Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Dahlia [Terminé]

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Capucine
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MessageSujet: Dahlia [Terminé]   Mer 1 Juin - 17:22

La femme insecte n’aimait pas voyager sur une route dégagée comme celle sur laquelle elle chevauchait présentement. Il y avait peu de plantes à proximité du chemin de terre en cas de danger. Certes, elle avait l’avantage de pouvoir visionner une grande étendue sur ces plaines; or, elle était un être insécure. Son pouvoir principal lui était peu utile quand elle n’était entourée que d’herbe et de fleurs des champs. D’autant plus que la chaleur ajoutait à son malaise… En effet, même si elle ne voyait âme qui vive, elle conservait son capuchon sur sa tête afin de garder son visage dissimulé. Cependant, le soleil brillait haut dans le ciel et la température augmentait de plus en plus.

La voyageuse ne prévoyait néanmoins aucune pause. Elle savait que son cheval était en bonne forme et supportait mieux la chaleur qu’elle. Et puis, de toute façon, elle voulait rentrer au bercail dès que possible. Elle avait terminé son contrat dans un vignoble, où elle avait été engagée pour livrer des plantes qui auraient une meilleure récolte et des raisins plus goûteux. Elle s’était même occupée des plantes qui y étaient déjà, au plus grand bonheur du propriétaire. Maintenant, il était grand temps de retrouver le calme et la solitude de Magnolia.

Un faible bruissement attira soudainement son attention. Elle tira sur les rênes pour indiquer à son cheval d’arrêt et baissa la main dès que ce fut fait. Elle jeta un regard circulaire aux environs. Un mauvais pressentiment lui tiraillait les entrailles. Tout à coup, elle aperçut une silhouette venant en sa direction. Elle se rendit compte qu’il s’agissait d’un cavalier fonçant tout droit sur elle. La magicienne eut donc un mouvement de recul; or, un groupe d’hommes lui barrait le chemin, l’empêchant de prendre fuite. Un coup d’oeil rapide à l’orée de la forêt lui confirma qu’elle n’aurait jamais le temps de s’y rendre avant que le cavalier ne soit sur elle. La voilà qui était maintenant dans un bourbier incroyable. C’est son invité Zackeriel qui se réjouirait bien de la situation, lui qui reprochait son emprisonnement en vue de le sevrer.

- Que me voulez-vous? s’enquéra-t-elle d’un ton autoritaire.


- Voyons, beauté… la même chose que toutes les autres! s’esclaffa une des crapules en se léchant les lèvres de façon suggestive, tout en remontant ses pantalons tombants.

Les autres éclatèrent d’un rire gras, certains se frottant les mains tandis que d’autres ne se gênaient pas pour jeter un coup d’oeil aux sacoches de la magicienne. Cette dernière se désolait d’être aussi impuissante quand elle recelait pourtant d’une magie incroyable. Seulement, le terrain ne se prêtait pas à ses talents. Elle faisait de son mieux pour conserver son sang froid, mais elle savait pertinemment que la situation n’était aucunement en sa faveur. Elle serra les poings, question de retenir ses tremblements, car elle s’imaginait vivre de pires horreurs que durant son enfance. Si ces individus mettaient la main sur elle, elle avait peu de chance de s’en sortir vivante après qu’ils aient fini de s’amuser.

Capucine voulut tenter le tout pour le tout, tant qu’à être condamnée à une fin affreuse, mais le cavalier arriva brusquement derrière elle et utilisa son puissant bras pour la projeter par terre. La victime mauve eu à peine le temps de se rouler sur le côté pour éviter d’être piétinée par sa monture.


- Hé, regardez ça, elle est mauve! Je ne me suis jamais tapé une femme mauve… Ça va être une première!

La femme insecte écarquilla les yeux, car cet homme ignoble venait de confirmer ses pires craintes. Elle essaya en vain de reculer sur ses coudes puisqu’un de ces vauriens lui agrippa une jambe pour la tirer vers lui. Les griffes de la jardinières ne parvinrent qu’à laisser de profondes traces dans le sol plutôt que de l’empêcher de se faire traîner sur la terre.

- Non! cria-t-elle, tout en se débattant de son mieux avec ses jambes pour qu’on relâche l’emprise qu’on avait sur elle.


Dernière édition par Capucine le Mer 28 Sep - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 14 Juin - 12:18

C'était une journée chaude, brûlante! Saros sentait celle-ci plus que jamais et refusait de voyager sur les routes, ce qui, au fond, allait très bien à Agrias. Ils demeuraient sous le couvert des arbres. Il faut noter que le pardusse avait une belle fourrure sur le col, sans parler de la barbe. Sa masse corporelle importante, bien qu'entière musculaire, ne l'aidait pas non plus à supporter la chaleur qui montait graduellement, au fil du jour qui passait. Ils étaient assis près d'une petite rivière, dont il s'aspergeait généreusement le visage et les bras, ne portant qu'une tunique de toile légère, brun foncé, en guise de pantalons et ayant le torse dénudé. À sa taille était attachée une chemise beige d'un format impressionnant... pour aller avec ses gros bras! Il avait du faire faire son linge sur mesure au dernier village, les derniers étant trop usé. La vie en forêt avait ses désagréments!

D'ailleurs il pensait à regarder pour s'établir, cela faisait plusieurs longues années qu'il vagabondait en compagnie d'Agrias, ayant laissé ses objectifs premiers de côté pour soutenir et protéger la jeune fille qui vivait seule dans la forêt. Mais elle était presque une adolescente maintenant, elle avait besoin d'une vie stable, d'apprendre à se faire des amis, à lire et à écrire. Bien qu'il sache faire les deux, il serait bien à mal de l'apprendre à quelqu'un, le lui enseigner n'avait pas été chose aisée... Son instructeur avait faillit abandonner de nombreuses fois. C'est que Saros n'était pas vraiment du genre allumé mentalement... Ce n'était pas la stratégie, la logistique et ce genre de choses qui l'aidait à être un bon combattant. Ses atouts étaient majoritairement physiques, et aussi son excellente mémoire; Il ne faisait pas deux fois la même erreur.

Un bruit de sabot attira son attention et il leva les yeux vers la route qui était tout près d'où il était avec la jeune fille. Vu le dégagement autour de la route, le bruit des sabots faisaient échos que la plaine jusqu'aux arbres. Il observa la frêle silhouette encapuchonnée... et vit l’embuscade venir avant même qu'elle n'aperçoive la silhouette venant au devant d'elle. Il se leva d'un bond. Il ne pouvait pas être témoin de ce genre de chose et rester immobile! « Agrrias, rreste ici, je rreviens! » Il posa son immense main sur sa tête et lui sourit avant de filer dans les hautes herbes. Il n'entendit pas les paroles échangées, mais il entendit bien les rire gras et espéra qu'Agrias l'avait écouté et ne tenterait pas de le suivre, même s'il lui avait montré à se défendre, il n'était pas question qu'elle se retrouve en plein combat avec des crapules de ce genre! Qui sait ce qu'ils lui feraient...

Il fila rapidement en se penchant à découvert. Tous étaient trop concentrés sur la jeune femme qu'ils harcelaient pour apercevoir l'homme-lion qui s'approchait. Elle fut attrapée à bras le corps et propulser au sol. Il serra les dents, dégoûté de la façon dont ces hommes traitaient une femelle. Mauve? Il en avait déjà vu, il se souvenait. C'était la race des femmes-insectes, il savait aussi qu'au ton que l'homme avait employé, et les mots aussi, d'ailleurs, elle allait passer un mauvais quart d'heure s'il n'intervenait pas. De toute façon, la décision était prise depuis longtemps. Alors qu'elle criait « Non! » Elle masqua le bruit qu'il fit en surgissant derrière les hommes ricanant devant la scène. Il attrapa la tête des deux plus près de lui et leur cogna la tête si violemment ensemble qu'un horrible bruit se fit entendre de ceux qui étaient le plus proche. Ses victimes d'écroulèrent au sol.

Plus que quatre hommes, dont le cavalier qui mit pied au sol en le regardant et dégainant une immense lame, comme si le vagabond allait être impressionné par cela! Il n'avait pas d'armes, mais n'en avait jamais ressenti le besoin. Il lui arrivait d'en utiliser et savait très bien comment faire, il était après tout guerrier de son clan! Mais avec ces créatures, il n'en aurait pas besoin et se ferait un plaisir de leur craquer les os de ses mains nues! Des êtes ignobles, de projeter de se jeter ainsi sur une femme sans défense... Le regard meurtrier, les traits tendus, Saros dévisagea les hommes devant lui, dont un qui tentait de contenir la femme qui se débattait. Peut-être n'avait-elle même pas remarquer que quelqu'un était arrivé.
« Oh le beau chaton que voilà! Que crois-tu pouvoir faire, tu n'as pas d'arme espèce d'idiot, nous sommes quatre contre toi! » Il fit un grand sourire carnassier à celui qui avait parler, le cavalier, dévoilant ses dents pointues de carnivore.

« Je vous arrracherrai tous la tête avant que vous ayez eu le temps de me blesser. » fit-il avec son accent qui roulait les R. Il se mit en position défensive. Deux des hommes étaient intimidés par sa stature. L'autre les avait par contre stimulé en soulevant que le pardusse n'avait pas d'armes. Il était visiblement plus fort que chacun d'eux, ayant démoli le crâne de leur deux compatriotes assez aisément. L'homme qui tenait la femme mauve leva les yeux et pesta.
« Sacrebleu, il leur a démoli le crâne ce salop! » Il avait finalement immobilisée celle-ci au sol. L'un de ses amis lui répondit de continuer sa besogne, qu'ils allaient s'en occuper. Il haussa les épaules et entreprit de poser sa bouche sur le cou de la demoiselle qui se débattait, ayant désormais les poignets emprisonnés dans une solide poigne et l'autre main s'activant à déchirer le vêtement couvrant sa poitrine. Il avait posé un genou sur son ventre, lui causant des douleurs sûrement forte. Il poussa plus fort en lui sommant de se tenir tranquille.

Saros grogna. « Rrelâchez-la! » Il ne reçu qu'un ricanement en réponse tandis que les hommes se positionnaient autour de lui pour l'entourer. « C'est votrre derrnier averrtissement! » Le cavalier fronça les sourcils, déclarant haut et fort qu'ils allaient chacun y goûter à la femme mauve et que ce n'est pas lui qui les en empêcherait! Serrant les dents, il grogna à nouveau. « Y'en a pas un seul qui irra jusque là... » Un homme le chargea épée en l'air et l'homme-lion esquiva avec une agilité toute féline, sans doute surprenante vu son immense stature. Il asséna un violent coup de poing sur la mâchoire de son assaillant. Le bruit de craquement qui s'ensuivit aurait donné des frissons à n'importe qui. Il s'écroula au sol, sonné. « Au suivant! » fit-il en leur souriant effrontément.

Du coin de l'oeil, il surveillait la scène de viol qui, heureusement, était en stand-by puisque l'homme suivait la scène de combat à côté, délaissant légèrement sa prisonnière, tout en faisant pression de son genou sur le vendre de celle-ci et s'en pour autant lâcher sa poigne sur ses poignets. Les deux hommes restants debout lui tournaient autour. L'un chargea, il évita, mais râta son coup de poing. Il dû se baisser rapidement pour éviter le coup de lame du cavalier qui l'attaquait en traître. Mais il s'y attendait, il s'accroupit pour lui servir un croche-pied, le jetant au sol. L'assaillant roula plus loin pour éviter toute autre attaque et se releva rapidement. Subtilement, Saros s'approchait du couple. Mais les deux hommes s'interposèrent en voyant son manège. Le troisième obligea la femme à se relever en lui empoignant les cheveux de sa deuxième main puis en les lâchant pour plaquer un couteau sous sa gorge, tenant toujours ses poignets liés ensemble dans une clé de bras plutôt inconfortable.


