Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]

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Douhbée
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MessageSujet: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mar 26 Avr - 20:16

Douhbée observait son propre reflet dans la glace et rougit. C’était la première fois depuis que sa puberté avait commencé qu’elle pensait à sortir de sa chambre sans s‘être fortement bandée la poitrine pour en dissimuler la… générosité. La bande de tissus qu’elle s’était enroulée autour du buste aujourd’hui ne faisait rien de plus que la soutenir. Gênée, la pardusse remarqua même que ça la mettait en avantage, et elle pensa que finalement, c’était une bien mauvaise idée. Comment supporter tous les regards qui se poseraient certainement sur elle? Depuis tout ce temps qu’elle cachait sa féminité, elle risquait de ne même pas être reconnu.

Et pourtant, elle voulait tellement rendre Colombe fière d’elle. Trois ans déjà que Douhbée avait le Courage comme maître, elle avait énormément travaillé sur ses peurs, et si elle n’avait pas encore fait le deuil de son passé, elle arrivait à supporter la présence des hommes autour d’elle sans plus de craintes. Son amitié avec Vigie lui avait appris qu’elle ne devait pas tous les craindre… Seuls les incubes lui inspiraient donc encore de la peur, mais elle arrivait à ne plus paniquer.

Vigie… elle avait eut le plus grand mal à le revoir après le baiser qu’elle lui avait volé, même si son intention était prude, elle avait l’impression de lui avoir volé quelque chose qui ne lui appartenait pas. Douhbée avait pris peur en comprenant les implications de ce simple baisé, et avait dû expliquer à Soren qu’elle ne pouvait pas recommencer, c’était trop difficile de s’imaginer la suite. Et puis, elle n’avait que quatorze ans encore! Heureusement, leur amitié ne fut pas brisée, et même si la pardusse savait que l’adolescent était toujours amoureux d’elle, il s’abstint de lui mettre de la pression. Tout ce qu’elle lui demandait, c’était un peu de temps pour réfléchir, et faire la paix avec elle-même.

Aemi… Ce qui l’avait le plus troublé lors de son baiser avec Vigie, c’était que Douhbée avait pensé être amoureuse de la princesse depuis qu’elle l’avait rencontrée, et les émotions qu’éveillaient Soren en elle la confondait. Et si les sentiments pour Tempérence n’étaient rien d’autre que l’amour d’une amie, celle qui lui a finalement ouvert le chemin de l’amitié? Aemi avait été la première à qui elle s’était confié et de qui elle s’était sentit proche, pouvait elle avoir confondu ses sentiments? En plus, même si l’adolescente lui avait souvent répété qu’elle l’aimait, la princesse ne semblait regarde que son garde du corps, Yahto (il fallait bien avouer que son torse presque toujours nu était plus attirant que la pudeur de Douhbée…)

Même à dix-sept ans, la pardusse n’arrivait toujours pas à démêler ces émotions pour ses deux amis, puisqu’elle ne pouvait pas dire à quoi ressemblait l’amour. Les aimait elle tous les deux, ou n’étaient-ils en fait tous les deux que des amis? Elle n’arrivait pas à déterminer si elle en aimait un plus que l’autre… C’était juste… différent?

Douhbée frissonna en sentant la douceur de l’étoffe contre sa peau et rougit à nouveau devant son reflet dans le miroir. Cette robe mauve, cadeau d’Aemi, lui allait encore mieux maintenant qu’elle ne se cachait plus et qu’elle avait vieillit. La couleur avait d’ailleur l’avantage d’être contraire au jaune, ce qui faisait ressortir le doré de ses yeux et le blond de ses cheveux. S’en était particulièrement gênant, elle avait d’ailleurs évité de la reporter après le pique-nique, trouvant que cela ne sied pas à une écuyère, et de toute façon, à quelle occasion aurait-elle pu la porter? Aujourd’hui, c’était la cérémonie d’adoubement, mais puisqu’elle ne deviendrait Chevalier que dans trois ans et qu’elle avait déjà un maître, elle ne serait pas conviée sur scène, il était donc inutile qu’elle porte son uniforme. Hors, c’était l’adoubement de Soren… Était-ce de façon consciente qu’elle se mettait belle particulièrement en ce jour?

Caressant le doux tissus qui enjolivait ses formes, Douhbée fut attirée par l’éclat argenté du bracelet qu’elle portait toujours à son poignet gauche. Cadeau de Vigie. Le courage, c’est aussi de faire face au monde telle que l’on est, sans se cacher, et pourtant, l’envie la tiraillait d’enlever sa robe pour se cacher sous une ample tunique d’écuyère et resserrer sa poitrine. À la place, elle chercha un châle dans les affaires de son maître, pensant qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Ainsi posé sur ses épaules, le châle blanc ôtait l’accent mis sur sa poitrine, sans pour autant qu’elle trahisse la promesse qu’elle s’était faite à elle-même : cesser de se comprimer.

Soupirant, elle ferma les yeux pour cesser de voir son reflet dans la glace, et prenant son courage à deux mains, sortis de sa chambre. La matinée était déjà bien avancée, si bien que le gros de la population du château se retrouvait déjà devant l’estrade, au grand soulagement de Douhbée, qui ne croisa personne en chemin pour la cérémonie. Elle se glissa d’ailleurs tout au fond de la foule, à l’ombre d’un arbre, et attendait la fin des discours. La pardusse essaya de faire signe à Vigie pour qu’il la repère, puisqu’elle était loin de l’estrade (et il n’était pas question de s’avancer entre les gens…), mais elle n’était pas certaine qu’il l’ait vu… Il avait tellement un drôle d’air sur son visage…

***[Vigie]Vous m’avez l’air bien nerveux, Chevalier Soren «Vigie» de Shola, le nargua-t-elle à distance. Pourtant, elle avait l’impression que ce n’était pas les nerfs qui lui donnaient une telle expression. Que c’était-il donc passé?

À l’ombre sous son arbre, Douhbée ne fut heureusement pas remarquée par qui conque, à son grand plaisir, elle n’aurait pas pu soutenir les yeux curieux. C’était un grand pas vers le liberté qu’elle faisait aujourd’hui, elle n’avait pas en plus besoin de supporter les regards qui la jugeraient certainement… Tant qu’elle ne tombait pas sur cet obsédé de Julius, qui avait continué à la poursuivre au cours des trois dernières années pour «lui montrer de quoi est fait un homme», elle allait survivre! La cérémonie finit enfin par se clore, et la pardusse fit un discret signe de la main à VIgie, l’incitant à venir dans sa direction, puisqu’on ne lui avait pas encore attitré d’écuyer.

-Félicitation Soren, t’es arrivé au bout! sourit-elle lorsque le Chevalier vint à sa rencontre. Dis-moi, qu’est-ce qui se passe? T’as un drôle d’air, y s’est passé quelque chose ce matin? Tu n’avais pas l’air de te sentir très bien sur l’estrade…

Bien sur, sa seule tenue pouvait avoir créé cet émoi, car jamais Douhbée n’avait douté qu’il ait cessé d’avoir le béguin pour elle au cours des trois dernières années, même s’il n’avait plus ramener le sujet sur la table depuis qu’elle lui avait demandé «du temps pour réfléchir». Mais il avait l’air troublé bien avant de l’avoir aperçue…


Dernière édition par Douhbée le Jeu 2 Juin - 12:51, édité 1 fois
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Vigie
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mer 27 Avr - 15:42

Il courait dans le couloir le séparant des bains à la chambre de Lyslo. Il ne savait pas quoi penser de ce qui s’était passé. Il était un peu confus : trop de nouvelles choses dans une même journée! Tout d’abord, il avait son adoubement dans moins d’une heure, il allait ensuite avoir sa propre chambre (ce qui ne lui déplairait pas!) et maintenant… ça?! Il n’aurait jamais cru qu’un jour Isil allait… enfin, déjà, il avait toujours cru qu’elle était un homme! Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il en était autrement! Et jamais il n’avait perçu la moindre attirance venant de sa part… Alors qu’ils puissent… enfin… tous les deux…

Son visage devait être rouge pivoine parce que les servantes qu’il croisa lui jetèrent de drôles de regards. Une fois devant la porte de la chambre, Vigie s’arrêta. Toute la scène lui revenait en tête. C’était à la fois troublant, surprenant… et très excitant. Un sourire naquit alors sur ses lèvres et il poussa enfin la paroi de bois qui lui barrait la route. L’écuyer constata alors que son maître n’était pas présent. Ce dernier devait surement être avec son jumeau à la grande estrade pour les adoubements. Il devait faire vite! Mettant les derniers événements dans un recoin obscur de son esprit, le jeune homme de 19 ans enfila rapidement une tunique rouge vermeille ornée de l’étendard d’Alombria, un pantalon foncé, une ceinture aux gravures dorées et des brassards ornés des mêmes motifs. Il replaça ensuite ses cheveux couleur neige et agrippa son amulette de bronze que lui avait offert Douhbée lors de leur sortie, il y a de cela trois ans. Il jeta un dernier coup d’œil à l’image que lui projetait le miroir devant lui, puis eu un sourire. Il avait bien l’intention de fêter sa nouvelle graduation, ce soir avec des potes. Ils iraient probablement à l’une des tavernes de la capitale pour souligner l’événement. Qui sait, peut-être que Douhbée accepterait de les suivre? Étant avec lui, peut-être qu’elle pourrait se sauver du couvre-feu dont étaient affublés les écuyers de l’ordre…

Le pheryxian en pinçait toujours pour elle. Ça n’avait pas changé, et ce, malgré l’étrange partie de jambes en l’air qu’il venait de se taper avec Isil. Il l’a trouvait plus belle de jour en jour. Malheureusement pour lui, il avait été recalé au titre d’ami et n’en sortirait pas de sitôt. Il avait bien tenté de faire son deuil et de passer à autre chose, mais c’était plus difficile qu’il n’y paraissait. Au moins, ils étaient amis, pas vrai…? Néanmoins, il n’oublierait jamais le baiser chaste qu’ils avaient partagé le soir du marché… Si seulement ça avait pu signifier quelque chose… Soren poussa un soupir puis secoua de la tête, histoire de cacher ses idées noires. Aujourd’hui était un jour de joie! Il devait focuser là-dessus!

Sans plus attendre, il sortit de la pièce, puis de l’aile des chevaliers. Il remarqua rapidement la grande estrade qui trônait au milieu de la cour puis se dirigea vers la foule qui s’y agglomérait. Ils étaient plusieurs écuyers à graduer, cette journée-là. Le jeune homme ne manqua pas d’aller serrer les avant-bras de son maître puis de son jumeau et les remercia chaleureusement de la formation qu’ils lui avaient donné, et ce, malgré les moments agaçants. Au fond, c’était grâce à eux s’il était parvenu jusqu’ici. Et pour ça, il leur en serait éternellement reconnaissant.

La cérémonie se déroula dans le calme et le respect. Lorsqu’il fut appelé, Vigie s’avança, puis posa un genou en terre. Il jura fidélité à l’ordre et fut sacré chevalier. Un sourire radieux trônait sur ses lèvres lorsqu’il se redressa. Il revint ensuite auprès de ses compatriotes chevaliers et serra les nombreuses mains tendues vers lui. Il parcouru ensuite la foule des yeux et repéra, un peu à l’écart (pas trop loin de Losly), Isil qui observait la cérémonie. Son trouble refit instantanément surface. Devait-il aller lui parler lorsque tout serait terminé? Où en étaient-ils maintenant, tous les deux? Est-ce que ça voulait dire qu’il lui plaisait ou était-ce simplement un moment agréable? Mais dans son cas à lui, il avait du mal à oublier Douhbée… Il ne savait plus trop sur quel pied danser. Il abandonna l’idée d’aller la déranger (ça lui faisait étrange de la voir comme une femme…) et sursauta alors qu’un message télépathique lui traversa l’esprit. Cette voix, il la connaissait que trop bien. La pardusse n’était pas loin et l’observait. Elle avait visiblement remarqué son malaise, ce qui ne l’aidait en rien. Devait-il lui en parler? Elle lui avait confié beaucoup de choses par le passé… lui faire confiance était donc tout indiqué, pas vrai?

La cérémonie dura pendant plus d’une heure et Soren se mourrait d’aller rejoindre son amie. Il avait besoin de vider son sac et de lui dire ce qui pesait sur son cœur. Une fois les dernières paroles prononcées, la cour intérieure du palais se mit à vibrer sous les cris assourdissants de la foule qui acclamait la relève de l’ordre d’Alombria. L’ex écuyer de Lyslo décocha néanmoins des sourires et remercia les gens qui le félicitaient chaleureusement. C’est alors qu’il repéra son amie qui lui faisait des signes de main, depuis l’ombre d’un arbre. Sans plus attendre, il alla la rejoindre puis s’arrêta devant elle, observant sa superbe tenue. C’était la première fois qu’il voyait l’écuyère de Colombe dans une robe, cette dernière portant généralement des tenues plus lourdes pour cacher ses formes. Elle était… à couper le souffle et de nombreux papillons vinrent chatouiller l’estomac du nouveau chevalier. Elle le félicita à son tour et lui demanda si quelque chose n’allait pas. Les deux écuyers s’étaient beaucoup rapprochés ces dernières années et Vigie était toujours surprit lorsqu’il constatait que son amie pouvait le décoder avec autant d’aisance.

- Première des choses, je dois te dire : tu es totalement sublime dans cette tenue. Je sais, tu as du mal avec les compliments, mais je devais absolument t’en faire part. Et merci d’être venue me voir à ma cérémonie, ça me touche beaucoup.

L’endroit était un peu trop bondé à son goût. Vu la discussion qu’ils allaient avoir, il avait une préférence pour les endroits plus tranquilles. Il en profiterait, d’ailleurs, pour l’inviter à la soirée à la taverne… Prenant son amie par la main, il l’attira en direction des jardins, complètement vides à cette heure-ci puisque tout le monde s’était afféré près des nouveaux chevaliers. Le duo marchait donc lentement à travers les fleurs multicolores et prit ensuite place sur un banc nacré, près de la fontaine. Vigie regarda l’eau claire du monument qui se tenait devant lui, puis eu un sourire.

- Je parie que les gens du palais n’urinent pas dans la fontaine, fit-il avec un sourire en coin, faisant allusion à leur sortie au marché. T’en pense quoi?

Il se calla ensuite dans son siège, puis regarda le ciel. Il avait du mal à trouver les bons mots pour formuler ses phrases. Toute cette histoire avec Isil… c’était surréaliste.

- Il s’est passé un truc ce matin, avant la cérémonie, commença-t’il. Je ne sais pas quoi en penser et j’aimerais t’en parler. Puis, il se racla la gorge, histoire de retrouver un peu de contenance. Comme à tous les matins, je me suis levé tôt pour aller me purifier aux bains. Généralement, à cette heure, je suis seul et j’ai la paix. Or… J’ai eu une visite plutôt surprenante. Isil est venue me rejoindre… Il marqua ensuite un temps, puis jeta un regard à Douhbée. Tu savais que c’était une fille, toi? Moi j’étais sûr que c’était un mec et, pourtant, je l’ai côtoyée si souvent… BREF, heu… Semblerait que d’une manière ou d’une autre je lui plaisais parce que nous avons… enfin… Tu vois ce que je veux dire, non? Bin… on a… couché ensemble, quoi. À ces propos, il ramena son attention sur la fontaine. Ses propres paroles lui faisaient étranges à lui-même. Il allait probablement s’habituer à cette idée. Mais là, je ne sais pas quoi en penser! Merde, on est amis depuis un certain temps maintenant et son maître m’a entraîné! Je ne savais même pas que c’était une fille! Et là, elle attend quoi de moi? Est-ce que je lui reparle comme si rien n’était? Est-ce qu’elle s’attend à plus de moi? Parce que bon, je ne crois pas être intéressé à une relation avec elle… Est-ce que je dois aborder le sujet pour clarifier les choses? Tu ferais quoi toi à ma place?

Puis, il ramena son attention sur la pardusse et se tut soudainement. Elle était blême. Ses yeux étaient écartillés et sa bouche légèrement ouverte, comme si elle tentait de dire quelque chose. Surprit, Vigie se redressa pour lui faire face.

- Douhbée? Ça va? demanda-t’il. Tu ne te sens pas bien? Il tendit la main vers elle, désirant poser celle-ci sur son épaule, mais la jeune femme se recula d’un coup, comme si son simple contact pouvait la brûler. Douhbée, tu m’inquiètes soudainement…
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mer 27 Avr - 21:41

Vigie avait vraiment l’air troublé aux yeux de Douhbée, qui connaissait à le connaître à force de le côtoyer depuis trois ans déjà. Sa première réaction ne surprit donc pas l’écuyère, bien qu’elle l’intimida, elle savait qu’elle effet elle dégageait dans cette robe, pour s’être vue elle-même dans le miroir, mais son ami savait combien elle était embarrassée lorsqu’on complimentait son apparence. Le chevalier était visiblement aussi troublé par sa tenue, mais moins que par autre chose qu’elle n’arrivait pas encore à déchiffrer. Que c’était-il donc passé juste avant la cérémonie?

-C’était la moindre des choses d’être là pour toi dans cette journée si importante, répondit-elle en haussant les épaules, bien qu’elle rougissait péniblement sous l’effet du compliment, qu’elle préféra ne pas commenter.

Douhbée frissonna, comme d’habitude, au contacte de la main de Soren lorsqu’il choisit de l’attirer à l’écart. Flattée par ce qu’elle croyait être de la pure galanterie, puisqu’il savait pertinemment qu’elle détestait être remarquée et qu’elle ne passait pas inaperçue dans cette robe, la pardusse se laissa traîner sans un mot. De toute façon, avec les années, elle avait appris à apprécier le contact du phéryxian, même s’il lui faisait toujours un effet différent que l’apaisement que lui procurait Aemi. Elle n’en avait pas peur, mais c’était différent… troublant peut-être?

L’écuyère éclata de rire et pris place auprès de son ami lorsqu’il fit un allusion discrète à leur mésaventure dans la fontaine du village, à leur toute première sortie amicale. Officielle, du moins, si on passait outre le terrible entraînement imposé par les jumeaux et la gênante escapade nocturne. Évidemment, que les gens de la cours avaient plus de classe que ceux du village, mais urinaient-ils quand même dans la fontaine? Ça valait la peine d’y penser…

-Eh bien, ça mériterait une analyse approfondie de l’affaire, peut-être pourrais-tu demander cette mission spéciale à Colombe, je tâcherai de t’y assister. Nous avons tous les deux beaucoup de connaissances concernant les fontaines-urinoirs. dit-elle en rigolant, bien plus détendue qu’elle ne l’était lors de la cérémonie, entourée de tout se monde. Seule avec Vigie, elle se sentait toujours si sereine.

