Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]

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Capucine
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MessageSujet: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Jeu 18 Aoû - 20:51



Capucine – Dans le langage des fleurs, la capucine est un symbole de passion ardente et sert à déclarer sa flamme à l’élu(e) de son coeur.




Les bras déposés sur les rebords de sa baignoire, la demoiselle au teint mauve parme inspirait lentement avant de laisser son souffle s’échapper. Elle ferma les yeux doucement et pencha la tête vers l’arrière, laissant son corps glisser davantage dans l’eau chaude. Une odeur de fleur de cerisier émanait de son bain; cette fragrance avait été spécialement choisie en rappel du parfum qu’elle avait porté bien malgré elle lors du début de sa fréquentation avec un charmant homme blond. Sa longue chevelure ondulée était remontée en un chignon lâche, de façon à ne pas la mouiller inutilement.

Somme toute, malgré cette apparente nonchalance, la maîtresse des lieux avait la gorge nouée d’émotions. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle échafaudait son plan pour les heures qui suivraient et elle était anxieuse du résultat qui en découlerait. Elle pensait à son beau, dormant paisiblement dans son lit à l’heure actuelle, ne se doutant de rien. Elle n’avait pu trouver le sommeil depuis leur séparation suivant le repas du soir. Une partie d’elle se sentait coupable d’avoir refusé la proposition de son amoureux de marcher sous les saules pleureurs, en compagnie des lucioles, comme ils aimaient bien le faire de temps à autre. Son cœur s’était brisé à voir la déception dans son regard, ayant espéré qu’elle le rejoigne dans son lit encore une fois… S’ils n’avaient toujours pas partagé de plaisir de la chair, la magicienne n’étant pas prête jadis à aller aussi loin, le couple s’était néanmoins rapproché au cours des derniers mois. Ils avaient appris à se côtoyer et leurs caresses s’étaient faites plus intimes. La jardinière s’était glissée dans le lit de son pensionnaire un soir, cherchant le confort de ses bras à la suite d’un cauchemar concernant son enfance, puis elle s’était retrouvée à enquérir sa présence de plus en plus souvent… À un point tel qu’ils s’enroulaient dans les bras l’un de l’autre plus de la moitié des nuits.

À cela, Capucine soupira. Elle avait agi avec un plus grand dessein en tête. Elle attendait ce jour depuis un bon moment maintenant et priait intérieurement pour que son petit ami comprenne ses agissements. Si tout se déroulait tel que prévu, il ne tarderait à découvrir la raison derrière l’étrange agissement de sa compagne.

Le liquide s’évapora de la surface de la peau de la jeune femme au fur et à mesure qu’elle se levait. Ne restât sur elle que le parfum des fleurs, ainsi qu’une expression indéchiffrable tandis qu’elle observait sa silhouette dans le miroir. Tout devait être parfait… Or, comment savoir que tout l’était quand elle n’avait pas la moindre idée de ce qui attisait le désir des hommes? Plus particulièrement, ce qui faisait vibrer son homme. Elle n’avait eu que quelques occasions où Zackeriel avait partagé qu’un certain comportement ou qu’une vision particulière l’enivrait. La magicienne naviguait d’autant plus dans l’incertitude quant à ses attentes vis-à-vis ce corps qu’il n’avait jamais vu en entier. Ainsi, elle penchait la tête sur le côté, un bras croisé et l’autre porté à son visage. Que ferait-elle s’il venait à être… Non, elle ne devait pas s’attarder à cette éventualité. Sans quoi, elle perdrait tout le courage qu’elle était parvenue à amasser avec peine et misère récemment. Il était davantage profitable pour elle de passer un peigne fin dans ses cheveux pour éliminer tous les nœuds qui s’y trouvaient.

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- Zackeriel… Zackeriel, réveille-toi. murmura la maîtresse des lieux avec empressement, secouant le semi-elfe jusqu’à ce qu’il daigne ouvrir les yeux. Il était visiblement confus face à l’agitation de sa douce moitié. Celle-ci portait son éternelle cape longue, laissant uniquement ses cheveux cascader le long de son dos. J’ai besoin de toi maintenant. Allez, viens!

Elle lui prit la main, malgré la pénombre, et le hissa sur ses pieds. Elle l’entraîna prestement jusqu’à l’entrée pour qu’il enfile ses bottes à la vitesse de l’éclair et ne lui laissa en aucun cas l’opportunité de revêtir un chandail. Par après, elle l’attira à sa suite sans lui donner d’explication précise quant à la crise qui l’affolait à une telle heure de la nuit. Le couple se hâtait d’un chemin à un autre dans ce qui semblait être un ordre aléatoire mais, en réalité, ils se dirigeaient vers un point bien précis. L’ex-contrebandier passa à un cheveu près de percuter sa bien-aimée lorsque cette dernière s’arrêta promptement au milieu de nulle part. Par chance, il avait les réflexes aiguisés par des années de combat et de survie dans des milieux inhospitaliers.

- C’est par ici, fit-elle, ce qui eut pour résultat de déconcerter d’autant plus son camarade. Ils étaient, après tout, devant une haie épineuse et peu invitante longeant le sentier telle une menace omniprésente, pour ne pas dire étouffante. D’un savant mouvement de main de la jardinière, l’amas de plantes grimpantes épineuses frétilla avant de libérer un espace suffisamment grand pour qu’une personne adulte y passe. Suis-moi. Sa voix appelait à ce qu’on lui obéisse.

Le duo marcha ainsi un instant, avant de se retrouver face à une étroite vallée en bassesse. Capucine prit la main de son petit copain une fois de plus et lui demanda de lui emboîter le pas. Elle réitéra sa requête quand il prit une pause pour admirer les wistérias qui ornaient chaque côté d’un chemin apparaissant au milieu de nulle part. Elle devait fournir des efforts surhumains afin de ne pas sourire devant la stupéfaction du bandit. Elle savait pertinemment qu’il n’avait jamais mis les pieds dans cette partie isolée de Magnolia.

Elle ne fut cependant pas cruelle au point de lui défendre d’admirer la demeure qui se dressait fièrement au bout de la route. Cette résidence était nulle autre que la sienne, son refuge et son sanctuaire. Il s’agissait d’une somptueuse maison de pierre, aux fenêtres et aux portes en bois massif. Des wistérias lilas et blancs grimpaient sur sa façade, puis une myriade de fleurs ornait le sol autour de la maison, principalement des pivoines blanches et roses. La semi-insecte profita de cette distraction temporaire pour récupérer la clef qui était cachée à l’intérieur d’une fleur encore fermée. Silencieusement, elle déverrouilla la porte… vaguement préoccupée par le battement de son sang dans ses tempes. Elle ne s’était pas sentie nerveuse à ce point depuis des lustres!

- Comptes-tu rester là ou vas-tu entrer? demanda-t-elle, un sourire en coin laissant enfin sous-entendre que la panique n’avait été qu’une ruse pour attirer l’homme à la chevelure de blé jusqu’ici. Je croyais que tu voulais être le premier avisé d’un tour guidé de ma chaumière. La magicienne haussa les épaules et pénétra dans son logis, laissant la porte entrouverte pour son visiteur privilégié. Le bruit de ses pas lui indiqua qu’il l’avait suivie à l’intérieure. Tu as de la chance, il se trouve que ce genre de visite n’arrive qu’une fois tous les vingt-six ans. Sur ce, elle adressa un clin d’œil à son invité de marque. Elle lui avait volé ce comportement, car elle le trouvait craquant. C’était également sa façon de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une première dans la vie de l’hôtesse. Les bottes… fit-elle sans même se retourner, devinant que son amoureux était sur le point de marcher sur son plancher de marbre blanc sans avoir retiré lesdites bottes.

Ce fut un Zackeriel abasourdi qu’elle guida d’une pièce à l’autre, soit du hall d’entrée à la cuisine aux comptoirs recouverts d’onyx, avec son garde-manger bien rempli, au salon aux murs blancs et décorés de diverses fleurs mauves, lilas, rose et blanches, leurs feuilles étant la seule touche de vert. Elle lui laissa une minute pour observer la vue donnée par les portes françaises du salon, celles-ci donnant sur un jardin avec une fontaine menant à un escalier qui descendait jusqu’au niveau de la mer. Il sembla également surpris de la quantité phénoménale de livres dans les bibliothèques sur le mur gauche de la pièce. Elle le guida ensuite jusqu’à la salle de bain où elle s’était préparée plus tôt. Elle lui montra rapidement la salle de lessive, en plus de lui donner un aperçu d’une véranda à l’arrière où se trouvait une table avec deux chaises.

La jeune femme prit une grande inspiration avant d’inviter son amoureux à l’étage. En haut de l’escalier, elle tourna vers la gauche pour lui faire découvrir une serre intérieure. On pouvait voir la mer de la fenêtre et humer le parfum de la multitude de plantes qui constituaient les projets personnels de la jardinière. Par après, elle attira son homme dans le bureau où elle réglait les affaires de Magnolia. Ils passèrent ensuite devant la mezzanine, qui permettait de jeter un coup d’œil au salon et à la cuisine à aire ouverte au rez-de-chaussée. Des bacs étaient suspendus à la balustrade pour rehausser leur apparence féerique. Suivit un tour succinct de l’immense garde-robe de la magicienne, dont une partie était étrangement vide. Le duo s’arrêta enfin devant la dernière porte de l’étage. L’hôtesse fit son possible afin de calmer sa respiration; elle sentait son cœur s’affoler à l’intérieur de sa poitrine. Elle ne put cacher ses tremblements tandis qu’elle poussait grand ouvert la porte. Elle fit signe au semi-elfe de passer devant elle.

La moindre chose que l’on pouvait dire à propos de sa chambre était que celle-ci était spacieuse. De grandes portes vitrées donnaient accès à un balcon, d’où on pouvait s’émerveiller devant l’eau qui s’étendait à perte de vue. Les rideaux transparents servaient uniquement à filtrer légèrement la lumière. Au centre du mur du fond était placé le lit, dont la tête n’était qu’une large planche coupée à partir d’un arbre trouvé en bord de la mer. Les draps de coton blancs offraient un doux contraste avec le tissu lilas drapé au plafond, tous les plis se rejoignant sous la base d’un chandelier en cristal. De chaque côté du lit se trouvaient des tables de chevet toutes simples. Le mur de droite, quant à lui, mettait en valeur divers cadres renfermant des fleurs séchées et des papillons. Près de la porte se trouvait le portemanteau, où Capucine put déposer sa cape. De l’autre côté était situé une coiffeuse à proximité de la porte menant à sa garde-robe.

