Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]

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MessageSujet: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Sam 9 Avr - 19:18

KROVOS. JOUR 3 SANS ACCIDENT.


Krovos frappait le poteau de bois avec son épée. Il sentait le choc se répercuter dans son bras avec une précision hors du commun. La sensation sur sa peau ne semblait vouloir faire qu'une avec les vibrations du bois et de l'arme. Le son mat du bois et des éclats qui se détachaient offraient à ses oreilles le réconfort du déjà vu. L'odeur qui atteignait ses narines étaient celles du bois humides que l'on tranchait, elle était si forte qu'il pouvait presque le goûter. C'était du pin. Ses yeux voyaient chaque petit éclat de bois, il pourrait presque les ramasser et les replacer où ils étaient à l'origine. Il s'entraînait ainsi depuis un moment, et les gouttes de sueur qui coulait sous son armure le chatouillait agréablement, telle la pluie qu'il affectionnait tant.

Le reptilien ne pouvait malheureusement pas retirer son armure. C'était l'après-midi et d'autres gens s'entraînaient dans la cours. Si quelqu'un se prenait l'idée de le toucher, ne serait-ce que par frôlement, volontaire ou non... Il valait mieux qu'il conserve son armure. Il avait déjà atteint trois jours sans accident. Sont reccord était de huit jours jusqu'à maintenant, ce n'était pas si mal. Il roula son cou sur sa nuque en provoquant un craquement qui fit grimacer quelqu'un plus loin mais ne s'en formalisa pas et poursuivit. Au début, ces craquements le plongeant dans un état second. Mais il s'y était habitué, heureusement. Il y avait certaines choses auxquelles il pouvait s'habituer, son corps était capable d'une certaine adaptation.

Tout à coup, l'homme perdit sa maîtrise sur ses sens. L'odeur du bois vint le chercher si profondément qu'il eut l'impression d'y frotter son visage, les gouttes de sueur sur sa peau lui firent l'effet d'un traînée de glace, et ses yeux lui brûlaient sous la clarté du soleil, mais ce n'était rien comparé à ce son. Ce son terrible qui lui avait fait perdre la mainmise qu'il avait sur son pouvoir. Soudainement, arrivé de nul part, sans qu'il puisse s'y attendre -car quand il n'est pas pris par surprise, il y a des chances d'éviter la crise- un oiseau s'était poussé non loin et avait poussé son cri strident. Malheureusement, Krovos était trop concentré sur le contrôle de son pouvoir et sur son entraînement et la surprise lui avait fait perdre tout cela.

Il tomba au sol, à genou, en se prenant la tête entre ses mains, bouchant ses oreilles et en grognant sourdement. Les gens autour, les habitués, s'éloignèrent de lui. Les autres comprirent qu'il ne fallait pas rester à côté. Il avait mal, si mal! Ce son strident dans ses oreilles! Si aigu! Si fort! Pourquoi là! Pourquoi près de lui! Ses yeux prirent la teinte du sang et son corps se mis à grandir, et à s'allonger. Son armure, conçue en conséquence avec un système à glissement, suivi le mouvement. C'est ainsi qu'il passa d'un gaillard de six pieds et environ deux pouces à six pieds et cinq pouces. Ça fait quand même une petite différence quand on le regarde d'en bas.

Quand la transformation fut terminée, son corps vibrait d'une énergie différente, et il se releva sur ses jambes. Heureusement pour tous, dans le processus, il avait lâché son épée. Il respirait fort. Tous ses sens étaient en éveil. Il était une plaie ouverte. Les bruits lui parvenaient comme une cohue dans laquelle il ne pouvait plus se frayer de chemin. Les sensations l'envahissait comme pas possible, la brise, la sueur sur son corps, son armure, les mouvements autour, les gens qui s'éloignaient en ne voulant pas être remarquer. Il sentait leur odeur, l'animal, la peur, la sueur... et toutes sortes de choses. Dans sa bouche trônait le goût de sa colère qu'il voulait apaisé. Devant ses yeux rougeayants, la cours se vidait rapidement, sans réfléchir, sans chercher à comprendre, il fonça vers la source d'irritant la plus proche. Un chevalier. Il ne saurait dire qui. En fait, il ne saurait dire s'il était chevalier.

On le repoussa, mais Krovos ne cessa pas de batailler avec toute la rage qu'il contenait, il n'avait aucune technique, n'était aucunement prévisible, et les trois premières victimes ne purent que tenter du mieux qu'elles purent de l'esquiver. On cherchait à contacter Phoebe qui n'était apparamment pas au château actuellement. C'était bien fait pour eux... Un mouvement rapide attira l'attention de la bête enragée et il se tourna. Sans plus de cérémonie, il fonça tête baissée sur sa prochaine victime. Il y eut des cris, un bruit de fracas de métal, deux personnes s'étaient jetées sur lui pour l'immobiliser. Il ne bougeait plus, et il plâna un instant de suspens où les gens se demandèrent ce qu'il avait, puisqu'il ne bougeait plus, jusqu'à ce qu'on suive son regard. Devant lui se trouvait une écuyère, qu'on avait d'ailleurs voulu protéger en se jetant devant le reptile. C'était elle, la source de son immobilisation, de toute évidence, puisque les yeux rougeayants la regardait fixement, et qu'il ne bougeait pas un muscle, pas une écaille.
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Faryë
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Ven 6 Mai - 22:42

Dans la cour de chevalerie, les sons de combat emplissaient l’espace. Un brouhaha constant qui emplissait Faryë d’une fierté sans nom. Elle adorait l’endroit. Combien de fois, enfant avait telle observé les chevaliers s’entrainer ? Bien sûr, elle aurait été encore plus heureuse si elle avait été une vraie écuyère. Mais elle n’avait pas de maître… ce qui ne l’empêchait pas de s’entrainer quand même. Souvent, c’était Elassaria qui la prenait sous son aile. Mais parfois, comme aujourd’hui c’était un chevalier au hasard. Ils ne voulaient pas d’écuyer à plein temps –ou en avait déjà un—, mais ça ne les dérangeait pas de donner un peu de temps. Quelques heures par-ci par-là.

Faryë ne savait jamais à l’avance de quoi serait faite sa journée. C’était un peu stressant, mais c’était mieux que de n’avoir aucun entrainement et de devoir retourner vivre avec sa mère… Tout, mais pas sa mère ! Aujourd’hui donc, elle s’entrainait avec un jeune chevalier. C’était un cours d’esquive. Pas d’arme entre ses mains, elle devait juste éviter les coups qu’il lui portait. C’était le genre d’activités qu’elle adorait, étant très habile en la matière ! Tenir une épée par contre relevait du miracle… ou de la catastrophe. Elle tournoyait donc dans tous les sens, sautillant, roulant et reculant. Comme une danse. Elle transpirait à grosses gouttes dans sa tunique d’écuyer, mais elle était parfaitement satisfaite. La journée était merveilleuse, il faisait beau et chaud.

Cela faisait tellement longtemps qu’elle s’entrainait avec le chevalier du jour, qu’elle avait fini par ne plus avoir conscience des autres autours. Elle se concentrait sur son adversaire pour prévoir ses coups. Elle sentit le changement d’atmosphère brusquement. Tout autour d’elle la peur suintait. Son empathie vibrait, lui faisant savoir que la peur était partout… mais elle ne comprenait pas.

Le temps qu’elle se reconnecte avec la réalité et qu’elle regarde autour pour comprendre, il était trop tard. Le chevalier avec qui elle s’entrainait avec foutu le camp rapidement pour prendre Krovos au revers. Elle se souvenait bien de se chevalier en particulier, les écuyers devaient s’en tenir loin pour ne pas le déranger et fuir si les choses tournaient mal. Sauf que le mouvement de Kevin –le chevalier- attira l’attention de Krovos qui chargea. Droit vers elle. Elle sentait la peur monter en flèche. La sienne. Celle des chevaliers. Elle sentait un tourbillon d’émotions venir du grand –très grand- chevalier. Elle aurait dû fuir. Mais elle savait intimement que si elle faisait ça, elle était morte. Il était trop près et si elle fuyait…

Elle vit deux chevaliers se jeter sur le reptile pour tenter de le freiner. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de le fixer avec ses grands yeux. Elle ne voulait pas mourir ! Ni avoir mal ! Pitié. Elle n’était même pas encore chevalier ! Elle tremblait doucement, incapable de bouger, à peine quatre mètres de distance la séparait du danger. Danger qui s’était brusquement figé. Il ne bougeait plus et c’était étrange. Les gens autour étaient incertains. Par contre, elle, elle avait une certitude. Profondément ancrée en elle, une connaissance instinctive. Elle ne devait pas le quitter des yeux sous aucun prétexte. Temps qu’il n’était pas retourné au calme.

