Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

Partagez | 
 

 Flirter avec le danger [TERMINÉ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Mar 3 Mai - 22:05

Philomena revenait d’une longue promenade dans le village marchand le plus près. Depuis quelque semaine, la foire marchande avait pris place au royaume et tous les villages avaient été transformés en gigantesques foires. On pouvait y trouver des produits de partout sur le continent. La jeune princesse adorait ce moment de l’année où elle pouvait s’entourer des plus récentes trouvailles du continent, s’informer des dernières modes et surtout acheter tout ce qui lui plaisait. Elle s’y rendait tous les jours et revenait à chaque soir suivie d’une traînée de serviteurs qui portait tous ses nouveaux achats. Le tout était entreposé dans l’une des nombreuses salles du château. Mais il ne fallait pas s’y méprendre. Bien que Gula achetait ces produits, elle les utilisait tous. Elle ne dépensait pas l’argent du royaume pour rien – enfin selon son point de vue – et trouvait une utilité à tout ce qu’elle se procurait. Souvent elle achetait pour elle, mais elle dépensait aussi pour les membres de sa famille. Elle adorer leur offrir des présents à ceux qu’elle aimait. Elle était revenue particulièrement satisfaite de cette escapade. Elle avait réussi à se procurer de nouvelles robes en plus de nouveaux bijoux particulièrement dispendieux, mais d’une incroyable beauté. Elle se languissait de les essayer et de les porter aux yeux de tous. Durant ces trois dernières années, Philo avait pris conscience de son corps et avait remarqué que les hommes commençaient à se retourner sur son passage. Elle était devenue une jeune femme qui n’était pas dépourvue de charme, au contraire. Souvent, la jeune femme s’amusait à flirter avec les gardes du château, s’acharnant à les rendre mal à l’aise, le tout dans l’optique de comprendre le genre masculin. Jamais plus, elle ne serait une femme naïve de qui on profiterait. Elle voulait maintenant profiter de la naïveté des autres. Elle ne voulait plus, non plus, vivre dans l’ombre de ses frères et sœurs aînés. Elle avait une vie à vivre et elle comptait bien commencer à la vivre pleinement.

Philomena en avait assez des restrictions, des précautions et des gants de soie que l’on lui imposait. Pendant toute sa jeunesse, on l’avait entourée d’une bulle de velours. On lui avait caché certaines choses pour éviter de la blesser, mais on lui en avait également interdit d’autres. Ainsi, sa vie d’adolescente s’était passée entre le château et le village – où elle ne pouvait se rendre qu’à la seule condition qu’elle soit accompagnée par une escorte de gardes. Qu’arrivait-il lorsqu’on gardait un animal trop souvent en cage? Et bien il se mettait en colère. La même chose était arrivée à Philo lorsque que son cœur avait été brisé par Louis-Alexandre. Le chagrin avait réveillé son cœur endormi, mais également toute la rancune qu’elle gardait au fond d’elle. Cette rancune avait à son tour éveillé des sentiments plus sombres qu’elle avait refoulés. Ainsi, Gula était devenue une jeune femme assez amère et qui adorait jouer avec le feu. Elle répliquait à ses aînés, enfreignait les ordres et prenait un malin plaisir à se jouer des gens. Son côté manipulateur, qui au début ne servait que ses intérêts gourmands, gouvernait maintenant sa vie. Ainsi, elle se rebellait contre l’autorité aussi souvent qu’elle le pouvait. La crise d’adolescence était quelque chose de difficile pour une jeune fille, mais plus elle arrivait tard, plus les répercussions étaient énormes. Dix-neuf ans est un âge bien inusité pour ce phénomène naturel, mais il n’est pas improbable qu’il se manifeste plus tard qu’à la normale. Et lorsque cela se produit, il faut souvent s’attendre au pire.

Alors que la jeune princesse se dirigeait vers sa chambre dans le but d’essayer l’une de ses nouvelles robes, une robe noire, sa nouvelle couleur symbolisant sa rébellion contre l’autorité fraternelle, elle aperçut une ombre dans un couloir adjacent. Qui était-ce? Emportée par la curiosité, Philo ordonna à sa suite d’aller ranger ses nouvelles acquisitions et s’engagea dans le couloir. Elle n’avait pas l’habitude de fréquenter ce couloir, puisqu’on lui avait très fortement conseillé de ne pas s’y rendre. Toutefois, elle s’en fichait dorénavant et c’est d’un pas assuré qu’elle avança vers l’inconnu. Lorsqu’elle fut plus près, elle distingua le visage de l’inconnu. Il s’agissait de Cailean, l’un des mages du royaume. Elle n’en savait que très peu sur lui puisqu’ils n’avaient jamais été officiellement présentés. En effet, ses frères et sa sœur préféraient que Philomena reste en dehors des activités magiques jusqu’à ce qu’elle ait atteint la majorité. Cependant, lorsqu’elle atteignit ses dix-huit ans, on l’informa qu’on préférait qu’elle attende ses vingt et un ans. Et puis quoi encore? Lust avait bien vingt ans lorsqu’il commença à être conseiller officiel du royaume. Décidemment, elle en avait assez de toute cette protection.

Décidée à faire elle-même ses propres choix, Gula passa les mains sur sa robe noire et avança d’un pas décidé. Dans le but de provoquer les gens, elle avait opté pour des robes plus moulantes que celles qu’elle portait pendant son adolescence. Elle portait dorénavant des corsets, ce qui mettait plus sa poitrine en valeur et avait renoncé aux nombreux jupons. « Excusez-moi. Messire Cailean, c’est bien cela? » Lentement, Philomena replaça une mèche de sa chevelure rousse. « Je ne crois pas que nous ayons été présentés officiellement. » Elle tendit gracieusement sa main agrémentée d’une bague sertie d’une émeraude en direction du mage. « Je suis Philomena, mais j’imagine que vous le saviez. » Le magicien dégageait quelque chose de mystérieux. En effet, elle l’avait aperçu de nombreuses fois et toujours il était entouré de cette aura énigmatique, voire dangereuse. Cela effrayait la jeune princesse autrefois, mais maintenant qu’il se trouvait devant elle, elle trouvait ce danger assez fascinant, voire attirant. Mikhael l’avait toujours tenue éloigner de Cailean, elle en ignorait la raison. Peut-être que ce qu’il faisait était dangereux? Philo l’ignorait. Mais elle était décidée à ne plus rester dans l’ombre. Se sentant aventureuse, elle posa son regard dans celui du magicien. Il était fascinant, comme tout ce qu’il dégageait en fait. Orageux, presque hypnotisant. « Puis-je requérir votre aide pour un problème personnel? » La jeune femme continuait de soutenir le regard de son interlocuteur. Pourquoi lui avait-on toujours interdit de s’approcher de lui? Après tout, il ne semblait pas si dangereux que ça. Juste assez pour que ce soit plaisant.

_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Mer 11 Mai - 14:18

Cela faisait maintenant trois longues années qu'il avait été attitré au poste de mage guerrier de Shola, et Cailean devait admettre qu'il appréciait plutôt son poste. Il voyageait beaucoup, logeait au château, traquait les criminels, et on ne se posait pas vraiment de question sur ses méthodes de travail. Il s'était rapidement trouvé un talent pour le combat à la lance ou aux bâtons, toutes armes longues en fait qui ne comprenait pas deux lames à chaque extrémité. Il était respectable à l'épée mais ce n'était pas sa force, les armes à distance non plus. Ses meilleurs atouts restaient ses pouvoirs magiques, son don de réflexe lui permettant de réagir au bon moment avant même qu'il n'y pense, les gens le pensaient agile, mais c'était plus que cela.

Ainsi, toujours en gardant mystérieux ses pouvoirs et secret la présence de ses pattes dorsales, l'orageux Mage vivait sa nouvelle vie avec des hauts et des bas, évitant soigneusement la princesse Khanrell, sauf lorsque nécessaire, afin de ne pas s'attirer d'ennuie. Au fil du temps, il avait développer une forme de loyauté pour le conseiller Mikhael qui était un bon parleur et, qui quelques fois, avaient du le défendre contre les folies paranoïaques de sa soeur qui l'accusait dès que possible. Il était parfaitement conscient de ses vices, mais à chaque fois elle l'avait accusé à tort. Depuis qu'il vivait au château, il ne se nourrissait presque plus d'humanoïdes, il ne le faisait que lors de ses voyages à l'extérieur. Il ne voulait pas d'ennuie, surtout que le prince Lust était en quelques sortes devenu son protecteur et il ne voulait pas le décevoir.

Il en était là de son bilan réflexif sur sa vie au château, se dirigeant vers ses appartements, lorsque le sorcier se fit abordé par la plus jeune des royautés. Il s'arrêta et s'inclina poliment, sans trop de bassesse. La princesse Philomena gagnait en beauté avec les années, et elle était très couvée par sa famille. Il avait toujours soigneusement éviter de trop l'approcher, sachant pertinemment que Khanrell l'avait à l'oeil et que son hésitation à son égard entraînait la suspicion chez les autres aussi. Il ne tenait pas à ce qu'on le rejette pour une erreur aussi sotte. Surtout que Lust était très protecteur de sa petite soeur, il ne tenait pas à perdre son estime.

