille, dont je mordillai le lobe et je chuchotai : « Alors continuez ce que vous faites, vous vous débrouillez très bien. » Je pris l'une de ses mains et la déposai sur mes hanches, là où le haut de ma robe était désormais retroussée, mon corset ayant rejoint les autres vêtements plus loin.

Je fis glisser cette main vers le bas sans la quitter des yeux, puis j'entrepris de continuer à lui retirer ses vêtements, en détachant le pantalon, alors que je soulevais mes hanches pour lui permettre de me retirer ma robe. « Hum, comment enlevez-vous ce bandage? » fis-je, en considérant cette chose dont je n'avais pas l'habitude. Je la laissai se débarrasser de celui-ci, et finir de retirer son pantalon, puis, désormais assise, je lui attrapai les épaules et l'attirai vers moi, en me recouchant, la forçant à s'étendre près de moi. Je la fis rouler sur le dos et montai dessus à califourchon. Je lui jetai un regard coquin et me penchai pour l'embrasser dans un long baiser passionné, puis glissai mes lèvres sur sa joue, son cou, sa poitrine... et je descendis...

C'était intéressant, ces petites parties écaillées de son corps, comme sa queue! Celle-ci d'ailleurs qui lui passait dans le dos et qui se recourbait sur un genou pour s'agiter non loin sur le lit, je trouvais ça intéressant de la voir frétiller, comme un indicateur d'effet sur ce mes doigts et ma bouche projetait en Phoebe. Après un moment, je la laissai reprendre son souffle et je retournai à sa hauteur, embrassant, au passage, sa poitrine, lui procurant de nouveaux frissons. Je crois que c'était la première fois que je rencontrais une femme avec la carrure d'un homme!

Je me replaçai à califourchon sur elle et la regardai, les yeux toujours aussi brillants de désir, et de cette lueur espiègle, coquine, qui me caractérisait bien. Je pris doucement ses mains que je posai chaque côté de mes hanches. Je me penchai, comme pour l'embrasser, mais interrompit mon mouvement juste avant et, dans un sourire je lui embrassai la joue et allai lui mordiller le lobe de l'oreille.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Lun 16 Mai - 19:57

L’inexpérience de Phoebe ne semblait nullement ennuyer la jeune marchande, au contraire, Méira l’encourageait à poursuivre tel que son instinct le lui dictait, bien qu’il se sente souvent malhabile dans la fébrilité. Peut-être parce qu’il avait l’impression que cette femme délicate avait besoin de tendresse, sans quoi il la briserait, mais il se retrouvait souvent à varier entre la douceur et la vigueur, se laissant emporter par la passion ressentie alors qu’elle répondait à ses caresses. Le Chevalier se tendit lorsqu’elle effleura son bandage, car même si plusieurs personnes connaissaient son secret, personne ne l’avait réellement vu jusqu’alors. Mais bon, il n’était quand même pas à un vêtement près de s’arrêter en si bon chemin…

Sans doute pressée par le désir, Méira aida Phoebe à détacher son corsage, le Chevalier n’étant, logiquement, pas habitué aux vêtements féminins. Chacun des soupirs de la marchande lui étaient maintenant si parfaitement audibles que le reptilien ne pouvait s’empêcher de frémir en l’entendant savourer ses caresses. Comme quoi il ne devait pas être si mauvais! Sa ceinture retrouva bientôt le corsage de madame sur le sol, laquelle lui couvrait la mâchoire et l’oreille de baisers sensuels. S’étant relevée en prenant appui sur lui pour l’embrasser si haut, la marchande profita de sa position pour retrousser ses jupes et poser les mains du transgenre sur ses hanches, là où il n’avait jusqu’alors caressé que du tissus.

S’offrant ainsi généreusement à lui, Phoebe ne pu résister à l’instinct primaire qu’éveillait le contact des hanches de Méira sous ses doigts, les caressant précautionneusement pour éviter de la blesser avec ses griffes qu’il entretenait volontairement longues pour le combat rapproché. Pendant ce temps, la jeune femme s’attardait à détacher ses pantalons, ne cachant pas son objectif principal. Lorsque la marchande souleva ses hanches, le reptilien fut pris de la ridicule envie de la posséder, mais les Dieux ne lui avaient pas donné le corps que nécessitait cette activité, un corps qui ne correspondait pas à ce qui se trouvait dans sa tête! Il l’aida plutôt à enlever sa robe, puisque c’était là l’intention de la jeune femme.

-Comme ceci, simplement expliqua le Chevalier en déchirant tout simplement le bandage avec l’une de ses griffes, quittant à regret la peau délicieuse de Méira le temps d’une seconde.