Faryë prit une grande inspiration tremblotante et s’avança d’un pas. Juste un. Pour jauger l’être en face. Elle ne le quittait pas des yeux. Des yeux rougeoyants impressionnants. Elle sentit plus qu’elle ne vit les autres se tendre, mais personne n’osait bouger de peur que l’apocalypse se déclenche.

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Mer 18 Mai - 10:34

KROVOS. EN RAGE.


Krovos avait l'esprit complètement vidé. Il ne vivait plus que d'impression, de sensation. Il ne sentait que cette rage immense en lui, ce besoin insatiable de se défouler sur tout ce qui le dérangeait, tout ce qui l'irritait. Mais pour une raison inconnue, il était en arrêt devant cet enfant qui le regardait fixement. Plus personne n'osait bouger, pendant qu'il était immobile. On espérait juste qu'il reprenne sa taille normale, déjà beaucoup moins impressionnante, et qu'il se contrôle. La plupart des chevaliers savaient que Krovos cherchait à éviter ce genre d'accidents, il était plutôt introverti, passif, mais le fait qu'il le soit montrait justement comme il tenait à demeurer au calme.

Dans la tête du reptilien, il ressentait, puissamment, le message que lui renvoyait les yeux de l'écuyère devant lui. Il ne devait pas lui faire du mal. Ce message d'imprimait dans son esprit alors que ses yeux n'arrivaient pas à quitter ceux de l'enfant. Des grands yeux bleu comme le ciel d'un été chaud et agréable. Il en ressentait presque la chaleur. Comme tout reptilien, il aimait la chaleur. Malgré tout, cela n'était pas suffisant pour calmer la rage fulgurante qui faisait rage en lui. Il mourrait d'envie d'attraper les deux chevaliers qui le tenait pour leur écraser la tête sur quelque chose... mais son corps ne bougeait pas. Il était statufié devant elle.

La gamine semblait vivre d'un courage à tout rompre, car elle s'avança d'un pas vers lui. Les yeux du reptilien suivirent les siens, sans ciller, le corps tendu comme un arc, prêt à repartir. Autour, la tension était palpable. Un chevalier demanda à l'écuyère de reculer, mais elle n'en fit rien, observant Krovos droit dans les yeux. Il était toujours immobile. Un autre chevalier dit au premier de la laisser faire, si ça pouvait le tenir tranquille le temps que Phoebe arrive ou qu'il se calme... Dans l'esprit du chevalier, il était difficile de définir ce qu'il se passait réellement. Peu de gens savaient qu'en fait, lorsqu'il devenait fou de rage, son esprit se vidait, simplement entouré de ce halo de rage. Il serait, en fait, si facile de l'arrêter avec des attaques mentales.

Mais Faryë ne l'attaquait pas en ce moment, elle le regardait simplement, influençant la volonté de Krovos qui était, en ce moment, en fait plus ou moins absente. Il avait ce désir de rage... cette envie, puissante, de tout marteler... mais face à lui ce tenait ce contre-coup qui l'incitait à ne pas le faire. Il ne pouvait que reste immobile sans rien faire, pour l'instant, hypnotisé par ce regard... Autour de lui, les chevaliers commençaient à s'agiter un peu, nerveux, et cette atmosphère irritait encore plus profondément le reptilien. C'était une roue infernale qui tournait sans cesse, l'attirant dans la colère dès qu'elle était lancée, le propulsant comme une plaie ouverte dans le milieu d'une place trop bondée, trois personnes ou plus c'était trop pour lui.

Les chevaliers discutèrent entre eux autour, on parlait de profiter de la situation pour l'immobiliser, de sorte qu'il ne puisse rien faire même s'il reprenait sa course. Tous sentaient qu'il risquait de reprendre, alors pourquoi pas en profiter? On attrapa ses bras, les yeux du reptilien géant se plissèrent, mais il ne quittait pas Faryë des yeux. Il ne devait pas faire de mal... cette certitude le dérangeait, mais l'habitait. Il se laissa donc faire, mais ayant grossit, ses bras étaient aussi plutôt gros. Personne n'avait de menottes pour un géant! Heureusement, une femme non loin pouvait manipuler les métaux et fit, rapidement, d'énormes anneaux épais.

Après discussion rapide, on convint de ne pas mettre de loquet, de les mettre tel quel, elle devait donc s'approcher, mais elle n'en avait pas envie. Elle avait déjà reçu un coup de ce reptilien en colère une fois et, même après les soins, elle avait eu du mal à s'en remettre, ce n'était pas la douleur de sa force, il n'était pas incroyablement fort, mais c'était son regard, qui l'avait poursuivi dans ses songes. Elle approcha tout de même. L'erreur de tous ces gens fut de vouloir lui enlever ses gantelets pour le menacer. Lorsqu'on lui en retira un, et qu'on toucha sa peau... les yeux du reptilien s'agrandirent subitement, le besoin de frapper fut plus fort que la volonté qu'on lui imposait précédemment et il se retourna vivement, fauchant au passage deux personnes avec sa queue.

Il attrapa celui qui lui avait enlever le gantelet par le cou et le souleva dans les airs, les pieds de celui-ci quittèrent le sol et il s'agita. Ses griffes empoisonnées sur la gorge de l'homme, il s’apprêtait à serrer la main...
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Faryë
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Mar 24 Mai - 16:06

Faryë, entièrement absorber par la communication visuelle n’entendit même pas les chevaliers autour d’eux. Elle savait qu’elle devait faire passer le plus de calme possible dans son regard. C’était utopique de penser qu’elle pourrait calmer le grand et dangereux Krovos uniquement avec ses grands yeux bleus, mais tant qu’il ne bougeait pas… tout allait relativement bien.
Elle avait peur. Non pas de souffrir, non pas de mourir. Faryë n’avait jamais eu peur de mourir et ce n’est pas maintenant qu’elle allait commencer. Un jour elle nourrira le sol et c’était comme ça. Mais elle ne voulait pas que ça soit aujourd’hui ! Elle avait peur de mourir avant d’être chevalier. Avant d’avoir réalisé le rêve de son père. Elle ne le lâchait pas du regard, se doutant que s’il détournait ne serait-ce qu’une seconde le regard tout serait fini.

Elle savait que Krovos s’en voudrait s’il blessait réellement quelqu’un. Elle ne le connaissait pas vraiment, mais elle le savait. Son empathie le lui avait révélé, il n’était pas quelqu’un de violent. Il n’était pas quelqu’un qui aimait tout détruire. C’est pourquoi l’horreur absolue peignit les traits de Faryë lorsqu’elle senti le peu de contrôle qu’elle avait lui échapper.

Une personne idiote était allez lui toucher ! Fallait-il être crétin. TOUT le monde, même les élèves savaient que sous aucun prétexte la peau de Krovos ne devait être touchée. Jamais. Et tout le monde savait que seule Phoebe pouvait le calmer. C’était trop demander, de rester tranquille sans bouger ou faire de gaffe en attendant que le calmant sur patte revienne ?

La petite écuyère tomba sur l’arrière-train en évitant de justesse la queue du reptile et regarda la situation dégénérée à grande vitesse. Ce n’était pas croyable ! La douleur sourde de son coccyx n’arrivait même pas à lui détourner l’attention du drame qui se jouait devant ses yeux.

Le chevalier avait empoigné quelqu’un et il allait le tuer. Il allait lui déchirer la gorge directement sous leurs yeux et ils ne pouvaient juste rien faire. Krovos allait s’en vouloir a vie ! Tout ça pour rien ! La panique montait en elle, comme une énorme boule. Ça partait de son ventre et ça voulait sortir par sa bouche… euh.