Il y eu un cours moment de silence pendant que Soren semblait se plonger dans ses pensées, et Douhbée savoura se calme, un temps plus que normal en la présence de son ami. Ils aimaient tous les deux la tranquillité, et se retrouvaient parfois simplement pour passer le temps en regardant le soleil suivre sa route dans le ciel et observer les animaux. Patiente, la pardusse fut quand même contente qu’il s’ouvre finalement à elle, comme elle l’avait souvent fait pour lui, comme il l’avait aussi fait pour elle. Il lui avoua que quelque chose dont il ne savait que penser s’était passé avant la cérémonie.

-Je t’écoute chuchota-t-elle en posant la tête sur le dossier du banc, toute ouïe.

Elle regretta toutefois bientôt la confidence. Si le cœur de Douhbée se balançait toujours entre plusieurs sentiments et hésitations au levé du jour, elle le sentit maintenant bien gros et lourd à l’annonce de ce qui s’était passé. Imperceptiblement, il lui sembla que la journée était plus froide, moins lumineuse. Ses mains se mirent à trembler et ses yeux s’embuèrent, sans qu’elle ne sache pourquoi… ou sans qu’elle n’ose s’avouer pourquoi… Machinalement, elle répondit non de la tête lorsque Soren lui demanda si elle avait qu’Isil était en réalité une fille. Elle l’ignorait… et aurait préféré l’ignorer encore longtemps…

Douhbée avait peut-être toujours agis avec Soren comme un simple ami, mais ce n’était que par peur, elle s’en rendait compte maintenant alors que l’accablait un sentiment dont qu’elle ne se savait même pas capable d’éprouver : la jalousie. Elle n’avait été rien de plus que déçue lorsqu’Aemi avait commencé à manifester de l’intérêt pour son garde du corps, quelque temps plus tôt, alors qu’elle se croyait amoureuse de la princesse. Mais ce qu’elle ressentit à l’aveu du Chevalier fut comme un poignard dans son cœur, une douleur cuisante qui lui coupa le souffle l’espace d’un instant. Et maintenant qu’elle comprenait, beaucoup trop tard, qu’elle appréciait Vigie plus que comme un ami, elle l’avait perdu. Maintenant, il avait Isil, que ferait-il d’une pardusse coincée et effrayée alors qu’une femme pouvait se jeter dans son lit à tout moment, sans rien lui demander? Aurait-elle jamais se courage?

Le baiser qu’ils avaient échangés trois ans plus tôt était toujours resté dans la tête de Douhbée, et la gardait encore en émoi, mais aller plus loin l’effrayait trop pour qu’elle parle de ce qu’elle éprouvait à quiconque, et surtout pas à Soren. Qu’avait-elle donc en tête, ce matin, en se mettant aussi jolie pour lui? Si l’idée de pousser ses sentiments plus loin ne lui avaient jamais traversé l’esprit, elle réalisait maintenant qu’elle l’avait peut-être fait inconsciemment dans cet objectif, son corps agissant malgré sa tête, comme ça lui était arrivé lors de leur baiser.

Brusquement, Douhbée essuya ses yeux justes avant que Soren ne se retourne vers elle. Ça devait pourtant être une journée pleine d’avancements, lui qui devenait Chevalier, elle qui sortait enfin sa féminité… Mais elle n’avait pas prévu cet avancement là… Vigie sembla toutefois rapidement comprendre que quelque chose n’allait pas… Lui aussi lisait maintenant si facilement en elle. Lorsqu’il voulu la toucher, probablement comme il avait l’habitude de le faire quand elle n’allait pas bien depuis leur première étreinte, elle eut un mouvement de recul comme elle n’en avait plus depuis longtemps. Se pouvait-il que, plutôt que de progresser dans sa guérison psychologique, elle régressait?

-Je… non je ne vais pas très bien, pour tout te dire… chuchota-t-elle en se dégageant, fuyant ce banc et cette proximité comme si elle était de retour au début de sa formation, lorsqu’elle craignait tout le monde. Mais à qui puis-je en vouloir? Certainement pas à toi, nis à Isil, qui n’a fait rien d’autre que prendre ce que je refuse depuis trois ans…

Douhbée ne le regardait même pas, ayant choisi de lui tourner le dos parce qu’elle n’arriverait jamais à la fois à l’affronter lui et elle-même. Les mots sortaient de sa bouche comme si elle était seule, comme si elle ne se parlait qu’à elle-même, et c’est ce dont elle essayait de se convaincre, sans quoi elle manquerait de courage pour terminer…

-Je suis contente que tu sois heureux Soren, tu mérites que quelqu’un s’occupe enfin de toi, je t’ai assez fait souffrir comme ça, n’est-ce pas? C’est normal que tu ne m’aimes plus, après tout… Tu ne l’as jamais dis et pourtant j’ai toujours sus que tu m’aimais, même si je ne te le rendais pas assez bien, ou pas du tout même… Mais je veux que tu saches que tu as toujours été précieux pour moi, même si j’ai mis trop de temps à m’en rendre compte. Misère! Si seulement Isil avait attendu à demain…

Aurait-ce changé quelque chose pour Douhbée? S’il n’y avait pas eut cette déchirure de jalousie pour lui faire comprendre ses sentiments, aurait-elle jamais franchit ce pas dans sa vie? Et maintenant, pouvait-elle encore guérir malgré tout? La pardusse se retourna finalement vers Soren, mais les yeux baissés, incapable de croiser son regard, elle feignit un sourire qui s’avéra bien triste avant de conclure.

-Tu m’as demandé ce que j’en penses. Dépêche-toi de lui rendre toute ton affection, assures-toi que la femme que tu aimes le saches et n’en doute pas, avant qu’elle ne trouve quelqu’un d’autre à aimer.

Parce qu’on peut espérer que les gens soient patients et compréhensif, mais on ne peut pas l’exiger… Non, elle ne pouvait pas lui en vouloir, tout simplement parce que c’était elle qui lui avait demandé l’impossible. Demandé étant un mot trop fort, considérant que Douhbée n’avait jamais donné à Soren le moindre espoir que leur relation s’étende au-delà de l’amitié, le traitant constamment comme un ami. Et aujourd’hui, elle ne récoltait rien de plus que ce qu’elle avait semé, architecte de son malheur, comme d’habitude. L’écuyère resserra alors son châle sur sa poitrine, réalisant stupidement quel genre de spectacle elle donnait. Était-ce vraiment volontaire qu’elle s’était mise jolie spécialement aujourd’hui, cherchant inconsciemment quelque chose que son cerveau avait toujours craint? Quelques heures trop tard?

-Ne la fait pas attendre, soit pas aussi stupide que moi… souffla-t-elle en se retournant pour rentrer à sa chambre, et enfiler quelque chose de plus convenable.
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Vigie
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Ven 29 Avr - 10:14

La main tendue vers elle, Vigie eut un air incrédule. Venait-elle réellement de reculer de la sorte? Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas eu cette réaction et cela lui fit un énorme pincement cœur. Qu’avait-il fait pour mériter cette forme d’hostilité passive soudaine? Douhbée déclara qu’elle allait bien – non sans un bégaiement – puis se leva pour éviter la proximité du nouveau chevalier. Mais pourquoi agissait-elle de la sorte? Son expression inquiète se mua en une dureté non habituelle pour un garçon comme Vigie. Il lui en voulait, là maintenant. Il lui en voulait d’agir comme s’il était un monstre alors qu’il était simplement venu se confier à elle, qu’il voulait simplement son avis. N’avait-il pas écouté chacune des paroles de la pardusse sans une once de jugement? Pourquoi ne pouvait-elle pas faire de même avec lui? La mâchoire serrée, il reçut les autres paroles de l’écuyère sans broncher. Elle était mal placée pour en vouloir à qui que ce soit. Il n’avait pas à lui demander la permission! Ils étaient amis, rien de plus. Oh, il aurait bien voulu davantage, mais c’était elle qui gardait ses distances…

Les paroles suivantes le surprirent au plus haut point. Vigie avait l’impression d’être instable tant sa gamme d’émotions passait rapidement d’un extrême à l’autre lorsqu’il était en présence de Douhbée. Ainsi, en quelques minutes à peine, il avait passé du bonheur, à l’incertitude, à l’inquiétude, à la colère et là, à la surprise. Qu’était-elle en train d’insinuer? Toute cette scène… ça ressemblait drôlement à une confession. Son cœur battait très vite, puis il se releva dans un bond.

- Heu… Douh? Qu’est-ce que tu veux dire par « Misère! Si seulement Isil avait attendu à demain… »? Demanda-t-il d’un air incrédule au visage. Est-ce qu’il comprenait bien? Était-elle aux prises avec des regrets de… de… de ne pas être intervenue plus tôt?

Il avait l’impression que son cœur battait trop fort pour que sa cage thoracique puisse le contenir. Son souffle était court. Qu’était-elle en train d’insinuer? Doucement, la pardusse se retourna pour lui faire face et baissa le regard vers le sol. Un triste sourire trônait sur ses lèvres pleines alors qu’elle lui donnait son opinion honnête sur la situation. Déclarer ses sentiments à la femme qu’il aimait? Elle pensait sérieusement qu’il aimait Isil!? Mais ce n’était pas le cas! Certes, il avait songé à se rapprocher d’elle l’espace d’un instant, et ce, même s’il ne l’aimait pas… mais là, c’était totalement impossible. Pas après avoir entendu sa flamme prononcer ces paroles pleines de sous-entendues. L’écuyère de Courage resserra son châle autour d’elle dans un mouvement empreint d’un malaise presque palpable, puis se détourna pour se diriger vers l’aile des chevaliers. Elle lui suggéra de ne pas faire attendre Isil, de ne pas être aussi stupide qu’elle…

Trop de pensées diverses se bousculaient dans le crâne de Soren. Trop d’émotions envahissaient sa poitrine. Une seule d’entre elles lui frappa l’esprit comme un éclair fracassant : * Rattrape là, idiot! * Sans plus attendre, il se précipita à sa suite, puis posa une main sur son épaule pour l’obliger à se retourner et à lui faire face. Son regard doré se planta dans les iris félins de la jeune femme, tentant de déceler le moindre indice lui prouvant qu’il avait tort, qu’elle ne ressentait rien pour lui. Il avait donc raison. Cette nouvelle information le chamboula. Depuis tout ce temps, il avait été fou d’elle sans obtenir le moindre retour du balancier. Mais là, la situation changeait du tout au tout. Il devait tout lui dire. Il n’en pouvait plus.

- Tu n’as vraiment rien saisi, pas vrai? fit-il d’une voix douce. Je ne ressens absolument rien pour Isil. Rien du tout. Ce qui s’est passé ce matin, c’était… un événement isolé qui m’a surpris autant que toi. Je… j’ai accepté d’embarquer dans son jeu simplement parce que je me sentais seul…

Puis, il posa une main sous le menton de l’écuyère pour l’inciter à le regarder.

- … Je n’ai jamais répondu à ta question lors de notre sortie au grand marché, parce que j’avais une peur bleue de ta réaction. J’avais peur de te dégouter, de te donner une raison de plus pour me repousser. Or, la réalité est que je suis fou de toi depuis le premier jour où je t’ai vu, lors de l’adoubement des écuyers. Levant une main, il replaça délicatement une mèche de cheveux blonde, rebelle, et dorée. Et ça n’a jamais arrêté depuis. J’ai espéré à plusieurs reprises pouvoir passer à autre chose, essayer de me convaincre que fréquenter quelqu’un d’autre serait la meilleure solution, mais c’était au-delà de mes forces. Surtout en te voyant dans ta jolie robe, venue pour me féliciter de mon nouveau titre. As-tu la moindre idée de ce que tu représentes pour moi? Je t’aime plus que je ne m’aime moi-même…

Ses paroles avaient coulé comme le flot d’une rivière calme : sans arrêt, sans hésitation, sans embuche. C’était la première fois qu’il réussissait à verbaliser ses sentiments de la sorte. Il n’avait pas réfléchi à l’impact que ses mots pourraient avoir sur la jeune femme et craignait un peu – maintenant qu’il cogitait sur le sujet – qu’elle ne le prenne mal. Un air soucieux au visage, il scruta chacune de ses réactions. Douhbée était sans mot, mais ne semblait pas dégager de peur ou de dégoût. De l’émotion peut-être? Les larmes pointaient aux coins de ses yeux alors qu’elle s’efforçait de prononcer quelconque parole. L’ancien écuyer de Lyslo était soulagé de constater qu’il ne l’avait pas offensé ou dégoûté! C’était comme si une tonne de briques avaient été retirées de ses épaules! Elle n’avait pas besoin de s’exprimer si elle ne s’en sentait pas capable. Toute sa gestuelle parlait pour elle.

Vigie se pencha doucement vers l’avant, surveillant la moindre réaction de la pardusse. Ça faisait des lustres qu’il avait envie de faire ça! Ainsi, ses lèvres frôlèrent doucement les siennes et au moment où il vint pour l’embrasser…


- Vigie! Tu es là! On t’a cherché partout! Ton ancien maître veut te voir!

Le nouveau chevalier sursauta et se recula d’un coup. D’autres nouveaux chevaliers fraîchement gradués apparurent en riant et en se dirigeant vers lui. C’étaient ses potes… mais en ce moment, il avait foutrement envie de les voir disparaître! La bouche ouverte, il voulut prononcer quelconque parole, mais sans que le moindre son ne puisse sortir. Il jeta un regard à Douhbée et sentit ses frères d’armes lui agripper les bras pour le tirer à leur suite.

- Attendez! Attendez! s’écria Soren à l’intention de ses compagnons. Puis il se tourna vers Doubhée. Douh! Je voulais te demander : nous allons festoyer pour graduation ce soir, dans la capitale! Ce sera pour le repas! J’aimerais beaucoup que tu viennes. Ça te dit? S’il te plaît?? Je vais t’attendre sur la place publique au crépuscule!

Il n’eut le temps d’ajouter rien d’autre que ses copains, visiblement grisés par leur graduation, s’éloignaient en riant et en le soulevant de terre pour le forcer à suivre. Il aurait nettement préféré que les choses se passent autrement!
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Ven 29 Avr - 13:00

Peut-être était-ce égoïste de sa part, pour quelqu’un qui recherchait le bonheur depuis tant d’années, de ne pouvoir exprimer sa joie lorsque son ami lui confiait ce qui lui arrivait de bien. Mais Douhbée n’arrivait tout simplement pas à se réjouir comme elle aurait dû, et se sentit une bien piètre amie de le laisser en plan en ce jour si important pour lui. La pardusse espéra que son conseil la ferait passer pour assez compréhensive et éviter qu’il ne la déteste. Mais serait-elle vraiment capable de continuer de le côtoyer, en ami, alors que son propre coeur venait de lui révéler qu’elle l’aimait? Le phéryxian avait semblé tellement heureux de l’avoir à son adoubement, c’était difficile d’accepter qu’il ne ressentait plus que de l’amitié pour elle, maintenant qu’elle était enfin prête à avancer dans sa vie.

*Mais est-ce que je le suis vraiment?* se demanda-t-elle une nouvelle fois en pensant qu’elle n’aurait peut-être pas avancé dans ses sentiments si elle n’avait pas eut cet élan de jalousie. Une jalousie qui était totalement injuste et gratuite, considérant que Soren ne lui devait rien, depuis le temps qu’elle le traitait comme un simple ami… Le phéryxian semblait d’ailleurs froissé, et elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle avait couru après, d’abord en le repoussant, puis en ne se réjouissant pas de son bonheur. Elle se trouvait égoïste et ingrate, et elle l’aurait mérité s’il avait décidé de ne plus jamais lui adresser la parole. Un énorme pincement au coeur fit souffrir Douhbée en pensant qu’elle avait perdu une amitié fortement travaillée pendant trois ans, jusqu’à ce qu’il ne la rattrape, l’obligeant à se retourner en lui attrapant l’épaule. Et cette fois-ci, elle ne se poussa pas sous le contact, en fait, elle espérait ce contact plus que tout.

Même si la voix de Soren se voulait douce, Douhbée se sentit totalement stupide sous ses propos, il le lui avait déjà dit, qu’il ne croyait pas être amoureux d’Isil, mais elle était seulement resté avec leur aventure en tête. Que le phéryxian revienne vers elle pour se justifier lui redonnait un peu d’espoir pour leur amitié, et peut-être même pour autre chose… S’il n’aimait pas l’autre écuyère…

-Et c’est totalement de ma faute, je suis désolée. chuchota Douhbée en levant la tête vers le soleil pour assécher ses larmes avant qu’elles ne tombent, lorsqu’il parla de sa solitude. Je m’étais jurée de pas pleurer aujourd’hui… se maudit-elle à voix haute, d’en vraiment le réaliser elle-même.

La pardusse aurait pu répéter cent fois qu’elle était désolée pour toute la souffrance qu’elle lui avait infligée pendant trois ans, ça ne lui semblait pas suffisant pour changer quoi que ce soit. Douhbée se sentait terriblement coupable, et méchante même, envers cet ami qui avait sus être là pour elle quand c’était important. Elle baissa à nouveau les yeux, bien qu’ils risquaient de s’emplir d’eau, mais c’est qu’elle était incapable de voir le visage de Soren qu’elle s’imaginait plein de souffrance. Ce n’était pas le cas, car si son menton trembla lorsque son ami la força à regarder vers lui en lui relevant la tête, le regard doré qu’elle y croisa eut tôt fait de la rassurer.

Et les propos qui s’en suivirent aussi. Douhbée se mit à trembler comme une feuille sous les paroles rassurantes de Soren. Cette déclaration d’amour, qu’il refoulait depuis… depuis son attribution? réchauffa le coeur de l’écuyère. Ainsi, il l’aimait avant même leur entraînement forcé, ce qui expliquait à la fois son malaise et ses efforts pour la sortir de sa situation précaire. Si le futur (ironiquement) et l’amour d’un homme l’effrayait toujours et qu’elle anticipait ce qu’imposait «être un couple», elle était pour l’instant trop soulagée de ne pas avoir perdu son ami pour paniquer. Et puis, il ne fallait plus qu’elle panique, si elle voulait guérir, et surtout, si elle voulait éviter que Vigie ne se lasse de l’attendre… Encore.

Ainsi, lorsque la main chaude de Soren lui replaça une mèche de cheveux, frôlant légèrement sa joue, Douhbée la saisit doucement de sa main griffue tremblante et la posa sur son visage, réchauffant ainsi les traînées de larmes froides qu’elle n’avait pas pu retenir. Soulagée d’apprendre qu’il n’avait pas cessé de l’aimer, même si elle avait été un espoir semblant innateignable, la pardusse poussa un soupir, et bien qu’elle n’en arrêta pas de tremblé d’angoisse, elle réussi à avoir un sourire. Elle penserait plus tard aux conséquences de ce qui se déroulait, aux étapes plus difficiles encore qu’il lui restait à franchir pour lui rendre l’amour qu’il méritait. Mieux valait ne pas s'empoisonner l’esprit tout de suite, et profiter de cette confession qui lui remplissait l’estomac de papillons et faisait palpiter son coeur.