Malheureusement, cette fois il ne pourrait pas passer à côté. Droit et fier, il la dominait de sa taille élancée, toujours, et éternellement, vêtu de sa lourde cape. Le menton droit, Cailean considérait la jeune fille avec son visage impassible, se demandant ce qu'elle lui voulait. « Excusez-moi. Messire Cailean, c’est bien cela? » Il hocha lentement la tête, sans la quitter de ses yeux gris. Elle mentionna qu'ils n'avaient pas été présenté officiellement, il ne réagit pas. C'était le cas, mais c'était voulu. Sa soeur aînée avait peur que Gula termine en bouché pour demi-arachnéen, ignorant sans doute qu'elle avait plus de chance que ça lui arrive que sa cadette. Elle lui tendit sa main, il baissa les yeux sur celle-ci.

Retenant un soupir, il s'inclina respectueusement et lui fit un baise-main, comme le voulait la coutume, tandis qu'elle se présentait. Il se releva avec un sourire amusé. « Je le savais déjà, en effet. » Il plongea son regard dans le sien, elle le soutenait courageusement. Elle dégageait une aura de défi qui le fit agrandir son sourire. Il haussa un sourcil, toujours amusé, et poursuivit : « Je suis Cailean Ogmelt de Shola » et lui fit une courte révérence en inclinant la tête. Il reposa ses yeux dans les siens, elle était décidé à soutenir son regard, cela ne pouvait que l'amuser. Elle avait tout d'une enfant en quête d'un défi. Pourtant, il n'avait pas pu s'empêcher de remarquer qu'elle n'avait plus le corps d'une enfant.

Elle lui demanda de l'aide pour un problème personnel, il la considéra un instant puis hocha la tête. De toute façon, il allait s'entraîner à la cours, cela pouvait bien attendre. « Bien sûr, j'ai suffisamment de temps devant moi. Que puis-je faire pour vous, Princesse? » Il croisa les bras sur sa poitrine et afficha un visage impassible, bien qu'au fond de ses yeux, il semblait légèrement amusé. C'était ce qu'elle dégageait, qui l'amusait. Elle avait ce petit air provocant, ce qu'elle portait était provocant. Dans d'autres circonstances, il aurait joué avec elle, mais elle était princesse... il se voyait mal s'adonner à ce genre de jeux avec elle. Particulièrement dans les couloirs du château.
Revenir en haut Aller en bas
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Ven 17 Juin - 15:43

C’était d’abord uniquement dans une optique de révolte que la princesse Philomena avait abordé le magicien Cailean dans le couloir. L’homme, qui faisait partie des loyaux de la cour depuis maintenant trois ans, semblait provoquer dans la famille royale différentes réactions. Sa sœur Khanrell semblait le détester ou s’en méfier comme de la peste, elle avait de la difficulté à bien définir l’émotion que semblait ressentir sa grande sœur à la vue du mage guerre. Lust, quant à lui, semblait bien l’apprécier, à un point même qu’il paraissait l’avoir pris sous sa protection, ce qui n’était pas rien. Toutefois, même si Mikhael semblait éprouver des émotions plutôt positives envers le mystérieux mage, jamais il n’avait laissé la cadette s’en approcher. Lorsqu’ils le croisaient dans le couloir, il engageait aussitôt la conversation avec elle afin qu’elle ne lui soit pas présentée. Si le mage devait parler au conseiller et qu’il traînait avec Philo, cette dernière était toujours renvoyée. Jamais de sa vie, elle ne lui avait adressé la parole. C’était d’abord cette interdiction d’entrer en contact avec Cailean qui avait motivé la jeune princesse à se diriger vers lui. Puis, au fur et à mesure qu’elle s’approchait de lui, c’était le mystère et la curiosité qui l’entourait qui motivait son action. Et finalement le danger. En effet, le mage semblait assez dangereux, sinon pour quelle raison provoquerait-il une pareille réaction chez sa grande sœur? Pourquoi, pendant ces trois années de « vie commune », avait-on empêché la négociatrice officielle du royaume de rencontrer l’un des membres qui siégeait parfois au conseil alors qu’elle ne le pouvait point? Elle avait décidé, comme ça sur un coup de tête, que ce moment même était le meilleur pour le découvrir par elle-même.

Philomena l’avait donc abordé avec un mélange de respect et de provocation. Après tout, dans la hiérarchie sholienne, elle lui était supérieure. Toutefois, elle ne pouvait s’empêcher de trembler de l’intérieur. Il était vrai que le mage provoquait en elle une certaine frayeur. Cela devait provenir de tout ce mystère. Pourquoi autant de mystère entourait-il cet homme? On parlait de lui en chuchotant jusque dans les villages. Gula s’était toujours fait un devoir d’écouter les ragots que l’on racontait à son sujet. C’est avec toutes ces histoires en tête qu’elle s’était finalement approchée de lui pour l’interpeller. Après qu’elle se soit présentée, il avait, comme l’exigeait la coutume, déposé un baiser sur la main qu’elle lui tendait. Elle retint un frémissement lorsque ses lèvres touchèrent la peau douce de sa main. Pourquoi donc? Des centaines d’hommes avaient baisé sa main depuis sa jeunesse, pourquoi est-ce que Cailean produisait cet effet? En fait, la réponse était très simple. Au fond d’elle, Philo savait qu’elle enfreignait tous les règlements imposés par sa famille en abordant le mage guerrier. Toutefois, le contact entre eux deux rendait la provocation encore plus réelle. Puis elle remarqua un sourire amusé lorsqu’il releva la tête et déclara qu’il savait bel et bien qui elle était. Au moins cela! Puis souriant de plus belle, il se présenta. La princesse fit une charmante révérence, comme l’exigeait également la coutume. Cependant, le sourire qu’affichait sans cesse le magicien l’irritait beaucoup. Qu’y avait-il de si drôle? « Puis-je vous demander ce qui semble être à vos yeux si amusant maître Cailean? » Se moquait-il d’elle? Elle ne pourrait le supporter, cela serait un énorme manque de respect à son rang. Après tout, elle ne l’avait pas abordé pour qu’il se moque d’elle.

La jeune femme avait posé son regard dans les yeux gris et presque envoûtants de son interlocuteur. Que faire maintenant pour captiver son attention? La solution était pourtant bien évidente. Elle lui demanda son assistance pour régler un léger problème de nature personnelle. Il accepta, à son grand plaisir. Philomena fit un pas dans la direction du mage pour s’approcher de lui. « À mon grand regret, j’éprouve depuis quelques jours des difficultés avec mon pouvoir d’illusion. » Elle toucha son bras. « Peut-être serez-vous en mesure de m’aider à voir ce qui cloche? » C’était bien sûr un mensonge. Son pouvoir d’illusion fonctionnait parfaitement, mais l’excuse lui semblait légitime. Après tout, Cailean était un mage d’un grand renom, requérir son assistance pour un problème d’ordre de magique paraissait des plus logiques. « Vous voyez, j’ai beau me concentrer de toutes mes forces, les illusions visuelles que je parviens à produire sont floues. Je vais vous montrer. » Philo s’éloigna quelque peu de l’homme et fit mine de se concentrer. Elle fit apparaître l’image d’un chien dont les contours étaient si flous qu’on pouvait à peine déceler qu’il s’agissait d’un chien. Après quelques secondes, elle le fit disparaître. « Comme vous le savez peut-être, je n’ai jamais eu de maître magicien pour m’enseigner à contrôler mon pouvoir. Je l’ai appris toute seule. Que croyez-vous qui ne va pas avec mon pouvoir, messire Cailean? » Elle poussa un long soupire qu’elle voulait emplis d’inquiétude et leva les yeux sur le mage. « Suis-je en train de perdre mes capacités magiques? »

La princesse de Shola se demanda comment réagirait l’homme. L’aiderait-il ou balayerait-il son « problème » d’un revers de main. Elle espérait seulement que sa fausse détresse serait en mesure de le convaincre de lui accorder un peu d’attention. Tout ce mystère autour de Cailean la poussait vers lui. Elle voulait tout savoir sur lui et sur ses pouvoirs. La jeune femme voulait avant tout découvrir pourquoi on lui interdisait d’avoir de quelconques contacts avec cet homme qui paraissait si intéressant.

_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Jeu 23 Juin - 11:37

Apparemment, le sourire de Cailean semblait désagréable aux yeux de la princesse, elle lui demanda ce qui l'amusait. Il secoua la tête légèrement en répondant : « Je suis désolé, Majesté, c'est seulement l'énergie que vous dégagez qui m'amuse, n'en soyez pas offensée. » Il la regarda profondément, comme s'il pouvait la sonder. De toute façon, personne ne connaissait la véritable nature de ses pouvoirs et il se plaisait bien à jouer sur les rumeurs. « Vous me faites seulement penser à la façon dont votre soeur me regarde. » Ce qui n'était pas faux. Khanrell le regardait souvent avec un air de provocation prudente. Comme si elle voulait le mettre au défi de faire un faux pas, mais avait peur de sa réaction s'il le ferait. Ce n'était pas désagréable d'être craint. Il appréciait.