Prendre la peine de le désenrouler aurait été bien trop long, et même s’il rebutait ses formes féminines, Phoebe ne put s’empêcher de reconnaître qu’il les sentait s’émoustiller. Pas particulièrement généreuse, la poitrine du reptilien était ferme de par son entraînement intensif. Il n’eut à peine le temps de penser avec regret qu’au fait que sa stupide idée de déchirer son bandage lui empêcherait de le reporter pour partir, mais il trouverait bien le moyen cacher son secret… En attendant, il ne restait plus rien de ce dernier, alors que son propre pantalon rejoignit bientôt l’amoncellement de vêtement, et que les deux corps nus se rejoignirent dans une étreinte langoureuse, comme Méira l’attirait vers elle.

Apparemment une experte pour les puceaux, la marchande ne laissa pas Phoebe languir, prenant bientôt le relais là où le Chevalier n’aurait su que faire. Elle le poussa doucement pour venir s’asseoir sur lui, le regard toujours aussi coquin, et elle l’embrassa passionnément, d’abord sur les lèvres, puis dans le cou et sur la poitrine du reptilien, qui éveilla d’étonnante sensations féminine dans cette personnalité masculine. Cette partie de son corps, qu’il avait toujours caché, révélait une sensibilité particulièrement enivrante! Il grogna de déception lorsque Méira poursuivit sa route vers son abdomen, et descendit encore ses baisers plus loin, mais ne protesta pas. C’était elle l’experte.

-Oh, Méira! souffla-t-il alors que tout son corps frémissait sous l’attention soutenue de la marchande.

Et elle savait ce qu’elle faisait! Phoebe crut qu’il allait perdre la tête sous les doigts aventureux et la bouche audacieuse de Méira, gémissant à chaque nouvelle caresse. Chaque parcelle de son corps semblait vouloir répondre à cette nouveauté, jusqu’à sa queue reptilienne (faut préciser) qui s’agitait à côté, instinctivement repoussée contre sa jambe lorsqu’il s’était retrouvé sur le dos. Fallait pas que madame l’oublie et l’écrase. D’ailleurs, du peu que le Chevalier arriva à capter alors que son corps s’affolait sous le… «baiser» particulier de la marchande, celle-ci semblait particulièrement intriguée par son membre supplémentaire.

Lorsqu’elle remonta à sa hauteur, lui embrassant au passage la poitrine en faisant frémir Phoebe, le Chevalier du avouer qu’il en voulait bien encore, mais il n’était pas bête au point d’ignorer que c’était à son tour de satisfaire la belle marchande. Il la renversa donc aisément, avec moins de délicatesse cette fois, pour prendre le dessus. Il suffisait maintenant de l’imiter sans trop de maladresse, oh et prenant garde où ses doigts effleuraient, un accident était si vite arrivé! Ajoutant toutefois une touche personnelle, l’extrémité fine de sa queue écailleuse chatouilla doucement le mollet, puis la cuisse de Méira, alors qu’il embrassait, plus passionnément, son décolleté franchement plus généreux que le sien.

-Elle vous intrigue, n’est-ce pas, Méira? s’amusa-t-il en descendant lentement, timidement ses baisers non moins langoureux sur son abdomen. Est-ce que je suis votre premier reptilien, Mademoiselle Méthil?

Il fit toutefois moins le fin en atteignant ses jambes entrouvertes, parce que s’il avait été le premier gâté, il n’avait pas vraiment eu le loisir de prendre des notes. Espérant ne pas avoir l’air ridicule, Phoebe tenta donc d’imiter, de mémoire, la façon dont Méira l’avait embrassé ci-bas, en gardant toutefois ses deux mains bien à plat sur les hanches de la marchande. Pas question de se risquer à descendre les doigts, il ne se faisait pas assez confiance pour ça.

Lorsqu’il remonta, le visage rouge de gêne, Phoebe fit exprès de laisser son membre reptilien caresser la cuisse de la marchande, cherchant dans ses yeux le plaisir qu’il espérait trouver et qu’elle avait fait naître en lui.

