Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]

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Losly G.
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MessageSujet: Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]   Sam 25 Juin - 11:07

Losly Günter s'accroupit au sol près de Colombe, et tous deux regardèrent le village en contrebas. On les avait contacter afin d'obtenir de l'aide au nord, car des raids sévissaient dans les villages. Des raids violents, où les gens étaient pillés, des femmes étaient enlevés, et on ne les revoyait pas. Leur mission était d'identifier les coupables et, si possible, de ramener des femmes, et de les massacrer pour que ça ne recommence pas. Trois chevaliers (PNJ) les accompagnaient, il ne fallait pas être trop, pour ne pas se faire repérer. Colombe avait bien choisi, ces trois-là ne seraient pas facile à capturer et pourrait se défendre contre pas mal toutes sortes de combattants, car ils ne savaient pas vraiment à quoi ils avaient à faire.

Des survivants disaient que c'étaient des géants qui se transformaient en animaux. Le choc pouvait faire dire de drôles de choses, mais les témoignages étaient trop redondants pour en douter réellement. Même que quelques uns parlaient d'un ours énorme, le plus gros jamais vu. Le chevalier aimerait bien le voir, pour tenter le coup de l'abattre, s'il était le plus gros, il était peut-être le plus fort. Handicapé cette bande de brigands en leur enlever un de leurs gros bras ne pouvait pas faire de mal, vu les dégâts qu'ils causaient sur leur chemin.

Je regardai Colombe. « Tu les vois? Tu es sûre qu'ils viendront ici? Douhbée n'a pas pu se tromper? » car c'était l'écuyère de Colombe qui avait prédit où serait menée la prochaine attaque des norrois. Selon les témoignages, ils avaient déduits que ce serait le moment, ils tournaient autour depuis près d'une journée déjà. C'était bien beau prévoir l'avenir, mais ça pourrait se passer dans un an, dans dix ans... Un bruit de cri rapidement étouffé se fit entendre. Il jeta un regard en contrebas, on voyait des ombres... il regarda Colombe. « Tu crois que c'est le moment? » fit-il, toujours en chuchotant. Il fit un geste vers les autres, derrière, et ils les rejoignirent.

Colombe donna ses ordres. Günter allait aller voir, en éclaireur, pour être sûrs qu'ils ne vendraient pas leur présence en débarquant pour rien. Peut-être était-ce un éclaireur ennemi, d'ailleurs. Il hocha la tête, recula sur les coudes et disparut à leurs yeux, utilisant son pouvoir de camouflage. Il contourna la bute sur laquelle ils étaient juchés. Si les ennemis arrivaient du nord-est, là où était leur dernier raid, ils allaient probablement arrivé d'en face de l'endroit où était posté ses coéquipiers. Il se dirigea donc vers là, faisant bien attention aux pas qu'il faisait pour ne pas faire de bruit. S'approchant, il perçut des ombres, qui se faufilaient dans les maisons. Un nouveau cri étouffé se fit entendre.

** [Colombe] Si ce n'est pas ceux qu'on cherche, le village se fait tout de même bel et bien attaqué. Et pour l'instant, ce sont des humanoïdes, bien qu'ils semblent plutôt grands, je n'y vois rien d'impressionnant. Faudra tout de même resté prudents, s'ils ont réellement la capacité de se transformer en prédateur...! **

Le demi-incube resta immobile dans l'ombre d'une maison, attendant les ordres, quant on le bouscula subitement. La personne était sortie de nul part. Malheureusement, cela compromettait son camouflage et sa présence. Il se retourna d'un coup et lui plaqua la main sur la bouche... puis la retira, fronçant les sourcils. « T'aurais pu prévenir que tu me rejoignais, idiote. » dit-il à voix basse à Colombe, alors qu'elle le fusillait du regard, car il l'avait insulté. Il n'en fit pas grand cas et pointa la maison d'en face. Quelqu'un faisait le guet à la porte. Puis il pointa plus loin, où une autre personne faisait le guet devant une autre maison. « J'en ai compter environ sept, ce sera facile. » fit-il. Bien sûr, il ignorait que c'était des norrois, et qu'ils n'avaient envoyés que quelques personnes pour un petit village, et que le gros des troupes étaient plus hauts, prêt à venir en renfort.

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Colombe



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MessageSujet: Re: Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]   Dim 26 Juin - 18:56

Colombe espérait que leur mission permettre enfin de s’informer sur les nombreux raids qui sévissaient dans les villages. Ils n’avaient eu que très peu d’informations sur les responsables de ces attaques. Au début, elle avait pensé que Shola pourrait être responsable, mais les ennemis semblaient venir du Nord et les rumeurs décrivaient des hommes de grandes tailles qui pouvaient se transformer en animaux, ce qui ne correspondait pas vraiment à leurs cousins. Elle espérait que la vision de Douhbée se révélerait juste. Elle avait préféré la laisser derrière, craignant que la mission ne soit trop dangereuse pour l’adolescente qui manquait encore d’expérience en combat. À cinq chevaliers, elle ne pensait pas qu’ils courraient vraiment de risque, mais être accompagné d’une écuyère aurait pu leur nuire à tous et les mettre en danger si jamais ils avaient à battre en retraite.