Après avoir accepter de lui prêter assistance, elle lui déclara que la nature de son problème était magique. Il haussa un sourcil. Elle lui toucha le bras, il baissa les yeux sur sa main, puis les remonta sur son joli visage. Il serait en effet en mesure de l'aider, mais ce n'était pas à lui de le faire. Il y avait la magicienne enseignante du royaume qui serait plus à même de l'aider, que lui-même. Peut-être était-il seulement le premier qu'elle avait trouvé? « Vous voyez, j’ai beau me concentrer de toutes mes forces, les illusions visuelles que je parviens à produire sont floues. Je vais vous montrer. » Ce qu'elle fit, faisait apparaître ce qui ressemblait vaguement à un chien. L'arachnéen se demanda... qu'est-ce qui était l'illusion? Ses paroles, ou son pouvoir? Elle ne lui semblait pas en détresse.

« Que croyez-vous qui ne va pas avec mon pouvoir, messire Cailean? » Elle se montrait inquiète, il pouvait lui laisser le bénéfice du doute. De toute façon, il n'avait rien à perdre à lui donner un coup de main, tant qu'il n'allait pas loin... Il jeta un oeil autour, puis hocha la tête, brièvement. Signifiant par le fait même qu'il lui accorderait son aide. « Je veux bien vous apporter mon aide, Princesse. Au mieux que je le pourrai. Jézabel serait peut-être plus apte à vous aider dans cette situation, mais je présume qu'elle doit être occupée. » Il la regarda profondément, cherchant à voir si elle avait penser à cette opportunité. En cas de détresse magique, ça semblait le choix le plus logique.

Le mage regarda d'où elle venait, sa suite avait disparue avec les effets qu'ils transportaient. « Peut-être aimeriez-vous discuter dans un endroit plus propice et plus... confortable? Que le couloir. » Elle était habituée au maximum du confort, après tout. Il se voyait mal taper la discussion avec elle, plantés debout là comme deux imbéciles. Il s'effaça et tendit la main dans la direction d'où il allait : ses propres appartements. En espérant ne pas voir débouler la garde entière, comme lorsqu'il avait pénétré ceux de la princesse enflammée à son arrivée! « Après vous. » fit-il, alors qu'il la suivait dans le couloir. Elle ne savait probablement même pas où il vivait... il jeta un rapide regard sur sa silhouette, et déplora qu'elle soit de sang royale. Elle avait le profil de ses conquêtes...

Lorsqu'ils furent près de la porte, ce qui fut rapide, car ils étaient plus près de ses appartements que des siens, il la précéda en l'esquivant puis ouvrit la porte. « C'est ici, vous pouvez entrer. » Il la laissa entrer d'abord. Le petit salon n'avait pas grand chose. D'un côté, la droite, une grande bibliothèque couvrait le longueur du mur, contenant des livres, des fioles, des trucs divers, des os de divers espèces... un crâne humain. Parallèlement, il y avait un divan devant, face à un autre, et une table basse au milieu. Au bout de la pièce, il y avait un grand récipient de verre, un aquarium, dans lequel flottait trois anguilles électriques. Juste à la gauche de ces dernières se trouvait la porte de sa chambre, entrouverte sur un grand lit. Tout à gauche de la pièce, derrière le deuxième divan, était une table avec des décorations diverses et inutiles, c'était un mini-bar en fait, derrière ses portes fermées. La fenêtre, à côté des anguilles au bout, donnait sur la cours d'entraînement, et avait de lourd rideau rouge vin tassé sur le côté et retenu par une ficelle argenté. Le tout était richement décoré, les divans étaient bruns, avec de riches motifs.

« Je vous offre quelque chose à boire? » Il ferma la porte derrière elle et entra à sa suite. Il attendit qu'elle s’assoit, et qu'elle lui dise si elle désirait boire ou non. Il fit selon ses désirs et lui servit une boisson, n'en prenant pas. Il s'installa face à elle. « Quel âge avez-vous, Majesté? Je suis désolé de l'indiscrétion de la question, mais parfois les perturbations magiques peuvent être dues à la période de la vie que l'on traverse. » Son sourire était toujours amusé, elle finirait par comprendre que ça faisait parti de lui, sans doute. En fait, il réalisait que bien qu'elle soit majeure, elle avait tout d'une adolescente en crise. Peut-être que son pouvoir lui faisait réellement défaut, à cause de ses émotions perturbées? Il se voyait mal engager un tel sujet avec elle.

Il fit mine de réfléchir un instant et poursuivit : « Cela peut être du à des émotions distrayantes, tel la colère, l'amour ou la peur. » Son sourire amusé s'agrandit légèrement. « Entre nous, vous savez bien que votre soeur aînée ne se contrôle pas autant qu'elle le voudrait. Malgré les enseignements que je lui ai prodigué, elle ne contrôle pas ses émotions... tout cela est sensiblement lié. » Il haussa les épaules. Il jeta un oeil par la fenêtre. Par chance, ils n'avaient croisés personne sur la route, il y avait donc peu de probabilités que celle-ci débarque en mettant le feu parce qu'elle craignait pour la vie de la cadette. C'était idiot de penser qu'il pourrait commettre ce genre de crime. Tuer une personne de la famille royale, évidemment, pas la nature du crime en tant que tel... elle savait très bien de quoi il était capable de ce côté là, cette fichue colérique parano.
Revenir en haut Aller en bas
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Ven 15 Juil - 20:20

Décidemment, cette rencontre improvisée avec le magicien Cailean devenait de plus en plus troublante. Ce qui avait été au départ un acte de rébellion de la part de la cadette des péchés, devenait maintenant un moment assez troublant. Une telle proximité avec le mage créait véritablement une étrange sensation de peur, mais peut-être était-ce dû aux ragots que l’on colportait à son sujet. Quoi qu’il en soit, Philomena n’était cependant pas reconnue pour ne pas assumer ses actions, c’est pourquoi elle gardait la tête haute, tentant du mieux qu’elle pouvait de dissimuler le léger malaise qui s’emparait petit à petit de son corps. Toujours dans son esprit de rébellion, elle avait ensuite inventé une excuse qu’elle avait jugée plus que plausible pour susciter l’intérêt de son nouvel interlocuteur. En effet, quelle meilleure raison pour engager la conversation que de parler de son don? Ainsi, elle avait fait apparaître l’illusion d’un chien, auquel elle avait donné une vague impression de flou afin de persuader Cailean qu’elle avait un problème avec son pouvoir d’illusion. Ce dernier semblait avoir mordu à l’hameçon, puisqu’il accepta de l’aider avec son problème. Il ajouta toutefois que Jézabel serait sans doute mieux qualifiée pour l’aider avec ce genre de situation. Gula n’avait pas du tout pensé à la magicienne enseignante en inventant son excuse. Puis elle se rappela. « N’est-elle pas en train de donner une classe? Je m’en voudrais d’interrompre le cheminement de ces jeunes enfants pour un problème personnel. » Levant les yeux vers le mage, se donnant un air de conspiration, elle ajouta. « Et puis, Jézabel irait sans doute prévenir Edgar et Mikhael, ce que j’aimerais éviter. J’imagine que vous comprenez. » La princesse de Shola esquissa un doux sourire. Pourvu que lui ne prévienne pas ses frères ou bien Khanrell. Elle pourrait se retrouver confiner dans ses appartements sous prétexte qu’elle est un danger pour elle-même, alors que tout cette mise en scène n’est qu’en fait un acte de rébellion contre l’autorité fraternelle.

Cailean, en parfait gentleman, lui proposa de continuer cette résolution de problème dans ses appartements, ce qui serait plus confortable. Gula fut soulagée qu’il le propose. Bien sûr, elle ne pouvait pas l’inviter lui dans ses propres appartements. Il n’était pas rare qu’un de ses frères ou bien sa sœur, déboule sans s’annoncer. Cependant, ils ne pouvaient pas non plus rester au beau milieu du couloir, puisqu’un garde ou un serviteur pourrait à tout moment surgir et ainsi prévenir ses aînés qu’elle avait osé transgresser l’interdit. Passant devant lui comme il le proposait, Philomena s’engagea dans le couloir sans vraiment savoir où elle devait se diriger. En effet, il ignorait où se situaient les appartements du magicien. Toutefois, envisageant qu’elle ne savait effectivement pas l’emplacement de ses appartements, il lui ouvrit la porte une fois arrivée et l’invita à entrer, ce qu’elle fit tout en ressentant une mélange d’appréhension et d’excitation. Jamais encore n’avait-elle été en tête à tête avec un homme dans des appartements du château, si l’on excluait – bien entendu – sa famille.

