Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Be the light of my life [Nata]

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MessageSujet: Be the light of my life [Nata]   Lun 20 Juin - 23:11

J'étais adossé au muret, à l'entrée du château, surveillant les allers et venus. Chaque visage qui ne m'était pas familier, je le hélais et lui sommais de me donner la raison de sa venue ici. J'espérais que c'était vraiment cela qu'Il voulait. Il était exigeant. Il était de mon devoir de satisfaire ces exigences et de donner le meilleur de moi-même. J'y avais d'ailleurs passer la journée. Entre les rondes, les inspections, les tours de guet... je commençais à être épuisé. Je m'étais levé tôt aujourd'hui, et n'avait cesser depuis. J'avais sauter le dernier repas de la journée, trop occupé que j'étais à m'obstiner avec un paysan bien peu commode qui voulait entrer pour se plaindre. S'il voulait une audience avec quelqu'un de la famille royale, il devait déposer une demande, qui serait examiner, puis probablement approuver. Mais non, tout de suite, là, maintenant... J'avais pris un moment à lui faire entendre raison.

La procédure était la procédure. Je ne pouvais lui permettre d'entrer comme ça et d'errer jusqu'à trouver l'objet de son désir, pour ensuite déposer des plaintes que sans doute personne ne voulait entendre - et que j'avais dû écouter à de nombreuses reprises, malheureusement. Heureusement que je l'avais intercepter. En temps de guerre, les surveillances s'étaient resserrées, et valait mieux que ce fut moi qui l'arrête, car un autre garde aurait sans doute été moins patient. Cette patience qui me caractérisait n'était pas vraiment ce qui me portait le plus de positif... dans ce cas-ci, j'aurais bien aimé lui exprimer clairement de foutre le camp et de me laisser tranquille. L'heure du repas était déjà passé depuis un moment lorsque je réussis à le faire déguerpir, après l'avoir accompagner pour un dépôt d'une demande d'audience.

Je soupirai, las. Je me redressai et fit signe à l'un des gardes, lui signifiant que je quittais mon poste. Il commençait à faire sombre, j'étais fatigué, même trop pour penser à aller me nourrir. Je traînai donc ma carcasse jusqu'aux jardins intérieurs, moins difficile à accéder que mes appartements, et m'échouai sur un banc. Posant mes coudes sur mes cuisses, je laissai tomber, plus que ne déposai, mon crâne sur mes paumes. J'avais fait ma part, je crois. Je devais bien mériter un brin de repos. Le soleil me jetait ses derniers rayons par-dessus les remparts, bientôt, la nuit tomberait. J'étais abaissé, mes ailes attirant à elles les dernières lueurs éblouissantes, brillant ainsi d'un blanc éclatant. Elles allaient être noires, cette nuit. Comme toutes les nuits.

Je soupirai, et me laissai envahir par la lourdeur de mon épuisement. Les paupières fermées, je me laissais bercer par la douce brise et les odeurs enivrantes des fleurs parsemant le jardin. C'était un endroit agréable. La plupart des gens s'étaient retirés pour un dernier thé, une discussion, ou coucher les enfants. C'était le calme plat. Je pensai à Nata, comme chaque fois que j'avais le temps de réfléchir. J'avais envie d'entendre sa douce voix, et de voir son sourire si rafraîchissant. Un peu de soleil dans cette pénible journée, bien qu'elle fut particulièrement lumineuse, je ne pouvais me laisser atteindre par cette clarté sans celle qui lui donnait son éclat.

Je souris doucement. Mes sentiments pour elle n'avait pas changé, ne s'était pas amoindrit. Quoique je fasses... je soupirai. Je me disais qu'un jour, elle accepterait mes sentiments, et cesserait d'y voir de l'innocence, que je n'y mettais même pas! Qu'elle vive sa vie et ses expériences, si c'est ce qu'elle désirait. J'étais un homme terriblement patient, et je saurais attendre que ses yeux s'illuminent devant moi, comme les miens le faisaient déjà pour elle. La lassitude me saisissait, et c'est avec un souvenir chaleureux que je commençai à m'assoupir. Je ne dormais pas, mais je n'en était pas loin, somnolant doucement, glissant délicatement dans les bras de Morphée, la tête bien ancrée dans mes mains.
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MessageSujet: Re: Be the light of my life [Nata]   Dim 10 Juil - 2:31