Les yeux de Soren exprimaient de l’inquiétude, il semblait attendre la réaction de Douhbée en craignant qu’elle ne panique encore et prenne ses jambes à son cou, mais il n’en était pas question. Plus maintenant, alors que son coeur plein de tourments venait à peine de commencer à guérir, elle ne voulait pas briser cette paix intérieure en se retrouvant toute seule pour réfléchir. Ses lèvres formèrent la lettre «J», mais aucun mot ne sorti de sa gorge serrée par l’émotion. Si son coeur battait la chamade lorsqu’elle comprit l’intention de Vigie, qui se penchait vers elle, la pardusse n’eut aucun mouvement de recul. Au contraire, bien inconsciemment, elle avança sa tête et tendit les lèvres, cherchant se baiser qui lui assurerait que tout ceci était réel. Hors, le phéryxian n’eut le temps que de l’effleurer avant qu’une voix ne le fasse sursauter, les ramenant tous les deux dans la réalité.

Un groupe de jeunes chevaliers fraîchement adoubés agrippèrent Vigie par le bras et l’entraînèrent à leur suite, lui assurant que son ancien maître voulait le voir et semblant vraisemblablement vouloir aller fêter leur adoubement. Douhbée resta figée alors que son ami… son amoureux lui échappait, juste comme ils se découvraient. Elle se mordit les lèvres, toujours tremblantes d’envie de retrouver cet intensité électrique lors de leur premier baiser. C’est en étant privée de celui-ci que la pardusse réalisa à quel point elle le désirait, il lui semblait que ses lèvres lui picotaient du léger frôlement qui les avaient laissées en émoi.

Entraîné par ses amis, Soren héla Douhbée, lui demandant de le rejoindre au crépuscule pour fêter sa graduation. Si la jeune écuyère n’avait nulle envie de passer la soirée avec cette bande de copains qu’elle ne connaissait pas, elle se surprit à hocher positivement de la tête au «S’il-te-plait». Si c’est en tête à tête qu’elle aurait voulu revoir le Chevalier, elle pensa que cette sortie pourrait aussi aider à la guérir, il fallait qu’elle se lie avec d’autres membres de l’ordre, et comme sa propre génération la fuyait…

Et puis… elle ne supporterait pas de savoir qu’Isil y allait et se retrouverait seule avec Vigie une autre fois…

***[Vigie] Je… je t’aime Soren…*** eut-elle finalement le courage de lui envoyé lorsqu’il eut disparu, car si sa gorge était toujours aussi serrée, sa magie et ses émotions ne lui étaient pas innaccessibles.

***

Le plus difficile a été de résister à la tentation de porter son uniforme d’écuyer. Tout le monde allait être en tenue décontractée, Douhbée allait détonner si elle partait se changer. Mais elle détonnerait de toute façon avec cette robe mauve incroyablement séduisante. Ne délaissant pas son châle, la pardusse avait passé le reste de la journée cachée à la bibliothèque, à lire pour cesser de penser. Il ne fallait surtout pas que son esprit s’égare sur ce qui venait de se passer, parce qu’elle aurait fini par angoisser à l’idée de ce qui allait venir. Parce qu’elle n’était pas stupide, et du haut de ses dix-sept ans, son corps de femme lui chuchotait des besoins que son cerveau avait jusqu’alors refusé, et elle s’effrayait elle-même.

Lorsque Douhbée remarqua que la luminosité tendait à diminuer, elle referma son livre et sorti de la bibliothèque. S’il lui avait fallu du courage pour sortir à la vue et au sus de tous pour la cérémonie, elle avait au moins eut la chance que les gens s’intéressaient plus à l’adoubement qu’à elle, et elle était finalement passée inaperçue. Se raidissant d’avance sous les commentaires qu’elle craignait d’entendre en chemin vers la place publique, la pardusse marcha d’un pas rapide en resserrant son châle autour de ses épaules, par excès de pudeur et non pour se réchauffer, puisque l’air était encore empreinte de la chaleur du soleil qui n’avait pas tout à fait terminé sa descente.

La silhouette de Soren, reconnaissable parmi tant d’autres, se découpait sur le soleil couchant. Douhbée était reconnaissante au soleil de s’être caché derrière son ami, elle préférait ignorer l’expression qu’il arborait sur son visage, qui était couvert des ombres de ce début de soirée. Si sa propre timidité était parfaitement visible pour le phéryxian, la pardusse préférait ne pas savoir ce qui se déroulait dans la tête du Chevalier, ayant déjà assez à faire avec ses propres pensées.

-Bonsoir… chuchota-t-elle à son approche, souriant à la silhouette dont elle ne pouvait détailler le visage. Ça me fait plaisir que tu m’aie invitée, malgré que je risque d’être de bien mauvaise compagnie avec tes copains. insinua-t-elle, parce que si elle n’était plus prise de panique en présence d’hommes inconnus, elle n’était toujours pas à l’aise... J’espère seulement que tu ne m’en voudras pas de ne pas rester très longtemps… tu sais… le couvre feu, j’ai bien peur de ne pas avoir autant de chance une deuxième fois.

D’un geste rapide, elle pointa le château en se remémorant leur escapade nocturne, détournant les couvre-feux auxquels ils étaient soumis en tant qu’écuyer et qu’elle devait toujours respecter, même si Vigie en était libéré. Soulagée de constater que Soren l’attendait seul, Douhbée poussa l’audace jusqu’à retrouver la proximité qu’ils avaient avant d’être interrompus.

- Quand tu es parti tout à l’heure, j’ai crains que je ne retrouverais plus jamais le courage qui m’a pris… mais il semble bien que Colombe m’ait changé pour de bon, ou au moins pour aujourd’hui.

Douhbée se hissa alors sur la pointe des pieds et, bien qu’hésitante, osa effleurer les lèvres de Soren avec les siennes. Elle attendit alors une courte seconde, au cas où un satané pnj aurait eut envie de gâcher encore la scène, puis, rassurée, l’embrassa pour de bon.

Ce n’était certainement pas le baiser du siècle, puisque ses lèvres tremblaient malgré elle, mais il était à tout le moins mieux que le prude et court baiser qu’elle lui avait volé trois ans plus tôt. Douhbée tenta de chasser la pensée amère qu’Isil savait probablement mieux s’y prendre, et elle espéra que Soren n’était pas en train de les comparer, auquel cas elle ne serait jamais capable d’aller plus loin avec lui. Elle-même aurait du mal à oublier que le Chevalier ne partait désormais plus sur le même pied d’égalité qu’elle, et ça la rendait d’autant plus nerveuse de le savoir.

-Alors… où sommes-nous attendus? demanda-t-elle dans un murmure, la gorge à nouveau trop serrée pour parler plus fort.
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Ven 29 Avr - 21:20

Le chevalier fraîchement adoubé avait passé le reste de sa journée comme sur un nuage. Tout était trop surréaliste. Tout d’un coup, les éléments de sa vie qui stagnaient depuis très longtemps venaient de prendre une autre couleur. Il pouvait sans l’ombre d’un doute dire que c’était de loin le plus beau jour de sa vie. Non seulement était-il gradué, mais il avait enfin pu déclarer sa flamme à Douhbée. Plus surprenant encore, elle l’aimait à son tour! Sa douce voix résonnait toujours dans son esprit, comme un écho enchanteur qui ne cessait de se répercuter dans sa tête. Oh il fallait admettre aussi que sa matinée avait également bien débutée. Bien qu’il aurait nettement préféré vivre la chose avec Douhbée, il aurait été malhonnête de sa part que de dire qu’Isil n’avait pas – ne serait-ce qu’un peu – contribué à son bonheur de la journée. Évidemment, il se garderait bien de révéler cette pensée à qui que ce soit! De toute façon, s’il avait révélé le secret de cette dernière à la pardusse, il n’avait pas l’intention d’en parler à qui que ce soit d’autres. L’écuyère de Losly avait probablement ses raisons de dissimuler son genre de la sorte…

Le garçon avait passé la journée à serrer des mains, à rigoler avec son maître et son jumeau, à recevoir des félicitations et même à boire du vin fraîchement débouché pour l’occasion par des servants du château. Oh l’alcool ne lui montait pas facilement à la tête et c’était une chance! Il avait envie de garder ses idées claires pour sa soirée… pour Douhbée. Malgré cette journée achalandée, il devait admettre que l’écuyère occupait ses pensées constamment. Il avait envie de la revoir, maintenant, tout de suite. Étaient-ils des amoureux, maintenant qu’ils avaient été honnête l’un envers l’autre? Enfin? Encore une fois : la situation était presque irréaliste. Si tout ceci était un rêve, il espérait honnêtement ne jamais se réveiller!

*************************************

Le crépuscule était enfin arrivé. Vigie attendait patiemment sur la place publique et regarda les employés de la capitale s’afférer à allumer les lanternes qui servaient à éclairer les rues. Étonnamment, il était un peu nerveux. Et si Douhbée décidait de ne pas venir? Il savait qu’elle n’était pas particulièrement à l’aise en public et une possibilité persistait qu’elle décide de lui fausser compagnie. Bien sûr, elle avait hoché de la tête à sa demande, mais avait-elle fait ce mouvement sans trop mesurer l’ampleur de la situation? Les potes de Vigie étaient sympas. Ils n’étaient pas du genre à vouloir embêter la damoiselle et ils avaient bien remarqué la situation dans laquelle se trouvait l’ex-écuyer de Lyslo au moment où ils étaient venus le quérir. Ainsi, eux-mêmes laissèrent planer la possibilité que Soren les quitte un peu plus tôt que prévu afin de pouvoir passer du temps avec celle qui allait probablement devenir sa tendre moitié. De véritables copains, quoi!

Levant le nez vers le ciel, le jeune pheryxian de 19 ans observa le ciel teinté des dernières lueurs solaires. Il laissa son esprit vagabonder quand soudain, une voix douce le tira de ses songes. Sans plus attendre, il se retourna pour voir la sublime écuyère s’avancer vers lui, toujours dans sa robe mauve chatoyante. Un sourire radieux envahit alors le visage de Soren. Ce qu’elle pouvait être belle! Encore plus en ce moment, avec la lueur du soleil couchant se reflétant sur elle. Elle s’excusa d’avance, prétextant qu’il y avait possibilité qu’elle ne soit pas de bonne compagnie ce soir et lui rappela le couvre-feu qui pesait sur elle. Oh merde! C’était ça le truc qu’il avait oublié de demander à Colombe! Bon… ils passeraient simplement moins de temps avec ses potes! Parce que oui, il avait bien l’intention de passer un peu de temps seul à seul avec elle.

Le jeune homme gloussa lorsque sa compagne fit mention de leur première escapade nocturne et illégale. Il était vrai qu’il avait vraiment tout fait pour éviter à Douhbée d’être grondée! Même la hisser sur la balustrade avec une corde rêche… Ces trucs un peu fous que l’amour pouvait vous faire faire, quand même… Elle enchaîna ensuite en déclarant qu’elle avait eu peur de ne plus avoir le courage de revenir auprès de lui. Elle avait raison : Colombe avait su lui insuffler de la force, au fil des ans. Puis, la jeune femme de 17 ans se hissa sur le bout des pieds et vint effleurer les lèvres de son compagnon avec les siennes. Elle hésita un instant, puis ils échangèrent enfin leur premier véritable baiser. Si un de ses potes décidaient de rappliquer à ce moment-là, c’était SÛR que Soren lui enverrait la décharge de sa vie! Leur baiser fut doux, mais tout de même chaste. Rien de bien élaboré. Néanmoins, le nouveau chevalier aurait voulu que ça dure plus longtemps et eu une petite pointe de déception lorsque sa compagne rompit le contact pour lui demander l’endroit qui leur servirait de point de rendez-vous avec les autres.

- Oh… Oui! Oui! La rencontre avec les autres, fit-il, se rappelant soudainement le but de la soirée. C’est au Sanglier Danseur. Pas très loin d’ici. Ne me regarde pas comme ça, ajouta-t-il d’un air amusé. Toutes les tavernes ont des noms étranges comme celui-ci!

Le couple marcha donc lentement, au même rythme, en direction de l’établissement convoité. Vigie glissa ses doigts à travers ceux de la pardusse et se pencha pour apposer un baiser sur sa tête. L’odeur de ses cheveux blonds lui monta au nez. Ce qu’elle sentait bon! Une délicate odeur de… lavande! Toutefois, avant de rejoindre les autres, il avait une question à lui poser. Cette interrogation lui brûlait les lèvres depuis leur séparation de ce matin.

- Dis-moi, Douh, fit-il alors que la taverne apparaissait enfin au bout de l’allée. Heu… compte tenu des circonstances, est-ce qu’on peut dire que… bah… que tu es ma petite amie? Je veux dire : ce n’est pas nécessaire de le crier sur tous les toits si tu n’es pas à l’aise avec cette idée! S’empressa-t-il d’ajouter afin d’éviter toute forme de malaise. Seulement… j’aimerais mettre un nom sur notre liaison…

Une fois devant la bâtisse, le garçon s’arrêta un instant, puis se retourna pour faire face à celle qui semblait être sa nouvelle petite amie, puis lui enserra doucement la taille. Il se pencha pour poser encore une fois ses lèvres sur les siennes, échangeant un nouveau baiser de façon plus amoureuse cette fois. Il la serra ensuite contre lui, puis la libéra de son étreinte. Il s’approcha ensuite de la porte de l’établissement et poussa cette dernière. Il n’avait aucune idée à savoir si Douh voulait que des gens sachent pour eux ou pas. Alors il se contenta de rester près d’elle sans nécessairement avoir de contact physique. Une fois à l’intérieur, une musique de violon enjouée se mit à envahir l’air. Les copains de Vigie leur firent signe de la main et ce dernier incita sa compagne à le suivre. L’ambiance dans cette taverne était agréable. Les gens semblaient s’amuser sans dépasser les limites du bon goût, ce qui était rassurant en soit. Le nouveau chevalier présenta sa compagne à ses copains (au compte de 6 jeunes hommes) et ceux-ci la saluèrent poliment avec des expressions joviales.

Une serveuse aux cheveux de feu s’approcha d’eux et ils commandèrent à manger et à boire. Le dîner de ce soir était constitué d’un potage aux légumes racines, puis d’un repas de lièvre ou de canard braisé (au choix), accompagné d’un riz aux champignons sauvages, de légumes de saisons et d’un gros quignon de pain. Pour ce qui était de la boisson, Vigie décida de se pencher pour chuchoter une suggestion à l’oreille de Douhbée, se doutant bien qu’elle n’avait probablement pas bu beaucoup d’alcool dans sa vie. « Je te suggère de prendre du cidre, c’est à la fois un peu acidulé et sucré, ça devrait te plaire ». Pour sa part, il commanda une chopine de cervoise. Les copains de Soren posèrent quelques questions à l’écuyère : rien de bien déplacé, simplement pour la connaître davantage. Les rires fusèrent à de nombreuses reprises lors du repas alors que tous se délectaient de la nourriture franchement bonne étant donné le prix très bas du plat. La bonne humeur était généralisée et les nouveaux chevaliers trinquèrent en l’honneur de leur nouvelle fonction et de leurs futures missions. Le temps fila à une allure surprenante et Soren songea qu’il était peut-être temps de quitter les lieux pour revenir tranquillement vers le château. Et puis… il savait bien que Douhbée n’était pas des plus à l’aise lorsqu’il y avait autant de gens, et ce, même si l’ambiance était particulièrement bonne. Il régla donc leur addition, puis remercia ses copains pour la soirée. Ils saluèrent chaleureusement la pardusse, puis le duo quitta l’établissement.

- J’espère qu’ils ne t’ont pas trop embêté, fit-il avec un sourire en marchant main dans la main avec elle. Ils sont un peu guignols, mais franchement sympas quand on prend la peine de les connaître…

Le ciel était complètement dégagé. Un mince croissant de lune trônait dans le ciel, laissant tout le loisir aux étoiles de briller de mille feux. Le couple déambulait lentement dans les rues de la capitale. Vigie s’arrêta ensuite et fit pivoter Douhbée sur elle-même avant de l’attraper dans ses bras pour l’embrasser de nouveau.

- Tu n’as aucune idée à quel point je suis heureux d’être avec toi, souffla-t-il en appuyant son front contre le sien. Je t’aime tellement…
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Ven 29 Avr - 22:46

Douhbée se détendit énormément de voir que Soren semblait se contenter de ce qu’elle lui donnait, sans chercher à prendre plus que ce qu’elle était prête à faire pour l’instant. Aucun geste déplacé au cours de leur baiser, qui était tout simplement parfait selon elle. Qu’il comprenne autant sa lenteur épouvantable la touchait, même si elle se sentait toujours coupable de le faire attendre. Il avait dix-neuf ans, et des besoins adultes qu’elle craignait encore d’explorer, même si elle y avait pensé. Bien qu’il était toujours à contre jour, il sembla à la pardusse que les yeux dorés de Vigie exprimaient une certaine déception, mais elle souhaita que ce ne fut que l’envie d’aller plus loin, et non son incompétence en comparaison d’Isil…

L’écuyère s’amusa du temps qu’il fallu à Soren pour se rappeler de la raison de leur présence ici, et elle rougit en pensant qu’il se trouvait probablement bien ailleurs dans sa tête, loin de sa soirée de graduation, plus en solitaire… avec elle. Si Douhbée fronça les sourcils en entendant le nom de l’endroit où ils allaient, c’était plus parce qu’il s’agissait d’une taverne que parce que ça avait un nom bizarre. Elle n’avait jamais mis les pieds dans un tel endroit, et n’avais jamais pris la peine de se demander si elle y avait le droit, d’ailleurs. C’est que… les lieux publics, plein d’hommes, souvent saouls, ce n’était pas tellement son fort… Un endroit parfait pour abuser d’une pauvre jeune fille, non?

Enfin, elle haussa les épaules, en compagnie de Soren, elle ne risquait rien. Ne venait-il pas d’être adoubé Chevalier? Et puis, elle ne se défendait pas trop mal elle-même, de toute façon, son vrai handicape était plutôt la peur, qu’elle soignait tranquillement. Tentant donc d’être le plus détendue possible, Douhbée accepta de le suivre, ses doigts liés aux siens, en savourant le silence et la douceur de la soirée qui commençait. Lorsqu’il se pencha pour lui embrasser les cheveux, la jeune femme sourit en pensant qu’elle avait de la chance qu’il soit toujours fou d’elle, malgré le temps. Il fallait vraiment être amoureux pour être aussi patient, ça ne pouvait être qu’un ange qu’on avait placé sur son chemin pour qu’elle guérisse enfin… Un messager des Dieux, sans aucuns doutes… Ses belels ailes blanches, bien que tachetées, la confortait dans cette idée saugrenue, qu’elle choisit de garder pour elle à cause de son ridicule.