La jeune princesse ne put s’empêcher de scruter chaque recoin des appartements du magicien. Cet homme semblait posséder tellement de secrets, examiner ses appartements pouvait bien servir à en déchiffrer quelques-uns. Toutefois, la rouquine dû se résoudre : il s’agissait d’un appartement que l’on pouvait en effet attribuer à un magicien. Il interrompit son examen des lieux en lui offrant quelque chose à boire. « Un verre de vin rouge, je vous prie. » Elle ne pouvait résister à une pareille invitation. Jamais elle ne rejetait une proposition, surtout lorsque cela concernait la nourriture. Pendant qu’il lui servait ce qu’elle avait demandé, elle s’assied lentement sur l’un des divans de couleur brune et continua son examen de la pièce. Des bibliothèques, diverses ingrédients, des divans, rien qui ne laissait présager que Cailean pouvait s’adonner à des pratiques plus douteuses que la simple magie. Après tout, c’était ce que racontaient certaines rumeurs. Le magicien lui tendit sa coupe puis s’assied sur le divan en face d’elle. Au fond d’elle, Philo était soulagée qu’il ne prenne pas place à côté d’elle. Une telle proximité avec un être qu’elle redoutait encore l’inquiétait. La table située entre eux deux faisait pour la jeune femme office de rempart et cela lui convenait beaucoup mieux. Fermant les yeux, elle prit une gorgée du vin rouge, qu’elle trouva délicieux. Ce fut la voix du mage qui la ramena à la réalité. Entendant la question de Cailean, Philomena songea d’abord à se fâcher contre lui. On ne demande pas son âge à une dame, encore moins à une princesse. Mais, anticipant sans doute sa réaction, il lui expliqua que les perturbations magiques pouvaient être liées à des périodes de la vie. « J’ai dix-neuf étés. » Un sourire amusé se dessina alors sur les lèvres du magicien. Pourquoi tout semblait-il le faire rire. Le voir sourire de cette façon lui donnait l’impression qu’il se moquait d’elle, qu’elle n’était pour lui qu’un amusement et – elle devait se l’avouer – cette idée ne lui plaisait pas du tout. Il émit ensuite l’hypothèse que cette perturbation magique pouvait venir de certaines émotions. « Hélas, maître Cailean, je ne crois pas que mon problème soit lié à mes émotions pour la simple raison que la dernière fois que j’ai tenté d’utiliser mon pouvoir – avant la démonstration effectuée pour vous bien entendu – j’étais dans une parfaite sérénité seule dans ma chambre. » La jeune femme leva les yeux vers lui. Pourquoi continuait-elle ce mensonge? Elle ne pouvait faire taire la petite voix intérieure qui lui intimait de partir, qu’elle jouait avec le feu. Or, un certain désir de rester pour en savoir plus sur le magicien semblait l’emporter sur cette peur. La curiosité de Philomena l’avait déjà menée à de malheureuses situations, elle s’en était toujours sortie. Le commentaire du mage sur sa sœur la fit rire, un rire sincère, cristallin et presque charmeur. En effet, lorsque Khanrell s’emportait, elle ne contrôlait rien du tout.

Gula prit une autre gorgée de vin avant de déposer sa coupe sur la table. Croisant sa jambe gauche sur sa jambe droite, elle posa ensuite ses mains délicatement sur ses genoux. « Il m’arrive souvent d’oublier que vous avez été le maître de ma sœur, sire Cailean. J’ose espérer que je vous causerai moins de problèmes, après tout, je suis beaucoup plus douce et beaucoup moins bornée. » Cela était en partie vrai. Philo était certes plus douce que Khanrell, mais elle pouvait s’avérer beaucoup plus bornée que sa grande sœur lorsqu’elle le voulait. Il s’agissait sans doute d’un trait de caractère propre à la gente féminine royale du royaume de Shola. « Dites-moi, maître Cailean, est-ce qu’autre chose que les émotions pourrait provoquer la perturbation de mon pouvoir? » Elle se composa une mine inquiète. « Vous savez, ce don m’est extrêmement utile pour ma fonction royale. Il m’est beaucoup plus facile d’exposer mes idées lorsque les gens peuvent les voir. » Philomena se mit alors à enrouler une mèche rousse autour de son index gauche, ce qu’elle avait l’habitude de faire lorsqu’elle était inquiète ou bien stressée. « Vous êtes en mesure de m’aider, n’est-ce pas? » Une fois de plus, elle leva un regard vers le mage. Elle avait utilisé tous ses talents d’actrice pour lui donner l’air implorant et apeuré d’une jeune femme qui craignait de perdre son don. Il était temps de voir les ressources de ce magicien que tout le monde redoutait.

_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Ven 22 Juil - 12:05

À sa proposition de consulter la magicienne enseignante, Philomena s'était habilement défendue en précisant qu'elle donnait un cours, et qu'elle irait ameuté sa famille, ce que la princesse ne voulait pas. Cailean hocha la tête, marquant son accord. « Je comprends. » Ils savaient tous deux que s'il avait l'idée d'aller reporter cette rencontre, il serait le premier à recevoir le fouet. Ses pattes arrières en frissonnèrent discrètement. De toute façon, elle n'aurait pas pu le voir d'où elle était. Après l'avoir accompagné dans ses appartements, sa curiosité apparente pour tout ce qui l'entourait, l'amusait. Il avait l'impression d'avoir amener une petite brebis innocente dans l'antre du loup, et cela lui donnait une sensation de pouvoir sur elle. Il est vrai qu'il lui serait terriblement aisé de la faire disparaître. Heureusement pour elle, ce n'était pas dans les intentions du mage.

Après lui avoir offert son vin rouge, l'hybride arachnéen attendit qu'elle prenne place avant de s'asseoir lui-même, en face d'elle, les mains vides de toute boisson ; il n'avait pas soif. Il scruta son visage alors qu'elle se délectait de sa boisson. Cette façon d'agir était terriblement sensuelle. Le faisait-elle exprès? À sa question, elle répondit avoir 19 ans, ce qu'il avait approximativement calculée. Un peu âgée pour être en pleine crise adolescente. Pourtant, c'est ce que ses attitudes récentes démontraient. Il n'allait quand même pas le lui dire ; il n'était ni son ami, ni son confident. Elle déclina l'hypothèse des émotions fortes, appuyant qu'elle avait le même résultat lorsqu'elle était en situation pleinement détendue.

Lorsqu'elle éclata de rire, son sourire s'agrandit. Elle avait un rire fort agréable. Il retint un soupir, un soupir de satisfaction. Il était fort agréable de en pas être systématiquement rejeter par quelqu'un qui avait un minimum de noblesse -et dans le cas présent, elle en avait par-dessus la tête de la noblesse, royale de surcroît. Les gens le craignaient tant que personne ne se détendait au point de rire devant lui. Il trouva cela fort agréable. Tout comme la façon dont elle s'était installée, le dos droit, les jambes croisées. C'était fort élégant. La cadette de la famille royale était un bijou pour les yeux. Le seul souci, était qu'elle soit justement royale... sinon... bref.

Elle déclara régulièrement oublié qu'il avait été le maître de sa soeur. Son sourire en coin revenu, il s'appuya contre le dossier du divan et croisa les mains devant lui. Plus douce et beaucoup moins bordée? L'objet de référence était absolument facile à battre! Tout le monde était plus doux et moins borné que Khanrell Wrath de Shola! Elle l'interrogea ensuite ce qui pouvait perturber un pouvoir. D'apparence fort inquiète, elle enchaîna en spécifiant à quel point ce pouvoir lui était essentiel. Sa façon d'entourer une mèche autour de son doigt était tout aussi sensuel que lorsqu'elle fermait les yeux pour goûter le vin. Malgré lui, il sentit une légère vague de chaleur l'envahir. Il n'était pas insensible à la gent féminine, surtout quand elle était aussi séduisante et désirable. Et défendue...

Son regard pittoresque était tout une réussite et il se laissa avoir. Si elle avait réellement un problème, mieux valait pour lui qu'il lui vienne en aide. « Je ferai de mon mieux, Princesse. » répondit-il. Il fit mine de réfléchir un instant, cherchant ce qui pouvait provoquer ce genre de perturbation. « Et bien, si ce n'est pas les émotions, cela peut être les hormones, la sexualité, la faim, la maladie... » il lui jeta un regard pénétrant, son sourire toujours en coin. « ... mais vous ne semblez pas malade. Hum, sinon cela peut être une perturbation magique effectuée par un autre pouvoir. Vous savez, certaines personnes ont la capacité d'influencer les pouvoirs des autres, même de les annihiler dans certains rares cas. » Hum, c'était les premières raisons qui lui venaient à l'esprit. Qu'est-ce que cela pourrait être d'autres sinon?