« Tu ferais mieux de te tenir tranquille sale bête! Sinon je lui tranche la gorge à cette catin! »


Le pardusse s'immobilisa. Ses deux assaillants se placèrent entre lui et la fille. Le cavalier prit la parole.
« Maintenant retournes d'où tu viens! » Saros secoua la tête. « Pas sans elle. » De toute évidence, leur plan tournait au vinaigre. On le somma de reculer, en faisant pression sur la gorge de la femme mauve. Saros plongea ses yeux dans les siens, comme pour l'inviter à lui faire confiance. Il avait vu une petite silhouette bien familière s'approcher, et bien qu'il ne voulait pas la voir en danger, elle allait lui offrir une occasion de faire diversion et d'atteindre la femme pour la libérer de ceux-ci. C'était risqué, mais il avait confiance en ses capacités. Dès qu'Agrias aurait attiré leur attention, ils allaient sûrement se tourner vers elle tous les trois, et il sauterait dans l'ouverture entre les deux hommes pour arracher la femme mauve des bras de l'homme qui allait sûrement relâcher sa poigne sur le couteau. Bien sûr, il allait faire en sorte qu'elle ne soit pas blessée. Son plan était impeccable, dès qu'elle serait en sécurité, il saurait les faire taire.


[Bref, juste inclure dans vos posts que dès qu'Agrias aura agit, Saros va bondir et sortir Capucine de là :3 Vous pouvez les faire m'attaquer après que j'aie tirer Capu de là, je sais me défendre Very Happy ]
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Jeu 16 Juin - 21:48

Je grandissais, encore et encore. Quand est enfant, on grandit rapidement. J’étais toujours minuscule à comparer de saros, mais moi ça me faisait plaisir. J’avais toujours mon renard avec moi et je faisais attention à lui. Je ne crois qu’on allait avoir un problème ensemble un jour, il allait partir un jour, mais j’avais bien des liens avec les animaux. J’aimais tous les animaux et je savais qu’ils m’aimaient. Je n’étais pas capable d’en manger, même si c’était dans la nature. Je le savais… c’était très important mais beaucoup trop pour moi. Les autres animaux devaient manger et ça ne me dérangeait pas tellement. Je trouvais ça triste, mais j’assumais et je savais que c’était dans la nature des animaux de faire cela. Je n’avais aucun problème… même si ça me rendait triste.

J’étais avec saros dans une grosse journée, où il faisait vraiment chaud. Lui avait chaud et moi aussi. Renard était plus loin à l’ombre pour se reposer, sûrement avec de l’eau. J'avais un vêtement léger, mais c’était bien comme cela. Je marchais avec Saros sous les arbres, pour avoir un peu d’ombres, j’avais les cheveux noués comme à mon habitude. Mais voilà que saros semblait comprendre quelque chose que je n’avais pas vu et il me demanda de rester sur place. Je vais rester sur place et le regarder, car je savais que je ne voulais pas désobéir à Saros. Il avait raison. Je restai cacher derrière l’arbre le plus proche en regardant ce qu’il se passait.

J'avais peur pour la personne, je ne voulais pas qu’elle… qu’elle vive ça. C’est mal. Saros aidait mais il avait beaucoup de personnes et j'avais peur pour cette madame. Je ne voulais pas qu’elle meure… J’aime les personnes et non seulement ceux que je connais. Je voulais l’aider… mais je ne pouvais rien faire. Je devais écouter Saros. Mais… j'avais vraiment peur pour elle ! Et aussi, j’avais vraiment peur pour lui… je me retiens de sortir de ma cachette, car je ne voulais pas être de trop. Mais je voyais que les deux semblaient avoir de la difficulté. Je voulais juste aider ! J’avançais un moment. Je pris une roche quand je ne fus pas très loin, mais bien assez loin pour être capable de retourner dans la forêt. À côté d’eux, je n'avais aucune chance, mais un peu plus loin, pourquoi pas.

« Attention Saros ! »

Je ne sais pas pourquoi mais je pris peur. Les trois me regardèrent, comme s’ils étaient surpris. Peut-être que voir une enfant n’était pas un truc auquel ils s’attendaient. Et en plus, ils n’avaient pas vu que j’arrivais. Mais ce petit moment permet à Saros d’aller rapprocher la madame près de lui et donc d’éloigner les messieurs. Moi, j’étais bien loin et pour les hommes, je n’étais pas une grande menace… mais j’étais une cible facile. Je pris rapidement une roche que je lançais en direction de ces méchants. La roche arriva sur l’une des têtes, sans faire mal… Du moins pas trop mal. Et je repartis en courant. J’avais peur, je ne voulais pas avoir ces méchants… Mais s’ils me couraient après j’allais être dans la forêt et je me débrouillais bien mieux dans la forêt que beaucoup d’adulte.

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Capucine
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 28 Juin - 17:43

Son cœur battait à vive allure et, pourtant, elle avait la nette impression de manquer d’air. Elle se démenait comme s’il n’y avait pas de lendemain, car elle doutait fortement qu’il y en ait un, à vrai dire. Ses nombreuses heures passées quotidiennement à travailler la terre ou à voyager sur de grandes distances n’avait pas développé ses muscles suffisamment pour qu’elle soit en mesure de repousser son agresseur. La semi-insecte s’en voulait pour cette raison : elle savait comment les hommes pouvaient être, mais voilà qu’elle était incapable de se défendre quand ça comptait vraiment. Elle ne voulait pas revivre le même enfer que durant son enfance. Elle avait déjà assez souffert dans le domaine de l’intimité pour toute une vie.

- Lâchez-moi! ordonna-t-elle, bien qu’elle savait pertinemment que son commentaire ne provoquerait que la moquerie chez les brigands de route. Ceux-ci semblait se délecter de sa panique.

Leur enthousiasme disparut sèchement lorsque deux d’entre eux se firent fracasser le crâne l’un contre l’autre. Capucine ne put retenir un cri de surprise. Elle ne comprit pas immédiatement qu’on venait la secourir. Il faut admettre qu’elle était toujours occupée avec son assaillant, qui s’était accroupit sur elle et la retenait au sol contre son gré. Elle pouvait sentir son haleine de cheval, ce qui lui donna un haut-le-cœur. Jamais ne voudrait-elle partager la couche d’un monstre ayant une si pauvre hygiène! Elle lutta de plus belle, profitant de la distraction des voix masculines. Cependant, son sang se gela dans ses veines à la mention de crânes défoncés. Était-ce une réponse à ses prières intérieures ou s’agissait-il d’un autre diable voulant profiter d’une proie déjà affaiblie?


- Dépêche-toi de finir de t’amuser et on s’occupe de lui! entendit-elle, ce qui acheva de l’affoler.

- Non! Relâchez moi sale… Non! supplia-t-elle.

Un frisson de dégoût parcourut son corps en entier au contact des lèvres humides de son agresseur contre la peau délicate de son cou. Elle sentit une vague de honte la submerger; elle n’arrivait pas à croire qu’elle vivait quelque chose d’aussi répugnant. Elle agita les bras dans l’espoir de se libérer de l’emprise de l’homme; or, le genou qu’il lui ficha dans l’estomac la fit crier de douleur. Elle en oublia même temporairement qu’il venait de mettre en charpie le haut de sa robe blanche. Un coup de vent le lui rappela rapidement, tout comme l’ordre de son assaillant de se taire et se laisser faire. Moins elle se débattrait, moins ce serait pénible pour elle, selon ses dires. Facile à dire quand on était celui qui violentait une pauvre femme! Il se mettait le doigt dans l’œil s’il croyait qu’elle allait bêtement se résoudre à son sort. Elle préfèrerait mourir plutôt que de s’abandonner à lui, ou n’importe quel autre de ses compagnons, d’ailleurs.

Un bruit de brisement d’os attira l’attention autant du violeur que de sa victime, bien que cette dernière ne pouvait voir ce qui se passait tout près. Elle ne pouvait déduire que celui qui intervenait en sa faveur était en train de prendre le dessus puisque son bourreau ne continua pas son exploration physique plus loin. Elle le maudit intérieurement de ne pas déplacer son genou. Des larmes coulaient chaque côté de son visage. Elle prit une inspiration profonde quand elle sentit enfin le poids s’enlever de son ventre, mais se fit rapidement agripper par sa chevelure mauve parme. Elle grimaça alors qu’elle se remettait tant bien que mal sur ses jambes. Déjà, on relâchait ses cheveux pour placer une lame à son cou.

- Par pitié… murmura la magicienne, mais on l’ignora complètement.


- Tu ferais mieux de te tenir tranquille sale bête! Sinon je lui tranche la gorge à cette catin!

Ça y était, son heure avait sonnée. Capucine était persuadée qu’elle allait mourir ici et maintenant. À savoir pourquoi, ses pensées étaient dirigées vers son pensionnaire chez Magnolia. Elle revoyait les traits singuliers de Zackeriel, notamment son sourire moqueur, et pouvait presque entendre sa voix quand il lui reprochait pour la mille et unième fois de toujours chercher à le gronder pour une raison ou pour une autre. Elle imaginait sans peine son expression exaspérée quand il se trompait une fois de plus de chemin tandis qu’il cherchait la sortie de la jardinerie. La propriétaire de celle-ci s’étonna de ressentir une tristesse affolante à l’idée de ne plus jamais le revoir. Elle était même déçue de ne pas être là pour voir sa mine triomphante quand il trouverait enfin la porte en fer forgé lui redonnant sa liberté.

La semi-insecte était sur le point de baisser les bras, façon de parler puisque la crapule derrière elle maintenait sa poigne de fer sur ses poignets, quand elle croisa le regard du pardusse. Ce dernier était massif, c’était le moins qu’on puisse dire. L’entendre clamer de vive voix qu’il ne la laisserait pas finir sa vie sur cette route de terre vint la toucher profondément. C’était la première fois de sa vie qu’elle avait quelqu’un de son côté, soit qui se souciait de ce qu’il advenait d’elle et qui osait intervenir pour qu’elle ne se fasse pas malmener davantage. Cet inconnu avait-il la moindre idée quel bien cela faisait à la jeune femme? Elle lui adressa un faible sourire en coin, reconnaissante de l’aide qu’il lui apportait alors qu’elle en avait le plus besoin.

Soudain, un
« Attention, Saros! » retentit à l’orée de la forêt. La jardinière dut se battre intérieurement pour ne pas se retourner vivement en direction de la voix enfantine qu’elle avait entendue… car elle aurait tôt fait d’être égorgée. Autrement, si elle craignait pour sa vie, ce n’était rien comparativement à la peur qu’elle sentait à l’idée qu’une fillette subisse le même sort qu’elle lorsqu’elle était à l’orphelinat. Toujours sous le choc, elle ne vit pas son sauveur approcher. Son cœur sauta donc un bond tandis qu’un bras musclé passait par-dessus son épaule pour aller casser le nez du brigand derrière elle. Elle se sentit être tirée vers l’avant, soit hors de portée de son assaillant. Elle se remit vivement de ses émotions grâce à un nouveau flux d’adrénaline dans ses veines et ne se fit pas prier par le pardusse pour déguerpir. Elle comprit facilement qu’il n’avait pas besoin d’elle pour terminer de mettre ces vermines hors d’état de nuire.

Elle lui murmura néanmoins un « Merci. » avant de se faufiler entre les deux autres hommes jusqu’à son cheval andalou gris. Elle enfourcha sa monture à la vitesse de l’éclair et pris la direction de la forêt. Déjà, elle pouvait entendre le combat qui reprenait sur les plaines et les cris des voleurs qui n’étaient pas de taille pour leur adversaire. Elle ne s’arrêta pas pour jeter un coup d’œil derrière, car elle filait vers un lieu sûr. Elle rattrapa l’enfant qu’elle n’avait pu voir auparavant et l’agrippa par le bras pour la faire monter derrière elle. Il n’était pas question qu’elle laisse cette jeune fille derrière! Les deux demoiselles chevauchèrent encore un instant, mais la jardinière s’arrêta en bordure de la rivière. Elle descendit de sa monture et aida l’enfant à faire de même. Elle plaça un doigt devant sa bouche pour lui intimer de rester silencieuse, s’accroupit au sol, puis elle activa son pouvoir avec un immense soulagement. D’un geste de ses mains, des buissons se placèrent de façon à les cacher.

