Forum RPG médiéval-fantastique inspiré de la série Les Chevaliers d'Émeraude d'Anne Robillard
 

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 I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]

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Vigie
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MessageSujet: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 14 Sep - 21:54


Ce n’était pas leur genre. Jamais ils n’agissaient de la sorte. Alors pourquoi est-ce que ça arrivait là, maintenant? Dans un endroit public de surcroît! Certes, la bibliothèque était terriblement tranquille à cette heure, les gens préférant profiter de la somptueuse température extérieure plutôt que les rangées paisibles de l’immense librairie. Enfin, la plupart d’entre eux du moins. Douhbée et Vigie avaient eu d’autres plans en tête. Quoique… ce n’était pas comme si c’était particulièrement prévu, là, maintenant. Ça ne faisait que quelques mois que le pheryxian était revenu d’Irianeth et il n’avait jamais été plus amoureux de Douhbée que maintenant. Visiblement, c’était réciproque. Le couple passait le plus clair de leur temps ensemble, dans la mesure du possible. Il fallait dire que Soren ne s’était pas vu attribué de missions depuis un bon moment, les chefs désirant lui laisser le temps de se remettre en forme (puisqu’il était amaigri à son retour) et de reprendre le dessus sur ses terribles souvenirs qui l’envahissaient à tout bout de champs. Or, là, en ce moment, il n’avait pas vraiment le temps de penser à autre chose qu’à sa douce moitié!

Spoiler:
 

Le corps tremblant, Soren embrassa les lèvres douces de sa petite amie avec tellement d’affection. « Je ne peux pas croire que nous venons de faire ça, ici » souffla-t-il à la fois amusé et empreint d’une soudaine sérénité. Il laissa Douhbée descendre de son perchoir improvisé, puis sortit un mouchoir en tissus de son pantalon qu’il utilisa pour se nettoyer. Une fois sa besogne terminée, il rangea son dégoûtant morceau de tissu et remonta son pantalon. Il rattacha le tout et s’assura qu’il avait l’air présentable avant de lancer un regard complice à la pardusse. Il se racla ensuite la gorge, puis fit mine de regarder les titres de bouquins devant lui, glissant une main sur le fessier galbé de sa fiancée par-dessus son pantalon maintenant revenu à sa position initiale.

- Jamais ne j’aurais cru faire telle folie un jour, ajouta-t-il du bout des lèvres près de l’oreille féline de la damoiselle. Et pourtant, je ne regrette rien. Tant que je suis avec toi, j’ai l’impression que la vie est plus que magnifique et que le futur est si prometteur. Merci de faire de moi l’homme le plus comblé de toute la terre.

Il se pencha et embrassa à nouveau ses lèvres fines avec tellement d’amour.

- Alors, nous étions venus chercher quel livre déjà? J’en ai perdu le fil… Ah oui, pour les arrangements floraux pour le mariage. Un livre de botanique qui répertorie à la fois les fleurs à notre disposition et les noms des différents fleuristes du pays…

Ils étaient en pleine préparation pour leur grand jour. Normalement, l’homme ne se mêlait pas vraiment à ce genre de choses, mais Vigie désirait plus que tout passer du temps avec son amoureuse. D’autant plus qu’il n’avait pas grand-chose à faire au sein de l’ordre ces jours-ci… Ils prirent donc une série de livres et sortirent des rangées pour s’installer à une table ronde. D’un air curieux, le pheryxian immaculé leva la tête pour regarder la bibliothécaire qui fixait un registre des emprunts, n’ayant visiblement eu connaissance de rien. Soren jeta alors un sourire amusé en direction de l’écuyère de Colombe qui lui flanqua un petit coup sur l’épaule. Sous ce geste à la fois agacé et affectueux, le chevalier retint un éclat de rire.

Comme elle était belle, sa fiancée!


Dernière édition par Vigie le Jeu 27 Oct - 13:36, édité 1 fois
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Douhbée
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Ven 23 Sep - 21:36

Il y avait quelques semaines que le couple commençait à urger les préparatifs de leur mariage, avec la séparation obligée qu’ils avaient vécu, Douhbée sentait qu’il fallait se préparer à tout et s’assurer que ce soit fait peu après son adoubement. Il n’y avait pas de temps à perdre pour s’unir avec l’amour de sa vie, quoi qu’en pensa les Dieux du panthéon, car elle avait appris que la vie était trop courte pour être gaspillée. Heureusement, l’écuyère avait également bénéficier de vacances, non pas pour préparer ses noces, mais parce que les derniers mois avaient été presque aussi éprouvants pour elle que pour Soren, et qu’elle avait bien besoin de sa compagnie. Colombe l’avait compris.

Douhbée suivait les rangées de livres des yeux, cherchant la série de numéro que lui avait dicté la bibliothécaire, en vrai professionnelle qui connaissait ses cotes par cœur, pour la guider vers le bon sujet. Mais alors que son doigt glissait sur les reliures pour effacer la poussière qui masquait les nombres, d’autres doigts que les siens effleurait son cou, glissait sur son buste, la faisant frissonner même par-dessus sa tunique. Depuis son retour, il lui semblait qu’elle n’avait jamais assez de Soren, comme s’il lui fallait à tout prix rattraper le manque créé par sa capture. Ils avaient toujours envie l’un de l’autre, même lorsqu’ils venaient de finir, et si la pardusse retint la main de son fiancé alors qu’il explorait sa culotte, ce n’était pas par manque de désir, mais par peur d’être surprise. Malgré tout, elle gloussa, étouffant son rire en plaquant sa main contre ses lèvres. Il était vrai que la pièce était vide, outre la vieille sourde, mais était-ce une raison pour… enfin, ils n’allaient quand même pas faire ça!

Spoiler:
 

Lorsque Soren se détacha d’elle dans un baiser, tremblant de satisfaction, Douhbée se mit enfin à réaliser l’absurdité de ce qu’ils avaient fait, et dû se tenir la bouche et le ventre pour éviter d’éclater de rire. Le phéryxian aussi en arrivait à la même conclusion alors qu’ils se rhabillaient en vitesse. Dès qu’il posa la main sur les fesses de la pardusse en faisant mine de s’intéresser à la collection documentaire, la jeune femme lui donna une légère claque sur la main pour qu’il la lâche.

-Arrête, sinon tu devras recommencer, et je ne suis pas certaine que nous aurons cette chance deux fois… chuchota-t-elle avec un rire dans la voix, et ce n’était même pas un mensonge. Même comblée par son homme, il lui restait toujours une étincelle facilement enflammable dans ses entrailles, depuis qu’elle l’avait retrouvé. Moi aussi je t’aime, ajouta-t-elle simplement à sa déclaration, puisqu’après ce qu’il venait de lui dire, ses propres sentiments à elle se passaient de mots. Il avait déjà énoncé tout ce qu’elle ressentait, de toute façon… La femme la plus comblée sur terre!

Douhbée gloussa en prenant le livre qu’elle était venu chercher initialement sur les étagères, alors que Soren se questionnait sur où ils en étaient, puisque leur petite scène lui avait fait perdre le fil. Ils voulaient préparer les arrangements floraux, mais pour passer la commande, il fallait au moins savoir de quoi avait l’air tel nom de fleur! Ainsi, ils n’auraient plus qu’à contacter une fleuriste, et ils auraient l’air de vrais connaisseurs en sortant les véritables noms au lieu de «celle qui est rose mais avec plus de pétales que l’autre… tu vois ce que je veux dire? »

En retournant vers les tables de lecture, Douhbée ne put s’empêcher de jeter un œil inquiet vers la bibliothécaire, qui était toujours concentrée dans son travail, et soupira en se tournant vers Soren, qui avait visiblement fait la même constatation qu’elle. Son sourire amusé failli la faire rire, et elle le poussa de façon taquine afin qu’il lui tourne le dos, car elle ne pourrait se retenir de se tordre d’amusement si elle continuait à regarder cet air niais.

-Assied-toi et donne toi un air sérieux, bon sang, on organise un mariage pas un festival. Il ne faudrait pas que notre chance tourne au vinaigre et qu’elle réalise ce qu’on a fait juste parce que tu ne cesse de me faire rire, essaya-t-elle de chuchoter avec sérieux entre deux gloussements en plongeant son nez dans les pages du volumineux ouvrage. Comment veux-tu que je me concentre quand tu me regardes comme ça en plus, Soren?

Ils fouinèrent quelques minutes dans les choix de fleurs, étouffant ici et là des rires coupables, prenant des notes sur un parchemin qu’ils avaient trimballé, lorsque Douhbée commença à se sentir émotive. Elle était comme ça depuis plusieurs mois, la présence de Soren ne pouvant générer que A : le désir ou B : la peur de le perdre à nouveau. Ses doigts griffus parcoururent les mains de son fiancé, qui avaient finalement regagné en force et assurance après avoir été retrouvé en plutôt piteux état, amaigri et affaibli.

-Je ne veux plus jamais que tu partes sans moi… souffla-t-elle en plongeant ses yex dorés dans les siens. Et je sais que c’est impossible. On n’a même pas encore déterminé de date pour… ça. Elle fit un geste vague en direction du livre, d’eux, de sa bague. Il faut que ça se fasse avant que l’un de nous deux quitte le château Soren, le plus tôt possible, parce que je ne pourrais pas survivre une fois de plus comme j’ai vécu les derniers mois. J’ai besoin de t’épouser avant qu’on se sépare, car ce jour-là tu vas me faire la promesse de toujours me revenir, et je vais te croire.

Comme si une promesse éloignait tous les risques…
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 28 Sep - 9:09

Il éclata de rire le plus silencieusement possible à la boutade qu’elle lui fit afin de l’inciter à tourner le dos à la bibliothécaire. Était-ce lui où il venait de percevoir une teinte cramoisie naître au visage de sa fiancée? Elle était encore toute retournée de leur batifolage entre deux rangées, pas vrai? Personnellement, ça lui donnait simplement envie de recommencer… MAIS, il allait bien se tenir cette fois. Après tout, les remontrances dissimulées que lui servit Douhbée n’étaient pas fausses : ils avaient du travail à faire afin d’organiser un truc convenable pour l’occasion. Ce n’était pas sa faute! Après avoir été si loin de sa belle, il n’avait qu’une envie en tête, c’était de goûter sa peau et de sentir son souffle à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Pourrait-elle réellement lui reprocher de l’aimer de la sorte? Il la fixait maintenant, avec un sourire exagéré justement dans le but de la faire réagir. Son but fut rapidement atteint puisque la jeune femme lui somma presque de cesser de la regarder sous peine qu’elle n’arrivait plus à se concentrer. Cette simple réplique eut pour effet de faire rire davantage Soren qui tentait d’être le plus silencieux possible. Seulement… ses épaules sautillantes trahissaient mal son hilarité.