Silencieuse, elle attendit que l’ex-contrebandier fasse demi-tour pour poser ses yeux sur elle. Elle déglutit péniblement. Le moment le plus délicat était enfin là. Elle portait une robe blanche élémentaire qui s’attachait en boucle au niveau de son cou. Craintivement, elle fit les pas nécessaires afin de clore l’espace qui la séparait de son amoureux. Elle prit ses mains dans les siennes et examina attentivement sa réaction.

- Tu sais, selon la position de la lune, nous avons entamé le nouveau jour… commença-t-elle en guise de préambule. Son garde du corps nouvellement attitré ne lui avait mentionné au passage qu’une seule fois la signification de ce jour précis, mais il ne semblait pas prendre conscience que ce jour était aujourd’hui. La jardinière, quant à elle, avait soigneusement noté l’information dans son esprit. Bon sang, elle sentait son estomac se nouer et sa gorge se serrer un peu plus à chaque seconde. Elle aurait souhaité avoir plus d’assurance alors qu’elle enroulait les doigts du semi-elfe autour de la boucle à son cou… mais elle n’était qu’une femme insécure. Malgré tout, elle ne chercha pas à détourner le regard. Elle était déterminée à aller jusqu’au bout de son plan. Cette nuit changerait sa vie à jamais, sans mentionner qu’elle ne voulait plus retarder le moment plus longtemps. Joyeux anniversaire, Zackeriel... murmura-t-elle tout bas, incitant son petit ami à tirer sur les bouts de tissus. Sa robe tomba au sol dans une série de sons soyeux, découvrant son corps uniquement illuminé par la lumière de la lune. Elle retint son souffle alors qu’elle vit les yeux de son amoureux parcourir ses courbes féminines.


Dernière édition par Capucine le Mer 21 Sep - 16:23, édité 1 fois
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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Lun 22 Aoû - 16:10

« Zackeriel… Zackeriel, réveille-toi. » Il émergeait tranquillement de son songe. Il ne comprenait pas pourquoi on le secouait dans tous les sens de la sorte. Son premier réflexe instinctif eut été de repousser l’impertinente qui tentait de le retirer sauvagement de sa bulle de sommeil. Heureusement pour lui, si mentalement il avait voulu esquisser un geste pour repousser son « assaillante », physiquement, ce fut autre chose. Il était trop endormi pour bouger le moindre muscle, en fait. La jeune femme était persistante et continua de le secouer jusqu’à ce que le semi-elfe sursaute enfin en ouvrant ses yeux encore engourdis par le sommeil. « Hein? Que quoi? » Il posa son regard de bronze encore embrumé sur une jeune femme violette qu’il reconnut enfin comme étant sa tendre moitié. Puisqu’ils faisaient généralement chambre à part, il était surpris de la voir à son chevet au beau milieu de la nuit.

- Qu’est-ce qui se passe? Demanda-t-il mollement en se frottant les yeux alors que Capucine le pressait de se lever.

Son ton témoignait de toute l’urgence de la situation, ce qui le dissuada de poser davantage de questions. Il repoussa donc sa couverture et commença à se redresser avec visiblement trop peu d’entrain au goût de la magicienne. Cette dernière se saisit de ses mains pour le forcer à se mettre debout plus facilement et l’entraîna jusqu’à la porte. Il réalisa alors qu’il était torse nu et en caleçon… ne pouvait-il pas enfiler quelque chose de plus convenable avant? Mais que se passait-il à la fin? « Attends, je vais au moins enfiler un pantalon. » Il revint rapidement près de son lit, agrippant le vêtement qui trônait au sol puis l’enfila prestement, passant près de trébucher au passage. Elle le pressait toujours et il commençait à croire que quelque chose de grave c’était produit, ce qui l’aida à se ressaisir. Il attacha rapidement la boucle de sa ceinture, puis enfila ses bottes sans ménagement. La magicienne couleur lavande se précipita ensuite à l’extérieur de la chambre et le semi-elfe, complètement confus, la suivit aux pas de course. Elle refusait de répondre à ses questions, se contentant de lui adresser la parole uniquement pour le presser d’aller plus vite.

Était-il arrivé un truc à Saros et Agrias? Ou est-ce qu’un intrus s’était infiltré en Magnolia? Bon sang! Pourquoi ne l’informait-elle pas de la situation plutôt que de laisser planer une aura de mystère?! Au moins, il savait d’emblée que chacune de ses bottes comportait une dague, ce qui ne le laissait pas totalement sans défense. Son cœur battait la chamade autant par le stress de l’urgence que par la course imposée par Capucine. Ils détalèrent à travers les chemins de la jardinerie dans un mouvement qui semblait aléatoire aux yeux du guerrier. Puis, soudainement, la magicienne stoppa net sa course, ce qui incita le semi-elfe à s’arrêter brusquement sous peine de rentrer directement en collision avec elle. La végétation avait drastiquement changé autour d’eux, les fleurs colorées ayant laissé place à une multitude de ronces peu invitantes. Ce décor accentua l’angoisse du guerrier qui, honnêtement, commençait à perdre patience. Et puis, que voulait-elle dire par : « c’est par ici? » Qu’est-ce qu’elle cherchait au juste? Ouvrant la bouche pour protester, Zack voulut attirer l’attention de la magicienne, mais cette dernière se contenta – d’un geste de la main – d’écarter les ronces pour ensuite l’inciter à la suivre à nouveau.

- Capucine, est-ce que tu vas enfin me dire ce qui se passe?! S’impatienta-t-il en s’élançant à sa suite.

Et voilà qu’elle négligea encore ses protestations. Il sentait la frustration le gagner. Il n’aimait pas se faire ignorer de la sorte et il sentait qu’une dispute allait surgir dans quelques instants… jusqu’à ce que le terrain descende en pente et qu’il se retrouve sous une énorme arche de wistérias lilas et blanches. Toute son irritation s’envola d’un seul coup alors qu’il était captivé par cette merveille naturelle qui s’étendait sous ses yeux. La vue était à couper le souffle et il réagit à peine au contact de la main de Capucine dans la sienne qui le pressait à nouveau de marcher. Il se contenta alors de la suivre, son regard se détachant à peine des sublimes fleurs qui s’étalaient au-devant de lui. Ils continuèrent encore leur route un moment, quand enfin, une magnifique demeure se dressa devant eux. L’endroit était richement décoré et les myriades de fleurs rajoutaient une touche terriblement romanesque à l’endroit. Où étaient-ils? Zack n’était jamais venu dans cet endroit isolé de Magnolia. Il était estomaqué devant la somptuosité des lieux et oublia le fait qu’il s’était levé en urgence au milieu de la nuit pour une raison encore inconnue.

Capucine ouvrit la porte, puis le regarda avec un sourire amusé, lui demandant enfin s’il comptait entrer ou non. Visiblement stupéfait, il secoua sa tête un bon coup, puis entra dans l’établissement, comprenant à ce moment qu’il avait été dupé. Il n’y avait aucunement de quoi s’inquiéter et, visiblement, la semi-insecte s’amusait à ses dépens. Ce n’était pas un coup à faire à quelqu’un… M’enfin. Au moins, il pouvait reprendre son calme, réalisant enfin qu’il n’aurait à affronter personne alors qu’il était à moitié nu.

- Oui, tout à fait, répondit-il à sa remarque. Mais tu parles d’une heure pour faire une visite guidée… Il ne put s’empêcher de lui lancer cette pointe de reproche qu’elle ignora superbement.

Néanmoins, le petit clin d’œil qu’elle lui adressa en déclarant que les lieux n’étaient visités qu’une fois tous les 26 ans le fit sourire. Elle avait pris ce trait de lui et il le savait. Ah et puis, à quoi bon être fâché? Il était incapable rester en colère contre elle, alors autant mieux profiter du moment présent. Il voulut s’avancer dans le hall quand la voix de sa petite amie monta à ses oreilles, lui intimant de retirer ses bottes dans l’immédiat. Elle n’avait même pas eu besoin de le regarder pour deviner ses intentions! Elle avait réellement des yeux tout le tour de la tête… Sans plus attendre, le semi-elfe retira ses bottes, puis posa ses pieds nus sur le marbre froid de la résidence. Il suivit sa compagne, s’émerveillant de la beauté des lieux. Tout était parfait : des comptoirs d’onyx, aux magnifiques fleurs d’ornement, à la fontaine extérieure qui surplombait la mer, aux livres incroyables de la bibliothèque phénoménale qu’elle possédait. Il voulait tout voir, tout connaître et à chaque pièce qu’il découvrait, il se demandait encore comment Capucine pouvait posséder un si vaste domaine à elle seule.

Le deuxième étage était aussi impressionnant que le premier. La serre était d’une somptuosité incroyable et Zack se surprit à se dire qu’il serait foutrement agréable de la fréquenter en plein hiver, ce qui lui permettrait d’observer les terres enneigées tout en profitant des plaisirs de l’été dans ce jardin intérieur. La visite se poursuivit pendant de longues minutes, passant du bureau personnel de Capucine à la mezzanine qui permettait de regarder le salon et la cuisine, à l’immense garde-robe de la magicienne (elle aimait les belles tenues, visiblement! Mais sa garde-robe paraissait incomplète par endroits, vu l’espace qui y régnait). Tout y passa. Jusqu’à ce qu’elle s’arrête un instant devant la dernière porte finement travaillée. Zack cru percevoir un tremblement chez son amoureuse au moment où cette dernière tourna la poignée pour ensuite le laisser passer. Ce n’est qu’une fois qu’il entra dans la pièce qu’il put remarquer à quel point cette dernière était à l’image de sa propriétaire : élégante, raffinée, un brin exotique et d’une beauté incroyable. D’instinct, le semi-elfe se rapprocha des grandes portes vitrées qui menaient vers le balcon en pierres finement travaillées et tourna le loquet pour ouvrir. Une brise fraîche et légèrement saline s’engagea dans la pièce, soufflant dans la chevelure longue, détachée et dorée du jeune homme. Le semi-elfe se retourna ensuite afin de faire face à la magicienne dans le but évident de complimenter les lieux et la silhouette qu’il vit, à travers les rideaux transparents virevoltant au vent, lui coupa le souffle.