**[Agrias] Je m’appelle Capucine et je suis magicienne jardinière. C’est pour ça que je peux te parler par la pensée et que les plantes m’obéissent. Ton ami, Saros – si je ne me trompe –, devrait venir nous rejoindre bientôt. Il est grand et fort, à ce que j’ai pu voir, donc je doute que ce soit bien long… mais je te demanderais de ne pas parler pour éviter d’attirer inutilement l’attention sur notre cachette, d’accord?**

Le ton de la magicienne se voulait rassurant et amical. Elle regarda la fillette directement dans les yeux et attendit qu’elle hoche de la tête avant de l’étreindre fortement. Elle la remercia de la distraction qui avait permis de la sauver et lui dit qu’elle avait été très brave de lancer une pierre à ces brigands. Elle lui caressa les cheveux, puis se tourna pour regarder au travers des branches. Elle se concentra autant que possible, tout en portant une main au bout de tissu qui pendait à sa taille pour couvrir sa poitrine en repliant un bout dans son soutien-gorge, puis repéra le pardusse à qui elle voulait envoyer un message.

**[Saros] Je vous remercie une fois de plus pour votre aide. J’ai amené votre protégée avec moi et nous nous cachons près de la rivière. Votre odorat vous permettra de nous retrouver, elle et moi… Capucine est mon nom.**

Elle avait gardé son intervention plutôt courte, ne voulant aucunement distraire son sauveur s’il était toujours à se battre contre plusieurs ennemis à la fois. Par après, elle prit la main de l’enfant entre les siennes et attendit patiemment. Les minutes semblaient être des heures, car elle s’inquiétait pour l’inconnu qui risquait tant pour elle, tandis qu’il ne savait rien à son sujet. Il avait indéniablement une âme noble, sans quoi il n’aurait pas risqué sa vie de la sorte. Elle pria Parandar pour qu’il s’en sorte indemne. Elle soupira fortement quand elle le vit enfin surgir au travers des arbres. Dès qu’elle constata qu’il n’était pas suivi, elle ne perdit pas un instant à défaire son abri de feuilles et se jeta dans ses bras. Elle le serra fortement, refoulant les larmes qui menaçaient de couler à nouveau, puis elle se recula. Elle leva un regard obligé vers lui.

- Jamais je ne pourrai vous remercier assez pour ce que vous venez de faire pour moi! Si vous saviez à quel point j’ai besoin d’un protecteur comme vous… mais je m’égare! Pardonnez-moi… Ce sont les nerfs qui parlent. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, ou votre adorable compagne, n’hésitez pas à m’en faire part. Je tiens à repayer cette dette que j’ai envers vous, car je ne serais plus ici si ce n’était de votre intervention. termina-t-elle en tenant les mains du pardusse. Elle prit néanmoins la peine de sourire à la petite qui les avait rejoints, manifestement heureuse aussi de retrouver son compagnon de voyage.
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mer 29 Juin - 21:59

« Attention Saros ! » fut le signal. Les trois brigands se tournèrent vers la petite voix et ce fut un instant de trop de distraction. Rapide comme un félin, c'était un peu évident, Saros bondit entre les deux hommes, flanqua une bonne droite au brigand en saisissant son poignet de l'autre, afin qu'il ne blesse pas la dame, puis attrapa l'épaule de celle-ci, que sa main couvrait presque en entier, avec la main qui avait porter le coup. Il la tira avec une force incroyable vers l'arrière -l'arrière de lui, l'avant de elle!-, la projetant derrière lui, de façon à ce qu'elle passe entre les deux hommes avec aisance et retrouve sa monture. Il entendit un « Merci. » et se retourna à temps pour la voir glisser entre ses adversaires. Le premier voulu l'attraper, mais le pardusse lui attrapa la main au vol, le deuxième avait pleinement conscience qu'il valait mieux laisser tomber la femme violette pour survivre.

Le troisième homme, celui à qu'il avait frappé et cassé le nez, parti à la course... vers Agrias. Ah ça non! Dans un rugissement digne du lion qu'il était, il parti à sa suite et, plus rapide, lui attrapa une épaule qu'il tira vivement vers l'arrière, le jetant au sol. D'un bon coup de poing, il l'envoya dans les cieux, achevant d'écraser son crâne déjà amoché. Sans plus attendre, il bondit et retourna sur la route, vers les deux derniers qui essayaient d'en relever un autre. À la vue de l'homme-lion qui revenait, ils relâchèrent et reculèrent.
« Pitié, épargnes-nous!! Nous ne ferons plus de mal! » Saros ricana. « Les chiens comme vous n'en avez jamais assez. Cette femme n'était sûrrement pas la prremière de vos victimes, et je ne vous laisserrez pas en avoirr d'autrres. »

Saros porta un coup vers l'avant, balayant l'air, toutes griffes dehors. L'assaillant évita le coup et lui porta un coup d'estoc que le pardusse évita de peu, d'un bond. Il fut tout de même légèrement entaillé au ventre mais n'en fit pas grand cas et chargea à nouveau. Ils n'avaient aucune chance, c'était évident. Même désarmé, Saros avait l'avantage. Il sera les poings et entreprit de les rouer de coups. Ils essayaient tant bien que mal de l'abattre à eux deux, mais manquaient sûrement d'entraînement. Leurs coups n'étaient pas synchronisés entre eux, c'était facile. « Trrop facile. » fit le guerrier, dans un sourire de carnivore. Pris par la rage de vivre, ils se déchaînèrent sur lui. Un message dans sa tête le prit par surprise et il reçut un coup qui lui entailla le bras. Il grimaça et dans une pirouette, il asséna son coude vacant dans le visage du fautif qu'il s'écroula en hurlant.

Le regard écarquillé, le deuxième recula et tituba sur les corps de ses confrères. « C'est assez. » fit Saros dans un grondement, voulant en finir avec eux et retrouver Agrias et... Capucine. Il asséna un violant coup de pied sur celui qui hurlait, qui lui fractura la cage thoracique et le tua, lui enfonçant ses propres côtes dans ses organes. Il se pencha sur le dernier et, empoignant son col, il le souleva de terre. Ignorant ses supplications, car l'homme n'avait aucune pitié pour ce genre de personne sans honneur, il le balança plus loin sur la route. Il se releva en rampant pour s'éloigner sur les coudes et Saros attrapa l'arrière de son crâne par les cheveux, et acheva ce qu'il avait commencé en lui frappant la tête sur le sol. Deux coups furent suffisant pour interrompre sa résistance.

Observant le carnage avec un regard dur, celui-ci s'attrista. Comment de tels hommes pouvaient exister et faire subir cela à une femme? Ou à qui que ce soit? L'idée de ce qu'ils pourraient faire à Agrias... il serra les dents et entreprit de pénétrer dans la forêt, espérant qu'il n'y en aurait pas d'autres. S'ils y avaient eu des témoins, ils avaient sûrement fuit. Une sensation d'élancement le saisit et il attrapa le haut de son triceps droit de sa main gauche. L'entaille semblait avoir entamer la chair. Il gronda. Se repérant à l'odeur d'Agrias, il les trouva rapidement derrière un épais taillis. Non pas qu'il les voyait, mais l'odeur ne trompait pas. Et puis, les arbres qui s'écartèrent pour laisser passer une femme mauve qui se jeta dans ses bras, il l'attrapa et grimaça.

Capucine se fondit en remerciement. Agrias, qui arriva rapidement derrière, ne manqua pas de voir l'entaille au ventre de Saros et le sang qui maculait son bras droit, et sa main gauche. D'ailleurs, Capucine ne tarderait pas à remarquer que la main qu'elle avait attraper n'était pas toute jolie. Le pardusse leur sourit et retira sa main gauche de la sienne afin de la poser à nouveau sur son bras, là où il était blessé. « Tout va bien, ce ne sont que des égrratignurres. » Bien que son sourire soit grand et sincère, il avait de toute évidence déjà perdu pas mal de sang de sa plaie, la raison pour laquelle il faisait pression d'ailleurs. « J'ai vu pirre. » ajouta-t-il, mais cela ne sembla pas convaincre les deux demoiselles.

Soupirant il se laissa faire et s'asseya directement au sol pour leur permettre d'examiner ses blessures, il était plutôt grand! L'entaille sur son ventre était réellement superficielle et semblait déjà commencé à cicatrisé, n'ayant saigné que très peu. Il en était tout autre chose pour celle de son bras qui avait entamé les chairs. Heureusement, c'était au-dessus du muscle, il ne serait pas handicapé d'un bras! Pour lui, c'est ce qui comptait! Sa force était son plus grand atout, et sans cela, il ne savait pas comment il pourrait vivre. Il était né pour être un guerrier. « Vous voyez, c'est rrien! » fit-il, sans convaincre qui que ce soit. Il leva sa main libre pour tapoter la tête d'Agrias, mais interrompit son geste, sa main étant pleine de sang. Il fit une petite moue et se contenta de lui adresser la parole.

« Merrci, Agrrias, d'avoirr lancer cette pierrrre! Et d'êtrre rrestée loin, surrtout. » Oui, surtout. Il n'aurait pas supporter de la voir entre leurs mains sales. Son expression s'assombrit. « Ils ferront plus mal à perrsonne maintenant. » Il se tourna vers Capucine. « Je veux bien l'êtrre, moi, votrre prrotecteurr, Dame Capucine. » Il vit son visage surpris et sourit, plus doux. « J'ai pas de métier moi, et la forrêt c'est pas la meilleurre place pourr grandirr. » Il désigna Agrias du menton. « Si vous voulez, je demanderrais que le gîte et la nourrriture pour nous deux. Carr je vais nul parrt sans elle. » Il accorda un sourire à sa jeune amie.
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mer 13 Juil - 0:11

Je m’inquiétais pour saros, mais pour la madame aussi. Pourquoi les personnes devaient être si méchantes et blessées les autres pour rien ? Il faut avoir une raison et une vraie raison qui suit le cours de la vie. Là, non, ils n’auraient pas dû être méchants avec cette madame. J’étais triste mais aussi en colère. Il avait de très bonnes personnes que j’adorais mais aussi beaucoup de personnes méchantes, beaucoup trop de méchantes. Je voulais aider de mon mieux mais je savais que c’était difficile… et je savais surtout que Saros ne voulait pas qu’il m’arrive quelque chose. Lors que la gentille madame partit, elle me prit sur son cheval et me sauva de ces méchants. Ils étaient là… et il avait seulement Saros qui était contre eux. Je ne voulais pas et j’étais inquiète pour lui… il est super fort mais je l'appréciais beaucoup trop et je ne voulais donc pas qu’il lui arrive quelque chose.

Je m’accrochai à elle pour ne pas tomber du cheval et on s’éloigna rapidement de l’endroit. J’avais vraiment envie de rester avec Saros… Mais… mais il n'allait rien lui arriver ! Il était super fort et je l'appréciais vraiment. Et finalement lorsqu’on arriva un peu plus loin, elle descendit et elle m’aida à descendre. J'allais dire quelque chose mais son doigt se posa sur ma bouche et je me tus. J’écoutais maintenant le madame qui me parlait sans bouger les lèvres. Je ne savais pas comment, mais je savais qu’elle me parlait et j’avais très bien compris que je ne devais rien dire car ça pouvait être dangereux… mais Saros. J’écoutais attentivement car… oui je ne voulais attirer aucun problème à mon ami, j’avais peur pour lui. Mais cette madame avait raison, il était fort et puissant et je ne devais pas nous mettre en danger. Saros voulait nous protéger et si on n’était pas en sécurité, il n’allait pas pouvoir.

Je ne parlais pas du tout, et j’hochais la tête pour dire que j’avais compris. Puis, cette madame me serra dans ses bras et me caressa les cheveux. Je ne savais pas comment réagir alors je ne bougeais pas. J’attendis sagement en regardant comme je pouvais. Je pouvais être cruellement calme, et je regardais la madame. Je ne savais pas qui elle était mais pour moi, elle était vraiment gentille. Mais voilà qu’il revenait ! Je gardais le sourire en écoutant ce que la madame disait à Saros, qu’il était gentil ! Et bien sûr, je répondis à son sourire.  Mais… « Saros ! Tu es blessé ! On doit te soigner vite… je veux pas que tu aies mal… » Mais bien sûr, il disait que ce n’était pas un problème. Mais si ! Il avait du sang, et c’était dangereux. Ces hommes étaient horribles. Il avait tellement de bonnes personnes mais tellement de mauvaises encore… Moi, j’aime les bonnes personnes.