« Et si vous faites le vide dans votre esprit, et que vous entrez au plus profond de vous-même. Vous devriez sentir une pulsation magique venant de votre âme, et si vous pouvez la voir, vous pouvez essayer de vous concentrer dessus afin de vous focaliser sur la création d'une illusion. Peut-être qu'en faisant l'exercice quelques fois, votre facilité à faire appel à votre pouvoir reviendra. » Il la regarda pensivement, son sourire ayant -miraculeusement- disparu, puis il enchaîna, son sourire revenant, en coin, amusé. « Avez-vous eu une formation afin de maîtriser celui-ci? Cela est peut-être seulement dû à un manque à ce niveau. Certaines personnes perdent la maîtrise des pouvoirs en vieillissant s'ils ne sont pas complètement guider, et finissent par en perdre totalement la capacité. Ce sont des choses qui arrivent. » Il haussa les épaules, son sourire s'agrandissant légèrement. « Un gros coup sur la tête, aussi. Cela peut causer une reconstruction cognitive. » Son sourire d'agrandit encore un peu légèrement. « Mais vous ne semblez pas souffrir d'une commotion! »

Vite comme cela, il ne voyait pas ce que cela pourrait être d'autres. Cailean s'avança et posa ses coudes sur ses genoux. « Si vous le désirez, je peux faire des recherches sur les causes d'un tel trouble, ou peut-être voyez-vous quelque chose parmi mon énumération qui vous semble sensée? Et applicable à votre cas? » Il souleva un sourcil intéressé et attendit sa réponse. Si quelqu'un lui avait dit qu'une princesse viendrait lui demander un conseil sur ses pouvoirs, il ne l'aurait sincèrement pas cru, et la situation se présentait à lui, comme ça, sans prévenir. C'était particulièrement intéressant, d'autant plus qu'il ne sentait rien chez elle qui puisse expliquer ce problème, mais il n'était pas apte à définir cela réellement. Peut-être se trompait-il?
Revenir en haut Aller en bas
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Ven 5 Aoû - 22:34

Plus elle passait du temps seule avec Cailean dans les appartements de ce dernier, plus elle se plaisait à braver cette sensation d’inquiétante étrangeté qui planait autour d’elle. Au fur et à mesure qu’elle conversait avec le mage guerrier du royaume de Shola, Philomena se rendait compte que la plupart des rumeurs semblaient infondées. En effet, il ne ressemblait en rien à un monstre, au contraire, il se montrait très courtois et très respectueux des convenances, ce qui ne cadrait pas avec les rumeurs à glacer le sang qu’on racontait dans la capitale et dans les villages. Alors que la jeune princesse était assise sur l’un des canapés du salon du mage, les jambes croisées, sirotant un vin rouge absolument exquis, elle ne pouvait s’empêcher que tous les ragots étaient faux. Cailean s’adressait à elle de façon respectueuse et faisait tout pour qu’elle se sente à l’aise. Décidemment, elle ne comprenait guère pourquoi Mikhael et Khanrell l’avait tenue éloignée d’un magicien aussi soucieux et attentif pendant toute son enfance et son adolescence. De plus, elle devait se l’avouer, il était assez agréable à regarder, avec son élégance mystérieuse et surtout ses années en plus.

Se détendant de plus en plus en présence de l’obscur personnage, Gula se montrait un peu moins sur ses gardes, beaucoup moins méfiante et rassurée du fait qu’il n’ait pas essayé de lui jeter un mauvais sort. Après tout, c’était entre autre ce qu’on racontait en ville. Désirant profiter au maximum de cette présence qu’elle n’était pas supposée fréquenter, elle continua son mensonge. Peut-être que la conversation s’orienterait ensuite sur un autre sujet. Elle ne pouvait se le cacher, la cadette était avide d’en savoir plus sur le mystérieux personnage qu’était Cailean. Ainsi, buvant une gorgée de sa boisson à la robe rouge, elle écouta les hypothèses du maître. Elle avait sorti son grand jeu d’actrice pour se confectionner un air absolument contrarié et presque apeuré face à l’éventualité de la perte de son pouvoir. Le mage s’était laissé berner, au grand plaisir de la jeune femme. Elle dut faire un effort hors du commun pour s’empêcher de rougir lorsqu’il mentionna les hormones et la sexualité comme cause du problème. Philomena ayant toujours été gardée en cage, son éducation sexuelle laissait à désirer et elle n’avait eu que de très rares discussions à ce sujet. Le seul avec qui elle était à l’aise d’en parler était son frère Mikhael, mais il ne semblait pas vouloir aborder un tel sujet avec sa sœur cadette. De plus, plus elle passait de temps dans cette pièce avec le magicien, plus elle se sentait attirée par ce dernier, notamment par son regard d’orage dans lequel elle voulait se plonger de plus en plus. La rouquine se força à reporter son attention sur ce que disait celui à qui elle avait faussement quémandé l’aide. Il lui parlait maintenant de gens qui possédaient le don d’annihiler les pouvoirs autour d’eux. Cela intéressa grandement la princesse. « J’ignorais l’existence d’un tel pouvoir. Je doute toutefois qu’une personne s’acharne à perturber mon pouvoir, ne croyez-vous pas? Après tout, j’ai rencontré si peu de gens depuis ma naissance. » Bien sûr qu’elle faisait allusion à sa captivité. Cela la frustrait tellement qu’elle le criait sous tous les toits aussitôt qu’une occasion se présentait.

Cailean enchaînait maintenant sur des possibles façons de s’exercer pour une réhabilitation de son pouvoir. Le conseil, même si le problème en question était faux, n’était pas mauvais. Personne n’avait enseigné à Gula comment méditer et focaliser sur son pouvoir. Elle agissait instinctivement la plupart du temps, puisque la maîtrise de son don lui avait été apprise, non pas par un magicien, mais par son maître d’armes qui ne pouvait passer outre l’occasion d’avoir un tel pouvoir de diversion. La princesse de Shola lui en avait été grandement reconnaissante puisque son frère Edgar n’avait pas voulu que la princesse développe son don de façon offensive. Ainsi, son éducation n’avait jamais été faite par la magicienne-enseignante. Ce fut d’ailleurs ce sujet qui fut la suite de la réflexion du mage-guerrier de Shola. Avant même qu’elle ne puisse répondre à la question de sa formation magique, il enchaînait déjà sur de nouvelles possibilités, notamment celle de la commotion cérébrale, ce qui fit une fois de plus la fit éclater de son rire cristallin. « Je ne me souviens pas avoir reçu un gros coup à la tête, mais si c’était le cas, peut-être ne m’en souviendrai-je pas, n’est-ce pas? » Elle but une gorgée de vin et puis posa le verre sur la table basse qui se situait devant elle. « À vrai dire, je crois que vous avez cerné le problème, Maître Cailean. » Philomena leva les yeux pour le regarder en face. « Je n’ai, à ma grande honte, jamais reçu d’éducation magique à proprement parler. » À ces mots, elle ne put empêcher ses jours de se colorer d’une légère teinte rosée. « Comme vous le savez peut-être, mon père, feu le roi Sin, tout comme mes frères Edgar et Mikhael, dans leur désir de me protéger contre le monde entier m’ont privée de bien des privilèges. » Elle soupira de colère à cette pensée. « Ainsi, pour ma protection selon leurs dires, je n’ai pas pu suivre les cours de la magicienne-enseignante. C’est mon maître d’armes, qui est dépourvu de don magique, qui m’a appris à me servir de mon pouvoir pour créer des diversions. Tout ce que je sais, je l’ai appris à l’instinct. » Voilà, elle venait de l’informer de sa plus grande honte. Contrairement à sa propre sœur qui avait étudié avec le mage assis devant elle, jamais on ne l’avait laissée développer son propre don, par soucis de sa propre protection. Gula se prenait souvent à penser, lors de ses moments de colères, qu’Edgar, plus précisément, se plaisait à inventer des nouvelles façons de gâcher sa liberté et son bonheur. Mais ce n’était pas le bon moment pour songer à cela.

La princesse de Shola reprit son verre sur la table basse et le finit d’un trait avant de le reposé là où elle l’avait pris. « Admettant que je veuille recevoir une éducation magique pour perfectionner mon pouvoir, serait-il trop tard? » Cette question tracassait réellement la jeune femme qui savait qu’elle pouvait aller plus loin. Bien sûr, elle contrôlait très bien son pouvoir, mais elle savait qu’elle pouvait le pousser plus loin. Elle avait beaucoup de difficulté à créer une illusion qui pouvait altérer plus de deux sens à la fois et elle savait que certains pouvait altérer les cinq sens. Elle voulait arriver à ce point, mais elle savait qu’elle ne pourrait le faire toute seule. « Seriez-vous en mesure de m’aider à perfectionner mon don, si bien sûr je parviens à régler ce léger problème qui m’empêche de l’utiliser correctement? » Sachant qu’il serait difficile de convaincre le mage puisqu’il était sous la protection de son frère Mikhael, Philomena se leva, vint s’agenouiller devant Cailean et lui prit l’une de ses mains. « S’il vous plait, Maître Cailean. Aidez-moi à briser mes chaînes. » Elle leva vers lui un regard implorant. Il n’était pas son genre d’implorer de l’aide ainsi, mais apprendre à bien contrôler son pouvoir constituait une sorte de rébellion contre l’autorité d’Edgar et cela valait bien quelques supplications. « Je suis prête à faire ce que vous me demanderez, mais je n’ai qu’une seule requête. Si vous acceptez, n’en parlez pas à mes frères ou à ma sœur. Cela pourrait être notre petit secret. »

Avant qu’il ne donne sa réponse – positive ou négative – la cadette de Shola prit place aux côtés du mage. Toujours en attendant la réponse, elle se mit une fois de plus à enrouler une mèche de sa chevelure de feu autour de son doigt. Peut-être ne voulait-il pas lui enseigner parce que Khanrell l’avait traumatisé? « Vous verrez, Maître Cailean, je suis beaucoup plus docile que ma sœur Khanrell. » Philomena posa alors sa main sur le bras du mage, comme si une autre proximité physique allait le convaincre. À vrai dire, elle n’avait pu s’en empêcher, elle se sentait étrangement bien si près de lui.