-Et, maintenant, qu’est-ce que je dois faire? soupira-t-il en sentant leurs bassins se presser l’un contre l’autre, sans pouvoir la combler totalement comme un homme. Quoi que… il avait peut-être une petite idée, mais c’était assurément une mauvaise idée! Presque inconsciemment, sa longue queue écailleuse vint frôler les hanches de sa maîtresse, témoin honteux de ce qu’il avait derrière la tête.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 26 Mai - 11:37

Je fus surprise qu'elle renverse comme elle le fit, ne m'y attendant pas vraiment, mais je souris sensuellement, j'aimais son audace! Hum, et un peu de passion brute au passage, pourquoi pas! J'aimais bien me sentir dominer par un homme, ou une femme, quand ça ne frôlait pas le sadisme, du moins. Je prêchais la tendresse dans la passion sauvage! Et en ce moment, Phoebe me donnait exactement ce que je voulais! Je fus par contre un peu surprise lorsque je sentis l'extrémité de sa queue reptilienne me frôler le motel puis la cuisse, cette sensation était nouvelle, et intéressante. Les écailles n'étaient pas particulièrement douce, mais pas non plus désagréables.

Je soupirai d'aise sous ses baisers couvrant ma poitrine. Je n'avais pas une poitrine particulièrement généreuse, mais tout de même une belle poitrine ferme de femme! Pas comme Phoebe, on voyait bien qu'elle s'entraînait, la sienne était tendue par la force de ses pectoraux, je tendis les mains pour passer ses épaules, et le haut de la poitrine, soit les pectoraux justement, jusqu'à ce que je ne puis plus le faire car sa tête descendait sur mon corps. Je souris. Elle suivait le guide... elle garda toutefois ses mains sur mes hanches, et avisant les griffes, je crois que c'était pour le mieux. La voix un brin suave et surtout amusée du chevalier me parvint à travers les délicieuses sensations qu'elle provoquait en mois.

Je déglutit et soupirai un « Oui. » pour répondre à sa question. Je n'avais jamais connu de reptilien avant. Il n'y en avait pas dans le petit village où j'avais passé une partie de ma vie. Il y avait bien des créatures, mais pas de reptilien! Elle descendait encore le long de mon corps, mais garda toutefois ses mains sur mes hanches, et avisant les griffes, je crois que c'était pour le mieux. La voix un brin suave et surtout amusée du chevalier me parvint à travers les délicieuses sensations qu'elle provoquait en moi. Bien que timide, ses caresses étaient très agréables, et j'avais terriblement envie d'en sentir plus, de délaisser la surface pour explorer les profondeurs, comme je le lui avais fait. Mais je comprenais la réticence...

Son visage revint vers le mien, et je le caressai, souriant sous la rougeur du teint. J'aimais cette sensation d'être en contrôle, même en lui laissant les rênes de l'acte. Je frissonnais sous les caresses des écailles sur mes cuisses. Elle me demanda ce qu'elle devait faire ensuite, mon sourire s'accentua et je lui fis un clin d'oeil. À sa façon de se presser contre moi, et le fait qu'elle se travestissait, je devinais bien que ses envies envers moi étaient plus... masculines que ce que son anatomie lui permettait de faire. Je me redressai en encerclant son cou de mes bras et lui murmurai dans l'oreille : « Je crois que j'ai quelque chose qui pourra vous plaire, mon beau chevalier. »

Je lui fis un nouveau clin d'oeil et la repoussai doucement pour m'étirai jusqu'au bord du lit, ouvrir un tiroir de ma table de chevet, tasser quelques vêtements -c'est plus discret!- et extirper à sa vue une panoplie d'accessoires très suggestifs. Je saisis une ceinture et la sortit de sous la pile de jouets sexuels. C'était une ceinture de cuir, mais dont le centre était un triangle, et dont les lanières de cuir faisait le tour de la taille et de l'entre-jambe. Au centre du triangle se trouvait un appendice plus qu'équivoque, pas trop gros pour ne pas gêner les sous-équipés, et fait de bois vernis. Je ne l'utilisais pas souvent, mais je crois que dans le cas présent, c'était plus approprié. Je jetai un regard à Phoebe, coquine.

« Vous avez une petite idée... non? » Je gloussai devant son visage rougissant et l'air qu'elle affichait. « Vous permettez...? » Je m'avançai vers elle et entreprit de passer les lanières autour de son corps, dans des gestes lents, la frôlant volontairement sur les parties plus sensibles. Mon travail achevé, je me mordis la lèvre inférieure en la regardant dans les yeux. « J'ai cru comprendre... que ça vous plairait. » Je lui fis un clin d'oeil. Je m'agenouillai devant elle, étant ainsi un peu plus à hauteur de son visage, et entreprit de l'embrasser en laissant mes mains parcourir son corps, tout aussi brûlant que le mien.