L’hôtesse couleur parme s’était débarrassée de sa cape qu’elle avait accrochée à une patère non loin des portes vitrées. Elle était vêtue d’une simple robe blanche vaporeuse qui, néanmoins, laissait deviner ses formes féminines. Zack ne put s’empêcher de la détailler de la tête aux pieds notant au passage sa nervosité presque palpable. Systématiquement, son cœur se mit à battre plus vite alors qu’il savait, d’instinct, ce qui se passait. Elle ne l’avait pas emmené ici pour aucune raison. Elle avait visiblement une idée derrière la tête et toute sa nervosité démontrait bien ses intentions. Oh le semi-elfe était plus qu’enchanté par cette idée, il ne fallait pas se leurrer. En fait, ça faisait des lustres qu’il patientait et il avait trouvé l’attente particulièrement longue, même s’il s’était toujours juré de ne pas blâmer la jeune femme ni même de lui faire sentir son impatience (enfin… il avait probablement laissé échapper sa déception à quelques reprises… mais personne n’était parfait, pas vrai?). Toutefois, il devait admettre qu’il était particulièrement nerveux en ce moment. Pourquoi? Parce qu’il connaissait le passé de son amoureuse et savait qu’elle avait déjà été abusée et même violée. Il espérait de tout cœur lui montrer que la sexualité ne reflétait en rien ce qu’elle avait connu auparavant. Il avait également peur que ses souvenirs remontent au mauvais moment et que… bin… ça brise un peu la magie du moment. Bref, il avait de la pression! Ce qu’il n’avait jamais eu par le passé, même avec Saoirse (avec qui il avait vécu sa première réelle expérience). Ses compagnes avaient toujours été plus que consentantes et, pour la plupart, n’étaient plus vierges depuis un bon moment. Or, faire « l’éducation » d’une jeune femme marquée au fer rouge, c’était la première fois.

Capucine marcha lentement vers lui et prit ses mains dans les siennes. C’était à peine si elle ne tremblait pas à son contact, anticipant un peu la suite des événements, visiblement. Pour sa part, il ne put s’empêcher de lui décocher un regard chargé de désir. Il écouta à peine ses paroles, laissant la magicienne guider ses doigts jusqu’à la boucle qui enserrait sa nuque. Ses yeux couleur bronze se plantèrent dans l’obsidienne des iris de la damoiselle. Elle était tout près de lui, il pouvait sentir son souffle nerveux. Elle lui souhaita finalement un joyeux anniversaire (ah tiens, c’était vrai! C’était aujourd’hui!) et l’incita à tirer sur les lanières de tissu. Le semi-elfe s’exécuta sans un mot puis regarda la robe glisser le long du corps svelte de la semi-insecte pour finir sa course au sol. Ses yeux détaillèrent ensuite sa magnifique compagne qui se tenait devant lui, un air incertain au visage. Zack était sans voix. Il avait tant attendu ce moment. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres alors qu’il enlaça la magicienne pour l’embrasser tendrement. Ce contact peau à peau était exquis et le fit frissonner. Il réalisait seulement à quel point il avait besoin de ce genre de rapprochement. À quel point il avait besoin de connecter avec elle, car outre le plaisir qui s’en découlait, la sexualité rapprochait les amants plus qu’ils ne pouvaient s’imaginer.

L’une des mains du semi-elfe caressa le dos de la magicienne et glissa sur son flanc. Il sentit avec satisfaction une multitude de frissons lui parcourir le corps. Il devait garder en tête qu’elle possédait un passé douloureux et qu’il devait tout faire pour qu’elle ne regrette pas son choix de se donner à lui. Prioriser son plaisir à elle était donc la clé. Doucement, il glissa un bras dans son dos et l’autre sous ses genoux. Il la souleva dans ses bras et la déposa lentement sur le lit. Il sentait toujours sa nervosité et décida de prendre son temps, histoire de gagner sa confiance. Il s’étendit donc près d’elle et lui caressa la joue d’une main amoureuse.

- Tu es sublime, souffla-t-il du bout des lèvres. Tu n’as aucune idée à quel point ça me touche que tu me fasses confiance à ce point. Je t’aime Capucine. Je ne pensais pas que c’était possible pour moi d’aimer comme ça à nouveau. Je n’aurais pas pu espérer mieux et, chaque instant, je dois me pincer tant j’ai du mal à croire la chance que j’ai de t’avoir à mes côtés…

Il se pencha à nouveau vers l’avant et embrassa les lèvres délicates de sa compagne. Il pensait chaque mot prononcé… mais il savait également que ce genre de paroles sentimentales avait généralement pour effet de mettre les femmes dans de meilleures dispositions. Il ne fallait pas se méprendre : il ne les prononçait pas à la légère! Mais il savait simplement d’expérience que les damoiselles étaient particulièrement sensibles au romantisme. Le baiser qu’il partagea avec la magicienne fut d’abord doux et tendre, puis gagna tranquillement en intensité. Le guerrier se risqua à introduire sa langue dans la bouche de sa compagne et fut satisfait de constater qu’elle l’accueillait sans problème. La passion les gagna rapidement au même rythme que l’accélération des battements de leur cœur. Zack glissa une main dans le dos de la magicienne et l’attira à lui afin que leurs corps se touchent.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Mer 24 Aoû - 18:29

N’osant plus respirer, la jeune femme au teint lavande étudiait les iris de bronze de son bien-aimé. Elle guettait tout indice de ce qui lui traversait l’esprit alors qu’il découvrait son corps en entier pour la première fois. Elle déglutit bien malgré elle. Après tout, elle ignorait quelles avaient été les attentes de son petit ami. Bel homme comme il était, et beau parleur, ce n’était pas les adoratrices qui devaient avoir manqué par le passé. Était-elle simplement à la hauteur? Elle pinça ensuite les lèvres tandis que le semi-elfe continuait de contempler sa nudité. Ses yeux remontaient tranquillement vers son visage et, lorsque leurs regards se croisèrent, elle sentit une partie de ses soucis s’envoler avec la douce brise de la nuit. Elle avait constaté avec bonheur qu’un sourire était apparu sur le visage de son amoureux, qui ne tarda pas à la prendre dans ses bras. Elle accueillit avec félicité ces lèvres si délicieuses sur les siennes, sans parler de ce contact curieusement exquis de son torse contre sa poitrine. La sensation était à la fois franchement déconcertante et agréable.

Capucine ferma les yeux, la tête dans le creux du cou de son beau, et se laissa cajoler. Pour sa part, elle avait glissé ses mains sur les épaules de l’ex-contrebandier. Elle le serrait passionnément. Une de ses mains alla se loger dans la chevelure blonde de son compagnon. Elle était plus que confortable malgré les frissons qui naissaient sur sa peau, ceux-ci étant directement liés au plaisir. Elle eut l’impression que le temps s’était arrêté. Il n’y avait qu’elle et Zackeriel qui s’enlaçaient dans la pénombre. Du moins, jusqu’à ce qu’il rompe leur accolade en la prenant dans les bras, ce qui eut pour effet de faire sursauter la maîtresse des lieux. Elle ne s’était pas attendue à cela, mais s’en voyait ravie. Son cri de surprise se mua en rire et elle passa les bras autour du cou de son amoureux le temps qu’il l’amène jusqu’au lit. Elle en profita pour le couvrir de baisers sur la joue, sur la mâchoire, voire même le bout de son nez. Cela lui permettait d’oublier momentanément sa fébrilité sous-jacente. Elle était, en même temps, joyeuse et apeurée de se rapprocher du moment « fatidique ».

Quoiqu’il en soit, elle remercia silencieusement son amant de s’être étendu face à elle afin de lui laisser un instant de repos. Elle pouvait en profiter pour calmer sa respiration et puiser du courage dans les yeux métalliques du semi-elfe. Les yeux mi-clos, elle accepta la caresse sur sa joue. Elle prit la main de l’ancien sous-chef des Lames Pourpres afin de l’embrasser tendrement. Elle buvait chacune de ses paroles, celles-ci se frayant un chemin directement jusqu’à son cœur. Il savait définitivement comment lui parler pour la faire fondre de l’intérieur. Elle sentait déjà ses yeux s’embuer devant la beauté de ses mots… Ce pourquoi elle répondit chèrement à son baiser.

- Oh, Zackeriel… La chance est mienne. Si tu savais comme je t’aime plus que tout, même Magnolia. souffla-t-elle entre deux baisers.

Spoiler:
 

Elle observât son amant, satisfaite, avec tout l’amour du monde dans ses yeux d’obsidienne. Elle lui caressa le torse de l’envers de la main, avant de se blottir contre lui. Des larmes coulaient sur ses joues, ce qui donna un goût salé au baiser qu’elle déposa sur les lèvres du brigand. « Merci, Zack… Merci infiniment. Tu ne peux imaginer le poids que tu viens d’enlever de mes épaules… Ce fut magnifique, vraiment. Je t’aime. » dit-elle tout bas dans son oreille, puis elle laissa sa tête reposer sur le torse de son petit ami. Sa main effectua des cercles sur ses pectoraux, puis elle écoutait les battements de son cœur. Il était la plus estimable merveille du monde pour elle. Enfin, elle ajouta un : « On va recommencer, pas vrai? » Elle se délecta de le sentir glousser sous elle, tout comme elle apprécia le baiser qu’il déposa dans ses cheveux. Quant à elle, elle l’embrassa sur l’épaule avant de tomber endormie, se sentant comblée par la vie... et ce, sans même prendre la peine de se glisser sous les draps.