Accroupis, cachés de possibles attaquants, le petit groupe attendait le début de l’attaque avant d’intervenir. Un bruit étouffé signala à Colombe qu’il était temps d’y aller. Elle donna des ordres à ses compagnons d’arme, demandant à Losly d’agir en éclaireur en utilisant son pouvoir de camouflage. Après quelques minutes, son sous-chef lui confirma que le village était attaqué par des humanoïdes plutôt grands, mais pas plus impressionnants que cela. Même en étant seulement cinq, la jeune femme pensait qu'ils pourraient facilement repousser l'attaque, ne serait-ce que grâce à leurs pouvoirs et à leur entraînement. Elle voulut répondre à Losly, mais réalisa qu'elle était incapable de communiquer avec lui par télépathie. Colombe fronça les sourcils. L'un des attaquants avaient-ils le pouvoir de couper toute communication? Elle fit une toute petite tornade à côté d'elle, pour vérifier que ses autres pouvoirs fonctionnaient toujours. Il semblerait que oui. C'était tout de même étrange qu'ils ne puissent plus communiquer par télépathie à partir de maintenant, alors que l'un des leurs était déjà en danger, dans le village... Une petite voix lui disait que tout cela pourrait très bien être un piège, mais que pouvait-elle faire? Laisser les villageois se faire massacrer, et Losly avec? Ils ne pouvaient même pas appeler des renforts, qui aurait de toute façon mis trop de temps à arriver.

Son instinct lui disait de partir à toute vitesse, mais elle ne pouvait pas laisser un des siens en danger, même si c'était Losly. Ou parce que c'était Losly...? Il était clair que la jeune femme allait aller le rejoindre. Restait à déterminer si les autres chevaliers devraient l'accompagner... Pour se faire prendre eux aussi? Non, il voudrait probablement mieux qu'ils quittent et avertissent le reste de l'ordre du danger réel que pouvait représenter ces nouveaux ennemis.

«Nous ne pouvons plus communiquer par télépathie... Je crains que tout ceci ne soit un piège. Il vaut mieux... Il vaut mieux que vous partiez, avant de vous faire prendre. Je vais aller chercher Losly... À deux, nous pourrons plus facilement nous éclipser qu'à cinq. Les villageois... Je ne pense pas qu'on puisse les sauver... De simples brigands ne seraient pas aussi organisés...» Prendre une telle décision n'était jamais facile. En demandant aux trois chevaliers de quitter, elle condamnait le village à la mort ou l'esclavage. Mais si elle leur demandait de combattre, ils subiraient le même sort. «Partez tout de suite... On vous rejoindra.»

Peut-être. Avec de la chance. Colombe se leva, dégaina son épée et descendit vers le village en essayant de faire le moins de bruit possible. Longeant les murs des maisonnettes, elle tentait de rester dans l'ombre, jusqu'à ce qu'elle bouscule quelqu'un qui la plaqua contre le mur et mit une main contre sa bouche. Elle fut soulagée de reconnaître Losly, qui la relâcha dès qu'il l'eut reconnut, lui aussi. Il la traita d'idiote puisqu'elle ne l'avait pas prévenu qu'elle allait le rejoindre. Imbécile, il n'avait pas remarqué que quelque chose se tramait? Il se trouvait drôle, à l'insulter dans une telle situation? Le sous-chef ignora le regard glacé qu'elle lui lança et pointa des hommes qui faisait le guet à la porte de deux maisons. Il disait avoir compter sept assaillants. Normalement, Colombe se serait fâché contre lui de l'avoir insulté, mais elle avait d'autres soucis en tête. S'ils étaient seulement sept, pourraient-ils les affronter? Était-ce un simple hasard que leur pouvoir de télépathie ne fonctionnait plus?

«Losly», chuchota-t-elle, «Je ne pouvais pas communiquer avec toi par télépathie. Quelque chose se trame ici, peut-être que c'est un piège...» Un enfant cria dans une maison toute proche et le coeur de Colombe se serra. Allait-elle tous les abandonner à leur sort? «Je.... Si on reste... Si on se bat... Je ne sais pas... Ça va mal finir... On devrait- »

Elle se tut devant une scène curieuse : un aigle alla se poser devant un des brigands (si c’était vraiment des brigands) et se transforma en une grande femme musclée. C’était donc vrai que ces étrangers avaient le pouvoir de se transformer en animaux? La nouvelle venue pointa droit dans leur direction. Les avait-elle aperçut alors qu’elle volait autour du village? Pas le temps de se poser des questions : le duo s’approchait maintenant d’eux, bientôt suivi par une troisième homme, celui qui gardait une maison un peu plus loin. Tant pis pour le plan de filer en douce… Un vent se leva autour d’eux ; Colombe préparait une bourrasque qui ferait tomber  leurs assaillants.

«J’espère qu’ils sont vraiment juste sept…» Marmonna-t-elle.

[Tu peux dire que Colombe envoi du vent pour les faire tomber et qu’elle utilise son pouvoir de vague d’adrénaline sur Losly, si ça semble devenir nécessaire!]
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Losly G.
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MessageSujet: Re: Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]   Mer 29 Juin - 20:42

Losly ramena son regard sur Colombe en fronçant les sourcils lorsqu'elle lui dit qu'elle ne pouvait pas communiquer avec lui par télépathie. « Mais comm... » il n'eut pas le temps de finir sa question, qu'un cri l'interrompit. C'était un enfant. Le chevalier sentir ses muscles se tendre alors qu'il serrait les dents. Piège ou pas, il ne pouvait pas les laisser à leur triste sort! Il serra les poings, alors qu'elle clamait son incertitude, et son inquiétude. En tant que chef, elle devait être partagée entre son devoir de protéger le village et celui d'épargner la vie de ses chevaliers. Il soupira, ne faisant pas attention à pourquoi elle s'interrompait, il répondit : « Alors dit-toi que ce n'est pas ta décision et la mienne, tu n'as pas à l'assumer. » Il se tourna vers ce qu'elle regardait, à temps pour voir l'aigle achever de se changer en femme.