Après quelques instants à reprendre contenance, le pheryxian se plongea enfin dans les bouquins, cherchant les différentes variantes de chrysanthèmes existantes afin de garnir un peu plus les centres de table. Étant fils de marchand d’herbes médicinales, Vigie avait une certaine connaissance en matière de végétaux et bien qu’il n’ait peut-être pas un maximum d’intérêt dans les arrangements floraux, il était tout de même capable de faire une certaine sélection. Il aimait beaucoup les lys également et tenterait peut-être de convaincre Douhbée d’en mettre quelque part. Pourquoi? Simplement parce que, selon les dires de son géniteur, c’était les fleurs préférées de sa défunte mère. Il ne l’avait jamais connu, mais l’idée de lui faire un clin d’œil lors de la plus belle journée de sa vie lui plaisait énormément. Tournant quelques pages de son énorme bouquin, il se rendit donc à la lettre « L » pour regarder les différentes variantes de lys, quand il sentit une main se glisser sur la sienne.

D’instinct, il leva son regard doré sur sa petite amie et constata qu’elle semblait être empreinte d’une émotivité soudaine. Doucement, il saisit sa main dans la sienne et lui décocha un sourire tendre. « Que se passe-t-il? » souffla-t-il tout bas à son intention. Il écouta ses paroles d’une oreille attentive et sa gorge se serra. Il comprenait son besoin d’urgence et lui-même y avait pensé. Les souvenirs désagréables de sa captivité envahirent à nouveau son esprit comme autant de scènes d’épouvantes qu’il voulait à tout prix oublier. Son sourire disparu assez rapidement et il se racla la gorge pour reprendre contenance. Finalement, il hocha de la tête afin d’acquiescer à la demande de Douh. Il ne lui avait que très peu révélé l’enfer de sa captivité. Certes, il lui avait affirmé qu’on l’avait privé de ses besoins les plus élémentaires et qu’on l’avait tabassé à plusieurs reprises, mais il avait gardé sous silence toutes les tortures qu’il avait commises et, par le fait même, la quantité surprenante de meurtres qui en avaient découlé. Et que dire des avances et attouchements plus qu’éloquents de Saphyra à son égard? Il préférait ne plus y penser et garder le silence. Douhbée n’était pas prête à entendre tout ça… ça la détruirait! Soudainement, il se sentait sale et épouvantable… ça lui arrivait souvent depuis sa détention.

Il prit une grande inspiration puis esquissa un sourire en ramenant son attention vers la pardusse. Il devait être fort, pour elle.

- Écoute, bientôt, tu seras adoubée, mon amour, fit-il en s’efforçant de reprendre contenance. Après ça, donnons-nous une semaine le temps d’apprivoiser nos écuyers et marions-nous tout de suite après. Tu sais… tout ça… ce n’est pas tant nécessaire, ajouta-t-il en désignant la tonne de bouquins qui trônaient devant lui. Au fond, qu’est-ce qui nous empêcherait de simplement s’unir de façon intime? Juste toi, moi et quelques proches en guise de témoins? Je n’ai pas besoin de flaflas, d’immenses gâteaux ou d’alcool qui coule à flot. Encore moins de foules pour nous acclamer comme si nous étions les nouveaux membres de la royauté. Juste toi, moi et notre amour. Rien de plus. Parce qu’au fond, tu es la seule qui compte vraiment.

Il tira sa chaise lentement en direction de l’écuyère et le raclement au sol attira l’attention de la bibliothécaire qui afficha un air désapprobateur. Il lui jeta un regard désolé puis passa son bras autour des épaules de l’écuyère. « Eh bien, elle remarque seulement ce qui lui tente, celle-là. » Il ramena son attention en direction du livre que tenait Douhbée. Une fleur exotique trônait au milieu de la page arborant des couleurs vives, éclatantes et riches; un merveilleux mélange naturel d’orangé et de bleu. Juste à côté, une calligraphie fine était inscrite dévoilant le nom de la plante : l’oiseau du paradis. Elle songeait à payer une petite fortune pour ces fleurs raffinées et tropicales? Vigie voyait là une délicate attention, bien que non nécessaire. Il lui décocha un nouveau sourire attendri.

- Tu aimerais vraiment un mariage grandiose, pas vrai? Lui demanda-t-il. Si tel est le cas, alors nous travaillerons sans relâche pour l’organiser comme il se doit. Il n’y a rien de trop beau pour toi, mon amour.

Il glissa une main sur la joue de l’écuyère et lui fit tourner la tête vers lui. Il apposa ses lèvres sur les siennes et échangea un baiser terriblement amoureux avec elle. Toutefois, il dût mettre rapidement fin à leur contact, car le raclement de gorge de la bibliothécaire lui fit comprendre qu’elle les considérait comme indécents. Meh. Elle n’avait pas totalement tort. Il se recula donc, à contrecœur. Il étira son bras au-dessus de la table et se saisit de son bouquin initial pour le ramener près de lui.

- Dis-moi, que penses-tu de ces fleurs de lys blanches? Fit-il en démontrant la plante en question. Si on les combine avec des fleurs colorées de saison, ça pourrait être chouette, non? Selon mon père, ma mère adorait les lys… Puis, il constata que la jeune pardusse blonde ne l’écoutait pas vraiment. Douh? Tu m’écoutes? J’ai l’impression que quelque chose te tracasse aujourd’hui. Je ne saurais trop dire ce que c’est. Que se passe-t-il? Tu as envie d’en parler? En fait, je dirais plutôt que tu sembles distraite.

Son regard tantôt terriblement amoureux était maintenant teinté d’une certaine inquiétude. Avait-il dit ou fait un truc qui puisse la perturber? Lui qui faisait tout pour éviter de la troubler, il avait peut-être loupé un truc?
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Douhbée
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mar 4 Oct - 18:16

Douhbée allait probablement bientôt obtenir son diplôme de maîtrise en anéantissement des moments romantiques et amusants. Son esprit avait cette fabuleuse manie de lui rappeler des choses négatives même dans les moments les plus parfaits, et assombrissait rapidement ses pensées, cicatrices de son passé lourd. Y penser, c’était une chose, le partager, s’en était une autre! Bien sûr, elle aurait pu garder tout ça pour elle, feindre de ne pas être troublée, mais Soren s’en était déjà rendu compte, et il n’aurait pas lâché le morceau si elle lui avait dit de laisser tomber. La pardusse était comme un livre ouvert, pour lui, elle n’avait jamais été douée pour lui cacher quoi que ce soit. Et pourtant, ça lui faisait si mal de voir qu’elle avait gâché la bonne humeur de son fiancé. Le pire, c’était de savoir qu’elle venait de lui rappeler sa détention, même si c’était de façon accidentelle, et que c’était probablement la dernière chose dont il avait besoin. Ça se lisait dans le regard doré du phéryxian… Elle tentait tant bien que mal d’être forte pour lui, depuis son retour, mais plus souvent qu’autrement, c’était lui qui constituait son ancre, qui l’empêchait de dériver dans ses pensées sombres… Et il avait tellement besoin d’elle!

Bien sûr, avec l’adoubement qui approchait à grands pas, cela leur permettrait de se marier sous peu, mais encore fallait-il qu’il ne parte pas en mission avant. Et s’il était absent pour ce moment aussi important? Après tout, si la plupart des Chevaliers étaient exempts de missions afin de pouvoir assister à cette festivité, il n’en restait pas moins qu’il pouvait y avoir des urgences… Colombe lui ferait-elle une chose pareille? En tous les cas, même s’ils restaient tous les deux à la capitale jusqu’à l’adoubement, ils devaient se presser ensuite. Une semaine, maximum, sinon ils augmentaient leurs risques d’être séparés prématurément, et qui sait quand ils allaient se revoir ensuite? Évidemment, cela impliquait peu de préparatifs, puisqu’on ne pouvait organiser un grand mariage dans un délai aussi court, mais Douhbée s’en fichait. L’idée même de régler ça de façon intime, juste eux deux, était particulièrement alléchante, puisqu’être au cœur de l’attention n’était pas franchement son activité favorite. En effet, pourquoi se cassaient-ils la tête avec ses fleurs, ce tralala inutile, quand ils pouvaient juste se réserver un prêtre et régler ça entre deux entraînements?

La jeune femme tournait plutôt machinalement les pages du livre, abandonnant le lys où ils s’étaient arrêtés pour découvrir l’oiseau du paradis. Le nom fit sourire Douhbée, qui trouvait la fleur bien à propos. Son phéryxian était son paradis… Alors que Soren se rapprochait d’elle, probablement pour l’embrasser, l’harpie de bibliothécaire se racla la gorge et leur lança un regard assassin, finissant de rendre le sourire à la pardusse. Oh, un petit bisou de rien la dérangeait? Heureusement qu’elle n’avait aucune idée de ce qui venait de se passer entre sa collection de documentaires sur la flore et ceux sur la faune d’Enkidiev...

-Mais non pas du tout, s’étonna Douhbée en ramenant son attention à Soren. Je trouvais seulement que celle-ci, sous la lumière du soleil, semblait presque dorée, comme tes yeux.

*Et les miens.* La pardusse lui adressa une sourire rêveur, sautant sur ses lèvres à proximité des siennes pour les embrasser à nouveau, comme si l’absence de ce contact pendant plus de cinq minutes lui était insupportable. Comme si elle respirait par sa bouche. La bibliothécaire gronda quelques commentaires plutôt froids à l’égard de la jeunesse dépravée du château, et Douhbée étouffa un gloussement en ne pouvant s’empêcher de penser que… c’était plutôt vrai! Et elle n’avait rien vu!

En fait, Douhbée n’avait jamais vraiment ressentit le besoin de faire quelque chose d’aussi imposant, n’étant pas particulièrement friande des grandes fêtes. Elle avait plutôt l’impression que, puisque Soren venait d’une grande famille, il avait l’habitudes des mariages en grandes pompes et s’était naturellement orientée vers cette version des noces, puisqu’elle n’en connaissait pas d’autres. Mais après tout, qu’est-ce qui les obligeaient à le faire? Si c’était Vigie lui-même qui voulait garder le tout simple, cela aiderait grandement à accélérer les affaires.

-Petite fille, j’étais une esclave. Ensuite je n’avais… franchement aucune envie de me marier. Comment une telle chose pouvait l’intéresser, si cela impliquait devoir consommer son mariage. J’ai commencé à l’envisager seulement avec toi, alors non franchement… les grands mariages… je n’y tiens pas vraiment.

Soren était déjà retourné au livre, retournant les pages pour revenir sur les lys, disant que c’était les fleurs préférées de sa mère. Douhbée savait très peu de choses sur elle, à défaut de pouvoir demander au Phéryxian, qui n’en savait pas plus… Et elle ne savait rien sur la sienne non plus, sauf qu’elle avait les même cheveux de feu que son aînée, Regina. Le désert ne semblait apporter que le malheur sur eux tous, d’abord la disparition de sa famille, puis celle de son amoureux. Il aurait pu y passer aussi sûrement que le Clan des Lynx, et elle l’avait véritablement cru, à un moment… Lorsqu’elle avait découvert le lien étrange qui l’unissait à Lachëln. Lorsqu’elle avait vu cette lumière d’un blanc encore plus pur que ces illustrations de lys…

-Si elle aimait les lys, alors ce sera des lys, blancs, rose, jaune comme nos yeux, arc-en-ciel même, je m’en fiche. En fait, je t’épouserais même dans un champ de chardon si c’est ce que tu me demandais de faire, parce que tout ce qui compte c’est toi. Ou alors… sur une plaine de cataire, pendant qu’on y est. essaya-t-elle de blaguer, mais l’air inquiet de Soren l’empêchait de rire.