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La jeune femme se tenait sur le balcon, accoudée sur la balustrade de pierre. Elle admirait le ciel peinturé d’orange, de jaune et d’une touche de bleu, le tout dans un motif spectaculaire grâce aux vastes nuages. Elle était également émerveillée par le gris et le mauve de la mer, par l’odeur saline qui en provenait. Elle ressassait songeusement les événements de cette nuit, un sourire ornant le coin de ses lèvres. Elle s’était levée dans le simple but de refermer la porte vitrée, qui était tombé aux oubliettes assez rapidement une fois que les ébats amoureux fussent commencés, avec l’intention de retourner se coucher, mais elle avait été attirée par la vue qu’elle adorait tant. Elle avait donc clos la porte afin de ne pas réveiller son amant qui somnolait toujours dans son lit. Il méritait amplement ce repos après avoir été sauvagement interrompu la première fois et après tous les efforts qu’il avait faits pour satisfaire sa bien-aimée. Sans compter que c’était quand même son anniversaire, rien de moins! Toutefois, au bout d’un moment, la semi-insecte entendit le loquet se faire ouvrir.

- Ici pour me ramener dans le lit? demanda-t-elle, une pointe d’amusement dans la voix, alors qu’elle se retournait en direction de son amoureux.

Le couple était nu comme un verre et Capucine ne put s’empêcher de penser que voilà un paysage qui valait la peine d’être contemplé aux petites heures du matin. Elle ne dissimula pas son regard qui descendait le long de la musculature de Zackeriel, pour ensuite s’arrêter temporairement sur sa masculinité, puis jusqu’au bout de ses orteils, avant de remonter vers ses cheveux de blé pour terminer dans son regard de bronze. Ce dernier se mariait admirablement aux rayons du soleil. Elle comprenait maintenant pourquoi il la reluquait ainsi quand il avait la chance de la voir sans sa cape. Elle devinait le désir sincère qui en découlait… des idées qui pouvaient lui traverser l’esprit. Elle-même sentait présentement son cœur gonflé d’amour et de passion pour lui. Elle l’aimait infiniment plus que la veille, avant qu’ils ne partagent intimement leur couche. Il était sien et elle en était si fière. Si elle avait pu le crier sur tous les toits pour que le royaume en entier soit au courant, elle l’aurait fait à l’instant.

Cependant, elle se contenta de tendre les bras en sa direction et de se hisser sur la pointe des pieds pour l’embrasser tendrement. Elle passa les bras autour de son cou et croisa son regard. Était-ce normal de le désirer encore à ce point même s’il venaient à peine de… enfin, il y a seulement quelques heures de cela…? « Tu sais, j’ai en réalité un cadeau physique pour toi… Je veux dire, outre que mon physique… Enfin, tu comprends? Attends-moi ici, veux-tu? annonça-t-elle gaiement, frottant son nez au sien avant de retourner à l’intérieur en sautillant. Elle ouvrit le tiroir de la table de chevet du côté du balcon et en sortit un petit coffret. Elle se mordit la lèvre inférieure en le tenant dans ses mains, mais se décida finalement à retourner auprès du guerrier pour le lui donner.

- Je sais que le moment est peut-être mal choisi, mais… débuta-t-elle, prenant les mains de son homme dans les siennes, alors qu’il était celui qui tenait désormais le coffret noir. Elle planta son regard directement dans le sien. Je t’aime et j’aurais dû te le dire avant… Or, je te le dis et te le redis maintenant : je t’aime, Zackeriel. Je… Je ne peux imaginer ce que ce serait sans toi. Tu as fait de moi une meilleure personne. Tu as trouvé le moyen de me montrer qu’il y a une beauté dans la proximité… et que je ne devrais pas craindre d’ouvrir mon cœur. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai ri avant de te rencontrer et, pourtant, depuis que nous nous connaissons, je ris à tous les jours. Je crois que je ne savais même pas comment sonnait mon rire avant toi. J-Je veux que nous construisions une vie ensemble, plutôt que de se contenter de faire des plans en parallèle. Je sais que tu aimes ta routine au cottage, mais je suis prête à faire des changements pour toi… à te faire une place plus importante dans ma vie. Je ne souhaite rien de plus que de te voir toujours revenir à moi, d’être brutalement et totalement honnête l’un envers l’autre. Nous avons vu le pire mais, surtout, le meilleur, ensemble.

Ses mains tremblaient légèrement, mais elle n’avait jamais été aussi certaine de quelque chose dans sa vie. D’ailleurs, son partenaire semblait ému au-delà des mots. Elle le libéra donc de son emprise afin qu’il puisse découvrir le contenu du cadeau qu’elle lui offrait. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine. « Ne te sens surtout pas obligé d’accepter… Je ne veux pas te mettre de pression, mon amour. » s’empressa-t-elle d’ajouter. C’était un peu à son tour de le mettre en confiance, en quelque sorte. Pourtant, il n’eut pas la réaction espérée. À vrai dire, la demoiselle à la peau couleur lavande ne savait pas quel mot pouvait décrire exactement ce qu’elle lisait dans ces pupilles de bronze. Elle y voyait de la surprise, une once de déception, une touche d’incrédulité… peut-être un peu de joie et de reconnaissance, mais elle n’aurait pas parié sur cela. Elle se dit alors qu’elle venait de tout bousiller. Elle était allée trop vite… Après tout, ils venaient à peine de faire l’amour pour la première fois… C’était trop lui demander en si peu de temps. Elle lui arracha donc le coffret noir des mains, le refermant par la même occasion. Elle le ramena à sa poitrine, se mettant à pleurer silencieusement.

- Je suis désolée… Je… Je suis horrible en amour. Je ne sais pas comment les choses se passent normalement. Je voulais seulement que tu sois la première, ainsi que la toute dernière chose que je vois dans ma journée… Q-Que nous dormions dans les bras l’un de l’autre, comme ce fut le cas cette nuit. Je n’aurais pas dû demander une telle chose de toi, pardonne-moi.

Elle voulut fuir à l’intérieur et cacher ce coffret maudit à quelque part où on ne le trouverait plus jamais… Mais Zackeriel agrippa son poignet, l’empêchant de prendre la fuite. Il la ramena vers lui, les sourcils plissés, puis reprit le coffret. Il le rouvrit et Capucine baissa enfin les yeux sur le reflet métallique de l’objet qui se trouvait à l’intérieur…

… soit la clef de sa maison.


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Zackeriel
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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Dim 28 Aoû - 22:12

Spoiler:
 

Couché près de Capucine, un bras derrière la tête, il lui rendit son regard amoureux, détaillant chacun de ses traits délicats comme si elle était la plus belle peinture du monde. « Je t’aime, Capucine » murmura-t-il alors qu’elle lui caressait le torse du revers de la main. La magicienne roula ensuite sur elle-même et vint se blottir contre lui. De par les soubresauts qui la traversait de part en part et par son souffle saccadé, il comprit qu’elle était probablement en proie à des larmes dont elle n’avait visiblement pas le contrôle. Il accueillit son baiser sans faire de cas, songeant au fait qu’elle avait besoin d’extérioriser ce qui l’avait hanté pendant si longtemps. Il passa un bras autour de ses épaules dans un mouvement protecteur puis apposa un baiser sur sa tête alors qu’elle caressait son pectoral et écoutait vraisemblablement les battements de son cœur. Les mots qu’elle avait prononcés un peu plus tôt l’avaient touché, il devait bien l’admettre. Il comprenait à quel point la situation avait dû lui paraître inquiétante et elle devait être soulagée de constater que les rapprochements n’étaient pas nécessairement synonyme de douleur et de honte. Ainsi blotti contre sa bien-aimée, Zack sentit la fatigue le prendre d’assaut. Après tout, il s’était fait réveillé au beau milieu de la nuit! Et puis, il se sentait alourdi par la relation charnelle qu’ils venaient d’avoir. Les propos de Capucine le ramenèrent à lui et il gloussa en comprenant qu’elle avait déjà hâte de s’y remettre. Elle pouvait lui faire signe n’importe quand pour une partie de jambes en l’air, il serait toujours partant! Pour toute réponse, le guerrier se redressa à nouveau pour embrasser le dessus de la tête de sa charmante petite amie, puis se laissa guider par un sommeil bienfaiteur…

********

Le semi-elfe se retourna dans son sommeil avec un soupir de satisfaction. Il tendit le bras dans le but d’enlacer sa compagne de vie quand il sentit malgré lui la fraîcheur des draps à ses côtés. Intrigué, il ouvrit un œil et constata qu’il était seul. Où était-elle? Lentement, non sans un grognement endormi, il se redressa en position assise puis scruta la pièce encore sombre autour de lui. Ses yeux déjà habitués à la noirceur remarquèrent qu’elle était également absente de la chambre. Mais où était-elle passée? D’une main un peu molle, le guerrier repoussa la couverture qui cachait sa nudité puis opta pour une position assise sur le rebord du lit. Il se frotta les yeux de ses poings puis émit un long bâillement. Ses cheveux étaient complètement en bataille, mais il n’en avait que faire. Le sol de pierres était froid sous ses pieds, ce qui l’aida à se réveiller plus rapidement. Relevant la tête, il remarqua que la porte qui menait à l’extérieur était fermée. C’est alors qu’il vit sa silhouette à travers les rideaux diaphanes : Capucine était sur le balcon, probablement à admirer ce qui semblait être un levé de soleil. Un sourire se dessina alors sur les lèvres du fils du duc de Shola. Il se leva, s’approcha de la porte vitrée, défit le loquet et sortit à l’extérieur sous le regard amoureux de la magicienne, toujours aussi nue que lui.

- Seulement si tu en as envie, répliqua-t-il aux propos de la jeune femme, un sourire en coin. Pour ma part, je suis toujours partant, tu le sais bien.