Faryë fronça les sourcils. Ce n’était pas la panique qui voulait sortir de sa bouche. C’était une mélodie ! Elle qui était toujours silencieuse, qui n’adressait la parole à personne avait subitement envie de chanter dans une situation critique ! C’était d’un ridicule ! Mais son instinct était si fort… Subitement, elle ne retient plus rien et laissa la mélodie l’envahir.
Elle laissa les notes envahir ses cordes vocales. C’était une jolie mélodie, envoutante. Et elle était complètement tournée vers Krovos. Alors qu’elle chantait, elle se releva et tenta de fixer son regard une fois de plus dans celui du bersecker.

Étrangement, elle comprenait sa mélodie qui n’avait aucune parole. C’était comme si les notes appelaient Krovos à déposer sa victime. D’être doux… de s’éloigner avec elle là où personne ne le toucherait. Ce n’était pas une chanson avec des paroles, ce n’était pas un ordre direct… c’était comme une impulsion qu’elle envoyait dans une mélodie entêtante. La mélodie vogua jusqu’aux oreilles des deux chevaliers qui essayait de retenir Krovos… ils eurent rapidement envie d’arrêter d’essayer de retirer leur camarade de la situation périlleuse. Lâchant par le fait même, le reptile. Faryë ne pensait à rien d’autre qu’à sa mélodie qui tournait entre ses lèvres, et surtout pas aux problèmes qu’elle risquerait d’avoir pour l’envoutement –certes involontaire- de trois chevaliers.

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Jeu 9 Juin - 20:55

KROVOS. EN RAGE.


La sensation de sa main sur la gorge de cet homme... ce n'était pas si désagréable. Les yeux rougeoyants de Krovos le fixait. Il voyait la peur dans ceux de sa victime. Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il sentait ses griffes empoisonnées tranquille percer la peau sous la pression... il s'apprêtait à serrer la main pour lui lacérer la trachée de ses griffes lorsque son ouïe perçut un son qui l'immobilisa à nouveau. Une mélodie, unique, et indescriptible. Sensible au message qu'elle véhiculait, il désserra lentement sa prise, l'homme s'écroula devant lui, ses jambes lâchant sous le poids de la peur.

L'homme du Désert tourna son regard sur la source du bruit, et se cantonna de nouveau dans le regard de Farye. Lentement, les homme qui le tenaient le relâchèrent, et il fit un pas vers la jeune fille. Tout le monde retint son souffle, mais il n'alla pas plus loin. Il sentait le besoin de faire preuve de violence s'amoindrir, il n'arrivait pas à combattre cette sensation. La musique l'invitait à la suivre. La sensation était vraiment perturbante, mais enivrante. C'était comme s'il voulait en entendre plus, encore plus! Il fit un autre pas vers elle, prêt à la suivre n'importe où, comme la mélodie le lui demandait.

Les témoins restaient sans voix, incapable de dire si la situation était pire ou meilleure, alors que le reptilien, actuellement immense, s'éloignait avec la frêle demoiselle. L'expression de son visage était concentrée, comme si rien au monde ne pourrait le détourner de ce son... et mieux valait ne pas l'essayer. Il se laissa guider, complètement envoûté, hypnotisé. Déjà qu'il ne se contrôlait plus... c'était comme si son esprit avait été remplacé par les ordres musicaux de l'écuyère. Peu de gens connaissaient la faiblesse de Krovos lorsqu'il tombait en rage, mais il semblait que ce qui était une faiblesse chez lui, était une force chez l'elfe.

Littéralement, elle pouvait faire faire tout ce qu'elle voulait au reptilien. Il ne pourrait probablement refuser. Elle dirait de danser, il le ferait. Elle lui dirait de se couper un bras, il le ferait. Elle lui demanderait se tuer sa propre soeur, il le ferait - ou du moins essaierait. Il n'était plus qu'un amas de cher soumis à l'esclavage, par une mélodie envoûtante. Lorsqu'ils se furent éloignés, elle les arrêta à quelque part. Il s'immobilisa, la regardant fixement. Qui sait, peut-être étaient-ils rendu à un endroit qui lui permettrait de ne plus ressentir d'irritant et de reprendre le contrôle par lui-même, ce qui ne lui était jamais réellement arrivé, même s'il savait en avoir la capacité. En rage, il ne cherchait pas à se calmer... Qu'allait-elle faire de lui, maintenant?
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Faryë
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Jeu 16 Juin - 0:49

En général, quand ont les choses se passaient comme prévu, c’était une réussite. Et en général, une réussite, ça nous apporte un sentiment de confiance. Ouais en général. Parce que là maintenant, la question à se poser c’est : était-ce une bonne idée ? Non, mais c’est vrai… Tout allait super bien, l’entrainement se déroule à merveille et hop, une catastrophe. Alors qu’elle aurait dû comme tout le monde vouloir allez vérifier qu’elle n’était pas en train de faire des courses en ville, Faryë c’était quasiment précipité vers le danger.

Et maintenant, le danger en question la suivait dans un recoin éloigner comme un chien en laisse… énorme le chien soit dit en passant. Très impressionnant et mortel en plus. Tout ça, parce qu’elle avait poussé la chansonnette en plein milieu d’une scène apocalydramatique ! Faryë paniquait un tout petit peu intérieurement. C’est qu’elle ne comprenait vraiment pas ce qui c’était passé ! La mélodie était venue toute seule, poussée par son instinct de survie. Elle n’était pas complètement conne non plus. Elle voyait bien que Krovos, aussi impressionnant qu’il était, lui appartenait pour le moment. Il était totalement en son contrôle et ça lui faisait vraiment peur. C’était ça, son pouvoir ? Finalement elle avait bien un truc ! Mais c’était un peu... dérangeant.

La petite elfe n’était pas vraiment quelqu’un qui aimait avoir une cour et des minions sous son pouvoir. Elle préférait de loin être seule dans son coin et en silence. Elle adorait le silence. C’était donc ironique que son pouvoir se déclenche sous forme de chanson et qu’il lui permette de contrôler les gens ! En plus, elle avait été le point de mire de tous… elle qui donnerait n’importe quoi pour se fondre avec les tapisseries !

Debout, devant le grand et effrayant Chevalier, Faryë ne savait plus trop quoi faire. Elle avait beaucoup trop de respect pour en profiter et elle aimait bien le reptile solitaire. Non pas qu’elle lui est déjà adressée la parole ou quoi que ce soit ! Non, bien sûr que non… elle n’aurait pas osé le déranger. Mais elle avait l’observé. Comme tous les autres Chevaliers et ce qu’elle avait vu lui avaient plu. Bien que les autres le craignent, il n’était pas méchant. Son pouvoir était terrible, oui. Mais l’être en tant que tel n’était pas horrible. Et il n’était pas laid à regarder ! Cette pensée lui tira un petit gloussement intérieur, c’est sûr que comparer au Chevalier Kevin…

Faryë se secoua la tête. Ce n’était vraiment pas le moment de classifier les Chevaliers en ordre de mignonitude ! Elle se dandina un peu sur place, mal à l’aise de son pouvoir. Puis elle haussa les épaules en laissant encore une fois son instinct prendre le pas. Elle chanta encore pour Krovos. Mais cette fois, c’était une incitation à retrouver ses esprits. À revenir vers le monde réel. C’est qu’elle n’avait vraiment pas envie de rester plantée là avec un reptile sous son contrôle jusqu’à ce que le Chevalier Phoebe revienne ! En plus, qui sait combien de temps elle pourrait le garder sous contrôle ! Des plans pour qu’elle termine en charpie avant le retour du jumeau !

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Lun 20 Juin - 16:13

KROVOS. EN RAGE.


Elle était là, debout devant lui. Krovos la regardait fixement de ses yeux rougeoyants, l'esprit habité par la musique et son message. Tout le reste disparaissait, graduellement. Pas de gens irritants, pas de bruits, pas d'odeur, si ce n'est celle de la peur. Le calme plat, simplement le calme. Et elle. Elle qui semblait mal à l'aise, d'avoir une si grande marionnette. Lui, il était immobile, la regardant sans ciller. Il lui manquait un gantelet, et n'avait plus son heaume. Voilà qui était incongru, il devrait retourner le chercher, tôt ou tard...