Le silence était si lourd, dernièrement. L’air au dessus d’Alombria semblait être plus dense et le quiétude était étouffante. Plongée jusqu’au épaules dans l’eau tiède, j’écoutais le clapotis des vaguelettes se répercuter sur le mur de marbre en résonnant sombrement. Lilas, ma confidente, se tenait au bord de la gigantesque baignoire de marbre, les pieds dans l’eau. Normalement, nous échangerions quelques plaisanteries sur la nouvelle mode alombrianne – les vêtements métalliques étaient le nouveau chic – ou elle me donnerait quelques conseils sur les hommes – tous des idiots. Il lui arrivait même de me fredonner des berceuses de son enfance tout en profitant pour tresser ma longue chevelure ambrée. Pourtant, ce soir, son visage semblait préoccupé, et on voyait enfin l’âge qui se cachait sous ses airs d’éternelle jeunesse. Je n’eus pas besoin de la questionner car la raison de son mal-être ne pouvait qu’être que la surenchère de la violence entre Shola et Alombria ; Elle avait de la famille de l’autre côté de la rivière.

Me le laissant couler dans l’eau jusqu’à ce que je sois complètement submergée, je laissai enfin mes larmes fuir mes paupières closes. J’avais toujours trouvé une certaine sérénité à s’immerger, à se retrouver seul avec ses pensés, à être enfin libéré de l’emprise de la gravité et de se laisser flotter. Dès que je fermais les yeux, je me retrouvai à penser à la famille qu’on m’avait forcé à laisser derrière. Certains que j’adorais, d’autre que j’admirais, certains que je ne connaissais pas et d’autre dont je me fichais … mais ils étaient tous de mon sang. Ils étaient tout ce qui me restait : Mère nous avait quitté peu de temps après son âme sœur. La pauvre n’avait été que l’ombre d’elle-même, errant dans les couloirs comme un fantôme avant de s’exiler puis de mourir noyée dans son chagrin. Je l’avais tant méprisée, elle et sa faiblesse. Puis il y avait eu l’accident.

Des flashs me revenaient parfois, dans mes cauchemars. Je le voyais encore… Immobile, baignant dans son sang, la peau si pâle, le corps plié dans une position anormale. Je sentais encore l’odeur entêtante de terre renversé. J’avais eu l’impression qu’on m’arrachait le cœur de la poitrine. Je me souviens d’avoir eu l’impression de suffoquer, de continuellement manquer d’air et d’avoir la tête qui allait exploser. C’était probablement la douleur que ma mère avait dû supporter tous les jours et je la vénérais désormais d’y avoir survécu deux printemps.

Lorsque l’air vint à me manquer, j’émergeai de l’eau, éclaboussant Lilas au passage. L’expression outrée qui déforma ses traits me fit éclater de rire, même si je savais que je paierais chèrement mon interférence avec sa chevelure parfaite. D’ailleurs, elle ne tarda pas à me faire savoir comment elle comptait prendre sa revanche… Avec ma servante, Hannah, elle m’aida à m’éponger et à tresser mes longs cheveux ambre avant de les remonter en chignon sévère sur le haut de mon crâne. Puis vint le moment lacer mon corset et je sus avec précision la mesure de son agacement : 19 pouces. J’arrivais à peine à respirer mais mon orgueil m’empêcha de l’avouer et j’enfilais docilement la robe bleu nuit qu’elle me tendait.

Lorsque je fus prête, j’allais m’asseoir dans les la bibliothèque pour lire… du moins en donner l’apparence. Je surveillais en fait le  va-et-vient des gardes pour trouver une opportunité d’aller rejoindre le duc de Wenworth. Il m’avait invité à le visiter à son manoir, et son sourire charmeur et sa fossette à la joue droite m’avait convaincue. Pour éviter de me faire remarquer, j’attendais que le soleil se couche pour filer à la Danalieth, avec l’approbation silencieuse de la sœur de ma gouvernante, le soutien de ma loyale servante.

Il fut finalement temps de partir et je me glissai dans la cour le plus silencieusement que je pouvais. Si je croisais qui ce que ce soit, je n’avais qu’à prétendre que je revenais de l’extérieur et on me raccompagnerait gentiment à ma chambre. Forte de mon plan, j’approchai de la barrière de gardes quand une silhouette attira mon attention. Lächeln. Le l’aurais reconnu entre mille : Même repliées, on pouvait aisément deviner ses magnifiques ailes. Je m’approchai de lui et posai main gantée sur son épaule.