_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Mar 16 Aoû - 20:59

Cailean sourit, appréciant ce rire qui éclatait dans ses appartements. Cela n'arrivait pas souvent, il ne se connaissait aucun humour. Et pourtant, elle semblait trouver ses remarques amusantes. Il sourit à sa remarque. « En effet. » elle ne s'en souviendrait peut-être pas. Il haussa un sourcil, il avait cerné le problème? Elle rougit, comme si le manque d'éducation magique était une réelle honte. Peut-être qu'avec son statut, c'était un phénomène, mais les gens dotés de capacités magiques qui ne recevaient aucune éducation n'étaient pas rares en ce monde. Ses paroles exprimaient la colère enfouit en elle, ainsi que son soupir. Ce qui s'avérait fort intéressant.

Ainsi, le mage était dans le vrai. Elle se rebellait! Sa plainte, qui en était une malgré que ce ne fut - peut-être - pas l'intention, était équivoque. Elle se trouvait surprotégée et espérait voler de ses propres elles. Les paroles qui suivirent le confirmaient. Trop tard pour une éducation magique? Il secoua la tête. « Tant que le pouvoir est là, il n'est jamais trop tard. » Il hésita. Il ne pouvait pas lui proposer ses enseignements, si ça se découvrait... il serait foutu. Elle se leva et s'agenouilla devant lui, ajoutant à son malaise. Elle lui prit la main, lui demandant de l'aider à briser ses chaînes. Son regard implorant lui fit un effet inattendu et il se racla la gorge.

Leur petit secret... qui lui coûterait son poste et peut-être même sa vie si ça se savait. La princesse s'installa à ses côtés sur le divan, affirmant qu'elle était docile et posant une main sur son bras. Son regard, et son visage, se firent profondément sérieux. Il posa ses yeux gris sur elle. Elle était beaucoup trop près, c'était dangereux. Il n'était pas fait en bois, et elle était... cette robe la mettait en valeur de façon terriblement sensuelle. Il passa une main dans ses cheveux en inspirant puis en expirant profondément. Si ce n'était que de lui, il lui apprendrait aussi une toute autre sorte de magie! Beaucoup plus explosive... humf, bref.

Il secoua la tête négativement et posa son regard sur ses anguilles. « Je ne peux pas, vous m'en voyez fort désolé, mais vous fréquentez mettrait ma situation sérieusement en péril. Votre simple présence ici serait suffisante pour que vos aînés me condamne... » Il ramena ses pupilles orageuses sur Philomena. « Je comprends fort bien votre situation, croyez-moi. Vous êtes fort surveillée, surprotégée. Je suis, dans mon cas, dans une situation fort semblable. Vos aînés me gardent à l'oeil, mais des raisons inverses aux vôtres. » Son regard se plissa, mi-amusé, mi-sérieux, il poursuivit, sa voix plus grave, le ton plus bas. « Je suis dangereux, vous n'êtes pas sans le savoir. Même cette courageuse Wrath me craint. » Il ne put retenir un sourire en coin. Si elle n'avait pas une position aussi enviable au sein du royaume, il aurait réglé son problème depuis longtemps.

Cailean soupira. Si seulement c'était si simple! « Croyez-moi, j'aimerais fortement vous aider, mais je ne le peux pas réellement. Je perdrais l'estime de votre frère Mikhael, et c'est la seule chose qui me permet de ne pas me faire éjecter du royaume. » ou de mourir, mais jamais on ne pourrait l'attraper pour le mettre au cachot s'il ne le voulait pas. Les ténèbres s'abattraient plutôt deux fois qu'une et il s'esquiverait dans leurs profondeurs. Il s'appuya contre le dossier, rejetant la tête en arrière et levant les yeux vers le plafond. « Je sais ce qu'est une prison qui n'en a pas l'air... » murmura-t-il, plus pour lui. Il aimait sincèrement traqué les proies pour le royaume, se battre. Mais il aurait préféré le faire pour quelqu'un qui le respecterait, sinon à quoi bon le servir? Il servait, tant qu'à lui, plus Lust que le roi. Cette situation était-elle réellement permanente, resterait-il ainsi pour toujours? Lui? Le puissant mage orageux?

« Je pourrais peut-être... non. Laissez tomber. » Il pourrait l'aider, à l'extérieur du château. Mais c'était trop risquer de sortir et d'être vu en sa compagnie. Il rêvait de véritables combats, pas de regarder Alombria de l'autre côté de la frontière en espérant être de ceux envoyés au front. Il pourrait retourner erré, mais il n'aurait plus le confort du château. Son statut noble de haut rang lui donnait des goûts de luxe, et il ne pouvait pas supporter l'idée de retourner vivre dans la brousse après avoir profiter de celui-ci à nouveau pendant si longtemps. Sa situation lui semblait soudainement dérangeante. N'avait-il pas toujours eu ce qu'il voulait sans se soucier du reste?

La pression de la princesse s'était accentuée sur son bras. Elle voulait qu'il vienne au bout de son idée, et elle se penchait vers lui. Il abaissa les paupières, posant son regard sur elle, la tête toujours rejetée vers l'arrière, et releva lentement le crâne. Il la considéra en silence, sans rien dire, pensif. Il n'avait pas eu dans l'idée de former une autre personne. Mais cela pourrait tourner à son avantage. Elle était en période de rébellion contre sa famille, n'était-ce pas là l'occasion de faire un pied de nez à cette garce de Khanrell en formant sa soeur au côté obscur de la magie? Lui apprendre à torturer les gens à l'aide de son esprit? À les manger, peut-être même? « Si je faisais ce que vous me demandez... vous devrez m'obéir sans discuter. Ce sera un entraînement rude, et je serai sans pitié. » Son sourire se fit celui du prédateur qu'il était. « Je n'en ai jamais eu. »
Revenir en haut Aller en bas
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Mer 24 Aoû - 21:08

Assise aux côtés de Cailean, Philomena attendait impatiemment sa réponse, la main toujours posée sur son bras. Le mage était en effet le seul qui pouvait l’aider à se libérer des chaînes qu’elle portait depuis beaucoup trop longtemps. Combien de jeunes femmes de dix-neuf ans devaient encore demander la permission à leur grand frère pour aller faire une simple course au marché? Et encore, combien de jeunes femmes de cet âge devaient se faire accompagner d’une escorte de dix gardes armés jusqu’aux dents pour un simple achat de tissu? Apprendre à vraiment maîtriser son pouvoir avec celui qu’elle ne pouvait approcher était le meilleur acte de rébellion, même si cela se faisait en secret. Au moins, même si personne ne savait qu’elle transgressait les règles, cela ferait du bien à son cœur bâillonné et surtout, cela l’aiderait à supporter la réalité dans sa cage dorée. Son interlocuteur passa une main dans ses cheveux en prenant une profonde respiration. Sa demande semblait l’avoir troublé plus qu’elle ne l’aurait pensé. Toujours déterminée à lui montrer qu’elle ne plaisantait pas avec sa demande, elle ne détourna en rien les yeux, continuant de le fixer avec insistance, mais aussi avec une certaine soumission. Après tout, elle devait le convaincre qu’elle était vraiment plus docile que sa sœur Khanrell. Il avait dû en voir de toutes les couleurs avec son aînée et cela pouvait peut-être le convaincre de ne pas prendre la rouquine comme apprentie.