À nouveau, son esprit fut envahi par un message. Elle chantait, la petite Faryë. Pour lui, encore une fois. Cette chanson l'encourageait à retrouver ses esprits... mais il n'y avait que la musique, dans sa tête. La musique et cette soif de destruction. Ce besoin de violence... C'était cela, son esprit, dans son état. Mais le message semblait différent, et ne pas l'inviter à retrouver sa violence, mais à quitter son état second. Ce n'est pas tant la mélodie, que le regard et l'émotion qui l'accompagnait, qui firent passer le véritable message. Là où il était, il n'y avait plus d'irritants.

Impossible de dire si c'est la musique, ou le fait qu'il ait été retiré de l'environnement stressant, mais le corps de Krovos commença soudainement à reprendre sa taille originale, ses yeux se voilèrent, comme s'il s'évanouissait, et reprirent leur couleur bleu. Son corps s'alourdissait rapidement. L'armure était faite pour s'agrandir, elle ne l'était pas pour l'effet inverse, c'est ainsi qu'il se retrouva avec l'armure trop grande, sa tête s'enfonçant dans ses épaulettes. Certains morceaux tombèrent au sol, alors qu'il tombait à genou, épuisé, et confu. Son épuisement étant proportionnel au temps qu'il a passé sous sa forme titan, il avait vu pire.

Posant ses mains à plat devant lui, il prit une grande inspiration, retrouvant peu à peu ses esprits, les images des événements défilant à toute vitesse devant ses yeux. L'effet de retrouver ses esprits sans la présence de Phoebe était particuliers, différent. Il se sentait... presque serein, si ce n'est la confusion qui l'habitait. Puis embarqua rapidement la honte, et le remord, en se remémorant ce qu'il avait accompli... et finalement vint Faryë. Il leva les yeux vers elle. Il se redressa péniblement, et entreprit de retirer ses épaulettes et ses bras d'amure, car il avait peine à bouger dans cette immense armure.

Ses mains finalement dégagées, il lança un regard gêné à l'écuyère et entreprit d'activer les mécanisme de glissement afin que son armure reprenne une taille convenable. Il ne lui restait sur le corps que le bat de son armure, et le torse. Le reste gisait au sol, ou était resté là-bas. Une atmosphère particulière s'installa, tous deux mal à l'aise, sans doute. Il se râcla la gorge et se gratta l'arrière de la nuque. Il planta finalement son regard bleuté dans le sien et prit la parole. « Je crois que... je dois vous... remercier. » Il fit un petit sourire en coin, mal à l'aise. « Merci. » ajouta-t-il en inclinant la tête. Si ce n'était pas la chanson qui l'avait ramener, c'était de l'avoir couper des autres. Impossible de savoir la véritable source, mais toujours est-il que cela avait fonctionner.

En la relevant, il ramena son regard dans les siens. « Quel est votre nom, écuyère? Vous êtes écuyère, n'est-ce pas? » Il se souvenait l'avoir aperçu plusieurs fois, mais pas de son nom. Cette fois, il ne l'oublierait pas. Après qu'elle l'eut donné, il répéta : « Merci, Faryë. » Il n'allait pas lui serrer la main, ni rien d'autres. Il n'avait pas ses gantelets, et son armure devait être réassembler avant d'être mise. Le haut était toujours plus difficile, Phoebe l'aidait parfois. D'ailleurs, ce n'était pas elle, qui l'avait calmer, comment cette enfant avait-elle pu...? La musique, vraiment? En réflexion, il fronça légèrement ses sourcils, son regard glissant vers le bas, vers la gauche... puis il revint vers elle.

« C'était du psychisme, c'est cela? Je... je vous prierais de ne pas ébruiter cet événement, en espérant que ce n'est pas tout le monde qui ait compris... » Il soupira et baissa ses bras le long de son corps. Ce n'était jamais plaisant de savoir son point faible, bien qu'il le connaissait depuis longtemps, mais il préférait que cela se sache la moins possible. Il lui fit un pauvre sourire. « Cette situation est une première, pardonnez mon manque de réaction, c'est que je ne sais pas comment réagir... » Devait-il... s'excuser? Il le faisait étant jeune, mais il avait rapidement compris que c'était inutile. Non seulement il ne contrôlait pas cela, mais en plus les gens ne semblaient généralement pas les accepter, sauf certains chevaliers compréhensifs. Une partie le craignait, l'autre le prenait en pitié. L'une et l'autre des situations l'indisposait.
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Dim 26 Juin - 21:07

Faryë vit avec un soulagement intense, le reptile géant reprendre une taille plus convenable. Non pas qu’il était petit, surtout comparé à elle, mais c’était déjà moins impressionnant que la version énorme et rageuse qu’elle avait sous les yeux quelques minutes au paravent. Elle n’était toujours pas rassurée... et elle ne le fut qu’au moment où les yeux de Krovos se voilèrent pour redevenir bleus. Là, elle était hors danger. Enfin, s’il ne s’énervait pas pour avoir été une marionnette entre ses mains…  S’il piquait une crise, elle n’était pas sûre de survivre. Son contrôle sur lui avait été un coup de chance des plus majestueux ! Elle n’était vraiment pas sûre de pouvoir le refaire dans l’immédiat. Sans compter qu’elle était fatiguée… tellement fatiguée. Elle n’avait jamais utilisé de pareil pouvoir, elle ne savait même pas qu’elle l’avait. Couplée au stress de la situation, l’adrénaline l’avait maintenant à plein régime. Mais à présent… son énergie baissait en flèche.

Elle ne savait pas quoi faire, mais n’osait pas fuir. Un mouvement brusque et elle risquait de relancer la scène… Mais elle se sentait mal à l’aise devant la faiblesse du grand Chevalier. Oui bon, elle était mal à l’aise dès qu’elle était en présence d’un être vivant ! Ce n’était vraiment pas nouveau comme sensation. Krovos la remerciait, mais elle ne comprenait pas pourquoi.  Elle n’avait fait que ce qu’elle devait faire non ? C’était le principe d’un ordre, s’entraider… Pourquoi la remercier… « Ah… ce n’est rien… il fallait le faire… Devoir. » Le petit rebot elfique avait tellement peu l’habitude qu’on lui parle et encore moins qu’on la remercie qu’elle était troublée.  Ses grands yeux bleus brillaient d’incompréhension.


Une fois qu’il fut relevé devant elle, il lui parut à nouveau si grand et impressionnant.  Elle, qui était minuscule semblait à peine plus imposante qu’un grain de sable. Comme pourrait-elle un jour être reconnue par des guerriers comme lui ? Il semblait avoir repris contenance, mais l’écuyère pour sa part n’était vraiment pas au mieux de sa forme. La fatigue lui engourdissait les membres. Il lui demanda son nom et elle lui souffla du bout des lèvres. Il était tellement rare qu’elle parle à qui que ce soit alors avoir une discussion avec un chevalier aussi impressionnant ! Elle n’avait aucunement peur de lui, aussi ironique que ça soit, Faryë était juste mal à l’aise à l’idée de paraitre mal. De ne pas faire une bonne impression. Après tout, elle l’avait envouté ! Aussi, fut-elle encore plus surprise qu’il répète ses remerciements, rajoutant son prénom ! La jeune fille se mordit la lèvre de nervosité en rougissant légèrement. Elle n’était pas habituée à un tel traitement. En général, elle avait plutôt l’impression de déranger.

Il la questionnait sur son pouvoir… mais elle n’avait pas vraiment les réponses. Elle ne connaissait rien à propos de ses pouvoirs en fait. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle était magique. Le mage du château l’avait assuré à ses parents. Mais pour le reste…  Ses petites jambes tremblotaient sous la fatigue, mais elle se devait de rester forte. Elle ne pouvait pas montrer qu’elle était faible et bonne à rien. « Je… Je ne sais pas Chevalier Krovos. Je ne connais pas mes pouvoirs… C’était un réflexe ! Je n’ai pas fait exprès, je suis désolée! » Sa voix était faible et basse. Elle avait les ondulations étranges de ceux qui ne parlent jamais. Ses grands yeux étaient tristes et désolée. Elle ne voulait pas envouter un chevalier. « Je promets de ne rien dire Chevalier Krovos… ne me renvoyer pas ! » C’était bien la seule chose qui pouvait la paniquer. Être renvoyé de l’Ordre. Mais c’était ce qui lui pendait au nez en permanence vu qu’elle n’avait même pas de Chevalier pour prendre sa défense. N’étant qu’une écuyère rotative. Mais même alors qu’elle était paniquée, jamais sa voix ne s’éleva plus haut qu’un murmure. Faryë était l’exemple même de l’enfant fantôme.  Et c’est d’ailleurs pour ça qu’elle était toujours là, dans l’ordre. Elle avait probablement fini par être oubliée de tous. Et pourquoi demandait-il pardon ? Il était le chevalier, il pouvait bien réagir comme il l’entendait ou lui parler comme il le voulait. « Vous n’êtes pas en colère ? Je n’ai pas été une bonne élève… » C’était bien la chose qui l’intriguait le plus. Elle avait failli à son devoir d’écuyère.  Elle avait utilisé ses pouvoirs sur un Chevalier et ledit Chevalier ne semblait pas être sur le point de lui passer le savon du siècle qu’elle était sûre de devoir mériter. C’est probablement pourquoi elle avait plus parlé avec lui qu’avec tout le monde depuis cinq ans.

