Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]

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MessageSujet: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Ven 24 Juin - 18:12

Béatrice avait décidé qu'il était temps qu'elle apprenne à gouverner le royaume. Après tout, elle était l'héritière et elle se devait de faire profiter de son intelligence extraordinaire à toute la communauté en participant à la vie politique. Il n'était pas question qu'elle risque hériter du royaume sans vraiment savoir comment le diriger. Évidemment, il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour savoir faire le travail de son frère, qui semblait d'ailleurs assez ennuyant. C'est pourquoi elle avait longtemps remis à plus tard son éducation politique ; l'apprentie aimait bien mieux apprendre à contrôler ses fantastiques pouvoirs que de perdre son temps à régler des querelles de peuple. N'y avait-il pas des manières plus intéressantes de s'occuper d'un royaume? Il semblerait que non, puisque Jayson passait des heures et des heures au tribunal à écouter des imbéciles que savaient à peine écrire se plaindre de toutes sortes d'absurdités. Mais s'il fallait jouer les juges pour être reine, Béatrice était prête à faire ce sacrifice. Elle ne connaissait pas vraiment toutes les lois du royaume, mais elle était persuadée que son bon sens lui permettrait rapidement de régler les conflits en déterminant qui avait raison. La princesse n'avait pas de temps à perdre à lire de vieux bouquins qui n'intéressaient personne. Elle comptait passer directement à la pratique, en réglant des ces conflits ridicules qui étaient présentés à son frère. À vrai dire, l'apprentie doutait avoir véritablement besoin de pratique : elle ferait la parfaite juge dès son premier cas. Tout de même, Béatrice devait apprendre les procédures, les documents à utiliser, les vêtements à porter lors de journées au tribunal, ce genre de choses. Mieux valait apprendre tout cela maintenant, avec son frère pour l'aider.

La jeune princesse ne doutait pas que son frère serait fou de choix qu'elle s'intéresse à ses activités de roi et qu'il accepterait immédiatement sa présence au tribunal, mais il fallait tout de même qu'elle aille lui en parler. Béatrice préferait ne pas lui faire une surprise en interrompant une de ses séances de tribunal ; c'était trop risqué. Elle pourrait porter des vêtements qui ne seraient pas adéquat pour la situation. L'adolescente rejoignit son frère dans son bureau qu'il utilisait souvent pour remplir toute sorte de paperasse. Les gardes la laissèrent passer sans poser de questions. Ils avaient appris qu'il valait mieux laisser passer la princesse ; lui demander d'attendre la permission de son frère avant d'entrer résultait souvent en un violent orage à l'extérieur et une furie qui se concluait par des menaces de congédiement de la part de Béatrice. À son grand malheur, elle n'avait pas (encore) le droit de les renvoyer et tout ceux qui avaient osé l'arrêter avait conservé leur poste, bien qu'ils en soient évidemment indignes. Elle cogna à la porte avant d'entrer et de s'assoir devant Jayson.

«Jayson, j'ai eu une merveilleuse idée!» Elle sourit et marqua une pause, pour que sa demande fasse plus d'effet. Elle ne jeta pas un regard à Yasin, qui aurait aussi bien pu ne pas être là de toute façon. «J'ai longuement réfléchi et j'ai décidé qu'il est temps que je m'implique dans la vie politique du royaume, en participant à un tribunal!» Elle leva la main pour faire cesser net toute protestation que son frère aurait pu avoir. «Je sais! Je suis très occupée par mes études magiques, et il est vrai que j'ai déjà très peu de temps libre pour moi. Beaucoup seraient incapable de combiner leur formation de mage et une éducation politique, mais, bien sûr, je peux et je dois relever ce défi, pour le bien du royaume. Je sais qu'il faudra que je sacrifie de mes temps libres, mais je suis prête à le faire.»

Probablement qu'elle ne pourrait pas prendre le temps d'aller acheter autant de robes qu'elle le voudrait ; peut-être même faudrait-il qu'elle demande à une domestique d'aller le faire à sa place. Mais les gens comme eux, les gens de sang royal, ne pouvaient s'attendre à vivre une vie facile. Ils avaient des responsabilités, et Béatrice en étant bien consciente. Elle poursuivit sans attendre de réaction, puisqu'il était de toute façon impossible que Jayson refuse qu'elle participe à un tribunal.