Ainsi, les rumeurs étaient vrais? Pas le temps d'y penser qu'on les pointa du doigts. « Merde, on est repéré. » Le vent se souleva autour d'eux, et Colombe mentionna qu'elle espérait qu'ils étaient vraiment seulement sept. « Moi aussi... » fit-il... « Où sont les autres? Tu les as renvoyé? » Devant son air, il devina la réponse. « Bon sang, on devra faire sans...! » On les héla, du moins, c'est ce qu'il comprit de leur charabia. Il fit un pas en avant, cachant sa compagne, espérant qu'elle ne soit pas repéré, du moins pas tout de suite. Étant venu ici camoufler, ce devait être elle qui avait attiré l'attention. Bah, tant pis, un bon combat ne lui ferait pas de mal, il pouvait bien se les faire les sept à lui tout seul, il avait l'endurance pour ça!

Sortant sous les rayons lunaires, le chevalier se campa devant eux, en position défensive, l'épée sortit. Il portait une lourde armure, mais elle se coula rapidement le long de son bras, remontant sur ses jambes, pour se fondre dans son épée. Il allait commencer cela avec Kriesa, car c'était du sérieux. Bientôt, il ne fut qu'un tunique de combat de cuir, résistant mais léger, idéal pour son style de combat. Durant ce temps, la princesse chevalier avait balayer les brigands, deux tombèrent, mais pas la femme-aigle. Elle devait être habituée aux grosses bourrasques! Ils jetaient des regards surpris sur l'arme de Losly qui avait atteint une taille impressionnante. Bien qu'ils fussent tous plus grands que lui, sauf la femme qui avait la même taille, Kriesa atteignait leur taille, debout.

Deux autres les rejoignirent, une femme et un homme. Les deux hommes au sol se relevaient. Pas de soucis, avec la chef derrière pour le soutenir, il ne s'inquiétait pas sur l'issu de ce combat! Il chargea dans un cri de guerre en soulevant sa lourde épée comme si elle ne pesait rien, surprenant ses adversaires qui ne s'attendait pas à une telle rapidité. Günter sentit, dans ses tripes, l'adrénaline l'envahir à un niveau bien plus élevé que ce qui était habituel, décuplant sa force et sa vitesse, déjà supérieures à la moyenne. Il y avait là la marque de Colombe. Il eut un sourire en coin alors qu'il portait un coup de taille vers les assaillants, les balayant de sa lame. Deux bondirent assez loin, l'un se fit entailler les vêtements, l'autre reçut la lame dans les flancs et s'écroula en grognant. Il aurait pu finir faucher, mais il n'était qu'ouvert... retenant ses tripes.

Sans attendre, Losly se remit en position. Ses adversaires commençaient à comprendre que l'adversaire était de taille, et pas seulement sa grandeur.
« What a great sword! Let's see if you're so swift when we are close to you! » Il ne comprenait rien à leurs paroles. Il décida de leur répondre, alors qu'ils se déployaient autour de lui. Il abaissa légèrement son arme, laissant croire à une ouverture. « Je suis le chevalier Losly d'Alombria. Vous devez quitter ces terres qui ne sont pas vôtres ou le payer de vos vies! » Son avertissement tomba dans le vide. « What does he say? » fit la femme-aigle. « Who care, get him! » lui répondit un des hommes. L'échange se passait dans une langue totalement inconnu.

La femme fonça sur lui, glaive en main, et Losly bloqua sans difficulté. Il avait conservé des bracelets de fer couvrant tout son avant-bras. Il bloqua donc avec son bras gauche puis souleva l'arme de sa seule main droite. Le geste surprit la femme qui n'eut que le temps de s'accroupir avant que Kriesa ne lui passe au-dessus de la tête, mais elle n'avait pas prévu que le chevalier suive le mouvement, pivotant sur lui-même et lui envoyant son genou sous le menton, provoquant un craquement sinistre. La force du coup avait été suffisante pour lui casser plusieurs dents, et sans doute la mâchoire, elle s'écroula au sol, inerte. L'un des hommes s'étaient approchés de Colombe, l'ayant repéré. Il avait déjà éliminé deux assaillants, sur les cinq actuellement présents.

La chef savait suffisamment se défendre. Encore sous l'effet de son pouvoir, Losly ne laissa pas le temps aux deux autres de réfléchir et souleva sa lame par-dessus son épaule pour aller faucher l'un d'eux par les airs, l'homme bondit agilement sur la droite, mais c'était sans compter la puissance de Losly qui joignit sa première main à la deuxième sur le pommeau de sa lame et fit dévier la trajectoire qui lui faucha une jambe. Le deuxième assaillant profita qu'il ait les deux mains sur l'arme pour l'attaquer par-derrière. Un cri de Colombe poussa le chevalier à se pencher, évitant une lame qui lui coupa quelques mèches de cheveux -quel gâchis!- et il pivota pour lui envoyer son coude en pleine poire. La femme, car c'était une femme, eut la brillante idée de tourner la tête, lui évitant ainsi de finir le visage fracturé comme l'autre.

Bondissant vers l'arrière, elle lâcha un cri, qui eut tôt fait de rapatrié les deux autres hommes dans les chaumières.
« What a little lamb you got, Illaoi! » fit l'un d'eux. « Shut up, you bastard. I want this man alive, hit him like you are the best to do. He'll be a good slave. » Pendant l'échange, Losly recula vers Colombe, doucement. L'homme qui avait parlé était littéralement immense. Losly ne doutait pas qu'il demeure le plus fort d'entre les deux, de part son pouvoir, mais sans son pouvoir, jamais ses muscles ne pourraient atteindre la taille de ceux-là... Il tenta de communiquer avec la chef par la télépathie, mais échoua. « You want to enslave this shitty man? You're crazy. » Et sur ces mots, Losly se fit charger par le colosse, qui s'arrêta à quelques pas de lui, regardant par-dessus son épaule.