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Jeu 30 Juin - 10:52

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Krovos pouvait voir qu'il n'était pas le seul à ressentir une grande fatigue. Pas que ça transperçait beaucoup, mais il était habitué de le ressentir, et il était donc ainsi plus facile pour lui d'en reconnaître les symptômes autre-part. Comme elle cherchait à contrôler ses légers tremblements, il préféra ne pas le relever, pour ne pas l'indisposer davantage, la situation était déjà assez étrange comme ça... Déjà qu'elle s'excusait. Elle ne semblait pas d'une élève, comment pouvait-elle ne pas connaître ses pouvoirs? Agir par réflexe, ça il connaissait... il soupira en se prenant la tête dans une main. Il était vraiment las. Heureusement, il n'était pas resté longtemps dans cet état, il aurait pu littéralement s'écrouler en revenant à lui sinon. Une adolescente comme elle ne devait certes pas se sentir mieux après avoir passer tout ce temps à l'hypnotiser.

La renvoyer? Il se redressa et la regarda. La renvoyer? Non mais, elle avait sauver plusieurs chevaliers de sévères blessures et même de la mort. Ça ne méritait pas un renvoie... Elle parlait si peu fort qu'il aurait presque pu se pencher pour l'entendre, si ce n'était de ses oreilles extra-fines. Il la considéra silencieusement, ne sachant que faire. Il n'avait pas d'écuyer, et n'en aurait sans doute jamais, et ne savait pas comment agir dans cette situation. Il évitait soigneusement les enfants, et les adolescents, car ils étaient imprévisibles et bruyants. D'ailleurs, elle lui demandait s'il était en colère, il secoua la tête négativement. Même si la question avait des connotations d'affirmation plutôt qu'interrogatives.

Pour être plus à sa hauteur, il mit un genou en terre, devenant ainsi légèrement plus petite. Lui parler comme s'il parlait à un enfant... pourrait être blessant peut-être... mais étant très grand et elle très petite, c'était ça, ou la regarder de haut. Il n'aimait pas regarder les gens de haut, c'était sa stature qui le lui obligeait. Il préférerait plutôt se faire tout petit. Plantant ses yeux dans ceux de la jeune fille, il prit la parole. « Je ne suis pas en colère... Vois-tu Faryë, tu as un pouvoir particuliers, et bien dommage que tu ne puisses pas en choisir l'étendue. Je vois que cela te gêne de l'avoir utiliser sur moi, mais saches que tu as ainsi sauver plusieurs chevaliers de l'infirmerie, et même de la mort... » Il hésita, pleins de remords à l'idée de ce qu'il avait, et surtout de ce qu'il aurait fait sans son intervention...

Il passa sa main dégantelé sur sa tête, sur ses cheveux très courts. « Je vais te demander quelque chose d'assez... étrange, d'accord? » Il voyait bien, dans son regard, qu'elle n'était pas trop sûre de la nature de sa question. Il lui offrit un pauvre sourire. « Ce genre de situation pourrait se reproduire... et Phoebe ne peut pas être prêt de moi de façon constante. Si... ça se reproduisait, je te permets de recommencer. Ce... cette chose, ce n'est pas moi. Je... je préfères être moi-même, vois-tu? » Il n'allait quand même pas se confesser à une enfant qu'il n'avait jamais vu avant. Il soupira et s'asseya tout bonnement au sol, s'appuyant la tête contre un mur, relevant une jambe pour déposer son bras sur son genou.

Levant sa main dégantelé, il la considéra un instant, les sourcils froncés, conscient du danger qu'elle représentait, en étant seulement ainsi. Sa vie était une plaie, comme son esprit. Empli de souvenirs qui n'était pas vraiment les siens, comme si ce pouvoir créait une entité secondaire, violente et irréfléchie. Parfois, il avait l'impression de sentir cette autre personne en lui, et ça lui faisait peur. Il se sentait sur la pente de la folie, et seul l'activité et la présence de Phoebe l'empêchait d'y sombrer entièrement. Il eut un bref sourire, à l'idée qu'elle aurait pu être son écuyère, il aurait alors soit Phoebe ou elle en permanence pour cesser de faire des dégâts. Mais elle s'épuiserait vite, et il ne pourrait rien lui apprendre. Manipuler un esprit vide, c'était facile...

Il leva ses yeux sur elle. Avait-elle conscience de l'ampleur des ses pouvoirs et de comment il avait céder à ses incitations? Sûrement pas, elle avait dit qu'elle ne connaissait pas ses pouvoirs. « Je... » Il tapota le sol, l'invitant à s'asseoir elle aussi, idéalement pas près de lui, mais ils le savaient tout deux. « Je peux t'en dire plus, si tu veux. Sur tes pouvoirs je veux dire. Que... que sais-tu d'eux? » Ça serait joli qu'on les surprenne, assis comme de vieux amis, se tapant la discussion... un immense reptilien à la voix grave et hésitante avec une adolescente elfique timide. Ils faisaient bien la paire. Il sourit en baissant la tête, conscient de la timidité de la jeune fille, et de la sienne. « Tu sais, j'étais pareil quand j'avais ton âge. À l'écart... j'avais un maître, mais il ne voulait pas de moi. Il en était bien forcé, car je ne pouvais pas être séparé de ma... de mon frère. Question de sécurité. » Il lui accorda un triste sourire, conscient que son pouvoir était dangereux, pour tous, à tous les niveaux. Il soupira à nouveau. Au moins, son maître avait fini par comprendre comment ça marchait et avait réussi à orienter ses enseignements pour l'aider.
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Lun 11 Juil - 22:28

Elle ne comprenait pas totalement la situation. Elle avait l’impression qu’elle avait fait une bêtise, dans le genre qui lui vaudrait un renvoi et pourtant, Krovos ne semblait pas du tout en colère contre elle. Il secouait la tête, comme si c’était complètement idiot. Même sans son armure et en ayant rapetissé, Faryë avait l’impression d’être devant une montagne. Il était si grand ! Fort et impressionnant. Dangereux aussi, sans aucun doute possible. Mais comme toujours, elle n’en avait pas peur du tout. Elle savait qu’il n’était pas méchant ou violent dans son état normal. Étant presque toujours recluse, elle avait développé une facilité avec son pouvoir d’empathie. Puisque c’était le seul pouvoir qu’elle avait, elle l’avait affuté comme une arme. Certes, à double tranchant… Si elle pouvait ressentir parfaitement les sentiments de ceux qui l’entouraient, parfois ils se mélangeaient en elle.  Ils venaient l’étreindre, l’embrouillant, l’influençant. La petite elfe n’avait pas vraiment d’émotion à proprement parler, que de petit sentiment léger comme des sensations papillon … ceux des autres l’emplissaient déjà tellement. Et c’était cet état de fait qui la rendait si étrange aux yeux des gens. Elle avait des réactions incompréhensibles… comme de mettre son but d’être Chevalier devant sa sécurité ou même sa vie.

De Krovos, aucun sentiment négatif ne s’élevait. Outre une forme d’incompréhension qui augmentait la sienne et un sentiment de malaise qui trouvait écho dans le sien. Une foi le grand Chevalier avec un genou à terre, elle le trouva déjà beaucoup moins impressionnant. Ses paroles lui réchauffèrent son petit cœur qu’elle ne croyait plus vraiment vivant depuis longtemps. Non pas pour elle… mais pour ce grand monsieur, qui suintait les remord. Même sans empathie, elle aurait pu le voir. Il donnait presque envie à Faryë de lui donner un câlin… Ce qu’elle ne ferait pas bien entendu. Non seulement il risquerait de retomber dans une nouvelle crise meurtrière, mais en plus elle détestait être touchée. Par conséquent, elle ne s’amuserait pas à se coller contre les autres ! Sans compter que c’était un manque de respect envers le statut de Chevalier. Il n’empêche qu’il semblait avoir besoin de réconfort. La petite blondinette fit donc la seule chose qu’elle pouvait. Elle lui offrit un sourire. Il faut dire qu’il fut difficile à sortir… c’était quasiment comme si les muscles de ses joues ne savaient pas comment faire ! Il était petit, faible, mais il était là. Plein de compassion pour ce reptile incompris.

La proposition lui fit ouvrir grands ses yeux bleus ciel. Elle devait recommencer ? Mais comment ferait-elle… Faryë pria pour que Phoebe soit toujours avec Krovos à l’avenir. Elle ne voulait pas être celle qui échouait et par la faute de qui il aurait à nouveau des accidents ! Elle pouvait comprendre qu’il ne voulait pas être un meurtrier… qui le voudrait ? Mais plus encore, le Chevalier devant elle était tellement différent de ce qu’elle avait ressenti pendant le moment de rage. L’enfant hocha doucement la tête, montrant son accord. Pas besoin de parler pour dire oui. Et puis si elle pouvait éviter d’utiliser sa voix, elle s’en portait mieux. Elle le regarda s’observer la main. Comme s’il avait peur qu’elle parte toute seule étrangler des gens. Ce qui dans le fond devait un peu être le cas. La fatigue la gagnait de plus en plus, mais elle n’osait faire de mouvement. Elle ne voulait pas risquer une autre crise. Elle n’aurait pas la force de refaire ce qu’elle avait fait… et puis elle ne savait même pas si elle serait capable de recommencer ! Et si ça arrivait, il la tuerait probablement. Ce qui veut dire qu’elle ne serait jamais Chevalier pour rendre son père fier et qu’il s’en voudrait probablement encore plus après !

Soudain, il tapota le sol à côté de lui. Il voulait qu’elle s’asseye. Elle n’était pas assez idiote pour croire qu’elle devait s’installer tout à côté de lui comme le signe aurait pu le faire croire. Faryë se contenta de s’installer devant lui, à au moins un mètre et demi. Assez proche pour une conversation amicale, mais avec une zone de sécurité. Elle ne fit pas vraiment de bruit en se posant, habitué à être plus discrète qu’une souris. Ses jambes soufflèrent de soulagement alors que la position en indien était prise. Ses oreilles décollées s’agitèrent, bougeant ses cheveux, en signe d’intérêt. Il ne semblait pas pressé de la renvoyer avec les autres. Que diraient-ils les autres d’ailleurs, si on les surprenait ? Le grand Chevalier dangereux et la petite chose fragile et miniature. Étrange duo.

Il lui proposait de lui en dire plus. De lui apprendre en quelque sorte. D’une toute petite voix terriblement hésitante elle souffla « Je… pas grand-chose… je ne savais pas, pour la chanson ». Comment pourrait-elle savoir, alors qu’elle évoluait dans l’ordre comme une pièce rapportée ? Un morceau de casse-tête oublié. Il n’y avait bien qu’Elassaria pour ne pas complètement l’ignorer… obligeant parfois certain chevalier à lui apprendre un peu le maniement des armes. Les dernières paroles du berserk résonnaient étrangement en elle. Comme si Krovos avait actionné la clé permettant d’ouvrir un peu Faryë. N’osant le regarder que par en dessous des cils, le museau bas elle s’exprima pour ce qui était probablement la fois la plus longue depuis des années. « Vous savez, je crois qu’ils ont peur. Les autres. C’est comme ma mère. Quand ils comprennent… que mon pouvoir les pousses à agir comme je préférais, ils veulent plus me voir. Mais je sais… que je ne peux pas faire en sorte qu’ils fassent ce qu’ils ne veulent vraiment pas faire ! Ils ont toujours un doute. Donc, je reste toute seule. Je ne suis pas bonne pour me battre et je n’ai pas d’autre pouvoir pour compenser. C’est pour ça que personne n’a voulu de moi. »

Dans le fond, que pouvait-elle y faire. Ils ne voulaient pas d’elle et peu importe son pouvoir, elle ne pourrait pas les faires changer d’idée. Ce qui était différent effrayait. Et Faryë, aussi petite, mignonne et douce était-elle effrayait, les Chevaliers. Après tout, tout le monde a peur de perdre leur libre arbitre. Dans le doute, valait mieux s’abstenir que disait le dicton… Eh bien c’était ce qu’ils avaient fait avec elle. Tout comme Krovos était à l’écart pour des raisons de sécurité, elle l’était pour des raisons d’intégrité.

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Lun 18 Juil - 10:30

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De toute façon, vu la nature des deux énergumènes, qui noterait réellement leur départ? Outre le fait que le danger était écarté. C'était triste de se dire que peut-être personne ne se souciait réellement de savoir si la petite était correcte, ou non... Cela attrista Krovos. Cela lui fit aussi penser à Phoebe. Il s'empressa de la contacter pour lui assurer que tout allait bien, qu'elle n'avait pas à se précipiter vers lui. Il ajouta qu'il lui raconterait plus tard. Ce devait, après tout, être la première fois qu'il retrouve son calme sans sa présence. C'était une première.

Faryë lui avoua qu'elle ne savait pas qu'elle avait ce pouvoir, celui de chanter. Il pencha la tête sur le côté. Elle avait passé le stade d'élève, plus l'entrée au château, sans connaître la profondeur de ses capacités? Sans doute le mage qui lui avait fait passer l'examen d'entrée avait senti son potentiel sans chercher à creuser plus loin... le chevalier hypersensible pouvait comprendre cela. Il avait penser l'entrée avec des pouvoirs particuliers qui, somme toute, sont loin de ce qu'on s'attend réellement d'un magicien. Mais en tant que guerrier, ses capacités représentaient un réel atout. Avec ses sens super développés, et sa capacité à se régénérer, il offrait un puissant atout de première ligne.

Il appuya sa tête contre le mur derrière lui tendit qu'elle lui parlait de son impression sur les autres. Il comprenait cette sensation, d'être rejeté pour quelque chose qu'on ne comprend pas, qu'on ne contrôle pas. Il secoua la tête. Elle ne pouvait pas n'avoir aucun talent. Elle était jeune, elle avait encore beaucoup de temps et d'apprentissage devant elle, elle finirait par trouver son style de combat. De plus, avec ses capacités psychiques, elle avait un énorme potentiel au corps à corps. Elle était mince et intelligente, une arme légère et petite dans ses mains pourraient être redoutable. Elle trouverait son style, il en était sûr.

Quelque part au fond de lui, le reptilien sentait l'échos de ses douleurs en elle, et ressentit un terriblement besoin de la soutenir. Malheureusement, il ne pouvait pas la prendre comme écuyère. Même si elle pouvait le retenir, Krovos pouvait faire plusieurs crises en une seule journée. Ils s'épuiseraient tous les deux. Il lui sourit doucement, compréhensif. « Les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas. Tu as le pouvoir d'influencer la pensée, ce qui est impressionnant. Mais tu sais... ce genre de pouvoir est toujours particuliers, car les gens avec une forte volonté sauront toujours te résister. » Il lui fit un sourire plus encourageant.

Puis avec un clin d'oeil, il ajouta. « Ceux qui craignent le plus ton pouvoir, sont ceux qui ont le moins de volonté. » Il demeura pensif, le regard en l'air, réalisant que c'était son cas, en rage. « Ce que tu as fait, tout à l'heure, c'est du psychisme. Tu connais le psychisme? » Il ramena ses yeux bleus sur elle. « Ta volonté se communique sur certaine intonation, comme ta voix, et pour toucher certaines cordes sensibles, tu dois chanter pour communiquer celle-ci. Du moins, c'est ce que j'en ai compris. Je n'ai pas grande expérience en psychisme, mais j'ai une trentaine d'année d'observation et d'étude à mon compte. » Il haussa les épaules.