Au bout d’une allée se présenta finalement leur destination, mais Douhbée s’arrêta un seconde en chemin lorsque Soren lui bredouilla timidement une question qui fit s’empourprer la pardusse. Effectivement, elle savait ce que signifiait être la petite amie de quelqu’un, et elle n’avait jamais pensé y arriver un jour. Répondre oui l’obligeait-elle à aller plus loin? Elle doutait toujours, malheureusement, d’en être capable… Si Vigie tenta d’éviter le malaise en lui précisant que ce n’était pas pour crier sur tous les toits, mais seulement qu’il voulait pouvoir mettre un nom sur leur liaison. Elle-même, d’ailleurs, passait son temps à hésiter entre l’appellation «ami» ou «amoureux», tout ce développement étant définitivement trop récent et soudain pour qu’elle puisse y réfléchir plus profondément…

-Eh bien… je… elle bredouillait à nouveau, comme l’adolescente de 14 ans qu’elle avait pourtant cessé d’être… Je suppose que oui, on peut le dire comme ça, souffla-t-elle en se laissant finalement entraîner vers la porte du bâtiment.

Il était inutile d’ajouter quoi que ce soit, ils avaient déjà eut une conversation semblable après leur premier baiser, quand elle avait pris peur devant l’amour en craignant que ça ait au-delà de ses limites. Douhbée espérait seulement qu’au travers ses mots, ses yeux, Soren allait comprendre qu’elle ressentait toujours la même peur, quoi que moins intense, et qu’elle ne pouvait pas être bousculée. La dernière fois qu’elle avait insinué que Vigie pensait à la mettre dans son lit, l’adolescent s’était froissé, alors elle laissa ses pensées sur la glace. Il ne servait à rien de recasser de vieilles douleurs, surtout qu’au final… peut-être… maintenant âgée de dix-sept ans… Peut-être…

Juste avant d’entrer, toutefois, Soren s’arrêta pour la prendre dans ses bras, ce qui acheva de rassurer Douhbée. Ses étreintes avaient toujours l’effet escompté, comment n’avait-elle pu le réaliser plus tôt? Le baiser qu’il lui échangea cette fois-ci, plutôt que de lui faire apparaître des papillons dans le ventre, semblait plutôt y allumer un brasier. La jeune femme avait le souffle court et était tremblante lorsqu’il relâcha ses lèvres, puis son étreinte, mais c’était définitivement de l’émotion positive. Toutes ces sensations… physiques, que faisaient naître Vigie en elle l’excitaient autant qu’elles l’effrayaient. Son corps lui offrait-il la chance de faire la paix avec son passé, en fermant pour de bon le clapet de sa tête?

Une fois dans l’atmosphère chaude et animée de la taverne, Soren se fit plus discret, présentant Douhbée à ses amis (tous des garçons, au grand damn de la jeune femme, mais ça n’avait rien de surprenant, connaissant le secret du Chevalier) de façon totalement neutre, ne laissant paraître leur lien d’aucune façon. Toutefois, les coups d’œil que s’échangèrent les nouveaux Chevaliers en disaient longs sur ce qu’ils pensaient, et s’ils se contentèrent de la saluer poliment avec un sourire, celui-ci trahissait leur amusement. D’ailleurs, il n’échappa pas à la pardusse que la moitié d’entre-eux faisaient partis des joyeux lurons qui lui avaient volé Vigie quelques heures plus tôt… Et qui avaient dû surprendre leur baiser. Ou leur tentative de baiser… Qu’ils ont interrompus. Sals connards de PNJ.

Douhbée frémit lorsqu’elle sentit le souffle de Soren contre son oreille, décidément une zone sensible de son corps, tout comme ses cheveux. Elle rougit en le remerciant pour sa suggestion, sous les regards amusés ses compatriotes, qui eurent tout de même la délicatesse de ne pas se moquer. Si l’écuyère fut l’objet de quelques marques d’intérêt, elle ne fut heureusement pas le point d’attraction général du repas, plutôt centré sur les nouveaux Chevaliers, ce qui la soulagea d’un lourd poids. Ses bras tendus ne manquaient pas de replacer son châle à la moindre occasion, dès qu’elle sentait un regard posé sur elle, qu’il provienne de sa table ou d’une autre. À aucun moment elle n’osa toucher son petit ami, craignant d’être la cible de railleries, bien que le baiser qu’ils avaient échangé sur le pas de la porte l’avait laissée sur sa faim.

Bientôt, elle en oublia la présence des gens autour d’elle, concentrée sur Soren qu’elle se plaisait à voir rire et s’amuser. Si elle avait bien mangé et but, merci aux conseils de son amoureux, Douhbée avait passé le repas un peu ailleurs dans sa tête. Heureusement, elle était assez terre à terre pour avoir trouvé le moyen de rire aux bons moments (genre, heu, quand tout le monde riait) pour ne pas avoir l’air complètement déconnectée, mais si les amis de Vigie étaient vraiment sympas… c’était avec lui seul qu’elle aurait voulu passer toute la soirée. Et toute la journée d’ailleurs. Oh, peut-être toute sa vie, qui sait?

Enfin, Douhbée se retint de soupirer de soulagement lorsque Soren remarqua que le temps avançait et signala à ses amis que le couvre-feu des écuyers approchait. Parce qu’il aurait été inconvenable de laisser une dame aussi joliment accoutrée rentrer seule au château sans être accompagné, personne ne commenta que le Chevalier quitte avec elle, même si la pardusse se doutait qu’ils allaient commencer à rigoler aussitôt qu’ils seraient sortis. L’air frais du dehors fit le plus grand bien à la jeune femme, qui commençait à se sentir coincée dans cet endroit bien remplis de gens, et elle retrouva avec un frisson le contact de la peau de Vigie, qui lui avait naturellement repris la main maintenant qu’ils étaient à l’écart des regards indiscrets.

-Oh non, tu avais raison ils sont plutôt gentils… mais pour être bien honnête, j’avais hâte que ça se termine. Et pas à cause d’eux. J’aime bien… être seule avec toi. avoua-t-elle en rougissant honteusement. Je te remercie d’avoir été aussi discret, je n’aurais pas voulu répondre à des questions embarrassantes… Mais ne cache pas notre… heu relation juste pour moi, tu peux le dire, je finirai bien par me faire à l’idée si ça devient officiel. proposa-t-elle en haussant des épaules pour tenter de paraître décontractée, mais elle pensait à beaucoup trop de choses pour l’être vraiment…

C’est le moment que choisis Soren pour l’attirer à nouveau vers lui. Il sembla à Douhbée que chaque étreinte, chaque baiser, prenait de l’ampleur à mesure que les heures passaient. De l’échange chaste, ils s’embrassaient désormais d’une façon qui faisait naître dans le corps de la pardusse des frissons à des endroits… peu chastes… Leur front joints parce qu’ils ne voulaient plus se détacher l’un de l’autre, Vigie lui souffla encore des mots tendres reflétant ses sentiments, déclarant son amour, faisant à nouveau monter la température de l’écuyère.

-Et tu n’as aucune idée à quel point ce que tu me fais ressentir est… particulier. Je ne peux pas nier que ça me plait… avoua-t-elle en rougissant, de chaleur et de timidité. C’est les yeux rivés dans les siens qu’elle puisa le courage d’exprimer ses émotions. Je pensais que ça m’avait détruite, Soren, mais quand tu me dis que tu m’aimes, j’ose croire que je ne suis pas totalement brisée, finalement. Parce que je t’aime, il me semble que rien n’est impossible, maintenant. J’ai seulement peur que ces sentiments ne soient causés que par la nouveauté, j’ai peur de manquer de courage si j’attends trop… Il faut que j’arrête de me défiler, ça fait trois ans que je fuis, et ça m’a presque valu de te perdre. Je veux…

Se mordant les lèvres, elle se demanda si Soren comprenait où elle voulait en venir, parce que c’était clair pour elle. Ce qui s’était passé depuis le matin, toutes les étapes qu’elle avait franchie, d’abord seule puis grâce à lui… Tout ça ne pouvait pas s’arrêter maintenant, elle était sur une lancée, elle pouvait atteindre la guérison complète ce soir. Elle avait juste besoin d’être rassurée.

-Tu vas toujours m’aimer si je manque de courage, Soren? Au cas où… J’ai vraiment envie de… de… guérir avec toi. Douhbée s’empourpra soudainement en baissant les yeux, se trouvant stupide de n’avoir pas trouvé la force de dire le vrai mot. Tu as déjà été tellement patient, et je t’en remercie, mais j’en ai assez de te faire souffrir, et de me faire souffrir par la même occasion, dans l’attente. Je t’aime, et tu es mon petit ami… mais ça implique des…choses que je ne sais pas encore si je réussirai à faire, même si… je veux.

Complètement embarrassée, Douhbée cacha son visage en appuyant sa tête sur le torse de Soren. Était-elle vraiment en train de demander ça? Déjà? Et en même temps… Il était temps! Crispée, la pardusse s’inquiéta de ce qui allait suivre tout en désirant ardemment connaître les pensées de Vigie. Ce qu’elle aurait donné, en cet instant, pour voir le futur, pour savoir tout de suite si elle allait surpasser ses craintes et réussir à… aimer son amoureux correctement, ou si elle allait échouer. Ainsi, elle ne se ferait pas, et elle ne lui ferait pas, de faux espoirs. Mais les prémonitions, ce n’est pas sur commande.

-Je t’aime Soren… Tu m’as demandé ce matin ce que je voulais dire par «Si seulement Isil avait attendu à demain…». Tu sais exactement ce que je voulais dire, pas vrai?
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mar 3 Mai - 9:47

Son front collé toujours à celui de la pardusse, Vigie se délecta de cette proximité qu’il avait tant souhaitée. Il avait l’impression de vivre un rêve. Bon sang! Faites qu’il ne se réveille jamais… Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu’il entendit les propos de Douhbée. Elle semblait ressentir des émotions qui lui étaient inconnues à son égard. Il ne pouvait pas nier que ça lui plaisait! La suite de ses propos le surprit au plus haut point. Était-elle en train de lui demander de…? Reculant sa tête pour mieux la regarder, il plongea son regard couleur soleil dans l’or fondu des iris de Douhbée. Il cherchait le moindre indice pouvant lui confirmer ses soupçons. C’est au moment où la pardusse se mordit la lèvre inférieure avec le feu aux joues qu’il comprit qu’il n’était pas totalement dans le champ. Elle était prête à… à vouloir aller plus loin? Déjà? Enfin, non pas qu’il était mécontent de cette nouvelle – bien au contraire – mais il était surpris. Il avait en tête d’y aller lentement, de prendre la peine de s’acclimater à leur nouvelle relation avant de franchir le pas.

Elle était trop mignonne avec cette teinte rosée aux joues! Elle le faisait craquer, ni plus, ni moins. Certes, il accepterait d’emblée de se rapprocher physiquement d’elle, mais il se demanda pendant un instant si ce n’était pas toute cette nouveauté qui l’incitait à aller encore plus loin. Ou encore ce verre de cidre? Certaines personnes tenaient très mal l’alcool… Et si elle regrettait par la suite? Et si, sous l’impulsion du moment, elle se donnait complètement et réalisait par la suite que c’était trop vite pour elle? « Je t’aime, et tu es mon petit ami… », ces quelques paroles lui donnèrent plusieurs papillons dans l’estomac. Il savait qu’elle l’aimait, mais l’entendre dire le faisait littéralement fondre.

Complètement surpassée par un accès de timidité, la pardusse cacha son visage dans sa tunique, visiblement embarrassée par ses propres émotions. Elle profita de cette « cachette temporaire » pour confirmer la signification de ses propos prononcés plus tôt, par rapport à Isil. Un nouveau sourire naquit sur les lèvres du pheryxian. Il semblerait qu’ils avaient besoin d’avoir LA discussion relativement au rapprochement charnel. Sinon, plein de doutes et de sous-entendus persisteraient et ça ne pouvait qu’être mauvais pour eux. Glissant ses doigts sous le menton de l’écuyère, le nouveau chevalier l’incita à lever la tête. Il captura à nouveau ses lèvres contre les siennes dans un baiser un peu plus langoureux. Il en avait tellement envie! Mais il devait être un gentleman et lui faire comprendre que c’était peut-être une mauvaise idée de franchir ce pas maintenant. Il sentait que sa petite amie était partagée entre deux émotions contradictoires : l’envie d’explorer cet aspect de sa féminité et la peur d’être blessée, voir trahie. Vigie rompit doucement le contact, puis nota un banc du coin de l’œil, situé sous une lanterne de rue. Il invita sa compagne à l’y accompagner en lui tenant la main.

Une fois installé, Vigie se retourna pour faire face à Douhbée.

- Tu te doutes bien que ta proposition me fait vraiment plaisir, pas vrai? Commença-t-il, tout de même un peu gêné à l’idée de pouvoir enfin faire l’amour avec elle. Je ne te mentirai pas Douh : à ce niveau, tu me fais totalement de l’effet, crois-moi. Et ça ne date pas d’hier. Pourquoi crois-tu que je voulais que tu quittes les lieux avant moi lorsque j’étais dans la fontaine au moment de notre sortie au marché? Ajouta-t-il en riant. J’étais beaucoup trop embarrassé à l’idée que tu puisses remarquer à quel point tu m’attirais! Surtout avec la tenue que tu étais obligé d’arborer… BREF. Comme je me sentais idiot… tu n’as aucune idée! Toutefois, je ne crois pas que ce soit une bonne idée que nous franchissions ce pas, là, tout de suite. Tu ne crois pas que ça va un peu trop vite? Je veux dire… prenons d’abord le temps de nous apprivoiser en tant que couple. Une fois que ce sera fait, crois-moi, je serai le premier partant pour… enfin… tu vois ce que je veux dire. Je préfère que nous prenions notre temps afin que tu sois sûre de ce que tu désires et que tu te sentes totalement prête et consentante.

Évidemment, il nota une pointe de déception chez sa petite amie qui avait eu, mine de rien, le courage de vouloir franchir le pas immédiatement. Il n’aimait pas particulièrement la décevoir, mais il croyait honnêtement que c’était la meilleure chose à faire. Histoire de s’assurer qu’elle ne regrette rien et qu’elle soit totalement prête! Doucement, il glissa un bras autour de sa taille fine et la rapprocha de lui. Il voulait lui prouver que la situation n’était influencée par un réel un manque d’attirance pour elle. Il alla chercher à nouveau ses lèvres pleines en un baiser amoureux, langoureux et ô combien délicieux. Les yeux fermés, il profita de ce contact honnêtement plus prolongé que les autres. Les minutes filèrent alors que ces baisers gorgés d’amour s’étirèrent et gagnèrent en intensité bien malgré eux. Leurs langues valsèrent pour la première fois en une danse exquise et enivrante. Vigie caressait la nuque de sa petite amie, puis glissa ses doigts sur la ligne de sa mâchoire. Il rompit finalement le contact, le souffle légèrement court. S’il désirait repousser la chose à un peu plus tard, il devait absolument cesser maintenant, alors qu’il avait encore le contrôle sur lui-même. Il se racla la gorge, pour retrouver une forme de contenance et se releva en tendant la main vers elle.

- Il ne faudrait pas oublier le couvre-feu, pas vrai? Fit-il avec un sourire. Viens, je vais te raccompagner.

Une fois que la pardusse fut à sa hauteur, il glissa son bras autour de ses épaules frêles, puis le duo marcha tranquillement à travers les rues du village. La brise fraîche caressa leurs cheveux et fit bruisser les feuilles des arbres. L’air était doux et les étoiles brillaient de mille feux. La nuit parfaite. Une fois rendu aux grandes portes du château, Vigie fut satisfait de constater qu’ils n’avaient pas besoin de se séparer rapidement, puisque Douhbée lui avait explicitement fait comprendre qu’ils n’étaient pas obligés de se cacher à la vue des autres. Les soldats – qui connaissaient bien Vigie – les saluèrent avec un sourire en coin alors que le couple passait près d’eux. Au fond de lui, le pheryxian était fier comme un paon. Il avait la plus belle et la plus merveilleuse des petites amies! Il y avait bien de quoi être heureux, non?

Le duo traversa la cour intérieure et se dirigea vers l’aile des chevaliers. Ils entrèrent ensuite dans les dortoirs et Vigie alla mener Douhbée jusque devant la porte de Colombe. Il se retourna ensuite pour lui faire face et caressa doucement sa joue du bout des doigts. Il se pencha à nouveau pour l’embrasser puis scruta son visage de ses yeux dorés.

- Tu es magnifique, chuchota-t-il pour ne pas importuner personne. Merci de m’avoir accompagné à cette soirée. C’était franchement super. Je me languis déjà de te revoir. Je t’aime…

Il la serra dans ses bras et se détacha finalement d’elle, à contrecœur. Malheureusement pour lui, il n’avait absolument pas sommeil! Il avait beaucoup trop d’adrénaline pour même tenter de fermer l’œil. Il décida donc de retourner en ville rejoindre ses potes. En vol, ça ne lui prendrait que le tiers du temps pour se rendre!
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mar 3 Mai - 19:34

Alors qu’il scrutait son visage, certainement à la recherche d’indices sur ses véritables sentiments, parce que Soren était maintenant capable d’aisément lire en elle, Douhbée s’empourpra en craignant ce qu’il y lirait. Le Chevalier semblait avoir du mal à croire ce qu’elle venait de lui demander, et honnêtement, elle-même était surprise. Mais c’était pourtant ce qu’elle ressentait, ou du moins croyait ressentir en sa présence, même si cette idée lui aurait parue complètement saugrenue, voire impossible, quelques temps auparavant. Même ce matin, la pardusse ne se doutait pas d’être prête à aller si loin, alors que la seule idée de sortir de sa chambre coquettement vêtue lui avait demandé un effort herculéen…

La jeune femme ne put cacher son visage bien longtemps, car Soren lui releva la tête d’un doux frôlement sous son menton qui la fit frémir. Le baiser qu’il lui offrit alors, sans dire un mot, fit palpiter le cœur de Douhbée par sa langueur, sa sensualité qui sous-entendait bien d’autres caresses à venir. Si son cerveau se mit à rouler à cent milles à l’heure, à penser à la suite angoissante des choses après ce baiser, la pardusse resta béate que son amoureux l’entraîne vers un banc, alors qu’elle pensait qu’ils termineraient plutôt le chemin du retour. Non pas que cette balade au clair de lune n’était pas totalement romantique, mais elle s’était imaginée qu’après sa gênante déclaration (qui la mettait toujours autant en émoi), le phéryxian se serait empressé de rentrer à sa chambre…

Hors, ce n’était pas du tout le cas. Si Soren ne lui cacha pas le plaisir que faisait naître en lui cette proposition, aveu qui empourpra davantage Douhbée si c’est possible, la jeune femme avait l’impression que son ami amoureux était récalcitrant. Elle comprit bêtement la raison pour laquelle il n’avait pas voulu la suivre et était resté dans cette fontaine puante, lors du fameux marché où leur relation avait complètement changé. S’il en rit, il semblait tout de même franchement gêné par cet aveu, et la pardusse évita de quitter ses yeux pour vérifier si elle lui faisait effectivement le même effet, parce que ça serait beaucoup trop gênant pour elle. Tiens, peut-être était-ce pour cela qu’il l’avait invitée à s’asseoir…

La suite provoqua un immense pincement au cœur de Douhbée, et pendant un instant elle se sentit complètement désemparée. Il s’était tellement passé de choses en cette journée, tellement de progression pour elle, qu’elle avait l’impression que si elle s’arrêtait en si bon chemin, elle n’aurait plus le courage ensuite de reprendre la route. Et pourtant, Soren trouvait que ça allait trop vite. Certes, ils avançaient peut-être à la vitesse de la lumière, mais n’était-ce pas pour rattraper trois ans de lenteur… pire, d’immobilité? *Mais tu n’as pas pris le temps d’apprivoiser Isil…* songea-t-elle jalousement sans arriver à le dire à haute voix, parce que ça aurait été particulièrement injuste pour lui. Il ne méritait pas de remontrances. Et pourtant, pendant les quelques secondes qui suivirent, la pardusse eut l’impression que c’était elle qui vivait l’injustice. Pourquoi l’autre avait-elle eut ce droit qui lui était refusée, elle qui en avait bien plus de besoin, et qui aimait vraiment Vigie? Comment pouvait-il douter que ce soit ce qu’elle désire? Mais en fait, comme le phéryxian avait déjà été comblé aujourd’hui, peut-être qu’il ne le désirait pas vraiment…

-C’est que je ne voulais pas te faire attendre… encore. avoua-t-elle dans un chuchotement en baissant les yeux, sans oser ajouter «et que tu aille voir ailleurs, encore».