Je gonflais les joues, en faisant la moue. Il était blessé et il devait l’accepter. Tant qu’il n’allait pas se soigner, je n’allais pas être contente. Et voilà qu’il ignorait ses blessures. Je n'aimais pas ça… je continuais de faire la moue mais je notai quand même ce qu’il disait. Élever une enfant dans la forêt ? Mais je me sens bien dans la forêt moi. Je ne veux pas vivre en ville, je veux rester loin des gens… Ça me fait peur.

« Mais… mais je veux toujours vivre avec la forêt… j’aime les animaux et je ne veux pas aller loin. Et.. et Renard ? Il arrive quoi à Renard si je vais vivre dans une maison ? Dis saros… ? je vais toujours pouvoir être proche de la forêt même si tu aides cette madame ? Renard sera toujours accepté, dis ? »

Cette question devait surtout être posée à cette madame. Mais… au fond, même si je m’adressais à Saros, je la regardais aussi, tout cela dépendait de sa décision. Mais je tenais à Renard moi et je ne souhaitais que l'avoir avec moi. Il est un renard, mais un gentil renard qui ne me ferait jamais mal à moi ou à mes amis. Mais avant ça… je me tournai vers cette madame.

« Mais Saros doit être soigné… il est blessé… »

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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 26 Juil - 17:55

Comment avait-elle pu être si aveugle? Clairement, les émotions fortes avaient altéré son jugement et l’avaient empêchée de réfléchir correctement. Elle s’en voulut affreusement de ne pas avoir remarqué le sang qui maculait son sauveur tandis qu’elle lui prenait la main pour le remercier de tout son cœur. Elle ne pris conscience de l’étendue des blessures du pardusse que lorsqu’elle entendit la jeune fille à ses côtés clamer son inquiétude pour lui. Elle relâcha immédiatement son emprise sur les mains, lui jetant un regard infiniment désolé. Il tenta bien que mal de réassurer les deux femmes à ses côtés, mais elles n’étaient pas dupes.

- Asseyez-vous par terre, que je puisse au moins vous examiner. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour vous… Saros? Est-ce bien le nom que j’ai entendu votre compagne Agrias utiliser tout à l’heure?

La magicienne ne s’attarda pas à la blessure somme toute inoffensive sur le ventre du géant matou. Cela ne mettait aucunement sa vie en danger. C’était plutôt l’entaille profonde sur son bras qui l’inquiétait. Elle espérait avoir tout le nécessaire pour panser la plaie et éviter une vilaine cicatrice à son patient. Elle laissa celui-ci interagir avec ce qui semblait être sa protégée, car elle était occupée à concevoir mentalement un plan d’action. Elle releva le menton, l’air sérieux : elle savait exactement ce qu’elle avait à faire.

Elle n’eut toutefois pas la chance de quitter les côtés de ses compagnons de fortune, car Saros fit une proposition plutôt surprenante : il se portait volontaire pour être le protecteur attitré de la jardinière. Celle-ci entrouvrit la bouche, trop surprise pour faire le moindre commentaire. Elle avait mentionné son besoin de garde-du-corps sur un coup de tête, elle ne croyait pas réellement qu’on la prendrait au sérieux, voire qu’elle n’avait même pas réfléchi à cette possibilité. Elle savait reconnaître le besoin, certes, mais elle ne savait pas si elle était prête à un tel changement dans son mode de vie. Il avait été déjà suffisamment difficile d’accepter la présence quasi-constante de Zackeriel… d’autant plus que celui-ci avait fréquemment des crises, conséquence directe de son sevrage de l’opium. Cette fois-ci, ce serait non pas une, mais bien deux personnes qui s’ajouteraient de façon permanente à Magnolia.

Elle adressa un sourire crispé au pardusse, qui précisait qu’il était inconcevable pour lui d’accepter le moindre poste si la fillette ne pouvait le suivre. Capucine ne pouvait s’empêcher de penser qu’il était un homme honorable. Même dans une telle situation, il faisait passer sa protégée avant lui. C’était touchant. La principale concernée, toutefois, ne partageait pas le calme de son gardien. Elle eut un vent de panique à s’imaginer une vie loin de la forêt, sans doute la seule chose qu’elle ait connu, se dit la semi-insecte. Agrias s’inquiétait également du sort de son animal de compagnie, un renard, selon toute vraisemblance. À cela, Cap ne savait guère la façon appropriée de réagir. Elle trouvait ce choix de bestiole plutôt inhabituel pour une enfant… Quoique celle-ci avait été élevée dans une forêt, donc était-ce vraiment surprenant?

- Vous avez raison, Agrias, occupons-nous d’abord de Saros. Nous discuterons de Renard et de la forêt par la suite. Est-ce que cela vous convient? La femme mauve adressa un sourire apaisant à la petite et attendit son approbation avant de continuer son traitement du colosse assis confortablement au sol. Attendez-moi ici, je reviens avec les effets nécessaires pour panser la plaie.

Elle s’approcha de son cheval, dont elle caressa l’encolure avant de se diriger vers ses sacoches. Heureusement qu’elle n’avait rien perdu en cours de route! Elle prit le stricte nécessaire et revint auprès de ses nouvelles connaissances. Elle demanda poliment à la fillette de tenir ses effets pendant qu’elle traitait Saros. Elle en faisait ainsi son assistante temporaire, ce qui était un job important.

La première étape du traitement fut de nettoyer la plaie. La magicienne ne se gêna pas pour faire venir de l’eau de la rivière jusqu’à elle, sous le regard ahuri du duo de la forêt. Elle ne commenta pas son pouvoir, étant plutôt concentrée sur le nettoyage de la coupure. Une fois satisfaite du résultat, elle prit un linge des mains d’Agrias pour éponger les liquides. Elle prit ensuite une fiole de lavande fine, dont elle versa quelques gouttes sur la plaie. « Pour désinfecter et aider à la cicatrisation… » précisa-t-elle, sans détourner le regard de son travail, de peur qu’on ne se demande pourquoi elle utilisait ce qui devait avoir des allures de parfum à ceux qui ne connaissaient pas les propriétés curatives de la lavande.

L’étape suivante fut de prendre un pot de poudre d’argile blanche et de saupoudrer l’entaille. Il était peut-être étrange pour une femme de trainer ce genre de choses, mais Capucine savait qu’elle risquait à tout moment de se blesser quand elle travaillait dans certains jardins et ne désirait simplement pas courir la chance d’être mal préparée. « L’argile blanche aide à arrêter l’écoulement de sang. » continua-t-elle dans un ton informateur.

Enfin, elle déchira ce qui pendait de l’avant de sa tunique pour en faire un pansement. C’était de loin ce qu’elle avait de plus propre sur elle, sans compter que sa robe était ruinée de toute façon. Elle reprit ses possessions des mains d’Agris et alla les ranger dans ses sacoches. Elle en profita pour en sortir une tunique propre, qu’elle enfila par-dessus ses vêtements abîmés. Elle retourna prendre place près de ses sauveurs et posa ses pupilles verticales sur chacun d’eux, un à la fois. Elle croisa ses mains sur ses cuisses, tandis qu’elle s’était agenouillée au sol.

- La matière d’engagement en est une à laquelle je ne m’attendais guère. entama-t-elle. Vous devez savoir que j’ai longtemps vécu seule et n’ai un pensionnaire que depuis peu chez moi. Je vous le présenterai, en temps et lieu, si nous parvenons à une entente. Elle ressentait le besoin de le préciser, car Zackeriel ne pouvait être ignoré, ni ne méritait-il de l’être. Ses compagnons devaient également savoir ce dans quoi ils s’embarquaient avant d’accepter quoi que ce soit. Je comprends vos inquiétudes, Saros, et je les trouve raisonnables. Jamais je ne vous demanderais de vous départir d’Agrias. Ce serait inacceptable de ma part. Ceci étant dit, je tiens également à vous rassurer, jeune fille. Je n’habite pas un endroit comme la plupart des gens… Tel que je l’ai mentionné plus tôt, je suis magicienne jardinière. Je possède un large domaine qui porte le nom de Magnolia. Si c’est la forêt dont vous craignez vous ennuyer, n’ayez crainte : je vis entourée de plantes de toutes sortes. Ma seule inquiétude concerne votre renard… Bien que sa présence ne m’embête pas, j’ai tout de même un poulailler, entre autres, et il serait dommage que Renard se délecte de mes poules. Je n’aurais besoin que d’une promesse que vous le tiendrez à l’œil. Enfin, j’aurais effectivement une maison où vous pourriez loger, mais je dois vous aviser qu’elle aura besoin d’un petit coup de ménage lors de votre arrivée. Elle marqua une pause et poursuivit tandis qu’un autre détail lui revenait en tête. Oh! J’allais oublier de parler de nourriture. La règle générale, et mon pensionnaire y est également soumis, est qu’il faut contribuer au maintien du domaine pour avoir le droit d’y résider. Je demanderais donc que vous me donniez un coup de main pour la récolte de fruits et légumes, qui serviraient à nous nourrir… En plus de vos services de protection, si cela vous convient, Saros. D’ailleurs, si un de vous a la moindre question, je vous en prie, n’hésitez pas à m’en faire part!
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Jeu 4 Aoû - 11:48

Oh ben ça alors! La bouche entrouverte, lui donnant un air niais comme pas possible, Saros avait regardé le travail de Capucine sans vraiment comprendre tout ce qu'elle faisait. Et elle avait appelé de l'eau à elle! Elle était magique! Il était dommage qu'il n'y eut pas eut d'eau près des sentiers routiers, cela lui aurait évité d'être dans un si mauvais état, mais en bon gentleman, il n'avait pas accordé d'attention à sa robe déchirée. La moue d'Agrias était beaucoup trop adorable pour porter son attention sur une poitrine! Il s'attendrit devant elle, se laissant soigner par les femmes. D'ailleurs, les questions de celle-ci, demeuraient, pour lui, sans réponse, et il se contenta de faire le suivi avec un regard interrogateur vers Capucine. C'était sa décision à elle. Il avait posé la question d'instinct, s'était proposé par impulsion, et généralement, ces intuitions ne lui faisaient jamais défaut.

Les informations énoncées par la femme mauve alors qu'elle le soignait passaient tout droit dans le cerveau du pardusse. Du parfum et de la poudre? Elle lui maquillait le bras? Il ne comprenait pas en quoi cela pouvait aider à cicatriser et à arrêter de saigner, mais il ne commenta pas. Si elle le pensait vraiment... il n'avait rien à perdre à la laisser faire. Elle n'avait aucune raison d'en vouloir à sa peau, il avait bien sauver la sienne! Après avoir ranger ses choses, elle revint s'agenouiller près de lui, il leva son bras pour examiner le pansement. Dans deux jours, cela n'y paraîtrait même plus. Il était très en santé et cicatrisait généralement très vite.

La dame utilisait de grands mots et de grandes phrases qui lui demandèrent de la concentration afin d'en saisir le sens. Il connaissait les mots, mais placés ainsi les uns près des autres, il était difficile d'en saisir toute la portée. Le début de son discours, d'après son analyse, était qu'elle était ouverte à l'idée qu'il s'engage auprès d'elle, et qu'elle allait leur présenter quelqu'un. Le reste s'étendait en une vaste marée d'informations, desquels il tira qu'elle était magicienne jardinière, sa maison s'appelait Magnolia et était différente des autres maisons, elle ne lui demanderait pas de quitter Agrias -de toute façon, ce serait déplacer et il ne le ferait pas- et elle avait peur que Renard mange les poules. Si Agrias lui faisait comprendre que manger les poules le séparerait d'elle, peut-être qu'il comprendrait et n'irait pas? Il n'était pas parfaitement aux faits de la portée à laquelle l'influence d'Agrias s'étendait sur ses amis les animaux.

Du ménage, il pouvait faire ça. Agrias l'aiderait, parce qu'il aurait du mal à atteindre certains endroits. Il espérait que c'était grand, parce qu'il prenait beaucoup de place. Le fait d'aider à récolter des fruits et des légumes agrandirent le sourire du guerrier vagabond. C'était leur quotidien, à lui et la jeune fille, de faire de la cueillette! Il hocha la tête plusieurs fois durant son discours, pour marquer son accord, ou qu'il suivait. Il pensait avoir saisi le tout, du moins l'essentiel. De grands mots, mais assez clairs. Oui, il avait compris! « Nous vivons actuellement dans les bois, nous nourrrissant de nos cueillettes, dorrmant sur des paillasses de mousses, Dame Capucine. Alorrs je crrois que si votrre maison est fait de beaucoup de plantes et que vous mangez de vos rrécoltes, cela ne ferra pas un grrand changement, si ce n'est que les lits serront plus doux! » Il lui offrit son plus joyeux sourire.