Cependant, lorsque le magicien lui annonça qu’il ne pouvait la prendre comme élève, la princesse ne put s’empêcher de baisser les yeux, très visiblement déçue. Ainsi, une fois de plus, la menace de ses aînés planait sur sa tête, l’empêchant encore d’être libre. Vraiment, pouvait-elle faire quelque chose simplement parce qu’elle le voulait bien et non parce qu’on lui avait dit de le faire? Pouvait-elle faire ses propres erreurs et les regretter par la suite? Il était lui aussi surveillé. Était-ce une manie ou un plaisir pervers qu’avaient ses frères et sœur de vouloir surveiller tout le monde de cette façon? Il lui annonça qu’il était dangereux et que même sa grande sœur le craignait. « Et pourquoi toutes ces rumeurs à propos de vous, maître Cailean? » Elle leva les yeux pour croiser le regard orageux du maître. « Êtes-vous vraiment dangereux? Car, je dois l’avouer, cela fait un moment que je passe en votre compagnie et je n’ai eu droit qu’à de la courtoisie. Aucun danger. » Elle le provoquait, c’était évident. Mais elle voulait qu’il brise les règles pour elle. Elle voulait en arriver à ses fins, elle désirait ardemment passer plus de temps avec ce mystérieux personnage qui l’obnubilait de plus en plus. « Ces rumeurs seraient-elles fausses? Peut-être qu’au fond, vous n’avez rien de dangereux. » Son regard toujours planté dans celui du magicien, Gula esquissa un petit sourire en coin, à peine perceptible, mais qui ajoutait un peu à cet air de défi et de provocation qu’elle se donnait dans le but de le convaincre de continuer son éducation magique. « Ou peut-être que les gens sont trop froussards, y compris ma très chère sœur? » Elle avait du mal à s’imaginer moins peureuse que Khanrell, elle qui était si forte, mais pourtant alors qu’elle était dans cette pièce en compagnie dudit mage à craindre, elle ne ressentait plus aucune frayeur.

Cailean soupira. Philomena n’avait pas imaginé que sa demande provoquerait un aussi gros dilemme dans l’esprit du maître. Lorsqu’il lui avoua vouloir vraiment l’aider, mais qu’il ne le pouvait point puisqu’il ne voulait pas perdre la protection de Mikael, elle ne put empêcher son visage de devenir légèrement boudeur. Encore une fois, elle ne pouvait rien faire pour y changer. Elle n’avait aucun pouvoir dans le royaume. Cela était la conséquence d’être la cadette de cinq frères et une sœur des plus ambitieux. Toutefois, ses ambitions à elle, on s’en balançait. La princesse allait retirer sa main du bras du mage, considérant qu’il ne servait plus rien d’essayer de le convaincre de quitter sa sécurité au château pour l’aider dans ses futiles problèmes de rébellion lorsqu’il commença une phrase qui refit jaillir l’espoir en elle. Au lieu de retirer sa main, elle appuya un peu plus fort sur le bras de l’homme assis à ses côtés. Que pourrait-il peut-être faire? Qu’allait-il proposer? Comme il portait à nouveau son regard vers elle, elle mit toute la détermination qu’elle put dans ses yeux, ainsi qu’une petite pointe de séduction – cela ne pouvait pas faire de mal et ne pouvait que l’aider –. Après tout, elle avait toujours su bien représenter les émotions sur son visage, la manipulation émotive ne se faisait pas seulement avec des mots.

Après ce qui sembla une éternité, Cailean prit la parole. Il n’acceptait pas encore totalement, il semblait d’abord vouloir tester la motivation et le niveau d’implication personnelle qu’elle semblait vouloir y mettre. Peut-être même essayait-il de lui faire peur afin qu’elle sache vraiment dans quoi elle pouvait s’embarquer. Toutefois, elle voulait tellement se rebeller, tellement devenir indépendante et tellement être en mesure de gagner en puissance pour montrer à tout le monde qu’elle n’était pas le petit oisillon fragile que l’on doit garder en cage, qu’elle était prête à accepter toutes les conditions que lui poserait le mage. La princesse retira sa main du bras de celui qui allait peut-être devenir son maître et baissa la tête en signe de soumission. Cependant, elle ne put complètement se résoudre à baisser les yeux, alors elle les leva pour croiser une fois de plus le regard orageux et captivant de l’homme. « Je vous promets d’obéir sans discuter à tous vos commandements. Ne vous ai-je pas déjà vanté ma docilité? » Il affirma ensuite qu’il était sans pitié et esquissa un sourire qui aurait dû faire froid dans le dos à n’importe qui… N’importe qui sauf à la jeune princesse qui trouvait ce sourire intensément séduisant. Ne pouvant s’en empêcher, comme attirée par un magnétisme qu’elle ne saurait expliquer, la rouquine posa sa main droite sur le torse du mage et releva la tête. « Peut-être vais-je le regretter, mais vous ne me faites pas peur maître Cailean. Je vous trouve plus … intrigant qu’effrayant. » Gula s’était censurée, car si elle s’était écoutée, elle aurait bien dit séduisant. Elle espérait seulement qu’il accepte de la former. En cet instant précis, c’était ce qu’elle désirait le plus au monde. « Je ferai tout ce que vous voudrez si vous acceptez de m’aider avec ma formation magique. » Lentement, elle retira sa main du torse du mage, pour la poser sur sa jambe gauche qu’elle venait de croiser sur sa jambe droite. Son autre main était occupée à tortiller une mèche de cheveux rousse. « Qu’en dites-vous maître Cailean? »

Alors que le mage-guerrier semblait occuper à réfléchir, Philomena ne put supporter davantage de rester dans cette position assise. Après s’être levée, elle se promena lentement dans la pièce, observant les diverses objets qu’il était possible d’y trouver. Sa main gauche tortillait toujours une mèche dans ses cheveux. Ses yeux brillaient de curiosité. Voyant qu’il semblait toujours hésiter à prendre une décision, elle revint vers lui, sur le même divan, toujours à une proximité beaucoup trop inconvenable pour un magicien et une princesse. « N’y a-t-il pas quelque chose que je puisse faire, là maintenant pour vous convaincre d’accepter ma proposition? » Tout en parlant, elle s’était légèrement avancée vers le mage. Décidément, elle était prête à tout pour qu’il accepte. Mais savait-elle vraiment dans quoi elle s’engageait?

_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Sam 3 Sep - 10:25

Si Philomena Gula ne le croyait pas dangereux et ne le craignait pas, elle était sans doute bien plus folle que n'importe qui pourrait le croire. Mais elle ne le connaissait pas encore. Cailean était un noble de haut range et savait bien se comporter en société. Cela ne l'empêchait pas d'être une bête, au fond de lui. Elle découvrirait bien vite la profondeur des rumeurs qui circulent sur lui. Le fait qu'elle déclarait qu'il n'avait peut-être, au fond, rien de dangereux, l'avait fait sourire, profondément amusé. Le croire, c'était se mettre en danger. Il n'était certes pas un monstre et était habité de savoir-vivre, mais cela ne l'empêchait pas de mal agir, et bien plus sévèrement que la famille de Sin. Ce n'était pas de petits méchés mignons. Mais bien de la pure cruauté. Pour le bon plaisir d'être mesquin.

La proximité de la princesse était plutôt agréable pour l'arachnéen, elle était désirable, mais il n'irait pas jusque là. Il sentait dans son regard toute l'innocence et la pureté qu'elle possédait encore, et qu'il se plairait à détruire. Elle baissa les yeux, puis les releva, lui jurant obéissance, à tout ce qu'il dirait. Cette pensée fit naître un frisson le long de sa colonne et il releva le menton sans la quitter des yeux, la regardant de haut, testant cette fameuse docilité. Elle se rapprocha de lui, déclarant qu'elle n'avait pas peur, son sourire n'en fut que plus grand. Elle se jetait dans la gueule du loup, ou de l'araignée, dans ce cas-ci. Il se ferait un plaisir de jouir de ce droit qu'elle lui donnait sur sa personne.

Mais il ne le laissa pas paraître, le sorcier prit une mine pensive et s'appuya contre le dossier de son divan, levant les yeux vers la partie haute du mur. Il ne voulait pas sauter sur l'occasion. Il voulait qu'elle vienne à lui, qu'elle rampe vers lui. Elle lui demanda sa pensée. « Humm... » fit-il, pour toute réponse. En même temps, il devait sérieusement se questionner, saurait-il faire cela en toute discrétion? Il devrait la rencontrer souvent, la manipuler, la façonner. Il en était capable, mais elle? Serait-elle assez discrète? Elle se leva et il la suivit des yeux alors qu'elle explorait l'endroit, elle ne sembla même pas noté l'aquarium avec ses anguilles électriques, ses yeux étant portés sur le reste du décor. Elle n'aurait pas la moindre idée à quoi celles-ci pouvaient bien lui servir. À faire souffrir et griller des proies, par exemple... Il ne put s'empêcher de secouer la tête et de sourire, amusé. Et elle le croyait inoffensif?

Elle ne tarda pas à revenir vers lui, et Cailean posa ses yeux gris sur elle. Faire quelque chose, là maintenant? Il comprit, ou du moins cru comprendre, de quoi elle parlait. N'y avait-il pas une certaine sensualité dans son attitude? Et cette proximité indécente? Il ne pouvait pas... et puis, elle était très certainement vierge. Il ne la toucherait pas, Mikhael ne le lui pardonnerait pas. Il voulait bien noircir son âme, mais il ne ferait qu'explorer ce qu'ils avaient eux-même créer, en tant qu'aîné, en négligeant les besoins vitaux de la jeune femme, c'est-à-dire la reconnaissance et la liberté.