La déception de Douhbée laissa toutefois assez rapidement place à de la gratitude, en comprenant comment il se sacrifiait une fois de plus pour elle. Parce que malgré ses propos, la pardusse aurait certainement encore figé sous la pression au moment d’agir, étant donné les émotions qui naquirent en elle lorsque Soren l’embrassa à nouveau, plus langoureusement que jamais. Elle se tendit légèrement et ouvrit les yeux de surprise lorsque la langue de son amoureux chercha à s’introduire dans sa bouche. D’abord complètement sonnée, la jeune femme se laissa bientôt porter par cette intensité aussi enivrante qu’effrayante. Rassurée par le bras autour de sa taille, elle osa répondre, bien que maladroitement, à cette passion en fermant les yeux à nouveau. Aussi l’imita-t-elle d’une main tremblante lorsqu’il caressa sa nuque et sa mâchoire dans un mouvement sensuel qui la prit de court.

Lorsqu’il la relâcha, Douhbée compris deux choses importantes. Premièrement, non, il ne manquait pas de désir pour elle, car dans son visage se lisait l’effort que Soren avait dû mettre pour ne pas aller trop loin, emporté par la passion. S’il s’abstenait ce soir, c’était vraiment pour elle, et pas pour lui, pas à cause d’Isil. Parce que… deuxièmement, il avait raison. Si les tremblements de la pardusse pouvaient passer pour un effet secondaire de l’engouement, elle savait aussi que c’était de l’angoisse et ne pouvait pas se le cacher. La langueur de leur étreinte l’avait émoustillé et effrayé à la fois, peut-être avait-elle vraiment essayé d’aller trop vite simplement pour lui plaire, et peut-être l’aurait-elle effectivement regretté. Reconnaissante qu’il lui évite d’avoir à parler en lui rappelant le couvre-feu après  un raclement de gorge gêné, la jeune femme accepta de le suivre, charmée par son sourire. Et sa générosité. Et sa patience, bien qu’elle lui en avait mentalement reproché le manque, quelques heures plus tôt.

Dès qu’elle fut sur ses pieds, Douhbée ressentit le besoin de s’accrocher à Soren, craignant que ses jambes molles de la supportent pas. C’était déjà beaucoup d’émotions pour une seule soirée, et son corps le lui faisait réaliser. Si une douce chaleur dans son bas ventre, instinct de femme, lui susurrait qu’elle avait encore envie de plus, la pardusse choisit plutôt d’écouter sa tête, qui angoissait déjà avec tout ce qui s’était passé. Reconnaissante qu’il l’entoure d’un bras protecteur, elle put s’accrocher à la taille de Vigie en donnant l’impression qu’elle lui rendait son étreinte, bien qu’elle y prenne véritablement appui afin de marcher correctement… La courte distance qu’il leur restait avant le château se fit en silence, chacun probablement trop plongé dans ses pensées, ou ses émotions, pour avoir besoin de parler. De toute façon, c’était mieux ainsi, le clair de lune et le bruissement du vent dans les feuilles et leurs cheveux incitant plus au calme qu’à la conversation. Et puis, l’écuyère de Colombe n’aurait pas sus quoi dire…

Si Douhbée s’empourpra lorsqu’ils furent salués par les gardes, elle ne se retira pas de l’étreinte de Soren, d’abord parce que ça le rendait fier d’être son amoureux, mais surtout parce qu’elle n’était pas encore certaine de savoir marcher seule… Imperceptiblement, la pardusse ralentit le pas à l’approche de la chambre de Colombe, espérant retarder l’échéance de leur séparation, mais son Maître pouvait revenir à tout moment et elle n’avait pas franchement envie de répondre aux interrogations ce soir, elle en était trop chamboulée. Aussi, jeta-t-elle un coup d’œil rapide au couloir après qu’il l’eut embrassé, mais ils étaient seuls. La jeune femme se maudit de se sentir à nouveau rougir, bien que le clair de lune n’était plus là pour la trahir, lorsque Vigie lui chuchota qu’il la trouvait magnifique.

-Merci à toi… chuchota-t-elle en haussant les épaules. Pour tout. Pour m’avoir invitée, pour avoir été super, pour être patient, pour m’avoir comprise mieux que moi-même… Merci de m’aimer. sentit-elle le besoin de préciser en soutenant son regard doré et en frémissant sous la main qui lui caressait toujours la joue.

Soren l’enlaça une dernière fois avant de s’éclipser, ayant certainement ressentit son besoin de ne pas être surprise par Colombe. Douhbée tenta d’y cueillir le maximum d’amour qu’elle y trouva, craignant de ne pas avoir cette occasion assez tôt, puisqu’il était maintenant Chevalier et risquait de partir en mission avant longtemps.

-Je t’aime, chuchota-t-elle à la nuit, en se rappelant qu’elle avait oublié, dans sa gêne, de le lui dire à son tour. Mais il était déjà partie. L’imitant, Douhbée ouvrit la porte de sa chambre, constatant avec soulagement que Colombe n’était pas encore rentrée. La pardusse s’empressa de se déshabiller et se mettre au lit, pour éviter les questions…

***

Toujours est-il que Douhbée dormit fort peu durant cette nuit-là, et toute les autres qui suivirent. Les jours s’écoulaient, quant à eux, presque comme dans un rêve, la jeune femme se rendait à ses entraînements, mangeait et vivait en restant constamment plongée dans ses pensées. Soren ne lui quittait pas la tête, et son absence se faisait désormais ressentir comme un manque, à chaque jour qui passait. Maintenant qu’il était Chevalier, il avait bien peu de temps libres, si bien que la pardusse n’eut que quelques occasions de le voir, rapidement, avant qu’il ne doive repartir. Un simple sourire, parfois un mot échangé, une caresse discrète de la main, mais il était attendu et ne pouvait rester auprès d’elle. De toute façon, l’écuyère était aussi accablée d’entraînements et parfois de missions, maintenant qu’elle avait fait la moitié de son parcours auprès de Colombe, elle la suivait de plus en plus souvent à l’extérieur des murs du château.

Lors de la journée de congé hebdomadaire suivante, Soren était à son tour de garde, ainsi, il fallut attendre deux semaines avant que Douhbée ne puisse le retrouver seul à seule, hors de leur intense routine de travail. Chacune de leurs rencontres avaient été une torture en ne pouvant ni l’embrasser, ni lui parler ouvertement, n’en ayant jamais l’intimité et le temps nécessaire. Ce matin, l’écuyère savait que le Chevalier ne serait pas de garde, et elle-même avait toute sa journée de libre, ayant évité les offres de ses amies (fort peu nombreuses…) pour s’assurer de ne pas être interrompue au fil de la journée. Son temps de réflexion, elle l’avait bien mis à profil, et maintenant elle savait avec certitude ce qu’elle désirait.

***[Vigie] Où es-tu Soren? Tu es levé?*** demanda-t-elle en enfilant avec empressement une tunique simple et ses pantalons d’écuyer.

Douhbée ne disposait d’aucun autre vêtement personnel que sa robe, et s’il était normal d’être bien habillée pour la cérémonie d’adoubement, les gens allaient peut-être trouver bizarre qu’elle la remette simplement pour son congé. Pendant un instant, elle songea à emprunter quelque chose dans les tiroirs de son maître, encore une fois, mais elle se ravisa en pensant que ça ne lui ferait certainement pas, de toute façon, et qu’elle préférait être confortable dans ses vêtements banals que tendue dans une belle tenue.

Se mordant les lèvres, elle pensa alors qu’elle avait peut-être réveillé Vigie, car en passant devant une fenêtre, elle constata que le soleil était bien bas encore dans le ciel, même s’il était levé. Il était tôt, et l’activité commençait à peine à poindre dans le château. Haussant les épaules, elle se dit que s’il ne répondait pas, elle attendrait quelques heures pour l’interpeller à nouveau, puis se rendit à la salle à manger pour déjeuner. Quelques lèves-tôt s’y attablaient déjà, et comme à son habitude, Douhbée pris place seule sur la grande table de bois massif, à l’écart des autres, avec son pain chaud et sa pomme.

***[Vigie]Tu veux te joindre à moi pour déjeuner?*** demanda-t-elle malgré tout, ne pouvant se retenir de l’appeler une deuxième fois. Et tant pis si elle le réveillait. Il lui avait beaucoup trop manqué...
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Jeu 5 Mai - 15:42

Les semaines s’étaient défilées les unes après les autres à une vitesse beaucoup trop folle. Très peu de temps après son adoubement, le nouveau chevalier s’était vu attribuer une quantité monstre de missions. C’était que la demande était grande et les hostilités avec le royaume de Shola étaient officiellement déclarées. Entre ses départs intempestifs et les rapports à remplir, Vigie se retrouvait avec très peu de temps pour lui-même et, par le fait même, pour Douhbée. Cette nouvelle situation était dure pour lui, car tout ce qu’il voulait, c’était passer du temps avec sa tendre moitié. Parfois, entre deux missions, ils pouvaient se côtoyer sur de très courts laps de temps. Il devait alors se contenter d’un baiser furtif et de très légères caresses du bout des doigts, sans plus. Et puis, quand ce n’était pas les missions, c’était les entraînements de sa petite amie ou ses tours de garde… à croire qu’ils étaient damnés!

C’est donc que plusieurs semaines plus tard qu’ils eurent enfin l’occasion de passer un peu de temps ensemble. Vigie dormait à point fermé au moment où la jeune pardusse lui fit parvenir un premier message télépathique. Normalement, à cette heure si hâtive, il était déjà levé. Toutefois, il avait eu du mal à trouver le sommeil la veille, ce qui expliquait son besoin de dormir en cette belle journée de congé. Toutefois, la douce voix de Douhbée le secoua suffisamment pour l’inciter à ouvrir un œil doré. Roulant sur le dos, il se frotta le visage avec sa main droite et secoua de la tête, tentant visiblement de retrouver ses esprits. Il se redressa ensuite en position assise et vit son reflet dans le miroir juste en avant de lui. Il avait déjà eu meilleure mine. Les cheveux en bataille, les yeux vitreux et l’empreinte de son oreiller au visage étaient autant de preuves qu’il avait passé une mauvaise nuit. Vigie bâilla à s’en décrocher la mâchoire et entreprit de se lever. Il sortit donc du lit et se dirigea vers sa commode où il se saisit d’un pantalon banale couleur terre cuite et d’une tunique d’un vert chatoyant. Il enfila sa tenue improvisée et s’enligna pour aller aux bains quand un nouveau message résonna dans son esprit! OH! Ils avaient congé ensemble aujourd’hui et Douh l’attendait pour déjeuner! Il ferait bien de se dépêcher.

** [Douhbée] Bon matin mon amour, fit-il mentalement avec une voix néanmoins enrouée. Bien sûr, donne-moi quelques minutes, je vais simplement me purifier et je te rejoins! **

Maintenant, il était totalement réveillé! L’excitation l’avait gagnée et il ne tenait plus en place! C’est donc aux pas de course qu’il se rendit aux grands bains, passant près de bousculer un écuyer qui sortait de l’endroit avec son maître. Visiblement, ils n’étaient pas les seuls à s’être levés tôt. Une fois sur les lieux, Soren s’empressa de se dévêtir et de lancer ses vêtements propres dans l’un des coffres en bois. Il se jeta ensuite dans l’eau chaude du bain et se frotta rapidement pour nettoyer son corps. En dix minutes – top chrono – le chevalier fut lavé, séché, puis habillé. Normalement, il était du genre à prendre son temps, puisque ce moment de la journée était celui qu’il préférait, mais cette fois, il avait bien d’autres choses à penser! D’un pas pressé, il sortit de la pièce et se dirigea vers la salle à manger. Ce ne fut qu’au moment où il vit la porte de l’endroit qu’il ralentit le pas. Il replaça son pantalon correctement, puis sa tunique afin d’être suffisamment présentable pour sa belle. Il souffla dans sa main pour sentir son haleine et fut soulagé de constater qu’il ne puait pas de la bouche (ça serait bien le comble!).

Une fois que son allure générale fut revue sommairement, le pheryxian poussa enfin la porte de la salle à manger. Il remarqua rapidement la sublime pardusse à travers la pièce : elle était de loin la plus belle femme des lieux. L’ancien écuyer de Lyslo eu un sourire radieux au visage et s’avança vers elle. Une fois à sa hauteur, il l’incita à relever la tête et posa un baiser sur ses lèvres pleines. Il prit ensuite place à table, face à elle, tout en lui tenant la main.

- J’ai fait vite, je ne voulais pas te faire attendre, déclara-t-il en replaçant l’une de ses mèches de cheveux nacrées encore trempée qui lui tombait au visage. Tu es souvent levée de si bon matin? Normalement, je suis debout depuis quelques heures, mais j’ai eu du mal à dormir hier, donc… bah j’ai sommeillé plus tard que prévu.

Rapidement, une servante arriva à leur hauteur et déposa sur la table ce qui semblait être le petit déjeuner du jour : quelques plateaux de fruits de saison, plusieurs morceaux de pain de seigle, deux pots de confitures, quelques œufs cuits durs ainsi qu’un bol de gruau sucré et surmonté d’un bâton de cannelle pour chacun d’entre eux. Une tasse de thé fumante leur fut également remise. Un sourire aux lèvres, Vigie prit sa cuillère en bois et la trempa dans le gruau encore fumant de chaleur. Il entama son repas, puis regarda l’écuyère sans parler. Elle était si belle. Il pourrait l’admirer ainsi pendant des heures. Il n’arrivait toujours pas à croire qu’elle était sienne! Même s’ils ne se voyaient pas beaucoup, il pouvait dès lors dire qu’il ne pouvait se passer d’elle. Jamais plus. Visiblement, elle se demandait pourquoi il la regardait de la sorte, puisqu’il nota l’expression interrogatrice qu’elle arbora sur son visage délicat.

- Je me disais que tu étais sublime ce matin, répondit-il à sa question silencieuse avant de s’emparer d’une mûre qu’il enfourna dans sa bouche. Je n’arrive pas à croire non plus que nous avons enfin une journée de liberté, en même temps! C’était presque inespéré, tu ne trouves pas? Ajouta-t-il avec un gloussement. Du bout des doigts, il caressa la main de sa petite amie, appréciant la texture si douce de son épiderme. Un simplement mouvement qui trahissait tellement d’affection.

Il se saisit ensuite d’un œuf cuit dur sans coquille et l’avala en deux bouchées avant de prendre une gorgée de thé.

- Dis-moi, puisque nous avons toute notre journée devant nous, qu’as-tu envie de faire? J’ai envie de te faire plaisir!

Ils poursuivirent ensuite leur repas dans la bonne humeur, se racontant leurs dernières journées et papotant des événements récents. Soren était terriblement fier de son amoureuse alors qu’elle lui racontait les différentes missions qu’elle avait accomplies avec Colombe. Elle s’améliorait sans cesse et il ne doutait en rien qu’un jour elle puisse être une chevalière de renom. Pour sa part, il raconta certaines des missions qu’il avait accomplies, la plupart étant du côté de Shola. Les facteurs de risque étaient présents à chaque fois, puisque les Sholiens étaient de plus en plus sur le qui-vive. Lors de son prochain départ, il devrait s’introduire directement dans la capitale sholienne afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble des effectifs de l’armée adverse. Il en aurait surement pour plusieurs jours, voire même quelques semaines. Les amoureux terminèrent enfin leur petit déjeuner, puis se levèrent. Vigie tendit son bras à sa bien-aimée et ils marchèrent lentement dans les couloirs du palais. Soren était aux anges. Il passa son bras autour des épaules de Douhbée, puis arrêta sa marche. Il l’incita à se retourner puis posa un baiser amoureux sur ses douces lèvres. Sa peau était douce et chaude… et elle sentait si bon!

- Alors, qu’est-ce qui te ferait plaisir aujourd’hui? Demanda-t-il avec un sourire après avoir cessé le contact. Il la garda dans ses bras, juste pour la sentir près de lui. On fait ce que tu as envie, je te le promets! On va appeler ça : la journée spéciale Douh!

Sur ses mots, il se mit à glousser, visiblement amusé.
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Jeu 5 Mai - 20:25

Douhbée s’apprêtait à croquer dans la simple pomme qu’elle s’était prise aux cuisines pour déjeuner, lorsque la voix de Vigie lui répondit dans sa tête. Elle s’arrêta en plein mouvement et reposa le fruit à côté du bout de pain, n’ayant rien pris de plus pour se remplir l’estomac, qui était trop contracté de toute façon. Mais le nom d’amour par lequel l’appela le Chevalier la fit frémir, et savoir qu’il ne tarderait pas à la rejoindre la fit sourire. Lentement, son estomac se décontracta et l’appétit lui vint, mais la pardusse avait décidé de l’attendre, elle l’avait bien fait attendre plus de fois qu’à son tour!

Pendant les dix minutes suivantes, au moins trois servantes vint la voir pour lui demander pourquoi elle ne mangeait pas, et si elle avait besoin de quelque chose. Chaque fois, elle se fit réprimander pour le peu de vivre qu’elle avalait au déjeuner, bien que Douhbée se défendit en disant qu’elle n’avait jamais eut un gros appétit. Évidemment, c’était plutôt l’angoisse qui lui avait coupé la faim au réveil, mais elle jura aux femmes qu’elle mangerait dès que son ami serait arrivé, ce qui lui permit de ce débarrasser d’elles. Et ça, c’était bien vrai, car l’idée de revoir Soren la remettait d’aplomb.