Saros souhaitait sincèrement un foyer, mais surtout parce qu'Agrias entrait dans la pré-adolescence et qu'il ne pouvait pas lui apprendre des choses. Il connaissait ses limites cognitives et cette petite avait le potentiel d'une demoiselle fort intelligente. Du moins, plus que lui -pas dur à battre- et jamais il ne pourrait l'aider. Déjà, pour une fille de son âge, son langage était fort peu développé, mais ce n'est pas comme s'il utilisait de grands mots lui non plus. Il avait un langage enfantin, sans doute, pour des gens de la ville. Heureusement pour lui, cette dame n'était pas de la ville et ne semblait pas le juger. De toute façon, il n'avait pas besoin d'un esprit particulièrement développé pour la protéger!

Se remettant sur ses pieds, il voulut tendre la main pour relever les demoiselles, mais avisa ses mains sales. Pas question de les salir de son sang! Il tourna le regard et repéra la source de l'eau qui avait servit à nettoyer ses plaies, et s'agenouilla près du courant. Il y plongea les mains et pencha la tête en avant pour s'asperger le visage -pour le laver- et boire un peu. Sa position était précaire sur le bord de l'eau mais cela ne l'occupait pas vraiment. Il était habitué. Il frissonna sous la morsure de l'eau. Comme il n'aimait pas être mouillé! L'homme-lion termina sa toilette sommaire et revint vers les jeunes femmes, en leur souriant, de ce sourire grand et caractéristique de sa personne. « J'ai pas de questions, Dame Capucine. »

Il se tourna vers Agrias et posa sa main, essuyée préalablement sur ses vêtements, sur sa mince épaule. « Et toi, Agrrias, t'en penses quoi? Veux-tu y aller? Je suis sûrr que Rrenarrd pourrra s'adapter, c'est comme dans les bois, mais avec un lit et des amis. » et une possibilité d'éducation bien plus poussée que ce qu'il pouvait lui offrir... Sa vision de la vie simpliste, ses manières brutes, lui enseigner cela donnerait une drôle de petite fille, une fois adulte! Et puis, il voulait sincèrement protéger Capucine. Ses tripes le lui criaient. Cette femme ne devait plus jamais souffrir, être attaqué, ou être en péril.

Saros se tourna vers elle, nullement impressionné par le fait qu'elle soit différente de toutes les femmes qu'il avait déjà vu, jadis. Il posa sa main gauche sur sa poitrine, le poing fermé. « Je jurre, Dame Capucine, que je laisserrai pu jamais quelqu'un vous blesser, de corrps ou d'esprrit. Et que, cela faisant, si je devais êtrre absent, je me ferrai un plaisirr de lui rrégler son compte le moment venu. » Son sourire, toujours aussi bienveillant, était surmonté par un regard on ne peut plus sérieux. Il ferait sa fête à celui qui oserait la blesser. De corps ou d'esprit. Son petit doigt lui disait qu'elle ne serait pas facile à garder à l'oeil, elle avait précisé comme elle avait l'habitude de la solitude. Lui-même, l'idée de se retrouver en communauté, lui faisait un drôle d'effet. Mais ce n'était pas négatif, c'était plutôt agréable.

Il revint vers Agrias. « As-tu déjà monté à cheval? » Sans plus de cérémonie, ni demander à la propriétaire de la monture, il attrapa la petite et la posa sur la selle, non sans ressentir un certain élancement dans le bras, mais elle ne pesait rien, il força à peine. Les deux femmes étaient suffisamment minces pour monter toutes les deux, il pouvait parfaitement suivre à côté. Et comme elle parlait avec les animaux, elle n'aurait aucun mal à tenir, la bête n'oserait jamais partir en peur si elle lui faisait comprendre qu'il n'y avait rien à craindre -du moins, le pensait-il. Il était prêt à partir, il n'avait aucune possession de toute façon, et ses vêtements maganés et un peu ensanglantés ne l'inquiétaient absolument pas. C'était un peu son quotidien, il s'en procurerait d'autres lorsqu'il croiserait un village. Il avait un petit pécule, enrichi par les imbéciles de la route -il n'allait pas laisser cette argent moisir là!- qu'il gardait pour se vêtir, lui et Agrias, qui ne cessait de grandir.

De retour sur la route, au loin, à l'horizon, quelques nuages pluvieux sévissaient, arrosant le paysage. S'ils partaient maintenant, ils sauraient éviter son déluge. Un troupeau de chevaux se voyaient sous la pluie. Un arc-en-ciel partait de près de leur position -aux chevaux- à un point lointain. Il sourit, c'est comme si, dans le troupeau, une licorne vomissait un arc-en-ciel.


Dernière édition par Saros le Mar 30 Aoû - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Ven 19 Aoû - 2:45

J’étais si inquiète pour lui, mais la madame semblait savoir ce qu’elle faisait et comme elle était gentille, je savais qu’elle allait faire quelque chose pour lui. C’était vraiment impressionnant et j’adorais voir ça. C’était si magique ! Elle était d’accord que c’était de lui qu’il fallait s’occuper. Moi, je souhaitais seulement qu’il aille bien et qu’il reste avec moi. Blessé comme il l’état, j’étais si triste. Il n'avait pas le droit d’avoir mal. S’il a du sang, c’est qu’il a mal… même s’il semblait réellement dire le contraire. Je n’arrivais juste pas à le croire. Ça me faisait plaisir de l’aider à tenir ce qu’elle avait besoin pour guérir mon ami préféré. Je regardai vraiment tout ce qu’elle faisait car je trouvais ça vraiment bien, et en plus… je souhaitais vraiment qu’il aille vraiment mieux. J’étais si inquiète, mais j’étais bien certaine qu’il allait bien s’en sortir, il est fort, non ?

Et voilà qu’une fois qu’il était mieux, elle parla de ce qu’on allait devenir. J'avais peur je devais l’avouer. Mais là, j’étais quand même bien heureuse… J’écoutais ce qu’elle disait pour comprendre le mieux possible ce qu’il se passait. Mais déjà, elle semblait dire oui. Sauf qu’elle avait aussi peur pour Renard. Renard était le meilleur Renard que je connaissais, je l’adorais vraiment. Je n’allais nulle part sans lui, et ça, j’étais même certaine que saros le savait très bien aussi. Il fallait la promesse qu’il n'allait pas manger de poules… oui, bien sûr… je peux lui faire comprendre et lui dire. C’est un chasseur bien sûr, mais il irait dans la forêt. Je n’avais pas peur pour ça du tout… et maintenant, j’étais mieux aussi. Elle n’habitait pas en ville mais bien avec des plantes. Là, je souris vraiment !

J’étais heureuse et j’avoue que je n’écoutais plus vraiment ce qu’elle disait. Participer, bien sûr ! La forêt était encore ma maison et elle allait toujours l’être. J'étais heureuse, même si j’étais aussi un peu nerveuse. Ce genre de choses me fait quand même assez peur. Des questions ? Non c’était bien comme cela. Car moi j’étais bien. Et oui, je répondis à Saros. Je crois bien que j’allais être capable de m’adapter. J’espérais. J'étais encore en âge pour m'adapter à n'importe quelle situation.

« Oui. Renard va être bien… aucun problème ! J’ai un peu peur mais je crois que ça serait parfait. La madame est gentille et toi aussi, tu dis que tout ira bien. Oui, je pense que c’est bien et je n’ai pas de questions, tout est super clair ! » Je baissais le regard, mais je relevai la tête tout de suite. « Merci beaucoup, vous êtes vraiment très gentille. » Un respect que même moi, une enfant, avait en bonne quantité. C’était important comme ça et ça montrait que j’étais heureuse.

Un gros sourire, mais tout allait être bien je crois. Saros me prit et m’installa sur le cheval. J’étais à l’aise sur un cheval parce que c’était un animal… sur une charrette, j’aurais vraiment de la difficulté. Mais j’étais bien et je remercie Saros. Je restais sur le cheval, en avançant. C’était bizarre et je voulais revoir Renard. Lui dire de faire attention, qu’il reste dans la forêt, c’était la meilleure chose à faire pour lui je crois.
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 23 Aoû - 16:25

Qu’était-elle en train de faire? Malgré une apparence extérieure d’une calme négociatrice, Capucine était en proie à une anxiété intérieure considérable. Sa tête devait combattre ses entrailles, ces dernières lui donnant des nausées à l’idée de se retrouver avec deux personnes supplémentaires dans son domaine. Il lui avait été ardu d’accepter la présence d’un ancien membre des Lames Pourpres chez elle, alors elle voyait difficilement comment elle s’accommoderait d’un garde-du-corps et d’une gamine en pleine croissance. Cependant, les événements de la journée lui prouvaient qu’elle avait un réel besoin de protection… Toute sa bonne volonté lui était inutile si elle se retrouvait dans un environnement où elle ne pouvait se servir de ses pouvoirs. Elle prit une profonde inspiration : elle devrait s’y faire. Tout irait bien… Le cas échéant, elle pouvait toujours mettre fin à ce contrat verbal et leur demander de partir. Saros semblait être un homme de parole et beaucoup plus honorable que bien des gens qu’elle avait pu croiser dans sa vie. Elle devait simplement se donner une chance de s’adapter à cette nouvelle situation de cohabitation.

La magicienne s’était toutefois attendue à être assaillie de question sur les diverses conditions de travail, voire sur le fonctionnement de sa jardinerie et les détails concernant la demeure qu’elle offrait. Elle trouvait d’ailleurs étonnant que personne ne lui demande comment il se faisait qu’elle avait plus d’une maison… Bon, elle ne faisait pas exprès d’étaler ses richesses non plus, mais elle était persuadée qu’on aurait au moins une question à lui poser avant d’accepter son offre.

Elle hocha posément la tête aux propos du pardusse. À bien y réfléchir, elle comprenait pourquoi l’idée d’avoir un logis qui n’était pas à la belle étoile était attrayant. D’autant plus qu’il avait la responsabilité de pourvoir aux besoins d’une jeune demoiselle. Agrias, quant à elle, faisait aveuglément confiance à son protecteur et faisait fi de sa peur puisqu’il serait là pour elle.

- C’est tout naturel, Agrias, après ce que vous avez fait pour moi. répondit doucement la femme au teint mauve parme. Elle haussa les sourcils à voir son compagnon porter son poing à son cœur afin de lui prêter serment. Elle appréciait le geste, bien qu’elle le trouvât exagéré pour sa personne. Elle n’était qu’une mage, rien de plus. Votre engagement me touche, Saros. Vous avez ma parole que je vous traiterai avec respect et ferai tout en mon possible pour vous assurer, à vous et à Agrias, les meilleures conditions de vie possible. Elle lui devait au moins ça, après lui avoir sauvé la mise de ces truands.

D’un commun accord, le trio se releva. La jardinière en profita pour passer un coup de main rapide sur le bas de sa robe afin d’enlever l’herbe qui y était restée accrochée. Elle serra légèrement la mâchoire en voyant le pardusse installer la petite sur sa monture sans lui demander la permission. Elle aurait accepté, voire qu’elle était sur le point de le proposer… mais agir sans son consentement explicite? « Tout va bien, Capucine… » se répéta-t-elle, tel un mantra. Elle monta devant la jeune humaine, se concentrant plutôt sur les nuages au loin. La pluie ne serait pas un problème, mais elle espérait tout de même éviter de se servir de son don si elle le pouvait. Elle était déjà vidée après les émotions fortes qu’elle avait vécues tout à l’heure.

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Le voyage se déroula sans anicroche majeure. Ils avaient séjourné dans une auberge coquette, quoique peut-être un peu petite pour Saros, puis les adultes s’étaient procurés de nouveaux vêtements. Ils avaient ensuite repris la route en direction de la jardinerie. Certes, le trio insolite apprenait à se connaître, mais ils s’entendaient plutôt bien ensemble. Cela acheva de rassurer la propriétaire de Magnolia. Ce ne serait pas aussi pénible de s’habituer à leur présence qu’elle ne le croyait initialement.