«Je t'ai déjà vu résoudre des conflits de notre peuple, alors je suis prête à porter jugement moi-même. Georgina sera absente dans trois jours, ce serait donc le parfait moment pour mon début en politique. Cela me laisse aussi le temps d'acheter une tenue adéquate pour cette situation. Que crois-tu que je devrais porter?»

Cette fois, elle lui laissa le temps de répondre, l'air le plus sérieux du monde.
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MessageSujet: Re: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Sam 25 Juin - 15:18








La plupart des gens rêvent de royauté. Les châteaux, les serviteurs, les beaux vêtements, le luxe… tout ça, font rêver les gens qui n’ont pas la chance d’être bien nés. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que toutes ces merveilles sont accompagnées d’un lourd poids. Oui, c’est absolument extatique de ne pas avoir à s’inquiéter de notre prochain repas ou de pouvoir jouir d’une liberté absolue. En contrepartie, il y avait de la paperasse monstre à gérer, des conflits à régler, des choix à faire.  Posant un énième rapport de famine sur une pile, Jayson soupira. L’empire était en décrépitude. Les gens mourraient de faim et il n’avait aucun moyen de régler ça.  Les terres étaient mourantes, brûler par le soleil et les animaux disparus.

Son père, qu’il pourrisse dans les bras Akerutari, avait laissé à sa mort un royaume déclinant rapidement. Le tout jeune Roi qu’il était à l’époque n’avait pas réussi à endiguer les erreurs commises par son père.  Arrogant et borné, il n’avait pas vu les problèmes arriver et quand Jayson avait pris sa suite, il était trop tard. Les animaux avaient juste continué de disparaitre et la terre de s’affaiblir.  La seule chose qu’il avait pu faire c’était de ralentir un peu l’inévitable. Le Phéryxian jeta un regard à Yasin qui babillait dans son coin. L’adolescent avait tout d’un enfant de 2 ou 3 ans sauf le physique. Si ce n’était de son mental défaillant, il aurait fait un héritier parfait. Il était grand, fort –autant qu’un phéryxian pouvait l’être- et beau. Des traits délicats, un sourire pur et des yeux rieurs. De ce que Jayson se rappelait, il ressemblait à leur mère. Quel gâchis que ceci ! Et pourtant, il ne pouvait être triste de la situation longtemps quand il entendait l’enfant jouer. Il était si insouciant, inconscient des problèmes qui l’entouraient qu’il en était rafraichissant. Rien de tel que de raconter ses journées, ses problèmes à Yasin. Il se contentait de lui sourire et de babiller à propos de dragon, de couleur ou de dessins. Jayson pouvait se vider le cœur, déverser ses angoisses et son frère d’un sourire le remettait d’aplomb.

La rose du désert repris un autre dossier à lire lorsque la porte de son bureau s’ouvrir après un simple cognement.  Une seule personne se permettait d’entrer dans son office comme dans un moulin. Béatrice, présente Héritière de l’empire…  et s’il n’en tenait qu’à lui, elle n’hériterait de rien. Pas qu’il ne l’aimait pas ! Il adorait sa sœur, comme chacun des autres membres de sa famille… c’est juste qu’elle avait un caractère tellement nombriliste que c’en était effarant. L’adolescente ne comprenait en rien les tenants et responsabilités qui venaient avec son rôle et ne pensait certainement pas aux problèmes du royaume. Elle n’avait absolument pas la trempe pour être Reine. Que voulait-elle donc, en cette après-midi ? En général, elle évitait comme la peste son bureau rempli de chose tellement ennuyante pour elle ! Il leva les yeux de son dossier un instant pour la regarder. Parfaitement habillée et coiffée, aussi belle qu’une étoile de minuit. Son sourire était éclatant, mais supérieur. Le jeune roi lui sourit en l’accueillant. « Béatrice, ma chère. Que me vaut l’honneur de ta présence ? » Il réprima un rire, étant devenu bon acteur avec les années. Honneur… c’est probablement ce qu’elle pensait d’ailleurs. Pour sa sœur, le simple fait de respirer le même air qu’eux était un honneur !  Il retourna à son dossier, mais écoutant tout de même la brillante idée de sa sœur… c’est qu’il était vraiment occupé !