Il remarqua bien la façon dont elle le détaillait de la tête aux pieds et ne manqua pas de noter qu’elle s’attarda un instant sur sa masculinité, ce qui le fit glousser malgré lui. Pour sa part, il ne se gêna pas non plus de reluquer ses formes féminins : sa taille si fine, ses hanches si invitantes et sa poitrine si sublime. Il l’aimait comme il ne se rappelait pas avoir aimé quelqu’un et il ne se fit pas prier alors qu’elle tendait les bras vers lui. Il l’enlaça tendrement puis accueillit son baiser avec joie, caressant son dos nu de sa main droite. Une expression de surprise se peignit sur ses traits alors que la semi-insecte lui mentionnait qu’elle avait un cadeau « physique » à lui donner. Évidemment, il ne put s’empêcher de glousser à son commentaire grivois. Elle le connaissait trop bien. « Tu sais, ton physique est de loin le plus beau présent que tu as pu m’offrir. Je ne doute pas de ton cadeau, je suis certain qu’il me rendra heureux… mais je ne dirais pas non à remettre ça dès que tu en as envie ». Une grimace amusée trônait sur ses lèvres et la jeune femme s’éloigna, le laissant seul quelques instants. Zack se pencha par en avant et appuya ses bras sur la rambarde qui entourait le balcon. Dans cette position plus que décontractée, il observa le ciel sublime et le paysage somptueux qui s’étendait devant lui. Elle avait cette vision tous les matins? Elle en avait de la chance… Des bruits de pas retentirent de nouveau, lui indiquant le retour de la maîtresse des lieux.

Dans un mouvement instinctif, il se redressa puis se retourna pour lui faire face. La jeune femme semblait à nouveau nerveuse et lui tendit une petite boîte noire. De la curiosité ceignait le visage du jeune homme alors que son amoureuse lui tenait les mains, prétextant que le moment était peut-être « mal choisi » pour ce genre de chose. Hein? Qu’est-ce qu’elle voulait dire? Les propos qui s’en suivirent étaient à la fois terriblement beaux, mais également chargés de double sens. Évidemment, il ne pouvait pas s’empêcher de sourire alors qu’elle mentionnait qu’elle avait appris à rire à ses côtés, mais… était-elle en train de lui demande de…? Attendez, attendez… Sérieusement? Et merde, il ne savait pas quoi dire à ça! Non pas qu’il n’aimait pas Capucine, bien au contraire, mais de là à songer à se marier, là, maintenant? Il n’était pas préparé à ça! Et il avait toujours cru qu’il aurait été l’auteur d’une telle demande, pas le contraire… Qu’allait-il bien lui dire? S’il venait à lui faire part qu’il trouvait le tout « trop rapide », elle allait très certainement mal le prendre. Ou alors, il acceptait et taisait ses réticences? Après tout, il était un hors-la-loi, il était recherché… sans parler des Lames Pourpres qui allaient très certainement le retrouver un jour… Il ne voulait pas la mettre en danger ou lui causer de torts… Ou alors c’était des excuses qu’il se cherchait? Il était coincé entre deux sentiments totalement contradictoires : accepter d’emblée et de prendre une chance ou refuser et se faire détester à jamais. En même temps, les propos qu’elle avait prononcé l’avaient réellement touché et il s’était même surprit à imaginer ce que le futur pourrait leur réserver…

Capucine retira ses mains légèrement tremblantes, lui donnant ainsi l’autorisation de regarder le contenu de la boîte. Zack déglutit difficilement, la nervosité le prenant d’assaut. Il ouvrit finalement le petit contenant… puis figea sur place. Ce n’était pas une demande en mariage! C’était la clé de sa maison! Il était si abasourdi qu’il n’écouta pas un traître mot de ce qu’elle venait de dire. Il jeta un regard incrédule sur elle pendant un bref instant. Il était à la fois soulagé et surprit de son initiative. Une tonne de briques tomba de ses épaules, lui permettant de respirer à nouveau. Elle lui demandait de vivre avec elle, dans ce domaine incroyable. Soudainement attendri, le jeune homme voulut la remercier quand soudain, elle lui prit son présent des mains, les joues ruisselantes de larmes. Q-quoi?! Qu’avait-il dit?! Qu’avait-il fait?! Capucine, dans tous ses états, s’excusa de son manque « d’expérience » puis déclara qu’elle voulait simplement qu’ils vivent ensemble et dorment comme des amoureux… comme ce soir. Puis, sans crier gare, elle se retourna et s’engouffra dans sa demeure sans laisser le temps au guerrier de répliquer quoi ce soit. Non, mais où croyait-elle aller comme ça?!

Les sourcils froncés, Zack s’élança à sa suite. Il lui agrippa le poignet et la força à pivoter sur elle-même. Il prit la petite boîte de ses mains tremblantes et regarda la clé dorée qui s’y trouvait.

- Mais pourquoi sautes-tu si rapidement aux conclusions? Demanda-t-il en plantant son regard de bronze dans le sien. Tu crois réellement que je suis offusqué ou effrayé par ta demande? Puis, il se radoucit et encercla les épaules de la magicienne de son bras musclé. C’est un sublime cadeau, Capu. Je suis plus qu’heureux à l’idée d’emménager chez toi. Cet endroit est incroyable et passer tous les jours à tes côtés ne pourrait me rendre plus heureux. J’accepte avec joie.

Puis, il attira la jeune femme à sa suite. Il alla s’asseoir sur le rebord du lit, décidé à être honnête avec elle.

- Simplement, la façon dont tu parlais, je croyais que… que c’était une demande en mariage, fit-il avec calme et une pointe d’amusement. Ne te méprends pas, cette idée me plaît énormément. Seulement, je me demandais si ce n’était pas… un peu précipité, tu vois? Et puis, j’ose me réserver le droit d’être celui qui fera sa demande le moment venu. Mais je suis ravi de venir vivre ici. Voir ton sourire tous les matins, entendre ton rire jour après jour, t’observer prendre soin de tes fleurs avec ton air concentré que je trouve tellement charmant… tout ça me donne terriblement envie. Alors merci pour ce fabuleux cadeau d’anniversaire.

Il se pencha tranquillement vers elle et posa un baiser sur ses lèvres à nouveau. Il se recula ensuite et porta une main sur la joue de sa bien-aimée, essuyant l’un des sillons de larmes au passage avec son pouce. Il lui décrocha un sourire afin d’essayer de la rassurer. Voyant qu’elle hésitait à obtempérer à nouveau, il entoura sa taille avec ses bras et l’attira à sa suite avec force sur le lit en riant aux éclats. Il se mit à la chatouiller afin de l’inciter à sourire et la jeune femme finit par céder. Bon sang qu’il aimait ses éclats de rire! Il aimait entendre le son de sa voix, surtout lorsque celui-ci était aussi joyeux! Ou lorsqu’elle soupirait et le suppliait de… m’enfin!

Alors qu’il était couché sur le dos, il attira la jeune femme par-dessus lui dans un mouvement affectueux. Il jouait avec l’une de ses mèches de cheveux mauves parme alors qu’il scrutait son visage de son regard couleur bronze, admirant chaque trait délicat avec une affection infinie. Il croyait honnêtement, en ce moment précis, qu’il était de loin l’homme le plus chanceux de la terre. Lorsque ses yeux rencontraient les iris d’obsidienne de sa petite amie, il avait l’impression que tous ses soucis s’envolaient, qu’il n’avait jamais été l’homme horrible qu’il fut jadis et que personne ne pourrait les séparer… Du moins, il l’espérait.

- Alors, l’espace dans ton garde-robe, c’est pour moi? Conclut-il avec un sourire en coin. Tu sais… je n’ai pas tant de vêtements que ça, contrairement à toi! Tu vas alors remarquer que je ne prends pas beaucoup de place! Une expression amusée flottait sur son visage alors qu’il faisait référence aux nombreuses robes que possédait la jeune femme et qui n’en finissaient plus. Honnêtement, il n’avait jamais vu autant de tenues de toute sa vie. Je ne serais même pas étonné si on me disait que les princesses de Shola t’enviaient tes tenues bien garnies! Tu dois bien en avoir une pour chaque jour de l’année, pas vrai? Tu n’en caches pas ailleurs dans d’autres cottages? Ou alors tu as un autre bâtiment entièrement composé de fringues et « l’essentiel » se trouve dans ce garde-robe? Avoue que la résidence que tu m’as réservée ne servait qu’à ça par le passé!

Il la taquinait ouvertement, riant aux éclats en voyant sa réaction semi-offensée. Leur petite bataille improvisée reprit de plus belle, jusqu’à ce qu’il soit interrompue par un grondement sourd. Surprit, il baissa le regard sur son ventre et fut surprit de constater qu’il était réellement affamé. Lui qui aurait espéré un deuxième « round » à leurs amourettes du moment, ça allait devoir attendre! Un nouveau sourire amusé trônait sur ses lèvres alors qu’il se redressait sur les coudes.

- Cette résidence… elle est privée pas vrai? Demanda-t-il avec une expression pleine de sous-entendus. Pas de serviteurs, pas de cuisinière, ni rien. C’est ça? Pas de Saros ou d’Agrias qui peuvent retentir à tout moment?

Visiblement, elle ne semblait pas savoir où il voulait en venir. Bah quoi? Il avait juste envie de faire le guignol un peu… ce qui était dans sa nature, bref. Néanmoins, elle lui confirma qu’ils étaient seuls au monde dans cette immense demeure. Langoureusement, il s’étira puis se leva d’un bond, son estomac criant encore famine.

- Super! Tu as faim toi? Je me porte garant pour te ramener un goûter, si tu veux, proposa-t-il l’air de rien, puis il s’approcha de la porte. J’ai toujours rêvé de me balader à poils dans une résidence luxueuse!

Il ouvrit la porte à la volée, puis sortit en sifflotant. C’est alors qu’il se figea d’un seul coup et s’exclama « Agrias?!! » tout haut d’un air affolé. Évidemment, la gamine n’était pas là, il voulait simplement faire réagir son hôtesse. Visiblement, son coup était réussi, car il l’entendit jurer bruyamment derrière lui (ce qui était plutôt rare pour la magicienne). Il ne pût s’empêcher d’éclater de rire alors qu’il entendait les bruits de pas affolés de sa compagne qui, visiblement, n’aimait pas l’idée qu’on les surprenne en tenue d’Adam. Cette dernière réalisa rapidement qu’il s’agissait d’une blague et à entendre les bruits de course qui se rapprochaient, il avait vite compris qu’elle avait l’intention de lui faire payer la frousse qu’il lui avait donné. Zack éclata de rire à nouveau puis détala comme un lapin, descendant l’escalier aux pas de course.