Ils arrivèrent enfin à destination en fin d’après-midi du deuxième jour. La maîtresse des lieux mit pied à terre et hésita avant d’ouvrir la porte en fer forgé donnant accès à son domaine. Elle caressa le métal du bout des doigts. C’était le moment où elle devait faire confiance à ses nouvelles connaissances et donner accès à son sanctuaire. Elle prit la clef dans sa main et l’approcha du loquet, mais la ramena près d’elle dans un mouvement de recul. Elle se retourna vers ses compagnons et s’éclaircit la gorge.

- Nous sommes enfin arrivés… Mais je dois vous aviser que je ne peux garantir le bon comportement de mon pensionnaire. Celui-ci fait face à… certaines dépendances, disons, et je ne sais pas dans quel état il sera. Il devrait être rétabli, s’il a bien suivi mes consignes avant mon départ… Il ne représente aucun danger physique, mais il a parfois des sautes d’humeur. Je vous prierais également de ne pas lui parler de… de l’incident, si vous voyez ce que je veux dire. Nous nous sommes rencontrés sur la route, c’est tout ce dont il a besoin de savoir. Elle entreprit d’insérer sa clef dans la serrure, mais la retira à nouveau. Elle était définitivement nerveuse. Ne lui indiquez surtout pas où se trouve la sortie, d’accord? S’il désire quitter, il doit trouver le chemin par lui-même. Nous nous sommes entendus sur ce point. Elle commença à pivoter, mais revint immédiatement dans la position précédente. Et ne le nourrissez pas. Il a un régime particulier et je m’efforce de lui inculquer de bonnes habitudes alimentaires.

La semi-insecte allait répéter le même manège encore une fois, mais referma la bouche avant de prononcer la moindre parole supplémentaire. Elle voyait bien que ses accompagnateurs avaient remarqué son étrange comportement. Elle-même trouvait qu’elle donnait l’impression de parler d’un animal qu’on essaie de dompter… et elle parlait d’un homme, pourtant. Elle passa vivement la main sur sa nuque pour la gratter, signe de son anxiété, mais elle parvint à déverrouiller la porte et à faire entrer ses nouveaux locataires.

- Bienvenue chez moi… chez Magnolia. fit-elle, leur tirant une révérence pour la forme.

Elle les guida jusqu’à l’écurie, les yeux toujours ouverts et les oreilles à l’affût du moindre son trahissant la présence de Zackeriel. Elle savait qu’il ne lui servait à rien de lui envoyer un message télépathique : il ne serait pas capable de la retrouver même si elle lui expliquait de façon détailler comment venir la rejoindre. Elle préférait également lui faire connaître la situation en personne. Il ne semblait toutefois être nulle part. La jardinière se mordit la lèvre inférieure, tout en reprenant ses effets personnels de sur son cheval. Elle intima à Agrias et Saros de la suivre. Elle leur présentait certaines espèces de plantes au fur et à mesure qu’ils passaient devant. De plus, elle déclara qu’ils discuteraient de logistique concernant leur cohabitation le lendemain, car ils étaient tous fatigués de la route. Rien n’était urgent, de toute façon.

Puis, tout à coup, elle le vit : un point blond déambulant au travers des pêchers. Quelques jurons lui parvinrent faiblement aux oreilles… ce à quoi elle secoua la tête : elle allait devoir le mettre en garde de surveiller son langage devant l’enfant. D’un autre côté, elle sentit son cœur s’emballer. Elle était étrangement soulagée, pour ne pas dire enjouée, de revoir son parasite favori. Elle se rendit à peine compte de l’esquisse d’un sourire qui était apparu sur son visage, encore moins qu’elle avait accéléré le pas pour aller à sa rencontre. Elle eut un soupir amusé à le voir recouvert de ce qui ressemblait à des boules de poils blanches.

- Zackeriel, pourquoi êtes-vous allés vous perdre dans les plants de coton? Déjà, elle s’affairait à lui enlever un morceau de dans les cheveux, puis sur une épaule. Vous savez bien qu… Mais voilà qu’il filait déjà, sans même lui jeter un regard.

Capucine en eut le cœur brisé. Enfin, elle fut consciente que son cœur s’était resserré dans sa poitrine. Elle ne se retourna même pas lorsqu’il passa directement à côté d’elle. Elle entendait les exclamations joyeuses, les salutations que se donnent de bons vieux amis… mais elle était restée figée là à se demander pourquoi elle avait eu hâte de revoir ce stupide brigand? Évidemment qu’il n’avait pas remarqué les cernes sous ses yeux. Non plus n’avait-il le moindre intérêt quant à si elle avait frôlé la mort ou pas. Il ne s’était sans doute même pas ennuyé d’elle. C’était ridicule de sa part de s’être attendu à ce qu’il ait une réaction sympathique envers elle. Il ne devait la voir que comme un bourreau, une fille coincée qui faisait tout pour lui rendre la vie dure.

Quand la magicienne se décida finalement à faire face à ses compagnons, toute émotion était disparue de son visage. Elle était ni triste, ni angoissée, ni frustrée… Elle était de glace. Elle releva le menton et s’approcha du trio de joyeux lurons.

- Je vois que vous vous connaissez… Je ne ferai donc pas de présentation. Zackeriel, ces gens resteront désormais avec nous dans la maison près du lac. Saros sera mon garde-du-corps. Et je vous prie, surveillez votre langage autour d’Agrias. Quant à vous, très chers, que diriez-vous à aller porter vos effets personnels dans votre nouvelle demeure? Vous pourrez ensuite discuter tous les trois autour d’un bon repas chaud.

Elle s’était volontairement exclue de l’équation, ne voulant pas passer plus de temps que nécessaire en compagnie du semi-elfe. Sans piper plus de mots, elle se remit en route. Elle ne se mêla aucunement à la conversation, se contentant d’acquiescer si on lui adressait la parole. Elle désigna ensuite une bâtisse en pierres, qui se trouvait au sommet d’un escalier taillé dans le roc, recouvert de mousse. La maison (Voir ici.) avait été relativement bien entretenue et comportait plus de pièces que nécessaire. Seulement, elle n’y avait pas habité depuis plusieurs années. (Il s’agissait en fait de sa première demeure, lorsqu’elle avait acquis le domaine, soit avant que la construction de sa maison actuelle soit terminée.) Elle n’y allait que de temps à autre lorsqu’elle était trop fatiguée pour fair le chemin jusque chez elle.

- Vous voici chez vous, les amis. Vous me voyez désolée de la poussière. Je tâcherai de venir vous aider à nettoyer demain. D’ailleurs, Saros, nous verrons à vous procurer une monture pour nos futurs voyages.

Sur ce, elle ouvrit la porte d’entrée et laissa ses nouveaux locataires pénétrer dans ce qui serait leur nouvelle maison. Oh, puis cette vermine à oreilles pointues aussi… puisqu’il était dans les parages.
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 30 Aoû - 11:21

Cela prit deux jours à atteindre la destination. D'un bon vivant, toujours jovial, et assez simple d'esprit, Saros pouvait s'entendre avec n'importe qui, qui n'espérait pas de lui un certain niveau d'intelligence. Cela ne l'empêchait pas d'être cultivé et de pouvoir tenir une discussion. Agrias, tout aussi enthousiaste, discutait aussi sans vraiment de frontières. Ayant longuement vécu dans les bois, ils parlèrent de plantes, mettant ainsi des noms sur ce qu'ils avaient l'habitude de manger, de cueillir, ou d'utiliser de façon diverses. Il était impressionné par Capucine, tout de même. Elle semblait avoir plein de secrets, mais jamais il ne lui tirerait les vers du nez. Il était patient, et si elle voulait en parler, elle lui en parlerait. Pour sa part, il appréciait simplement sa compagnie et sans rien demander en retour.

L'endroit où ils avaient fait halte était si petit qu'il avait eu bien du mal à se caser dans le lit. Il avait dépassé allègrement au pied de celui-ci et craignait de le sentir s'écrouler sous son poids. Il avait tout de même tenu le coup. Le moindre grincement l'ayant réveillé, il avait plutôt mal dormi, habitué au calme de la forêt, il avait fini par se lever et se coucher dans les stalles des chevaux. Là, il avait bien dormi. Il s'était levé avec le soleil pour regagner la chambre, pour ensuite obtenir de nouveaux vêtements, un pantalon noir et une chemise vert forêt -une couleur inconsciemment choisie selon ses goûts!

Bien qu'il eut senti leur nouvelle hôte tendue, elle semblait se détendre au fur et à mesure qu'ils approchaient de sa demeure. Était-ce la perspective de retrouver son foyer, ou la présence des inconnus qui l'avait d'abord indisposé? Difficile à dire, mais ce n'est pas comme s'il se posait réellement la question. Il était plutôt du genre à laisser aller. À se laisser couler dans la vie, comme elle venait. Sans se poser de question. L'après-midi tirait à sa fin, lorsqu'ils arrivèrent. Le domaine semblait gigantesque. Le pardusse avait posé son regard aiguisé sur Capucine qui avait eut une hésitation. Il ne commenta pas. Et attendit.

Un pensionnaire? L'avait-elle déjà mentionner? Tout avait été si précipité, le colosse ne pouvait s'en vouloir d'avoir laisser échapper des détails. Il était fort enthousiaste à l'idée de rencontrer une nouvelle personne et à établir une nouvelle amitié. Si celui-ci était en sevrage, Saros s'assurerait de rester à distance et de ne pas troubler des moments désagréables pour cette personne, et en ferait de même pour Agrias, lui expliquerait. La tentative de viol devait être un secret. Il hocha la tête, lui montrant qu'il suivrait ses directives. Elle avait le droit. Il haussa des sourcils surpris, sur la mention de la sortie, mais ne releva pas. Bon, d'accord. Elle était spéciale, cette magicienne. Ne pas le nourrir? C'était quel genre de personnage, un humanoïde plus animal qu'autre chose? Tout cela était terriblement intriguant. Il était curieux, il devait se l'admettre, mais respecterait les conditions. À nouveau, il hocha la tête.

La porte fut finalement ouverte. Magnolia. Il s'en souviendrait. Saros sourit de la petite révérence, et suivit le mouvement. Il se pencha vers Agrias, en chemin. « Rrestes prrès de moi pourr ne pas te perrdrre. Y'a quelque chose qui rrode et il ne faut pas le dérranger. » fit-il, à voix basse. N'ayant pas réellement d'effets personnels, ils attendirent que Capucine eut fini de récupérer ses choses, avant de lui emboiter le pas à nouveau. Il était réellement intéresser par les plantes qu'elle leur indiquait, et ayant une excellente mémoire, il était sûr de les mémoriser. Il hocha la tête à ses paroles. « J'ai tout mon temps! » fit-il, tout sourire. Il était heureux, d'avoir trouver une demeure à Agrias, et espérait qu'elle y serait heureuse.

Il entendit très clairement les jurons, grâce à ses fines oreilles félines, et ses yeux perçurent rapidement rapidement la chevelure blonde qui circulait plus loin. C'était ça, la bestiole qu'il ne fallait pas nourrir? Leur hôte se dirigea droit sur lui, et Saros approcha plus calmement, derrière elle. Zackeriel... cela lui évoquait quelque chose. Il avait déjà rencontré un homme du même nom, loin d'ici. Il était pensif, et accéléra le pas. Pouvait-il s'agir du même Zack? Son ami, qu'il n'avait vu qu'une fois il y a trois ans? Oui oui, pour Saros, c'était déjà un ami! Et voilà qu'il le vit. Eh bien oui! « Zackerriel! » s'exclama-t-il, heureux de le retrouver, affichant un immense sourire. Lorsqu'il fut plus près, il lui fit une accolade virile, peut-être un peu trop pour le pauvre brigand qui eut le souffle couper sous la claque sur l'épaule, et le bras sans doute écrasé par la main du colosse.