« Lala ? Que fais-tu ici ? »

Il semblait insensé qu’un homme de sa qualité et de son intelligence se retrouvai simple garde. C’était du gaspillage de talent… j’en glisserais un mot à Dylan, n’était-ce pas lui, le responsable de la sécurité ? Reportant mon attention sur mon ami d’enfance – qui allait probablement me sermonner car j’utilisais le surnom qu’il détestait – je lui soulevai le menton pour le regarder.

« Tu sembles si fatigué. Mon cher ami. Est-ce mon amour de frère qui te surmène ainsi ? »

C’était si rassurant de regarder au fond de ses yeux. Il était la seule constante dans ma vie. Tout avait changé autour de moi et je ne reconnaissais plus ma propre famille. Par Parandar, je ne me reconnais pas moi-même ! J’étais habitée par une rage sourde qui ne semblait pas vouloir me quitter. Le seul qui semblait me semblait me comprendre était Lächeln, même Dylan ne me comprenait pas comme avant, il était si centré sur ses propres problèmes qu’il n’était pas en mesure de m’aider avec les miens. Et je me retrouvais seule et pour seul exutoire les plaisirs de la chair, là où je pouvais me débarrasser de ma rage, de ma peur… de ma solitude.
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MessageSujet: Re: Be the light of my life [Nata]   Lun 18 Juil - 8:25

J'entendis les bruits de pas, mais je ne savais pas si c'était mon imagination, le fait que j'étais en train de m'assoupir, mais cette démarche discrète, je la connaissais fort bien. À demi-conscient, flottant sur la barrière du monde des rêves, je ne pouvais dire si c'était elle qui venait vers moi, ou si c'est ce que je voulais. Toujours est-il que je sentis une douce pression sur mon épaule, et ce surnom caractéristique qui me fit relever la tête brutalement, soudain réveillé. Je me levai d'un bond, au garde-vous, conscient d'avoir été pris en flagrant délit de somnolence. Je me détendis tout aussi brusquement que je m'étais levé, en posant mon regard clair sur elle, Nata.

Avec un profond soupir, je me laissai tomber sur le banc et reposai mes coudes sur mes genoux, enfouissant mon visage sous le couvert des mes mains jointes, honteux et soulagé à la fois que ce fut la princesse guérisseuse qui m'eus trouvé dans cette fâcheuse posture. Du moins, fâcheuse pour moi. Elle se remis rapidement de la surprise et de la vivacité de mon geste et posa ses doigts délicats sous mon menton, me forçant à quitter le couvert de mes mains. Sa douce voix était comme une musique à mes oreilles et agissait sur moi comme une puissante vague de bien-être. Je lui souris, de toute la douceur qu'elle m'inspirait.

« Ta sollicitude me touche, Nata. » répondis-je, la voix basse, pour qu'on ne m'entende pas tutoyer la princesses. « Mais ce n'est guère ton frère le responsable de ma lassitude. J'ai seulement eu une grosse journée... » Je passai la main dans mes cheveux avec un sourire las, repensant à l'énergumène qui m'avais accaparé une partie de la journée. Tapotant le banc près de moi, je l'invitai à prendre place. « Ainsi vêtue, tu prépares une fuite, pas vrai? » ajoutai-je, une lueur amusée au fond de l'oeil, combattant la tristesse que l'idée qu'elle ait retrouvé quelqu'un me causait. Peut-être pourrais-je la retenir?

Je pris sa main qui quittait mon visage et déposai un baiser sur le dos de celle-ci avant de la laisser aller. « Encore un homme qui n'a pas su te résister. » Je me redressai et m'étirer les bras vers le haut, faisant jouer mes muscles ankylosés. M'appuyant contre le dossier, dans une position qui ne me blessait pas les ailes, je la regardai, avec ce sourire qui me caractérisait quand je m'adressais à elle, mi-doux, mi-amusé, cachant la tristesse que les pensées de cet acte de fuite suscitait en moi. « Je le comprends, après tout. Qui le pourrait. » La question était, évidemment, rhétorique. Personne ne le pouvait.