Soulagée, Douhbée aperçu enfin le Chevalier entrer dans la pièce, les cheveux encore trempés par le bain. Surprise qu’il ait fait si vite, elle se garda de le questionner parce qu’elle était beaucoup trop obnubilée par son sourire. Figée par l’émotion, l’écuyère oublia de se lever à son approche, mais Soren s’assura que leurs lèvres trouvent à se rejoindre en lui soulevant la tête et se penchant vers elle. Si la jeune femme chercha à prolonger le baiser, en manque de ce contact chaleureux et langoureux qui l’avait laissé toute pantoise deux semaines plus tôt, Vigie alla plutôt s’asseoir face à elle pour mieux lui parler. Certes, si le vis-à-vis facilitait la conversation, il diminuait le contact, et seules ses mains purent se joindre à celles de son amoureux. Cherchant à savourer pleinement cette sensation du toucher, la pardusse ne put s’empêcher de lui caresser le dos de la main, imprégnant cette tendresse dans sa chaire.

-Tu n’étais pas obligé de te presser autant, je t’aurais attendu toute la journée s’il avait fallu. souffla-t-elle en se sentant soudainement responsable de l’avoir empêché de dormir. Je suis désolée de t’avoir réveillée, j’en oublie qu’il est si tôt, mais je n’arrivais plus à dormir, j’avais tellement hâte de te revoir… avoua-t-elle en baissant les yeux une seconde, seul moyen de ne pas s’empourprer. Tu m’as manqué, Soren.

Si elle était en réalité pleinement consciente de l’heure qu’il était lorsqu’elle l’avait appelée, Douhbée ne s’en sentait pas moins un peu égoïste de l’avoir privé de sommeil. Dans sa propre hâte, elle en avait oublié que tous les gens n’avaient pas le pied levé à la même heure qu’elle. Soudain, elle pensa qu’il avait peut-être été tenu éveillé tard dans la nuit pour la même raison qu’elle-même avait été éveillée trop tôt : La hâte de se retrouver. Enfin, elle espérait que ce n’était que ça…

-Qu’est-ce qui t’a empêché de dormir? demanda-t-elle curieusement en observant les plats que portaient des servantes jusqu’à elle.

Douhbée soupira en pensant qu’elle n’y rechaperait pas, et les regards sévères des dames lui suffirent à comprendre qu’elle avait bien intérêt à se remplir la panse et qu’elles s’en assureraient. En tout les cas, le festin était beaucoup trop impressionnant, on aurait aisément pu nourrir le double de personnes, et la pardusse pria pour qu’on ne les oblige pas à tout manger, sans quoi il faudrait la rouler sur le sol pour la faire sortir de la salle à manger. Son plus grand regret, toutefois, c’était de devoir quitter les mains de Soren alors qu’il mangeait. Évidemment, parce qu’elle se sentait épiée, et parce qu’elle avait retrouvé l’appétit, Douhbée se joignit à lui et mangea quelques fruits. Troublée, il se passa un long moment avant qu’il ne lui parle, mais pas seulement parce qu’il avait la bouche pleine. Vigie l’observa avec un certain plaisir dans les yeux, et elle s’empourpra en engouffrant un petit fruit, parce qu’elle ne savait plus quoi dire non plus… Elle avait pourtant tellement pensé à ces retrouvailles, à ce qu’elle allait lui dire, et le voir la regarder ainsi lui faisait perdre la tête…

Enfin, répondit-il à la question que se posait Douhbée en lui avouant qu’il la trouvait sublime, ce qui acheva de la faire rougir. Mais ne savait-elle donc faire que cela? Baisser les yeux semblaient être la seule réponse qu’elle trouva, puisqu’elle ne s’habituait toujours pas aux compliments, surtout lorsqu’elle n’avait pas mis l’effort de se mettre jolie, contrairement à la cérémonie d’adoubement. Heureusement, Soren poursuivit et elle n’eut besoin de rien dire, acquiesçant plutôt du chef à sa question suivante, qui n’en était pas réellement une. Tout sourire, elle trouva enfin de quoi s’accrocher pour arrêter de rougir.

-C’est ce qui m’empêchait de dormir. répondit elle en attrapant la main qui la caressait du bout des doigts et l’embrassa. Elle avait un goût sûr et sucré, ce qui amusa la jeune femme qui cherchait à deviner ce qu’il avait mangé en dernier, puisqu’elle n’avait pas particulièrement porté attention.

Évidemment, Douhbée ne tarda pas à s’empourprer à nouveau lorsqu’il lui demanda ce qui lui ferait plaisir, parce qu’elle savait déjà à quoi elle voulait passer son temps en compagnie de Soren. Mais même si elle s’y était préparée et qu’elle ne doutait plus du tout de son choix, l’affirmer en mots lui demandait plus d’audace qu’elle ne l’aurait cru. Même la première fois qu’elle le lui avait demandé, ça n’avait pas été particulièrement clair. Soupirant, la pardusse décida de rester vague, de toute façon, il fallait bien terminer de manger d’abord, et elle trouverait comment le dire entre temps…

-Juste profiter de ta présence à chaque seconde afin de m’imprégner suffisament de ton amour pour survivre à ton absence prochaine… chuchota-t-elle avec un sourire et dans une facilité qui la déconcerta elle-même.

Ils se mirent alors à parler de leurs dernières semaines, pendant que Vigie continuait de manger. Douhbée avala un pain plein de confiture sous l’œil satisfait des servantes, qui arrêtèrent enfin de les fixer de loin. L’écuyère était fortement impressionnée, alors qu’il lui racontait certaines des missions qu’il avait accomplies, de l’importance de ce que l’on confiait à un Chevalier récemment adoubé, mais c’était la guerre après tout, alors aucun homme ne devait être sous utilisé. D’ailleurs, Douhbée aussi n’avait pas chômé, traîné d’un coin à l’autre du Royaume avec Colombe, mais la jeune femme avait beaucoup moins risqué sa vie que Soren… Sa participations aux missions, bien qu’elles étaient importantes, n’étaient rien en comparé aux risques qu’avait pris le Phéryxian, et la jeune femme s’angoissa à penser qu’il y retournerait avant longtemps, et qu’elle ne saurait quand elle le retrouverait.

Lorsqu’elle s’agrippa à son bras pour sortir de la salle à manger, Douhbée ne pensa même pas aux regards qui se posaient sur eux. Elle se entait à nouveau comme lorsqu’il l’avait escorté jusqu’à la chambre de Colombe, aussi fébrile malgré l’innocence du geste. C’était ses pensées à elle qui étaient coupables, et non les gestes de Soren. Quand le phéryxian l’entoura de ses bras pour l’embrasser tendrement, la pardusse savait déjà ce qu’elle allait répondre à sa prochaine question. Aussi amusée que lui par l’appellation de cette journée spéciale, la jeune femme laissa planer un silence alors qu’elle s’accrochait au regard doré de son petit ami, y puisant le peu de courage qui lui manquait. Puis, ses yeux s’attristèrent légèrement, lorsqu’elle lui caressa la joue du revers de la main et égara ses griffes sans ses cheveux encore humides.

-J’ai peur que tu partes. soupira-t-elle tristement d’une façon qui semblait presqu’un évitement de sa question, ce qui n’était pas le cas. Je n’aime pas savoir les dangers que tu coures, je sais que c’est ton devoir, et que ce sera le mien aussi, mais je tremble et j’angoisse quand tu quittes le château, et savoir où tu feras ta prochaine mission me fait encore plus peur. J’ai tellement peur de te perdre, Soren. Et même en tentant de rester positive, je souffres de savoir que je ne te reverrai pas pour si longtemps. avoua-t-elle dans un chuchotement, s’accrochant parfois à ses yeux, les quittant d’autres temps pour observer l’ensemble de son visage, ses épaules, ses cheveux et graver ces détails dans sa mémoire.

L’embrassant à son tour, Douhbée chercha à recréer la langueur qui l’avait laissée pantoise sur le banc au clair de lune. Ce fut elle, cette fois, qui pris les devants en osant écarter les lèvres et explorer de sa langue les sensations doucereuses de la bouche de Soren. Elle eut un léger sourire en découvrant qu’il goûtait sucré comme les fruits, et pensa qu’il devait avoir la même sensation d’elle. La pardusse n’éloigna pas son visage de celui de son amoureux lorsqu’elle rompit le contact et rouvrit les yeux à la recherche de l’or pur du regard de Vigie. L’une de ses mains s’était enfouie dans la chevelure froide d’humidité du phéryxian, alors que l’autre s’était arrêtée sous son menton, au début de sa gorge. Immobile, le souffle court, ce n’était non plus de l’angoisse ou de la surprise que ressentait la jeune femme. C’était de l’excitation, tout simplement.

-J’veux pas regretter quoi que ce soit avant que tu partes, Soren. Je ne veux pas qu’on regrette d’avoir manqué de temps, ou de s’être privé de quoi que ce soit pour l’autre. Et je ne vais rien regretter, Soren, j’en suis certaine maintenant. avoua-t-elle en fixant ses lèvres, rassemblant ses deux mains sur les épaules du Chevalier, ne manquant pas d’effleurer tendrement tout ce qui se trouvait en chemin. Je ne vais pas prétendre que je n’ai pas quand même… un peu… mais juste un peu peur. Mais je t’aime et je pense que c’est la seule chose qui compte, je sais que je ne vais rien regretter, parce que je ne pense pas que tu me feras du mal, tu n’es pas lui et tu n’as pas les mêmes intentions. Je l’ai compris maintenant, et c’est pour ça que je veux… je veux…

Douhbée cacha le tremblement gêné de ses lèvres dans un sourire qui l’était tout autant, et releva enfin les yeux vers Soren, évitant d’essayer d’y lire ses sentiments pour seulement se concentrer sur leur couleur si semblable aux siens. Il y avait tout le courage de son propre clan, la force de son père, le cœur de Miya et sa propre volonté, dans ce regard doré qui ne la quittait pas. Ce regard doré qui la voyait différemment de tous les autres regards du continent, qui l’aimait réellement et ne la voyait pas comme un objet de satisfaction, mais bien comme une personne sachant aimer en retour.

- Je ne pensais pas que ça allait être si difficile à dire souffla-t-elle en riant nerveusement, ses lèvres frôlant celles de Soren de par leur importante proximité. Je veux faire l’amour avec toi, Soren. chuchota-t-elle à être presque inaudible, mais leur contact prolongé suffit pour que les mots se rendent aux oreilles du phéryxian.

De toute façon, il avait fort probablement déjà compris avant même qu’elle ne le dise. Et puis, pour le reste de la «journée spéciale Douh»… on verra plus tard?
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mar 10 Mai - 11:13

Les bras toujours autour de sa taille, le jeune homme était tout sourire. L’idée de passer du temps avec la jeune femme le faisait planer jusqu’aux plus hauts sommets. Il regrettait profondément de ne pas avoir assez de temps à lui consacrer, même s’il adorait son travail et s’il accomplissait ses tâches avec joie. Mais lorsqu’il posait son regard sur elle, il réalisait pleinement à quel point elle pouvait lui manquer lors de ses absences. Ses pensées voguaient continuellement vers elle et il se languissait constamment du moment où ils se retrouveraient enfin. Leurs regards d’or fondu entrèrent en contact dans une fusion des plus amoureuses. Un silence envahit l’espace puis soudain, les traits de la pardusse affichèrent une expression attristée. Qu’avait-elle? Surpris par ce changement soudain d’attitude, Vigie ferma néanmoins les yeux un instant, alors que la douce main de sa petite amie lui caressait la joue.

Les paroles qu’elle prononça eurent un effet à la fois attendrissant et attristant. Il saisissait ce qu’elle voulait dire. Chaque départ était synonyme de danger. Chaque départ risquait de les séparer à jamais. Il comprenait bien cette angoisse que ressentait la pardusse, car il vivait la même chose lorsqu’il pensait aux missions qu’elle accomplissait aux côtés de Colombe. Certes, la chef de l’ordre d’Alombria était plus que compétente et son écuyère était très bien formée pour affronter toutes les situations, mais les choses pouvaient tourner mal à tout bout de champ, pas vrai? L’idée que Douhbée puisse se faire prendre aux mains de l’ennemi le tuait à petit feu. Voilà pourquoi il s’efforçait d’y penser le moins possible. Levant sa main droite, le jeune pheryxian caressa la chevelure dorée de l’écuyère et détailla chacun de ses traits. Si belle, si douce, si intelligente… si parfaite. Ce qu’il pouvait l’aimer!

Puis, la jeune femme s’étira pour quémander un baiser, chose à laquelle le chevalier répondit sans se faire prier. Le contact était surprenamment langoureux, ce qui – il devait bien l’admettre – l’émoustilla un brin. D’ailleurs, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il sentit sa copine ouvrir les lèvres pour faire valser sa langue avec la sienne! C’était très loin de lui déplaire, en fait, il adorait ça. Ce baiser franchement intime était un signe que la jeune femme songeait honnêtement à passer à une autre étape. Sans peut-être aller jusqu’au bout, elle considérait faire un pas de plus dans leur relation, ce qui réjouissait honnêtement le chevalier ailé. Le contact frôlait la passion et Vigie était ravi qu’il fut si tôt dans la matinée : autrement, les couloirs auraient été bondés de gens. Or, ils étaient seuls. Douhbée rompit finalement le contact, glissant ses mains dans la chevelure couleur neige et encore humide de Soren. Le jeune homme n’osait piper mots, buvant chacune des paroles de la pardusse. Elle ne voulait rien regretter et déclara qu’elle savait qu’il ne lui ferait aucun mal. Était-elle en train de dire ce qu’il croyait? Se pouvait-il que…? Son cœur battait la chamade alors qu’il comprit très rapidement les allusions de son amoureuse. Elle voulait franchir cette étape avec lui? Voilà qui le touchait et l’excitait au plus haut point. Mais… mais étrangement, il sentit ses entrailles se serrer. De la… nervosité? Se pouvait-il qu’il soit anxieux à l’idée de… avec Douh?

En fait, la chose était ce qu’il désirait le plus au monde. Toutefois, connaissant le passé douloureux de sa copine, il avait peur de faire un faux pas ou de commettre une erreur qui empirerait la situation. Et s’il lui faisait mal? Oh et puis, oui il avait eu une liaison avec Isil, mais c’était davantage elle qui avait pris les devants. Il n’avait que suivi son instinct par la suite… Mais Isil n’avait pas vécu de traumatisme (du moins à sa connaissance) et son implication émotionnelle était loin d’être la même! Isil était une bonne amie, sans plus… Douh… Douh était l’amour de sa vie, rien de moins. La jeune femme, visiblement nerveuse malgré tout, releva la tête en sa direction et décocha un sourire gêné. Le cœur de Soren fondait. Elle avait ce don de le rendre toute « chose ». Il ne pouvait rien lui refuser. I-M-P-O-S-S-I-B-L-E. Il allait donc devoir mettre sa propre anxiété de côté histoire de pouvoir plaire le plus possible à la pardusse de son cœur. Elle releva ensuite la tête et frôla les lèvres du pheryxian avec les siennes et prononça les paroles à la fois si excitantes et angoissantes. Et bien… la journée était donc toute tracée!

Vigie esquissa un sourire à son tour puis embrassa la jeune femme avec langueur, introduisant à son tour sa langue dans sa bouche et effectuant une valse amoureuse avec celle-ci. Le petit manège dura de longues secondes avant qu’il ne rompe le contact. Il serra ensuite la jeune femme dans ses bras. Bon sang, il se sentait nerveux! Mais c’était totalement ridicule voyons! Il avait tellement attendu ce moment! Pourquoi est-ce que maintenant il angoissait à l’idée de franchir cette étape avec elle? Pourquoi avait-il si peur de commettre une bourde? C’était totalement insensé! Un manque de confiance en lui, visiblement. Il esquissa néanmoins un sourire qui masquait totalement son combat intérieur et se pencha pour donner quelques baisers dans le cou de sa petite amie.

- Tu es totalement certaine? Demanda-t-il tout bas, près de son oreille féline. Le hochement de tête de la jeune femme vint confirmer la réponse. Ils devraient alors trouver un endroit tranquille et plus propice à ce genre de rapprochement. Le mieux était la chambre de Vigie, puisqu’il y vivait seul maintenant.

Il prit donc la main de la pardusse et l’entraîna lentement vers l’aile des chevaliers. Ils marchaient, main dans la main, se jetant des regards amoureux à tout bout de champ. Vigie leva le bras et porta les doigts de son amoureuse à sa bouche, posant un baiser sur ceux-ci. C’était franchement une chance qu’il n’y eut personne dans les couloirs! Ainsi, ils évitaient les regards indiscrets et les sourires amusés. La progression en direction de la chambre du pheryxian dura de longues minutes, puis Soren s’arrêta enfin devant une porte en bois finement travaillée. Il sortit une clé de sa poche et déverrouilla la serrure. Il poussa ensuite la paroi de bois et entra dans la pièce, tenant toujours la main de sa petite amie dans la sienne. Bon… le lit n’était pas fait… mais au moins, l’endroit n’était pas trop en bordel, ce qui le rassura. Il n’avait pas calculé que Douhbée visiterait les lieux aujourd’hui!

La pièce était spacieuse. Un lit en bois massif trônait au milieu de la place, surmonté de draps soyeux et dont la couette était aux couleurs du royaume. Au mur se trouvait l’épée du jeune homme ainsi que son arc et ses flèches. Une immense commode se trouvait sur le mur de droite et un miroir finement travaillé reposait sur le mur de gauche. Sa cape personnalisée reposait sur une patère près de la porte. Un tapis soyeux recouvrait le sol sous le lit, histoire d’éviter un contact trop brutal entre les pieds et la pierre froide du sol, le matin. Une grande fenêtre trônait sur le mur du fond, masqué par les volets et les rideaux tirés.

- Hum… J’ai fait vite ce matin quand j’ai reçu ton message, s’excusa-t-il en passant une main derrière sa tête d’un air gêné. Je n’ai pas pris la peine de tirer les rideaux, d’ouvrir les volets ou même faire mon lit… Remarquant quelques vêtements qui reposaient au sol, il s’avança subtilement vers ceux-ci et les envoya balader sous le lit d’un coup de pied. Normalement, je suis plus soigné que ça, je te jure!