Agrias aussi, manifesta sa joie de le revoir en vie. « Heurreux oui, que tu sois toujourrs en vie, l'ami! » Capucine vint les rejoindre, et l'invita à aller découvrir sa demeure. Il hocha la tête. « Oui, bien sûrr! » sans se soucier de son changement d'attitude plus qu'il ne fallait. Il ne manqua pas, par contre, de remarquer qu'ils étaient quatre, et non trois. Il la considéra, en penchant la tête, alors qu'elle prenait les devants. Il n'écouta pas vraiment Agrias et Zackeriel, car, oui, ça lui arrivait, il se posait des questions. Il était ici pour être à ses côtés, mais sans doute qu'à l'intérieur du domaine, elle n'avait pas besoin de ses services. Une vague de déception le submergea. Était-elle réellement satisfaite de leur arrangement? Il n'aimait pas déplaire.

Rapidement, ils furent à une bâtisse assez impressionnante, alliant civilité et vie en forêt d'une drôle de façon. Elle plut immédiatement à Saros qui en resta ébahi. « C'est beau... » murmura-t-il. Elle les avait appeler « amis ». Pour beaucoup, ça ne voulait rien dire, mais il se sentait soudain gonfler de joie. Il était son ami. Elle ne rechignait donc pas de sa présence, elle était sans doute lasse, voilà tout! « Vous en faites pas, on pourrra nettoyer! Mais on ne rrefuserra pas un coup de main, faites comme chez vous. » termina-t-il dans un clin d'oeil. Il hocha ensuite la tête. « Faudrra un grros cheval. » fit-il sur un ton amusé. Ce n'était pas faux, il le savait bien. Il avait une assez grosse carrure pour nécessité, au minimum, un cheval de trait!

Elle leur ouvrit la porte, et tout à sa curiosité, il entra, non sans lancer à Zackeriel, au passage. « Et si tu nous rracontais ce qu'il s'est passé? » en lui jetant un sourire encourageant, puis en entrant dans le bâtiment, poussiéreux, mais pas tellement. C'était propre, et très... naturel? Il ne se sentait pas réellement dépaysé. Il était visiblement impressionné. « Qu'en penses-tu, Agrrias? »
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mar 6 Sep - 14:04

Les derniers jours avaient été un véritable calvaire. Depuis le départ de Capucine, Zack avait vécu plusieurs crises de sevrage. Tremblements, nausées, insomnie, paranoïa, appétit à la fois insatiable et quasiment absent… tout ça faisait partie de son lot quotidien depuis un certain temps. Combien de fois s’était-il réveillé en sursaut et en sueur, croyant fermement qu’on attentait à sa vie ou que des fantômes du passé refaisaient surface? Il ne pouvait plus les compter… Bon sang! Il lui semblait que, la dernière fois, il n’avait pas eu autant de symptômes… Il avait dû se battre corps et âme pour ne pas partir à la recherche d’herbes pouvant lui donner satisfaction… et encore une chance qu’il n’y avait aucune bouteille d’alcool à sa portée!

Il venait de se réveiller de façon plus sereine. Une première depuis ce qui lui semblait être des lustres. Le guerrier se regardait dans le miroir situé sur son bureau au bout de son lit. Il avait une mine affreuse. Son teint était pâle et des cernes immenses creusaient ses yeux. Il devait se ressaisir. Son cottage était aux prises avec un foutoir pas croyable, résultat de ses crises passées. Peut-être devait-il faire un peu de ménage? Après tout, Capucine se ferait un plaisir de lui faire des remontrances si elle venait à voir l’état de la maisonnée… Le semi-elfe se releva, enfila un pantalon, puis son regard se posa à nouveau dans la glace qui lui renvoyait une image qu’il trouvait peu flatteuse. Mais… avait-il prit du poids?! Il fallait dire que, à force de manger et de ne pas bouger… Certes, c’était plutôt subtil, mais il lui semblait que sa musculature était moins dessinée. C’était peut-être sa paranoïa également, mais il lui semblait voir un léger renflement au niveau de son abdomen. Et merde! Lui qui était toujours dans une forme impeccable, il ne pouvait tolérer une telle chose! Une nouvelle détermination le prit soudainement d’assaut. Il s’empara d’une chemise grise en coton léger et enfila des bottes qui lui arrêtaient à la cheville. Il prit ensuite une lanière de cuir avec laquelle il attache sa chevelure blonde épaisse en chignon puis sortit de sa chambre. Il avait glandé trop longtemps. Il devait se remettre sur pied et tout de suite!

Il se dirigea vers la cuisine, attrapa une pomme au passage dans laquelle il croqua puis en profita pour avaler quelques morceaux de fromage. Il but un grand verre d’eau puis sortit du cottage avec une détermination soudaine. À l’extérieur, l’air était frais et brumeux. Idéal pour l’entraînement. Sans plus attendre, il s’élança pour entamer un jogging matinal qui lui ferait le plus grand bien. Ses pas le guidaient à travers la jardinerie et son souffle, bien que régulier, trahissait ses trop nombreuses semaines de sédentarité. Ouah! Il avait l’impression qu’il n’avait pas bougé depuis des mois! Son chemisier couleur souris était trempé par endroits et il s’arrêta un instant pour boire à même une fontaine d’eau claire. Il s’installa ensuite au sol pour faire une série de push-ups, de redressements assis et même pour opter pour la position de la « planche » pendant de longues minutes. Son corps en entier tremblait et il grimaçait alors que tout son corps était en feu. D’accord… il ne devait plus attendre aussi longtemps avant de bouger, sinon il deviendrait rapidement obèse et ne posséderait plus une once d’énergie! Une fois son exercice terminé, il se laissa choir au sol, roulant sur le dos pour regarder le ciel. Il se sentait bien. Pourquoi n’avait-il pas pensé à ça plus tôt? Rien de mieux qu’un bon entraînement pour chasser les angoisses et éclaircir la pensée.

Après quelques instants de repos, le guerrier se releva puis reprit sa course à travers les nombreux jardins fleuris de Magnolia. Son esprit était vide de toutes pensées et il se concentrait sur son souffle saccadé et sur ses jambes fatiguées. Il devait focaliser sur ce qu’il faisait, sinon, il ne pourrait continuer son entraînement encore bien longtemps à cette cadence. Puis, le paysage changea et il se retrouva dans un champ rempli d’herbes qui arrêtaient à la hauteur de sa poitrine surmontée de nombreuses boules blanches et duveteuses. Quoi? Ils avaient un champ de coton? Depuis quand? Attendez… il ne se rappelait pas être déjà passé par ici… Et merde. Le semi-elfe s’arrêta, le temps de reprendre son souffle puis usa de sa tunique pour essuyer la sueur qui perlait sur son visage. Il pivota ensuite sur lui-même, tentant de se repérer d’une façon ou d’une autre… puis en vint à l’évidence : il était perdu. Et c’est à ce moment que le festival des jurons débuta! Il s’avança dans le champ de coton, en marchant cette fois. Les boules blanches duveteuses se fichaient dans ses vêtements et même dans ses cheveux, au moment où il se pencha pour déloger une roche de sa botte.

Ce petit manège dura de nombreuses minutes quand enfin, il put sortir de cet enfer de mousses blanches. Bon… où était-il maintenant? Des pêchers? Depuis quand avaient-ils des pêchers en Magnolia??? Ça n’augurait rien de bon. Et il continua de marcher, jurant comme un charretier alors que sa sérénité précédente était complètement disparue. Il passa près d’un arbre fruitier, quand il entendit des bruits de pas s’approcher en sa direction. D’instinct, il se retourna pour voir Capucine avec une surprise certaine. Elle était déjà revenue? Il était quelle heure? Le temps avait filé drôlement vite. Un sourire paraissait sur ses lèvres violettes et elle retira quelques boules de coton de ses vêtements et Zack se contenta d’esquisser une moue boudeuse, comme un gamin.

- Les plants de coton, les plants de coton… je ne savais même pas qu’on en avait, maugréa-t-il en levant son regard couleur bronze derrière elle pour voir les visiteurs qui l’accompagnait.

Et il figea. Cet homme colossal, cette gamine aux traits rieurs… Il les connaissait. C’étaient Saros et Agrias! Ils étaient ceux qui l’avaient recueilli à son réveil près du lac! C’était en grande partie grâce à eux qu’il s’en était sorti. Bon sang, il était si heureux de les retrouver! Dire qu’ils le voyaient encore en état de sevrage… Quelle piètre impression il devait faire. Sans plus attendre, il passa à côté de la magicienne sans lui jeter un regard et se dirigea directement vers ses compagnons de jadis. « Par les dieux! Saros et Agrias! Si je m’attendais à vous voir ici… » Une fois à la hauteur du grand félin, il lui fit une immense accolade en riant. L’immense claque qu’il reçut à l’épaule et au dos le fit toussoter bruyamment et il lui sembla que sa main craqua sous la pression de la poigne du pardusse. Le fils du duc de Shola se rappela soudainement que son ami était fort comme un bœuf et qu’il devait garder une certaine retenue à son égard pour ne pas finir broyé. Néanmoins, il lui décocha un sourire ravi. Il salua également chaleureusement Agrias, évitant de la serrer contre lui vu sa tenue poisseuse à cause de la sueur.

Capucine décida finalement de les rejoindre et Zack remarqua immédiatement son tempérament glacial, ce qui jurait avec les traits chaleureux qu’elle avait arborés à son égard quelques minutes plus tôt. Que se passait-il? Il lui jeta donc un regard interrogateur qui fut superbement ignoré. Un sourire radieux se glissa finalement sur les lèvres du semi-elfe lorsque la magicienne annonça que ses deux compagnons vivraient désormais avec eux. Saros, garde du corps? Excellente idée. Il avait le gabarit pour faire fuir n’importe quel truand. D’autant plus qu’il se défendait terriblement bien. Zack flanqua une claque dans le dos du grand félin en guise de félicitation puis mit sa main affectueusement sur la tête de la jeune Agrias. Ça c’était franchement une bonne nouvelle. Toutefois, l’attitude étrange de la magicienne le rendit perplexe, bien qu’il n’ajouta rien à ses propos. Le brigand suivit donc le petit groupe jusqu’à leur demeure assignée, parlant joyeusement avec Agrias qui le mettait au parfum relativement aux dernières années passées en compagnie de Saros. La gamine était d’une douceur incroyable et d’une vivacité d’esprit surprenante. Elle avait tellement grandi ces trois dernières années! Le semi-elfe avait maintenant sous les yeux une jeune femme en devenir.

- Tiens, Renard n’est pas avec toi? Demanda-t-il à l’adolescente en devenir alors qu’ils s’approchaient de la demeure en pierres. Je croyais qu’il te suivait constamment.

Zack se tut immédiatement alors que la magicienne parlait à ses nouveaux invités, s’excusant visiblement pour l’absence d’entretien des lieux. Bah… ce n’était pas si pire pourtant. En parlant de ménage…



Il se rappela d’un coup l’état lamentable du cottage qui l’hébergeait et déglutit péniblement. Et merde! Il avait oublié de tout ranger! C’était sûr que Capucine allait lui tomber sur la tomate si elle voyait le foutoir qui s’y trouvait. Zut, zut, zut! Une petite panique prit naissance au creux de ses entrailles au même moment où ses compagnons entrèrent dans la maisonnée. Saros lui jeta un regard et voulut s’enquérir de son état des dernières années et Zack se contenta de sourire un instant. Tellement trop de choses. Si seulement il savait. « Je te promets de tout te raconter, l’ami » se contenta-t-il de répondre en se raclant la gorge. « Mais pour le moment, je dois vous fausser compagnie. J’ai… des trucs importants à faire. Je vous revois à l’heure du repas? Oh et si la maîtresse des lieux nous l’autorise, on pourra peut-être s’installer près du foyer extérieur en soirée? Ça nous laissera suffisamment de temps pour rattraper le temps perdu et repasser ces dernières années au peigne fin! ». Sur ce, il salua la compagnie bien bas, puis tourna les talons d’un air nonchalant, les mains dans les poches. De toute façon, ils auraient surement besoin de parler « business », pas vrai?