Puis je l'attirai vers moi alors que je m'allongeais, sur le dos, l'invitant à me suivre. Son manque d'assurance m'amusait, et je me faisais un plaisir de la diriger. Je descendis une main, et entreprit de guider l'objet. Je poussai ensuite un long soupir d'aise en m'accrochant à ses épaules. C'est ainsi que nous nous lançames dans la passion qui nous habitait tous les deux, mes soupirs devinrent rapidement des gémissements langoureux, et je lui murmurai de ne pas arrêter, car il m'était déjà arrivé que des gens peu inexpérimentés prennent cela pour de la douleur.

L'avantage avec une femme... c'est que ça ne pouvait pas être trop court. Il n'y avait que la fatigue pour relâcher le rythme, que je guidais avec mes mains, faisant pression sur ses hanches d'une main pour moduler la chose. Bien sûr, c'était conçu pour que le frottement lui provoque du plaisir aussi, je n'étais pas égoiste! Je la repoussai, à un certain moment, sur le dos, puis entreprit de prendre le contrôle, lui embrassant la poitrine, le cou, le visage, lui provoquant à mon tour quelques plaisirs par les mouvements de mon bassin, sentant en moi des sensations complètement folles. Je ne pourrais jamais me lasser de ce genre de choses!

Nous nous amusâmes pendant un moment, la guidant dans des positions, toujours de face, plutôt diversifiées, mais sans trop en faire, sinon ça devenait vraiment lassant. Puis nous nous écroulâmes, essoufflées toutes les deux. Je me blottis contre son épaule dans un soupir langoureux.

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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Dim 29 Mai - 17:11

Phoebe sourit lorsque la jeune femme le repoussa, semblant avoir une idée pour la suite. Plus que le plaisir de découvrir bientôt une autre merveille que pouvait lui procurer son corps, il était surtout ravi qu’elle lui ait parlé au masculin, même si elle avait sous les yeux (et sous les doigts…) un corps de femme. Que son attitude, au moins, dégageait assez de virilité pour que Méira n’ignore pas quel sexe se cachait réellement dans la tête et le cœur du Chevalier.

Lorsque la marchande sortit fièrement un jouet à l’utilité plus qu’évidente, Phoebe eut autant envie de rire à l’idée qu’il pourrait satisfaire Méira comme s’il était un homme, que de pleurer parce qu’il avait besoin d’un tel truc alors qu’il était persuadé d’être masculin, du moins psychologiquement. Il opta finalement pour la première option en laissant la jeune femme lui attacher l’objet, elle savait certainement mieux que lui comment ça fonctionnait. De toute façon, il ne pouvait qu’être heureux sous les caresses et les baisers brûlants de cette perle qui lui faisait découvrir des merveilles!

Se laissant guider autant par les mains de Méira que par son instinct d’homme, Phoebe découvrit avec plaisir que l’objet en question était autant destiné à satisfaire le plaisir des deux individus qui l’utilisaient. De toute façon, la jeune femme s’assura bien que le Chevalier ne manque nullement de stimuli, quel que soit celui qui dominait lors du long moment d’étreinte qui s’en suivit. Tantôt il la faisait gémir par la vigueur de son déhanchement, puis c’était elle qui prenait le contrôle et trouvait le moyen de lui faire perdre la tête sous ses caresses, si bien qu’ils finirent tous les deux épuisés par les sensations puissantes de l’amour qui les laissèrent tous les deux pantelants, mais rassasiés.

Caressant délicatement le dos et les cheveux de Méira du bout de ses griffes alors qu’elle était blottie contre son épaule, Phoebe pensa avec amusement que ce drôle d’objet inusité lui avait donné une confiance qu’il ne s’était pas connu jusqu’alors. Si ça avait été un peu difficile sur l’égo au début d’en dépendre comme une béquille, il avait du moins pu découvrir l’ivresse de satisfaire une femme, ce qu’il ne croyait jamais pouvoir éprouver compte tenu de sa condition. Visiblement, il avait eu tord, mais ce petit bout de masculinité supplémentaire le réconfortait en quelque sortes. Ça allait lui en prendre un, définitivement!

-Vous êtes merveilleuse, Méira, soupira le Chevalier en l’entourant de ses bras pour la serrer contre lui, cachant son nez dans sa chevelure douce pour en savourer le parfum. Étonnante, et merveilleuse. Je crois que vous m’avez surpris au moins autant que je vous ai surprise moi-même, s’amusa-t-il en remerciant les dieux, s’ils existaient, de lui avoir trouvé une femme qui ne se souciait pas de la vérité qu’il avait toujours cachée.