Un tribunal ?? Pour le coup, il leva la tête en vitesse vers elle. Elle n’était tout de même pas sérieuse ? Béatrice n’avait aucune connaissance politique et encore moins de talent pour déceler les vérités.  Elle allait probablement lancer des résolutions à tout va, écouter à moitié, s’ennuyer et faire des bourdes plus grandes qu’elle ! S’en compter qu’elle allait probablement donner raison à ceux qui seraient les mieux habillés ou les plus cultivés. Ce qui n’était pas toujours le cas voyez-vous ! Avant même qu’il puisse protester, elle continuait sur sa lancée. Oh non. Par Parandar, elle était sérieuse. Il devait trouver une solution et rapidement. Il ne pouvait pas lui refuser net, il n’avait aucune envie d’essuyer –au sens propre- une crise de nerfs et Béatrice pouvait être tout un cas, si on blessait son orgueil.  Il devait trouver un moyen de l’éloigner de la politique tout en faisant en sorte qu’elle pense que ça vienne d’elle. Pendant qu’elle appuyait son point de vue, l’esprit du Roi tournait à plein régime. Une ébauche de projet naissait dans son esprit habitué à trouver des solutions d’urgence.

C’est le moment que choisit Yasin pour lui permettre de gagner du temps. Le petit qui jouait avec ses figurines de pierre avait glissé la tête d’une tortue dans sa bouche. « Yasin, pas dans la bouche qu’on avait dit ! » Prestement, il la retira tout en braillant un « Dragon » sonore qui fit sourire Jayson. « C’est une Tortue, Yas’… mais pas dans la bouche. » Puis il retourna son attention à sa chère sœur, son plan bien en tête. « Béatrice, chérie. Je suis fier de toi ! Tu veux faire tes premiers pas dans la politique, c’est merveilleux ! Tu seras parfaite, bien entendu. Tout ce dont tu dois te souvenir c’est de porter des vêtements sobres, mais classe… il ne faudrait tout de même pas que les manants soit omnibuler par ta beauté exquise ! » Il avait un air excité par l’idée, mais intérieurement il était mort de rire. Son plan était parfait. Il allait organiser un faux tribunal. Déguiser certains des gens de son armée en paysans ou bourgeois. Tous auraient un rôle à jouer. Des cas barbants aux possibles, longs et inextricables.  Pour eux ça serait l’occasion de se venger de l’attitude de Béatrice et pour lui une manière douce d’éloigner sa sœur de la politique.  Et le silence sur la blague pour qu’elle ne l’apprenne jamais était parfaitement achetable. Il fit son plus beau sourire. « Je suis vraiment heureux que tu aies proposé l’idée. Je vais tout arranger pour dans trois jours, ma chère.  Tu verras, ça sera une journée merveilleuse.»

Oh oui. Merveilleuse journée. Il avait hâte d’y être ! L’organisation allait être serrée, mais pas impossible. Et puis, il avait tellement peu de moments pour s’amuser !
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MessageSujet: Re: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Lun 27 Juin - 10:37

Béatrice regarda son jeune frère et tâcha de ne pas montrer sa désapprobation. Yasin avait mis une figurine en pierre dans sa bouche… Il avait même fallu que Jayson l’empêche de s’étouffer avec. S’il ne le surveillait pas constamment, il se serait déjà tué. La princesse ne comprenait pas pourquoi le roi tenait tant à son cadet. Ce n’est pas comme s’il servait à quoi que ce soit, et puis il faisait plutôt tâche, à toujours marmonner des mots qu’elle n’essayait même pas de comprendre. Mieux valait l’ignorer et faire comme s’il n’était pas là, même s’il pouvait souvent être un peu (beaucoup) dérangeant. Étonnant quand même que son frère porte son attention sur lui alors qu’une personne aussi extraordinaire que Béatrice se tenait devant lui. Jayson retourna finalement son attention à elle. L'apprentie sourit lorsqu’il mentionna être fier d’elle. Comme elle l’avait prédit, il était enchanté à l’idée qu’elle veuille enfin faire ses premiers dans la politique. La pheryxian n’avait jamais douté qu’il embarque dans son projet! Le royaume avait besoin d’elle! Oh, comme Irianeth s'améliorerait avec elle enfin impliquée dans les affaires du royaume! Ce serait extraordinaire.