Je levai mes yeux sur le ciel étoilé, et sentis soudainement une crampe me tordre l'estomac. Je grimaçai légèrement, prenant conscience que je n'avais toujours pas mangé, et que la faim me tenaillait. Je me levai donc, les jambes molles, et me tournai vers elle. « As-tu faim? Je n'ai rien avaler encore, je vais aller voir si je peux glaner quelques restes aux cuisines. » Conscient qu'elle risquait de partir retrouver quelqu'un d'autre, je tentai quelque chose pour la retenir. « J'ignore si elles feront cas de ma modeste personne, mais peut-être aurais-je un meilleur repas si cette noble princesse m'accompagnait? » Je lui souris et lui tendit le bras. Peut-être allait-elle penser que je la retenais pour la bienséance -elle savait bien que j'étais un peu ''vieux jeu'' sur cet aspect, ou simplement croire ma requête. J'étais honnête, après tout. On mange toujours mieux en royale compagnie.

Je retirai rapidement mon bras d'un coup. « Oh, bien sûr, sauf si tu es sur un
gros coup, et que tu préférerais ne pas rater celui-là. » Il lui envoya une expression interrogatrice, et lui tendit à nouveau le bras, espérant la convaincre de ne pas y aller. « De toute façon, ce soir ou un autre, je crois qu'il te pardonnera si tu omets de le visiter, qui qu'il soit. Il serait fou de rejeter un si beau sourire. » Je tendis la main pour repousser une mèche folle de sa coiffure qui s'était glissé sur sa joue derrière son oreille. Je laissai mon bras retomber, puis je secouai la tête. « De toute façon, les routes sont peu sûres pour une princesse, aussi puissante mage soit-elle, je préférerais t'accompagner si tu décides d'y aller... pour ma propre tranquillité d'esprit. » J'ajoutai les derniers mots, conscient qu'être honnête sur ce point était important. Je ne voulais pas qu'elle pense que je la suivais, car je la croyais faible, ce n'était vraiment pas le cas. Peut-être même pourrait-elle me battre, en combat singulier, qui sait? Cette pensée me fit esquisser un sourire un peu plus amusé que le précédent. Je ne le croyais pas, qu'elle me battrait, c'est-à-dire.
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MessageSujet: Re: Be the light of my life [Nata]   Jeu 25 Aoû - 2:06

Dès que ses yeux se posèrent sur moi, mon regard s’arrima dans le sien et je ne le lâchai pas un instant. Ses yeux bleus étaient comme un aimant qui attirait inexorablement mon attention et machinalement, je m’agenouillai pour me mettre à son niveau, me retrouvant presque nez à nez avec lui. Après m’avoir invité à m’asseoir près de le lui – et probablement avoir renoncé lorsqu’il vit que je ne bougeai pas – il jeta un bref regard sur ma tenue, devinant avec précision que je me préparais à prendre la poudre d’escampette.

Il y avait une lueur d’amusement dans ses yeux et quelque chose d’autre, de muet, comme s’il se faisait violence. Depuis le temps que je le connaissais, mon ami d’enfance avait toujours eu une certaine réserve quand à mon libertinage : Un roulement de yeux exaspéré, un soupir, un regard de côté … Et moi, je me moquais de son côté prude et modeste. Je cherchais à le provoquer, à piquer son intérêt en lui racontant comment un tel me faisait une cour assidue ou comment unexpected telle me couvrait de cadeaux. Mais je me heurtais toujours au même sourire amusé ; un peu distant mais amical. Pourtant … cette fois-ci, il y avait un éclat différent, quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. Et sondait son regard clair, désespérée de le percer à jour.

Au milieu de ma confusion, je réalisai que ma main reposait toujours sous son menton, la chaleur émanant de sa peau irradiant doucement ma paume. Je la retirai lentement, regrettant intensément lorsque ma main fut exposée au froid de la nuit alombrienne. Lächeln me la rattrapa et y déposa un baiser.

« Encore un homme qui n'a pas su te résister. »

Mon cœur manqua un battement.

« Je le comprends, après tout. Qui le pourrait. »

Je compris, après de longurles secondes, qu’il parlait du Duc de Wenworth et pas de lui-même et je ressentis un vague d’une émotion qui ne pouvait être que du soulagement … L’espèce d’impression d’avoir le cœur qui vous papillonnait dans le ventre, d’avoir la tête légère et de manquer d’air suivi de votre cœur qui tombait dans vos talons. Ce n’était pas un sentiment que je connaissais vraiment et vu la situation, je l’interprétais comme le soulagement de savoir que le mage protecteur du royaume – et mon seul véritable ami – n’était pas attiré par moi. De toute évidence, je ne l’étais plus par lui. Oh, il y avait eu une époque où le simple fait de le voir s’étirer comme il le faisait, de voir son corps souple mais puissant onduler sous les rayons de lunes, m’aurait fait tomber dans l’inconscience. Plus aujourd’hui. Je m’étais remise de mon infatuation de gamine. Et ce n’étais pas parce que je pouvais passer de longues secondes pour apprécier la sveltesse de son corps, le charme de sourire de don juan mêlé d’une innocence presqu’enfantine ou la sensualité voix qui coulait sur ma peau comme du miel que j’étais toujours amoureuse de lieu. Je n’étais qu’une connaisseuse qui admirais la beauté d’une sculpture…

Il se leva et me tendit la main et je le regardai les yeux grands ouverts : je n’avais aucune idée de ce qu’il venait de voir… ou de dire. J'étais en train de le regarder faire jouer ses muscles ….Et je ne l'avais pas entendu me parler. Refusant de lui laisser voir mon étourderie, je me levai en lui faisant un sourire confiant. La tête me tourna mais cela fut facile de l’ignorer : Läch touchait mon oreille. En fait, il replaçait une mèche folle qui reposait sur ma nuque et il essayait surtout de me convaincre de ne pas risquer ma vie pour un idiot de pacotille, du moins, c’était mon interprétation de son discours qui était limite paternaliste.

« Oh le duc de Wenworth n’est pas un gros coup. C’est plutôt un petit coup. » La courte distance entre mon pouce et mon index, pour être exacte. « Mais il est généreux de l’argent de son papa » J’écartai ma cape pour sortir le sachet de soie attachée à ma taille et j’en sortis une grosse pierre scintillante, de la taille d’un poing d’enfant, attaché à une chaîne d’or tressée. « Je voulais lui donner le plaisir de m’attacher cette horreur au cou et de la voir pendre sur ma poitrine afin d’admirer son mauvais goût pendant je prétendrais m’extasier sur la grosseur du diamant… puis le donner à Sœur Clara qui sera très heureuse de le vendre et de construire un orphelinat avec les profits. C’est ma manière à moi de faire une levée de fond … »

Je lui tendis le bijou. « J’imagine que David accepterait de partager ce plaisir avec toi … et qu’il pardonnera la jeune femme chaste et pure que je suis de renoncer à le visiter aussi tard… considérant tous les bandits qui voudrait s’en prendre à ma vertu » Je lui lançait un regard mi courroucé mi amusée avant de taper sur l’épaule, exaspéré par ce que je percevais comme étant par du machisme.  Il n’avait pas besoin de me le dire mais je savais qu’il se pensait bien plus fort que moi. Et j’étais convaincue que c’était l’inverse : J’étais beaucoup plus agile et précise. « Même je si suis un maître des arts martiaux et que je pourrais te botter le derrière. Même dans cette robe et dans ce corset trop serré ! »

Fier de me mon sarcasme, je me mis à rire. D’abord, ce fut facile mais ma respiration devint de plus en plus laborieuse. Et la tête me tourna. Puis Läch se mit à osciller. Puis la cour entière se mit à tourner. Puis soudainement, je me demandai pour le sol s’approchait de moi aussi rapidement.

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MessageSujet: Re: Be the light of my life [Nata]   Jeu 1 Sep - 22:16

Je lui lançai un regard mi-amusé, mi exaspéré. Un petit coup... J'avais du mal à rester sérieux. Cette précision était aussi amusante qu'elle flattait mon orgueil, elle n'en aurait pas grand plaisir, je devais donc être un choix bien plus adapté, en ce qui a trait à la compagnie. N'était-elle pas encore là, à me parler? Alors qu'elle aurait pu être déjà loin. Je tombai des nues lorsqu'elle me présenta l'horrible pendentif. C'était d'une grossièreté! J'étais visiblement surpris. Il la prenait pour quel genre de greluche? Je fronçai le sourcils. Si je croisais cet impertinent, je lui ferais comprendre qu'elle ne s'achetait pas et que ce genre de colifichet était bon pour les putains.