Il n'avait pas réussit à atteindre la position de la chef, s'étant éloigné durant le combat.
« Look, he gets his girlfriend with him! What a kind man! » La remarque fut suivit de rire gras alors que les regards se portaient sur la femme chevalier. Losly serra les dents. Il ignorait la nature de leur conversation, mais on ne les prenait pas au sérieux malgré les dégâts qu'ils avaient causés. Le quatrième, celui qu'il avait blessé à la jambe, semblait être d'autre humeur que la rigolade. « Got them bloody hell! This man is dangerous, be careful. He's as fast as a cat and strong as a bear! » Le colosse le regarda, une lueur moqueuse dans son regard. Losly lui servit un sourire à son tour. S'il voulait jouer, il pouvait jouer!

L'homme lui porta un coup d'estoc que Losly esquiva sans peine, soulevant sa lourde épée comme si elle n'était qu'une dague et ripostant. Ils échangèrent quelques coups, assez pour voir le sourire disparaître du visage de son adversaire qui ne s'attendait pas à tomber contre plus fort que lui. Le demi-incube ignorait combien de temps encore le pouvoir de Colombe ferait effet, et il anticipait les effets secondaires qui allaient suivre lorsqu'il se tarirait. En tournant sur lui-même, il asséna un coup de poing sur la tronche du brigand qui s'ensuivit d'un solide coup avec son aile, bien que peu forte, elle eut pour effet de déséquilibré l'adversaire, qui tomba au sol. Le chevalier posa son épée sous la gorge de l'homme, qui ne bougea pas. L'épée était assez longue qu'il soit hors de portée, il pouvait le tuer d'un seul geste.

« Fichez le camp et ne revenez jamais, et vous serez épargné! » Fit le sous-chef, dans une dernière tentative. Mais ce fut plutôt des applaudissements qui lui répondirent, mais pas de la petite bande qui les entourait, ça venait de plus loin. Quelle ne fut pas l'horreur de l'homme lorsqu'il découvrit une vingtaine de soldats qui avançaient vers eux, et ça, ce n'était que ce qu'il voyait, il semblait y en avoir d'autres plus loin. D'autres brigands en renfort... Un piège, qu'elle disait, pas vrai? Et merde... « N'approchez pas où je le tue! » fit-il, menaçant, abaissant légèrement sa lame qui entailla un peu le cou de sa victime, qui ne pouvait pas soulever la lourde épée sans se blesser sévèrement, ni s'en réchapper sans perdre la tête.


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Ansgar
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MessageSujet: Re: Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]   Mer 29 Juin - 22:38

Ils avançaient à travers les bois dans un mouvement régulier. Le Grand Ours du Nord était en tête de la garnison alors qu’Illaoi leur avait envoyé un message télépathique pour leur faire part du village qu’elle et son groupe avaient envahi. Ansgar avait nommé l’Oracle à la tête du petit groupuscule afin qu’ils explorent les environs et débusquent des villages encore inexplorés. Selon ses propos, elle avait découvert un petit bourg plutôt prospère et avait visiblement besoin d’aide pour le dépouiller de toutes ses richesses. Ansgar avait demandé à Idris de lui répondre de la même façon (puisque lui-même ne possédait pas de don de télépathie), prétendant qu’il ferait une escale à l’endroit désigné avant de se diriger vers les côtes. De nouveaux navires norrois allaient quitter le port improvisé afin de se rendre vers le nord et le chef avait un message à transmettre à son père en plus de devoir s’assurer que tout était prêt pour le départ. Idris s’y rendait déjà à l’heure actuelle en compagnie de Sigfried, Elin, Bhali et Dathrek. Elle et son aîné s’étaient donné rendez-vous au crépuscule et donc, Ansgar n’avait pas beaucoup de temps à perdre. Il allait se rendre au village pour jeter un coup d’œil à ces richesses, discuter avec Illaoi afin d’établir le prochain plan d’action, laisserait une poignée d’hommes de plus auprès d’elle, puis partirait vers l’est.

La garnison des Guerriers du Kodiak progressèrent en silence. Seuls les bruits de leurs équipements pouvaient être perçus alors que leurs pas étaient étouffés par l’herbe et la terre. Levant la tête, le guerrier remarqua que Hanna, l’une de ses combattantes, planait mollement au-dessus de lui sous sa forme animale, soit une chouette rayée. La jeune femme avait toujours préférée revêtir l’apparence de son totem ce qui faisait en sorte qu’il avait parfois du mal à la reconnaître lorsqu’elle se présentait devant lui sous forme norroise. Toutefois, elle était une excellente éclaireuse, tout comme Bhali. Désirant donc profiter de ses talents de repérage, Ans émit un sifflement strident, faisant ainsi comprendre à la jeune femme de passer devant. Le rapace ne se fit pas prier et battit plus rapidement des ailes en hululant, disparaissant par le fait même à travers le feuillage épais des arbres.