Il hocha finalement la tête. « Alors, soit, Philomena Gula de Shola. Je vous prendrai sur mon aile afin de guider votre esprit vers une compréhension supérieure de votre pouvoir. Vous devrez alors être honnête envers moi, et vous faire le plus discret possible. Vos aînés ne devront jamais le savoir. Nos rencontres seront occasionnelles, mais efficaces. Mon enseignement est rude et sans pitié. Si vous me croyez sans danger, c'est à votre guise, mais vous serez la seule aussi naïve. » Il se leva. « Les rencontres se passeront dans vos appartements. Je saurai y pénétrer sans être vu, mais comme vous ne pouvez pas vous aventurer ici, il saura dur de trouver une excuse si vous êtes prises. Pour ma part, je peux aisément disparaître. » Il sourit à nouveau, de ce sourire de prédateur.

Les ombres étaient son alliées, et personne ne savait qu'il pouvait grimper sur les murs et se déplacer sur les plafonds. Il lui était aisé de disparaître dans un coin sombre. « Je vous ferai parvenir un mot, et vous devrez vous trouver dans votre chambre au moment qui sera mentionné. Enfermez-vous au moment à proprement dit, je serai probablement déjà là... » Son sourire se fit arrogant. « Ce sera la méthode la plus appropriée afin de vous entraîner en toute discrétion. Il se pourrait aussi que je vous donne parfois des points de rendez-vous, ne soyez jamais en retard. » Sinon elle comprendrait qu'il pouvait être dangereux.

Le sorcier avança vers son aquarium et observa pensivement ses anguilles électriques. Il n'avait pas eu à les utiliser, avec Khanrell. Elle avait bien trop peur qu'il la mange... peut-être un jour, s'il quittait le royaume. Mais d'ici là, elle avait un trop gros impact pour qu'il prenne le risque. Il était patient, terriblement patient. « Pour l'instant, ce sera tout pour aujourd'hui. J'étais sur le point de quitter, mais, évidemment, j'ai retarder mes projets pour votre présence. » Il se retourna vers elle. « Je vous contacterai au moment voulu. Si jamais vous voulez communiquer avec moi, vous n'aurez qu'à placer une chandelle, sur le muret de la cours d'entraînement. » Il pointa la fenêtre. « J'y ai une vue imprenable. Mais évitez d'en venir jusque là... par précaution. » Il ne la mettait pas dehors, à proprement parler... mais le message était clair. Il avait autre chose à faire.

Revenir en haut Aller en bas
Philomena
Époux(se) de Roi(Reine)
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 05/02/2016

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Race:
Âme soeur:

MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Jeu 15 Sep - 17:30

Voilà que Philomena se jetait dans la gueule du loup. Sans s’en douter vraiment, elle venait de vendre son âme au diable. Ce simple désir de rébellion la menait dorénavant à se donner corps et âme à un homme dont tout le monde la poussait à se méfier. Pourtant, cette marginalité pernicieuse qu’incarnait Cailean attirait la jeune princesse plutôt que de la faire fuir. Pourquoi? Elle ne saurait l’expliquer. Peut-être parce que, d’une certaine façon, il venait réveiller la part d’ombre qui sommeillait au fond de la cadette royale. Plus elle était près du mage, plus cette part d’ombre prenait le dessus sur la personnalité normalement rationnelle et pratique de la rouquine. Bien sûr, elle ne le savait pas. Elle savait simplement qu’à cet instant précis où le magicien guerrier du royaume lui demandait son entière soumission, elle le suivrait au bout du monde sans hésiter. Encore une fois, elle ne pouvait pas s’expliquer le pourquoi d’une telle soumission. Mais l’homme exerçait sur elle une fascination qui grandissait sans cesse. Cela ne présageait rien de bon, il fallait le prévoir.

Enfin, au bout d’une attente interminable où Gula s’était promenée dans le salon privé du mage pour ensuite retourner à sa place, il lui avait finalement donné sa réponse. Il acceptait de la prendre comme élève. Qui aurait cru que cette rencontre finirait ainsi? Elle qui voulait simplement rencontrer Cailean afin de défier ses frères et sa sœur se retrouvait maintenant complètement à sa merci. Son faux prétexte s’était transformé en occasion pour elle d’accroître sa puissance magique – ce qui lui avait été formellement interdit – et de plus sous la tutelle de l’homme qui lui était précisément proscrit d’approcher. Ce qui lui plaisait le plus, c’était que tout cela se ferait en cachette, sous le nez de ses aînés et aucun d’eux se douteraient du changement qui se produirait chez leur soeur. Bien sûr, dans toute sa naïveté, Philomena ignorait vraiment ce que pouvait lui demander le mage en exigeant d’elle une totale obéissance. Dans sa tête, il lui faisait cette demande afin qu’elle ne fasse pas de caprices et qu’elle ne prenne pas l’habitude de se plaindre qu’un exercice en particulier serait trop difficile. C’était une chose normale, selon elle, qu’un maître requiert ceci de tous ses apprentis, dans une optique didactique.

Son attention se reporta sur Cailean qui exigeait maintenant d’elle une parfaite discretion. Bien sûr, elle en comprenait la raison. Le but était justement de faire cela sous le nez de ses aînés. C’était pour elle une façon de se rebeller et pour le mage un moyen de ne pas perdre sa tête ou de se faire expulser du château. Elle savait bien que si cela venait à se savoir, Khanrell exploserait – littéralement – Edgar serait en colère terrible et Mikhael perdrait confiance en elle pour toujours. Bien que pour l’instant, elle se contrebalançait de cette confiance, puisque malgré le fait qu’il l’aimait de tout son coeur, son grand frère contribuait à la maintenir enfermer. Et cela, elle n’était pas en mesure de le lui pardonner. De plus, s’ils étaient découverts, Gula serait définitivement enfermée, pour le restant de ses jours probablement. La jeune princesse ne put s’empêcher d’inspirer bruyamment lorsqu’il l’informa que les séances auraient lieu dans ses appartements à elle. Jamais encore un homme autre que ses frères n’avait pénétré dans ses appartements. En outre, son attirance pour le mage ne faisait qu’accroître au fur et à mesure qu’elle passait du temps en sa compagnie. Ce n’était pas simplement une attirance physique, bien que cela en a été le commencement, mais aussi une attirance qui se prononçait pour le mystère qui l’entourait, mais aussi pour cette noirceur qu’elle pouvait voir dans son regard gris tempête. Cette noirceur qui était presque hypnotisante.

Plus Cailean parlait, plus Philomena commençait à comprendre l’immense sacrifice qu’impliquait son engagement aveugle. Les sourires de son nouveau maître cachaient une face cachée qu’elle découvrirait, elle le sentait. Pourtant, quelque chose en elle l’empêchait de reculer, maintenant qu’elle avait donné sa parole, et ce n’était pas le simple honneur de devoir respecter un engagement. C’était quelque chose de beaucoup plus profond. Au fond d’elle, sous toutes les couches d’appréhension qui s’emparaient de son esprit, s’éveillait une parcelle de ce qu’elle pourrait devenir et qu’on lui avait toujours enlevé. La princesse réalisa aussi à quel point il savait se mouvoir dans l’ombre. Comment pourrait-il déjà être dans ses appartements avant qu’elle le soit. Elle ignorait en fait tout de ses pouvoirs, mais cela l’intriguait grandement. Il la gratifia d’un autre sourire qui la fit frémir de l’intérieur. À quel point pouvait-il être dangereux, c’est maintenant qu’elle se le demandait.

Le mage guerrier mit alors fin à l’entretien. Ah oui, bien sûr, elle l’avait intercepté alors qu’il partait. La rouquine se leva écoutant les dernières instructions de son maître. Toutes ses précautions étaient tellement excitantes! Jamais de sa vie elle ne s’était sentie aussi délinquante et cela lui plaisait. Lorsqu’il eut terminé ses instructions, Philomena exécuta une révérence, un sourire en coin se dessinant sur ses lèvres alors qu’elle le regardait en s’exécutant. Lors de leur prochaine séance, elle se ferait probablement réprimander pour cet acte de provocation, mais jusqu’à ce moment, n’était-elle pas encore la princesse? « Maître Cailean, je vous souhaite une bonne journée. » Elle se dirigea ensuite vers la porte et sortit des appartements du mage. Un large sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle marchait jusqu’à ses appartements. Enfin, le vent tournait en sa faveur, mais elle ignorait à quel point il l’emporterait loin.
[Rp terminé]


_________________
« My freakness is on the loose
And running, all over you
Please take me to places, that nobody, nobody knows
You got me hooked up on the feeling
You got me hanging from the ceiling
Got me up so high I'm barely breathing
So don't let me, don't let me, don’t let me, don't let me go. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   Sam 24 Sep - 17:58

[RP TERMINÉ]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Flirter avec le danger [TERMINÉ]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Flirter avec le danger [TERMINÉ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Flirter avec le danger [TERMINÉ]
» Flirt avec le danger, ou dans les Limbes, faut se tenir à carreau...
» Ulysse, rien à voir avec le grec [terminée]
» Truck terminé! C'est un Véhicule volé avec Obuzier! Kaboum
» [Terminé] Premier rendez vous avec Samus

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Émeraude :: Archives :: Archives du nouveau forum :: RPs-
Sauter vers: