Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]

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Douhbée
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MessageSujet: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Sam 7 Mai - 10:22

Douhbée compta le contenu de sa petite bourse avant de l’attacher à sa ceinture en se mordant les lèvres. Ce qu’elle avait hâte d’être Chevalier, juste pour avoir les moyens de vivre. Le salaire des écuyers ressemblait plus à de «l’argent de poche», question de dire merci pour services rendus aux Maîtres. Enfin, c’était toujours mieux que ce que recevaient les élèves… c'est-à-dire rien! Pour s’acheter des nouveaux vêtements, les élèves devaient demander à leurs parents. Hors, ni Douhbée ni Miya n’en avait…

La jeune femme avait toujours refusé de s’en acheter, puisqu’on lui fournissait des vêtements d’entraînement et son uniforme d’écuyer, et que jusqu’à présent ça lui avait bien suffit. Hors, commençant à être une jeune femme amoureuse, elle se lassait de porter ses vêtements d’écuyers lors des journées de congé, et sa robe mauve offerte par Aemi était beaucoup trop sophistiquée pour être portée n’importe quand comme ça. Aussi, voulait-elle seulement s’acheter une ou deux tuniques qui seraient mignonnes et portables lorsqu’elle reverrait Soren. Cette journée magasinage, avouons-le, devait aussi servir à éviter qu’elle ne pense aux risques que prenait présentement son amoureux de l’autre côté de la frontière… C’Était d’ailleurs la principale raison pour laquelle elle avait demandé à Miya de l’accompagner, pour lui changer les idées, pour lui trouver quelque chose à porter elle aussi… Oh et évidemment, parce qu’elle adore sa sœur! Mais surtout pour avoir une compagnie qui lui éviterait d’angoisser.

Ainsi Douhbée avait-elle donné rendez-vous à sa cadette deux heures après le levé du soleil, question de donner à la petite lynx le temps de se reposer. Incapable d’en profiter pour paresser, l’écuyer en avait profité pour aller courir, puis s’était jetée dans les bains justes avant la rencontre avec Miya, question de ne pas avoir à l’attendre et à penser entre temps…

La petite avait beau avoir bien grandis en trois ans, Douhbée était encore capable de la prendre dans ses bras, ce qu’elle fit aussitôt que Miya fut à sa portée, dans une étreinte protectrice et fraternelle.

-Si c’est pas ma petite Miya d’amour, comment vas-tu ce matin? demanda-t-elle en reposant l’enfant par terre, lui tenant toutefois la main alors qu’elle la dirigeait vers la sortie du château.

D’un commun accord, Douhbée avait continué d’utiliser le nom que Miya s’était choisis, plutôt que son nom de naissance, malgré qu’elles le sachent maintenant grâce à Regina. De toute façon, Miya sonnant étrangement proche de Myrna, ça pouvait passer pour un surnom. D’ailleurs, leur aînée rendait souvent visite aux deux membres de l’Ordre lorsqu’elle en avait le droit, comme elle était la seule famille qui leur restait. Mais aujourd’hui, ça ne serait qu’elles deux.

-Tu as bien dormis Miya? Comment vont tes cours, d’ailleurs, j’aimerais bien que tu me montres comment progresse tes pouvoirs, on a le temps avant d’arriver au quartier marchand.
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Miya
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Sam 7 Mai - 14:16

Heureusement que la pardusse s’était levée tôt, car elle évitait ainsi les réprimandes des autres en se secouant la tête et le corps comme un chien. Elle venait de prendre un bain, qui avait plus ressemblé à une partie de combat aquatique avec un ami imaginaire, puis elle désirait se sécher rapidement. Elle se fichait un peu d’avoir de la classe, tant que c’était efficace.

Elle eut soudain une idée de génie… Du moins, selon son humble avis totalement biaisé. Si son plan réussissait, elle s’éviterait un peu d’étourdissement. Par chance, malgré le manque de contrôle précis sur son pouvoir, elle parvint à créer un tourbillon de vent autour d’elle suffisamment fort pour achever de la sécher.

Elle trotta joyeusement jusqu’à la salle à dîner pour avaler goulûment son petit-déjeuner. Elle ne porta aucune attention aux mines dégoûtées des servantes; ce matin, elle n’avait pas le temps de se pratiquer à manger convenablement avec une fourchette, un couteau et une cuiller. Elle se donna quelques coups sur la poitrine avant de faire un rot, s’excusant à ses rares voisins.

Elle s’affaira ensuite à placer ses cheveux à l’aide de ses griffes, tout en marchant vers le point de rencontre. Elle avait si hâte de passer du temps avec Douhbée! Maintenant qu’elle avait officiellement commencé les cours en tant qu’élève et que sa grande soeur approchait de la fin de sa formation, elles avaient moins de temps à passer ensemble. La petite lynx était donc toujours ravie de recevoir une invitation de son aînée.

Quand elle aperçut enfin l’écuyer, elle se rua dans ses bras. C’était l’avantage de ne pas être trop grande, ni lourde, malgré ses neuf ans. Miya sera définitivement triste quand elle ne pourra plus se faire soulever par Douhbée. L’enfant profita de cette courte étreinte pour frotter sa joue contre celle de sa soeur. Il fallait admettre que les deux avaient tissé un lien serré depuis leurs retrouvailles, tout comme elles s’étaient rapprochées de Régina lors de ses quelques visites.

- Je vais bien! répondit-elle avec bonheur, se laissant remettre au sol. Elle prit joyeusement la main de sa soeur pour se laisser guider en-dehors de l’enceinte du château. Je t’ai vu mordre ta lèvre… Quelque chose t’inquiète?

Elle serra la main de Douhbée un peu plus fort, mais ne poussa pas ses interrogations plus loin. Elle ne comprenait pas toutes les inquiétudes des adultes, donc elle jugea plus simple de regarder le paysage chaque côté du chemin menant au village.

- Hmm… Oui, je dors bien… mieux que Douhbée! lança-t-elle d’un ton léger. C’était plus pour taquiner la pardusse et essayer de la détendre. Les cours vont… bien.

**Mais j’ai de la difficulté avec le vent… Ça ne fonctionne pas toujours comme je voudrais… Mais je me suis sécher les cheveux avec ce matin!** termina-t-elle par la pensée. Elle leva la tête en direction de sa soeur, toute fière d’être capable de communiquer par télépathie. Elle avait eu beaucoup de difficulté avec ce mode de communication au départ mais, plus le temps avançait, plus elle s’améliorait.

Puis, elle laissa tomber la main de sa soeur et courut à la recherche d’une plante avec des épines. Accroupie, elle chercha parmi les mauvaises herbes et finit par trouver ce qu’elle cherchait. La petite lynx revint près de Douhbée. Elle se piqua le bout du doigt, qui de mit évidemment à saigner, puis fit de même à sa soeur..

- Regarde! s’exclama-t-elle, avant qu’une lumière ne jaillisse de sa main. Elle soigna tout d’abord l’écuyer, puis elle-même. Par la suite, elle prit le bas de sa robe pour essuyer le sang. - Ta-da! Il ne reste plus rien! Un jour, je serai bonne comme toi!

Miya avait une admiration évidente pour son aînée, qu’elle considérait la meilleure au monde. Sa motivation de toujours s’améliorer trouvait sa source dans le désir d’égaler sa soeur et de la rendre fière puisqu’avec Régina, elles étaient les dernières représentantes du Clan des Lynx du Désert.
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Lun 9 Mai - 17:20

Si Miya commençait à s’adapter un peu à la civilisation et tâchait de se tenir correctement avec ses élèves, sa vraie nature s’éveillait plus souvent qu’autrement, comme lorsqu’elle se frottait la joue sur les gens ou les choses pour «marquer» son territoire, notamment sur sa sœur. Évidemment, Douhbée trouvait ça craquant, bien que la plupart des gens la considère étrange. Certes, l’aînée était souvent la première à lui rappeler les bonnes manières de société, mais ce genre de petit écart innocent ne la dérangeait pas outre mesure.

Toujours de bonne humeur parce qu’elle était difficile à faire bouder, l’élève avait tout de suite remarqué l’inquiétude de sa sœur, comme quoi Douhbée cachait très mal son angoisse, même si le but premier de sa rencontre avec Miya était justement d’arrêter d’y penser. L’écuyère sourit et tenta d’hausser les épaules distraitement, comme si ce n’était pas vraiment grave.

-J’ai plusieurs amis qui sont en mission, et même si je sais qu’ils sont braves, je n’arrive pas à ne pas m’inquiéter. Tout comme tu t’inquiètes probablement lorsque je cours le royaume en compagnie de mon maître. soupira-t-elle en songea qu’en réalité, il n’y en avait qu’un seul qui l’inquiétait, mais elle n’avait pas envie de parler de ses amours à sa petite sœur. Miya était encore un peu jeune pour ça. C’est pour ça que je te remercie d’avoir accepté mon invitation, j’avais besoin de penser à autre chose, et je ne me lasse pas de ton agréable et… surprenante compagnie!

Pour détendre l’atmosphère, Miya avait un don incroyable, presque autant que le pouvoir d’Aemi, quoi que l’élève ne le faisait pas exprès, c’était simplement sa joie de vivre qui était contagieuse. La gamine se moqua un peu en disant qu’elle avait mieux dormis que Douhbée. Puis elle lui fit une démonstration de sa progression en télépathie, et l’écuyère sourit en entendant clairement son message dans sa tête. Elle faisait des progrès, et dans son rôle de «maman» forcé, la jeune femme en était fière.

***[Miya]Une chose à la fois, tu as déjà beaucoup progressé, et c’est normal de ne pas tout maîtriser au début. Que tu sois capable d’utiliser tes pouvoirs consciemment, et communiquer aussi clairement, c’est déjà beaucoup que certains de tes collègues, j’en suis certaine!*** lui répondit-elle par la même voie, pour continuer sa pratique.

Certes, se sécher les cheveux avec de la magie, c’est un peu immature pour un Chevalier. Mais comme Miya ne l’était pas encore, inutile de le lui dire. Plus tard, elle comprendrait qu’il ne fallait pas dépenser son énergie pour des choses inutiles, mais si ça pouvait, aujourd’hui, l’aider à pratiquer en tout temps, qui allait le lui reprocher? En fait, c’était même plutôt amusant comme idée! Cette gamine ne manquait pas d’imagination.

Au milieu de la route, Miya abandonna la main de Douhbée pour s’enfuir dans les plantes qui bordaient la route, à l’orée de la forêt. Intriguée, l’écuyère attendit patiemment pour savoir ce qu’avait la gamine en tête, elle ne cessait jamais de lui réserver toutes sortes de surprise, dont l’aînée ne se lassait définitivement pas. L’élève ramena une plante pleine d’épines, dont elle se servit pour se couper le doigt. Connaissant les pouvoirs de sa petite sœur, l’écuyère ne l’empêcha pas de lui faire subir le même traitement, et puis au pire… ça ne faisait pas vraiment mal et ce n’était pas dangereux, juste salissant. Toutefois, rien à s’inquiéter, puisque sa sosie miniature eu tôt fait de faire disparaître toute trace d’entaille de la main de Douhbée, ne laissant que le sang comme témoin.

-Ha ma petite Miya! Tu sais, je crois que tu es déjà bien meilleure que moi, tu ne vas pas juste me dépasser, tu vas dépasser tout le monde et devenir Chef en ton temps. s’amusa Douhbée, victime d’un fou rire causé par la fierté évidente de Miya, doublée de son admiration pour elle. Tu sais, même moi je ne maîtrise pas tout à fait mes pouvoirs, que tu sois capable de les déclencher, comme ça juste quand tu veux… c’est beaucoup sœurette! Les prémonitions, je ne les maîtriserai jamais j’ai bien peur. Douhbée soupira, pensant avec amertume qu’aucun mage n’avait réussit à mettre le doigt sur la source de son don et la façon de le contrôler. Et c’est pas parce que je n’essaie pas. Mais au moins, mes visions sont plus claires maintenant, et parfois elles sont colorées, ça me permet de savoir au moins à quel moment du jour le futur va se produire… marmonnait-elle plus pour elle-même que pour sa sœur.

Tout en parlant, Douhbée avait repris la main de Miya, l’entraînant à nouveau vers le quartier marchand, qu’elles pouvaient déjà apercevoir d’où elles se trouvaient. Son nez sensible de pardusse repéra aussitôt l’odeur de pâtisserie qu’on cuisinait directement à l’extérieur, dans le but évident d’attirer la clientèle. Ce qui était plutôt efficace, il faut l’avouer, car la seule pomme qu’avait mangé l’écuyère pour déjeuner avait déjà été bien digérée par l’exercice…

-Tu sens ce que je sens, Miya? demanda-t-elle en se trémoussant le nez exagérément pour rire. Dis-moi, mini-minet, tu serais totalement contre de commencer par se goinfrer avant de te trouver une robe ?

Évidemment, connaissant la gloutonnerie de Miya, Douhbée savait qu’elle ne dirait pas non à sa suggestion. La petite chatte mangeait plus qu’on ne pouvait le deviner avec sa taille si fine et courte. Ou peut-être n’était-ce qu’une illusion créée par son manque de civilités à table, qui donnait l’impression qu’elle était encore plus goinfre! En achetant deux pâtisseries chaudes et fruitées, l’aînée brandit la gâterie hors de portée de sa sœur, en lui jetant un air faussement sévère pour l’avertir.

-N’oublie pas qu’on nous regarde, Miya, manges lentement. De toute façon, tu sais que ce n’est pas bon pour ton estomac, je te l’ai déjà dis! l’avertis-t-elle non sans une once de sourire moqueur, avant de lui donner la sucrerie. Comme elles n’étaient pas à table, elles durent manger avec les mains, mais tous les clients s’y prenaient ainsi, faute de table, on ne les jugerait pas. Et Miya n’allait certainement pas en être déçue!