Les minutes s’écoulèrent avant qu’un nouveau message télépathique ne raisonne à nouveau dans la tête du chef. Illaoi lui fit un bref rapport de la situation actuelle, mentionnant que deux inconnus s’étaient infiltrés dans le village et avaient foutu une pagaille pas croyable. Visiblement, elle n’avait plus le contrôle de rien et avait besoin d’un coup de pouce afin de redresser les choses. Voilà qui était légèrement décevant. Lui qui croyait que la jeune femme était digne de confiance… Il s’était peut-être trompé? Sous l’effet de cette mauvaise nouvelle, le grand guerrier se massa une tempe et pressa le pas de ses hommes, décidé de venir en aide au groupuscule qu’il avait préalablement dépêché sur les lieux.

La végétation fut de moins en moins dense et l’aîné du clan Drakkhen put enfin voir la scène dont lui avait parlé Illaoi. Il y avait du sang partout et des plaintes de douleur montaient à ses oreilles. Certaines provenaient de ses hommes, d’autres des villageois ayant été faits captifs. C’est alors qu’il remarqua que Hank (l’un de ses guerriers les plus costauds) c’était fait terrasser par un individu inconnu aux oreilles pointues et dont le dos était orné d’ailes. Tout près de lui se tenait une femme à la chevelure flamboyante. Tous deux semblaient lourdement armés (surtout l’homme, à voir la taille de sa lame) et prêts à combattre quiconque se tiendrait sur leur chemin. À première vue, ces deux-là ne semblaient pas avoir remarqué sa présence puisqu’ils étaient trop occupés avec leurs premiers assaillants.

L’homme qui tenait Hank en joug beugla quelques propos inconnus à son égard et Ansgar décida qu’il s’agissait du meilleur moment pour intervenir. Il se mit à applaudir lentement et sarcastiquement le duo, désirant visiblement attirer leur attention pendant qu’Hanna s’approchait par derrière… Le guerrier à l’épée démesurée se retourna vers lui et écartilla les yeux en remarquant la présence de la garnison. Il ajouta quelques propos à l’intention d’Ans et piqua la gorge d’Hank du bout de sa lame.


- Ansgar Drakkhen, cria Illaoi pleine d’espoir. I’m so glad to see you! Those two made such a mess…

Le Grand Ours leva la main pour la faire taire. Il était franchement déçu d’elle. Il la mettait à la tête d’un seul escadron et quelques heures plus tard, la moitié de ses hommes étaient estropiés et d’autres avaient perdu la vie… Ils allaient devoir discuter en tête à tête tous les deux, lorsque la situation serait plus appropriée. Le chef de la garnison planta son regard sur l’homme ailé, puis sur la rouquine qui l’accompagnait. Au passage, il nota l’étendard dont était ornée leur tenue respective. Le même emblème trônait sur la tunique d’Adelyn et Ansgar comprit immédiatement qu’ils faisaient partis du même ordre. Douce ironie.

- So, you two came here to save those villagers, fit-il d’un voix détachée en désignant du menton le village qui s’étendait derrière eux. What an honorable thing to do! But, you know… we are legion… and you both are alone. How do you manage to win this fight?

- Be careful, Ansgar! Cria le norrois estropié qui craignait maintenant l’homme ailé. This guy is pretty tough and fights like a demon! He killed Stephen with just one blow!

Ansgar hocha de la tête en direction de ce dernier puis regarda Illaoi alors qu’elle lui balança un nouveau message télépathique. Elle désirait garder le guerrier aux oreilles pointues comme esclave. Il n’était pas contre, mais elle allait devoir être extrêmement prudente. Ces deux-là semblaient plutôt dangereux. L’aîné du clan Drakkhen ramena son attention sur ses deux adversaires, puis émit un nouveau sifflement strident. Hanna reprit alors forme norroise juste derrière la femme rousse et plaqua une dague sur sa gorge délicate. « Don’t move or I’ll kill you » lui sussurra-t-elle à l’oreille avec un sourire méprisant. Illaoi, pour sa part, attrapa un rocher gros comme son poing et le balança au visage de l’homme ailé afin de le déconcentrer. Un autre norrois - jusque là toujours caché dans la chaumière voisine - sortit en trombe de la maisonnette et bondit sur le guerrier ailé, le forçant au passage à récupérer son arme pour se défendre. L’alombrienne rousse, quant à elle, ne semblait pas être dépourvue de ressources et désarma rapidement Hanna en un mouvement fluide et rapide. C’est à ce moment qu’Ansgar décida d’intervenir.

Le Grand Ours du Nord s’élança vers la guerrière et attrapa son poignet alors qu’elle semblait vouloir abattre une dague sur Hanna. Il tira violemment sur son bras afin de la déstabiliser puis flanqua un coup sur sa main pour la forcer à lâcher son arme. D’un mouvement du pied, il envoya valser sa lame un peu plus loin et se pencha vers l’arrière pour éviter le poing qu’elle s’apprêtait à lui balancer en pleine gueule. Un sourire amusé trônait sur les lèvres du chef norrois alors qu’il semblait bien apprécier la fougue de la femme qu’il combattait. Elle était solide, rapide et bien entraînée… un peu comme Adelyn. « You remind me of AdelyndAlombria » fit-il, un sourire narquois aux lèvres. « If you see her, just tell her that I miss our intimate moments in my tent! ». Bon, la jeune femme ne devait pas comprendre un traître mot de ce qu’il disait, mais quand même! Dans un mouvement rapide, Ansgar porta une main à sa taille et dégaina son glaive afin de dévier le coup d’épée que tentait de lui porter la rouquine. Il fit ensuite tournoyer son arme afin de pourfendre son adversaire quand soudain, celle-ci se tourna vers lui et tendit la main en sa direction. Une puissante bourrasque de vent le frappa de plein fouet, le renversant au passage. Le chef de la garnison tomba lourdement sur le dos au sol puis sentit que quelque chose clochait avec son glaive. Tournant la tête, il fut surpris de constater que celle-ci c'était ramollie et fondait comme un glaçon. Il relâcha sa poigne sur celle-ci, histoire d'éviter de se retrouver avec de l'acier fondu sur les doigts. Il n’avait toutefois pas dit son dernier mot! Il roula sur lui-même puis se remit habilement sur pieds. C’est alors qu’il fit appel à son totem.