Ainsi blotti contre elle, Phoebe aurait voulu que le temps s’arrête et qu’il ne reste pour l’éternité dans le bonheur béat que lui avaient procuré leurs ébats. Et pourtant, une vie et des responsabilités l’attendaient, en dehors de cette chambre. Les attendaient tous les deux. Il était d’ailleurs étonnant (mais soulageant!) que Krovos ne l’ait pas encore contacté pour lui demander où il se trouvait. Contre son gré, il s’efforça donc de la détacher de lui, l’embrassant fougueusement sur les lèvres pour se faire pardonner, et quitta à regret sa chaleur réconfortante pour chercher ses vêtements, détachant le jouet toujours accroché à sa taille non sans regret également.

-Je n’ai pas vraiment le choix de partir, je crains que si je reste avec vous plus longtemps je n’arriverai pas attends pour mon quart de garde, et ce n’est vraiment pas de gaieté de cœur. Me permettriez-vous de revenir vous voir, mademoiselle Méthil? demanda-t-il avec amusement considérant la non nécessité d’appeler ainsi une femme avec qui on venait de s’envoyer en l’air, l’humour ayant bien entendu pour but de cacher son inquiétude de partir et ne plus retrouver ses bras délicieux.
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MessageSujet: Re: La boutique d'alimentation... pour reptiles affamés.   Jeu 16 Juin - 10:52

La sensation de ses caresses dans mon dos avec le bout de ses griffes me procuraient de petits frissons agréables. J'étais bien, blottie là, dans ses bras. Il était dommage que la nature l'ait doté d'attributs féminins, elle aurait fait un homme merveilleux! Ah mais cela ne me dérangeait pas tellement non plus. Je sentais dans l'attitude de Phoebe que cette séance lui avait procuré autant de plaisir que de bien-être. D'ailleurs, il me fit un compliment qui me fit sourire, doucement, alors qu'il me serrait contre lui. Je me laissai faire en fermant les yeux. Je gloussai, lorsqu'il m'avoua me trouver étonnante que je l'avais surpris. Je surprenais bien des gens. J'étais plutôt vorace, mais cela ne se voyait pas aux premiers abords, j'avais l'air si innocente!

Et puis soudain, il se détacha de moi, doucement, en m'embrassant au passage, un baiser profondément passionné auquel je m'abandonnai avec tout autant de ferveur. Puis il y mit fin en se levant, pour chercher ses vêtements et détachés l'objet inusité que je lui avais prêté. Je restai allongée un peu, l'observant nu. C'était spécial de voir une femme dans une telle carrure! Ce devait être dur d'être née dans un corps qui ne représente pas notre pensée. Je me serais mal vue dans un corps d'homme... Les dieux avaient parfois de drôles de desseins pour nous! « Me permettriez-vous de revenir vous voir, mademoiselle Méthil? » fit-il, avec amusement. Je lui souris en retour et me levai, sans pudeur.

J'approchai de lui et me hissai sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser, il en profita pour m'attraper par les hanches et prolonger celui-ci. Je redescendis ensuite et lui offrit un sourire aguicheur. « Ce sera quand vous voudrez... et appelez-moi Méira, quand nous sommes seuls du moins. » fis-je avec un clin d'oeil. J'entrepris ensuite de remettre mes vêtements moi aussi. Je devais retourner à la boutique. Le tout en lui jetant un oeil de temps à autres alors qu'il se rhabillait, tout en prenant mon temps pour en faire de même, avec une lenteur calculée, et des mouvements langoureux.

Finalement, je retournai l'embrasser et lui ouvrit ensuite la porte de ma chambre, maintenant que nous étions habillés tous les deux. « Revenez quand vous voulez... si je suis disponible je vous accueillerai avec plaisir! » Je lui fis un clin d'oeil et, dans une virevolte gracieuse, je passai le pas de la porte et lui souris avant de me diriger vers l'escalier pour retourner à la boutique. Dans l'escalier, je lui demandai d'attendre un instant. Je préférais faire attention à ma réputation et ne pas le laisser sortir de mes appartements comme ça, tout bonnement, devant mes employés! Je lui souris et descendit pour jeter un oeil. Ce bon vieil homme somnolait dans un coin. Je gloussai discrètement et revint vers Phoebe.

« Vous pouvez y aller, ne faites pas trop de bruit pour ne pas le réveiller... » puis sentant le besoin de justifier ces précautions, je rajoutai : « C'est que je ne tiens pas à me faire une mauvaise réputation, voyez-vous. » Je lui fis un clin d'oeil et redescendit. Lorsqu'il quitta, je lui soufflai un baiser. Il n'y avait pas de client, alors à quoi bon se retenir! Le vieil homme dormait lourdement. Lorsque Phoebe eut quitté, je retournai à mon placement sans réveiller Bastille.



[Fin de ma partie du RP]
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