Il prit quelques instants pour réfléchir, et ajouta : « Tu sais, si ta volonté est forte et infaillible, tu peux faire n'importe quoi. » Son regard s'intensifia, se raffermit. Il parlait avec assurance. « Si tu peux influencer les choix des autres, ne crois-tu pas que tu peux tout faire? Je veux dire, tu dis que tu n'es pas bonne pour te battre, mais ne crois-tu pas que tu peux te regarder dans un miroir, et te parler à toi-même, travailler ta volonté, et te répéter que tu peux le faire? Je n'ai pas de pouvoir particuliers, tu sais, pour un chevalier. Je ne lance pas d'élément par la tête des autres, je n'influence aucun élément, aucun environnement, ni même les personne. Tout ce que je peux faire, c'est ressentir mon environnement avec une intensité dangereuse, et perdre le contrôle de mes pensées en tombant dans une rage folle, qui me permet aussi de me soigner. »

Il haussa les épaules. « Si je m'étais dit que je ne pouvais pas compenser les effets négatifs de mes pouvoirs, on m'aurait sans doute déjà trancher la tête. » Il lui sourit, avec une légère tristesse, mais aussi compréhensif, et compatissant. « Contrôler un tel pouvoir est un effort de chaque instant. Tout comme toi, mon instinct régit cette partie de moi sans me demander mon avis. Je ne peux rien faire de mieux que de me parler, de raffermir ma volonté, et d'installer une certaine barrière mentale, pour délimiter ce que je veux, par exemple, entendre, et ce que je peux entendre. » Il regarda ses mains. « Comment dire... » Comment expliquer ce qu'on lui avait dit?

« Tu peux imposer tes propres limites à ton pouvoir, avec de l'effort et de la volonté, tu comprends? » Il ramena à nouveau ses yeux sur elle. « Cela prend du temps, beaucoup de temps. Comme tu peux le voir, je perds le contrôle, malgré moi, de mon propre corps. Mais c'est si peu, aujourd'hui, comparé à ce qu'il fut jadis. Tu vois où je veux en venir? » Était-ce clair? Était-ce suffisant pour lui faire comprendre qu'elle pouvait contrôler son pouvoir et ne pas le laisser prendre le contrôle de ses pensées, pour les imposer comme bon lui semble? Pour lui faire comprendre qu'elle était maître d'elle-même, et pas ses pouvoirs? Pouvait-il réellement faire passer le message qu'il voulait lui communiquer?

Cet échos à sa douleur qu'il sentait chez elle, il voulait l'apaiser. Il voulait qu'elle ne souffre pas comme lui, qu'elle se libère de ses pouvoirs, qu'elle en soit le maître, et pas l'inverse. Pas comme lui. Pourquoi se sentait-il de tels élans pour elle? Sans doute justement parce qu'il se reconnaissait, plus jeune, en proie au désarrois que son incapacité à supporter les choc métalliques lui causait. Incapable d'apprendre à sa battre, incapable de subir des contacts, incapable de supporter son environnement.
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Jeu 4 Aoû - 8:51

Plus les minutes passaient, plus Faryë était détendue. Oh bien sûr, elle tremblotait toujours un peu de fatigue, la demande énergétique avait était très forte.  Mais son esprit était de nouveau bien alerte. Elle avait cette capacité à retomber sur ses pattes rapidement. Et ce que lui expliquait le chevalier Krovos était très intéressant. Et rassurant. Elle n’était pas complètement folle, les gens la craignaient bel et bien. Mais il la rassurait, selon lui, il y allait toujours des gens qui ne seront pas totalement sous son pouvoir et c’était ce qu’elle espérait. Ses ennemies pouvait tous tomber sous son joug, elle n’en avait cure, mais elle voulait pouvoir un jour trouver au moins une personne qui saurait résister. Avoir avec une vie normale. Faryë était peut-être très jeune, mais elle rêvait, comme toutes les petites filles de trouver la lumière blanche. Sauf que pour elle, ça sonnait comme désespérément. À force d’être rejeté de tous, elle se demandait si elle la trouverait vraiment un jour ou si, elle allait devoir être seule pour toujours.

La jeune apprentie sourit doucement au clin d’œil du chevalier. Il avait l’air beaucoup moins impressionnant que dans ses souvenirs, même plus que quelques minutes auparavant. Il s’ouvrait un petit peu devant elle et la petite elfe en était fière. Parce que pour une fois, quelqu’un prenait le temps de discuter avec elle. Elle n’était pas idiote et savait très bien que malgré toute la gentillesse dont il faisait preuve avec elle, Faryë ne serait jamais son écuyère. Elle n’avait pas envie de crever avant d’être Chevalier non plus ! Mais peut-être… peut-être pourrait-elle espérer avoir un ami ? Un qu’elle n’aurait pas influencé pour quelques minutes de temps avec elle. Elle le sentait. Elle l’avait peut-être contrôlé quand il était en mode monstre sous le lit, mais maintenant que Krovos était à nouveau lui-même, son influence était partie. Il faisait partie des esprits forts, elle en était certaine.  Son explication sur ses pouvoirs était pointue, et elle écoutait religieusement. Elle avait vaguement entendu parler de psychisme pendant ses années d’études, mais l’explication du chevalier faisait naitre une image dans sa tête. « Comme un instrument de musique ? En voulant jouer certaines mélodies, on force l’instrument à faire telle ou telle note en le manipulant. » Demanda-t-elle avec sa toute petite voix douce et effacée.  Son allégorie était un peu floue, mais elle aimait bien la métaphore de l’esprit humain comme un instrument de musique sur lequel elle pouvait jouer. Et honnêtement, elle n’avait aucune idée plus précise qui lui venait en tête. Il faut dire qu’elle était très fatiguée malgré son sentiment d’alerte.

Faryë n’aimait pas qu’il parle de se faire trancher la tête aussi facilement. Elle trouvait tellement triste qu’il n’ait pas une meilleure opinion de lui-même. Son empathie lui permettait de sentir sa douleur, son mal-être. Étrangement, ses propres émotions résonnaient en écho avec celle du reptile. Elle hocha doucement la tête. Krovos semblait avoir du mal à lui expliquer une chose aussi complexe, mais elle comprenait le sens qu’il voulait faire comprendre. Imposer sa volonté… à elle-même. Ce n’était pas bête du tout. Et si ça pouvait lui permettre d’être un meilleur chevalier, rien de mieux ! Un jour, elle sera Chevalier. Et un bon. Comme ça, son père, il pourrait être fier d’elle. Peu importe où il était maintenant. Elle allait s’imposer une barrière, renforcir son esprit. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle avait déjà commencé depuis des années avec son but fixe et son être entièrement tourné vers cet unique but. Mais cette fois-ci, elle allait faire plus qu’un simple but. Elle n’abandonnerait pas son idée, mais elle allait faire en sorte d’être encore plus précise dans sa volonté.  Elle allait s’auto envoutée pour être encore et encore meilleure. Même si elle ne parlait pas, ou ne répondait pas, elle réagissait aux paroles du Chevalier. Bougeant la tête, fronçant les sourcils, laissant voir ses émotions sur son visage.Elle n'aimait pas parler et ne savait que rarement quoi dire pour alimenter une conversation. Mais contrairement à son habitude, elle lui laissait voir ses réactions et ses émotions au lieu de les gommés proprement. Il parlait beaucoup, sa voix rauque comme un éboulis de petite pierre résonnaient en elle. Cette voix gravait en elle ses mots. Il avait réussi à contrôler un pouvoir aussi immense, elle réussirait à se contrôler. Il le fallait. La tête un peu penchée sur le côté, les sourcils froncer par la concentration mentale qu’écouter dans un état pareil de fatigue lui demandait, elle sourit. Son petit sourire éclatant de reconnaissance.  

Depuis des années, elle se noyait doucement sans que personne ne s’intéresse assez à elle pour s’en rendre compte. Et là, contre toute attente, le croque-mitaine de l’ordre lui donnait des paroles rassurantes, des pistes à suivre pour mieux comprendre et contrôler ses pouvoirs. Il prenait le temps, pour elle. « Merci, Chevalier Krovos, vous auriez été un très bon maître.»Pas plus haut que murmure de souris, ses paroles n’en avaient pas moins de force. Il ne pourrait pas être maître de qui que ce soit, mais ce n’était pas une raison pour ne pas reconnaitre ses talents.  Tout le monde en avait peur, mais pourtant, le guerrier était si calme et rassurant ! Du moins, quand il n’avait pas les yeux rouges et la bave aux lèvres. Quoi qu’il en soit, il avait réussi en quelques paroles à lui faire comprendre plus sur ses pouvoirs que tous ceux qu’elle avait rencontrés avant.

Elle allait prouver que ses quelques minutes explicatives valaient la peine. Elle allait travailler avec acharnement sur son pouvoir pour le contrôler. Mais pas aujourd’hui. Elle était si fatiguée, que juste d’imposer à son corps de ne pas s’endormir directement sur le sol poussiéreux était un tour de force. Mais elle résistait, se tenant tout de même droite dans sa position assise, la tête haute. De toute façon, elle n’était pas vraiment sûre d’être capable de se relever de là. Alors, tant qu’à être coincée quelque part autant essayer d’être digne !

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Sam 6 Aoû - 21:22

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Krovos se sentit soulagé quand elle sourit. C'était léger, mais clair. Elle comprenait. C'est tout ce qu'il voulait. Il sourit doucement et appuya son crâne contre le mur derrière lui, frissonnant sous la rugosité de la pierre contre ses cheveux si court. Il sentait chaque aspérité du minerai sur sa boîte crânienne. Quel destin! Les dieux avaient de bien drôles de desseins pour les mortels. C'était parfois si dur de s'y conformer... Mais là, en ce moment, il se sentait utile. Il voyait que cette jeune fille reprenait du courage, ses paroles avaient atteints leurs buts. Elle le remercia, soulignant qu'il aurait été un bon maître. Son sourire s'attrista. S'il avait pu, il l'aurait été. Mais il ne le pouvait pas.

Le sourire mourut sur ses lèvres, alors qu'il fermait ses yeux fatigués, ils demeurèrent dans le silence un instant, chacun à sa lassitude. Il repensa à sa métaphore de la musique. Comme si chaque intonation de voix représentait une note sur un instrument, celui-ci étant la volonté d'une personne. Pouvait-il se l'appliquer à lui-même? Pouvait-il mettre sa rage en instrument et n'en jouer que lorsqu'il le voudrait? Non, sûrement pas. C'était beaucoup plus complexe, si différent! Ils n'avaient, en commun, que le rejet, probablement.

Le chevalier soupira. Il devait aller récupérer son gantelet, laissé là-bas... Il allait, à nouveau, devoir affronter des regards fâchés, craintifs, prudents, inquiets... Des regards qui lui disaient qu'il n'avait pas sa place dans une équipe. Et s'ils essayaient de comprendre son mal, plutôt que de chercher à contrôler ce qu'il ne contrôlait pas lui-même? Plutôt que de crier et de s'énerver, s'ils instauraient un climat calme, quand il s'enrageait? Bon ok, c'était particuliers, de prendre une pause-thé quand l'un de ces camarades essaient de tout péter, mais cela lui permettrait de diminuer les irritants et, potentiellement, de se retrouver. Mais relâcher le monstre, c'était s'exposer comme une plaie à vif, et chaque sens s'éveillait, le faisant souffrir.

Il se leva et jeta un oeil sur Faryë. S'il avait pu, il l'aurait porter dans ses appartements, pour qu'elle se repose. Il se sentait responsable de cette faiblesse. N'était-il pas celui qu'elle avait du contenir? Bien que sa volonté fut complètement absente, il était tout un morceau à tenir, inutile de se le cacher. Après de longues minutes de silence, ce claquement de métal alors qu'il se levait contrastait drôlement. Il entreprit de remettre les morceaux en place, lentement. Ramenant ceux qui restait à leur forme de base, à sa taille réelle. Heureusement que le royaume regorgeait de gens ingénieux et qu'il avait pu concevoir cette chose avec eux. Changer de taille dans une armure qui ne grandissait pas l'exposait à des blessures qui ne faisaient qu'empirer la situation. Maintenant il échappait à cela. Mais il devait trouver un moyen de se protéger sous cette armure... Au cas où. Il y réfléchirait.

« Reposes-toi, Faryë. Si je peux faire quoique ce soit... » Il lui sourit doucement. Il aurait aimé, pouvoir faire quoique ce soit. « Je vais aller chercher ton maître du moment, veux-tu? Il te raccompagnera pour que tu te reposes. Kevin, c'est ça? » Ne l'avait-il pas blesser? Il soupira à nouveau, découragé de son propre destin. Le soupir, ça résumait bien son existence. Il soupirait souvent, trop souvent. Quoiqu'il en soit, il ne pouvait pas passer la journée assis là, et avait reprit son souffle. N'étant pas rester dans un état second bien longtemps, il serait pleinement d'aplomb dans quelques heures à peine. Il termina rapidement de se vêtir à nouveau de son armure, n'y manquant que le gantelet abandonné là-bas.
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Faryë
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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Mer 31 Aoû - 11:58

Faryë sentait ses petits yeux devenir lourds de fatigue. Elle combattait avec force et entêtement la fatigue qui grimpait dans ses membres. Elle voulait être encore un peu avec le chevalier Krovos. Il était gentil, compréhensif. Elle était bien en sa présence, elle se sentait en sécurité… autant que ce sentiment puisse être possible près d’un homme qui pouvait à tout instant ravager son environnement ! Mais elle ne savait pas pourquoi, c’était comme instinctif. En plus, il était apaisant. Le lézard ne forçait pas la parole, il ne la regardait pas comme si elle était un monstre ou une chose inutile et surtout, il prenait le temps de lui expliquer. Pour une fois, elle ne se sentait pas comme un poids désagréable. La petite elfe aurait bien voulu lui retourner la pareille, mais elle ne savait pas comment. Peut-être juste que lui montrer qu’il n’était pas un monstre à ses yeux pourrait être un bon début.

L’adolescente était épuisée, mais son petit cœur s’était réchauffé. Elle se sentait moins glacée de l’intérieur. Un petit sourire fleuri sur ses lèvres alors qu’elle regardait l’homme face à elle. Déjà, quand il était normal, il avait l’air d’un géant par rapport à sa toute petite taille. Il était beau aussi, non pas que ça soit important. C’est juste qu’il ne dégageait pas d’impression monstrueuse ou méchante alors qu’elle savait très bien que Krovos était probablement le Chevalier le plus dangereux de tous. Elle était fière d’avoir réussi à le calmer. Il était tellement plus beau au repos, avec ses yeux bleus.

Elle l’observait remettre d’aplomb son armure, tranquillement installée sur le sol. En fait, elle n’avait pas encore le courage de se relever sur ses jambes tremblantes. La voix du chevalier la fit sursautée, la ramenant à l’instant présent. Son cerveau avait dérivé dans les brumes de la fatigue et elle n’avait pas capté qu’il avait à présent remis toute son armure en plus, minus le gantelet laisser sur la place d’armes. Un petit rire triste passa ses lèvres. « Ce n’est pas mon maître Chevalier Krovos. Il était juste disponible tout à l’heure. » Son sourire doux et délicat avait un goût de mélancolie. « Je passe de mains en mains chaque jour, c’est tout. » Faryë prit une bonne respiration et se releva. Elle tangua un moment avant de solidifier ses pieds sur le sol. Ses muscles criaient au scandale, mais elle ne les écoutait pas. Elle devait être forte et solide pour être Chevalier. Elle devait se tenir droite et sembler forger dans un métal puissant pour prouver à tous qu’elle avait la trempe de l’être. « Ne vous déranger pas pour ça, je vais trouver le chemin du dortoir toute seule. »

Elle avança de quelques pas hésitants, elle avait l’impression d’être faite en plomb. Une bonne sieste allait lui faire beaucoup de bien. Son sourire n’avait pas quitté ses lèvres. Elle était peut-être fourbue et épuisée, mais elle était heureuse. L’écuyère se tourna vers le grand chevalier une dernière fois. «Au revoir, Chevalier Krovos. J’ai été très heureuse de discuter avec vous. Je vous aime bien, z’êtes quelqu’un de bien. Et un bon Chevalier. » Il avait plus pour elle en quelques minutes… ou peut-être heures elle ne savait plus, que tout l’ordre en huit ans.  

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MessageSujet: Re: Please don't hurt anyone [PV Faryë][TERMINÉ]   Sam 24 Sep - 17:58

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