Là où se trouvait préalablement un grand gaillard se tenait maintenant un immense ours kodiak se tenant sur ses pattes arrière et à la gueule écumante de bave. Il poussa un rugissement assourdissant puis frappa la rouquine de toutes ses forces avec sa patte droite, la faisant valser contre le mur d’une chaumière. Les Guerriers du Kodiak poussèrent des cris de ralliement et décidèrent de se mettre de la partie.

L’ours du nord n’allait pas accepter la défaite de ses hommes si facilement.
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Losly G.
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MessageSujet: Re: Ce ne sont pas de simples captifs [TERMINÉ]   Sam 24 Sep - 15:38

De toute évidence, on se foutait de son avertissement. Losly regarda sévèrement ses adversaires, ne comprenant pas un traître de mot de leur charabia, mais prêt à défendre sa vie et celle de Colombe. L'homme à ses pieds parla et le demi-incube abaissa dangereusement sa lame en signe d'avertissement. Il n'hésiterait pas à lui trancher la tête. Le nouveau venu semblait analyser la situation, et le sous-chef était vraiment pris au dépourvu. Ils étaient si nombreux! Il lança un regard vers Colombe. Ils devaient s'enfuir et vite. Son regard exprimait la même pensée. Il revint vers l'homme devant lui. Le meilleur était de détourné leur attention pour s'en aller, et peut-être ainsi pourront-ils revenir mieux équipés pour les chasser, une autre fois. Si seulement Douhbée aurait pu prévoir ça, aussi...!

Il avait quoi à siffler cet hurluberlu? Il le sut rapidement, alors le bruit qu'il y eut près de sa chef, il se tourna pour regarder, mais revint rapidement à ses affaires sous l'avertissement de Colombe et évita de peu une grosse pierre qui passa près de sa tête, quelques secondes après un guerrier arrivait de nul part et lui fonçait dessus, lame devant. Pris au dépourvu, il du lever son épée pour parer, ce qui permis à son captif de rouler plus loin. Et merde. Il était arriver trop vite pour qu'il eut le temps de faire fondre la lame, mais maintenant... il tendit la main devant lui et la lame de son ennemi fondit sous ses yeux hagards.

La femme, le nouveau venu et celui qu'il avait terrassé plus tôt était maintenant autour de lui. Il agita des ailes, prêt à s'en servir pour se défendre, créant un périmètre autour de lui. Les éclats de voix l’amenèrent à porter son attention sur Colombe et son attaquant, incapable de distinguer ce qui se disait. Il fit fondre la lame de l'homme en le voyant y porter la main, ce qui l'empêcha de s'en servir, mais dû se défendre, car quelqu'un lui avait sauté dans le dos. L'attrapant par les épaules, il le tira sans difficulté et l'envoya rouler plus loin. Il jeta un regard noir à ses assaillants en repliant ses ailes dans son dos. Ça n'allait certainement pas se passer comme ça!

Un rugissement attira son attention et il écarquilla les yeux en constatant que l'homme qui assaillait la rouquine était devenu... un ours! UN OURS! Il jura et hurla : « Colombe, attention! » Comme si elle ne l'avait pas vu de toute façon. Ce qu'elle aurait eu tôt fait de lui faire remarquer si la situation avait été différente. Elle se reçut un incroyable coup de patte qui l'envoya dans une roulade s'écraser contre un mur. Elle s'évanouit sous le coup. Il se sentit aussitôt pris d'une puissance hors du commun, enragé de voir la jeune femme dans cette état, il donna aussitôt de puissants moulinets avec son épée et tint ses adversaires en respect. Il voulait se rapprocher d'elle, mais l'ours s'interposait et semblait le narguer.

« Fils de pute, tu vas le regretter! » lança-t-il à la bête. Il lui sembla qu'on s'écartait pour les laisser ensemble, ou peut-être était-ce parce qu'ils prenaient de l'espace. Il n'alla pas bien loin de toute façon. Quelque chose s'enroula autour de ses chevilles et il n'arriva plus à faire un pas. Il vit un serpent s'enrouler autour de ses jambes et donna un grand coup de pied. Il manquait d'élan, sinon il l'aurait déchiré, il en était sûr, mais la fichue bête tenait bon. Ce qu'ils étaient lourds ces fichus guerriers-animaux! Il se débattit lourdement contre les deux hommes qui étaient venus l'immobiliser, mais il arrêta rapidement tout mouvement. L'ours était redevenu un homme et se penchait sur Colombe en lui jetant un regard et des paroles.

Gûnter déglutit. L'autre la retourna sur le dos et Colombe geignit, comme semi-consciente. Il pâlit. Il ne comprenait rien, mais c'était évident que la vie de celle-ci était en jeu. Il poussa un grognement mécontent et baissa les bras, lâchant son épée qui tomba lourdement au sol. Il croupit l'échine en serrant les dents. Ça n'allait pas se finir comme cela! Ils allaient sortir de là, tôt ou tard! Il devait savoir dans quel état elle était. Il la regardait fixement, déchiré entre plusieurs émotions. L'idée qu'ils puissent l'achever l'effleura et alors qu'on la manipulait, il s'agita. « Ne la touchez pas! » mais on l'ignora, on lui parla, il ne comprenait rien à rien.