Une chance qu’elle avait demandé son avis sur les vêtements qu’elle aurait porté! Elle n’aurait jamais pensé que les pauvres paysans, habitués aux guenilles portés par les pauvres du royaume, seraient omnibulés par sa beauté accentuée par ses vêtements qui lui allaient à merveille. Cela aurait pu ruiner le tribunal! Béatrice trouverait bien quelque chose de sobre. Une jolie robe rouge avec seulement un bracelet, peut-être. Et sa couronne, bien sûr. Peut-être un collier aussi, quand même? Mais elle mettrait des talons presque plats, pour ne pas trop leur en mettre plein la vue.

«Je savais que tu adorerais mon idée! J’ai tellement hâte. Une chance que je t’ai demandé quoi porter! Parfois, je sous-estime l’effet que ma beauté peut avoir sur le petit peuple. J’oublie qu’ils peuvent être ébloui par une personne telle que moi, eux qui ne voient que des gens laids, ridés, sales et mal habillés! Je les plains, oh, je les plains, Jayson.»

Sa participation au tribunal était donc réglée, puisqu'il ne valait pas la peine de discuter des autres détails. Si elle savait comment s’habiller, le reste lui viendrait naturellement puisque non seulement elle avait du sang royal, mais elle était en plus d’une intelligence hors du commun. L'apprentie n’était pas venue voir son frère seulement pour le tribunal. Un autre problème la tracassait depuis un bon moment déjà. Commet toute héritière digne de ce nom, Béatrice était souvent accompagnée par un garde du corps et avait de nombreux domestiques qui devaient répondre à ses moindres désirs. Malheureusement, elle était plutôt déçue par ceux qui étaient censés rendre sa vie plus facile. Les gardes, par exemple, étaient toujours habillés de façon à lui faire honte et ne lui adressaient jamais la parole. Ses domestiques changeaient constamment et ne semblaient pas comprendre à quel point ses demandes étaient importantes. Une servante avait même levé les yeux au ciel lorsqu’elle avait demandé qu’elle rapporte son assiette à la cuisine parce que les incompétents de cuisiniers lui avaient donné un muffin au complet plutôt qu’un demi. Qu’est-ce qu’ils voulaient, qu’elle devienne obèse? Elle devait faire attention à sa ligne.

«Maintenant que cela est réglé, il faut absolument que je te parle d’autre chose. Je crois qu’il est temps que l’on m’assigne un garde du corps personnel et une dame de compagnie digne de moi. Les gardes qui me suivent ont un goût vestimentaire horrible! À croire qu’ils pensent que porter du métal est à la mode! Ri-di-cu-le! Il me faut quelqu’un qui me comprendra et aura fière image. Bien sûr, il sera très difficile, voire impossible, de trouver un garde à ma hauteur, mais je crois que nous pourrons trouver quelqu’un de plus convenable que les imbéciles qui me sont assignés ces derniers temps. De plus, je suis prête à honorer une noble en faisant d’elle ma dame de compagnie. J’ose espérer qu’une jeune fille provenant de la noblesse saura comprendre mes besoins et organiser mes domestiques pour qu’elles me servent de façon plus adéquate.»

Le processus de sélection serait peut-être long et pénible… À l’annonce que Béatrice se cherchait un garde du corps et une dame de compagnie, il y aurait certainement des centaines de jeunes hommes et jeunes femmes qui se précipiteraient au château pour se proposer. Ce serait un rêve devenu réalité pour eux de pouvoir passer le plus clair de leur temps avec nulle autre que la princesse héritière Béatrice. Oh, il y aurait bien des déçus, mais au moins, l’adolescente croyait pouvoir trouver des gens dignes de la servir.
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MessageSujet: Re: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Mer 29 Juin - 22:29








Jayson ne releva pas le regard désapprobateur que lançait Béatrice vers Yasin. Ça ne servait absolument à rien de s’obstiner là-dessus. Les gens ne comprenaient absolument pas l’intérêt qu’il portait au plus jeune de la fratrie et c’était aussi bien comme ça. Au moins, avaient-ils la décence de faire semblant de rien lorsqu’il était présent et ignorait l’enfant le reste du temps. C’est que Jayson n’aurait pas toléré aucun manque de respect vis-à-vis du petit… il était après tout un Prince malgré son mental à l’ouest. Aussi, il sourit à Béatrice, qui faisait l’effort d’ignorer passablement Yasin. Il savait que pour elle, c’était l’aberration même ! Elle n’était pas le centre de son univers comme elle devait l’être pour chaque être vivant de la création ! Le roi se demandait parfois si sa sœur réussirait à trouver une personne avec qui faire sa vie. Elle était absolument insupportable quand elle s’y mettait. Oh Béatrice pouvait être une adorable gamine… quand elle dormait !