Bon après, il ne fallait pas qu’il se perde dans cette immense demeure encore inconnue!

_________________
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Capucine
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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Lun 29 Aoû - 20:18

La pauvre magicienne était dans tous ses états. Les larmes ruisselaient sur ses joues, extériorisant l’angoisse dont elle était victime. Même ses lèvres s’étaient mises à trembler. Son regard fuyait les yeux métalliques de son amoureux qui la retenait. Elle n’osait plus lui faire face après la scène humiliante sur le balcon. Elle se sentait d’autant plus mal à l’aise face à l’exaspération qui transparaissait dans sa voix lorsqu’il la força de lever les yeux sur lui, se questionnant sur sa façon d’interpréter ses réactions sans qu’il ait la chance de prononcer le moindre mot. La semi-insecte mordit sa lèvre inférieure, tout en reniflant, puis hocha de la tête. Bien sûr qu’elle craignait de le faire fuir parce qu’elle en exigeait trop d’un seul coup!

Zackeriel parvint à la surprendre encore une fois en l’enlaçant plutôt que d’éclater de colère parce qu’elle lui rendait la vie dure. Elle laissa s’échapper un dernier sanglot sous le coup de l’émotion, frottant sa joue sur l’épaule de son beau. Elle ferma les yeux un instant; elle voulait apprécier le son de la voix de son bien-aimé tandis qu’il acceptait volontiers de venir s’installer chez elle. Elle ne voulait pour rien au monde oublier la façon sincère dont il s’exprimait. Elle savait pertinemment qu’elle n’avait pas à douter de ses propos. S’il affirmait vouloir emménager, c’est que c’était bel et bien le cas. Il ne disait que ce qu’il pensait en sa présence. Elle lui caressa le dos en murmurant un : « Merci. » timide. Elle sentait une certaine excitation faire son chemin dans son cœur à l’idée que le semi-elfe laisse sa trace un peu partout dans sa demeure. Le changement pouvait être effrayant; or, elle voyait surtout des éléments positifs à leur cohabitation.

La jeune femme mauve suivit donc son partenaire sur le lit. Elle reprenait tranquillement son calme. Elle caressait sa main de son pouce, admirant le contraste de leurs épidermes. Elle ne détestait pas la différence pour une fois. Elle sourit faiblement à la pensée que son petit ami lui donnait l’impression d’être une œuvre d’art plutôt qu’une horreur à exclure de la société. Ce sourire, toutefois, s’estompa rapidement lorsque le mot « mariage » parvint à ses oreilles. Instantanément, elle dévisagea son compagnon, la bouche entrouverte de surprise.

- D-De mariage?

Il en fallut peu pour qu’elle s’étouffe avec sa salive. Elle trouvait déjà que sa demande de cohabitation avait été expéditive, mais de là à penser au… au mariage? Jamais n’aurait-elle osé poser la question! Elle s’étonnait encore qu’il n’ait pas déjà cherché à resauter par-dessus la clôture pour disparaître loin d’elle… Elle lui répondit d’un rire jaune, qui passa à un cheveu lui aussi de la faire s’étouffer car il venait de mentionner que le concept ne lui déplaisait pas entièrement. Si sa mâchoire avait pu tomber au sol quand il avança qu’il serait celui à faire la grande demande au moment opportun, elle l’aurait fait.

- T-Tu… Avec… moi? demanda-t-elle, incrédule.

La maîtresse des lieux aurait pu jurer qu’une colonie de papillons venaient de s’installer dans son estomac. Elle ne s’était jamais imaginée en couple et voilà qu’elle était assaillie d’une panoplie de fantaisies, qui incluaient toutes le bandit. Elle était, de toute évidence, guidée par les propos de son compagnon. Elle n’avait aucune misère à se voir dans la serre, enseignant son art à Zackeriel, qui serait davantage préoccupé par la ligne de sa poitrine que par les plantes... Ou, encore, elle se représentait une scène où le couple se préparait à sortir pour leur travail du jour et qu’elle rappelait à son amoureux de ne pas oublier un outil qui traînait sur la table. Pourquoi ne pourraient-ils pas faire l’entretien de la maison ensemble? Toutes ces idées la firent sourire, d’autant plus quand le tout était accompagné d’un tendre baiser et d’une caresse.

- Je t’en prie, nul besoin de me remercier… même si ça fait plaisir à entendre.

Elle essayait de paraître nonchalante, malgré qu’elle sût pertinemment qu’elle y échouait. Elle pleurait encore, après tout, mais de joie cette fois. En revanche, l’air heureux de l’ex-contrebandier était comme un baume sur son cœur. Elle se sentait moins idiote de s’être affolée autant quand elle crut qu’il refuserait sa demande.

« AH! » croissa-t-elle maladroitement quand elle se fait plaquer sur le lit. Les chatouilles contrattaques étaient de retour! Non, mais c’était qu’elle y résistait plutôt mal! Surtout que son amant n’avait pas crié gare avant de s’en prendre à sa pauvre taille sensible. Elle gigota dans un sens, puis dans l’autre, pinçant les lèvres en guise de protestation enfantine. Il eut malheureusement raison d’elle cette fois encore. C’était à croire qu’elle ne pouvait gagner à ce jeu. Peut-être aurait-elle plus de chances à la victoire si elle rappliquait plutôt que de tenter de l’empêcher d’avoir accès à sa peau? Toujours est-il qu’elle s’esclaffa au bout d’une trentaine de secondes à peine.

Par après, elle se retrouva en position avantageuse par-dessus son premier amour. Elle s’amusa à dessiner les traits de son visage tandis qu’il jouait avec ses cheveux. Elle souriait toujours béatement quand Zackeriel reprit la conversation.

- On ne peut rien te cacher, mon amour… fit-elle en chatouillant son nez contre le sien. Oh, mais nous allons remédier à ça, mon cher mendiant. Elle pouvait bien le taquiner à son tour. Elle haussa toutefois les sourcils quand il affirma que les princesses sholiennes devaient être jalouses de sa garde-robe. Elles n’ont jamais posé les yeux dessus… répliqua-t-elle, étant tout à fait sérieuse dans la défense de ses vêtements. Il était hors de question qu’elle laisse une autre femme entrer dans cette pièce… Des plans pour qu’on tente de lui voler un morceau! L’expression de la magicienne se renfrogna davantage. Son bien-aimé n’avait visiblement pas terminé de l’embêter. Une partie d’elle était fâchée qu’il se fasse cette idée mais, en réalité, il n’avait pas tort sur toute la ligne. Je n’ai que quelques tenues pour me dépanner dans les autres demeures… marmonna-t-elle, bougonneuse. Et, pour ton information, c’est le grenier de la maison d’Agrias et de Saros qui avait cette fonction… Si tu veux vraiment le savoir.

Ce coup-ci, elle fut celle à initier les chatouillements. Elle allait lui faire payer son « insolence », bien qu’elle ne fût pas réellement en colère contre lui… voire qu’elle était plutôt amusée qu’il la cerne aussi aisément. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Ceci étant dit, elle se débrouilla mieux que lors de leur bataille précédente. Elle se croyait sur le point de le vaincre enfin; or, l’estomac du guerrier protesta et exigea un cessez-le-feu. Prenant appui sur ses coudes, elle le regarda en riant ouvertement.

- Quelle façon de ruiner le moment!

Il la prit cependant au dépourvu en s’enquérant du partage – ou pas – de sa propriété. Elle fronçât les sourcils. Où voulait-il en venir avec tout cela?

- As-tu déjà vu âme qui vive outre Agrias, Saros et nous deux? demanda-t-elle, plus pour prouver son point qu’il était improbable qu’elle ait des serviteurs ou le moindre invité que parce qu’elle s’attendait à ce qu’il lui réponde. Il s’enquit ensuit de son appétit. Mmm… oui…?

La demoiselle au teint de parme roula sur le côté pour dévisager son copain qui se dirigeait lestement vers la porte. Elle soupira, tout en portant la main à son front, quand elle comprit qu’il voulait faire le nudiste dans sa nouvelle maison. Naturellement que c’était la première chose qu’il voulait faire! Elle se retint de faire un commentaire, étant très mal placée puisqu’elle s’embêtait rarement à se vêtir quand elle était toute seule. Ce n’était pas son sanctuaire pour rien... Toujours est-il que Zackeriel n’était pas obligé de le savoir dans l’immédiat; il ne tarderait pas à le découvrir en partageant sa vie commune plus intimement.

Alors, elle l’entendit interpeller Agrias et son cœur sauta un bond dans sa poitrine. « Oh, putain! » C’était impossible! Elle se leva aussi vite qu’humainement possible et couvrit sa nudité d’un drap. Comment la gamine avait-elle fait pour trouver son chemin jusqu’ici? Sans mentionner que toutes les portes d’entrée étaient verrouillées et… Capucine devint livide. Son amoureux était en train de se payer sa gueule. Si son éclat de rire ne l’avait pas trahi, ça l’aurait été son manque d’énervement à se retrouver nu devant une fillette. « Tu vas me le payer… » jura-t-elle tout bas et elle laissa tomber le drap au sol.