Il avait vu son trouble, mais elle n’avait pas envie de lui en expliquer la cause. Jusqu’à ce moment précis, elle n’avait plus repensé à cette foutu histoire d’âme-soeur, trop occupé par ses retrouvailles avec Soren. Mais de toute façon, même si elle y avait pensé, elle ne lui en aurait pas parlé, pas tout de suite. Il venait à peine de revenir, et même s’il essayait de prétendre que tout allait bien et qu’il se remettait de ses blessures, Douhbée avait souvent la profonde impression qu’il souffrait encore de blessures psychologiques. Elle ne savait pas ce qui s’était passé, et ne voulait pas le lui demander, mais osait espérer qu’il lui raconte un jour, parce que parler soignait toujours un peu… Elle le savait, elle avait aussi déjà été une fille brisée, et son amour l’avait guérie.

-Je ne veux pas te rajouter des tourments… lui avoua-t-elle en chuchotant, les yeux embués. Tu as déjà assez de tes propres démons à exorciser, alors je ne vais pas empirer ça. Il s’est seulement passé… de drôles de choses, en ton absence, qui m’ont fait remettre en question tout ce que je croyais savoir, m’a fait craindre que tu ne reviennes jamais… Mais c’est du passé, parce que tu es revenu, alors il n’y a plus de doutes. Je vais t’épouser et leur prouver qu’ils avaient tort de…

*De ne pas t’avoir choisis pour être mon âme-soeur?*

-Ne pas avoir cru à ta survie. Comme si c’était des gens qui l’avaient mélangée, et non Parandar lui-même… Que notre amour allait te ramener à moi, physiquement et psychologiquement. Tu as déjà réparée mon âme une fois, c’est à mon tour maintenant. Laisse-moi m’occuper de toi à mon tour, j’en ai besoin moi aussi. Sans réfléchir, Douhbée retrouva les lèvres de son fiancé et poussa même l’audace jusqu’à venir s’asseoir sur ses genoux, déclenchant immédiatement l’irritation de la bibliothécaire, qui leur siffla sèchement de se comporter adéquatement ou de quitter les lieux. Partons, chuchota la pardusse à l’oreille de son oiseau du paradis. On n’a pas besoin de tout ça pour un mariage heureux, je n’ai pas besoin de tout ça, fleurs et lumières, pour savoir que c’est toi que j’aime, et que je te veux à moi pour toujours, souffla-t-elle sans réaliser qu’elle avait confondu ses pensées dans ses paroles, bien accidentellement.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 12 Oct - 11:51

Son regard était soucieux. Douhbée semblait aux prises avec un combat intérieur, comme si elle était empreinte d’une ribambelle de pensées contradictoires. Il la connaissait par cœur. Évidemment, si elle ne désirait pas en parler, il n’allait pas la forcer. Après tout, elle respectait son mutisme relativement à son passé et il lui en était reconnaissant. Il n’était pas dupe non plus, elle s’était probablement rendu compte de la noirceur qui tarissait son âme, mais n’avait pas osé lui poser de questions sur le sujet. C’était mieux ainsi… même si, un jour, il savait qu’il serait dans l’obligation de lui parler de tout ça. Mieux valait repousser ce moment fatidique au maximum.

Un air curieux au visage, il écouta ses propos qu’elle chuchotait, de peur qu’on l’entende. Ses oreilles fines de pheryxian n’avaient aucun mal à percevoir ses propos, mais au moins, la bibliothécaire ne leur jetterait pas de nouveau regard mauvais sous peine qu’ils fussent bruyants! Douh tentait de le protéger en tournant autour du pot, il le sentait. Mais le préserver de quoi? La suite de ses paroles sema un doute dans son esprit. Sans trop s’en rendre compte, Vigie avait arrêté de respirer et son cœur avait cessé de battre, l’espace d’un instant. Il s’était passé de… drôles de choses pendant son absence? De quoi parlait-elle? Elle avait eu peur qu’il ne revienne jamais??? D’accord, il pouvait comprendre ça, mais… que tentait-elle d’insinuer? Elle laissa sa phrase en suspens et Soren sauta immédiatement aux conclusions : était-elle en train de lui dire qu’elle l’avait trompé? Ce regard fuyant, ces nombreux non-dits, cette façon qu’elle avait de vouloir justifier ses propos… Elle déclarait vouloir l’épouser pour prouver quelque chose… C’était clair comme de l’eau de roche maintenant. Vigie avait l’impression qu’on lui avait martelé le cœur à coup de masse et qu’on avait semé les morceaux aux quatre coins du pays. Il se recula doucement, retirant sa main de la sienne. Il ne pouvait pas lui en vouloir… Elle était seule et tout le monde avait cru à sa mort. C’était pardonnable, non? Mais pourquoi était-ce si douloureux, en dedans?

La voix de Douhbée ne lui parvenait maintenant que comme un vrombissement inaudible. Trop de pensées se bousculaient dans sa tête et faisaient un boucan à tout casser. Il n’arrivait pas à entendre les mots de sa fiancée et la douleur… si vive, si terrible… Le jeune homme sursauta en voyant sa compagne se rapprocher de lui pour l’embrasser, si bien, qu’il répondit à peine. Elle poussa même l’audace à venir s’asseoir sur ses genoux afin de minimiser la proximité entre eux deux. Une image rapide s’immisça dans son esprit, superposant la magnifique pardusse par une pheryxian aux ailes de charbon. Un flashback terrifiant. Un sifflement de désapprobation se fit entendre et l’écuyère sur le point d’être adoubée se releva et lui chuchota qu’il était temps de partir. Elle lui prit la main et l’attira à sa suite, déclarant qu’elle n’avait pas besoin de tout ce luxe pour se marier. Elle n’avait besoin que de lui et rien d’autre, pas même de… lumière? De quoi parlait-elle? Quelle lumière pour lui « prouver qu’elle l’aimait »?? Il avait peur de comprendre, peur de savoir. De drôles de trucs pendant son absence, un amant, une lumière…

Ils quittèrent la bibliothèque et marchèrent dans le couloir, main dans la main. Vigie avait l’impression de ne plus posséder son corps, comme si son esprit meurtri voguait bien au-dessus de lui. Cette douleur intense au fond de sa poitrine ne s’était pas estompée, loin de là. Elle était plus vive que jamais alors qu’il tentait d’analyser les paroles qu’avait échappées Douhbée. De drôles de trucs pendant son absence, un amant, une lumière… Était-ce possible que… qu’elle ait vu une lumière irradier de son amant?? D’où le fait qu’elle avait jeté son dévolu sur lui? Ce qui expliquerait aussi pourquoi elle aurait flanché malgré le fait qu’elle le croyait toujours vivant… Mais non, mais non… les âmes sœurs n’étaient qu’un conte pour enfants afin de leur faire croire à l’amour. Vigie n’en avait jamais vu pour sa part! Ça n’existait pas! Mais… mais… un doute persistait. Et si son amant était effectivement son âme sœur? Comment pourrait-il rivaliser avec ça?! Il n’était qu’un pauvre pheryxian, fils de marchand, un chevalier de pacotille qui avait trouvé le moyen de se faire capturer par l’ennemi! Comment diable pouvait-il combattre une âme sœur aux yeux de sa dulcinée? Et s’il l’épousait… rien ne lui disait qu’elle ne le laisserait pas un jour en réalisant sa bévue de ne pas avoir marié l’autre. Une panique considérable le prit d’assaut et visiblement, il devait être blême, car Doubhée lui jeta un air inquiet. Son souffle s’était accéléré et saccadé. Il avait du mal à respirer. L’écuyère de Courage était LA raison pour laquelle il ne s’était pas ouvert les veines dans cette prison de fou. Et Parandar seul sait à quel point il y avait songé. Si elle le quittait… qu’adviendrait-il de lui? Elle était son monde, son soleil, l’air qu’il respirait.

- Je… je… je dois sortir Douhbée… fit-il en tentant de reprendre son souffle. J’ai besoin d’air… J’ai… j’ai du mal à respirer…

Sans plus attendre, le duo bifurqua vers la droite et ouvrit la première porte qui menait à l’extérieur. Vigie se rua dehors, sous la pluie battante, et appuya ses mains contre le mur de pierres du château. Il se pencha vers l’avant et inclina la tête entre ses épaules. La pardusse était inquiète à ses côtés et il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Son souffle toujours accéléré semblait vouloir se calmer. Un vrombissement de pensées lui heurtait le crâne de tous les côtés. Il ne pouvait plus garder tout ça pour lui. Du moins, il devait avoir le cœur net.

- Comment il s’appelle, Douhbée? Demanda-t-il en fixant le sol. La lumière… Je veux son nom.

Il releva la tête et planta son regard d’or fondu dans les iris de sa fiancée. Il y lut la déconfiture la plus totale. Il avait visé juste. Cette simple information non articulée fit brûler un feu ardent au fond de lui. Une douleur si vive qu’il en vit presque des étoiles… Cette souffrance était accompagnée de… de… colère intense. Il avait beau tenter de se raisonner, mais il n’y pouvait rien! Cette vive « rage » n’était pas redirigée directement envers sa fiancée… mais envers le salopard imaginaire qui hantait son esprit. Il allait le retrouver et lui faire goûter la médecine qu’il avait réservée aux prisonniers enkievs auparavant. Ses traits étaient durs et il se redressa d’un coup, soudainement en contrôle de son pouls.

- Quand est-ce arrivé? Demanda-t-il en croisant les bras sur sa poitrine. Tu le fréquentes depuis combien de temps? Pourquoi me regardes-tu comme ça, Douh? N’aie-je pas le droit de savoir?

Son ton était probablement beaucoup plus dur qu’il n’aurait voulu. Mais il ne pouvait pas faire autrement. La douleur était beaucoup trop intense pour qu’il puisse faire semblant de ne pas en être affecté. De nouveaux flashbacks lui traversèrent l’esprit : son corps réagissant au contact de Saphyra, le baiser langoureux qu’il avait accepté un peu malgré lui, les nombreuses tentatives de la damoiselle de s’attirer ses faveurs sexuelles… Bien qu’il ait repoussé la dompteuse de dragons, il avait quand même eu une réaction physique à ses avances. En ce qui le concernait, il était conscient – à ce moment-là – que Douhbée l’attendait et était probablement morte d’inquiétude, alors que l’inverse… Non… non il n’avait pas trompé sa fiancée. Il avait repoussé la seccyeth! Mais est-ce que ça comptait? Voyant l’air accablé de son amoureuse, Soren se sentit faillir. La dureté de ses traits s’estompa rapidement et il se sentit tout aussi atterré qu’elle. Il devait lui donner le bénéfice du doute. Il lui devait ça. Il l’aimait tellement… Ses bras tombèrent chaque côté de son corps alors qu’il voyait sa petite amie secouée de larmes. Il n’était… qu'un enfoiré, rien de moins.