Il se flagella mentalement pour avoir de telles pensées. Non pas qu’elles étaient fausses… essentiellement, elles étaient même vraies. Mais c’était méchant de sa part et elle restait sa petite sœur. Et parfois, il avait vraiment du plaisir à la côtoyer… elle n’avait pas son pareil pour déverser des quantités de venins sur la noblesse qui se pressait à leurs portes. C’était même un moment privilégié entre eux. Les rares moments où Jayson s’accordait encore du temps pour être un peu insouciant. Il faut dire que plus les années avançaient, plus la situation devenait critique et les moments d’insouciance rare. C’était un peu ça qui causait son exaspération vis-à-vis Béatrice. Elle n’avait aucune idée des problèmes qui pendait au nez de leur empire. La gamine n’avait même pas conscience qu’ils étaient engoncés dans une famine sévère… elle renvoyait des plats en cuisine pour un rien, dépensait sans compter en vêtement… Rien à faire. Et il ne servait à rien de la raisonner, Béatrice était au-dessus de tout ça.

Il avait l’impression d’être amer en fait… ce qu’il n’était pas le moins du monde. Jayson adorait la vie et la sienne en particulier. Il devait juste trouver une solution permettant à Irianeth de reprendre du poil de la bête… ou des bêtes tout court d’ailleurs. Dans l’instant présent, tout ce qui lui importait était l’avenir de son pays et la survie de ses gens. L’enfant de 12 ans qui jouait dans un coin du bureau était sa priorité avec la terre qu’il gouvernait et foi de Jayson, il allait réussir. Les problèmes de sa sœur avec ses gardes étaient loin, très loin de son planning actuel… encore moins pour des raisons aussi stupides. Bon. Ok. Il pouvait admettre que ce n’était pas du plus bel effet… mais un garde se devait d’être en armure pour protéger la petite idiote que pouvait être une princesse de 15 ans persuadée d’être la plus puissante du monde ! Pour ce qui est d’une dame de compagnie, c’était en effet une bonne idée. Mais peut-être pas pour les mêmes raisons qu’elle croyait. Une jeune fille de son âge pourrait être plus à même d’informer Béatrice sur les troubles qui gangrénaient Irianeth… Si la jeune noble en question ne fuyait pas le premier jour !

Jayson décida de faire part de son point de vue, de manière un peu plus enrobée de sucre que dans sa tête à propos des gardes en armures avant d’accepter la demande pour l’acquisition d’un nouveau jouet humain pour sa jeune sœur. Le problème c’est qu’il n’avait en aucun cas prévu que sa réponse ressemblerait à ça ! Au moment où il ouvrit la bouche, un long et gras rot sorti, faisant même sursauté Yasin qui brailla un grand « Draaaagooon ! » face à son ‘rugissement’ … Mortifié, Jayson ouvrit grand les yeux. C’était chic… vraiment. Une main plaquée sur sa bouche, il n’osait bouger. Très digne du roi !



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MessageSujet: Re: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Jeu 7 Juil - 20:35