On le frappa à la tête, il fronça les sourcils et tourna le regard. La personne coupable le regardait, interloqué. Techniquement, il aurait dû s'évanouir sous l'impact. Mais non, il était debout et le regardait comme s'il lui avait tapoté l'épaule! Les brigands se parlèrent entre eux, visiblement impressionné devant la résistance de l'alombrien. En voyant Colombe s'éloigner, il eut un mouvement vers elle, on le retint. Ils discutèrent finalement entre eux, le ligotèrent solidement, et le poussèrent à la suite de la jeune femme. Il avança sans rechigner, et ils comprirent qu'il irait où elle allait. Pas besoin de l'assommer - ça semblait plutôt compliqué en fait.

Ils marchèrent un moment, lui, il ne quittait pas Colombe des yeux, et celui qui la portait. L'homme-ours de tout à l'heure semblait prendre les devants et après un long moment, se retourna, échangea quelques mots, et s'en alla avec les hommes qu'il avait prit pour arriver. Losly inspira profondément et serra les poings. Ce salopard allait payer pour le coup qu'il avait donné à la belle rouquine et il allait s'en assurer! Les traces de griffure pourrait lui laisser des cicatrices... ou la tuer. Il serra les dents si fort qu'il les sentit grincer.

On les amena dans un campement. Colombe fut posé sur une couchette de fortune et on se pencha sur ses blessures. On le ligota à un arbre. Il eut un sourire en coin et se laissa faire. Comme si cette cordelette pourrait le retenir. Il repéra Kriesa. Les guerriers semblaient l'apprécier et l'examiner, juste un peu plus loin. Il se concentra dessus et entreprit de la faire fondre en parti, ce qui l'émoussa sévèrement et la déforma. Il entendit les exclamations de dépits et sourit, satisfait. On se tourna vers lui et il reçut un coup de poing dans le ventre qui ne le fit pas broncher. C'était douloureux, mais il avait connu pire.

Puisqu'il ne flanchait pas, il se méritait plusieurs autres baffes avant qu'une femme se mette à invectiver les autres, selon le ton qu'elle employait, et qu'on le laisse tranquille. Elle l'examina, il ne broncha pas. Il n'aurait pas une marque, ce qui semblait l'impressionner. Elle lui parla, mais il ne comprenait pas. Elle pointa la chef des chevaliers en parlant. Il fronça les sourcils. Que voulait-elle dire? Elle le regarda pensivement et lui fit signe de regarder. Elle s'approcha de Colombe, lui fit signe de rester tranquille, se pencha sur elle et commença à lui apporter des soins. Il ne broncha pas. Ensuite elle le pointa, cogna ses points ensemble et asséna un coup de pied dans les cotes à la jeune femme ce qui le fit blêmir et se tendre dans ses liens. Le message était clair. S'il était tranquille, son amie serait bien traitée. S'il brassait... Il baissa la tête, résigné.

Il tenta un contact télépathique, ce n'était pas la première fois, mais il échoua encore. Il pesta intérieurement et regarda les soins qu'on apportait à la princesse. Il devait les sortir de là.

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Quatre jours plus tard, il réussit à avoir un contact télépathique, et demanda aussitôt à ses chevaliers d'amener des renforts en donnant leur position approximative selon leurs déplacements, car ils avaient beaucoup bouger ces derniers jours. Ces fichus connards pillaient les villages et capturaient femmes et enfants, des hommes aussi parfois. La femme qui lui portait une attention particulière venait souvent le voir, le nourrissait, l'abreuvait, elle l'avait même détaché quelques fois. Il avait fini par comprendre, à force d'observation, que les esclaves qu'ils capturaient pouvaient aussi servir à autre chose.

Il avait entendu, en serrant les dents, des hommes violés des femmes. Heureusement, Colombe était trop mal en point et on ne l'avait pas touchée. Mais il craignait le moment où elle serait sur pied. De toute évidence, cette Illaoi, il avait comprit son nom, voulait en faire un amant. Son attitude, les caresses qu'elle lui attribuait parfois sur les épaules, les bras et le visage, parfois les cuisses, étaient équivoques. Il ne bronchait pas. Elle lui susurrait un tas d'affaires incompréhensibles. Il n'allait pas rester. Elle se faisait des idées. Il n'allait pas flancher. Pas question.

Deux jours après avoir contacté son équipe, on lui envoya par télépathie qu'ils n'étaient pas loin, et prêt à intervenir. Malheureusement, peu était disponible et il ne voulait perdre personne. Il ordonna donc d'attendre, il voulait évacuer Colombe avant de récupérer les villageois, il était persuadé qu'on la tuerait à la première occasion si quelque chose devait se passer. Ainsi, ce jour là, quand le soleil commença sa descente et qu'Illaoi revint lui faire des avances. Il la regarda dans les yeux, plutôt que de regarder ailleurs, comme il avait prit l'habitude. La chose sembla lui plaire, elle sourit, et parla dans sa langue étrange.

Il fallait qu'elle le détache. Il attendit donc. Elle le caressa, lentement, les bras, les épaules. Il était assis en tailleur au sol. Les mains attachées dans le dos à un arbre. Colombe était dans une situation similaire plus loin. Elle souffrait de ses blessures, mais s'en sortait. Il lui avait communiqué par télépathie son intention de la sortir de là avant toute chose, et n'avait pas accepter de compromis. Elle était leur chef, et princesse de surcroît. Pas question de risquer de la perdre. Il savait que la femme narguait la guerrière rousse quand elle s'approchait de lui. Comme si cela aurait pu provoquer de la jalousie chez son ex-copine! Elle avait bien peu de discernement.

Soudain, elle saisit son visage et l'embrassa. Il répondit à ce baiser, avec hésitation. Son but était qu'elle en vienne à le libérer en le croyant enclin. Malheureusement, elle semblait plutôt avoir l'intention de... faire ça... là. Ils étaient bien en vue en haut d'une petite colline, bordée au bas par une clairière de moyenne envergure emplie de tentes de guerriers et d'esclaves. Derrière eux, dans la forêt, se trouvaient d'autres tentes et esclaves. Ok, ces gens n'avaient aucune pudeur. Elle devenait plutôt entreprenante et... bref voilà. Il se recula secoua la tête, et brassa ses liens. Elle fronça les sourcils et refusa en secouant la tête aussi. Il comprenait la gestuelle du moins.

Elle reprit son assaut et il pesta intérieurement. Il pouvait se défaire de ses liens en les brisant, mais cela aurait tôt fait d'attirer l'attention, ils étaient bien en vue! Il refusa d'aller plus loin, puisque ça ne marchait pas, et la femme sembla se mettre en colère et à l'invectiver. Selon le ton, du moins. Elle le gifla, il ne broncha pas, et elle l'embrassa à nouveau. Il resta de marbre. Cette femme était une vraie folle! Il entreprit donc de se concentrer sur son plan B. Il avait, au fil du temps, récupérer beaucoup de morceaux de métal en manipulant habilement son environnement.

Ainsi, il retira les espèces de bracelet qu'il avait dans ses manches - qui lorsqu'on approchait ses mains remontaient soudainement en changeant de taille pour rester discret - en les faisant fondre sur ses mains et manipula habilement le tout pour en faire une dague. Il coupa ses liens et, vivement, il leva les mains et brisa la nuque de la guerrière. Il jeta un regard autour, on ne l'avait pas vu. Il posa doucement le corps à côté et disparut en usant de son camouflage. Il n'avait pas beaucoup de temps. Il approcha de Colombe. « C'est l'heure, fichons le camp d'ici! » Il la détacha à l'aide de la dague et la lui tendit. Il avait récupéré l'épée de la brigande.

Los envoya un message à son équipe pour dire qu'il s'apprêtait à s'échapper avec Colombe. Ils ne firent que quelques pas avant d'être appelé et repéré. Un homme poussa un esclave devant lui et le sous-chef fronça les sourcils. L'homme, l'esclave en fait, suait abondamment et semblait vivre une crise d'angoisse, tout en louchant vers l'amoncellement d'armes à ses pieds. Colombe et lui hésitèrent. S'ils partaient, ils allaient évidemment tuer ce pauvre homme. Les assaillants arrivèrent vite sur eux et ils durent se défendre. Dans la cohue, Colombe se retrouva plus près de l'esclave et des armes, voulait-elle s'en procurer une? Était-ce voulu?

Quant à lui, il disparut de leur vision et se fraya un chemin dans la confusion pour se rapprocher d'elle qui semblait les tenir à distance avec son pouvoir du vent. Visiblement toujours blessée, elle ne s'en sortirait pas longtemps, il y avait un homme et une femme après elle. Il réussit à s'approcher suffisamment, mais il y eut soudainement des cris, un drôle de bruit et une lumière éclatante. Il n'eut le temps que de sentir l'onde de choc qui précéda l'explosion avant de comprendre que Colombe allait le manger de plein fouet. soit il intervenait, soit elle en paierait le prix. Il avait plus de chance de survivre, il ne prit même pas le temps d'y penser, l'évidence se forma dans son esprit et, avec sa vitesse surnaturelle, il fut sur elle en un temps record et l'entoura de ses bras et ses ailes.

Le souffle de l'explosion les propulsa plus loin et il sentit une douleur fulgurante joncher son dos, il geignit. Des voix résonnèrent dans sa tête, son équipe demandait ce qu'il se passait, tout tournait autour de lui, ses oreilles scillaient. Il sentait la chef se débattre dans ses bras et il réalisa soudainement qu'elle lui parlait et lui demandait de la lâcher. Il le fit. Écarter le bras du dessus, le gauche, lui provoquant une douleur qui le fit crier en grimaçant. Il était étendu sur le côté droit. Elle se releva et afficha un air horrifié. Il avait de nombreux débris, dans des armes, plantés dans le dos, les ailes... comme il y en avait partout autour, et de nombreux blessés. Ce que Losly n'avait pas vu, c'est que l'origine de tout cela était le villageois esclave qui avait implosé. Une sorte de pouvoir d'auto-destruction.

Tout était flou dans sa tête, il se sentait partir. Colombe lui criait après, mais il n'entendait pas, tout tournait, sa vue se brouillait. Il attrapa sa main qui était près et souffla : « Je survivrai. » avant de s'évanouir. Au même moment, les chevaliers débarquaient et constataient le chantier. On s'occupa aussitôt de secourir les villageois et de mettre hors d'état de nuire les brigands réduits à cause de l'explosion. Un de leurs chevaliers guérisseurs se dirigea droit sur lui. Il perdait abondamment de sang. Retirer les débris s'avéra difficile, certains avaient touchés des organes, d'autres brisés des os, il était en piteux états. Ils ne pouvaient pas tout retiré, sous peine de le tuer. Deux chevaliers le transportèrent d'urgence loin de tout cela, le guérisseur sur les talons. Si on ne s'occupait pas de lui, il allait mourir.



[RP Terminé]

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Kriesa, son épée.
Il lui manque une tête pour être de la même taille qu'elle.
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