Elle fendit l’air et dévala les escaliers à la suite de l’ex-contrebandier. Elle le poursuivit dans le salon, allant même jusqu’à sauter par-dessus la table basse. Le duo zigzagua ensuite dans les corridors. La magicienne pensait être parvenue à coincer sa proie dans la salle de lessive, mais le criminel fut plus rusé et la fit tournoyer sur elle-même avant de reprendre sa course folle. Déboussolée, sa compagne dut s’agripper après les étagères afin de ne pas perdre pied. Elle fonça à nouveau dès qu’elle en fut capable et parvint à sortir par les portes françaises du salon avant que celles-ci ne se referment. Elle réussit enfin à réduire la distance qui les séparait en marchant directement dans l’eau du bassin inférieur de la fontaine plutôt que de contourner le tout. Elle siffla dans le but de déconcentrer son bien-aimé, ce qui lui permit de sauter précipitamment dans ses bras. Elle décida que son ultime vengeance serait de lui ébouriffer sa tignasse blonde. Elle l’échevela au point où il ne devait plus rien y voir au travers des cheveux couvrant ses yeux. Au moins, son rire confirma qu’il trouvait la situation plutôt amusante. Les jambes autour de son bassin, la maîtresse des lieux entreprit de l’embrasser sur le front, les joues, la bouche… puis la mâchoire, le cou et la clavicule en dernier lieu. Son bas-ventre commençait à la tirailler, ce qui l’incitait à intensifier ses baisers et ses caresses. Elle était à lui mordiller doucement la peau – elle a des dents pointues, tout de même, il faut faire attention – lorsque le ventre du semi-elfe vint briser la magie… encore. Elle recula la tête, à bout de souffle, et planta ses pupilles noires dans les siens.

- Nous devons faire quelque chose pour ton ventre, Zackeriel…

Avec un rire, elle se laissa glisser au sol. Elle entraîna son chéri jusque dans la cuisine, où elle le contraignit à s’asseoir sur une chaise en pesant sur ses épaules avec ses deux mains. « Laisse-moi te préparer à déjeuner. » dit-elle en lui tapotant le dos. Elle ne lui laissait pas vraiment le choix. Elle s’éloigna afin d’allumer un feu. Elle profita du temps qu’il prendrait aux flammes pour réchauffer la plaque afin de couper des bananes et des oranges. Elle nettoya également des framboises et des bleuets. Elle fit son possible pour que son gâté ne voit pas ce qu’elle faisait, mais il semblait déterminé à s’étirer le cou et étudier ce qu’elle lui préparait. « Veux-tu bien arrêter? C’est un déjeuner d’anniversaire surprise, d’accord? Reste assis et attend comme un bon garçon. » Elle sortit deux assiettes des armoires, de magnifiques pièces de porcelaine blanche dont le pourtour était décoré de raisins et de vignes. Elle y déposa les fruits et tourna son attention à la partie principale du repas. Caché sous un couvert se trouvait un pain aux framboises qu’elle avait préparé le matin précédent. Elle déposa sur la planche en fonte chaude quelques cuillerées de beurre et de sucre, qu’elle laissa fondre, puis y déposa quelques tranches. Elle patienta un moment avant de les retourner, satisfaite de la croûte sucrée qui s’était formée. Éventuellement, elle put rajouter le pain dans ses assiettes, puis elle termina en saupoudrant le tout de sucre en poudre. Elle prit des fourchettes et des couteaux d’argent, puis apporta le repas complet à son petit ami. Elle revint à la cuisine pour récupérer un pichet d’eau, ainsi que déposer une bouilloire sur le feu. « Bon appétit, mon amour. » Elle lui prit une main avant de lui souhaiter bonne fête une fois de plus.

Ils dégustèrent le repas en discutant de tout et de rien. Sans s’en rendre compte, ils parlaient déjà de projets futurs. Ils envisagèrent notamment quels plants ensemencer au printemps, ce qu’ils pourraient faire pour égayer le coin repas à l’extérieur, comment procéder pour le déménagement, quel moment serait le plus propice pour une baignade nocturne dans la mer et ainsi de suite. De toute évidence, le brigand trouva le moyen d’insérer plusieurs blagues au travers de leur conversation, ce qui lui mérita une framboise en pleine tronche. Par la suite, la magicienne interdit au fêté de l’aider avec la vaisselle puisque ça ne se faisait pas lors de son anniversaire. Elle était, de toute façon, une grande fille capable de se débrouiller. Elle put mélanger de l’eau bouillante avec celle générée par ses capacités magiques pour se faire une eau de vaisselle à la température parfaite. Elle continua de parler avec Zackeriel par-dessus le comptoir, un sourire flottant toujours sur ses traits délicats.

Quand elle eut terminé, Capucine fit appel à ses pouvoir pour faire évaporer l’eau. Elle ne s’aperçut toutefois pas que la vapeur collait à sa peau et donnait l’impression qu’elle était couverte d’une fine couche de sueur. À vrai dire, même ses cheveux ondulaient un peu plus face à l’humidité. Elle était entièrement concentrée sur le séchage de sa vaisselle qu’elle prit un moment avant de remarquer que son amoureux avait cessé de parler. Elle n’en fit pas de cas et déposa son linge sur le support à cet effet. Par après, elle croisa les bras sur le comptoir et y appuya sa poitrine… sans réfléchir au résultat alléchant pour le guerrier. Elle haussa les sourcils quand elle remarqua enfin le regard empreint de désir que lui lançait son amant. Peut-être pouvait-elle en profiter pour lui poser certaines questions éducatives?

- Dis-moi… débuta-t-elle, dessinant des formes imaginaires sur le comptoir avec son index. Est-ce normal que j’aie encore… envie? Je veux dire… Depuis que nous avons… tu sais… je ne pense qu’à ça. Je ne sais pas, tout à l’heure dans le jardin, j’étais sur le point de te pousser dans un buisson et me placer par-dessus toi. Elle leva les yeux vers la fenêtre qui montrait l’extérieur, non pas pour éviter le regard de son bien-aimé, mais simplement parce qu’elle réfléchissait. Même dans le lit, avant que tu ne me joues un mauvais tour, mes mains avaient une vie propre et pensaient à… partir à l’exploration. Oh, puis même sur le balcon… soupira-t-elle, rêveuse. La vue avait réellement été splendide.

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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Jeu 8 Sep - 9:57

Il courait comme un gamin qui se sauvait de l’heure du bain. Il dévala l’escalier à toute vitesse en riant alors qu’il entendait les bruits de pas de sa compagne qui faisait son possible pour le rattraper. Elle allait lui faire payer cher sa mauvaise plaisanterie, il le sentait! Une fois à l’étage inférieur, il s’engouffra dans le salon, contournant l’immense divan. Sous son œil amusé, Capucine bondit par-dessus la table basse et le guerrier comprit à quel point elle désirait lui mettre la main dessus. On ne blaguait plus! Le semi-elfe zigzagua dans les nombreux corridors et se retrouva temporairement piégé dans la salle de lavage. Un sourire narquois au visage, il se retourna pour faire face à la magicienne, puis lui empoigna la main. Il la fit tournoyer sur elle-même et repartit à la course en un éclat de rire. Il contourna la fontaine au milieu du hall puis entendit un sifflement strident qui attira son attention. Quelle ne fut pas sa surprise de voir Capucine bondir en sa direction! Il l’attrapa donc au vol, puis grimaça alors qu’elle ébouriffa sa tignasse blonde avec énergie. Malgré tout, il ne put s’empêcher de glousser devant toute la détermination de sa petite amie et se délecta de sentir ses jambes se nouer autour de sa taille.

Un sourire ceignait ses lèvres et il gloussa de nouveau alors qu’il sentit les lèvres douces de sa tendre moitié parcourir son visage, sa mâchoire, sa clavicule… C’est qu’elle commençait à lui donner des envies! Ainsi, le guerrier ferma les yeux un instant, se délectant de ses caresses et de son mordillement sur sa peau sensible. Peut-être pouvait-il seulement trouver un coin plus confortable pour… Il n’eut pas le temps de terminer cette pensée que son estomac gronda de nouveau, bien malgré lui. Une expression gênée au visage, il planta son regard de bronze dans l’obsidienne des yeux de sa compagne. « Oh tu sais, ce n’est pas plus grave… » commença-t-il dans le but de l’inciter à rester auprès de lui, mais Capucine descendit de son perchoir improvisé à sa grande déception et l’attira à sa suite dans la cuisine. Une fois à la hauteur de l’une des chaises en bois, la magicienne appuya sur ses épaules pour l’inciter à s’asseoir et Zack obtempéra. Elle déclara vouloir lui préparer son petit déjeuner et, malgré ses protestations, alla allumer le feu. Visiblement, elle ne démordrait pas de son idée : elle ne désirait pas de son aide. Elle prépara donc plusieurs ingrédients comme une cachotière, dissimulant le fruit de son travail du mieux qu’elle pouvait. Pour sa part, le semi-elfe s’étira le cou pour tenter de voir ce qui se passait, puis se fit « gronder » par sa douce moitié qui déclarait qu’il s’agissait d’une surprise. Bon bon bon… Si elle y tenait tant…

La jeune femme violette s’affaira donc en cuisine et Zack la vit sortir de coquettes assiettes ornées de vignes peintes à la main. Une douce odeur à la fois sucrée et légèrement acidulée embaumait l’air et fit saliver le guerrier. Son estomac gronda de plus belle et il esquissa un sourire en voyant sa petite amie saupoudrer ce qui semblait être du sucre en poudre sur son repas. Visiblement, elle se donnait à fond! Après de longues minutes d’attente, elle revint vers lui, tout sourire pour poser des assiettes de fruits et de pain soigneusement grillé à la perfection. Wow! Tout ça, c’était pour lui? C’est qu’elle était toute une cuisinière, la belle magicienne! Elle déposa un pichet d’eau sur la table, puis vint s’installer à ses côtés, lui souhaitant chaleureusement un « joyeux anniversaire ».

- Merci infiniment, Capu, fit-il avec un sourire sincère. Honnêtement, je ne me rappelle pas c’était quand la dernière fois qu’on m’avait préparé un repas d’anniversaire aussi alléchant… Ah si, c’était probablement ma mère, du temps où j’habitais toujours chez elle. Tu te doutes bien que ça fait des lustres!

Cette pensée le rendit nostalgique l’espace d’un instant. Sa mère et ses fameuses crêpes aux bleuets si sucrées… Mieux valait penser à autre chose maintenant. Le déjeuner était exceptionnel. Le goût acidulé de la framboise balançait parfaitement le sucré des bananes et du sucre en poudre. Le couple discuta de tout et de rien et se surprit même à parler du futur. Ils discutèrent des commandes des prochaines saisons, mais également des plans d’ensemencement et peut-être même d’agrandissement? Il fallait dire que le commerce de la magicienne était particulièrement florissant (dans tous les sens du terme). Malgré le sérieux de leur conversation, Zack fut fidèle à lui-même : il balança plusieurs blagues à caractère salace, ce qui lui mérita une framboise en pleine poire. Bah, il trouvait ça plutôt marrant en fait! Une fois le repas terminé, Capucine insista pour desservir la table et pour faire la vaisselle seule, et ce, malgré les nombreuses protestations du guerrier. Visiblement, elle était têtue quand elle voulait! Ils continuèrent donc de discuter nonchalamment et l’homme en profita pour observer les courbes si attirantes de sa compagne. Elle était particulièrement sexy, ainsi recouverte d’une fine couche de sueur et ses cheveux ondulants dans son dos. Dès que cette dernière termina sa corvée, elle se retourna pour faire face à son amoureux et se pencha vers l’avant, prenant appui sur le comptoir devant elle et exhibant sa poitrine de façon aguichante.

Zack lorgna vers ces attributs sans réellement se cacher et esquissa un sourire. Avait-elle envie de…? Capucine joua doucement sur le comptoir avec son doigt et parla justement de son envie bien présente. Le semi-elfe écouta ses propos avec un intérêt plus que présent et sentit son bas-ventre le tirailler. Elle pensait exactement comme lui et il était ravi de constater qu’elle ressentait la même envie. Sans plus attendre, il se redressa en poussant sa chaise, puis marcha d’un pas rapide en direction de son amoureuse. Il l’attrapa dans ses bras musclés et la souleva afin de l’asseoir sur le comptoir.

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Le souffle court, ils se jetèrent des regards complices. Capucine se laissa aller contre le corps de son amant et Zack se fit un plaisir de l’enlacer dans ses bras, embrassant le dessus de sa tête avec affection. « Je t’aime, Capu » souffla-t-il à son oreille. Malgré la sueur qui recouvrait le corps svelte de son amoureuse, le sous-chef des Lames Pourpres songea au fait qu’il adorait l’odeur florale qu’elle dégageait. Elle était magnifique, parfaite… un peu capricieuse, mais parfaite quand même! Ils restèrent enlacés pendant quelques minutes puis il rompit doucement le contact. « Je… heu… dois aller me nettoyer », fit-il avec un sourire un peu gêné. « Je reviens. » Il se releva donc tranquillement, puis se dirigea vers ce qui semblait être une salle d’eau. Visiblement, c’était l’endroit où la magnifique hôtesse prenait ses bains parfumés. Il nota une bassine d’eau puis en fit usage pour se nettoyer. Il revint ensuite vers sa compagne et s’allongea sur le divan, complètement détendu, et l’incita à prendre place par-dessus lui. Il avait simplement envie de se coller un peu et de profiter de sa proximité.

- Cette journée est simplement parfaite, soupira-t-il, serein. Il glissa ses doigts sous le menton de la semi-insecte et l’invita à lever la tête. Il posa ses lèvres tendrement sur les siennes. Je pourrais rester comme ça éternellement. À profiter de ta présence à mes côtés, à vivre dans ce nid qu’est maintenant le nôtre… à faire l’amour avec toi à chaque instant. Il gloussa et mordilla la peau du cou de la jeune femme, lui soutirant un petit rire amusé par le fait même. Si tu savais toutes les idées que j’ai en tête, tu en rougirais. Bon sang que je t’aime.

Il la serra à nouveau contre lui, puis lui sussura des mots d’amour à l’oreille pendant quelques instants. Il reposa ensuite sa tête sur la surface moelleuse du divan, puis glissa une main sous sa nuque. Il observa le plafond un instant, puis pensa au futur. Pourrait-il réellement rester dans cet endroit éternellement? Loin des gens, loin des enquiquineurs… loin des Lames Pourpres? Il n’avait pas envie de s’inquiéter de ça maintenant, mais il devait songer à ce qu’il allait faire pour assurer la sécurité de ses amis et de sa bien-aimée. Puis, sa pensée vogua au-delà des limites du territoire, en direction d’Alombria. Sa fille… Allait-il pouvoir lui montrer cet endroit un jour? Si seulement cette guerre pouvait se calmer…

- Capu? Demanda-t-il doucement en regardant toujours le plafond. Je peux te demander une faveur? Enfin, pas pour aujourd’hui, mais pour le futur. Il marqua une légère pause, visiblement hésitant. Tu sais que j’ai une fille. Ishobel, une élève d’Alombria. Tu… tu crois qu’un jour tu accepterais de la rencontrer? Puisque j’ai l’intention de partager ta vie très longtemps, j’aimerais faire une place à Isho dans notre existence. Enfin… j’ai été entièrement absent de son quotidien pendant 8 ans, j’aimerais éviter de l’être encore pour les 8 prochaines années à venir. Je sais que la guerre rend les choses plus difficiles, mais j’ose espérer que ça ne perdura pas éternellement. Puis, il posa son regard de bronze dans les yeux d’obsidienne de la magicienne. Je sais que tu n’es pas terriblement à l’aise avec les visiteurs et les nouveaux venus. Mais tu crois que tu pourrais lui faire une toute petite place? Après tout, on ne la verra probablement pas si souvent, vu son entraînement intensif. Je crois qu’elle aimerait savoir qu’elle est la bienvenue.

Il caressa ensuite la joue de sa bien-aimée, tentant de se faire rassurant. Il ne voulait surtout pas lui imposer une gamine qui n’était pas la sienne, mais pouvait-il réellement ignorer la petite Alombrienne en sachant pertinemment son existence?

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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Mer 21 Sep - 16:21

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Elle se mordit la lèvre inférieure dans un sourire, alors que son bien-aimé s’excusait pour aller faire un tour à la salle de bain. Il n’y avait aucune raison d’être gêné, selon elle… pas après tout ce qu’ils avaient vécus ensemble. D’ailleurs, ce fut au tour de la jeune femme de lorgner son amant sans se cacher. Elle avait appuyé les coudes sur le dos du sofa et admira la silhouette de dos de son homme de haut en bas… et de bas en haut. Elle soupira comme seule une femme sur son petit nuage de volupté pouvait le faire. Elle l’admira une fois de plus quand il revint vers elle, ne manquant pas le moindre mouvement. D’ailleurs, elle n’eut pas à se faire prier pour se coucher sur lui. Elle frotta sa joue contre son épaule, puis ferma à nouveau les yeux.

- Tu sais… j’avais une panoplie de plans pour aujourd’hui, mais… maintenant, il n’y en a plus un seul qui me vient en tête…

Elle rit d’elle-même; c’était si atypique pour elle de simplement s’adonner aux envie de la journée. Elle était une femme si organisée, en temps normal… mais se vider l’esprit de toutes ses responsabilités, même si ce n’était qu’un jour, lui faisait le plus grand bien. « Hmm… » acquiesça-t-elle au commentaire de Zackeriel, étant tout à fait d’accord avec lui, puis elle se laissa embrasser. Elle gloussa sous la morsure dans son cou. Je serais de la couleur d’une aubergine! répliqua-t-elle en s’esclaffant de plus belle. Je t’avais bien dit qu’ils était violets, n’est-ce pas?

Elle avait ajouté ce dernier commentaire dans le but d’étendre son hilarité à son compagnon, qui riposta plutôt avec une panoplie de mots doux. Bien sûr, la maîtresse des lieux ne manqua pas de lui susurrer tout autant de compliments, lui volant quelques baisers au travers de tout ça. Elle s’amusait toujours du chatouillement des lèvres du semi-elfe sur ses oreilles quand il s’arrêta finalement. Son cœur était gonflé d’amour!

- Moui… tout ce que tu veux, mon cœur. souffla-t-elle mielleusement. L’ancien sous-chef des Lames Pourpes pouvait lui demander n’importe quelle faveur et elle ne se voyait pas la lui refuser. Cependant, son cœur se dégonfla légèrement à la mention de faire une place pour Ishobel. Elle fixait les yeux de son bien-aimé sans trop savoir quoi dire. Je… Ce n’était pas tant qu’il prenne au sérieux ses responsabilités de père qui la mettait mal à l’aise, mais plutôt le fait d’apporter des changements à sa demeure pour y accommoder l’enfant. D’un autre côté, comment pouvait-elle dire non? Elle voulait passer le reste de la vie avec cet homme à ses côtés, il était donc tout naturel que cette vie inclut l’enfant d’une union passé. Capucine déglutit avant d’enfin prendre la parole. Ça me fera plaisir de la rencontrer, Zackeriel, absolument. Elle était sincère sur ce point. Je te promets de faire un détour à la capitale pour que nous puissions la visiter lors que mon prochain contrat à Alombria. Pour ce qui est de lui faire une place ici… commença-t-elle, penchant la tête sur le côté alors que son amoureux lui caressait la joue, il y a probablement quelque chose à faire. Je ne peux pas te garantir que ce sera facile pour moi de m’acclimater… mais je te jure de faire un effort. Allons-y une étape à la fois, d’accord? Nous inviterons Agrias et Saros ici et, éventuellement, ce sera au tour d’Ishobel de venir faire un tour. Qu’en dis-tu?

De toute évidence, le semi-elfe était ravi de cette réponse. La jeune femme le serra fortement et lui embrassa la clavicule. Tant qu’on ne la pressait pas, elle savait qu’elle viendrait à bout d’accepter que d’autres gens entrent dans sa maison. D’ailleurs, sa douce moitié sera là pour la soutenir. Ses paupières, un peu lourdes, se fermèrent d’elles-mêmes… et, quand elle les rouvrit, la jardinière remarqua qu’elle était seule sur le divan. Elle se releva sur les coudes, jetant un regard à la ronde, légèrement affolée d’être seule… jusqu’à ce qu’elle entrevoie le somptueux popotin du guerrier à l’extérieur. Ainsi, Monsieur avait décidé qu’il voulait admirer la fontaine? D’un pas léger, un sourire flottant aux lèvres, Capucine alla le rejoindre et l’enlaça par derrière. Elle déposa un baiser dans le creux de ses omoplates, avant de lui demander : « Prêt pour aller chercher tes choses? »
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MessageSujet: Re: Capucine [PV Zackeriel] [TERMINÉ]   Jeu 22 Sep - 13:52

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