Comment avait-il osé?! Béatrice n'en croyait pas ses yeux, ses oreilles, ni son nez d'ailleurs. Elle n'aurait jamais cru que son frère aurait pu lui faire une telle chose, à elle, sa soeur adorée et préférée. N'avait-il aucune classe, aucune retenue?! Ce n'était pas digne d'un roi de roter ainsi, surtout pas devant sa soeur, l'héritière même du royaume! Et bien sûr, Yasin avait l'air de trouver cela tellement amusant, grognant son habituel «dragooooon» imbécile. Franchement! Elle s'attendait à ce genre de comportements de son jeune frère, qui l'agaçait souvent et dont elle ne comprenait pas la présence constante auprès de son frère, mais elle savait que Yasin n'y pouvait rien : le pauvre était né avec un cerveau rikiki, ou quelque chose comme ça, parce que Béatrice avait pris tous les bons gènes et il n'était plus rien resté pour lui. Elle aurait préféré qu'il n'existe pas, ou qu'il soit dans une tour loin, protégé par des gardes si son frère pensait tant que les gens allaient vouloir l'assassiner (et à quoi bon l'assassiner? Mort ou vivant, il ne ferait jamais rien d'intéressant!), mais elle ne lui en voulait pas d'être tel qu'il était. Ce serait comme d'en vouloir à une grenouille d'être gluante. Oui, ce serait mieux qu'elle ne soit pas gluante, mais ainsi était-elle faite.

Son aîné, par contre... Lui avait le cerveau requis pour prendre de bonnes décisions, pour bien agir en société, pour faire preuve de politesse devant elle. Et pourtant, pourtant, il lui avait roté en plein visage! Béatrice n'accepterait aucune excuse devant un tel comportement, c'était tout simplement inadmissible. La princesse se leva d'un bon, outrée, le visage rouge et les poings serrés. Elle ne savait comment réagir à une telle humiliation. Heureusement, personne n'avait vu la scène (à part Yasin, mais il n'y avait aucune chance qu'il puisse raconter l’événement à qui que ce soit...).

«Je ne t'aurais jamais cru capable d'une telle... d'une telle... d'une telle CHOSE, Jayson! Je pensais que tu étais un homme digne, noble, capable de se contrôler! Mais tu oses, tu OSES me faire ÇA à moi, ta soeur, ton HÉRITIÈRE! Jamais, jamais, JAMAIS je n'aurais IMAGINÉ que tu sois comme ça, que tu me fasses ça! C'est INDÉCENT!»

Yasin, peut-être impressionné par la colère de sa soeur, marmonna un «drrrrrragoooooon» grave. Béatrice soupira, exaspérée. Pourquoi Jayson n'avait-il pas roté dans le visage de son jeune frère, hein? Peut-être que lui aurait trouvé ça drôle! Dans le fond, ils se méritaient, tous les deux! À croire qu'il se mettaient ensemble pour l'humilier davantage, pour la mettre à bout de nerfs! Ah! Ce que sa vie pouvait être difficile, parfois!

«Tu sais quoi? Je vais te laisser avec Yasin, vous pourrez vous roter au visage l'un de l'autre! Moi, j'ai MIEUX à faire que ça! Je vais aller me trouver une robe digne de moi pour le tribunal! J'ESPÈRE que tu auras retrouver ton savoir-être à ce moment-là!»

Elle tourna les talons, ne voyant pas comment elle pourrait rester dans le bureau de Jayson après une telle scène. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle aille manger de bons petits gâteaux à la vanille, tiens. Si elle avait eu une dame de compagnie, celle-ci aurait pu l'aider à se calmer... Mais plutôt que de l'aider à en trouver une, son frère lui avait roté au visage! Ri-di-cule! Béatrice mit la main sur la poignée de la porte et se retourna une dernière fois vers son frère :

«Tu me déçois, Jayson.»

L'adolescente savait que ces mots blesseraient son frère, mais il fallait qu'il sache qu'il ne pouvait faire une telle chose sans en souffrir les conséquences. Il serait, bien sûr, horrifié d'avoir déçu sa chère soeur. Mais tout le monde fait des erreurs... Sauf Béatrice, bien sûr.

(Elle peut partir et on finit le RP là pour passer au tribunal, ou bien tu peux la retenir!)
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MessageSujet: Re: La politique, c'est aussi important que la mode. Ou presque. [Jayson]   Mer 13 Juil - 21:54








Jayson savait bien que c’était impoli de roter comme ça, mais ce n’est pas comme s’il avait fait exprès non plus ! Sa sœur pouvait comprendre non ! Franchement, elle devait bien le voir qu’il n’avait en aucun cas voulu la situation… c’est qu’il avait la même éducation qu’elle ! Visiblement, la jeune femme ne pouvait en aucun cas comprendre que c’était un accident. Elle criait comme une banshee égorgée, montant dans des décibels que le Roi avait à peine imaginer exister. C’est qu’elle avait toute une voix la demoiselle ! Et elle criait… et elle l’accusait. Jayson ne savait pas trop s’il devait être exaspéré, insulté ou impressionné.  Yasin, lui semblait particulièrement impressionné puisque sa voix était étrangement grave lorsqu’il traita Béatrice de dragon. hm. Peut-être pas la meilleure chose à faire dans l’instant présent ! Déjà que l’Héritière n’appréciait pas son plus jeune frère… la comparer à ce qu’elle croyait n’être que des bêtes sans cervelle et sans gloire était probablement en haut de la liste des mauvaises idées.