Une fois à l’extérieur, le semi-elfe détala comme un lièvre en direction du cottage. Vite vite!! Il fallait tout nettoyer avant que la semi-insecte ne voie le bordel! Dans sa course folle, il zigzagua à travers les arbres, sauta par-dessus une petite clôture blanche puis courut à travers les arbustes remplis de cassis. Sa course effrénée perdura quelques minutes quand ses pas foulèrent enfin le balcon de bois devant la porte d’entrée. Il ouvrit cette dernière à la volée et poussa un soupire de désespoir en voyant le foutoir… de la vaisselle sale partout, des vêtements traînant ici et là, une couverture sur le divan, de la cendre devant le foyer… sans parler de la poussière omniprésente! Merde!! Comment avait-il pu laisser tout ça traîner si longtemps?! Le jeune homme remonta ses manches sur ses bras musclés et s’élança dans la demeure, afin de mettre un chaudron d’eau sur le feu pour la vaisselle. Il en profita pour redresser des chaises tombées par terre (probablement sous l’effet de l’une de ses crises) et pour les ranger à leur place. Il attrapa ensuite le porte-poussière et s’empressa de ramasser la cendre devant le foyer pour ensuite la jeter dans les plates-bandes à l’extérieur (c’était bon pour les plantes, selon Capu). Il ramassa ensuite la vaisselle salle qu’il déposa dans un bac en bois. Son cœur battait la chamade alors qu’il s’exécutait avec une rapidité surprenante. Et merde, l’eau n’était pas encore chaude! Il décida alors de ramasser ses vêtements rapido presto. C’est alors qu’il avait les bras totalement chargés qu’il entendit un raclement de gorge. Instinctivement, Zack se figea sur place et tourna la tête en direction de l’embrasure de la porte. Il devait très certainement avoir l’air d’une biche qu’on venait de surprendre!

- Heu… je… heu… je fais du ménage… fit-il d’un air incertain sous le regard inquisiteur de Capucine. J’ai eu… des jours difficiles? Ne t’inquiète pas! Donne-moi quelques minutes et la maison sera propre comme un sous neuf, je te le promets! Je… je m’excuse?

Il se sentait comme un gamin qui était pris en flagrant délit de bêtises.

_________________
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Dim 18 Sep - 21:31

Capucine était vraiment gentille avec moi et elle était très gentille avec saros. Je devais avouer que j’avais assez peur de ce que ça allait devenir… je ne me souvenais plus du moment où j’avais habitué dans une maison. J’étais seulement dans la forêt, comme ça. C’était dangereux mais pour moi, c’était ce que c’était. J'avais connu seulement ça… donc j’appréhendais mais on me disait que ça allait bien aller, donc je me disais qu’en effet, tout allait vraiment bien aller. Je voyais bien en l’avenir, dans cette nouvelle vie. Faut dire que ce n’est pas la première fois que je change à ce point-là. Le voyage se passa assez bien, même qu’un peu long. Je préférais aussi marcher, mais non, j’étais sur un cheval.

Pendant ce voyage, je peux dire que j'avais bien parlé avec Capucine. Elle savait donc pourquoi j’étais avec saros, quel lien qui nous unissait tous les deux. Saros, je ne ferai jamais rien sans lui, il était très important pour moi. Comme je l’étais pour lui. Nous n'avions que l’un et l’autre avant. Capucine était très gentille et je la trouvais vraiment sympathique, en fait j’étais quand même vraiment heureuse. Tout allait changer et tout allait être vraiment mieux ! Je ne remarquais pas tellement les problèmes de capucine. Peut-être un peu, mais rien de vraiment flagrant, il faut bien le dire. Après un certain nombre de temps et d’heures, nous arrivâmes à la maison de Capucine. C’était énorme ! Je la vis cependant hésiter mais je ne comprenais pas pourquoi, à vrai dire, je ne l'avais pas tellement écouté. J'étais surtout impressionnée et un peu apeurée. Non ! Je devais me montrer forte !

« C'est beau chez vous Capucine ! »

C’était magnifique, il avait pleins de plantes ! J'avais l’impression d’être dans une forêt mais encore plus belle. J'étais heureuse de voir tout cela. En fait, je crois que j’allais bien me sentir ici au final. C’était si beau et je crois qu’en plus, j’aimais vraiment tout ce qui était plantes ! Puis finalement…. J’ouvris quand les yeux en voyant le fameux hôte de Capucine. C’était Zack ! Je me rappelais de lui, je l’avais vu il y a un bon moment, mais pareil ! Je voulais el revoir et voilà que maintenant, je le revoyais dans cette maison. J’étais tellement surprise et si heureusement en même temps ! Zack ne me serra pas dans ses bras, mais je comprenais. J’étais simplement trop heureuse de le revoir ! Je ne m’y attendais vraiment pas ! « Je suis vraiment contente de te revoir Zack ! J’ai eu peur mais comme tu es bien là… je suis contente de te revoir !  » J’étais si heureuse de le revoir. Tout allait bien finalement, je me sentais vraiment bien. Il me demanda où était Renard, comme normalement il était toujours avec moi. Oui, C’était quand même important, il ne fallait pas oublier que Renard était mon meilleur ami.

« Oui, mais là il est dans la forêt. Il faudra l’habituer pour ici avant qu’il vienne. »

Mais Capucine parla et on arrêta tous les deux. Je laissai Saros dire ce que je voulais. Il dit la même chose. Faire le ménage, ça ne me dérangeait pas. Et en plus, si c’était gros ici… c’était très beau. Sincèrement je crois que j’allais bien aimer finalement. Je me sentais bien finalement. « Je vais aider aussi ! Tu es gentille, donc c’est normal d’aider aussi je crois… » Finalement, saros demanda à Zack tout ce qu’il s’était passé.. il devait bien en avoir à conter pendant ce temps-là, non ? Mais il partit sans que je comprenne pourquoi exactement. Je demandais alors à Capucine pourquoi.

« Il va bien ? Il est bizarre…  »
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mer 28 Sep - 16:17

Malgré sa mauvaise humeur, la maîtresse des lieux ne put empêcher un sourire d’orner ses lèvres à voir l’enchantement du pardusse et de sa protégée face à la maison qui leur était offerte. Ce fut cependant de courte durée, le visage de Capucine se tordant sous la méfiance vis-à-vis son parasite qui venait de se trouver un semblant d’excuse pour filer. Les sourcils froncés, elle le regarda s’éloigner le plus calmement possible. Il manigançait quelque chose, ça crevait les yeux. C’était impossible qu’il ait « des » trucs à faire… et elle le savait que trop bien. Elle soupira avant de se tourner en direction d’Agrias.

- Je n’en suis pas certaine, ma jolie… Il passe au travers d’une période difficile en ce moment. Permettez-moi de m’excuser, je vais aller vérifier que tout va bien avec Zackeriel. Même prononcer son nom laissait un goût amer dans sa bouche… Elle prenait vraiment mal le fait qu’il l’ait ignorée royalement tout à l’heure. Prenez ce temps pour explorer votre nouvelle demeure, ainsi que vous détendre. Je vais aller récupérer Zackeriel pour vous et nous reviendrons avec quelque chose pour concocter un bon petit repas. Je tâcherai de ne pas prendre trop de temps. Encore une fois, je suis désolée de vous abandonner si tôt.

Elle serra ses compagnons dans ses bras dans un élan inhabituel de sa part, mais elle s’était attachée à eux durant leur voyage. Sans compter qu’elle aurait préféré ne pas avoir à les laisser seuls à eux-mêmes dans un nouvel environnement après moins de cinq minutes suivant leur arrivée. Malheureusement, elle avait un enfant dans un corps d’adulte qui avait besoin d’être ramené ici par le collet.

Elle n’eut pas à chercher le fugitif bien longtemps, celui-ci étant retourné au cottage assez rapidement. La magicienne devait admettre qu’elle était surprise qu’il ait été en mesure de retrouver son chemin aussi facilement, alors qu’il se perdait à rien lors de son arrivée en Magnolia. Elle devait au moins lui donner un point d’avoir retenu que les cendres étaient bonnes pour les plates-bandes, car elle en vit à son passage près de celles-ci. Elle s’arrêta toutefois devant la porte : c’est que son invité menait tout un vacarme à l’intérieur de cette maison! Elle ouvrit donc délicatement la porte, ne sachant pas à quoi s’attendre… seulement pour voir le semi-elfe courir de tous côtés. Il semblait vouloir se préparer à faire la vaisselle, mais changea rapidement de cap pour ramasser ses vêtements. Capucine, quant à elle, retint son souffle devant le bordel. Elle sentait une pointe de colère monter en elle, mais elle la réprima. Elle savait que les dernières semaines avaient été difficiles pour l’ex-contrebandier et qu’il était normal qu’il se soit laissé aller. Ça faisait partie du processus de sevrage.

Elle décida enfin de l’aviser de sa présence en s’éclaircissant la gorge. Elle le laissa paniquer sous le visage impassible qu’elle affichait, cherchant à voir quelle serait son excuse. Elle secoua lentement la tête en soupirant, les bras croisés.

- Et vous avez jugé que maintenant est le meilleur moment afin de faire un grand ménage de printemps? Sérieusement, Zackeriel… Savez-vous à quel point vous inquiétez la pauvre Agrias? Même Saros se demande pourquoi vous avez déguerpi comme un vulgaire voleur. Rangez-moi ces vêtements et aidez-moi plutôt à leur amener de la nourriture pour ce soir et demain. Allez, et que ça saute!

La jardinière tapa des mains, ce qui sembla activer le semi-elfe en une fraction de seconde. Elle profita de son absence temporaire pour éteindre le feu et mettre l’eau de côté. « Et profitez-en pour vous nettoyer un peu! Vous sentez la sueur à plein nez! Et on ne parlera pas de l’état de vos cheveux… » termina-t-elle tout bas, pour elle-même. Elle rangea ensuite quelques babioles et replia la couverture qui traînait sur le divan. Elle ressentit un étrange soulagement à ne pas trouver de substances nocives – ne sait-on jamais, il aurait pu trouver quelque chose durant une de ses explorations et trouver une façon créative d’en abuser – nulle part dans la cuisine ou le salon. Il y avait de l’espoir : viendrait le jour où Zackeriel de Shola ne serait plus dépendant de substances illicites.

Lorsque le semi-elfe revint à ses côtés, elle était en train de mettre du beurre et des patates dans un panier. Elle leva à peine les yeux tandis qu’elle prenait également des oignons. « C’est beaucoup mieux. Nous irons au jardin cueillir des carottes et de la salade. » À cela, elle se rappela de prendre de la vinaigrette aux fines herbes dans l’armoire. Elle aurait aimé avoir du pain frais, mais il n’y en avait pas. Peut-être devrait-elle apprendre à tous ses locataires comment en faire un jour…

Elle quitta le cottage sans vérifier qu’il la suivait : elle pouvait l’entendre marcher derrière elle, de toute façon. Ils firent alors un détour au jardin pour récupérer ce dont ils avaient besoin et firent ensuite silencieusement leur chemin jusqu’à la maison d’Agrias et Saros. Du moins, en silence… il fallait le dire un peu vite. L’ancien brigand essaya de lancer la conversation à quelques reprises, mais sa compagne lui tenait toujours rancune. Elle prenait mal le rejet… quand ça venait de lui.

- Nous sommes de retour, annonça-t-elle en ouvrant la porte de la maison de pierres. Elle entendit des pas descendre des escaliers et vit Agrias revenir à la cuisine avec un sourire éclatant. Est-ce que l’endroit te plaît, Agrias? Nous allons préparer un potage, ainsi qu’une salade. Pendant que Saros et Zackeriel iront chercher du bois pour faire du feu, nous nous occuperons de couper les légumes, qu’en dis-tu?

Ce fut donc ainsi que les choses se passèrent, ce qui permit à Capucine d’éviter de se retrouver seule avec ce fichu parasite à oreilles pointues. Elle ne put s’esquiver pour le souper comme elle l’aurait voulu, mais elle pouvait bien survivre à un repas en compagnie du fils de duc, pas vrai? Elle demanda à la gamine de mettre la table et d’appeler les hommes pour le repas.

- Bienvenue chez vous, mes amis… commença-t-elle en déposant le potage au centre de la table. Elle utilisa ensuite de son pouvoir pour remplir le pichet d’eau et en servir à ses camarades. Et félicitations pour un dix-huit jours de sobriété, Zackeriel, ajouta-t-elle sans réel enthousiasme. Elle savait qu’il était important de souligner chaque réussite dans ce long processus de sevrage… Seulement, elle ne savait plus comment elle devait agir en sa présence.
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MessageSujet: Re: Dahlia [Terminé]   Mer 28 Sep - 19:09

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