Il regarda l’écuyère qui s’avança dans la pièce et qui laissa glisser ses doigts délicats sur le tissu soyeux des drapés du lit. Elle semblait fascinée par l’endroit. Pendant ce temps, Vigie verrouilla la porte derrière lui tout en précisant « Je verrouille juste pour éviter qu’on se fasse déranger, d’accord? ». Alors qu’il était dos à la pardusse, il prit une grande inspiration pour retrouver une forme de contenance. Il s’efforçait de chasser la nervosité qui l’envahissait. Il voulait être en contrôle de la situation… Douh avait probablement besoin de ça, pas vrai? Il voulait que l’expérience soit positive pour elle, qu’elle passe par-dessus son traumatisme plus que comprenable. Lorsqu’il se retourna à nouveau pour lui faire face, il constata avec surprise qu’elle était déjà assise sur son lit. Un sourire trôna alors sur les lèvres de Vigie au moment où il s’approcha d’elle. Il vint s’asseoir à ses côtés et replaça une mèche de cheveux blonds de la jeune femme dans un mouvement affectueux.

- J’espère que l’endroit ne te répugne pas trop, fit-il tout bas en gloussant. La prochaine fois, je m’assurerai que ce soit plus présentable.

Son regard d’or fondu croisa les iris de Douh. Doucement, il tendit la main et caressa son bras du bout des doigts. Il descendit ensuite jusqu’au poignet, puis joignit ses doigts à ceux de la pardusse afin que leurs mains ne fassent qu’une. De sa main libre, Vigie caressa la nuque de sa petite amie puis fit une légère pression afin de l’attirer jusqu’à lui. Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau : d’abord amoureuses, puis plus langoureuses. Leurs langues valsèrent dans une danse sensuelle et chargée d’émotions. Vigie ressentait toujours de la nervosité, mais cette dernière s’effritait au fur et à mesure qu’ils prenaient de l’assurance. Quittant ces lèvres délicieuses, Soren suivit la ligne de la mâchoire de la jeune femme, puis alla s’attarder davantage sur la peau fragile de son cou. Son étreinte était plus ferme, davantage chargée de désir que les autres fois. Néanmoins, ses caresses étaient douces et tendres. Sa main gauche quitta la nuque de la jeune femme et glissa sur son épaule, puis sur sa taille fine. Il sentait bien ses courbes à travers son chemisier d’écuyer et il devait admettre que ça lui plaisait franchement. Ses doigts se glissèrent ensuite sur la cuisse de la jeune femme. Il ne savait si c’était de la peur ou du plaisir, mais il sentait la chair de poule de Douhbée alors qu’il explorait sa gorge de baisers.

Doucement, le chevalier de 19 ans défit les attaches du chemisier de la jeune femme, puis se recula pour planter son regard dans le sien.

- Ça va? Tu es certaine?

Son souffle était court et chargé d’excitation. Dans un mouvement lent et doux, il termina de détacher le morceau de tissu et éloigna les pans du chemiser du corps de Douhbée. Il scrutait chacun de ses traits, désirant visiblement s’assurer qu’elle ne ressentait aucun malaise. Ses iris glissèrent ensuite sur ce corps svelte dont il avait rêvé si longtemps. Certes, un morceau de vêtement cachait sa poitrine, mais néanmoins, il n’avait jamais vu la jeune femme aussi dévêtue. Elle était à la fois svelte et bien dessinée, signe de son entraînement intense. Elle était… tout simplement parfaite.

- Tu es magnifique, Douhbée, fit-il du bout des lèvres alors qu’il l’incitait à s’étendre sur le lit.

Il prit place près d’elle, à ses côtés et laissa ses doigts parcourir son flanc à la peau si douce, lui soutirant de nouveaux frissons. Il caressa ensuite le creux de ses reins et dans pression douce, il l’attira à lui afin qu’il puisse l’embrasser de nouveau, plus chaleureusement cette fois. Sa main se fit un peu plus baladeuse et glissa jusqu’aux fesses de sa tendre moitié, par-dessus son pantalon.

Il l’aimait tellement. Toute entière. Avec ses merveilleuses qualités, mais aussi avec ses défauts. Et en ce moment précis, il ne pouvait entrevoir de futur sans elle. Elle était son amour, son cœur, sa dépendance. Vigie savait qu’après cette étape passée ensemble, il n’y aurait plus de retour en arrière. Il l’aurait dans la peau. C’était peut-être l’excitation des débuts, mais en ce moment précis, Soren voulait que Douhbée passe sa vie à ses côtés.

Parce qu’un futur sans Douhbée, ça ne valait pas la peine d’être vécu…
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mar 10 Mai - 19:45

Soren répondait positivement à chacune des caresses audacieuses de Douhbée, de ses mains tout aussi tremblantes que les siennes. La pardusse frissonnait toujours autant en sentant une caresse dans ses cheveux, c’était d’ailleurs la raison principale pour laquelle elle n’avait pas coupée sa magnifique chevelure très courte. Non seulement elle la rendait fière, mais la sensation des doigts de Vigie parcourant ses mèches lui manquerait, malgré les nombreux jurons qu’elle avait pu prononcer lors de ses entraînement contre les couettes rebelles qui ne voulaient pas rester attachées.

Le couloir aurait pu être bondé de curieux, Douhbée n’en aurait eu cure. Dans ses bras, elle se sentait complètement isolée du monde, il n’existait plus rien que Soren dans sa tête, les murs et même le sol avaient tous disparus de ses sensations, ne laissant que le baiser et leurs mains parties en quête de chaleur et de d’amour. Lorsqu’elle croisa son regard, l’écuyère fut rassurée d’y lire de la nervosité, peut-être autant qu’elle, bien que pour d’autres raison. C’était peut-être un peu égoïste, mais elle se plaisait de savoir qu’elle n’était pas seule à flipper. Au moins ne manqua-t-il pas de cran pour l’embrasser à nouveau, la plongeant dans une passion qui lui coupait le souffle.

Le sourire de Soren cachait peut-être sa propre angoisse, mais ses yeux, eux, le trahissaient, au grand soulagement de Douhbée, qui n’aurait pas voulu être seule dans sa panique. Si elle avait bel et bien besoin d’une ancre solide pour ne pas dériver, cette ressemblance entre leurs émotions respectives la rassurait sur les intentions de Vigie. Il ne voulait que son bien. Il n’avait d’ailleurs jamais voulu la brusquer, pour preuve, et s’inquiétait de son sort. Lorsque le Chevalier lui chuchota, tout contre son oreille féline, pour lui demander si elle était certaine, la jeune femme commença par frissonner, émoustillée par son souffle contre son oreille qu’elle savait sensible mais qu’elle n’avait jamais sus à quel point… Hochant la tête pour répondre, parce que les mots restaient coincés dans sa gorge, la pardusse se laissa entraîner par la main vers l’aile de chevalerie.

Jamais avant aujourd’hui elle n’avait remarqué la distance qui séparait la salle à manger de leurs quartiers. Peut-être était-ce la peur qui lui rendait le chemin plus long, ou peut-être était l’envie qu’elle ne pouvait plus contenir. Toujours est-il que Douhbée soupira de soulagement en suivant son amoureux dans son antre, n’en pouvant plus de se contenter de lui tenir la main, si tendre avait-il été de l’embrasser. Son corps se languissait qu’il la serre à nouveau dans ses bras, seule étreinte qu’elle supportait, et même qui la soulageait.

-Ne t’en fais pas avec ça, ça n’a guère d’importance, Soren… voulut-elle le rassurer, mais le jeune homme, probablement trop énervé, entrepris de dégager l’espace.

Pour tromper sa nervosité, Douhbée alla ouvrir les rideaux et les volets pour laisser entrer la fraîcheur de l’air, qui lui caressa doucement la peau tout en la refroidissant de son coup de chaleur. La lumière du soleil illumina la pièce, quelque peu sombre l’instant d’avant.

-J’aime mieux ça comme ça sourit-elle en se dirigeant nerveusement vers le lit, dont elle caressa les couvertures du bout de ses doigts tremblants.

Si la pénombre avait quelque chose d’intime et romantique, Douhbée préférait voir son amoureux, ne serait-ce que pour être rassurée par ses yeux dorés. Elle ne voulait surtout pas qu’à un seul moment, elle soit incapable de voir Soren, car c’était sa vue qui lui donnait du courage, qui lui assurait que c’était lui, et personne d’autre, qui la prenait dans ses bras. S’attardant sur le décor, la pardusse essayait de marquer à jamais cette image dans sa tête, pour tromper celle d’une chambre tout aussi spacieuse, mais oh combien lugubre, qui s’imposait à elle. En attendant que Vigie ne la rejoigne, elle se surprit à serrer nerveusement le tissu entre ses doigts et à voir les jambes tremblantes, si bien qu’elle s’assied sur le bord du lit pour les calmer.

Le phéryxian était allé verrouiller la porte, mais mis un moment avant de venir la rejoindre, même s’il n’avait pas les mêmes soucis en tête, il était clairement aussi nerveux que Douhbée. Soren était apparemment très embêté par l’état des lieux, qui n’étaient pas aussi terrible qu’il ne semblait le croire, car même s’il souriait pour cacher son trouble, il s’excusa presque de l’endroit en précisant qu’il s’assurerait que ce soit mieux la prochaine fois. La prochaine fois… La pardusse frissonna et s’efforça de rire pour cacher la rougeur de ses joues, et de blaguer pour se détendre elle-même.

-C’est quand même moins répugnant qu’une fontaine pleine de pisse. marmonna-t-elle en se mordant les lèvres. Je t’ai dis que je m’en fiche, Soren. C’est toi qui compte, et t’es pas répugnant.

Mais les mots n’étaient pas si nécessaires pour la calme, lorsque Soren lui caressait les cheveux, descendait dans sa nuque, tenait sa main… l’embrassait. Sur les lèves, la langue, la mâchoire, son cou… Douhbée frissonna et ouvrit brusquement les yeux, alors qu’une main quittait sa nuque pour descendre sur sa taille, caresser ses courbes et oser trouver sa cuisse. La pardusse sentit son visage s’empourprer, puisque sa surprise n’était pas causée par la peur, mais l’étonnement d’y découvrir autant de plaisir. Chaque endroit où la main de Vigie était passée avait laissé sa peau frémissante et brûlante, même s’il ne l’avait caressée qu’au travers de ses vêtements. Lorsque son amoureux entreprit de détacher ses vêtements, l’écuyère pensa qu’elle avait bien fait d’ouvrir la fenêtre, elle avait tellement chaud sous sa tunique qu’elle croyait que son corps allait s’embraser. Ainsi ne réagit-elle pas lorsqu’il la libéra du tissu, soulagée de sentir l’air frais du dehors sur sa peau, la faisant frissonner. À moins que ce ne fussent les doigts du Chevalier qui l’avaient frôlée?

-C’est la deuxième fois que tu me demandes si je suis certaine. souffla-t-elle assez bas pour que le tremblement dans sa voix ne soit pas perceptible. Crains-tu vraiment que je change d’idée? Je t’aime Soren, je n’ai pas l’intention de me défiler, et pour ce qui est de savoir si je vais bien… Je l’ignore moi-même, car je n’ai jamais ressentis auparavant quoi que ce soit de semblable. J’ai l’impression que mon corps va prendre feu à chaque fois que tu me touches, et pourtant je frisonne de froid et je sens que toi seul peut me réchauffer. À savoir si c’est bien, ou juste normal, je l’ignores, mais je mentirais de dire que ça me déplais.

Le cœur battant la chamade, Douhbée se laissa allonger sur le lit, sous la voix rassurante de Soren, et cette fois au moins, elle ne s’offusquera pas du compliment. Elle voulait effectivement, du plus profond d’elle-même, qu’il la trouve belle, et qu’il pense qu’elle était la femme la plus magnifique du continent. [i]Plus belle qu’Isil, surtout,[/i*] songea-t-elle avec un pincement au cœur en espérant que, contrairement à elle, le phéryxian ne penserait pas à sa première aventure lorsqu’il la prendrait. Elle-même n’arrivait pas à oublier que c’était à cause de sa faiblesse, de ses craintes idiotes, de son aveuglement…

Douhbée entourant le cou de son amoureux de ses mains, s’y accrochant à la recherche du soutien, du pilier qu’elle avait besoin pour rester saine d’esprit, puisqu’elle perdait complètement le contrôle de son corps. Sous les mains de Soren, elle frissonnait, incapable de résister à cette caresse légère sur son flanc et au creux de ses reins, qu’il pressa dans un désir évidemment. La pardusse ne manquait pas de sentir son envie au travers de ses vêtements, de plus en plus marquée, et elle ne trouvait rien de mieux à faire qu’accueillir ses lèvres avec chaleur, et soupirer de satisfaction lorsqu’il poussa l’audace à caresser ses fesses, accélérant à nouveau son rythme cardiaque.

-Je ne sais pas ce que je dois faire. avoua-t-elle honteusement dans un murmure lorsqu’elle eu le loisir de reprendre son souffle, toujours aussi saccadé par l’excitation. Dis-moi ce que je dois faire, Soren, je me sens inutile. Je veux savoir comment te rendre cet amour, moi aussi…

Dans un soupir, Douhbée se débarrassa de son chemisier en se tordant pour enlever la partie sous elle, et l’envoya au sol. Songeant qu’il était peut-être de son devoir de faire de même avec Soren, elle entreprit de ses doigts tremblants de le libérer aussi de sa chemise, tâche plus ardue qu'elle ne l'avait prévue considérant la délicatesse qu'elle devait montrer autour des ailes fragiles du phéryxian. Trop concentrée par sa tâche, ce n'est que lorsqu'elle eut terminé qu'elle se mit à rougir pareil à une gamine en effleurant son torse, comme si elle n’en avait jamais vu. Voulant l’imiter, la pardusse s’agrippa à ses épaules pour s’approcher de lui et lui embrassa le cou, mais ses lèvres tremblaient tant de timidité qu’elle ignorait si le geste aurait le même effet sur lui que sur elle. Prenant garde à ses griffes, la jeune femme caressa de d’un main devenue moite le torse du Chevalier, puis son flanc, mais son visage s’empourpra à l’idée d’aller plus loin, même si de son côté Vigie n’avait cessé d’explorer son corps, avec bien mon d’angoisse qu’elle.

S’il y avait bien une chose qu’elle était capable de faire pour l’aider, c’était de se relever sur ses coudes, quittant à contre cœur sa chaleur pour l’espace d’un instant, et désagrafer la minuscule broche qui retenait son «soutien-gorge» improvisé. De plus en plus rougissante alors qu’elle se libérait du tissu de ses mains maladroites, Douhbée baissa les yeux en s’allongeant à nouveau aux côtés de Soren, maintenant que son bandage ornait le sol. Pour oublier que sa poitrine était maintenant à la vue dans toute sa splendeur, la pardusse rechercha à nouveau le contact des lèvres de son amoureux, seul moyen de s’assurer qu’il aurait les yeux fermés, ne serait-ce que quelques secondes, même si les mains aussi savent regarder... Blottie contre lui, la jeune femme frissonna lorsque sa poitrine effleura le torse du Chevalier, éveillant à nouveau des sensations inconnues et troublantes, dans son buste comme dans son bas-ventre.

Lorsqu’elle mit fin à leur baiser, le souffle coupé par les sensations que faisait naître en elle les caresses de Soren, Douhbée tâcha de bien ancrer dans sa mémoire chacun de ses traits, de la couleur de ses yeux à la douceur de son sourire, en passant par le plis soucieux dans son front et la force de son torse, dûment entraîné. Elle ne devait rien laisser au hasard, rien oublier, car il ne resterait que ses souvenirs pour la rassurer lorsqu’il partirait à Shola. La jeune femme sourit en repensant au nombre de fois qu’il lui avait dit qu’elle était magnifique. C’était-il jamais regardé attentivement?

-Toi aussi, Soren, tu es très beau. déclara-t-elle en trouvant le moyen de na pas rougir encore plus, un sourire amusé aux lèvres. Séduisant, même. Ne te l’ai-je jamais dis?
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mer 18 Mai - 9:38

Visiblement, sa main avait vu juste. Ses caresses faisaient l’effet escompté alors que la jeune femme souffla de satisfaction au fur et à mesure où Vigie devenait plus insistant. La voir réagir ainsi le rassura au plus haut point. C’était signe qu’elle appréciait réellement sa proximité et qu’elle était plus que prête à aller plus loin. Un sourire naquit sur les lèvres du jeune homme de 19 ans alors qu’il entendit les propos de sa tendre moitié qui le suppliait – en quelque sorte – de lui dire quoi faire afin qu’elle puisse lui rendre toute sa tendresse de la même façon. Dans un mouvement passionné, il captura à nouveau ses lèvres sur les siennes, introduisant par le fait même sa langue dans cette bouche gourmande.

- Cesse de réfléchir et laisse aller ton instinct, sussurra-t-il à son oreille après avoir rompu le contact. Laisse-toi guider. Et puis, ta simple présence, là, maintenant, me comble plus que tu ne pourrais l’imaginer. Crois-moi…

Visiblement, elle obtempéra à sa suggestion, puisqu’elle décida de retirer complètement son chemisier de son propre chef. Cette simple vision remplissait le nouveau chevalier d’extase. Avait-elle la moindre idée à quel point elle était sublime? Si elle ne s’en doutait guère, il était plus que probable que le désir saillant de Soren en était un bon indicatif. De ses mains tremblantes, Douhbée entreprit de détacher la tunique de l’éclaireur et ce dernier ne se fit pas prier pour lui donner un coup de main! Il retira donc le morceau de vêtement pour le moment nuisible et le jeta plus loin, exhibant ainsi son torse nu à la peau laiteuse. Ses muscles saillants démontraient bien toute l’étendue de son entraînement auprès de son ancien maître et il espérait honnêtement que sa tendre moitié le trouverait aussi beau que lui pouvait s’extasier devant elle. Tout son être vibrait alors qu’il sentait les doigts délicats de la pardusse parcourir son poitrail avec la fébrilité d’une jeune fille. La poigne de sa petite amie se fit alors plus déterminée alors qu’elle lui agrippait les épaules pour venir l’embrasser et glisser ses lèvres sur sa gorge. Sous cette caresse intime, Soren soupira d’excitation. Son souffle était un peu plus rapide alors qu’il sentait les mains de la jeune femme glisser sur son torse, puis sur son flanc…

Le chevalier profita du moment extatique pour caresser la taille de la jeune femme ainsi que son fessier bien ferme. Chaque forme était sublime. Chaque centimètre carré de peau était aussi intéressant que le précédent. Vigie ramena ses mains vers l’avant du corps de sa compagne et caressa ses flancs près de sa poitrine, puis les fit descendre un peu plus bas, vers le bas-ventre… C’est alors que Douhbée se redressa et entreprit de détacher elle-même le soutien-gorge qui protégeait sa poitrine. Le pouls de Vigie augmenta d’un cran alors qu’il l’observait avec envie. Il n’eut toutefois aucunement le temps de l’observer à sa guise, car l’écuyère de Colombe s’empressa de lui voler un nouveau baiser, l’incitant ainsi à fermer les yeux. Ainsi blottie contre lui, il pouvait très bien sentir sa poitrine contre sa peau, ce qui l’émoustilla davantage. Les caresses de Vigie se concentraient surtout sur le dos de sa compagne, mais il avait bien l’intention de pousser la chose un peu plus loin. Douhbée rompit alors leur valse buccale pour ensuite l’observer à son aise. Elle semblait tout noter mentalement : chaque détail, chaque trait, chaque forme. Le chevalier comprenait bien pourquoi elle faisait ça : elle avait envie d’ancrer cette image dans sa mémoire, car ils n’avaient tous deux aucune idée de la durée du temps où ils seraient séparés, lors de leur prochaine mission. Ainsi, l’éclaireur de l’ordre fit de même, caressant la joue de sa bien-aimée du bout des doigts. Il ne put d’ailleurs s’empêcher de sourire lorsqu’elle le gratifiant d’un nouveau compliment. Il était rassuré de voir qu’elle le trouvait aussi attirant.