- Douh? Fit-il d’une voix étranglée et des larmes roulant sur ses joues sans qu’il ne s’en rende compte. As-tu… couché avec lui? L’aimes-tu? J’ai besoin de savoir…

La pluie était torrentielle. Ils étaient là, trempés jusqu’aux os. Personne n’était assez fou pour être à l’extérieur dans cette température. Personne sauf eux. Visiblement, ils avaient beaucoup de choses à se dire.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 12 Oct - 21:07

Vigie ne lui avait jamais semblé si distant, répondant à peine à son baiser, ayant même retiré doucement sa main de la sienne, alors que Douhbée était constamment à la recherche de contact, de son côté. Elle savait que sa… visite à Irianeth l’avait éprouvé plus profondément qu’il n’osait le dire, mais ils avaient toujours su trouver réconfort dans les bras de l’autre, comme ils venaient tout juste de le faire. C’était ce qu’elle avait besoin également, tout autant que lui, depuis son retour. Hors, pourquoi ne semblait-il plus avec elle, en cet instant? Alors qu’elle l’entraînait à l’extérieur de la bibliothèque, le Chevalier avait même l’air dépourvu de vie, ne marchant que de façon automatique derrière elle. Difficilement, la pardusse tenta de remémorer ce qu’elle venait de dire, mais n’arrivait pas à se souvenir des mots exacts qu’elle avait prononcé… Est-ce qu’elle s’était enfargée dans ses propos? Avait-il compris, bien malgré elle, ou était-ce les fantômes de ses troubles dans le Sud qui venait ternir son esprit?

-Mon amour, qu’est-ce qui se passe?

Peut-être était-ce les deux, car lorsque la pardusse se retourna, inquiète de sentir sa main aussi moite dans la sienne, son cœur manqua un bon en voyant le phéryxian, son phéryxian, aussi blême, essoufflé, comme en état de choc. De façon saccadée, il lui expliqua avoir besoin d’air, et malgré la pluie battante et froide qu’elle exécrait, Douhbée s’empressa de le conduire dehors, avec la douloureuse impression qu’elle était la cause de son malaise. Soren prit rapidement une position accroupie contre le mur de pierre froide, que sa fiancé imita à ses côtés, entourant ses épaules déjà trempées d’un bras qu’elle espérait réconfortant.

-Soren, je t’en pris, parle-moi! Dis-moi ce qui te fait tant souffrir depuis ton retour, que je puis être ton ancre à mon tour, le suppliait-elle presque, espérant follement que la cause de son trouble était bien ses tourments en Irianeth bien qu’elle en doutait.

Lorsqu’il lui demanda un nom, se retirant de son étreinte pour la regarder de loin, la jeune femme resta bouche bée, le dévisageant avec un étonnement qui pouvait paraître coupable, alors que ce n’était réellement rien d’autre que… de la surprise? Elle avait parlé de lumière, elle? Comment avait-elle pu s’empêtrer autant dans ses propos sans s‘en rendre compte! Vigie n’avait pas besoin d’être troublé par cette histoire plus encore qu’il ne l’était par ses propres souvenirs! Douhbée hocha machinalement de la tête à la négative, elle n’avait pas envie de lui en parler, parce qu’elle n’avait pas encore trouvé les bons mots, et jugeait que le moment n’était pas encore… adéquat. Pourtant, ce silence sembla plutôt vibrer en lui comme un aveu, puisque la peine céda bientôt sa place à la colère sur les traits du phéryxian.

Douhbée ne l’avait pas souvent vu en colère, elle arrivait à peine à se souvenir de cette fois où, voulant le ridiculiser, un de ses collègues de cohorte avait tenté de séduire, et même d’abuser, de la pardusse. Ils ne formaient pas un couple, alors, mais Vigie avait électrifié cet imbécile pour la protéger. Hors, la colère qu’il vivait à cet instant était d’autant plus effrayante, et les larmes montèrent immédiatement aux yeux de la jeune femme. Pas qu’elle le craignait réellement, toujours persuadée qu’il ne lui ferait jamais le moindre mal, mais parce qu’elle commençait à comprendre ce qu’il était allé s’imaginer, et était blessée qu’il ait pu la croire infidèle. Plus il la questionnait, avec un calme qui cachait mal sa dureté, moins elle avait envie de répondre, et plus elle pleurait. Ses lèvres tremblaient tant qu’elle ne pouvait plus les contrôler, de toute façon, et lorsqu’elle tenta de dire son nom, ce fut un sanglot qui s’échappa de celles-ci.

Après quelques secondes de silence lourd, l’expression de Soren changea doucement, faisant disparaître cette colère ignoble qui lacérait le cœur de Douhbée. Mais la peine qui se peigna sur ses traits n’était pas plus facile à supporter pour la pardusse, alors qu’elle ignorait si le phéryxian pleurait également ou ruisselait simplement de pluie (~tu n’y verras que du feuuu ~). La jeune femme récupéra au moins un tant soit peu sa voix, alors que la frustration la gagnait à son tour, suite aux questions désespérées qui suivirent… raisonnant dans sa tête comme des accusations.

-Soren! Comment peux-tu… comment oses-tu ne serait-ce qu’y penser! dit-elle d’une voix tremblante, qu’on ne saurait qualifier d’outrée ou de peinée. Avec tout ce que tu sais, ce que je t’ai avoué… tu es pourtant bien placé pour savoir qu’on ne me met pas dans un lit aussi facilement! Je ne sais même plus si je dois te frapper pour y avoir seulement songé, ou si je devrais te réconforter de cette peine inutile et fausse que tu t’imposes à toi-même! cria-t-elle pour couvrir le vacarme incessant du grondement de tonnerre qui commençait au loin.

Son poing fermé tremblait et la démangeait de frapper sur quelque chose, mais l’air abattu de Soren lui rappela que c’était sa faute à elle, s’il avait cru pareille sottise. Rageant contre elle-même, Douhbée cogna contre le mur de pierres, s’arrachant un gémissement de souffrance alors que le roc écorchait sa peau au sang. Avoir frappé du côté de sa main avait évité qu’elle ne se brise elle-même les jointures, mais lui avait suffisamment fait mal pour la réveiller. Son fiancé souffrait déjà assez ainsi, il n’avait pas besoin d’être davantage malmené, mais plutôt d’être réconforté, et c’est pourquoi, lorsqu’elle se retourna vers lui, son visage s’était adoucit, et elle se jeta sur lui pour l’embrasser.

-C’est toi que j’aime, même si tu es trop imbécile pour le voir! Je n’aimerai jamais personne d’autre que toi, Soren! gronda-t-elle, avec douceur tout de même, en lui tenant le visage entre ses mains pour le regarder dans les yeux. Quand j’ai vu l’aura autour de La…lui, j’ai cru que tu étais mort, et que c’était le signe que m’envoyait les Dieux pour me signaler que je devais passer à autres choses, et c’est ce qui a failli me tuer aussi! J’ai refusé de l’accepter, et si Parandar m’entends présentement, je tiens à ce qu’il sache qu’il peut bien aller se faire foutre! Et finalement, c’est grâce à lui si… enfin… Il ne lâcherait jamais le morceau, tant qu’elle ne lui aurait pas donné un nom. Elle le savait, souffrant tout autant que lui de jalousie, bien que difficile à l’avouer… Grâce à Lachëln, si j’ai compris que les âmes-sœurs, c’était pas pour former des couples, obligatoirement, ça peut impliquer simplement une grande amitié, et vu comment il m’a aidé à ne pas perdre la tête de désespoir, c’est comme cela que je le perçois maintenant. Y a même des frères et sœurs qui sont liés ainsi, ça ne veut rien dire, Soren! En tout cas, assurément, ça vaut moins que ce que je ressent pour toi, et cela devrait te suffire, non?

Frissonnante sous la pluie qui essuyait à la fois ses larmes sur ses joues et son sang sur sa main, l’écuyère se blottit contre le corps encore tremblant de son fiancé, posant sa tête sur son torse toujours aussi agité par une respiration saccadée. Écoutant son cœur battant la chamade. Un cœur bien vivant, qu’elle avait maintes fois craint ne plus entendre.

-Rentrons maintenant, je t’en prie… Rentre avec moi, et ne doute plus jamais.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Ven 14 Oct - 10:39

Sa voix était étranglée par le désespoir et la douleur. Des larmes roulaient sur ses joues qui, heureusement, ne semblait pas trop paraître vu les intempéries actuelles [De l’eau qui tombe sans bruit, que de la pluie dans mes yeux ~]. C’était peut-être la crise de panique ou le trop-plein d’émotion, mais une douleur dans son crâne lui vrillait ses tympans. Au loin, on entendait le tonnerre gronder, ce qui poussa la pardusse à lever le ton afin de se faire entendre. Elle semblait outrée de ses insinuations et très vite, le chevalier se sentit honteux de lui-même. Elle avait raison, comment avait-il pu, ne serait-ce que considérer qu’elle aurait pu lui être infidèle? Surtout en prenant en considération le passé difficile qu’elle avait. Lorsqu’elle mentionna la possibilité de le frapper « pour avoir osé penser qu’elle l’avait trompé », Vigie haussa les sourcils, surpris. Non pas qu’il ne le méritait pas – bien au contraire – mais ce n’était pas le genre de Douhbée de vouloir recourir la violence pour résoudre un conflit. Du moins, il le croyait, jusqu’à maintenant…

Dans un mouvement tout aussi surprenant, la jeune femme se retourna vers le mur de pierres et frappa la surface du côté de son poing, écorchant sa peau au passage. La bouche ouverte, Vigie ne savait pas trop quoi dire. C’était la première fois qu’il voyait la jeune femme perdre son sang-froid de la sorte, hormis lorsqu’elle avait voulu le protéger dans le désert et s’était roulée accidentellement dans la cataire… Après cet excès soudain de colère, l’écuyère de Courage se retourna pour lui faire face et dans un élan d’affection se jeta dans ses bras pour venir quérir ses lèvres. Vigie l’enlaça et répondit à son baiser, cette fois… avec un peu trop de fougue d’ailleurs. Bon sang, il était con!! Il l’aimait tellement qu’il avait oublié le fondement même de leur relation : la confiance totale qu’ils avaient l’un envers l’autre. Il serra sa petite amie si fort contre son cœur… Après quelques instants, cette dernière se recula et prit sa tête entre ses mains pour planter son regard dans le sien. Il écouta ses propos avec attention, le visage ruisselant de larmes. Ses mots lui faisaient du bien, comme un baume sur une blessure qui n’avait pas lieu d’être. Elle entame ensuite le sujet de la fameuse « âme sœur », déclarant que ladite personne n’était rien pour elle et qu’elle allait prouver aux dieux qu’elle n’était pas destinée à être avec lui. « Qui est-ce, Douhbée? » demanda-t-il beaucoup plus doucement, néanmoins désireux de mettre un visage sur son potentiel rival. Car après tout, Doubhée était magnifique et si elle n’était pas attirée par cet inconnu, rien ne lui disait que l’inverse était applicable. Après un soupçon d’hésitation, la pardusse accepta enfin de « cracher le morceau ». Lächeln? Le mage protecteur du royaume? C’était lui la fameuse « lumière »? Un autre pheryxian avec les cheveux pâles et un don similaire, bien que plus élaboré… Un joli pied de nez que la vie leur faisait! Bien qu’il ne connaisse que très peu le magicien, Vigie décida à l’instant qu’il ne l’aimait guère. Il n’avait donc pas intérêt à trop s’approcher de Doubhée sous peine de recevoir un chevalier furieux en pleine tronche!

Douhbée continua son explication, tentant de lui faire comprendre que les âmes sœurs n’avaient en général rien à voir avec l’amour. Selon ses propos, les enfants d’une même famille pouvaient être des âmes sœurs ainsi que de très bons amis qui n’ont aucun intérêt l’un pour l’autre. Il croyait la pardusse lorsqu’elle disait qu’elle n’aimait guère Lächeln… mais puisqu’il ne connaissait que très peu le magicien, il se méfiait tout de même de ses sentiments à lui. Ainsi, Vigie se contenta d’esquisser une moue. Il hocha de la tête signifiant qu’il comprenait les propos de sa fiancée. Le chevalier remarqua que sa petite amie tremblait et réalisa alors que son propre corps était également secoué de part en part. Les résidus de sa crise d’angoisse étaient encore présents et sa respiration toujours rapide en était un bon témoin. Douhbée se serra contre lui et il l’entoura de ses bras. Il posa un baiser sur le côté de sa tête et opina du chef lorsqu’elle lui demanda s’ils pouvaient rentrer à l’intérieur.

- Pardon Douhbée, chuchota-t-il à son oreille féline en la gardant contre lui encore un instant. Je suis un idiot d’avoir pu croire, ne serait-ce qu’un instant, qu’un autre homme ait pu faire battre ton cœur comme je l’ai fait. Je t’en prie pardonne-moi. Je n’ai plus l’esprit aussi clair ces derniers temps et je te promets que ça ne se reproduira plus.

Il savait qu’elle désirait en apprendre plus sur son séjour en Irianeth. Il savait qu’elle attendait, patiemment, qu’il daigne enfin parler. Douhbée voulait être son point d’appui comme il l’avait été pour elle. Il trouvait ça adorable, d’ailleurs. Mais… pouvait-il vraiment la mettre dans tous ses états simplement parce qu’il n’était pas assez solide pour se tenir debout? Ils allaient se marier bientôt et il était hors de question qu’il brise sa joie de vivre. Mais en même temps… Il craignait qu’elle le prenne mal s’il refusait de tout lui dévoiler. Quel dilemme.

- Tu sais… la seule chose qui m’a permis de tenir le coup là-bas, c’est l’idée qu’un jour on puisse revoir. Tu étais ma bouée de sauvetage, Doubhée, susurra-t-il du bout des lèvres. Sans toi… je ne serais plus ici; je n’aurais jamais pu tenir. Combien de fois avait-il songé mettre fin à ses jours? Mais l’idée que Douhbée le cherchait peut-être lui hantait l’esprit et l’avait poussé à continuer à endurer ces horreurs. Juste pour elle. Juste pour la revoir. Alors… l’idée même que tu puisses avoir trouvé quelqu’un d’autre m’est insupportable. C’est absurde, je sais que tu ne ferais jamais une telle chose… Mais tout le monde me croyait mort. Merci Douh. Merci d’avoir cru en moi et d’être venue me chercher. Je ne pourrai jamais te remercier assez pour ça.

Il caressait sa joue du bout des doigts et posa un baiser terriblement tendre sur ses lèvres pleines. Il glissa ensuite sa main dans la sienne et le couple se redirigea vers la porte pour retourner à l’intérieur du château. Leurs vêtements ainsi que leurs chevelures collaient à leur peau, comme s’ils sortaient d’une douche commune. Instinctivement, Soren battit des ailes pour les débarrasser de l’eau qui s’y était accumulée et esquissa un sourire en coin en voyant l’air de Doubhée. Il l’avait éclaboussé au passage. « Pardon. ». Le duo déambula ensuite dans les couloirs et se rendit dans l’aile des chevaliers afin de rejoindre la chambre de Vigie. Cette pièce, ils la partageaient souvent ensemble et plusieurs effets personnels de la pardusse s’y trouvaient en permanence. Toutefois, cette chambre lui était maintenant prêtée de façon temporaire, puisqu’ils allaient emménager ensemble dans une pièce plus grande comportant une deuxième chambre pour leurs futurs écuyers. À long terme, Vigie songeait à s’acheter une petite maison de ville dans la capitale où lui et Douh pourraient élever leurs futurs enfants. Leurs deux salaires combinés seraient plus que suffisants pour se payer une telle résidence! Mais il n’en avait pas encore parlé à sa fiancée, chose qu’il pensait faire très bientôt.

Soren poussa la porte de bois puis entra dans la pièce en compagnie de sa fiancée. Ils devaient changer de tenues sous peine d’attraper froid! Le chevalier s’avança vers sa commode et posa la main sur une tunique pourpre qu’il jeta sur le lit. Un pantalon noir s’en suivit immédiatement. Il glissa ses mains sur sa ceinture pour en défaire l’attache puis retira sa chemise trempée pour la jeter au sol. Il se passa ensuite une main dans ses cheveux nacrés et trempés pour les dégager de son visage quand il sentit deux bras lui enserrer la taille. La pardusse vint se coller dans son dos, appuyant le côté de sa tête sur sa nuque, son corps étant blotti entre ses ailes. Doucement, le pheryxian caressa les bras de sa petite amie.

- On m’a d’abord mené dans les mines de fer, à flanc d’un volcan, commença-t-il calmement, acceptant de donner quelques bribes d’information sur sa captivité. On voulait profiter du fait que j’étais prisonnier pour me faire travailler auprès des autres esclaves. Le dur labeur commençait à l’aube et se terminait tard en soirée. On nous servait comme seule nourriture une bouillie infecte faite à base de semoule de blé et on nous accordait que très peu de repos. Mais je n’en avais rien à foutre. Dès que l’occasion se présentait, je tentais de prendre la poudre d’escampette. Tous les moyens étaient bons pour arriver à mes fins. Les soldats assignés à la surveillance de la mine en ont eu rapidement marre de ma tête de mule et m’ont rapatrié dans les donjons sous peine que j’incitais à la rébellion. Il esquissa un bref sourire, tout de même satisfait de voir qu’il leur avait donné du fil à retordre. On a ligoté mes ailes dès mon arrivée là-bas. Si serré que je croyais d’abord que le sang n’y circulait plus. Les sangles ne m’ont plus quitté de mon séjour, du moins, jusqu’à ce que vous arriviez. Puis, son air se fit plus sombre, plus morne. Ils avaient d’autres plans pour moi. Ils connaissaient mes dons puisque je les utilisais allègrement. Non seulement voulaient-ils me soutirer des informations, mais une idée saugrenue leur était parvenue. Il déglutit péniblement. Je n’ai pas trahi ma nation, Douh. Les informations que je leur ai données étaient factices. Je leur ai dit que je venais de Shola. Et même là, j’ai inventé une bonne partie de l’histoire.

L’étreinte de Douhbée se desserra et Vigie en profita pour retirer son pantalon tout aussi trempé. Maintenant vêtu d’un simple caleçon, il étira sa main pour prendre les vêtements secs, mais sa compagne attira son attention en touchant son bras. Il releva la tête en sa direction et ses yeux croisèrent le reflet doré des iris de Douhbée. Il poussa un soupir et opta pour une position assise sur son lit, sa petite amie l’imitant.

- Ils ont voulu me faire craquer. Ils m’ont privé d’eau, de nourriture et même de sommeil pendant un bon bout de temps. Dès que je somnolais, les soldats avaient pour mandat de faire un vacarme incroyable sur les barreaux de ma cellule. J’ai… j’ai résisté le plus longtemps que j’ai pu, Douh. Mais après un bon nombre de jours… je n’avais même plus assez d’énergie pour traîner mes chaînes. Son pouls s’accéléra. Devait-il vraiment parler des tortures qu’il avait infligées? En parler ouvertement lui donnait l’impression de revivre ces scènes qu’il aurait tellement voulu oublier. Son trouble devait paraître sur son visage, car il sentit l’écuyère se lover contre lui, probablement en guise d’encouragement. Il se racla la gorge, sa voix se brisant bien malgré lui. J’ai flanché. J’ai accepté leur proposition même si je n’en avais pas la moindre envie. Ils m’ont donné à boire et à manger. Puis… puis m’ont traîné de force hors de ma cellule pour m’entraîner dans une pièce à part. Une salle de torture. Il se mit à trembler et se pencha vers l’avant pour appuyer ses coudes sur ses genoux, la tête penchée vers le sol. Un homme était installé sur une chaise ligoté par des nombreuses chaînes. Je me rappellerai toujours de son regard. C’était… un sholien. Un traducteur posait des questions dans un enkiev basique, mais tout de même compréhensible. Si l’humain refusait de répondre… je… je devais… lui envoyer une décharge. Il se prit la tête entre les mains. Je me rappelle de tout : ses supplications, le bruit qu’il faisait, l’odeur de roussi, la texture amplifiée par le métal. Tout. Il en est mort. Son cœur n’a pas tenu le coup. Il ne pouvait pas regarder Douhbée, c’était trop pour lui. Je les ai tués, par centaine, Douhbée. M’enfin, je ne sais plus trop, j’ai arrêté de compter. Pas seulement des sholiens : des alombriens et des irianiens également. Sans exception. Je suis pas mal certain que j’ai perdu la raison quelque part… Bon sang.

Il se leva d’un bond et s’approcha du miroir qui surplombait la vanité dans sa chambre. Le meuble étant plus souvent utilisé par Douhbée lorsqu’elle se coiffait ou se préparait à sortir. Il planta son regard dans la glace. Il avait mauvaise mine. Il en avait assez dit. Les autres détails resteraient nichés dans son cœur.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Lun 17 Oct - 21:51

Depuis quelques années, Douhbée avait toujours réussis à couvrir ses montées de colère, par le réconfort de Colombe ou en pensant à Soren. Ce n’était jamais déplacé, seulement de la hargne contre de l’injustice, un phénomène qui était apparu en revoyant Sir Ulyss après plus de huit ans à essayer de l’oublier. Elle s’était retenue devant lui, devant Isil… Et pourtant, cette fois-ci, elle l’avait échappé, et se sentait terriblement honteuse. Quand cette voix inconnue allait-elle finalement se taire en elle? Elle avait obtenue vengeance, pouvait-elle enfin avoir l’âme en paix un jour? Cette colère, ce n’était pas elle, ce n’était pas la personne qu’elle voulait devenir, mais elle était si difficile à freiner, lorsqu’elle remontait à la surface. Sa main la faisait terriblement souffrir, et pourtant, elle ne pouvait pas se plaindre. Elle l’avait mérité, pour sa faiblesse.

Malgré tout, la fougue avec laquelle Soren lui rendit son baiser eut tôt fait de la rassurer, évitant qu’elle ait besoin de se répandre en excuses. Ils étaient ensemble, dans les bras l’un de l’autre, et c’était tout ce qui importait. Les démons dans leur cœur pouvaient bien attendre un peu qu’ils s’aiment comme ils le voulaient, en dépit de la pluie froide et de la brûlante écorchure qu’elle commençait déjà à oublier. Vigie l’avait écouté, presque en silence, l’avait respecté, et le croyait. Que pouvait-elle demander de plus? Bien qu’un peu inquiète pour Lachëln, Douhbée se sentit libérée d’avoir tout raconté, les non dits pesaient trop lourds sur sa conscience pour qu’elle puisse les supporter, et elle voulait s’assurer que son mari se sente toujours aussi confortable de lui parler qu’elle-même l’était. Et cela passait par l’ouverture de soi.

Douhbée soupira en sentant un baiser conter ses cheveux trempés, tout de même surprise qu’il prenne la peine de s’excuser. Certes, elle était indignée qu’il ait pu croire à son infidélité, mais elle était si nulle pour s’exprimer qu’elle avait probablement été ambigüe dans ses propos, alors qui était coupable? En fait, elle ouvrit la bouche pour s’excuser à son tour, puisqu’elle avait l’impression que c’était elle qui avait fait dégénérer les choses, Soren était encore fragile depuis son retour, elle n’avait pas fait attention à ce qu’elle disait. Mais le phéryxian continua de parler, ne lui laissant pas cette chance.

Ses yeux, toujours remplis de larmes, exprimaient une émotion tendre et non de la peine lorsque Soren les croisa, juste avant de l’embrasser doucement. Elle aussi, avait survécu à Alombria, errant comme une âme en peine, puis dans les chaleurs intenses du Désert, uniquement grâce à la certitude de le retrouver vivant. Alors qu’il la remerciait d’avoir cru en lui, un sourire naquit sur les lèvres de Douhbée, amusée. N’était-ce pas plutôt lui, qui avait cru en elle? En sa capacité de le retrouver et le ramener à la maison? De sa main indemne, la pardusse accepta les doigts de son fiancé et le suivit à l’intérieur, soulagée de se couvrir enfin de l’orage qu’elle détestait. Comme si elle n’était pas assez trempée, Vigie se secoua les ailes dans un geste automatique et éclaboussa la jeune femme, dont l’air surpris sembla l’amuser.

-Bah, une goutte de plus ou de moins… marmonna-t-elle en essuyant vainement l’eau qui maculait toujours son visage, notant au passage que la pluie n’avait pas suffit à taire le saignement de sa plaie, qu’elle devrait bander.

C’est ce qu’elle fit aussitôt entrée dans la chambre de Soren, fouinant dans ses propres affaires, qu’elle laissait sur place au cas où…, pour prendre le premier bandage qui lui tomba sous la main, et entourer celle-ci avec afin de cesser l’hémorragie. Puis, elle s’empressa de se défaire de ses vêtements mouillés, ne supportant pas ce contact désagréable, et se retrouva rapidement en sous-vêtements avant que le phéryxian n’ait le temps de faire de même, ou même de constater ce qu’elle faisait. Sur le coup, elle n’y avait pas vraiment pensé, songeant qu’elle se choisirait une tunique un coup débarrassé de ses lourds vêtements imbibés d’eau, mais comme Vigie prenait son temps… lissant ses cheveux vers l’arrière, torse nu, faisant magnifiquement jouer les muscles de son dos à la vue de la pardusse. Cet agace…

Ronronnant, Douhbée glissa ses pattes griffues sur la taille de Soren, blottit son corps dans le creux de ses ailes pour essayer de lui prendre un peu de chaleur, bien qu’il n’était pas moins glacé qu’elle. Toutefois, elle s’était trompé sur la lenteur du phéryxian, qui n’était pas destinée à se faire désirer, mais Plutôt qu’il était plongé dans ses pensées, cherchant probablement la bonne façon de lui parler. Peut-être était-ce l’étreinte de sa fiancée contre lui, mais le Chevalier commença finalement à lui ajouter des détails de sa capture qu’il avait tut au départ, probablement pour éviter de la blesser. Ou peut-être était-ce seulement parce qu’il fallait être d’une blancheur impeccable l’un envers l’autre pour passer outre les tourments de la vie. La jeune femme se tut, complètement immobile, laissant leur chaleur corporelle naturelle revenir d’elle-même, n’osant remuer un iota et le déconcentrer, ou encore lui enlever son courage.

Enfin, Douhbée ne pu s’empêcher de pencher la tête vers la naissance des ailes de Soren lorsqu’il lui mentionna avoir été ligoté tout au long de son emprisonnement, et de les embrasser chaudement juste où les muscles tressaillaient lorsqu’il s’envolait, satisfaite qu’il n’en ait, finalement, pas perdu l’usage comme il l’avait craint. Puis, la pardusse fronça les sourcils, se demandant pourquoi son fiancé ressentait le besoin de préciser qu’il n’avait dévoilé que de fausses informations, et qu’il n’était pas un traître.

- Évidemment que non… murmura Douhbée, comme s’il s’agissait d’une évidence, retenant doucement le bras de Soren pour l’empêcher de se rhabiller lorsqu’il eut débarrassé ses pantalons. Il était très bien comme ça, non? S’asseyant à ses côtés sur le lit, la jeune femme se fit silencieuse, mais réceptive, sachant qu’il ne s’était pas justifié pour rien. Ce qu’il avait à lui dire semblait difficile, à l’écoute de ses soupirs, et la pardusse se blotti contre lui pour lui embrasser la joue, puis les cheveux, voulant le rassurer sur sa présence.

La suite était en effet aussi douloureuse à entendre qu’elle devait l’être à raconter. À force d’être privé des essentiels de la vie, Soren avait fini par accepter un marché, probablement simplement pour survivre le temps d’être sauvé par l’Ordre. Douhbée eut un pincement au cœur en songeant qu’il avait souffert simplement pour la confiance qu’il avait en elle de le retrouver, malgré l’apparente impossibilité de la tâche. Comment aurait-il pu tenir s’ils avaient échoués? Mieux valait éviter d’y penser…

Distraitement, presque inconsciemment, la main intacte de Douhbée caressait le dos nu de Soren, penché vers le sol, comme s’il ne voulait pas voir la réaction de sa fiancé alors qu’il lui expliquait comment il avait été forcé de torturer, jusqu’à la mort, un sholien pour sauver sa propre peau. Bien que profondément troublée, la pardusse s’acharna à garder un air neutre, au cas où il lèverait les yeux vers elle, ce qu’il ne fit pas. Elle ne lui en voulait pas, évidement, ressentant plutôt de la peine pour ce qu’il avait subit, et non pour le mal qu’il avait commis, puisque ça avait été contre son gré. Bien sûr, elle laissa échapper un hoquet surpris en apprenant que le carnage avait continué, même sur leurs paires, éliminant un nombre incalculable de vie au cours des derniers mois, mais elle s’empressa de protester, le rejoignant à la commode, prenant son visage entre ses mains alors qu’il disait avoir perdu la raison.

-Non, pas du tout, Soren. Tu as fais ce qu’il fallait pour rester envie, pour moi. C’est tout ce qui importe. Tu n’as pas perdu la raison, car tu ne serais plus ici, alors, vivant. Tu as été plus fort que n’importe qui d’autre dans pareil situation, j’en suis certaine. Je sais que ça a été douloureux, j’ose imaginer comment tu as du te sentir, puisque j’ai parfois l’impression de me perdre aussi lorsque la colère me gagne, mais toi, ce n’était pas de ta faute, contrairement à moi! Tu as fait la seule chose sensée dans ta situation, pour ne pas me perdre, et ça, Soren, c’est extrêmement courageux. Dévorant à nouveau ses lèvres délicieuses, Douhbée l’attira d’un baiser langoureux vers le lit, le forçant à la suivre sous l’épais édredon dans l’espoir d’enfin cesser se frissonner de l’humidité qui lui collait toujours à la peau. Tu as de quoi être fier, Soren, contrairement à moi. J’ai pensé, commis, et failli commettre des choses qui me font encore honte rien que d’y penser, par haine, une colère que je ne m’étais jamais connue auparavant, qui apparaît parfois subitement depuis quelques années, et plus encore pendant que je te cherchais. Je me suis fait peur à moi-même à plus d’une reprise, j’ai cru que je perdais la raison, vraiment. Ça me fait encore peur aujourd’hui. Et pourtant je suis certaine, depuis que tu es revenu, que je vais passer au travers, que ça va disparaître maintenant que tu es saint et sauf avec moi. Ce sentiment d’injustice épouvantable qui me ronge les tripes… Ton amour me le fait oublier.

La pardusse enroula ses jambes autour des siennes, allongée à ses côtés, cherchant à récupérer le plus de chaleur possible, mais encore davantage de réconfort. Pour lui et pour elle. Douhbée enfouirait la souffrance de Soren profondément dans son cœur, espérant que ça l’avait allégé d’en parler, même s’il n’avait qu’effleuré le sujet. Tout ce qu’il avait du ressentir, penser, alors qu’il torturait les siens… malheureusement, la jeune femme n’avait pas tant de mal à l’imaginer, et ça lui faisait honte de savoir qu’elle avait aussi ressenti la même chose, lorsqu’elle avait souhaité du mal à autrui, par désir de vengeance. Vigie n’avait rien souhaité, lui, il se l’était fait imposé. Qui était le monstre?

-Je vais étouffer tes démons, si tu apaise aussi les miens, d’accord? Je serai toujours ta bouée de sauvetage, Soren, alors soit mon ancre, et ensemble, nous voguerons à travers les tempêtes sans jamais se perdre. Je te le jure. Je suis tellement… tellement désolée, de m’être fâchée plus tôt. Ce n’est pas contre toi que ma colère devrait être dirigée.

* Mais contre ceux qui ont essayé de te briser, te faisant perdre tout tes repères, même avec moi… * Il retrouverait ses repères dans ses bras, il le fallait. Elle allait s’en assurer.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 19 Oct - 14:20

L’image que lui reflétait le miroir était celle d’un homme aux traits tirés et aux yeux fuyants. Jamais il ne s’était regardé de la sorte par le passé et ce reflet incongru de lui-même lui faisait peur. Pourrait-il un jour redevenir ne serait-ce l’ombre de ce qu’il était avant? Une main douce se glissa sur son épaule et tout naturellement, le pheryxian se retourna pour faire face à sa fiancée qui lui saisit le visage à deux mains. Elle tentait de le convaincre qu’il n’était pas un traître à sa patrie et qu’il avait fait les meilleurs choix compte tenu de sa situation. Néanmoins, l’ombre d’un doute planait dans son esprit, comme une voix qui le culpabilisait sans arrêt et qu’il était incapable de faire taire. Seul le temps pouvait l’aider et rien d’autre. Enfin… la présence de Douh était tout de même apaisante et l’aidait à atténuer ses angoisses. Néanmoins, malgré le flot de paroles rassurantes que lui envoyait cette dernière, quelque chose attira son attention : le fait qu’elle fasse référence à sa propre colère… incontrôlable? Depuis quand elle était aux prises avec des problèmes à ce niveau? Il n’eut pas le temps de lui poser la question qu’elle captura ses lèvres contre les siennes et ils échangèrent un baiser langoureux, voire presque passionné.

Soren se laissa guider jusqu’au lit et accepta de se glisser sous l’édredon en compagnie de sa fiancée qui grelotait à cause du froid. Une fois étendu sur la surface moelleuse, sa future femme collée contre lui, le pheryxian écouta ses paroles, tiquant toujours à la mention de la « haine » incontrôlable qu’avait la pardusse au fond de sa poitrine. Il allait sérieusement la questionner sur le sujet dès qu’il en aurait l’occasion. Ses yeux scrutèrent les iris dorés de sa compagne, tentant de comprendre ce qu’elle essayait de lui faire comprendre entre deux non-dits. Leurs jambes s’enlacèrent et leur proximité se minimisa davantage. Il avait la gorge nouée, effet direct des souvenirs néfastes qui refaisaient surface. Les propos de l’écuyère de Colombe l’atteignirent au plus profond de lui-même. Elle s’excusait de son emportement. Elle ne devait pas. C’était lui le crétin, lui qui avait piqué une colère pour aucune raison. Une boule d’émotions naquit au fond de lui : le genre de sentiments qu’il avait refoulé depuis son retour de peur d’être faible aux yeux de ses compatriotes.

Il enserra la pardusse de ses bras et apposa son front contre l’épaule délicate de la jeune femme, près du creux de son cou. Ses cheveux nacrés lui tombaient au visage, masquant son regard baigné de larmes. Seuls les soubresauts de ses épaules et son souffle saccadé trahissaient les sanglots dont il était la victime. Une peine incroyable sortit enfin de lui, émotion tut depuis trop longtemps. Il serrait la pardusse si fort contre lui, de peur de la voir disparaître à nouveau et de réaliser – avec horreur – que tout ceci n’était qu’un rêve. Il sentait les doigts délicats de sa petite amie lui caresser le dos en un mouvement rassurant. Se faisant une multitude de frissons parcourut l’échine du chevalier. Seule Douhbée avait cette faculté de le faire réagir aussi rapidement au moindre de ses touchés. Rien à avoir avec les veines tentatives de Saphyra qui avait essayé de lui soutirer ses faveurs. Un drôle de mélange de détresse et d’excitation gagna ses entrailles.

Vigie se recula et emprisonna le visage de sa petite amie entre ses mains dans le but d’échanger un baiser langoureux avec elle. Sa langue valsa avec la sienne dans une danse délicieusement titillante. Il avait envie de la prendre, maintenant, tout entière. Ne faire qu’un avec elle lui faisait instantanément oublier tous ses soucis et apposait un baume naturel sur ses plaies à vif. Doucement, il incita l’écuyère à venir s’installer par-dessus lui où il put admirer ses courbes alléchantes et sa taille si fine. Ses mains caressèrent la peau de son flanc, si chaude et si douce… La chevalière en devenir se pencha sur lui pour échanger un nouveau baiser avec lui et essuya les larmes résiduelles qui trônaient toujours sur les joues du chevalier immaculé. Pour sa part, il glissa ses mains dans son dos et, habilement, détacha son soutien-gorge pour libérer cette poitrine alléchante qui s’offrait à lui. Un tiraillement typique de son bas-ventre lui fit comprendre que tout son corps réclamait la chaleur que seule Douhbée pouvait faire naître en lui.

- Que ferais-je sans toi? Souffla-t-il du bout des lèvres en sentant très bien la jeune femme qui était assise sur son bassin. Je ne veux plus jamais qu’on se dispute, ne serait-ce que pour des broutilles. Notre bonheur, c’est tout ce qui compte. Et bientôt, je serai le plus heureux des hommes, car tu seras officiellement mienne… comme je serai à toi.

Spoiler:
 

La patience était une vertu… bien difficilement applicable dans certaine situation!
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mer 19 Oct - 19:16

Blottie contre Soren, Douhbée cessa bientôt de frissonner, réchauffée par leur chaleur partagée. Elle osait à peine bouger dans ses bras, profitant du calme après la tempête, de ce doux silence tellement agréable. De toute façon, à quoi pouvait bien servir de parler, lorsqu’on pouvait tout simplement profiter de la présence de l’autre, de cette proximité toute harmonieuse et réconfortante? La pardusse n’avait pas besoin qu’il réponde à ce qu’elle venait de lui dire, car elle savait qu’il l’avait écoutée, qu’il acceptait de se supporter mutuellement. Elle avait vu, dans ses yeux, qu’il ne lui tenait pas rigueur de sa colère, même s’il avait probablement envie de savoir ce qui avait changé. Elle aussi… aurait bien aimé savoir pourquoi elle abritait tant de frustration dans son cœur pourtant vengé.

Il fallu un moment à Douhbée, après que Soren eut enfoui son visage dans son cou, pour réaliser qu’il pleurait en silence, seulement trahi par le léger tressautement de ses épaules. Exit les yeux remplis de larmes, la vraie tristesse est celle qu’on ne peut retenir d’évacuer sans se labourrer le cœur, ça la pardusse y connaissait quelque chose. Elle dut se faire violence pour retenir l’eau de remplir également ses yeux, parce que c’était lui qui avait besoin d’être consolé, d’avoir une personne forte sur qui s’appuyer, lui pour une fois qui étalait sa fragilité sans honte. Une fragilité qui masquait un courage exponentiel. La jeune femme avait toujours eut du mal à maîtriser ses émotions, et la douleur d’autrui, particulièrement de ses proches, la mettait toujours en émoi, mais elle sut se retenir cette fois, car c’était ce qu’il avait besoin. Bien qu’il ne pouvait le voir, l’écuyère se colla un sourire au visage, certaine qu’au moins il l’entendrait dans sa voix.

-Ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort, Soren, chuchota-t-elle en essayant de garder son sourire. Je suis bien placée pour te dire que c’est vrai, et c’est beaucoup grâce à toi que je l’ai appris. On va se sortir de tout ça, tous les deux, ensemble, et on va juste en devenir meilleurs. J’ai pas besoin de vision pour en être certaine, souffla-t-elle en embrassant ses cheveux, alors que ses doigts griffus arpentaient précautionneusement le dos tremblotant de Soren, qui l’étreignait comme si sa vie en dépendait. Et c’était certainement le cas.

Les désirs que Douhbée avait relégués aux oubliettes en découvrant le besoin de se confier de son fiancé remontèrent brusquement à la surface lorsqu’il vint l’embrasser avec langueur, tenant à son tour son visage souriant entre ses mains pour l’emprisonner dans son étreinte, comme s’il y avait eu des risques qu’elle ne s’en sauve. Quittant à regret leur ballet de langues sensuelles, la pardusse fut enjointe de s’asseoir au dessus de Soren, lui permettant de voir que la rougeur dans ses yeux humides disparaissait en même temps que sa tristesse, écrasée par la puissance de la passion qui animait ses mains caressantes.

Roh c’est trop nul les spoils:
 
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Ven 21 Oct - 12:54

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Ven 21 Oct - 21:20

C’est beau l’amour:
 

Graduellement, il lui sembla réellement qu’elle se désincarnait, non pas parce qu’elle était en train de rejoindre Soren au septième ciel, mais parce qu’il ne lui semblait plus sentir, ni entendre, quoi que ce soit. L’impression ne dura que le temps qu’elle s’en rende compte, avant que son esprit ne divague, quittant la réalité pour rejoindre l’avenir. Douhbée était penchée sur la terre fraîche, montrant du doigt une pousse bien verte qui deviendrait tôt ou tard un plant de tomates bien fourni. Il sentait déjà bon la nature. Distinctement, elle entendit sa propre voix expliquer comment ils viendraient tous les jours s’occuper du jardin pour ne rien perdre, puis son visage se tourna, et elle croisa des yeux dorés et curieux qui l’écoutaient avec attention, au milieu d’un visage d’enfant. Ils s’adressèrent un clin d’œil complice, puis retournèrent vers la maison derrière eux, où les accueillis chaleureusement les gazouillements d’un poupon, un petit lynx ailé, battant des bras dans leur direction, retenu par les bras de Soren…

La vision disparu plus rapidement qu’elle n’était arrivée, et Douhbée sut qu’elle n’avait duré que quelques secondes dans la réalité, bien qu’elle lui avait semblé bien plus longue, puisque Vigie n’avait pas eu l’air de se rendre compte qu’elle était partie. En reprenant contact avec le monde réel, la pardusse renoua avec la sensation d’extase qui l’animait plutôt, et fut bientôt secouée d’un frissonnement puissant, alors que de ses lèvres s’échappaient un soupir jouissif, la laissant pantelante d’émotions et de sensations, la vision heureuse d’un futur pas si lointain combiné à cette satisfaction charnelle lui vidant complètement l’esprit et le corps.

-Soren… soupira-t-elle en ouvrant lentement les yeux, qu’elle ne se souvenait pas avoir fermé, pour rencontrer le visage ravi de son fiancé, qui était revenu s’allonger contre elle. Je t’aime à la folie…

Épuisée, son corps tremblait d’émotion et de désir, blotti contre la chaleur confortable de Vigie. Elle reprit son souffle, étonnée de se découvrir épuisée, avant s’embrasser doucement tout ce qui lui tombait sous les lèvres, un menton, la chaire fragile du cou, une clavicule. Ses mains s’adonnaient au même manège vertigineux, tâtant des épaules musclées, des omoplates humides de sueurs, des ailes qui papillonnaient légèrement, animées de soubresauts probablement incontrôlables. En se pressant plus étroitement contre lui, Douhbée éclata de rire, se rendant finalement compte que celui qu’elle avait pensé hors d’état de nuire (ou de plaire) était encore fièrement prêt au combat.

-Oh, déjà? ricana-t-elle en le poussant pour le coucher sur le dos, s’agenouillant sournoisement au dessus de lui. Soren, tu te souviens de la fois où tu m’as parlé de fonder une famille, et où j’ai eu peur? J’ai tout le temps peur, non? Bonté divine, si tu savais combien j’ai envie de cette famille avec toi, là, tout de suite, de tous les enfants que tu voudras bien me faire, d’une vie à plusieurs qu’on se partagerait tous les deux, avec Miya, Ailis, et tout ceux qui voudront de cet amour, parce que j’en ai trop à donner.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Lun 24 Oct - 12:24

Se redressant tranquillement, Soren esquissa un sourire alors qu’il essuyait sa bouche du revers de son bras. Vu la multitude de réactions qu’avait eu Douhbée pendant qu’il s’affairait à l’emmener vers l’extase, il avait vite comprit que son manège était plus que fort apprécié. Toutefois, quelque chose s’était passée pendant ses embrassades intimes : pendant un bref instant, il avait cru que sa petite amie était devenue… déconnectée? Juste avant qu’elle atteigne l’orgasme. Il n’aurait pu dire ce qui s’était passé, mais, au moins, elle était rapidement revenue à elle. Maintenant, Elle était couchée devant lui, pantelante et légèrement tremblante, le corps couvert de sueurs. Elle était sublime. Il gloussa, pensant que son immobilité et ses yeux fermés étaient entièrement dus au fait qu’elle reprenait doucement ses sens. Lentement, il se glissa par-dessus elle, jusqu’à ce que son visage soit à la hauteur du sien. Elle était tellement belle…

Il apposa un baiser sur ses lèvres frémissantes, puis s’allongea près d’elle, histoire d’avoir tout le luxe de l’observer à sa guise. « Moi aussi je t’aime, Douhbée… » souffla-t-il du bout des lèvres en collant son front contre le sien. Puis, il la sentit se lover contre lui, la chaleur de son corps réchauffant la peau diaphane en sueur du chevalier immaculé. Elle embrassa tout ce qui tombait à sa portée : sa bouche, sa joue, sa mâchoire, sa gorge, sa clavicule… Ses mains recommençaient à parcourir son corps et Vigie frissonnant, sentant ses ailes frémir par le fait-même. Son abdomen, déjà bien tendu alors qu’il travaillait le désir de sa compagne un peu plus tôt, ne se détendit en rien avec tous ces contacts grisants. Son souffle s’accéléra encore et il entendit la voix gloussante de son amante alors qu’elle réalisait qu’il était déjà prêt pour la suite. « Je ne serais jamais satisfait si je ne te possède pas toute entière, mon amour. » Susurra-t-il à sa compagne alors qu’il la sentait le pousser gentiment sur le dos.

- Oh Douh, fit-il avec un sourire charmé et amoureux. Si tu savais comment cette idée me plaît. Bientôt, nous serons mariés et plus rien ne nous empêchera de réaliser cet avenir que nous désirons. Si tu me donnais des enfants, je serais honnêtement l’homme le plus comblé de tout Alombria…

Spoiler:
 

Couvert de sueur, le pheryxian s’étendit aux côtés de sa bien-aimée, l’encadrant de ses bras protecteur. Il se pencha vers elle, puis embrassa ses lèvres avec tellement d’amour… Vigie scruta son visage au peigne fin, puis glissa tendrement son pouce sur les lèvres fines de sa future femme.

- Je t’aime tellement mon amour…Murmura-t-il doucement. Que s’est-il passé tout à l’heure? Pendant un instant, je t’ai sentie plus distante. As-tu vu quelque chose? Et par « voir », il faisait allusion à son don, et non pas à ses yeux. Dis-moi tout.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Mar 25 Oct - 19:04

Si seulement il savait à quel point il avait raison. Bientôt ils seraient mariés et heureux dans cet vision d’avenir parfaite. Elle ferait de lui l’homme le plus comblé non pas d’Alombria, mais de l’Univers. Ça ne serait certainement pas facile de passer au travers de tout ces mauvais souvenirs, d’oublier sa douleur pour vivre le bonheur, mais n’avait-elle pas réussit, elle, à ses côtés? Ulyss n’était plus qu’un souvenir lointain, Irianeth finirait par l’être également. Il fallait juste un peu de temps, de patience, et beaucoup de bonheur, que leurs futurs enfants ne pouvaient que leur apporter. Douhbée revit comme dans un flash la moue adorable de la gamine aux yeux dorés. Cette vision avant chamboulé son cœur, et plus elle y pensait, plus elle était fébrile à l’idée d’un jour rencontrer cette enfant adorable… Ces enfants adorables, ils étaient deux.

Foufounes!:
 

Après un long baiser, Douhbée s’empourpra alors que Soren ne faisait que la dévisager, en silence, caressant ses lèvres qu’il pourrait désormais qualifier… d’aventureuses? La pardusse réalisait à peine l’audace incongrue dont elle avait fait preuve, tout à fait inhabituelle de sa personne, et se demandait si c’était ce qui intriguait tant son fiancé à sa façon de la regarder. Elle changeait, oui, énormément… Pour le meilleur? Lorsqu’il lui demanda ce qui s’était passé, la jeune femme s’empourpra davantage, croyant qu’il faisait allusion à cela, mais elle rigola en comprenant bien assez tôt qu’il faisait allusion à son… départ temporaire.

-Je ne croyais pas que tu aurais remarqué… d’où tu étais! gloussa-t-elle en détournant les yeux, incapable toutefois de s’éloigner de son étreinte. J’ai vu… une petite fille... soupira-t-elle en fermant les yeux pour essayer de mieux se remémorer chaque détails. N’ait pas peur, ce n’était pas une vision effrayante, au contraire. J’étais dans un potager avec elle, je ne me souviens pas exactement de ce que je lui ai dit, mais j’étais en train de lui parler… Peut-être du jardin, justement. Elle devait avoir… euh… trois ou quatre ans, difficile à dire, j’ai surtout remarqué ses yeux. Ils étaient tellement curieux et émerveillés… et… tellement dorés, gloussa-t-elle en rouvrant lentement ses propres yeux d’ambre remplis d’eau, malgré qu’elle souriait à pleines dents, pour croiser le regard amoureux de la même couleur que le sien qui la fixait. Elle avait d-des pet-tites oreilles p-pointues c-comme les m-miennes, mais des ailes aus-s-si.

Bredouillant de façon incontrôlable, Douhbée essayait de sourire pour assurer à Soren qu’il s’agissait bien de larmes de joie, mais ses lèvres ne cessaient de trembler, si bien qu’elle enfoui plutôt son visage dans son cou, cachant son visage en espérant reprendre contenance. Bientôt, elle put souffler la suite, à l’abri de sa cachette, chatouillant probablement la peau fine de la gorge du phéryxian avec sa respiration excitée.

-Et puis il y avait toi, aussi, je t’ai rejoint dans une maison près du potager. Tu tenais un tout petit… Douhbée soupira en se relevant sur ses coudes pour regarder Soren, en même temps qu’un énorme sourire fendait son visage. Minuscule poupon ailé. Il ressemblait à la fille, mais surtout à toi, je crois que c’était un garçon, mais c’est difficile à dire. Et c’est tout… rien d’autre.

La pardusse se blotti à nouveau dans le cou de Soren, tout sourire, attendant que l’information soit analysée par lui. Elle aurait bien voulu lui dire quand ça se déroulerait, mais elle en était bien incapable. Il lui arrivait parfois d’avoir une vague idée du temps avant que l’événement de sa vision ne se produise, sauf que celle-ci se déroulait beaucoup trop loin pour mettre un doigt dessus. Et pourtant, elle savait quelle question lui brûlait les lèvres, car elle brûlait tout autant les siennes. Était-elle déjà enceinte de la fillette? Quand allait-ce ce produire? Dans l’année courante, dans deux ans, dix?

-Ce qui m’a le plus frappé, c’est qu’on était très heureux, ça j’en suis certaine. Effacés, les cauchemars du passé, pour tous les deux.

Voilà qui lui donnait un peu d’espoir pour leur futur.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you [PV DOUHBÉE][TERMINÉ]   Jeu 27 Oct - 13:36

Ils étaient lovés l’un contre l’autre et le pheryxian admira les traits délicats de sa compagnes. Oh certes, il avait songé au fait qu’elle avait été plutôt aventureuse aujourd’hui et que cette bouche, si douce au baiser, avait le potentiel de servir à bien autre chose… Visiblement, elle le voyait également autrement avec le commentaire qu’elle lâcha! Ce fut plus fort que lui, il éclata de rire. Bon sang qu’il l’aimait! Il lui embrassa le front puis écouta ses paroles. Une petite fille? Pourquoi une petite fille? Elle devait avoir perçu son regard interrogateur et tenta de le rassurer avant de lui parler de sa vision. Une enfant? Curieuse, émerveillée? Aux yeux dorés? Lentement, Douh ouvrit ses paupières et des larmes roulèrent sur ses joues, contrastant avec le sourire qu’elle affichait. Elle lui fit une description sommaire de l’enfant et les entrailles du pheryxian se contractèrent. Elle avait vu… Leur future progéniture.

Le cœur du chevalier immaculé se serra. Était-ce possible de croire qu’un jour ils auraient l’occasion de vivre cette expérience? Mais c’était une vision… Disons qu’il était plutôt rare que la pardusse se voit trompée par les messages que lui envoyaient les dieux. La future chevalière cacha son visage dans son cou et continua son récit, secouée par des sanglots qui, sommes toutes, n’étaient pas de chagrin cette fois. Dans sa vision, elle était revenue près d’une maison suite à sa visite au potager et l’avait vu, lui, un poupon dans les bras. Un garçon, selon ses dires. Deux enfants? Était-ce vrai? La jeune femme se blottit à nouveau contre lui et Vigie resserra son étreinte, profitant de la proximité nouvelle pour lui embrasser le dessus de la tête. Une multitude de questions lui traversaient l’esprit. Cette vision du futur… elle se déroulait quand? Étaient-ils toujours tous les deux chevaliers? Et la petite fille… était-elle déjà présente, en ce moment, dans la chaleur de son ventre?

La jeune femme blonde insista sur un détail très important : ils étaient tous les deux heureux et guéris de leurs démons. Soren eut la gorge nouée. Allait-il réellement être apte à oublier tout ce qu’il avait vécu? Ça lui semblait si irréaliste. Et pourtant… il devait se fier à elle. Il poussa un soupir et chassa ses mauvaises pensées. Doucement, il glissa ses doigts sur le corps de Douhbée. Cette fois, il n’avait aucune pensée impure. En fait, sa paume se posa sur son abdomen bien plat.

- Tu crois que…? Commença-t-il. Tu crois qu’elle est là, en ce moment? Si petite chose… De par le regard qu’elle lui lança, le pheryxian comprit qu’elle n’en avait réellement aucune idée. Si ça se trouvait, peut-être que ce moment précis était la clé déterminante de ce futur tant attendu? Après tout, à force de faire l’amour sur une telle fréquence, la nature allait indéniablement faire son œuvre. C’est une raison de plus pour qu’on se marie bientôt. On ne voudrait pas faire les choses dans le désordre, pas vrai? Ton adoubement sera très bientôt et tout de suite après, nous nous unirons.

Il caressa la main de sa bien-aimée, laissant ses doigts tapoter sa bague de fiançailles. Ce serait très bientôt. Il pourrait dire ouvertement et à tout le monde qu’elle était sa femme. Il se languissait de leur vie commune.

- Nous achèterons une petite maison, en ville. Ainsi, nous pourrons être près du château advenant qu’on ait besoin de nous. Puis, en notant la légère grimace qu’elle affichait, le jeune homme gloussa Non? D’accord, à la campagne alors. Nous aurons une terre. Mais idéalement, il faudrait que ce ne soit pas trop loin. Et qui sait, peut-être que nos rejetons auront des talents, comme nous? Si c’étaient des élèves… ils pourraient revenir à la maison comme bon leur semble…

L’air de Douhbée était radieux. Parler d’un futur si prometteur lui faisait oublier ses tracas de la dernière année. Toutes ses pensées étaient dirigées vers l’avenir et c’est avec cet élan d’espoir que les deux tourtereaux planifièrent leur nouvelle vie…


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