Je soupira. Elle semblait le prendre drôlement bien, parlant d'ailleurs d'utiliser ce joyau charitablement pour la construction d'un orphelinat. Elle me tendit la chose et je levai un regard interrogateur sur elle. Je compris clairement qu'elle renonçait à sa visite, ce que j'appréciai bien plus que je n'osai le démontrer, mais le bijou... je le repoussai en secouant la tête. Il était plein de la démence d'un imbécile, très peu pour moi. Elle me tapa sur l'épaule, je lui souris doucement. Elle faisait ce geste quand elle me reprochait gentiment quelque chose. Je pris pour acquis que c'était parce que je refusais dédaigneusement de toucher cette pierre.

J'haussai les sourcils. Je ne crois pas qu'elle saurait me « botter le derrière », et encore moins ainsi habillée! Je riai de bon coeur, avec elle. Puis elle sembla soudainement s'étouffer dans son rire, et je cessai aussitôt pour, vivement tendre les bras. Je la reçus de justesse et manqua ma réception pour me cogner violemment le genou au sol. Je grimaçai, mais entrepris de libérer son visage en me penchant au-dessus d'elle, mon visage terriblement proche du sien. Elle avait eu un malaise, car elle respirait toujours. Je maugréai. « Sacrebleu de femmes et leurs corsets... tu ne botterais pas grand derrière, Nata, ainsi vêtue. » J'hésitai un instant, je la sentais brûlante dans mes bras. Devais-je délacer...? Ce serait terriblement inconvenant. Et pourtant, elle semblait avoir grand mal à respirer.

J'inspirai profondément et sortit un couteau de ma botte, que j'utilisai pour couper les lacets frontaux de son joli corsage. Bien fait, qu'elle se trouve d'autres lacets. Elle prit une grande goulée d'air et je soupirai, soulagé. « Tu devrais demander à tes chères dames de moins serré cette chose. Tu n'en as pas de besoin pour être fort jolie, tu le sais bien. À quoi bon se torturer et se faire étouffer pour les yeux d'un homme. » Je soupirai doucement et plaçai ma main gauche sur le côté droit de son visage, avec une infinie douceur, et je lui souris. « Et te voilà maintenant qui me tombe dans les bras pour une histoire de lacets... Je ferais des jaloux. »

L'envie me prit soudain, sauvage, et prenante, de poser mes lèvres sur les siennes. Je me maudis d'avoir une telle pensée alors qu'elle était vulnérable. Mon regard se détourna d'elle et mon bras droit qui entourait ses épaules fit pression pour l'aider à se relever alors que ma main gauche quittait la chaleur de son visage. Je la remis sur pied. Je me sentais d'une faiblesse effrayante, et mis cela sur le compte de ma faim prenante. Je grimaçai. « Tu m'accompagnes, alors? Il me prends des envies dévorantes d... » son regard me fit rougir, légèrement. J'ai faillit lui dire que j'avais des envies dévorantes de l'embrasser. « ... d'un bon pâté de porc. » fut la première idée qui me vint en tête. Je me décourageais moi-même, cela va sans dire.

Retenant un soupir découragé, de ma propre personne, je constatai que je la soutenais toujours de ma main gauche sous son coude et de mon bras droit autour de ses épaules, avec son corset retiré, pendant mollement comme un veston sur sa robe soudainement d'une simplicité incroyable. Je la trouvais cent fois plus belle ainsi. Un peu dépeignée, le teint rosée -certainement par la bouffée de chaleur, évidemment!- et dans une tenue si simple qu'elle mettait en valeur l’extravagance de sa beauté naturelle. Je ne pus me retenir de m'adoucir à nouveau devant elle. Ma main quitta son coude pour tirer sa cape sur ses épaules. « Même ainsi, ce duc aurait du mal à te résister. Tu es beaucoup plus en beauté lorsque tu es naturelle... ou prise au dépourvu. Mais je t'en prie, évitons ces séances d'étourdissement à l'avenir. Tu as de la chance que je sois aussi habile, même affamé et épuisé »
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MessageSujet: Re: Be the light of my life [Nata]   Mer 14 Sep - 17:54

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