Longeant l’allée en grignotant sa petite douceur fruitée, Douhbée tentait d’égarer ses pensées vers ce que Soren penserait de tel ou tel vêtement, plutôt que de songer à l’endroit où il se trouvait. Très connaisseuse des tissus par sa malheureuse expérience passée, l’écuyère dirigeait inconsciemment Miya vers les étals de moins bonne qualité. Parce qu’elle allait grandir, d’une. Parce qu’en tant qu’écuyère elle n’était pas très riche, de deux. Parce qu’Ulyss ne vendait que des vêtements de luxe et qu’il n’était pas exclu qu’il fasse commerce à Alombria, de trois… Les vêtements étaient simples, mais au moins les deux pardusses n’auraient pas l’impression de n’avoir aucune vie en dehors de l’ordre d’Alombria! Repérant une jolie tunique violette avec des broderies blanches, elle la plaça devant sa petite sœur comme pour jauger l’effet.

-Tu sais, si notre clan avait eu un étendard, je crois qu’il aurait été violet. On dit que cette couleur fait ressortir le jaune, et c’est vrai. Tu mettrais en valeur tes yeux avec ça, et tes beaux cheveux aussi, Miya. expliqua Douhbée, évitant de préciser d’où elle tenait toutes ses connaissances en vêtements.
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Miya
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mer 11 Mai - 15:39

L’enfant rayonnait de fierté après la démonstration de son pouvoir de guérison. Son sourire s’agrandit davantage suite aux encouragements de sa soeur. Pendant que cette dernière riait, la petite lynx s’imaginait gravir les échelons de l’Ordre et devenir la meilleure combattante. Voilà qui allait nourrir ses ambitions quelque temps encore!

Elle écarquilla les yeux lorsque Douhbée lui avoua ne pas encore maîtriser ses pouvoirs. Elle avait de la difficulté à le croire, car personne ne surpassait son aînée à ses yeux. Et puis, avec tout l’entraînement qu’elle recevait du chef, elle ne devait certainement pas être si mauvaise! La fillette aux yeux dorés secoua la tête, sa soeur devait se sous-estimer. Elle lui reprit donc la main en cessant de s’en faire à son sujet, mais écouta néanmoins l’explication au sujet des prémonitions.

- Hmm… Et même de la méditation n’aide pas? Si tu vidais ton esprit, ce serait peut-être plus facile pour qu’une prémonition vienne à toi… non?

Ce n’était qu’une hypothèse qu’avançait Miya car, en toute honnêteté, elle n’était pas une experte en méditation. Elle était encore trop agitée pour que ce soit efficace… mais elle essayait, c’était ça le principal. Elle y parviendrait bien au bout de quelques années encore; du moins, elle espérait que ce serait le cas.

Puis, en même temps que sa soeur, elle se mit à humer l’air. L’odeur sucrée la faisait saliver déjà, sans compter qu’elle tentait d’avancer en direction de la source de cet arôme alléchant. Heureusement qu’elle était retenue par la main de l’écuyère, sans quoi la jeune pardusse serait déjà en train de courir au travers de la foule.

- Mini-minet est toujours prêt à se goinfrer, chef! déclara-t-elle de la même façon que si elle était réellement un petit soldat.

La fillette trépidait sur place, tapant même des mains, en attendant son tour pour avoir sa gâterie. Il en fallait peu pour la rendre heureuse. Elle s’étira le bras dès qu’elle vit la sucrerie dans les mains de sa soeur, mais celle-ci était plus rapide qu’elle. Douhbée tenait la nourriture hors de la portée de l’élève afin de lui faire comprendre, gentiment quand même, qu’elle devait bien se tenir puisqu’elles étaient en public. Miya fit un peu la moue. Pourquoi tout le monde lui reprochait sa façon de manger? Elle n’avait vomit devant tout le monde présent à la salle à dîner qu’à une seule occasion après s’être empiffrée royalement dans les fruits de mer.

- C’était juste une fois! … D’accord, je vais faire attention… accepta-t-elle à contrecoeur.

Elle rendit le sourire farceur à l’écuyère et s’empressa de prendre sa première bouchée. Elle mâchait avec un bonheur évident, surtout au niveau de ses yeux qui faisaient des demi-lunes inversées. Elle fit un effort pour garder sa bouche fermée alors qu’elle mastiquait. De temps à autre, elle jetait un coup d’oeil en direction de Douhbée pour recevoir son approbation quant à sa bonne façon de manger. Il lui arrivait aussi de frotter inconsciemment sa joue contre la main de sa soeur qu’elle tenait toujours ou, encore, de se faire ramener sur le droit chemin quand elle s’approchait trop des vêtements de luxe. Ce n’était pas de sa faute si elle voulait voir les trucs brillants de plus près!

Toutefois, Miya cessa d’être distrait le moment même où sa soeur plaça une magnifique tunique violette devant elle. L’or des yeux de l’enfant se mirent à briller instantanément. Elle aimait bien l’idée que leur clan ait un étendard de cette couleur, sans compter qu’elle appréciait beaucoup la simplicité du vêtement. Les broderies n’étaient pas exagérées et la pardusse se voyait bien la porter.

- Oui! s’exclama l’élève, sautant à nouveau sur place. Douh devrait aussi avoir une belle tunique!

Excitée, elle laissa sa soeur s’occuper de payer pour le morceau et elle parcourut les étalages du regard. Elle s’émerveilla cependant devant une jolie robe longue d’un bleu royal qui s’attachait au cou, puis avait une taille empire. Dès que la pardusse eut rattaché sa bourse à sa ceinture, sa cadette s’empara de sa main et elle la traîna jusqu’à la robe.

- Regarde! Ce serait parfait pour toi et… Oh! Avec ça! Sur ce, Miya prit un cordon qui était de la même couleur que leur chevelure et le montra à sa soeur. Ça ferait une belle ceinture! Tu pourrais la mettre lors de tes journées de congé!

Ce fut à cet instant que la petite lynx vit un adolescent s’emparer de la bourse de sa soeur. «Douh!» cria-t-elle, mais elle ne lui laissa pas le temps de réagir que, déjà, elle poursuivait le voleur au travers de la foule. Malheureusement pour lui, elle était plus vite sur pattes et elle le rattrapa en moins de rien. Elle bondit sur son dos, le forçant à s’étaler de tout son long sur le sol. Elle lui planta les griffes dans les épaules, ce qui l’amena à relâcher la bouse. Miya le tint en place en attendant que sa soeur reprenne son bien et elle leva la tête en sa direction.

**Que fait-on de lui, Douh?** s’enquéra-t-elle par télépathie. Le garçon était, après tout, un criminel à ses yeux et elle ne désirait pas avancer de théorie sur le sort qui lui serait réservé. De plus, elle comptait sur sa soeur pour prendre sa décision, car elle était plus haute qu’elle dans la hiérarchie de l’Ordre.

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Douhbée
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Jeu 12 Mai - 20:03

Douhbée soupira en entendant sa cadette lui donner des conseils. Elle allait certainement faire un bon Chevalier et un excellent maître, elle cherchait déjà des solutions à tous les problèmes. Si elle formait un jour un écuyer, celui-ci serait extrêmement choyé. Évidemment, pour ses prémonitions, la jeune femme avait déjà exploré cette option, qui n’était pas tellement fructueuse. Et pourtant, elle continuait de méditer, dans l’espoir que ça viendrait éclaircir le chaos dans sa tête, mais aucune vision n’était survenue de façon volontaire encore.

-Peut-être que j’ai la tête trop pleine? J’essaie de méditer, mais je ne trouve pas les résultats concluants, en tout les cas, ça ne m’a pas apporté de vision. expliqua l’aînée en soupirant à nouveau et en haussant les épaules. Elle n’avait pas vraiment envie de parler de ses problème à sa petite sœur, ça devrait être le contraire, elle l’épaule et l’oreille attentive, à titre de protectrice.

C’était ce que ressentait Douhbée chaque fois que sa cadette lui parlait comme à une supérieure, que ce soit avec humour ou sérieux, ça lui rappelait qu’elle avait un rôle d’Alpha à jouer, en l’absence de Regina du moins. Leur petit clan était partiellement à sa responsabilité, elle faisait partie des piliers qui le soutenait, si minuscule soit-il. Elle ne pouvait pas s’effondrer, à quoi sert un pilier effondré?

Sa nouvelle raison de vivre, où l’une d’entre elles, apparement. Si elle n’avait vécu les dernières années que dans la peur, passé au travers de son entraînement pour se sentir en sécurité au château, Douhbée tâchait maintenant d’être une écuyère remarquable pour devenir un Chevalier exemplaire, pour la protection de son Clan. Et une femme attentionnée, pour l’amour de Soren… Les petites attentions, ça commence par gâter sa Miya, toujours aussi excitée à l’idée d’une sucrerie, même si elle fit la moue lorsque sa sœur lui obligea à bien se tenir, sous les protestations de la gamine, qui prétendit que «ça» n’était arrivé qu’une seule fois.

-Oh j’en doutes, petite sœur, mais je n’ai pas des yeux partout dans le château, je devrai te croire sur parole. N’oublie pas, quand même, qu’en venant ici, tu es devenue une dame aussi.

Heureusement, sous le regard sévère de Douhbée (onw presque pas), Miya s’attarda à manger convenablement, évitant ainsi les regards curieux des marchands, même si elle avait toujours gardé cette manie de «marquer son territoire» sur la main de son aînée, ça ne semblait pour les autres que de l’affection. À quelques reprises, l’écuyère dû rappeler à l’élève qu’elles n’avaient pas les moyens pour s’offrir des si grandes choses, alors que la gamine se dirigeait, sa pâtisserie toujours en main, vers des étals beaucoup trop spacieux. Si elle mettait des saletés sur les vêtements, il lui faudrait payer, et sa bourse n’était pas assez pleine pour ça!

Excitée comme une puce, Miya s’emballa devant la couleur de la tunique que lui proposait Douhbée, assurant qu’elle aussi devrait porter quelque chose d’aussi beau. Satisfaite d’avoir déjà trouvé quelque chose à la convenance de sa petite sœur, l’écuyère fouilla le fond de sa bourse pour tendre le paiement au marchand.

- Évidemment Miya, on va trouver pour moi aussi.

Déjà, la gamine s’attelait à la tâche, oubliant son propre cadeau pour trouver le morceau parfait pour Douhbée. L’écuyère eut un sourire amusé de la voir mettre autant d’effort à lui plaire, et se précipiter vers un autre kiosque aussitôt que l’aînée eu terminé de régler la facture avec le premier marchand. Elle avait repéré une robe bleue franchement jolie, mais la jeune femme rougit en pensant qu’elle faisait trop… trop jolie? Elle espérait plutôt trouver quelque chose de décontracté, ayant déjà une robe. Certes, l’autre n’était pas vraiment portable à tous les jours, beaucoup plus gracieuse que la bleue mais…

-C’est vrai que c’est jolie Miya, mais heu… ne voulant pas décevoir sa sœur, Douhbée eut un mince sourire en haussant les épaules. Je ne crois pas avoir assez pour une robe tout de suite, une autre fois peut… hey!

La jeune femme avait été interrompue par un adolescent, d’apparence paysan, qui l’accrocha en passa rapidement à côté d’elle. Ce ne fut que lorsque Miya cria son nom que Douhbée compris qu’il lui avait en fait volé sa bourse, mais la gamine fut plus rapide qu’elle pour rattraper le voyou. L’écuyère tentait de fendre la foule pour les suivre, mais elle perdit rapidement de vue la gamine, qui s’était faufilée entre les jambes des gens par sa petite taille.

-Miya?! cria-t-elle en suivant les indications des paysans énervés par le grabuge, avant de finalement retrouver sa petite sœur, saine et sauve.

On ne pouvait pas en dire autant du voleur, qui souffrait visiblement des griffes de Miya enfoncées dans sa tunique. L’enfant demandait télépathiquement à son aînée quoi faire de lui, alors que Douhbée récupérait sa bourse entre les doigts abandonnés du voyou, sous ses yeux terrifiés.

-Pitié… pleura-t-il en tremblant, n’ayant pas manqué d’apercevoir la dague que portait Douhbée à la taille, juste par mesure de précaution.

-Tu peux le lâcher, Miya, demanda-t-elle à sa sœur en dégainant son arme, pour montrer à la cadette qu’elle maîtrisait la situation et qu’elle pouvait se lever sans problème, bien que Douhbée n’avait aucune intention de s’en servir.

L’adolescent n’osait même pas se relever, il avait les pantalons humides de… peur, et se recroquevilla sur lui-même. Certes, il était assez vieux et il mériterait une sacrée punition, mais le fait qu’il tremblait devant Douhbée suffisait à ce qu’elle ne le craigne pas parce qu’il était presque un homme. À ses yeux, il avait plutôt l’air d’un gamin, si maigre qu’il ne devait pas avoir mangé depuis des jours.

***[Miya] Si l’Ordre de Chevalerie va t’apprendre à défendre les lois et les innocents, et punir les criminels… on t’apprendra aussi à reconnaître les vrais victimes. Il a peut-être fait quelque chose de mal, mais c’est parce qu’il avait faim. Tu as déjà été seule et abandonnée, toi aussi ma chérie, tu sais donc ce qu’est la vraie faim? Il mérite quand même une sacrée leçon…***

Prenant une position accroupie devant l’adolescent apeuré, Douhbée s’efforça pour ne pas montrer de pitié dans son regard lorsqu’elle pointa sa lame devant lui, qui la suppliait encore de pitié.

-Même les jours de vacances, il y a toujours de la Chevalerie dans le village, garçon. gronda Douhbée qui aurait aisément pu passer pour un Chevalier, à son âge… Tu sais que je dois te ramener au château pour ce que tu as fait, afin que tu sois puni correctement. Je crois me souvenir que la punition pour vol, c’est les travaux forcés. Tu as de la chance, si tu avais été plus vieux de quelques années, on t’aurait coupé la main.

L’adolescent se mit à pleurnicher en reculant faiblement, toujours couché à terre, mais son épaule lui faisait visiblement trop mal pour prendre appui dessus. Et même s’il en avait été capable, il avait beaucoup trop peur pour prendre la fuite.

-Mais je vais pas le faire. Si tu me regardes dans les yeux et jure de ne plus jamais voler.

-Je l’jure je l’jure, j’avais si faim, je suis désolé, merci lady merci, je vais plus voler, j’vais travailler pour mes sous et pour manger.

L’adolescent essayait péniblement de se lever en tenant son épaule, que Douhbée remarqua ensanglantée pour la première fois. Elle lui apporta alors son aide en tendant la main, mais se retira aussitôt en frissonnant sous le contact, répugnant toujours qu’un homme ne la touche. Quand ce n’était pas Soren… Et puis, celui-là puait la pisse.

-Les Chevaliers sont aussi capables de pitié, gamin, tâche de ne pas en abuser toutefois, les Dieux t’ont entendu, la prochaine fois je serai moins clémente. soupira-t-elle en se dirigeant inconsciemment derrière sa sœur, cherchant à mettre le plus d’espace possible entre elle et la chose puante.

***[Miya] Merci de l’avoir rattrapé, petite sœur, tu feras un très bon Chevalier. Mais tous les voleurs ne sont pas criminels. Crois-tu que tu es capable de soigner son épaule, je crois qu’il l’apprécierait beaucoup, et moi aussi. Comment pourrait-il travailler honorablement pour se nourrir s’il est blessé? Je crois qu’il tiendra sa promesse, mais un petit coup de magie ne lui ferait pas de tord, tu ne crois pas? ***
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 24 Mai - 19:20

Les iris de la fillette sauvage était dilatés afin de permettre à un maximum de lumière d’y pénétrer. Son corps réagissait afin qu’elle ait un contrôle optimum dans cette situation dangereuse. L’élève ne portait aucune attention à la foule qui commençait à se regrouper autour d’elle et du jeune voleur. Elle se concentrait uniquement sur son devoir de le maintenir en place en attendant que sa soeur parvienne à la rejoindre. Or, même lorsque celle-ci reprit sa bourse, Miya ne bougea pas d’un poil. Elle laissa échapper un léger grognement au garçon qui demandait la pitié des inconnues qui le traitait aussi durement.

Ce fut bien malgré elle qu’elle retira ses griffes et se releva finalement. Voyant son aînée prendre sa dague, elle s’empressa d’aller se tenir à ses côtés. Elle avait le menton haut, soutenant le regard fuyant du voyou. Il ne faisait aucun doute que ce dernier était terrorisé. Cela fit naître une étrange sensation chez la lynx. Elle était tiraillée entre l’idée de le punir pour son crime et la sensation que quelque chose n’allait pas bien. De plus, elle ne s’était jamais imaginée un voleur qui mouillait son pantalon une fois pris la main dans le sac.

Les oreilles de l’élève frémirent légèrement lorsque la voix de l’écuyère retentit dans sa tête. Sérieusement, elle écouta la leçon de vie que lui inculquait sa soeur. Cette dernière parlait de «vraies victimes», ce qui demandait une plus grande réflexion chez la petite blonde. Il était particulièrement vrai qu’elle avait été seule à un bas âge et forcée d’être ingénieuse pour se procurer de la nourriture. Elle grommela un peu, mais ne répondit rien à Douhbée, qui s’occupait déjà du cas du garçon. Elle nota mentalement les punitions associées au vol, car il n’était pas impossible qu’elle ait à les appliquer un jour.

Elle fronçât ensuite des sourcils à voir sa soeur promettre de relâcher le voyou en échange de sa parole. Si c’était quelque chose de sacré pour les pardusses, le félin du Désert ne savait pas si on pouvait en dire autant pour les jeunes criminels d’Alombria. Cependant, elle devait admettre que le garçon était convainquant. Peut-être disait-il vrai? Après tout, Miya pouvait difficilement visualiser ce que serait sa vie aujourd’hui si des paysans ne l’avaient pas recueillie afin de la confier aux soins de l’Ordre.

Toutefois, elle ne creusa pas davantage cette piste puisqu’elle remarqua le frisson qui parcourut son aînée. Elle crut donc bon d’être prête à réagir en cas où elle devrait lui donner du renfort. Inconsciemment, elle prit une pose protectrice une fois que Douhbée fut derrière elle, et ce, même si elle n’avait pas noté la crainte de l’écuyère. Elle se faisait aussi imposante que possible, malgré sa petite taille. Ses airs farouches semblaient être suffisants pour intimider le voyou.

**Merci, Douh.** répondit-elle initialement à sa soeur, tout en bombant le torse.

Rien ne la rendait plus fière que recevoir l’approbation des siens, surtout cette soeur qui agissait comme la mère qu’elle avait perdu il y a quelques années déjà. Elle jeta néanmoins un regard déconcerté à son idole qui lui demandait de panser magiquement les blessures qu’elle avait elle-même causées au jeune homme. Elle hocha lentement de la tête et fit quelques pas en direction du voyou. Celui-ci recula de peur, ce qui fit plisser les sourcils de la fillette aux yeux dorés.

- Écarte les bras et les jambes, puis ne bouge plus. ordonna-t-elle de façon surprenante pour une enfant de seulement neuf ans.

Le garçon jeta un regard inquiet à l’écuyère, mais obtempéra quand il vit l’encouragement de celle-ci. La pardusse s’approcha de lui et tendit ses mains. Il se passa quelques secondes malaisantes avant qu’une lumière blanche décide finalement de briller doucement. Miya les fit survoler le corps entier du voyou, sous le regard incrédule des paysans. Ceux-ci ne comprenaient pas qu’elle utilisait son don afin de localiser toutes les blessures du jeune homme. Une fois son balayage terminé, la guérisseuse ferma les yeux pour se concentrer. Elle prit une grande inspiration et fit venir toute son énergie bienfaisante à elle. La lumière de ses mains s’illumina soudainement de façon beaucoup plus étincelante. Miya entreprit alors de refermer la peau là où elle avait planté ses griffes, ainsi que les éraflures au niveau du menton, des mains et des genoux du garçon.

Une fois sa tâche terminée, elle poussa un soupir sans se soucier qu’on l’entende. Cette session magique venait de la fatiguer tout d’un coup. Elle plissa son nez et observa le voleur repenti qui était totalement ébahi par le phénomène auquel il venait d’assister.

- Maintenant, va! Lave-toi et ne vole plus! prescrit-elle au jeune homme pour éloigner cette odeur d’urine d’elle le plus rapidement possible. Elle n’était plus capable de bloquer cette puanteur. Le garçon se pencha quelques fois pour la remercier, ainsi que Douhbée, puis il détala sans demander son reste.

Mal à l’aise face à toute cette attention, l’enfant du Désert prit la main de sa soeur et se mit à la traîner loin de la foule qui les bombardaient de question. Elle s’était peut-être habituée à avoir un grand nombre de personnes autour d’elle; or, même aujourd’hui, elle n’aimait pas particulièrement être le centre de l’attention… ou, plutôt, être aussi restreinte dans sa liberté. Après tout, il fut difficile de retrouver les allées de vêtements abordables avec tous ces gens qui bloquaient le chemin. Heureusement, ce ne fut pas impossible!

Une fois de retour, l’élève se retourna et tendit ses maigres bras en direction de sa soeur pour se faire prendre. La fatigue se voyait dans ses yeux. Elle avait besoin d’une petite pause. Elle se laissa porter par sa soeur, laissant sa tête reposer sur l’épaule de cette dernière.

- Pourquoi était-il une victime? demanda-t-elle finalement, en faisant référence au garçon qui venait de chambouler leur journée de commissions entre soeurs. Comment savoir si c’est un vrai criminel?

Il lui manquait encore quelques morceaux afin de tirer la leçon qu’il fallait des événements qu’elle venait de vivre. Cependant, elle se rappela de leur but premier au village en repérant la robe bleue que sa soeur n’avait pu acheter par manque d’argent… Du moins, c’était ce qu’elle avait dit et pour rien au monde Miya ne douterait de sa parole.

- Oh, Douh! Il faut te trouver quelque chose aussi! s’égaya-t-elle. Elle agita un peu les jambes pour qu’on la remette par terre. Instinctivement, elle reprit la main de son aînée et se mit à regarder tous les vêtements mis en étalage afin d’essayer de trouver la tunique parfaite pour Douhbée.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Dim 29 Mai - 19:55

Visiblement, Miya ne se fit pas prier pour se replacer devant sa grande sœur, même si c’était Douhbée qui devait être la protectrice, elle était soulagée d’avoir quelque chose entre elle et le voyou. Simplement à cause de son genre, bien entendu. Définitivement, sa cadette était surprenante à tous les points de vue. Elle était sauvage et puissante et ses ennemis allaient la craindre, mais elle était aussi douce et obéissante lorsqu’elle reconnaissait l’autorité d’un aîné. Une vraie petite perle, pleine de courage aussi. À croire que l’écuyère aurait plus à apprendre de l’élève que l’inverse. La jeune femme sourit en pensant qu’il était possible qu’elle devienne un jour le maître de Miya et qu’elle devrait mettre les bouchées doubles pour lui inculquer quelques notions, puisqu’il lui semblait que la gamine en savait déjà plus qu’elle. Enfin, pas sur les sociétés, mais sur la force de caractère…

La gamine était fière d’être félicitée par Douhbée, bien qu’elle paru ne pas comprendre pourquoi elle devait soigner le criminel. Elle n’opposa toutefois pas de questions, même si son expression en disait long, et s’approcha du voyou qui recula à son approche. L’écuyère eu un sourire amusé de constater qu’elle avait raison : les ennemis de Miya n’avaient qu’à bien se tenir! L’élève agissait déjà comme un chef, donnant des ordres à l’adolescent effrayé qui chercha le soutien de l’aînée. Celle-ci hocha simplement la tête pour lui indiquer d’obéir pour que Miya puisse appliquer son pouvoir de guérison. Le spectacle étant beaucoup plus intéressant que la démonstration que lui avait fait sa cadette un peu plus tôt, même l’écuyère resta stupéfaite devant le talent de la guérisseuse, comme tout les curieux qui s’étaient agglutinés autour d’eux pour observer.

Douhbée ne releva pas sur les ordres suivants de Miya, amusé par le caractère déjà fort développé de l’enfant, et son sens du «direct». Dénuée du sens de la répartie aussi fin que son aînée, elle ne passait pas par quatre chemins pour dire les choses, mais au moins on savait toujours ce qu’elle pensait! Évidement, les questions commencèrent à fuser autour d’eux, alors que l’adolescent se sauvait en courant, mais l’écuyère ignora tous les curieux, suivant la petite lynx par la main au travers de la foule, retournant au quartier des commerces. Sur le chemin du retour (s’étaient-elles donc éloignées autant?) la gamine posa finalement les questions qui lui brûlaient les lèvres, pour comprendre probablement la raison pour laquelle Douhbée avait épargné le voyou en plus de lui offrir la fleur de le soigner. L’aînée accepta avec un plaisir évident de prendre sa cadette dans ses bras, réveillant en elle un sens de la protection maternelle qui lui sied bien, finalement.

-Les vrais criminels ne pensent qu’à faire le mal. Et ils sont méchants. Tu le verras dans leurs yeux, Miya. Celui là avait peur et se sentait déjà coupable de son méfait, j’ai donc deviné qu’il ne volait pas de gaité de cœur. Parfois, il faut faire des choses qui nous déplaisent pour survivre, surtout quand on n’a pas la chance d’être choyé comme nous deux, de vivre au château et de ne pas avoir peur d’avoir une assiette bien remplie à tous les repas, expliqua Douhbée, le regard à nouveau accroché aux beautés qui se présentaient à elle dans le marché. Il n’a pas choisit d’être pauvre, comme tu n’as pas choisis d’être seule et sans clan et que je n’ai pas choisis d’être vendue. Nous avons eu de la chance de nous en sortir facilement, pas lui. C’est ce qui fait de lui une victime. Une victime du destin, précisa-t-elle en haussant les épaules alors qu’ils repassaient devant la robe bleue qu’elle avait refusé d’acheter pour ne pas vider entièrement sa bourse et toutes ses économies.

Oh, et parce qu’elle était beaucoup trop jolie, il lui fallait quelque chose de plus simple, même si elle savait qu’elle le regretterait plus tard, l’écuyère passa à côté en dirigeant Miya vers d’autres étalage, la reposant au sol lorsque celle-ci se rappela de leur mission première et s’excita dans ses bras et la traîna à nouveau par la main pour continuer leur innocent magasinage.

-J’aimerais qu’on en trouve une de la même couleur que la tienne, Miya. Tu crois pas que ça ferait un mignon petit duo? On en prendra une pour Régina aussi, pour être totalement ringards lors de nos sorties en familles! s’amusa-t-elle en fouinant parmi les divers vêtements que proposait un étal bon marché. Évidemment, elle n’a nul besoin de notre aide pour se vêtir, puisqu’elle gagne son pain en tant que mercenaire, mais un petit cadeau fait toujours chaud au cœur, non?

Mettant finalement la main sur une longue tunique pourpre qui s’attache avec une ceinture tressée en cuir, Douhbée poussa un cri de victoire en la montrant à Miya. Ce n’était pas le tissu de siècle, mais peut-être n’était-elle sélective que par son expérience dans l’industrie textile. Après tout, elle n’était pas moins délicate que leurs tenues d’écuyers, et la ceinture ajoutait un petit quelque chose de mignon.

-C’est pas violet, mais j’aime bien la coupe, expliqua-t-elle en l’enfilant par-dessus ce qu’elle portait déjà pour s’assurer que c’était à sa taille. Elle était assez longue pour cacher jusqu’à la mi-cuisse, un beau compromis par rapport à la robe de tout à l’heure. Tu as trouvé quelque chose pour Régina? demanda-t-elle alors que le marchand s’approchait d’elles pour s’assurer qu’elles ne volaient rien… Elles étaient couvertes de poussière suite à leur altercation avec le voyou et pourraient bien passer pour des voleuses elles aussi!
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Lun 30 Mai - 16:59

L’enfant était toute ouïe lorsque sa grande soeur s’adressait à elle. Elle buvait toutes ses paroles, qu’elle trouvait emplies d’une sagesse qu’elle ne possédait pas. Ce que Miya aimait particulièrement de l’écuyère, c’était qu’elle apprenait constamment à ses côtés. La petite prit la décision de porter davantage attention au regard des gens. Elle se fiait déjà beaucoup à son instinct, ce qui lui avait d’ailleurs permis de survivre jusqu’à ce jour, mais elle savait qu’elle ne pouvait toujours agir instinctivement. Parfois, il fallait réfléchir et chercher plus loin qu’à la surface. Les mots de son aînée résonnèrent donc profondément en elle et elle cherchera à les appliquer à l’avenir.

Les explications furent suffisantes pour satisfaire la curiosité de l’élève, bien qu’elle ne saisissait pas encore le concept de victime du destin. Elle ne ressentait toutefois pas le besoin de pousser la direction en ce sens, préférant retourner à une occupation beaucoup plus légère. Ce fut donc ainsi qu’elle retomba dans sa bonne humeur usuelle et partit en quête d’un quelque chose pour sa soeur. Douhbée méritait bien aussi d’avoir de jolis vêtements. La fillette aux yeux dorés ne remarqua même pas la robe qui avait pourtant accroché son regard un peu plus tôt.

- Oui! s’exclama la pardusse, sautant sur place et donnant ensuite un câlin à sa gardienne. Douh va être la peeelus belle! Et Régina aussi!

La petite adorait l’idée de trouver un cadeau à leur autre soeur, qu’elles voyaient moins souvent… D’autant plus que si elles avaient toutes un morceau similaire, elles donneraient davantage l’impression d’appartenir au même clan. Ainsi, elle s’adonna entièrement à son fouinage parmi les différentes tenues offertes.

Miya hoqueta de surprise à la vue de la tunique que lui montrait l’écuyère, puis portant les mains devant sa bouche. On ne pouvait pas très bien le voir, mais sa petite queue de lynx se mit à s’agiter vivement. Un peu plus et elle avait des étoiles dans les yeux. Elle n’en avait rien à ficher que ce ne soit pas violet comme le vêtement qu’on avait acheté pour elle, car ça restait néanmoins dans la famille des mauves.

- C’est parfait, Douh! Tu ne peux pas ne pas la prendre!

Pendant que son aînée essayait le morceau pour s’assurer que la taille était appropriée, l’enfant surexcitée continuait de regarder les étalages. Elle en dénicha un rouge violacé, ce qui faisait tout aussi différent des deux autres, mais qui irait sans doute bien à Régina. La jeune lynx retourna donc auprès de sa soeur pour lui montrer sa trouvaille.

- Tu crois que ça irait bien à Régina? Elle n’a pas les cheveux comme nous… mais je crois que ça, ça serait joli. Tu en penses quoi, Douh?

La fillette du Désert ne porta pas trop attention au marchand qui s’était approché. Après tout, c’était sa soeur qui s’occupait principalement de négocier avec eux et puis, elle n’avait aucune mauvaise intention et ne ressentait donc pas de malaise à se faire observer. Pendant qu’elle attendait l’avis de sa gardienne, la pardusse sentit quelqu’un lui tapoter l’épaule droite. Curieuse, elle se retourna et vit un petit rouquin dont le visage était parsemé de tâches de rousseur qui lui tendait un miniature bouquet de pensées.
« Pour toi... » dit-il avant de déguerpir à toute vitesse, le rouge lui gagnant rapidement les joues.

Bouche-bée, Miya demeura plantée là l’espace de quelques secondes. Elle se retourna lentement vers Douhbée et lui montra les fleurs qu’elle avait dans les mains. On pouvait aisément lire l’interrogation dans son regard. Visiblement, elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Le garçon l’avait à peine regardé, puis avait pris la poudre d’escampette dès qu’elle lui avait accordé la moindre attention. Par instinct, la jeune lynx ouvrit la bouche dans le but évident de manger les fleurs; or, elle vit dans les yeux dorés de sa soeur que ce n’était pas une bonne idée.

- Mais… Mais des gens en mangent en salade! se défendit-elle. Puis, ce fut à son tour de rougir. Il y avait quelque chose dans la façon que son aînée la regardait, surtout avec un petit sourire amusé, qui faisait comprendre à Miya que la raison pour laquelle elle s’était retrouvée avec ce bouquet inusité était évidente pour tous… sauf elle. Il est venu vers moi et me les a données… Et il est parti! Pouf! Comme ça! expliqua-t-elle en gesticulant au gré de ses mots. Il ne m’a même pas dit son nom… Pourquoi me donner des fleurs et partir? Pourquoi Douh sourire comme ça?

Elle espérait que sa grande soeur aurait une bonne réponse à lui apporter car, du haut de ses neuf ans, les jeux du coeur étaient loin de traverser son esprit. Elle avait encore quelques années avant de commencer à s’intéresser réellement à ce genre de chose. Pour l’instant, il s’agissait plutôt de sa première expérience romantique et elle ne savait même pas que ça en était une!
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 31 Mai - 21:32

Recevant l’accord plus qu’enthousiaste de Miya, Douhbée s’amusa de constater qu’un rien enjolivait se visage déjà charmant. Le marchand, n’ayant rien manqué de l’engouement de la gamine, s’approchait pour leur parler afin de conclure la vente au plus vite. Décidément, il ne leur faisait pas confiance. Voulant le rassurer sur leurs intentions, l’écuyère fit exprès de parler de l’ordre de chevalerie juste pour qu’il n’ignore pas d’où il venait.

-Dommage que la couleur de nos uniformes soient si terne, ça remonterait l’humeur des Chevaliers d’avoir un peu plus de couleurs. On devrait peut-être en parler à Maître Colombe, qu’en penses-tu Miya? demanda-t-elle sans regarder le vendeur, qui se retourna soudain pour retourner à ses affaires, ayant finalement remarqué l’insigne de l’ordre sous la couche de poussière qui couvrait son uniforme.

Douhbée savait que sa cadette allait raffoler de l’idée de leur trouver chacun un vêtement de la même couleur, surtout depuis qu’elle lui avait parlé que si le Clan des Lynx avait eu un emblème, il aurait été violet à cause de la couleur doré des yeux de leur chef et père. Miya devait trouver que cela rassemblerait le petit Clan qu’elles formaient à elles trois, et même si l’écuyère savait qu’elles n’en formaient définitivement plus un et que le leur était mort, elle n’ignorait pas que la gamine s’accrochait précieusement à ce principe et l’encourageait dans cette voie. Mieux vaut cela que déprimer la perte de sa famille.

Lorsque la jeune femme eut terminé d’attacher la ceinture tressée autour de sa taille pour s’assurer du confort de son nouveau vêtement, Miya brandissait déjà fièrement une tunique plus rouge que violette, qui aurait certainement le talent d’accentuer la feu de la chevelure de Regina. Lançant un clin d’œil d’approbation à sa petite sœur, Douhbée paya les deux morceaux au vendeur, remarquant quand même le soulagement de celui-ci de ne pas s’être fait roulé.

Ainsi rata-t-elle la scène avec le rouquin, se retournant vers Miya juste à temps pour le voir déguerpir, laissant l’élève pantoise avec son bouquet de fleurs entre les mains. Douhbée dû mettre sa main devant sa bouche pour cacher le fou rire qu’elle réprimait à grand peine. Les yeux dorés de la gamine lançaient des points d’interrogation à l’aînée, et il fallut un regard réprobateur de celle-ci pour lui indiquer que le cadeau n’était pas pour manger, même si certains, oui, en mangeaient dans leur salade!

-Parce qu’il te trouve mignonne, Miya, rigola Douhbée en poussant sa sœur dans l’allée, remettant les trois tuniques ensemble dans le même sac. Ça n’a rien d’étonnant, même moi je te trouve mignonne. Belle comme tu es, petite sœur, ce n’est certainement pas le dernier garçon qui t’apportera des fleurs! Je m’étonne même que ça ne soit que le premier. Les garçons donnent des fleurs aux filles qui leur plaie pour attirer leur attention. Ou leur sympathie, va savoir. Bon, celui-ci a définitivement été très nul car tu n’arriveras certainement jamais à le retrouver pour savoir s’il t’intéresse, comme tu n’as pas son nom mais…

Rougissante, Douhbée réalisa alors qu’elle devait avoir perdue sa petite sœur depuis longtemps. Elle-même n’était familière avec l’amour que depuis peu, et encore! À neuf ans, même si elle n’avait pas été complètement craintive devant les garçons et solitaire, elle n’aurait pas pu comprendre pourquoi quelqu’un lui donnait des fleurs.

-Pour savoir s’il t’intéresse d’être son amie, tu comprends? Je crois qu’il voulait être ton ami, mais qu’il était trop timide pour te le demander.

L’écuyère jeta un œil derrière elle. Aucune chance de retrouver le rouquin! Instinctivement, elle avait repris la route vers le château, puisqu’elles avaient trouvé ce qu’elles cherchaient. Mais rien ne les attendaient aujourd’hui!

- Probablement qu’il t’a remarqué pendant la petite scène avec le voyou tout à l’heure. Si on n’arrive pas à le retrouver, pour lui dire merci, il finira bien par te retrouver toi. Ouais, s’il veut vraiment être ton ami, il va savoir que tu es au château, ne t’inquiètes pas. Mais si tu veux te mettre à sa recherche, en bonne chasseuse que tu es, j’embarque!
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Ven 3 Juin - 14:29

Ah, dire qu’elle croyait avoir fait tant de progrès au cours des trois dernières années quant à ses talents de socialisation. Semblait-il qu’elle en ait pourtant encore beaucoup à apprendre encore! Du moins, c’était que ce l’enfant du Désert se disait à la suite de sa brève rencontre pour le moins inusitée avec un garçon du marché. Ce dernier s’était éclipsé avant qu’elle n’ait la moindre chance de réagir et elle ne comprenait pas cette réaction. Elle-même ne savait pas quoi faire et devait se tourner vers sa grande soeur en espérant être éclairée sur ce qui venait de se passer.

Puis voilà que la petite lynx se faisait déjà guider plus loin par Douhbée qui précisait que c’était parce que le rouquin la trouvait mignonne. L’élève savait qu’elle était bien des choses; or, mignonne n’était pas un qualificatif qu’elle avait tendance à utiliser pour se décrire elle-même. La confusion était donc encore bien visible sur son visage.

- Mais Douh… Tu es ma grande soeur, ce n’est pas pareil!

Du moins, c’est la raison pour laquelle Miya croyait que son aînée la trouvait adorable. Elles étaient de la même famille. Il n’y avait rien de plus normal que sa soeur la regarde toujours avec affection, non? L’enfant magique fronçât davantage des sourcils quand l’écuyère mentionna que ce rouquin n’était que le premier de plusieurs. Pourquoi tous les garçons se mettraient-ils à lui donner des fleurs? Elle aurait préféré un steak bien juteux à des fleurs qu’on lui interdisait de manger. Et c’est là que Douhbée lâcha l’information la plus étrange pour sa cadette : les fleurs étaient pour plaire ou pour la sympathie. Ah bon? N’ayant assisté à aucune funérailles de sa vie, la gamine ne savait pas qu’on devait en donner pour cette raison. Ce qui lui fit se demander la raison pour laquelle le garçon pensait qu’elle était en train de faire un deuil. Ce devait être plutôt la première théorie de sa soeur qui était la bonne, soit que la jeune pardusse lui plaisait… Mais la question restait : lui plaire comment?

N’ayant pas été capable de résoudre ce mystère, elle ne comprit aucunement le commentaire suivant de l’écuyère quant au besoin de retrouver le rouquin pour savoir si lui plaisait à Miya. Cette dernière voulait bien admettre qu’il ait été nul… parce qu’il s’était sauvé… mais ça ne semblait pas être le sens que sa soeur donnait à sa phrase. De plus, tant qu’à le chercher, elle aimerait bien plus savoir pourquoi il avait décampé plutôt que… eh bien, faire ce que Douhbée mentionnait dans son charabia sans queue ni tête pour la fillette de neuf ans. L’enfant aux cheveux pâles était sur le point de s’arrêter pour informer l’écuyère qu’elle ne comprenait plus rien quand celle-ci précisa que c’était de plaire en tant qu’ami(e).

- Ah! Mais comment veut-il que je devienne son ami s’il ne me laisse même pas lui dire bonjour!

Il fallait admettre que la timidité n’était pas vraiment un train de caractère bien développé chez la pardusse. Si elle s’était tenue à l’écart lors de son arrivée au château, c’était plus par panique face à une environnement inconnu que par timidité. Autrement, elle n’avait pas vraiment de difficulté à approcher les gens. Elle ne comprenait donc pas en quoi elle pouvait être intimidante à aborder… jusqu’à ce que Douhbée lui rappelle la scène où Miya s’en était prise au voleur.

- Tu… Tu crois qu’il a eu peur que je lui saute dessus aussi? Je ne suis pas méchante comme ça! Je saute juste sur les gens qui… sur les méchants!

Elle ferait sans doute mieux de ne pas continuer à élaborer ses pensées. Elle ne voulait pas que son aînée commence à croire que c’était une habitude chez elle de bondir sur les gens… même si ça lui arrivait plus fréquemment qu’elle ne voulait l’admettre. Ce n’était pas de sa faute si elle se retrouvait souvent dans des situations impossibles! C’était comme si le destin faisait tout en son pouvoir pour l’attirer dans toutes sortes d’aventures!

La jeune lynx boudait à l’idée qu’on puisse la croire aussi vilaine que ça jusqu’à ce que sa grande soeur la ramène à la réalité en proposant de partir à la recherche du garçon. Tiens, c’était une idée intéressante… Elle pourrait lui dire le fond de sa pensée! Et elle ne le laisserait certainement pas fuir encore une fois, c’était certain.

- Hmm… Tu crois qu’on pourrait le retrouver? Parmi tous ces gens? fit-elle en jetant un regard circulaire à la foule. J’imagine qu’on peut essayer… et si on ne le retrouve pas, tant pis pour lui!

Elle était parvenue à regagner son entrain et elle était prête à partir à la chasse au rouquin timide! Elle huma l’air, mais se découragea rapidement. Il y avait trop d’odeurs diverses pour espérer être capable de flairer sa piste. Qui plus est, tout ce beau monde menait tout un train, alors ça ne serait pas avec leur ouïe fine que les pardusses parviendraient à mettre le grapin sur le garçon. Leur vision perçante ne leur serait pas d’un grand recours non plus, pas tant qu’il ne serait pas à proximité.

- Je crois que nous allons devoir jouer aux détectives! s’enthousiasma-t-elle. Viens! ordonna-t-elle joyeusement à sa soeur, tout en la tirant par la main.

La lynx revint jusqu’à l’étalage où les soeurs avaient effectué leur dernier achat. C’était là que le garçon était venu à sa rencontre pour lui offrir un petit bouquet de pensées. Miya fouilla ensuite dans sa mémoire pour se rappeler dans quelle direction il avait détalé. Elle se lança donc dans ce sens. Elle marcha en compagnie de Douhbée pendant quelques minutes avant de s’arrêter. Quelqu’un devait bien connaître le rouquin, non? Il lui suffisait donc de poser des questions. Elle aborda alors un premier marchand d’accessoires.

- Pardonnez-moi, monsieur… Avez-vous vu passer un garçon aux cheveux roux? Il était à peu près grand comme ça! l’informa-t-elle en lui montrant la grandeur approximatif de celui qu’elle recherchait.

L’homme secoua la tête, n’ayant aucune idée de qui elle pouvait bien parler. Disons qu’il avait mieux à faire que de tenir un registre de tous les enfants qui déambulaient au marché tandis qu’il avait du boulot à faire! L’élève ne se laissa pas décourager et se dirigea plutôt vers une femme qui vendait des robes. Ensuite, ce fut le tour d’un responsable d’un étalage de vêtements et accessoires de cuir. Ce manège continua pendant de longues minutes, toujours sans résultat concluant. La fillette au regard doré soupira et baissa la tête, prête à admettre sa défaite.

- Je ne crois pas que nous arriverons à retracer sa piste.... Personne ne semble le connaître. Est-ce qu’on devrait continuer à essayer ou serait-ce mieux de retourner au château, hein, Douh?
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 7 Juin - 13:49

Heureusement que Douhbée s’était abstenue d’aller trop loin dans ses explications, puisqu’il lui était maintenant évident que Miya avait raté une bonne partie de ses propos, beaucoup trop jeune pour comprendre! En tout les cas, la gamine se demandait comment elle pouvait devenir amie avec quelqu’un qui ne la laisse pas parler, et s’inquiéta qu’il ait eu peur que la pardusse ne l’agresse, puisque son aînée supposait qu’il l’avait remarquée lors de l’épisode du voleur.

-Non, je pense plus que tu l’as tellement impressionnée par tes compétences qu’il est intimidé de te parler. Je me suis souvent sentie comme si je ne méritais pas de parler à quelqu’un, comme si je me considérais inférieur et donc indigne. Il doit penser que tu es trop bien pour lui, mais voulait quand même que tu saches qu’il s’intéresse à toi.

Pour ça, et parce que Miya était juste franchement trop mignonne et allait faire tourner beaucoup de têtes plus tard, considérant l’assurance qu’elle avait et qui avait toujours manqué à Douhbée dont elle allait retenir la beauté. La gamine brisera assurément beaucoup de cœurs…

La petite féline sembla soudain bien enthousiaste à l’idée se mettre en chasse, l’instinct sauvage prenant le dessus sur les civilités. Prête à jouer le jeu jusqu’au bout, Douhbée s’amusa d’observer sa cadette humer l’air en essayer de déceler celle du rouquin, lui laissant tout le loisir de repérer sa trace seule. Peut être un peu parce qu’elle voulait laisser à Miya le bénéfice de la réussite, mais aussi parce que l’écuyère n’avait pas eu autant d’expérience de chasse qu’elle, ayant passé sa petite enfance dans un manoir à traiter des fourrures alors que sa petite sœur l’avait passée dans la rue à subvenir à ses propres besoins. Si l’Ordre lui avait appris à utiliser ses particularités félines et à les développer, il n’en restait pas moins qu’elles étaient plus «naturelles» pour Miya.

Aussi, Douhbée se laissa guider par sa petite sœur jusqu’à l’étalage du marchand où s’était déroulé la minuscule «déclaration d’amour d’enfant». Jouant les détectives plus qu’utilisant ses capacités, fort inutiles malheureusement dans une foule aussi dense, Miya demanda des indications à un marchand qu’elle croisa dans la direction qu’avait prise le rouquin. Elles continuèrent ainsi à poser des questions à de nombreux marchands, mais nul ne semblait avoir remarqué ce gamin qui n’avait rien de plus particulier que d’avoir l’air d’une carotte ambulante. C’est qu’ils avaient d’autres choses à faire!

-Oh c’est dommage, j’aurais bien aimé découvrir ce qu’il avait à te dire… soupira Douhbée, un sourire énigmatique aux lèvres, alors qu’elle s’était prise elle-même à espérer le retrouver, curieuse de ce petit jeu d’enfant.

Néanmoins, la meilleure solution restait toujours de rentrer, en espérant qu’il aurait un jour assez de courage pour retrouver Miya au château d’Alombria. Mais alors que Douhbée tournait les talons pour suivre sa petite sœur sur le chemin du retour, un éclair orangé attira son attention dans la direction opposée à celle où sa petite sœur regardait. Ce n’était qu’une impression, et lorsque l’écuyère voulu retrouver la tignasse rousse, elle n’était plus dans la direction où elle croyait l’avoir apperçue.

-Par là Miya! s’exclama-t-elle en prenant tout de même une chance, voulait être certaine qu’elle n’avait pas halluciné. C’est que ces petits jeux de chasse pouvaient devenir tellement captivants!

Entraînant à son tour par la main sa petite sœur, Douhbée se faufila entre les étals de marchands, qui grondèrent sur leur passage, leur gueulant de faire attention à la marchandise. Bientôt, l’écuyère revit, plus près cette fois, une touffe orange se balader entre les jambes des clients, jetant quelques regards nerveux derrière lui, comme s’il craignait d’être suivit. Et lorsqu’il croisa le regard de la jeune femme, le gamin détala.

-Il est là Miya! Tu as vu? Vite! encouragea-t-elle sa petite sœur en se mettant aux trousses du gamins, probablement intimidé d’avoir été retrouvé. J’espère qu’il ne pense pas qu’on veut l’arrêter comme le voyou de tout à l’heure. Zut, à nous voir courir comme ça après lui, c’est ce qu’il va penser. Attends arrête, envoie lui plutôt un message télépathique, non?

Attrapant le bras de sa petite sœur, Douhbée la força à s’arrêter devant un marchand de fruits, ayant toujours le gamin en vue.

-C’est un bon exercice pour toi, soeurette. Les gens qui ne sont pas capables de communiquer par télépathie peuvent quand même nous entendre, mais ce n’est normalement faisable que lorsqu’on connaît la personne, ou alors qu’elle est en face de nous. Alors fait vite avant qu’on ne le voit plus, dis lui que tu ne lui veux pas de mal, juste le remercier pour les fleurs et savoir son nom. Peut-être reviendra-t-il vers nous? C’est toujours mieux que de l’effrayer encore plus, non?

Inquiète, Douhbée jeta à nouveau un œil dans la direction qu’avait prise le rouquin, il était toujours visible, mais sera bientôt probablement hors de portée des compétences de Miya. Elle n’allait toutefois pas le faire à sa place, trouvant que c’était là un bon moyen d’exercer le pouvoir de sa petite sœur. Et puis si ça ne fonctionnait pas eh bien…tant pis.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Lun 13 Juin - 12:28

La petite pardusse n’était pas du genre à baisser les bras. Il en fallait beaucoup pour qu’elle admette sa défaite, mais elle devait maintenant se rendre à l’évidence : sa soeur et elle étaient très mal parties pour retrouver la trace du garçon qui lui avait offert un bouquet de pensées. Celui-ci s’était volatilisé sans laisser de trace. Miya commençait donc à croire qu’elle perdait son temps à essayer de le retrouver et qu’il serait peut-être préférable de simplement rentrer au château. Il fallait admettre qu’elle n’était pas le meilleur exemple de patience non plus…

- Moi aussi, j’aurais aimé savoir pourquoi il a eu peur de moi!

La fillette ne se considérait pas particulièrement intimidante à premier abord, surtout si elle n’essayait pas consciemment d’effrayer quelqu’un. Elle avait aussi de la difficulté à voir comment son côté téméraire pouvait être alarmant pour certaines personnes. Enfin, elle n’avait pas encore connu la crainte d’être rejetée par un garçon qui lui plaisait, donc ça ne traversait même pas son esprit.

L’élève d’Alombria était prête à tourner les talons et rentrer chez elle quand, tout à coup, Douhbée lui indiqua une piste à suivre. L’enfant du Désert releva vivement les oreilles et suivit son aînée au pas de course. Heureusement qu’elle était habile et avait des réflexes d’enfer, sans quoi elle aurait foncé dans plus d’un étal de marchand assez rapidement. Puis, elle poussa un cri de surprise en reconnaissant la silhouette de dos du rouquin de tout à l’heure. Justement, sa gardienne lui demandait si elle l’avait vu aussi.

- Oui! confirma-t-elle, de nouveau excitée par la chasse au gamin. La jeune lynx pédala dans le vide un instant avant de comprendre que sa soeur l’avait agrippée par le bras pour freiner ses ardeurs. Mais Douh, il va se sauver!

Elle était prête à se démener pour se remettre à poursuivre sa cible, mais prêta néanmoins attention aux arguments de sa soeur. Après tout, cette dernière possédait des connaissances qu’elle n’avait pas et était constamment de bon conseil. D’autant plus que Miya était toujours prête à apprendre quelque chose de nouveau. Elle écouta donc attentivement la leçon sur les communications télépathiques et, même si elle aurait préféré sauter sur le dos du rouquin pour le forcer à arrêter, elle était prête à faire plaisir à sa soeur et essayer de communiquer avec lui par la pensée.

- D’accord… mais je ne garantie rien! ronchonna-t-elle.

À vrai dire, elle n’avait jamais essayé de communiquer avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Elle n’avait pratiqué son talent qu’avec les gens de son entourage proche, donc elle était incertaine quant à sa capacité de rejoindre télépatiquement le garçon. Mais bon, elle avait donné sa parole! Elle le fixa intensément, y mettant toute sa concentration. Elle tenta une première fois de lui parler… sans résultat, puis elle fit un deuxième essai.

**[Rouquin]A... ends… Attends, je veux juste parler!**

Cette fois-ci, son message sembla se rendre puisque le gamin cessa de porter attention à son entourage et trébucha sur quelque chose. Il se retourna ensuite pour fixer la pardusse directement dans les yeux. Cette dernière jeta un regard brillant de fierté à sa soeur avant d’aller rejoindre le rouquin. Elle souhaita intérieurement qu’il ne détale pas comme un lapin à nouveau, car elle n’avait pas envie d’y passer la journée non plus, hein! Une fois à sa hauteur, elle s’arrêta pour reprendre son souffle. Elle se pencha et mit ses mains sur ses cuisses. Elle prit quelques secondes avant de s’adresser à son prétendant.

- Merci pour les fleurs, finit-elle par haleter, tout en montrant les pensées qu’elle tenait toujours. Une fois son souffle redevenu normal, elle se redressa et sourit de toutes ses dents. Le pauvre gamin vira au rouge, visiblement mal à l’aise pour une quelconque raison… mais la petite lynx n’en avait cure. Moi, c’est Miya! fit-elle joyeusement en tendant la main. Le garçon ne savait pas trop comment réagir mais, devant l’insistance de l’élève, il fini par lui serrer la main et se présenter en tant qu’Ethan. Tu sais, c’est difficile de devenir amis si tu te sauves de moi, hein!

Évidemment, il avait été plus fort qu’elle de faire ce reproche au rouquin. Elle avait encore un bout de chemin à faire en matière de tact, disons… Le pauvre Ethan ne savait plus où se mettre et fixait ses pieds, ce qui poussa l’enfant du Désert à se pencher pour l’inciter à la regarder dans les yeux. Le villageois sursauta et se mit à regarder haut dans le ciel. La pardusse suivit son regard, essayant tant bien que mal de repérer ce qui pouvait bien l’intéresser à ce point. Elle s’attendait à voir un oiseau ou quelque chose dans cette lignée, mais il n’y avait que des nuages ici et là. Elle observa donc sa nouvelle connaissance avec les sourcils froncés. Pourquoi fuyait-il son regard?

- Je ne vais pas te manger… dit-elle, offusquée. Elle se croisa les bras et releva légèrement le menton, puis sa queue s’agita vivement dans son dos. Alors, tu veux être mon ami ou non!? demanda-t-elle brusquement.


- Quoi? Euh… Je… Enfin… Euh, oui… Tu… Je veux dire…

- Oui?

- Euh… Eh bien… T’es j-jolie… T-Tu sais… Et eum… Je…

Miya se mit à taper du pied, attendant que le garçon se décide enfin à faire une phrase complète. Elle cessa toutefois son mouvement quand il avoua la trouver mignonne. Elle pencha la tête sur le côté : Douhbée lui avait dit quelque chose de similaire tout à l’heure. En quoi être charmante signifiait qu’elle méritait de recevoir des fleurs? La fillette aux yeux dorés voulut poser la question à son interlocuteur car, clairement, il avait cru bon de lui faire un cadeau, mais une femme rondelette l’interpella.

- J-je dois y aller! Je dois rentrer à la ferme avec ma mère! A-Au revoir, M-M-Miya.

Quoi? Il s’en allait comme ça? Elle lui avait à peine parlé pendant plus de deux minutes! Elle ouvrit la bouche pour rouspéter et c’est alors qu’Ethan la surprit une fois de plus : il lui vola un baiser sur la joue avant d’aller se cacher sous les jupes de sa mère. L’élève resta figée sur place, bouche-bée, son bras tenant les fleurs relevé puisqu’elle était sur le point de continuer son enquête sur celles-ci. Elle sorti à peine de sa torpeur lorsque la main de Douhbée vint se poser sur son épaule. En fait, son unique réaction fut de lever un regard ahuri à sa soeur. Ses yeux étaient remplis de points d’interrogation et sa bouche était demeurée entrouverte. Elle avait bien des amis, mais aucun ne lui donnait des fleurs et ils l’embrassaient encore moins!
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Sam 18 Juin - 9:43

Miya ne sembla pas, au premier abord, comprendre pourquoi Douhbée l’arrêtait et protesta quelque peu en disant que le rouquin allait encore disparaître si elles ne continuaient pas. Elle finit toutefois par comprendre la demande de sa grande sœur, même si elle n’en saisissait pas toujours les raisons, et elle ronchonna qu’elle essayerait. Évidemment, l’écuyère aurait pu le faire facilement et rapidement, mais l’entraînement était trop intéressant pour sa cadette pour le laisser passer.

Pendant un instant, Douhbée cru que sa petite sœur avait échoué, car le rouquin poursuivait sa course et serait bientôt hors de vu, mais il trébucha sur un rien et se retourna avec un air surpris vers les deux pardusses. L’aînée répondit au sourire victorieux de Miya pas une tape sur l’épaule, l’encourageant à aller de l’avant pour rejoindre le garçon, qui s’était finalement arrêté. Heureusement, alors que les deux membres de l’ordre se dirigeaient vers lui, le rouquin ne fit pas mine de s’enfuir. L’écuyère resta légèrement à l’écart pour ne pas intimider davantage le pauvre garçon, et puis ce n’était pas comme si sa petite sœur avait besoin de sa protection, ou encore d’un chaperon!

Après avoir difficilement récupéré son souffle, épuisé par la course acharnée, Miya pu enfin remercier son prétendant pour le bouquet qu’il lui avait offert. Alors qu’elle lui souriait avec sa bonne humeur habituelle, le rouquin ne semblait pas des plus à l’aise, mais la simplicité naturelle de l’élève eut tôt fait de le convaincre qu’elle n’allait pas l’attaquer, et il accepta sa main tendue lorsqu’elle la lui offrit avec son nom. Ethan tenta à plusieurs reprises d’éviter le regard de la petite sauvage du désert, lorsqu’elle lui reprocha s’être enfuit d’elle, si bien qu’elle commença à s’offusquer, ne comprenant pas que c’était plus sa beauté que son tempérament qui effrayait le garçon.

La suite était plutôt amusante, car Miya n’avait pas l’habitude d’aller par quatre chemins et lui demanda d’être son ami, tout bonnement. Évidemment, cela fit bredouiller quelques bêtises d’Ethan, dont entre autres qu’il la trouvait jolie, et Douhbée du se retenir pour ne pas éclater de rire devant la surprise de sa petite sœur. Finalement, la mère du rouquin semblait le chercher, si bien qu’il quitta à nouveau les pardusses, après un «au revoir» quelque peu encourageant pour leur nouvelle histoire.

-Tu pourras toujours passer au château, Ethan, si tu veux voir Miya, tu n’as qu’à dire que tu visites une élève de l’ordre et ils te laisseront pass…

Douhbée s’interrompit alors, tout aussi surprise que Miya lorsque Ethan eut le cran de lui embrasser la joue avant de s’enfuir. L’étonnement passé, l’écuyère attira l’attention de sa cadette ave une main sur son épaule, mais l’air complètement ahuri de la jeune fille acheva de la faire éclater de rire, et il lui fallu une bonne minute avant d’avoir assez de force pour parler, se tenant le ventre qui lui faisait mal tant elle était crispée de rire.

-Tu vas briser bien des cœurs toi, Miya du Clan des Lynx du Désert! s’étouffa-t-elle finalement en poussant doucement sa cadette en direction du château. Je te l’avais dis ou pas que tu étais mignonne? Tous les garçons vont vouloir s’arracher ton amour quand tu seras assez vieille pour en être consciente. Ça a déjà commencé, le clan des lynx ne fait que des jolies femmes, tu savais ça? ricanna-t-elle bien que c’était un fait qui avait gâché son enfance, mais Miya était trop jeune pour avoir de souvenir de cette pratique esclavagiste et elle n’allait pas assombrir cette journée amusante en parlant de ça. Douhbée avait été si effrayée par les garçons toute sa vie qu’elle n’avait jamais relevé l’attention que lui portaient les garçons, bien qu’elle en était pleinement consciente. C’était d’autant plus évident en regardant comment ils observaient secrètement sa petite sœur, qui lui ressemblait tant…
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 5 Juil - 18:42

Ah, bah, ça y était! La jeune pardusse n’y comprenait plus rien une fois de plus. Les seules personnes à qui elle avait donné des bisous avaient été ses sœurs, voire peut-être Ishobel à l’occasion… mais ce n’était pas ce qu’il y avait de plus habituel avec les étrangers, en tout cas! La réaction de sa grande sœur n’eut pour effet que de la rendre plus confuse qu’elle ne l’était déjà. Il y avait visiblement dans ce baiser innocent d’Ethan quelque chose qu’elle était trop jeune pour comprendre, non pas qu’elle n’essayait pas de le faire.

- Mais… Douh… se lamenta-t-elle enfin au bout d’une minute.

Elle donna des petits coups sur la cuisse gauche de son aînée, sans pour autant lui faire mal. C’était plus une façon d’attirer son attention et de la faire arrêter de rire. Quand l’écuyère décida enfin de faire un commentaire, ce fut pour annoncer que la cadette des lynx allait briser bien des cœurs plus tard. À ces propos, la principale intéressée fronçât des sourcils.

- Mais je ne fais jamais de peine à personne volontairement! se défendit l’enfant du Désert.

Les implications amoureuses étaient encore loin de se frayer un chemin dans son esprit. D’ailleurs, elle eut besoin de quelques poussées avant de se mettre à avancer de son propre gré en direction de ce qui était devenu son foyer au cours des trois dernières années. Elle regardait Douhbée du coin de l’œil alors que celle-ci vantait les atouts physiques de sa cadette, voire de leur clan d’origine en entier. Évidemment, elle n’avait pas capté la blague et avait pris les propos au sérieux.

- Non, je ne savais pas! Mais c’est vrai que Régina et toi êtes très belles… Donc, je devrais être comme toi quand je serai grande? Et est-ce que ça veut dire que vous brisez beaucoup de cœurs aussi? s’informa la fillette aux cheveux pâles.

À vrai dire, entendre l’écuyère parler d’amour amenait plein de questions à son esprit. C’était, après tout, un concept encore très abstrait à ses yeux. Sans mentionner qu’elle était plutôt curieuse quant aux sentiments de sa sœur. Elle n’avait jamais vu cette dernière en compagnie d’un garçon depuis qu’elles s’étaient retrouvées… Du moins, aucun qui ne lui volait un baiser sur la joue ou ne lui donnait des fleurs tel qu’Ethan l’avait fait pour elle. Bref, elle profita du silence de sa compagne de l’Ordre des chevaliers pour pousser quelques questions supplémentaires dans la conversation. Elle était tout à coup enjouée à l’idée d’une Douhbée vivant le grand amour comme dans les récits qu’on contait aux enfants.

- As-tu déjà reçu des fleurs, Douh? Ou as-tu déjà embrassé un garçon? Tu sais, je crois qu’un garçon serait chanceux d’avoir ton amour! Tu en as plein à donner et tu es la meilleure! Non, mais tu es forte et la plus belle au château! Mais il faudrait qu’il puisse te protéger aussi… parce que même si tu es forte, il ne faudrait pas qu’on te fasse mal!

La voilà qui était partie sur des louanges sur sa grande sœur. C’était assez prévisible de la part de Miya, celle-ci étant en admiration totale devant son aînée. Elle souhaitant tant lui ressembler plus tard, malgré leurs différences au niveau de leurs caractères, et être aussi honorable. Voyant que Douhbée était soudainement plus timide, la pardusse s’arrêta à la sortie du village pour enrouler ses bras autour des jambes de l’écuyère. Elle leva ensuite sa petite tête afin que leurs regards dorés se croisent.

- Tu me le dirais, hein, si un garçon te ferait de la peine? Tu sais, s’il y en a un qui te rend triste, je vais lui botter les fesses!

Son petit air sérieux montrait à quel point elle pensait ce qu’elle disait. Elle avait même levé son poing pour accentuer ses propos. Personne ne pourrait briser le cœur d’une de ses sœurs et s’en sortir indemne! Elle se le jurait intérieurement sur son honneur de lynx! Et Parandar savait qu’elle avait tout le potentiel pour mener ses menaces à exécution.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Ven 8 Juil - 13:36

Miya ne pouvait évidemment pas comprendre les doubles sens des propos de Douhbée, ce qui la rendait d’autant plus mignonne et attachante. Cette innocence de gamine, il arrivait parfois à l’écuyère de regretter de l’avoir perdu trop tôt. L’élève s’indigna presque en soulignant qu’elle ne faisait pas exprès de rendre les gens tristes, même si ce n’était pas vraiment ce que l’aînée avait voulu dire. C’était peut-être un peu trop compliqué à expliquer, pour l’instant, et comme les blagues au deuxième degré avaient tendance à échapper à sa petite sœur, elle choisit de remettre ça à une autre fois.

-Bien sûr, que tu seras magnifique. répondit-elle, le visage légèrement rougie par le compliment, de toute façon innocent, de Miya. Oui, mais pas volontairement… ajouta-t-elle en se mordant la lèvre à l’a seconde question.

Trois ans de torture, c’était ce qu’elle avait infligé à Vigie, un peu contre son gré. Le pire avait été consciente tout au long de ce qu’il ressentait pour elle, mais ne pouvoir y répondre que par de l’amitié à cause de sa peur. Au moins, si elle lui avait fait de la peine, il n’avait pas souffert en vain, parce qu’elle réparait maintenant le cœur qu’elle avait brisé, avec beaucoup de retard. Elle se doutait bien que d’autres membres de l’ordre ou habitants du château s’étaient intéressés à elle, mais elle avait tellement été enfermée longtemps dans sa peur et sa fuite des hommes qu’elle ne les avait pas vraiment remarqué. Au moins, Miya n’avait pas peur de quiconque. Quand elle allait grandir, la gamine allait certainement vivre bien des histoires…

Déjà, elle commençait à vouloir comprendre ce que signifiait l’amour, même si Douhbée trouvait qu’elle était encore jeune pour tout lui expliquer. Au moins, les questions de Miya restaient innocentes, même si un peu intimes, et ça ne coûtait rien d’essayer de répondre. Au pire, cela ferait naître encore plus de questions, puisque l’élève avait visiblement beaucoup de mal avec le concept d’amour. L’écuyère eut un sourire triste en pensant qu’elle aurait bien eut besoin de quelqu’un pour la protéger lorsqu’on lui avait fait du mal, alors qu’elle était encore plus jeune que Miya… Mais justement, elle était trop jeune alors pour comprendre qu’Ulyss n’était pas là pour la protéger.

-Hum pas encore. Je suppose que ça viendra, pour les fleurs, mais un garçon m’a déjà offert un bracelet, se rappela-t-elle soudainement en pointant le bijou à l’effigie du Royaume sur son poignet. Des bijoux… des fleurs… des friandises. Celui qui voudra conquérir ton cœur a plus de chances avec le troisième, n’est-ce pas ma p’tite sœur? Et pour répondre à ta question… oui, j’ai déjà embrassé un garçon.

Douhbée s’empourpra en ramenant le visage de Soren (qu’elle avait fait beaucoup plus qu’embrasser) dans ses pensées, elle été sortie spécialement avec sa sœur aujourd’hui pour éviter de penser à sa mission qui l’angoissait. Heureusement, sa rougeur soudaine pouvait passer pour la flatterie des compliments de sa sœur, aussi s’empressa-t-elle de continuer ses explications, pour éviter que Miya ne la bombarde à nouveau de questions.

-Mais arrêtes moi ces compliments, veux-tu? Je suis sur le point de virer aussi rouge que les cheveux de Regina! rigola-t-elle en lui ébouriffant affectueusement sa petite tête blonde. Il y a déjà un chanceux qui reçoit mon amour, à moins que ce soit moi la chanceuse… Difficile à dire, mais ne t’inquiète pas pour ma protection, c’est un Chevalier qui a gagné mon cœur. Sauf que son cœur, justement, n’était pas tout à fait en sécurité, considérant les risques que prenait son amoureux. S’il devait lui arriver quelque chose… elle n’était pas certaine de pouvoir… il ne fallait pas y penser!

Peut-être Miya avait-elle sentit le trouble de Douhbée, où n’était-ce que l’amour fraternelle, mais son étreinte lui fit grand bien, aidant à chasser les pensées sombres dans sa tête. C’était pour ça, après tout, qu’elle avait voulu passer la journée avec sa sœur, certainement la meilleure personne pour lui changer les idées.

-Oh oui je n’en doutes pas une seule seconde! s’amusa l’écuyère devant le sérieux de sa petite sœur. Ça, pour botter les fesses, je crois bien que tu vas devenir une experte. Il y en a déjà eu, tu sais, des gens qui m’ont fait de la peine. Mais je crois qu’aujourd’hui personne n’oserait essayer, pas avec toi à mes côtés. conclut-elle en ricanant, embrassant tendrement sa sœur sur la joue avant de la pousser à nouveau à avancer, elles arrivaient presque à destination. Fait pas les mêmes erreurs que moi, ma petite puce. N’ait pas trop peur de tomber amoureuse. Pas tout de suite je veux dire, mais quand tu auras l’âge. Parfois ça peut faire mal, tu peux avoir de la peine, mais ça voudra juste dire que ce n’était pas la personne pour toi. Ça ne veut pas dire qu’il faut que tu arrêtes d’aimer en croyant que tout le monde te fera du mal. C’est ce que je pensais, quand j’avais ton âge, et ça m’a empêché d’être heureuse longtemps. Et puis un jour, Soren m’a montré que je pouvais aimer et être heureuse. Et je regrette de ne pas l’avoir aimé avant, parce que son amour est la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée depuis des années…

Douhbée s’arrêta à quelques pas du pont qui permettait d’entrer au château, attrapa la main de sa petite sœur et l’incita à se retourner pour la regarder dans les yeux. Son innocente beauté la fit sourire, et elle se pencha pour l’embrasser à nouveau, sur le front cette fois.

-La deuxième chose la plus merveilleuse, bien sûr, vous retrouver, toi et Regina, c’est évidemment la première!
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 19 Juil - 17:08

- Oh, oui, des bonbons! Mais un gros rôti bien juteux serait encore meilleur! fit-elle avec son enthousiasme démesuré habituel. Mimi était une carnivore, bien plus qu’elle n’avait la dent sucrée… Ce qui n’est pas peu dire, car son amour des sucreries n’était pas un secret pour personne!

La fillette n’était pas surprise d’apprendre que son aînée avait attiré l’attention de certains garçons. Le contraire aurait été bien surprenant, étant donné la beauté typique du clan des lynx. Douhbée avait un physique à couper le souffle, après tout, sans parler qu’elle était l’une des rares personnes que connaissait l’élève à avoir un cœur en or. Oh, elle connaissait de bonnes personnes à la pocheté, mais peu rivalisaient avec la sensibilité de l’écuyère. Puis, elle laissa échapper un « Ooooooh. » très admiratif en apercevant le bracelet auquel faisait référence l’écuyère. C’était, selon elle, un bien meilleur cadeau qu’un paquet de fleurs… surtout si on ne pouvait pas les manger!

L’enfant du désert sauta de joie sur place en tapant des mains en découvrant que son aîné avait déjà été embrassée par un jeune homme. C’était trop chouette!

- Oh! Je savais qu’une jolie fille comme toi ne pouvait pas ne pas avoir été embrassée! Est-ce que c’est Yahto? Il est si bâti et un vrai gue… Miya s’arrêta net en se faisant réprimander amicalement de la trop grande quantité de compliments qui sortaient de sa bouche. Cela ne l’empêcha pas de rire quand elle se fit ébouriffer les cheveux. Heureusement qu’elle n’était pas superficielle et qu’être décoiffée ne la dérangeait pas. Elle appréciait plutôt cette marque d’affection entre frangines. C’est Yahto qui reçoit ton amour? Je savais! Quand je l’ai vu dans la cour d’entraînement l’autre s… jour, il était vraiment sympa! Elle fut déçue que le garde du corps royal ne soit pas le chanceux à être son beau-frère. D’un autre côté, ça voulait dire qu’il y avait un homme encore plus merveilleux que lui! Un chevalier? Ouah!

Si Douhbée trouvait que sa cadette l’admirait un tantinet trop, elle ne venait certainement pas d’arranger son cas. S’il y avait de quoi, la fillette aux yeux dorés était encore plus émerveillée. Miya fut ravie de cette nouvelle plutôt que d’être blessée de ne pas avoir été mise au parfum dès qu’elle était tombée amoureuse. Un chevalier, ce n’était pas rien! Il devait indéniablement être un homme fort avec un excellent sens des principes, qui traiterait sa grande sœur avec le plus grand des respects. Le couple pourrait également défendre le continent ensemble, ce qui était un idéal vers lequel la jeune pardusse aspirait. Cette dernière serra son aînée dans ses bras une fois de plus, trop heureuse de savoir que Douhbée avait trouvé l’amour. Cela expliquait pourquoi elle était d’autant plus resplendissante depuis un moment.

- Et je ne quitterai jamais tes côtés! Alors, ton chevalier, il va devoir bien se tenir! continua-t-elle dans sa lancée protective, ce après quoi elle gloussa sous l’embrassade fraternelle.

Par après, sa sœur se lança dans un discours éducateur sur l’amour. La jeune lynx écoutait attentivement, les sourcils froncés, car elle imaginait mal l’écuyère faire des bêtises, et ce, peu importe le domaine dont il était question. C’était, évidemment, sans rien savoir du passé douloureux de son aînée et la façon dont cela l’avait affecté. Puis si l’amour faisait parfois mal, est-ce que ça en valait réellement la peine? Douhbée semblait dire que oui… ce qui poussa l’élève à réfléchir. Elle s’emballait bien à l’idée que les filles plus vieilles embrassent les garçons, mais elle était trop jeune encore pour comprendre le vrai plaisir de la chose et tout ce qui venait avec. Elle imaginait mal aussi comment elle pourrait un jour ressentir de l’affection aussi forte envers quelqu’un qu’elle ne le faisait pour sa famille. Ishobel était l’une des rares exceptions, étant sa meilleure-amie-pour-la-vie.

- Comment fais-tu pour savoir que tu as l’âge?

C’était légitime comme question, à ses yeux. Après tout, s’il y avait un moment prédéterminé pour commencer à vivre des histoires d’amour, ce serait bien de le savoir d’avance pour s’y préparer! Elle saurait ainsi combien de temps dont elle disposait pour poser des questions et faire de la recherche à la bibliothèque. Ce serait embêtant de ne pas être à la hauteur de la situation, quand même!

Par la suite, l’adolescente embrassa sa cadette sur le front, ce qui fit fermer les yeux à cette dernière. La pardusse ferma les yeux à ce contact et se garda de bombarder sa grande sœur de questions à propos de son prétendant. Elle sourit à pleine dents à savoir que la réunion du Clan des Lynx était en tête de liste de choses merveilleuses pour Douhbée. La famille était indéniablement ce qu’il y avait de plus important pour elle et il lui faisait plaisir de savoir que c’était réciproque.

- Je t’aime, Douh! dit-elle en accompagnant ses paroles d’un câlin. Elle reprit ensuite le chemin, traversant le pont en tenant la main de l’écuyère. Elle s’arrêta à mi-chemin pour se hausser sur la pointe des pieds et regarder l’eau qui coule. Ce qu’elle aurait aimé pouvoir aller s’y baigner! Dis, Douh, on ira se baigner avec Soren un jour? Et il est comment? Est-ce qu’il est grand? Est-il fort? Oh! Comment vous êtes-vous rencontrés? Est-il vieux? Et comment ça se fait qu’il ne t’a pas encore donné de fleurs, hein?

C’est vrai, maintenant qu’elle y repensait, sa grande sœur avait bel et bien mentionné qu’elle n’avait jamais reçu de fleurs de la part d’un garçon. Ce serait un commentaire que Miya se tâchera de faire au chevalier lorsqu’elle le rencontrera. Il se devait de faire la cour correctement à Douhbée, non mais! Si elle avait su qu’il était celui à avoir offert le bracelet à son aînée, elle se serait peut-être moins offusqué de son manque de cadeau fleuri. Ah, et une toute autre question lui effleura l’esprit.

- Dis, Douh, je croyais qu’on disait que les gens en amour se mariaient. Comment ça se fait qu’un amour peut ne pas être le bon? Puis est-ce que Soren va te marier, s’il t’aime? Parce que vous devez vous marier avant de continuer la lignée du clan, pas vrai? Oh, est-ce que c’est un pardusse comme nous?
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Douhbée
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Dim 24 Juil - 15:05

Douhbée ne s’attendait certainement pas à avoir ce genre de conversation avec sa petite sœur alors qu’elle était si jeune, mais peut-être n’était-ce qu’elle qui s’était intéressé à ce genre de choses beaucoup trop tard dans sa vie. Les questions de Miya étaient encore empreintes de l’innocence de l’enfance, et l’écuyère n’avait aucune idée de l’âge «normal» où elle commencerait à s’intéresser à plus. Comme elle allait probablement être son maître dans trois ans, il faudrait qu’elle commence à s’y préparer, et cette seule idée lui faisait monter le rouge aux joues. Elle comprenait maintenant un peu plus ce qu’avait du vivre Colombe, tout récemment, lorsqu’elle lui avait confié ses inquiétudes.

Vraiment? Yahto? L’écuyère jeta un regard ahurie à sa petite sœur lorsqu’elle lui demanda si son amoureux était le garde de la princesse Aemi, que la gamine semblait bien admirer, ventant son physique et sa personnalité, soulignant qu’elle l’avait déjà rencontré dans la cour. Pendant un instant, Douhbée se demanda si elle l’avait vu en train de pique-niquer avec lui et Tempérance ou si c’était plutôt ces propres rêves de gamines qu’elle confondait avec des désirs qu’elle lui attribuait. Le lycanthrope… était gentil, oui. Et sa relation avec lui s’arrêtait pas mal là.

-Mais non, ce n’est pas le garde du corps de la princesse Aemi, où es-tu allée chercher cette idée Miya? corrigea Douhbée en trouvant une fois de plus que Miya était beaucoup trop avancée pour son âge… Elle regardait déjà les hommes? Incroyable! À cet âge, l’écuyère les fuyait!

Oh, pour ça, il n’y avait aucun risque que Vigie s’attire les foudres de Miya, tant sa tendresse frôlait la perfection. Et ce n’était certainement pas Douhbée qui allait lui parler de la jalousie excessive qu’elle ressentait pour Isil, alors tant que l’élève ignorait cette histoire-là, elle n’aurait aucun reproches à faire au Chevalier. De toute façon, il n’y avait que la pardusse qui méritait de recevoir des reproches, puisque tout était de sa faute.

Habituellement, lorsque Douhbée se laissait emporter dans ses explications pleines de sous-entendus qui ne pouvaient être comprises par une enfant, elle réalisait assez vite lorsque Miya perdait le fil, et se contentait de lui dire qu’elle comprendrait plus tard. Mais cette fois, malgré la complexité de ses confidences sur l’amour, sa petite sœur sembla rester attentive tout au long, ne lui demandant que comment elle saurait lorsqu’elle aurait l’âge pour tomber amoureuse. Cela la fit éclater de rire, et la jeune femme failli lui préciser qu’elle devrait attendre d’avoir au moins 16 ou 17 ans, mais la réalité étant que c’était elle qui était «à retardement» à cause de son traumatisme, elle n’avait franchement aucune idée de l’âge normal pour commencer à ressentir de l’amour.

-Je ne saurais pas répondre à cette question, soeurette! Je pense que tu vas le savoir, quand tu «auras l’âge». Moi, c’est arrivé très tard, parce que j’avais trop peur de l’amour et que je le fuyais. Mais quand tu seras prête, tu vas le ressentir, tu vas avoir des papillons dans le ventre en pensant à une personne, et tu vas penser tout le temps à cette personne. Bien sûr, ça ne sera pas parce que tu auras vraiment mangé des papillons, et il n’y aura pas vraiment de papillons mon petit chaton, c’est juste une image… Heu… Pour que tu aie une idée de ce que tu vas ressentir, expliqua-t-elle en anticipant la réaction de sa cadette, qui avait tendance à prendre les expressions au mot.

Douhbée était plutôt surprise de l’interruption soudaine de l’avalanche de question de sa petite sœur, trop ravie de l’importance qu’accordait l’écuyère à sa famille. L’aînée accepta avec grand plaisir l’étreinte de sa cadette, avant de reprendre le chemin et traverser le pont qui les séparaient du château.

-Moi aussi je t’aime Miya, répondit-elle avec sérieux, car elle le pensait au plus profond de son cœur.

Évidemment, la trêve de question ne pouvait durer éternellement, mais l’avalanche qui s’en suivit ne dérangeait nullement Douhbée. Au contraire, elle était plutôt ravie de pouvoir partager ses secrets avec sa petite sœur, dont elle perdait toutefois trop rapidement le fil de conversation, tant l’enfant ne savait s’arrêter. Accoudée sur la rambarde du pont, à regarder l’eau qui coulait en contre bas, l’écuyère essayait de remettre de l’ordre dans les réponses qu’elle devait donner à la petite lynx.

-Parce que tu aimes nager, toi? s’étonna-t-elle en ayant en frisson de dégoût, peu intéressée à s’aventurer dans cette rivière qui semblait glaciale. Si ça plait à Soren, tu iras avec lui, et moi je regarderai, mais non merci!