- Tu es ce qui m’est arrivé de mieux. Je veux que tu le saches. Je te promets que la simple image de toi me donnera la force de continuer, même dans les moments les plus difficiles… Je reviendrais toujours auprès de toi. Tu es la raison même qui me fait avancer et qui donne un sens à ma vie…

Spoiler:
 

- Je t’aime Douhbée, souffla-t-il du bout des lèvres.
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Mer 18 Mai - 17:16

[Public averti seulement]

-Je ne vais pas me contenter d’être présente, je vais être à toi toute entière, répondit Douhbée en se laissant guider par les caresses de Soren sur sa peau, imitant la même tendresse mêlée de passion alors qu’elle découvrait elle aussi son torse de ses doigts nerveux et sa gorge de ses lèvres tremblantes. Encouragée par le soupir et la respiration saccadée du phéryxian, la pardusse se détendit en comprenant qu’elle n’était pas la seule à vivre cette sensation si étrange et nouvelle.

Spoiler:
 


Et non, elle n’avait plus peur. Comment un amour si passionnée, une tendresse si amoureuse pouvait-elle être douloureuse? Les autres femmes avaient raison, ça ne pouvait pas faire mal deux fois, pas si elle était dans les bras de l’être aimé.

-Je t’aime tellement, Soren, je t’aime et je te veux tout entier, tout de suite et toujours. Je te veux comme je n’ai jamais rien voulu d’autre dans ma vie, de tout mon cœur et de tout mon corps. souffla-t-elle à son oreille, le souffle court, le cœur battant la chamade, alors que ses jambes entouraient le bassin du Chevalier, l’enlaçant et s’y accrochant comme à la chose la plus précieuse qu’elle eu jamais connu. Solidement comme à une bouée de sauvetage, celle qui la retenait de sombrer dans l’irréel du passé, qui la gardait sur les flots des émotions du présent. Prenant garde de ne pas le blesser à nouveau avec ses griffes, la pardusse serra les flans de Vigie de ses mains devenues moites, voulant blottir son corps contre le sien. Pour toujours, Soren….
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Dim 29 Mai - 20:34

Spoiler:
 

Le corps en sueur et les cheveux encore trempés de son bain précédent, Vigie posa sa tête au creux des seins de son amoureuse et laissa son souffle se calmer alors qu’il était bercé au rythme de la respiration de la pardusse. La pièce était redevenue silencieuse. Les deux amants étaient enlacés et se reposaient sans piper mots. Ils n’en avaient pas besoin pour se comprendre. Puis, Soren releva doucement la tête. Ses yeux couleur d’or rencontrèrent les iris de sa compagne. Il l’aimait tellement. Maintenant plus que jamais. Doucement, il étira son cou et embrassa délicatement les lèvres pleines de sa petite amie dans un contact amoureux. Il leva ensuite sa main droite et fit glisser ses doigts dans la longue chevelure blonde de Douhbée. Elle était… magnifique, époustouflante même. Dans un mouvement lent et calculé, le pheryxian vint s’installer près d’elle et l’emprisonna dans ses bras en une étreinte tendre. Il déposa quelques baisers sur son épaule nue au passage, puis planta à nouveau son regard dans le sien.

- J’espère que ça n’a pas été trop douloureux, souffla-t’il en caressant le bras de son amoureuse. Si tu savais tout ce que ça représente pour moi… Sentir ton cœur battre près du mien, ta peau chaude contre la mienne, ton souffle sur moi… Je ne pensais pas que c’était possible pour moi de t’aimer encore plus. Je suis entièrement à toi Douhbée. Maintenant et pour toujours. Et peu importe la distance, mon cœur battra toujours pour toi, je te le promets.

Puis, il alla quérir un autre baiser de la pardusse, comme s’il en avait besoin pour vivre. Il déposa ensuite sa tête sur son oreiller et serra à nouveau la jeune femme contre lui.

- Aujourd’hui, je suis de loin l’homme le plus comblé du monde! D’abord un excellent repas en ta compagnie, puis je suis gorgé d’amour! Quoi demander de mieux, fit-il en ricanant. Que me réserves-tu encore, sublime Douhbée?

Soren ricana de nouveau puis la couvrit de baisers et la chatouilla un peu par le fait-même, pour le simple plaisir d’entendre son rire cristallin. Ce son joyeux était de loin la plus belle mélodie à ses oreilles, la plus magnifique des chansons. Un sourire aux lèvres, il posa son menton sur l’épaule de sa petite amie et lui jeta un regard amoureux.

- J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais, Douh. J’aurais envie de te dire : au diable les responsabilités et partons tous les deux. Juste toi et moi. Sur une île perdue. On ne vivrait que l’un pour l’autre. Et on élèverait des moutons. Je serais un chouette berger pas vrai? Déclara-t-il en riant. Mais ils savaient tous deux que c’étaient impossible. Non seulement avaient-ils prêtés serment de servir l’ordre, mais ils n’étaient pas des déserteurs non plus. Néanmoins, ce petit délire avait quelque chose de charmant. On travaillerait la terre, main dans la main et qui sait… on aurait peut-être deux ou trois gamins qui courraient dans les champs et profiteraient de la vie, loin de cette guerre. Ahaha, je délire! Mais n’empêche, ça aurait pu être une chouette existence, pas vrai?

Il couvrit ensuite le bras de sa compagne d’une multitude de baisers. Il avait envie de refaire le monde avec elle. De connaître les joies de la vie à ses côtés. Du moins, jusqu’à ce que la vie de chevalier le rappel aux lignes ennemies…
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Lun 30 Mai - 10:11

Public averti seulement:
 

La respiration de Soren contre son buste chatouillait Douhbée, qui n’arrivait pas à se concentrer suffisamment pour contrôler sa respiration toujours saccadée comme si elle venait de courir un marathon. La tête du phéryxian était ainsi ballotée par sa respiration probablement peu confortable. Au bout d’un long moment de silence, le Chevalier se releva pour croiser le regard de l’écuyère, qui y lut «je t’aime» aussi certainement que s’il le lui avait dit avec des mots. Ses yeux à elle parlaient probablement beaucoup plus, mais le message restait le même. La pardusse les ferma pour goûter la caresse d’une main dans ses cheveux et se laisser enlacer par Vigie, blottissant son visage contre le torse devenu moite de son amoureux.

Douhbée fronça les sourcils aux premiers mots que prononça Soren, bien qu’il ne le vit probablement pas, du moins jusqu’à ce qu’il relève son visage pour la regarder dans les yeux, mais il poursuivait déjà, n’ayant sans doutes pas vu la question dans les yeux d’ambre de la pardusse. Pourquoi cela aurait-il pu être douloureux? Certes, c’était un peu ce qu’elle avait craint, sans l’avouer, mais en toute logique… ça ne pouvait plus vraiment la blesser physiquement. La jeune femme sourit en pensant que, si elle ne pouvait pas savoir «tout ce que ça représentait pour lui», ça ne l’empêchait pas de le comprendre un peu dans ses émotions, tant cela représentait aussi beaucoup pour elle. Une libération, si on devait choisir un seul mot pour le décrire.

Soren l’embrassa alors, l’empêchant par le fait même de répondre à la promesse qui lui avait fait tout comme à la question qu’il lui avait posé. De toute façon, ça n’avait guère d’importance, ses yeux parlant probablement pour elle. Douhbée se tut, donc, laissant le phéryxian parler pour eux deux de cette surprenante journée. Jetant un coup d’œil à la fenêtre, la jeune femme s’amusa en pensant qu’il n’était même pas encore l’heure de dîner.

-Et toi, que me réserves-tu encore, mon amour? La journée est loin d’être terminée! rit-elle alors que son amoureux l’attaquait de nombreux autres baisers et caresses qui la chatouillèrent jusqu’à ce qu’elle n’arrive plus à respirer tant elle riait.

Si au début, les spéculations de fugue de Soren amusèrent Douhbée, sachant qu’il délirait sur leur bonheur, la jeune femme ne put s’empêcher d’espérer secrètement qu’il le fasse, même si elle ne s’imaginait pas faire autre chose de son corps qu’être Chevalier et protectrice du Royaume qui l’avait sauvée de l’esclavagisme. La pardusse perdu son sourire un instant lorsqu’il parla de gamins, et caressa machinalement son ventre plat en réalisant soudainement les risques qu’ils prenaient, alors qu’elle n’était même pas adoubée. Vigie sembla toutefois rater cette inquiétude, trop préoccupée à l’embrasser et l’enlacer.

-Sérieusement, Soren… souffla-t-elle en le repoussant doucement pour qu’il la regarde à nouveau dans les yeux. Tu voudrais vraiment… des euh… j’veux dire tu as parlé de…

Voilà qu’elle recommençait à bredouiller comme lorsqu’elle craignait encore tout ce qui s’appelait «homme» et rougissait de honte. Franchement, elle-même n’avait jamais pensé à fonder une famille, simplement parce que ses peurs des hommes avaient créés une barrière mentale lui privant de ce futur possible. Hors, ce matin, dans les bras de Soren, rien ne lui semblait plus impossible pour l’avenir.

-Tu penses que tu voudrais en avoir plus tard? Enfin avec moi? Des… des gamins? souffla-t-elle en se redressant assise dans le lit. Je peux pas… en fin je ne crois pas que je peux pendant que je suis écuyer, oh merde Soren qu’est-ce qu’on a fait? Je peux pas avoir un bébé maintenant, pourquoi je n’ai pas pensé à ce risque avant? s’énerva la jeune femme en cherchant frénétiquement quelque chose à se mettre sur le dos. Il faut que je trouve Colombe. Je… je dois m’assurer qu’on risque rien, je…

Réalisant que son manège de panique pouvait avoir froissé Soren, et avait certainement gâché l’ambiance, Douhbée se retourna vers lui, debout au milieu de la pièce dans sa tenue d’Ève, et malgré le ridicule de la situation et la stupidité précaire du risque qu’elle avait pris, tout s’effaça dans sa tête pour ne laisser que l’amour qu’elle éprouvait pour le phéryxian. Oh, et puis, serait-ce vraiment si grave si la graine de leur passion se concrétisait en petits fruits remplis d’amour?

-Je t’aime tellement, Soren, c’est fou ce que je t’aime! soupira-t-elle en le retrouvant à nouveau sur le lit, remettant à plus tard ses inquiétudes. Ça serait vraiment une chouette existence.
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Jeu 2 Juin - 9:47

Des doigts parcouraient cette peau délicate et il se délecta des frissons qu’il voyait parcourir sur sa petite amie. Ses lèvres glissèrent contre son bras et s’arrêtèrent au creux du coude de la jeune femme. Il aimait chaque parcelle de peau, chaque frisson qu’il lui procurait, chaque soupir, chaque sourire… Puis, le timbre de voix de Douhbée résonna à ses oreilles, plus sérieux cette fois. La pardusse posa une main sur la poitrine du pheryxian et le repoussa doucement pour qu’il la regarde et soit plus sérieux. S’il y pensait sérieusement pour les mômes? Bah oui, pourquoi? Enfin, pas maintenant, mais dans le futur, oui. Son regard était d’ailleurs surpris. Il ne savait pas pourquoi, mais ça lui avait semblé être l’évidence même. Toutefois, ce n’était visiblement pas une opinion partagée.

Douhbée avait perdu contenance à nouveau. La main sur son propre abdomen, elle bredouillait quelques paroles, visiblement intimidée à nouveau pour il ne savait quelle raison. Elle n’était pas d’accord avec lui? Son visage était rouge comme une pivoine et elle déclara qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfants. Hein? Il n’était pas sûr de comprendre… Croyait-elle réellement qu’il voulait fonder une famille, là, tout de suite? Holà!! Du calme! Il n’était pas pressé à ce point! Visiblement une panique soudaine prit sa copine d’assaut et elle s’énerva à l’idée qu’elle puisse être enceinte, là, maintenant. Mais… mais… leur si beau moment allait réellement se terminer là et si abruptement? L’écuyère de Courage chercha frénétiquement son chemisier et déclara qu’elle devait retrouver son maître pour s’assurer qu’ils n’avaient réellement pas commis une énorme bêtise.

Vigie ne savait quoi dire. Il se sentait totalement impuissant face à cette situation. La bouche grande ouverte, il devait avoir l’air d’une carpe alors qu’il réalisait à peine l’état de panique de son amoureuse. Il leva ensuite rapidement la main dans le but d’arrêter la pardusse, mais elle fut plus rapide que lui et se leva dans un bond. Elle partait réellement? Là, maintenant? Assis sur le rebord du lit, Vigie avait peine à croire la situation actuelle.

- Non, mais attends, merde! Fit-il enfin. S’il-te-plaît, ne pars pas comme ça!

Douh se retourna enfin pour lui faire face, puis laissa tomber ses bras ballants de chaque côté de son corps. Son expression passa soudainement de la panique à une douceur incroyable. Vigie avait parfois un peu de mal à la suivre… Elle revint alors vers lui, lui déclarant à nouveau son amour et admit finalement que cette existence fictive aurait été vraiment géniale. Voilà qui le rassurait un peu, il devait bien l’admettre.

- Tu sais, je suis sérieux lorsque je dis que j’aimerais avoir des gamins avec toi, fit-il tout bas alors que sa copine s’était à nouveau allongée près de lui. Mais pas tout de suite. Plus tard quoi. Comme tu l’as dit, tu n’es encore qu’une écuyère, alors on pourrait te laisser le temps d’être adoubée, pas vrai? Et puis, tu imagines les ragots? Si un chevalier et une écuyère venaient à avoir des enfants ensemble… en dehors des liens sacrés du mariage en plus! À cette idée, Vigie se mit à glousser. Son père l’étriperait pour ça! Pour te rassurer, je sais qu’il existe des moyens pour empêcher un bébé de se former. Je ne les connais pas, mais les guérisseurs pourraient surement t’en parler. Peut-être Colombe elle-même a-t-elle déjà eu recours à ces moyens? Il s’avança ensuite doucement et posa quelques baisers sur la gorge de son amoureuse. Mais si notre « bêtise » de ce matin a porté fruit… Je peux te jurer que je t’épaulerai jusqu’à la fin des temps… Et on se mariera en douce afin d’être sûr que personne ne s’y oppose. Mais entre toi et moi, je doute que cette seule fois soit celle qui mette notre rôle au sein de l’ordre en danger.

Vigie n’était pas très inquiet à ce sujet, visiblement. Parler de tout ça lui donnait d’ailleurs envie de réitérer l’expérience. Doucement, il glissa ses doigts sur les courbes de sa compagne caressant sa poitrine au passage. Dans un mouvement souple, Soren ramena sa copine par-dessus lui en position assise puis s’empara de ses lèvres à nouveau pendant de longues minutes.

- Je serai toujours à tes côtés, peu importe ce que l’avenir nous réserve…

Leur journée de congé se déroula essentiellement dans la chambre de Vigie. Le couple passa leur temps dans un cocon d’amour, de tendresse et de danses charnelles… comme de véritables amants fusionnels. Comme tout nouveau couple! Plus rien n’existait pour eux sauf l’un et l’autre… Et puis, pour le reste… ils pourraient toujours demander conseil à Colombe ou à une guérisseuse pour éviter les pépins et les surprises!

[FIN DU RP]
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MessageSujet: Re: Man! I feel like a woman! [TERMINÉ]   Jeu 2 Juin - 12:51

Retournant se blottir contre Vigie, l’écuyère tenta de calmer les battements énervés de son cœur, causés par la panique subite qui l’avait envahie en réalisant les risques de leur amour. Douhbée appuya sa tête sur le torse de son amoureux pour y entendre son cœur, à la recherche de son propre battement cardiaque sur lequel elle tenta de rythmer sa respiration. Elle devait juste cesser de penser aux dangers et profiter du moment présent. Elle avait toujours trop tendance à angoisser sur le futur, probablement à cause de l’influence de son pouvoir de prémonitions.

L’idée de fonder une famille, si elle lui avait d’abord semblé absurde, touchait maintenant profondément Douhbée, puisque si Soren songeait déjà à ce genre de choses, c’était qu’il considérait vraiment sa vie avec elle. Les yeux ainsi fermés à l’écouter parler, la perspective enchantait beaucoup plus l’écuyère, qui tardait maintenant de devenir Chevalier pour réaliser ces rêves. Elle s’empourpra évidemment alors qu’il parlait de mariage, bien que ce fut vaguement, mais rejeta cette nouvelle probabilité loin dans sa tête, dans un futur qui n’était pas encore là, et se laissa rassurer en espérant que les guérisseurs pourraient effectivement lui prescrire une potion ou une infusion contre les surprises indésirables. N’ayant jamais vu une femme enceinte dans l’établissement d’Ulyss, pourtant fort actif à ce niveau, il n’y avait pas à douter que c’était possible…

-C’était pas une bêtise… murmura Douhbée en se redressant légèrement pour regarder Soren dans les yeux, le visage toujours empourpré par ses promesses et la seconde allusion au mariage. Je n’aurais pas dût dire ce mot là, je suis désolée. Ce n’était vraiment pas une bêtise.

Seul la confiance absolue de Soren fit en sorte que Douhbée cesse de s’inquiéter, car elle s’imprégnait de son calme au travers de ses yeux dorés. Lorsqu’il reprit ses caresses, la jeune femme prit pleinement conscience de deux choses. Premièrement, elle n’avait pas pensé une seule fois à son ancien maître lorsque Vigie l’avait prise, seulement lorsqu’il avait été question d’enfants. Deuxièmement… elle en avait encore envie, alors que le Chevalier l’asseyait sur lui pour l’embrasser, juste là où il fallait pour qu’elle n’ignore pas qu’il avait encore envie lui aussi.

-Moi aussi, promit-elle entre deux baisers. Et une… «seule seconde fois», c’est dangereux? demanda-t-elle en rigolant, se laissant à nouveau aller dans les bras de Soren. Plus que pour seulement «une seconde fois». Pour les risques, ils verraient plus tard, la «journée spéciale Douhbée» ne les laissa que très peu quitter le confort douillet de la chambre de Vigie.


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