Comme pour lui donner raison,  elle s’emporta de plus belle. Elle qui l’accusait de ne pas savoir se contrôler… elle en manquait cruellement là du contrôle de soi ! Qu’est-ce qu’elle pouvait être susceptible ! N’avait-elle pas déjà assez de défauts ? Parfois, Jayson se demandait ce qui pouvait bien s’être passé pour que Béatrice récolte autant de mauvais côtés… à croire qu’elle n’avait que la beauté de leur mère et tout le reste de leur père ! Il avait beau ouvrir la bouche pour s’expliquer, s’excuser, elle ne lui en laissait pas l’opportunité. Pas la moindre chance de poser ne serait-ce qu’un mot. Finalement, au bout d’une envolée lyrique, elle tourna les talons. Jayson aurait pratiquement pu soupirer de soulagement pour ses pauvres oreilles, s’il n’avait pas su de source sûre qu’elle serait inévitablement repartie à la charge ! Il se contenta de regarder sa sœur se diriger d’un pas conquérant vers la porte avec des grands yeux tout surpris. Yasin s’était même rapproché de lui et fixait le dos de Béatrice avec le même intérêt.  Jayson était encore sous le choc de son dernier argument… allé se chercher une robe ? Réellement ? Cette enfant ne pensait vraiment qu’à sa beauté ou quoi ? Elle l’exaspérait vraiment parfois.

Avant d’enfin ouvrir la porte et d’apporter la paix que les deux frères commençaient à désirer ardemment, elle se retourna pour asséner son coup de grâce ! Il la décevait ? Mais voyons donc ! Et puis quoi encore … Rendue là, la décevoir n’était même plus une affaire d’État. Ce n’était pas comme s’il était un mauvais Roi. Après tout, elle était Héritière parce qu’il avait fait abroger une loi débile dès ses premiers mois sur le trône. Sinon c’était Yasin, tout démuni mentalement qu’il était, qui serait Héritier. Après tout, Irianeth était sous loi salique avant son règne.  La porte claqua finalement et Jayson soupira.

Yasin, assis à ses pieds leva le regard vers lui. Il avait l’air soulagé qu’elle soit partie. Il était peut-être arriéré, mais il n’était pas complètement con. Il le sentait qu’elle ne l’aimait pas. Il faisait même exprès de l’énerver encore plus. Béatrice n’avait probablement pas la moindre idée que l’enfant pouvait faire de petite phrase courte et qu’il avait un minimum de compréhension. Le souverain estimait l’âge réel de son frère à 3 ans environ.  « Béatrice est méchante. J’aime pas Béatrice. » La voix en pleine mue de Yasin couplé à un discourt enfantin serait toujours le cœur de Jayson. Le pauvre gamin, incapable de vieillir. Il lui caressa les cheveux avec un sourire apaisant. Le petit semblait un peu déprimer par sa sœur ainée. Pour l’amuser, Jayson se mit à fredonner puis carrément chanter ses frustrations contre Béatrice. « Béatrice est énervante ! Elle se croit importante ! Mais toi et moi… on sait qui est le Roi ! Et puis Béatrice…  elle a encore une tutrice. J’ai à peine roté, elle croit que je l’ai tuée ! La vie pourrait être tellement belle… si dans sa face y'avait un coup de pelle ! » Il termina sous le rire clair de Yasin tout en s’inclinant à demi pour une révérence sur sa chaise.  « Allez bébé, si on allait faire un tour dans les jardins ? » proposa-t-il tout en se levant, certain d’avoir l’accord immédiat de son cadet. Il s’occuperait du cas Béatrice plus tard… là, une jolie promenade l’appelait.  



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