Douhbée repris la main de sa sœur et l’entraîna en direction de la cour, où elles pourraient s’étendre à l’ombre d’un arbre pour continuer leur conversation, sans être constamment interrompue par leur environnement. Et aussi, parce que la jeune femme n’aimait pas beaucoup être le centre d’attraction et qu’elle espérait se trouver un endroit isoler pour raconter son histoire à sa petite sœur sans que des oreilles indiscrètes n’y porte attention. Sans être un secret d’état, elle préférait quand même que sa relation amoureuse ne devienne pas le sujet numéro un des rumeurs et ragots du château.

-Soren n’est pas un Chevalier depuis très longtemps, nous avons passé les trois dernières années à être seulement des amis. Je t’en ai peut-être même déjà glissé un mot, il se fait habituellement appeler Vigie, pas Soren. Son maître nous avait forcé à nous entraîner ensemble à l’époque où il était encore écuyer, à notre grand déplaisir à tous les deux. Il était plutôt timide avec les filles, pire encore avec moi puisqu’il… oui il avait déjà le béguin pour moi. Et moi, avec les garçons je n’étais pas timide, mais terrorisée! Alors disons que j’aurais cent fois mieux préféré être ailleurs. Mais il m’a aidé à trouver un moyen pour déguerpir, et quand nous nous sommes revus plus tard je l’ai remercié et… nous sommes devenus amis.

Pas question que Douhbée commence à lui raconter qu’ils s’étaient véritablement liés lors de leur escapade nocturne, complètement interdite. Un plan pour mettre dans la tête de Miya des plans d’aventures qui ne sont pas autorisés pour les élèves! L’écuyère avait vraiment failli être dans un sacré pétrin avec cette course folle passé le couvre-feu et Soren l’avait sauvée de justesse, il ne fallait surtout pas que sa petite sœur trouve qu’il s’agissait là d’une bonne façon de rencontrer des gens et commence à mettre les pieds hors du dortoir après l’heure permise! (TOUSSE) La jeune femme soupira et s’empourpra en repensant à toutes les questions auxquelles elle n’avait pas encore répondu, et décida de rester vague, trop gênée pour aller dans le détail.

-Il n’est pas vraiment plus vieux que moi, il n’a que 19 ans. Et puis il est plus grand que moi, mais nous les lynx ne sommes pas très dures à battre… Et tous les Chevaliers sont fort, Miya, voyons! s’amusa-t-elle en poussant doucement la gamine pour la taquine. Certainement moins que toi, quand même, tu es une véritable guerrière! Oh, et j’aime pas les fleurs, ça meurt trop vite, mon bracelet ça fait trois ans que je l’ai et il est encore joli, lui!

Douhbée gloussa de sa propre réponse, entourant sa petite sœur de ses bras pour la garder contre elle, songeant qu’en réalité, si Vigie ne lui avait jamais offert de fleurs, c’est qu’il avait toujours cru qu’elle était trop effrayée par l’amour pour oser lui faire la cour, et elle lui en était plutôt reconnaissante, puisque ça l’aurait certainement fait fuir. Savoir qu’il avait le béguin pour elle mais le taisait, c’était une chose, avoir à constamment refuser des avances… ça aurait été trop difficile. Par la suite, elle s’était elle-même jetée dans ses bras, lorsqu’elle avait réussi à vaincre ses peurs alors… pas besoin de fleurs?

-C’est vrai que les gens amoureux se marient, Miya. soupira-t-elle d’un air rêveur. Un jour, probablement… Peut-être. Enfin j’imagine. Il me l’a laissé croire, en tout cas.

Avec un frisson de plaisir, Douhbée se remémora l’instant précieux qu’elle avait failli gâcher lorsque Soren avait commencé à envisager le futur avec elle, peu de temps après qu’elle lui eut ouvert son cœur et son corps. Étonnant à quel point la jeune femme ayant le pouvoir de prémonition pouvait être aussi effrayée par son propre avenir.

-Mais on est encore jeunes, Miya, nous avons le temps! Je ne suis même pas Chevalier encore, je ne pourrais pas «continuer la lignée du clan» en étant écuyer, comment trouverais-je le temps entre les entraînements, les missions et les journées de congé en ta délicieuse compagnie? rigola-t-elle en lui embrassant la joue. Sans rire Miya, lorsque je le saurai, tu seras la première à savoir, promis. Que ce soit pour un mariage, ou pour l’agrandissement du clan, auquel j’ai bien l’intention d’ajouter plein de petits membres lynx ailés, puisque Soren n’est pas un pardusse, mais un phéryxian.

Un air grave feint se peignit sur le visage de l’écuyère, alors qu’elle lançait un regard autoritaire à sa cadette, levant un doigt sérieux comme si elle s’apprêtait à la réprimander.

-Et on ne mange pas les petits oisillons-neveux, compris Miya?
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Mar 16 Aoû - 13:51

Curieuse de nature, l’élève avait plus d’une question en réserve pour son aînée et elle ne se gêna pas pour les lui poser au fur et à mesure qu’elles se formaient dans sa tête. Elle n’éprouvait aucune difficulté à marcher en même temps qu’elle conduisait son interrogatoire sur la vie amoureuse de Douhbée. D’ailleurs, une question n’attendait pas l’autre et il importait peu à l’enfant d’avoir reçu toutes les réponses avant de passer au sujet suivant. Elle ne jeta qu’un bref regard à l’arbre avant de s’assoir les jambes croisées devant sa sœur. Sa petite queue de lynx s’agitait vivement, signe de son intérêt prononcé pour la conversation.

Elle pencha la tête, fronçant les sourcils au passage, lorsque l’écuyère mentionna que Soren n’utilisait pas son nom en temps normal, mais plutôt l’alias Vigie. Elle se demanda si c’était comme elle avec Miya, tandis qu’elle s’appelait réellement Myrna. D’un autre côté, ce serait franchement étrange que le petit ami de sa grande sœur ait vécu une histoire similaire à la sienne. Il y avait sans doute une autre raison derrière ce surnom. D’ailleurs, ça lui disait quelque chose, Vigie… mais la pardusse ne le replaça pas immédiatement, car elle était distraite par l’histoire de l’écuyère. Elle voulait, après tout, être à l’affût de toutes les nouvelles informations qui s’offraient à elle.

- Pourquoi étais-tu terrorisée par les garçons? Les filles, c’est plus fort!

Il ne lui avait pas traversé l’esprit qu’elle était plus casse-cou que la moyenne. Ce n’était certainement pas la jeune lynx du Désert qui manquait d’assurance, non plus. C’était sans compter qu’elle idolâtrait sa sœur et ne concevait pas comment celle-ci pouvait être effrayée de la moitié de la population. Elle s’alarma tout à coup.

- Est-ce que Soren a été méchant avec toi? C’est pour ça que tu étais terrorisée des garçons!?

Elle était déjà prête à se lever et à détaler pour aller donner une leçon à ce petit ami, se fichant de ne pas savoir concrètement à quoi il ressemblait et en ignorant royalement le fait qu’il devait être cent fois plus fort qu’elle. Heureusement que Douhbée peignit un portrait plus flatteur de son amoureux avant que sa cadette ne déguerpisse en quête de vengeance familiale. Le coup amical de sa frangine termina de ramener la bonne humeur de la jeune fille. Elle alla même jusqu’à rire. Elle bomba le torse en se faisant qualifier de vraie guerrière.

- Je vais lui montrer, à Soren, de ne pas se payer la tête de ma sœur! Mais pourquoi tu n’aimes pas les fleurs? Ça goûte b…

Elle se racla la gorge plutôt que de terminer sa phrase. Elle connaissait l’opinion de Douhbée sur la consommation de fleurs, surtout quand il s’agissait d’un cadeau provenant d’un garçon. Elle fit mine de s’intéresser grandement à l’herbe, avant que son attention ne tombe sur le bracelet que portait son aînée. Elle comprit à cet instant que ça venait de son petit ami, donc qu’il avait opté pour quelque chose de durable… mais elle était quand même convaincue qu’il devrait offrir des fleurs à sa tendre moitié au moins une fois dans sa vie. Il y en avait en tissu en vente au marché, donc il n’y avait aucune chance que celles-là meurent trop vite.

Puis, la nouvelle tant attendue arriva : Soren avait laissé sous-entendre à Douhbée qu’ils se marieraient un jour. Miya se mit instantanément à taper des mains.

- Oh, il serait fou de ne pas vouloir t’épouser! Tu crois qu’il va te le demander quand?

L’enfant voulut en demander plus, mais sa grande sœur l’en empêcha en l’embrassant tendrement sur la joue. Un sourire se dessina sur le visage de l’élève. Elle était sincèrement heureuse de voir Douhbée rayonner de bonheur.

Soudain, l’interrogation devint l’expression dominante sur le visage de la pardusse. Des bébés lynx ailés? Elle avait déjà vu des pheryxians depuis son arrivée au château, mais elle imaginait mal comment ça se combinerait aux traits félins que partageaient les membres du Clan du Désert. Elle visualisait inévitablement un petit poulet avec des oreilles velues, ce qui la menait à une image mentale d’une belle brochette sur le feu et… voilà que sa grande sœur la mettait en garde de ne pas manger les oisillons.

- Mais tous petits, il n’y aura pas assez de viande! se défendit-elle, croisant les bras sur sa poitrine. Et comme si je mangerais mes neveux… Ah!

L’élève secoua vivement la tête, ayant reçu une goutte d’eau dans une oreille. Elle leva la tête pour remarquer que certains nuages sombres surplombaient l’endroit où les sœurs se trouvaient. Ce devait être une de ces averses localisées, le genre de temps étrange où il pleut à en boire debout tandis qu’il fait gros soleil. Puis bon, autant qu’elle aimait nager, elle n’avait pas envie d’être trempée de la tête aux pieds présentement.

- On devrait peut-être rentrer avant que ça ne se mette à tomber pour vrai. T’en dis quoi, Douh?

Sur ce, les deux représentantes de l’ordre se levèrent et s’empressèrent d’entrer à l’intérieur du château pour éviter de se faire prendre par la pluie qui était arrivée sans crier gare.


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MessageSujet: Re: Parce que j'ai rien à me mettre. [Miya]   Jeu 25 Aoû - 12:48

Penser à la raison qui l’avait porté à craindre les garçons aurait du la rendre triste, mais, au contraire, elle éclata de rire devant la naïveté de sa petite soeur. Oh, en effet, Miya était probablement bien plus forte que la majorité des garçons, cette petite furie éduquée à la dure. Puis, elle demanda à son aînée si c’était Soren qui l’avait terrorisée, ce que Douhbée s’empressa de corriger.

-Non! Non Miya, au contraire, c’est plutôt grâce à Soren que je n’ai plus peur. J’étais terrorisée par les garçons à cause de ce qui s’est passé lorsque j’ai été obligée de quitter le clan pour devenir une esclave. Mais c’est une histoire très triste ça, et je suis de trop bonne humeur aujourd’hui pour avoir envie de la gâcher avec ces mauvaises pensées. En plus, je ne voudrais pas te faire peur avec ce qui m’est arrivé, c’est un peu effrayant pour ton âge, alors je te le raconterai un jour, mais pas aujourd’hui. Je préférerais que tu sois plus vieille, et que tu comprennes bien, d’accord? lui suggéra-t-elle doucement, en prenant garde de ne pas lui donner l’impression qu’elle la traitait comme une gamine, ce qui pourrait l’offusquer.

Après tout, Miya était à peine plus âgée qu’elle lorsqu’elle avait été abusée, alors elle ne voulait pas noircir son coeur d’enfant avec cette histoire et faire en sorte qu’elle craigne également les garçons, surtout que Douhbée avait fini par apprendre, avec le temps, que ce n’était pas la réalité de tous les hommes… seulement de celui-là. Mais sa petite soeur était si facilement impressionnable, en plus d’avoir encore beaucoup de mal à comprendre toutes les variétées des relations sociales, elle craignait de ne pas avoir les moyens de le lui expliquer correctement, simplement parce qu’en parler la mettait toujours dans tous ses états, et qu’elle risquait de dire une phrase de travers, que l’enfant interpréterait mal.

-De toute façon, on a tout notre temps devant nous pour se raconter nos histoires, rien ne presse. Je ne suis pas prête de partir d’ici hein, pas maintenant que je t’ai avec moi!

Désormais, Douhbée ne pouvait plus s’empêcher de rire, ce qui faisait drôlement du bien au moral, envolant pour de bon ses inquiétudes par rapport à la mission dangereuse de Soren. Les questions et commentaires innocents de Miya lui faisait tenir bon. Ce qu’elle aurait aimé, parfois, avoir cette même légèreté d’enfant, dont la vie l’avait privée beaucoup trop tôt. L’élève se retint de commenter le bon goût des fleurs, puis s’excita d’un mariage prochain, bien qu’il n’était encore question que de possibilités lointaines. N’ayant pas les réponses aux questions de sa cadette, l’écuyère se contenta d’hausser les épaules et l’enlacer.

-Quand ce sera le bon moment je suppose!  répondit-elle vaguement, avant de s’esclaffer devant l’air faussement froissé de Miya, protestant qu’elle n’aurait jamais mangé ses neveux - trop peur chaireux en bas âge, de toute façon.

Quelques instants plus tard, la pluie se mit à tomber, bien que le ciel ne fut pas menaçant l’instant auparavant. Détestant particulièrement être trempée, Douhbée ne se fit pas prier pour rentrer à l’intérieur avant que les gouttes ne se transforment en averse. Et puis, leur ventre allaient bientôt se mettre à chanter à l’unisson, cela faisait-il déjà si longtemps depuis la délicieuse pâtisserie du marché? Les soeurs allèrent donc dîner, sans que Miya ne cesse jamais de s’interroger sur tous les aspects de la vie de son aînée, et celle-ci lui répondait du mieux qu’elle le pouvait - ou le voulait - résultant toujours inlassablement à des fous rires incontrôlables.


[RP TERMINÉ]
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